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Bès
Bès est dans la mythologie égyptienne le dieu du foyer mais a également d'autres attributs secondaires. Il ne prend de l'intérêt dans le quotidien des Égyptiens qu'au Nouvel Empire. Bès est un dieu originaire du Soudan qui s'est implanté en Égypte sous la . Il acquiert une grande popularité grâce à sa jovialité. Il est généralement associé au dieu guerrier Aha (qui peut être interprété comme son ancêtre) et souvent à la déesse Hathor. Les amulettes à son effigie ont une fonction apotropaïque. == Aspect == Bès est presque toujours représenté sous la forme d’un nain doté de longs bras, de jambes courtes et d’une queue. Son visage rappelle le lion, il est marqué par une barbe hirsute et des sourcils imposants qui accentuent son aspect peu amical. Bès porte souvent, à partir du Nouvel Empire, une peau de lion ou de léopard et est parfois doté de deux petites cornes. Sous cette peau de léopard se cacherait selon les légendes, un pénis impressionnant. Aux yeux des Égyptiens, ce cadeau de la nature dote celui qui en bénéficie d’un gros appétit sexuel, lequel ne peut qu’aller de pair avec la joie de vivre. Cet attribut remarquable a beaucoup contribué à sa cote de popularité. La plupart des représentations de Bès le montrent de face, ce qui est exceptionnel dans l’iconographie égyptienne. Cela révèle les liens que Bès a avec le soleil, dont il est vraisemblablement un avatar. Aussi, Bès est un dieu hilare, ce qui explique qu’il est souvent représenté avec des instruments de musique à la main. Il est parfois accompagné de son épouse, un serpent surnommé Beset, mais on le considère le plus souvent comme l’époux de Taouret. == Attribut == De manière générale, le rôle de Bès était de veiller sur les humains dans leur vie quotidienne, ce qui le rend très populaire et proche des Égyptiens. Cet attribut explique pourquoi il est souvent armé ; en effet, il peut ainsi égorger ses ennemis et ceux de ses adorateurs. C'est d'ailleurs pour cela qu'on le surnomme « Le Combattant ». Il protège les hommes contre les forces néfastes, les esprits malfaisants, les animaux dangereux comme les reptiles, les crocodiles du Nil, les scorpions, les insectes et les fauves du désert. Bès fait fuir, par ses danses grotesques et ses grimaces affreuses, toutes les forces du mal mais il apporte également la joie, le divertissement et la bonne humeur en jouant de la harpe et de la lyre dans les foyers. Il est aussi connu pour sa protection du sommeil, il garantit aux humains des nuits calmes et un sommeil paisible en écartant toutes les puissances hostiles. Ce dieu est aussi le protecteur des femmes en couche sur lesquelles il veille également pendant leur grossesse. Son image orne tout lieu et toute scène réclamant sa puissance de dissuasion à l’égard des esprits maléfiques qui pourraient mettre en péril l’issue de la grossesse, il met en fuite les mauvais génies de l’accouchement. Souvent, on le représente en train de danser ou de jouer du tambourin autour du lit du nouveau-né pour éloigner les esprits malins. Bès est aussi considéré comme le dieu qui apporte le bonheur dans les foyers, ce qui explique qu’il est très aimé. == Représentation == Longtemps, les danseuses égyptiennes ont considéré Bès comme leur patron car il était assimilé à la bonne humeur, la fête et la danse. C'est pourquoi, pour lui témoigner leur affection et invoquer sa protection, la plupart d’entre elles se font tatouer son effigie sur la cuisse. Celle-ci est aussi fréquemment présente sur les têtes ou les pieds de lit car Bès veille sur les cauchemars des hommes et leur évite même les « pannes » sexuelles. Ce dieu présidant à la toilette des femmes, on le représente donc souvent sur des objets tels que des vases à parfums, des boites à fard mais ce sont surtout sur des miroirs qu'est apposé le dieu nain. On le représente enfin sur des coussins que l’on glissait sous la tête des momies auxquelles il était censé apporter la paix. == Lieux de culte == Une statue du dieu Bès a été retrouvée à Tell Amarna, dans la ville qu'Akhenaton avait fait bâtir à Akhetaton. Cette trouvaille prouve que les Égyptiens qui vivaient dans cette ville, dans laquelle tout lieu de culte consacré à un autre dieu qu'Aton était interdit par le pharaon lui-même, vénéraient quand même leurs dieux. De récents travaux archéologiques viennent aussi de découvrir un temple qui pourrait avoir été un lieu de culte en l'honneur de Bès, situé dans l'oasis de Bahariya. == Galerie == Fichier:Egypt.Dendera.Bes.01.jpg|Colonne-statue, temple de Dendérah. Fichier:Pendant Bes Louvre AO3171.jpg|alt=Pendentif : Bès maîtrisant deux chèvres|Pendentif : Bès maîtrisant deux chèvres. Fichier:The Childrens Museum of Indianapolis - Dwarf-God Bes amulet.jpg|Dieu-nain Bès amulette dans la collection permanente du Musée des enfants d'Indianapolis. Fichier:Statue colossale de Bes.jpg|Statue colossale de Bes dans l'entrée du musée archéologique d'Istanbul.
[ "Égypte Afrique & Orient", "Akhetaton", "musée du Louvre", "Nadine Guilhou", "Al-Bahariya", "Égypte antique", "mythologie égyptienne", "Dendérah", "Tambourin (sur cadre)", "Hathor", "Akhenaton", "Amarna", "Nouvel Empire", "Véronique Dasen", "léopard", "apotropaïque", "soleil", "Taouret", "lyre", "Musée égyptologique de Turin", "Oxford University Press", "Nains et pygmées dans l'Égypte antique", "Divinités égyptiennes", "harpe", "lion", "Scorpiones", "Soudan", "Écriture hiéroglyphique égyptienne", "Aha", "Crocodile du Nil" ]
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PCI (informatique)
L'interface PCI (de l'anglais ) est un standard de bus local (interne) parallèle permettant de connecter des cartes d'extension sur la carte mère d'un ordinateur. L'un des intérêts du bus PCI est que deux cartes PCI peuvent dialoguer entre elles sans passer par le processeur. == Historique == La spécification de ce bus est initialement due à Intel, qui a commencé à y travailler vers 1990 à cause d'un problème de bande passante sur les PC de l'époque et d'autres problèmes inhérents aux différents bus alors présents. À la sortie du 386 (le premier x86 32 bits), IBM avait décidé de créer un nouveau bus propriétaire pour les PC ; le bus MCA. Pour avoir une carte mère avec un bus , il fallait payer des redevances à IBM. Les fabricants de compatible-PC décidèrent de ne pas suivre IBM et restèrent temporairement avec le bus ISA qui lui était libre de droits, mais ne permettait de communiquer qu'en . PCI 1.0 : La version 1.0 du PCI est présentée le . Depuis, l'évolution des spécifications du bus PCI, ainsi que celles du bus AGP et du PCI Express sont gérées par un groupe d'intérêt, le (PCI-SIG), ouvert aux industriels. Depuis 2004, pour les périphériques rapides (tel que les cartes graphiques), le bus PCI (ainsi que l'AGP) est remplacé par une version plus petite et plus rapide : le PCI Express. == Spécifications == Les spécifications du bus PCI décrivent la taille du bus (dont l'espacement des conducteurs), les caractéristiques électriques, les chronogrammes du bus et les protocoles. Il existe plusieurs variantes de ce bus : PCI 1.0 ; PCI 2.3 qui existe en deux versions : bus 32 bits à (soit une bande passante maxi de ) (la plus répandue), bus 64 bits à 66 MHz (soit une bande passante maxi de 528 Mo/s). Bien que destiné à remplacer le bus AGP (mais aussi le PCI), le PCI Express n'est pas limité au seul branchement de carte vidéo ; PCI Express 3.0 : 8 GT/s, apparu en 2004. PCI Express 4.0 : 16 GT/s, annoncé en 2017 et disponible sur IBM Power 9. PCI Express 5.0 : 32 GT/s, les spécifications sont dévoilées en 2019. Ce standard ne devrait pas arriver avant 2021. Dans sa version purement PCI la bande passante est partagée entre tous les éléments connectés sur le bus, contrairement à ce qui se passe pour la version PCI Express où elle est dédiée pour chaque périphérique. Cette dernière est donc préférable si on veut utiliser simultanément des cartes haut débit (carte réseau gigabits, contrôleur de disque, carte graphique…). Comme pour les processeurs, certaines cartes mères permettent de surcadencer un bus PCI à , en augmentant la fréquence du bus jusqu'à voire . Malgré l'écart à la norme de nombreuses cartes PCI fonctionnent encore parfaitement (et plus vite) à ces fréquences. == Utilisations == Le PCI est généralement utilisé dans les ordinateurs personnels. Voici une liste non exhaustive de cartes d'extension généralement connectées à ce port : carte son ; carte graphique - seules les anciennes cartes utilisent ce bus de nos jours, le PCI-Express offrant de bien meilleures performances pour les cartes modernes ; carte réseau ; carte contrôleur : USB, RS-232, Parallèle, Sata, IDE, IEE1394 Certains composants internes à la carte mère (le son, le réseau) sont généralement présents et utilisables sur le bus PCI. C'est le cas par exemple de contrôleurs intégrés au Northbridge, au Southbridge (cas actuels les plus fréquents : son, réseau) ou des puces dédiées, soudés directement sur la carte mère (autrefois pour le son ou bien des contrôleurs RAID supplémentaires).
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Bruno Mégret
Bruno Mégret, né le à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Après avoir été membre du Rassemblement pour la République (RPR), puis présidé son propre mouvement, les Comités d'action républicaine (CAR), il rejoint dans les années 1980 le Front national (FN), dont il devient l'un des principaux dirigeants. Après sa rupture avec Jean-Marie Le Pen en 1998, il fonde le Mouvement national républicain (MNR), parti d'extrême droite. == Situation personnelle == Bruno Mégret est le fils du haut fonctionnaire Jacques Mégret et de Colette Constantinides. Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants dont il est le seul garçon. À Bruxelles, où son père est en poste aux Communautés européennes, Bruno Mégret est scolarisé à l'École européenne. De retour à Paris, il est pensionnaire à l'Institut catholique Bossuet et inscrit en seconde au lycée Louis-le-Grand avant d'y être admis en classe préparatoire. Reçu à l'École polytechnique en 1969, il en sort dans la botte et intègre le corps des ponts et chaussées. Diplômé de l'Institut des hautes études de Défense nationale, capitaine de réserve de l'arme blindée et cavalerie, il a été élève officier de réserve de l'École de cavalerie de Saumur (incluant un stage commando à Quélern, puis deux mois en garnison en Allemagne à Offenbourg). Il a ensuite passé huit mois à Laon comme sous-lieutenant au de cuirassiers. En 1974, ses études en France terminées, il part, muni d'une bourse, pour les États-Unis où il passe une année à l'université de Californie à Berkeley. Il en revient avec un diplôme de . Chargé de mission au Commissariat général du Plan en 1975 et 1976, il est affecté à l'aménagement du territoire lors de la préparation du plan. Nommé à la direction départementale de l'équipement de l'Essonne en 1977, il est ensuite conseiller technique au cabinet du ministre de la Coopération de 1979 à 1981, puis directeur adjoint des infrastructures et des transports à la préfecture de la région Île-de-France jusqu'en 1986. Mis en disponibilité, il rejoint son corps d'origine deux ans plus tard, après sa défaite aux élections législatives. Jusqu'en , où il est élu député européen, il est chargé de mission au conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). == Parcours politique == === Rassemblement pour la République (1975-1982) === Dès 1975, il adhère au Club de l'horloge, un cercle de réflexion créé par de hauts fonctionnaires qui entendent élaborer une riposte intellectuelle au socialisme. Il adhère ensuite au Rassemblement pour la République (RPR) via les réseaux de Charles Pasqua et devient presque immédiatement membre du comité central du RPR. En 1981, lorsque François Mitterrand est élu, il se présente aux élections législatives au nom du RPR dans les Yvelines contre Michel Rocard qu'il met en ballottage. === Comités d'action républicaine (1982-1988) === Après l'élection présidentielle de 1981, la droite crée des cercles et associations afin de comprendre son échec ; les Comités d'action républicaine (CAR) sont conçus par Yvan Blot et Pierre-Marie Guastavino, et créés officiellement par Bruno Mégret, « Jean Bousignac », Jean-Claude Bardet et Claude Waddington en . Le symbole choisi est la feuille de chêne. Mégret entame la rédaction de Lettres d'orientation, et plusieurs campagnes sont lancées par les comités, notamment celle « Pour l'école républicaine, non aux manuels scolaires marxistes » en . Lors des élections municipales de 1983, les comités ont environ 250 élus, parmi lesquels le journaliste Dominique Jamet. Quelques conseillers municipaux parviennent à être élus maires, comme Pierre Bernard (Montfermeil), Jean-Paul Hugot (Saumur), Nelly Rodi (Aubergenville) ou Francisque Collomb (Lyon). Les CAR revendiquent pour un total de 120 comités en France. En 1984, Mégret cherche à constituer une liste pour les élections européennes. Il approche Jean-Maxime Lévêque, Francine Gomez, François Léotard, sans succès. Il se rapproche alors du Front national. Beaucoup d'adhérents sont opposés à ce ralliement. Des comités locaux se sabordent, et nombre d'adhérents rejoignent le RPR, le CNI ou l'UDF. Bruno Mégret reste le président jusqu'en 1988. Jean-Jacques Mourreau lui succède, jusqu'à sa propre démission et la mise en sommeil du mouvement en 1990. === Cadre du Front national (1987-1998) === ==== Délégué général du Front national ==== En 1986, profitant du scrutin à la proportionnelle, Jean-Marie Le Pen, président du Front national, décide de créer le Rassemblement national afin d'ouvrir son parti à d'autres mouvements. Bruno Mégret et les Comités d'action républicaine s'allient à cette occasion au Front national. Il est alors élu député de l'Isère et deviendra député européen en 1989. Poussé par Patrick Buisson et Jean-Yves Le Gallou, il adhère au Front national en 1987, et Jean-Marie Le Pen le nomme directeur de sa campagne présidentielle pour l'année suivante. En 1988, Bruno Mégret se présente dans la des Bouches-du-Rhône (Gardanne), où il obtient 26 % des suffrages au premier tour et 44 % au second. Son influence ne cesse de grandir au sein du FN où il révèle ses talents d'organisateur et de stratège, devenant ainsi un rival pour Jean-Pierre Stirbois, le secrétaire général. Ce dernier meurt dans un accident de voiture et sera remplacé par Carl Lang, puis par Bruno Gollnisch. En , il est nommé délégué général du Front national par Jean-Marie Le Pen. Il est chargé de la formation, de la communication, des études, et des manifestations du Mouvement national. En , il est élu au Parlement européen où il est membre de la Commission politique et de la Commission économie. Depuis , il est, de surcroît, le leader du Front national dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est lui qui conduit la liste aux élections régionales dans les Bouches-du-Rhône et, en , il est élu conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Bruno Mégret s'impose comme numéro deux du Front national et forge son image. Ainsi, il fonde en 1989 la revue Identité qui va organiser et mettre en forme le corpus idéologique de l'extrême droite française. Il s'attaque aussi à la question de l'immigration et propose Cinquante Mesures pour régler le problème de l'immigration qui provoqueront beaucoup d'émoi dans les médias et au sein de la classe politique. Les années 1990 voient un affrontement interne entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret au sujet des concessions qu'implique l'adoption pleine et entière d'une stratégie d'adaptation au , que Pascal Perrineau fait débuter lors du du FN de . À cette occasion, Bruno Mégret affiche l'objectif de conquérir la responsabilité du pouvoir pour assurer la renaissance de la France et propose, pour y arriver, une alliance avec le RPR et l'UDF, à la condition que le FN soit en position dominante. Candidat aux élections législatives de mars 1993 dans la douzième circonscription des Bouches-du-Rhône (qui comprend Marignane), il frôle l'élection avec 49,5 % des voix au second tour, après avoir obtenu 27,5 % au premier tour. D'après l'historienne Valérie Igounet, son échec tient, avant tout, à la stratégie de second tour mise en place par Jean-Marie Le Pen qui décide de maintenir l'ensemble de ses candidats, contre l'avis de Bruno Mégret. Le président du FN impose notamment le maintien de Damien Bariller, directeur de cabinet de Bruno Mégret et candidat dans la dixième circonscription des Bouches-du-Rhône face à Bernard Tapie, C'est en qu'il choisit Vitrolles comme point de chute. Pour les élections européennes de , il est placé en deuxième position sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen et réélu au Parlement de Strasbourg. En , candidat à l'élection municipale de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, il obtient 43 % des suffrages au premier tour, le score record du Front national dans les villes de plus de 30000 habitants. Mais il échoue de justesse au second tour devant la liste conduite par Jean-Jacques Anglade. C'est Catherine Rascovschi, son épouse depuis 1992, qui le remplace comme candidate à la mairie de Vitrolles car il est frappé d'inéligibilité pour un an pour non-respect des dispositions de financement de la campagne. Elle est élue le avec 46,70 % des voix au et 52,48 % au second. Le journaliste Jean-Pierre Thiollet est d'avis qu'en 1998, le couple que Catherine Mégret forme avec son mari peut être considéré, politiquement parlant, comme le « pendant exact » du couple Cendrine et Jean-Marie Le Chevallier. Les époux Mégret tentent notamment d'instaurer en 1998 une prime de naissance de 5.000 francs attribués aux enfants français nés de parents européens, une mesure qui sera jugée illégale par la justice. La Chambre régionale des comptes pointe par ailleurs des « moyens peu hétérodoxes pour équilibrer les comptes » de la municipalité, avec entre autres une trésorerie « largement assurée » par les usagers de l’eau avec une hausse brutale des tarifs, une gestion approximative des contrats, délégations, un sous-encadrement etc. Bruno Gollnisch, à l’époque n°2 du FN, affirme que « dans tous les domaines, les Mégret, c’est un bilan d’échec ». En 1996, il publie L'Alternative nationale, ouvrage dans lequel il tente de démontrer qu'une véritable autre politique est possible en France où, selon lui, le sentiment national ne cesse de gagner du terrain. L'année suivante, il fait paraître la Troisième voie, un ouvrage dans lequel il définit les principes d'une autre politique économique et sociale combinant les impératifs de la liberté et de la régulation pour redynamiser l'économie tout en maîtrisant la mondialisation dans le cadre d'un patriotisme économique européen. En , dans le cadre d'un colloque du conseil scientifique du FN consacré à l'information, il est l'un des premiers à utiliser le terme réinformation, qu'il appelle de ses vœux afin de gomme[r] les stigmates des années de désinformation subies. Bruno Mégret déclare, le , au cours d'une émission télévisée sur France 2, qu'il y a des différences entre les races. Il est pour cela condamné, le , à verser 10000 F de dommages-intérêts à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui s'était portée partie civile. En 1998, il fait paraître un sixième ouvrage, La Nouvelle Europe. Hostile à la construction bruxelloise mais favorable à une Europe indépendante et puissante, il plaide pour une Europe des nations qui permettrait aux États qui la composent, et à la France en particulier, de revenir sur la scène de l'histoire. ==== Scission avec le Front national ==== Bruno Mégret, devenu le numéro deux du Front national depuis 1988, ne veut plus cantonner son parti à un rôle de contestation mais au contraire le transformer en parti de gouvernement. Enclin à acquérir une respectabilité en contractant des alliances avec la droite parlementaire, sa stratégie implique une euphémisation du discours frontiste et diverge de plus en plus de celle de Jean-Marie Le Pen, ce dernier choisissant de surenchérir dans l'orthodoxie frontiste et multiplier les déclarations politiquement incorrectes. Considéré désormais comme un rival embarrassant par la direction du Front national, Bruno Mégret va faire l'objet d'attaques de plus en plus vives. Le conflit se cristallise autour de la préparation des élections européennes de 1999. Condamné à deux ans d'inégilibilité pour avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal, Jean-Marie Le Pen confie en la direction de la liste du parti à sa femme Jany et non à son numéro deux pourtant au zénith de son influence. Bruno Mégret, humilié, dévoile alors ses ambitions et déclare publiquement, à l'occasion de l'université d'été de Toulon le , que la candidature de Jany Le Pen n'est pas une bonne idée. La crise atteint son paroxysme le lors du conseil national qui réunit les 300 responsables les plus importants du parti à la Maison de la Chimie pour préparer la campagne des européennes. Ce jour-là, les mégrétistes se saisissent de la suspension de deux d'entre eux, Nathalie Debaille et Hubert Fayard (suspension déguisée en licenciement économique) par le président frontiste, pour faire éclater la contestation au grand jour et conspuer Jean-Marie Le Pen. Mégret impliqué dans cette opération est révoqué de la délégation générale du parti le , puis exclus le . Ces événements font perdre au Front national une majorité de cadres et d'élus (60 % des cadres, soit 140 conseillers régionaux sur 275 et 62 secrétaires départementaux) qui décident de suivre Mégret, que Le Pen surnomme désormais Brutus. Scissionnistes par force ou par raison, ils créent, lors d'un congrès à Marignane, les et , le Front national-Mouvement national et portent Bruno Mégret à sa présidence. À la suite d'une action judiciaire de Jean-Marie Le Pen, au mois de mai, le parti est rebaptisé Mouvement national puis se transforme formellement en Mouvement national républicain (MNR) au mois de septembre à l'occasion du conseil national de La Baule. === Mouvement national républicain (1999-2008) === Aux élections européennes qui ont lieu la même année, la liste conduite par Bruno Mégret sous l'étiquette Mouvement national obtient 3,28 % des voix et n'a donc aucun député puisque son score est inférieur à la barre des 5 % exigée pour avoir des élus. De son côté, la liste conduite par Jean-Marie Le Pen franchit cette barre avec 5,69 %, obtenant cinq sièges. Bruno Mégret se présente aux élections municipales de 2001 à Marseille comme tête de liste MNR. Candidat dans le secteur ( et ), faisant face au maire sortant Jean-Claude Gaudin et au candidat d'union de la gauche René Olmeta, il est aussi en concurrence avec une liste FN, portée par Maurice Gros. Mégret devance ce dernier au premier tour, obtenant un peu plus de 10 % des voix. Il peut se maintenir au second tour, où il obtient 12 % et trois élus au conseil municipal et 16 sièges dans les conseils de secteur. Il siège durant toute la mandature 2001-2008. Lors de la campagne présidentielle de 2002, il se présente comme le seul candidat de droite, déclarant : Vous voyez Chirac, il ne veut pas se reconnaître de droite. Bayrou et Boutin, c'est l'UDF, c'est la nébuleuse centriste. Madelin, c'est l'hyperlibéralisme. Le , il recueille 2,34 % des suffrages exprimés ( voix), terminant en douzième position sur seize candidats. En vue du second tour, il appelle à voter pour Jean-Marie Le Pen. Il voit ses comptes de campagne invalidés pour avoir utilisé illégalement les services de la mairie de Vitrolles pendant sa campagne et son parti va connaître de graves difficultés. Bruno Mégret comparaît en aux côtés de son épouse devant le tribunal correctionnel de Marseille. En effet, Catherine Mégret avait effectué, en qualité de maire de Vitrolles, quatre envois de courriers entre novembre 2000 et décembre 2001 à des collègues maires de France pour solliciter le parrainage de la candidature de son époux à l'élection présidentielle de 2002. Selon Bruno Mégret, le financement de cet envoi a été pris en charge par erreur par la mairie et spontanément remboursé par lui. Les juges ont considéré que cet envoi était sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune et ont donc condamné Bruno Mégret en première instance et en appel à un an d'inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics. Un nouvel ouvrage de Bruno Mégret est publié à l'automne 2006 sous le titre L'Autre Scénario. Affirmant que la construction européenne actuelle n'apporte rien aux Européens, sinon, d'après lui, un surcroît de réglementations tatillonnes et stériles, il prône une Europe puissante qui placerait les peuples européens au premier rang dans la compétition mondiale et dans laquelle la France pourrait jouer un rôle majeur. Le , Mégret annonce qu'il ne se présentera pas à la présidentielle 2007, mais soutiendra Jean-Marie Le Pen, lors d'une conférence de presse commune avec celui-ci. Ce soutien s'inscrit dans le cadre de l'Union patriotique proposée par le président du Front national. Au premier tour des élections législatives de 2007, Bruno Mégret obtient 2,03 % des voix dans la douzième circonscription des Bouches-du-Rhône. Le MNR fait un score très faible au niveau national et ne franchit pas le seuil permettant d'accéder au financement public des partis. Le MNR n'a plus d'élus nationaux. Il possède toutefois encore des conseillers municipaux. Le , il se met en réserve de la vie politique, et part travailler en Australie pendant les deux années suivantes, pour le compte du groupe Bouygues. Durant ces deux ans à l'étranger, Bruno Mégret continue de donner son avis sur l'évolution du MNR, tout en laissant la place à une direction collégiale. == En retrait de la vie politique == En 2010, il est de retour en France, en tant que chargé de mission au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), et affirme qu'il souhaite à nouveau revenir sur le devant de la scène politique. Lors de la campagne présidentielle de 2017, le MNR appelle à voter pour François Fillon au premier tour, considérant que Marine Le Pen est déjà assurée d’être qualifiée pour le second tour et qu'il convient d'écarter du second tour Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. À partir de 2018, il anime le laboratoire d'idées (Think tank) la « Ligne droite ». En , il annonce qu'il apporte son soutien à la candidature d’Éric Zemmour en vue de l'élection présidentielle pour faire gagner « la vraie droite ». == Détail des mandats et fonctions == – : député de l'Isère – : député européen – 2002 : conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur – : conseiller municipal de Marseille == Ouvrages ==
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Billy Wilder
Samuel Wilder, dit Billy Wilder, est un réalisateur, producteur et scénariste américain de films noirs et de comédies, né le à Sucha (actuelle Pologne, à l'époque dans l'Empire austro-hongrois en Galicie) et mort le à Beverly Hills (Californie, États-Unis). Billy Wilder a obtenu l'AFI Life Achievement Award en 1986, prix remis par l'American Film Institute une fois par an à un acteur ou réalisateur ayant une carrière remarquable. Maître incontesté de la comédie américaine des années 1950 et 1960, Billy Wilder a su imposer un style moraliste et caustique. Il a abordé des thèmes polémiques dans ses films comiques et tenté de s’opposer à l'opinion dominante ainsi qu’au puritanisme anglo-saxon. Il a exercé ses talents non seulement dans des comédies, mais aussi dans des films noirs ou historiques. == Biographie == === Premières années === Issu d'une famille juive autrichienne, Samuel Wilder, du prénom de son grand-père maternel, naît dans une petite ville de l'Empire austro-hongrois dans l'actuelle Pologne. Il est tout jeune lorsque la famille s'installe à Vienne, où lui et son frère Wilhelm font leurs études primaires et secondaires, ce qui explique le surnom familial de Billy qu'il adopte ensuite à la place de son prénom officiel, Samuel. === Débuts professionnels === Billy Wilder travaille pour un journal viennois, où il est chargé d'articles sur le sport, de faits-divers, et commence également à rédiger des critiques sur les spectacles, notamment le cinéma ou le danseur mondain à l'hôtel Eden, où il vit chichement et fréquente un milieu d'expatriés allemands qui compte Franz Waxman, Friedrich Hollaender ou Peter Lorre. === Carrière hollywoodienne === Billy Wilder sait à peine parler l'anglais et part. Néanmoins, il assimile la langue rapidement. Il écrit beaucoup de nouvelles qu'il fait traduire de l'allemand et réussit à en vendre aux studios de cinéma. Grâce à cette activité et ses contacts (dont Peter Lorre avec qui il partage un temps un appartement), il réussit à percer à Hollywood et signe un contrat avec la Paramount Pictures. Il travaille cinq jours et demi par semaine, rédige des scénarios originaux ou retravaille les textes d'autres scénaristes. Wilder se retrouve alors dans une situation similaire à celle de Preston Sturges et Joseph L. Mankiewicz. À partir de 1942, Charles Brackett produit plusieurs de ses films : Les Cinq Secrets du désert, Le Poison (1945), récompensé par quatre Oscars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté, qui traite de l'alcoolisme et Boulevard du crépuscule (1950) Oscar du meilleur scénario original avec Gloria Swanson star du cinéma muet. Ce film scelle la fin de la collaboration de Wilder avec Brackett. Dès lors, Wilder devient producteur de la plupart de ses œuvres. Le cinéma de Billy Wilder devient plus caustique et cynique : il tourne notamment Le Gouffre aux chimères (1951), son film préféré. En 1957, il entame une collaboration prolifique avec le scénariste I. A. L. Diamond et leur entente est telle que les deux hommes travaillent ensemble sur une dizaine de films et livrent au passage quelques classiques parmi lesquels Certains l'aiment chaud (1959) et La Garçonnière (1960), couronné par cinq Oscars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et meilleur scénario original. Il dirige également Marilyn Monroe dans Sept Ans de réflexion (1955) et dans Certains l'aiment chaud où elle a pour partenaires Jack Lemmon et Tony Curtis. Billy Wilder tourne ses derniers films en Europe, comme Alfred Hitchcock, et prend sa retraite en 1981. === Acteur fétiche === De 1959 à 1981 Billy Wilder réalisa sept films avec son acteur fétiche Jack Lemmon : Certains l'aiment chaud, La Garçonnière, Irma la Douce, La Grande Combine, Avanti!, Spéciale Première, Victor la gaffe. Outre Jack Lemmon, le réalisateur collabora à de multiples reprises avec William Holden (quatre films), Walter Matthau (trois films) ou encore Marilyn Monroe, Audrey Hepburn et Shirley MacLaine (deux films). === Mort === Billy Wilder est mort d'une pneumonie le à Beverly Hills en Californie aux États-Unis. == Style == Maître incontesté de la comédie américaine dans les années 1950 et 1960, le cinéaste a su imposer son style de moraliste et de caricaturiste corrosif, grâce à des scénarios d'une grande efficacité marqués par l'empreinte d'Ernst Lubitsch et illustrés par des mises en scène soignées et fluides, qui opèrent une véritable « radiographie de la société » de son temps. Wilder a évoqué, dans ses films comiques, des sujets polémiques et cherchait à aller à l'encontre des discours dominants et du puritanisme anglo-saxons : l'adultère et ses tentations (Sept Ans de réflexion, Avanti!), le travestissement (Uniformes et Jupons courts, Certains l'aiment chaud, Un, deux, trois), l'amour à trois et la prédation masculine (Sabrina, Ariane), la prostitution et la fidélité (Embrasse-moi, idiot) dans lequel il pourfend le Code Hays, l'humiliation en entreprise (La Garçonnière) ou encore le marché noir et la corruption des militaires américains dans l'Allemagne d'après 1945 (La Scandaleuse de Berlin). Derrière une tonalité légère, ses personnages sont souvent sombres, manipulateurs et cyniques. Il soigne particulièrement la chute de ses films, et certaines sont devenues célèbres : , , dans le film du même nom. Son talent ne se limite pas à la comédie, il excelle également dans le film noir ou encore dans le film à costume. Même si une partie de la critique le jugeait meilleur scénariste que metteur en scène et voyait en ses réalisations l'antithèse des audaces visuelles ou narratives et des prouesses techniques d'un Alfred Hitchcock et d'un Orson Welles. Le succès de ses films auprès d’un large public lui a permis de rester l’un des rares cinéastes véritablement indépendants à Hollywood où il se plaisait à apporter sa touche européenne, affirmant : == Filmographie == === Comme réalisateur === 1934 : Mauvaise Graine 1942 : Uniformes et Jupons courts () 1943 : Les Cinq Secrets du désert () 1944 : Assurance sur la mort () 1945 : Death Mills 1945 : Le Poison () 1947 : La Valse de l'empereur () 1948 : La Scandaleuse de Berlin () 1950 : Boulevard du crépuscule () 1951 : Le Gouffre aux chimères (' ou ') 1953 : Stalag 17 1954 : Sabrina 1955 : Sept Ans de réflexion () 1957 : Ariane () 1957 : L'Odyssée de Charles Lindbergh () 1957 : Témoin à charge () 1959 : Certains l'aiment chaud () 1960 : La Garçonnière () 1961 : Un, deux, trois (One, Two, Three) 1963 : Irma la Douce 1964 : Embrasse-moi, idiot () 1966 : La Grande Combine (The Fortune Cookie) 1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes () 1972 : Avanti! 1974 : Spéciale Première () 1978 : Fedora 1981 : Victor la gaffe (Buddy Buddy) === Comme scénariste === 1929 : Le Reporteur diabolique ( de Ernst Laemmle 1929 : Les Hommes le dimanche () de Robert Siodmak (coscénariste + assistant-réalisateur) 1931 : Der falsche Ehemann de Johannes Guter 1931 : L'Homme qui cherche son assassin () de Robert Siodmak 1931 : Émile et les Détectives de Gerhard Lamprecht 1931 : Princesse, à vos ordres () de Hans Schwartz 1932 : Une nuit à Vienne () de Victor Janson 1932 : de Hans Steinhoff 1932 : Un rêve blond de Paul Martin 1932 : de Victor Janson 1933 : Adorable de William Dieterle 1933 : Ce que femme rêve () de Géza von Bolváry 1933 : Le Sexe faible de Robert Siodmak 1933 : Madame ne veut pas d'enfants de Hans Steinhoff 1934 : Musique dans l'air () de Joe May 1935 : Un amoureux aux enchères () de Wilhelm Thiele 1935 : Rivaux () de Raoul Walsh 1937 : Champagne valse () d'A. Edward Sutherland 1938 : La Huitième Femme de Barbe-Bleue (), d'Ernst Lubitsch 1938 : Cet âge ingrat () d'Edward Ludwig 1939 : La Baronne de minuit () de Mitchell Leisen 1939 : Ninotchka d'Ernst Lubitsch 1939 : de Theodore Reed 1940 : Éveille-toi mon amour (Arise, my love) de Mitchell Leisen 1940 : de Victor Schertzinger 1941 : Boule de feu () de Howard Hawks 1941 : Par la porte d'or (Hold Back the Dawn) de Mitchell Leisen 1942 : Six Destins () de Julien Duvivier 1948 : Si bémol et Fa dièse () de Howard Hawks 1958 : Témoin à charge () 1967 : Casino Royale de John Huston 1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes () (coscénariste) === Comme producteur === 1951 : Le Gouffre aux chimères () 1953 : Stalag 17 1954 : Sabrina 1955 : Sept Ans de réflexion () 1957 : Ariane (Love in the Afternoon) 1959 : Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot) 1960 : La Garçonnière (The Apartment) 1961 : Un, deux, trois (One, Two, Three) 1963 : Irma la Douce 1964 : Embrasse-moi, idiot (Kiss Me, Stupid) 1966 : La Grande Combine (The Fortune Cookie) 1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes) 1972 : Avanti! 1978 : Fedora === Deuxième assistant-réalisateur === 1929 : Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag) de Robert Siodmak (+ co-scénariste) == Récompenses et distinctions == === Récompenses === Festival de Cannes 1946 : Grand prix international pour Le Poison Oscars 1946 : Oscar du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur, Oscar du meilleur scénario adapté pour Le Poison Oscars 1951 : Oscar du meilleur scénario original pour Boulevard du crépuscule Mostra de Venise 1951 : Prix international pour Le Gouffre aux chimères Oscars 1961 : Oscar du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur, Oscar du meilleur scénario original pour La Garçonnière Baftas 1961 : Bafta du meilleur film pour La Garçonnière Mostra de Venise 1972 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière David di Donatello 1975 : David di Donatello du meilleur réalisateur étranger pour Spéciale Première Festival de Chicago 1978 : Hugo d'or pour Fedora Oscars 1988 : Prix Irving G. Thalberg d'honneur Prix du cinéma européen 1992 : Prix d'honneur pour sa carrière Berlinale 1993 : Ours d'or d'honneur === Nominations === Oscars 1940 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Ninotchka Oscars 1942 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Par la porte d'or et à l'Oscar de la meilleure histoire originale pour Boule de feu Oscars 1945 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur et à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Assurance sur la mort Oscars 1949 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour La Scandaleuse de Berlin Oscars 1951 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Boulevard du crépuscule Oscars 1952 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario pour Le Gouffre aux chimères Oscars 1954 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Stalag 17 Oscars 1955 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Sabrina Oscars 1958 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Témoin à charge Oscars 1960 : nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Certains l'aiment chaud Oscars 1967 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario original pour La Grande combine
[ "Ce que femme rêve", "Alfred Hitchcock", "La Valse de l'empereur (film)", "Joseph L. Mankiewicz", "William Dieterle", "Columbia University Press", "Gilles Colpart", "Autriche-Hongrie", "L'Odyssée de Charles Lindbergh", "1950 au cinéma", "Prix du cinéma européen", "Institut Lumière", "1943 au cinéma", "Jonathan Coe", "États-Unis", "60e cérémonie des Oscars", "éditions Gallimard", "Ingrid Bergman", "Éric Neuhoff", "1978 au cinéma", "British Academy Film and Television Awards", "années 1920", "Orson Welles", "La Garçonnière (film, 1960)", "Mitchell Leisen", "Gerhard Lamprecht", "1981 au cinéma", "Prête-plume", "Un rêve blond", "Casino Royale (film, 1967)", "39e cérémonie des Oscars", "Roman-feuilleton", "Rivaux", "18e cérémonie des Oscars", "Un, deux, trois", "Universum Film AG", "Maurice Zolotow", "Arthur Hornblow Jr.", "Wilhelm Thiele", "pneumonie aiguë", "Pologne", "Ludwig Mies van der Rohe", "Producteur de cinéma", "caricaturiste", "Friedrich Hollaender", "Cinémathèque française", "Éveille-toi mon amour", "1964 au cinéma", "Palme d'or", "1942 au cinéma", "allemand", "Arte", "Film historique", "Peter Lorre", "Ariane (film, 1957)", "Certains l'aiment chaud", "Ed Sikov", "1957 au cinéma", "Oscar de la meilleure histoire originale", "Stanley Kubrick", "Marilyn Monroe", "1966 au cinéma", "marché noir", "Raoul Walsh", "1959 au cinéma", "Cameron Crowe", "Festival de Cannes", "années 1950", "1938 au cinéma", "Les Cinq Secrets du désert", "A. 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Bille August
Bille August est un réalisateur et scénariste danois, né le à Brede (Danemark). Il fait partie des rares à avoir été récompensé à deux reprises par la Palme d'or au Festival de Cannes, en 1988 pour Pelle le Conquérant et en 1992 pour Les Meilleures Intentions. == Biographie == Le Danois Bille August fait ses études en Suède et fréquente l'École du Film Documentaire de Stockholm. À partir de 1971, il se lance dans la réalisation de nombreux courts métrages, films publicitaires et téléfilms. Il réalise son premier long métrage In My Life (Honning måne) en 1978. Il adapte au cinéma plusieurs romans danois, dont Smilla et l'amour de la neige de Peter Høeg et Pelle le Conquérant, inspiré du livre de l'écrivain Martin Andersen Nexø. Avec le second long métrage, il obtient la Palme d'or au Festival de Cannes en 1988 puis le Golden Globe et l'Oscar du meilleur film étranger l'année suivante. Les Meilleures Intentions, portrait de jeunesse des parents d'Ingmar Bergman (écrit par le cinéaste lui-même) lui vaut une seconde Palme d'or cannoise en 1992. En 1993, il réalise son premier film hollywoodien La Maison aux esprits (The House of the Spirits). Absent des écrans de 1998 à 2007, il revient avec Goodbye Bafana, drame sur la relation entre Nelson Mandela et son geôlier. En 2002, il est membre du jury de David Lynch lors du Festival de Cannes. En 2016 il préside le jury des longs métrages du Festival de Saint-Sébastien. En décembre de la même année il fait partie du jury de Béla Tarr lors du Festival de Marrakech. En 2017 il préside le jury du Festival international du film de Pékin. En il préside le jury du Festival international du film du Caire. === Vie privée === Il a été marié à la comédienne Pernilla August entre 1991 et 1997 avec qui il a eu une fille, Alba, née le , également actrice. == Filmographie == 1978 : Honning måne 1980 : Verden er så stor, så stor (téléfilm) 1982 : Maj (téléfilm) 1983 : Zappa 1984 : Busters verden 1984 : Twist and Shout (Tro, håb og kærlighed) 1987 : Pelle le Conquérant (Pelle erobreren) 1992 : Les Meilleures Intentions (Den goda viljan) 1994 : La Maison aux esprits (The House of the Spirits) 1996 : Jérusalem (Jerusalem) 1997 : Smilla (Smilla's Sense of Snow) 1998 : Les Misérables 2001 : En sång för Martin 2004 : Return to Sender 2007 : Goodbye Bafana 2012 : Marie Krøyer 2013 : Train de nuit pour Lisbonne (Night Train to Lisbon) 2014 : Stille hjerte 2017 : The Lost Soldier (The Chinese Widow) 2017 : 55 Steps 2018 : Un homme chanceux (Lykke-Per) 2021 : Pagten 2023 : Ehrengard, ou l'Art de la séduction (Ehrengard: Forførelsens kunst) == Distinctions == Bodil du meilleur film danois 1979 pour Honning måne Robert du meilleur scénario 1985 pour Twist and Shout (Tro, håb og kærlighed) Robert du meilleur film danois 1987, Palme d'or au festival de Cannes 1988, Golden Globe 1989 et Oscar du meilleur film étranger 1989 pour Pelle le Conquérant (Pelle erobreren) Palme d'or au festival de Cannes 1992 pour Les Meilleures Intentions (Den goda viljan) Robert du meilleur film et du meilleur scénario 1994 pour La Maison aux esprits (The House of the Spirits) Prix Tiantan du meilleur film 2019 au Festival international du film de Beijing pour Un homme chanceux (Lykke-Per)
[ "2013 au cinéma", "Danemark", "La Maison aux esprits", "Festival de Cannes", "2017 au cinéma", "Jérusalem (film, 1996)", "2007 au cinéma", "Golden Globe Award", "Oscar du meilleur film étranger", "1991", "Golden Globe Award : Meilleur film étranger", "Brede (Danemark)", "Pagten", "En sång för Martin", "1980 à la télévision", "55 Steps", "1978 au cinéma", "Twist and Shout (film)", "Nelson Mandela", "Helsingborg", "Festival international du film de Pékin", "Festival international du film du Caire", "1984 au cinéma", "Marie Krøyer (film)", "Train de nuit pour Lisbonne", "David Lynch", "The Lost Soldier", "2023 au cinéma", "Festival de Cannes 2002", "Festival international du film de Saint-Sébastien 2016", "1994 au cinéma", "Goodbye Bafana", "1996 au cinéma", "2014 au cinéma", "Festival international du film de Beijing", "IMDb", "Ingmar Bergman", "Palme d'or", "Peter Høeg", "Un homme chanceux", "Réalisateur", "2004 au cinéma", "1997", "1982 à la télévision", "Busters verden", "2012 au cinéma", "Bodil du meilleur film danois", "Pelle le Conquérant", "Pernilla August", "Festival international du film de Marrakech", "Les Meilleures Intentions", "scénariste", "Stille hjerte", "2018 au cinéma", "1997 au cinéma", "Robert du meilleur film danois", "festival de Cannes 1992", "2001 au cinéma", "Alba August", "1992 au cinéma", "Les Misérables (film, 1998)", "1987 au cinéma", "1998 au cinéma", "Zappa (film)", "Smilla", "2021 au cinéma", "Ehrengard, ou l'Art de la séduction", "1983 au cinéma", "Return to Sender (film)", "festival de Cannes 1988", "1988 au cinéma", "Honning måne", "Béla Tarr", "Martin Andersen Nexø" ]
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Blues
Le blues (de l'anglais :) est un genre musical, vocal et instrumental dérivé des chants de travail des populations afro-américaines subissant la ségrégation raciale aux États-Unis. Le blues est apparu dans le sud des États-Unis au cours du XIXe siècle. C'est un style où le chanteur exprime sa tristesse, ses amours et ses envies. == Étymologie == Le terme « blues » vient de l'abréviation de l'expression anglaise « blue devils » (, à partir des années 1940 (bebop), des musiciens comme Charlie Parker ont poussé la sophistication harmonique et mélodique de la forme blues à un degré élevé, qui contraste avec les enchaînements rudimentaires du blues originel ("early blues"). Dans Blues for Alice, Charlie Parker multiplie les accords de passage et altérations au point que, malgré les 12 mesures caractéristiques, il est parfois difficile pour des oreilles novices de détecter la forme harmonique du blues. |align=center| |} === Mélodie === Les mélodies blues classiques sont fréquemment basées sur la gamme pentatonique mineure à laquelle on a ajouté une note. C'est cette dernière (la quarte augmentée), ajoutée à la superposition d'une gamme mineure sur la grille d'accords majeurs, qui donne partie la couleur blues au morceau, d'où son nom de blue note (note bleue). Elle n'est pas systématiquement utilisée, et parfois seulement comme note de passage, ou bien, à la guitare par un tiré de corde d'un demi-ton au lieu d'un ton au-dessus de la quarte, ce qui produit une tension. Certains auteurs, notamment LeRoi Jones dans son livre Le Peuple Blues, avancent la théorie que ce serait là une tentative d'adaptation d'une gamme propre à la musique traditionnelle africaine. D'autres relient cela aux musiques amérindiennes, notamment Cherokees, qui proviennent très largement des musiques de l'Asie du Sud Est. Ainsi, la plupart des Blues sont basés sur une grille d'accords majeurs (accords de septième de dominante) pour l'accompagnement alors que la mélodie est chantée sur la gamme pentatonique mineure avec — souvent, mais pas toujours — la note bleue. L'autre gamme fréquemment utilisée en Blues est la diatonique majeure (très utilisée par exemple par BB King), qui produit des mélodies plus enjouées. Il existe également de fameux Blues « mineurs » par exemple : As the Years Go Passing By par Albert King, dont la grille est similaire à celle du blues "classique", mais utilisant des accords mineurs (le I IV V devenant un i iv v ; par exemple, en La : Lam7, Rém7, Mim7, le turnaround devenant parfois Fa7/Mi79+). Cette variété a donné lieu à moins de créations, en particulier car elle ouvre à moins de possibilités mélodiques. Il faut enfin noter que toutes ces caractéristiques techniques sont essentiellement une base de composition, mais pas nécessairement applicables à l'ensemble des blues joués dans l'histoire. Et il faut encore souligner qu'aucun des grands créateurs du blues, lorsqu'on a pu les interviewer, n'a jamais défini le blues comme un ensemble de notations musicologiques (il est vrai le plus souvent simpliste et donc réducteur). À la question "Qu'est le blues ?", la réponse était le plus souvent du genre : "The blues ain't nothing but a good man feelin' bad". === Timbre === Au sens large, le timbre est la « couleur » du son : même s'ils jouent les mêmes notes, une guitare ou un saxophone se distinguent par leur timbre. Cela est également vrai d'un être humain à l'autre. On a coutume de dire que les chanteurs classiques essaient d'imiter les instruments, alors que les instruments de blues essaient d'imiter la voix humaine (ou parfois celle de Donald Duck, d'un bombardier ou d'une mitraillette). Les bluesmen ont beaucoup exploré le timbre : ils ont notamment été les premiers, pendant les 1950, à employer des amplificateurs pour la guitare et l'harmonica. Les voix fortes et graves de chanteurs comme Howlin' Wolf et Muddy Waters jouent également beaucoup sur le timbre. La technologie et les effets de mode ont plus tard ajouté d'autres éléments au son blues, comme les guitares dirty et saturées des Rolling Stones ou d'Eric Clapton ou les effets psychédéliques employés, entre autres, par Jimi Hendrix : le feedback (effet Larsen contrôlé), la distorsion style « Fuzz », la pédale Wha-Wha et des effets plus étranges encore comme « l'effet Leslie ou UniVibe », constitué d'un haut-parleur en rotation. === Vibrato === Le vibrato est un effet appliqué à une note de musique. Très employé notamment par les musiciens , cet effet consiste à provoquer une variation rapide de la hauteur de la note. Comme tous les effets de nuance, le vibrato apporte une expressivité particulière selon la façon dont il est effectué : vite ou lentement, de façon fluide ou saccadée. Le vibrato est un élément essentiel du son blues, que cela soit pour les voix ou sur des instruments tels que la guitare ou l'harmonica. Pour cette dernière, divers moyens ont été utilisés depuis B. B. King, surtout les moyens mécaniques qui modifient légèrement la longueur de la corde vibrante. Plusieurs techniques existent donc, qui donnent chacune des effets sonores légèrement différents : faire vibrer les doigts de la main gauche, ou le manche de la guitare lui-même, ou encore grâce aux différents systèmes de cordier vibrato. Plus récemment, les musiciens de blues ont commencé à utiliser des techniques numériques pour créer du vibrato, comme les boîtiers programmables équipés de processeurs de traitement du signal, qui permettent de paramétrer aussi bien le timbre que l'attaque ou le vibrato. Les instruments principaux sont les instruments à cordes (la basse, la guitare, steel guitare, la contrebasse, le violoncelle, l'alto, le violon) mais également le saxophone, l'harmonica, la batterie, lap steel, le bottleneck et le piano. === Instruments === Bien que le blues puisse être interprété sur tout type d'instrument, certains sont traditionnellement plus utilisés que d'autres : la guitare : guitare acoustique pour le blues traditionnel ou, à partir des années 1930 guitare à résonateur et guitare électrique, branchée à un amplificateur qui ajoute des caractéristiques tonales comme la distorsion (à partir des années 1950). Pour la guitare électrique, l'utilisation d'un amplificateur à lampes est de loin la plus répandue, depuis les premiers amplificateurs, car les lampes apportent une chaleur supplémentaire et un grain au son de la guitare, caractéristique que le transistor n'a point ; l'harmonica — diatonique principalement — joué acoustique ou utilisé avec un microphone et un amplificateur ; le piano et autres instruments à clavier comme l'orgue Hammond (dès les années 1960 et 1970) ou le piano électrique (à partir des années 1970) ; la batterie, dont le rythme doit être lent et précis ; la (planche à laver), utilisée comme instrument de percussion, frappée par les doigts coiffés de dés à coudre. Utilisée telle quelle ou agrémentée d'une cymbale, d'un , d'une cloche, etc. ; parfois remplacée par une tôle finement ondulée portée en plastron. == Aspects culturel et social == À l'origine les bluesmen étaient des métayers noirs perdus au fin fond du « delta du Mississippi », plaine cotonnière qui n'est pas le vrai delta mais se situe plus au nord. Ils chantaient souvent pendant des événements locaux tels que la crue du Mississippi (High Waters Blues), la construction des digues (Levee), l'incendie d'une ferme de coton. À la rigueur on parle d'une grande ville pas trop éloignée comme La Nouvelle-Orléans, Memphis, Saint Louis. Mais il y a fatalement des incursions ou des espoirs de voyages dans d'autres villes des États-Unis, que ce soit pour trouver du travail, faire le service militaire ou participer aux luttes d'émancipation. Un bluesman peut donc être amené à parler de l'actualité nationale. Une anecdote montre le second degré des bluesmen et l'utilisation d'un langage propre. Dans Sweet home, Chicago, Robert Johnson rêvait d'aller ; en 1980, les Blues Brothers corrigeront cette erreur croyant que Johnson avait fait une erreur géographique. En fait la Californie dans l'imaginaire blues signifie pays de richesse, de la ruée vers l'or, ce que représentait Chicago à l'époque pour les bluesmen pauvres du Mississippi. Enfin, l'horizon ne manquera pas de s'élargir au globe avec la participation de certains appelés à la Seconde Guerre mondiale, au mur de Berlin, à la guerre du Viêt Nam. On retrouve tout ceci dans des blues comme ceux de J.B. Lenoir. Mais avant tout, le blues est le moyen d'expression musical le plus direct concernant la détresse de l'âme, ainsi, le thème de la dépression (Hard Time Killing Floor Blues, de Skip James), ou bien encore ce thème qui revient souvent dans les standards, celui de la femme quittant son homme (How long, How long Blues, de Leroy Carr & Scrappy Blackwell). Un aspect à ne pas négliger est la dimension politique, revendicative, anti-ségrégationniste (dans les années 1960), de certains textes. De nombreux titres sont à double sens: un sens littéral, fréquemment connoté sexuellement, et un deuxième niveau, clairement politique. Ainsi, un titre aussi célèbre que I'm a man a deux niveaux : je suis un homme, classique chanson plus ou moins d'amour, et je suis un homme, non pas un demi homme, je veux ma place dans la société Le thème de la dépression dans les années 1930 ou de la crise depuis des années est naturellement politique. Cet aspect est bien entendu amoindri lorsque les titres sont chantés par des Britanniques ou des Américains blancs. Notons toutefois que le thème de l'amour, amour bien entendu perdu, est nettement plus fréquent, même si on pourrait se hasarder à faire une métaphore de la femme perdue : femme = dignité, honneur… Enfin les allusions sexuelles, voire salaces, les calembours, sont fréquents : un des exemples typiques pourrait être Dust my broom dont le début est : je me lève le matin et je nettoie (j'épousette) mon balai… la métaphore est claire. == Influence == === Musique classique === On peut entendre l'influence des blues dans la musique de Maurice Ravel (en particulier dans sa Sonate pour violon et piano), George Gershwin (son Rhapsody in Blue, le Concerto en fa majeur, et Porgy and Bess), Arthur Honegger (Pacific 231), ainsi que dans certaines pièces d'Erwin Schulhoff (Cinq pièces de jazz). === Country === Plus qu'une influence du blues sur la musique country, réelle, il faut parler plutôt d'interinfluence tant ces deux genres qui représentent les deux facettes (pauvres blancs, pauvres noirs) du sous-prolétariat sudiste sont à la fois issus des mêmes racines (musique des plantations, des migrants en Amérique) et se sont fécondées l'une l'autre tout au long de leur histoire. Une forme de Hillbilly blues (comme l'a finement baptisé l'auteur anglais Tony Russell) a existé dès les années 1920, véritable premier blues blanc (Jimmie Rodgers, Cliff Carlisle, Gene Autry, Jimmie Davis…). Le blues en tant que tel est resté alors un élément important de toute la Country Music, particulièrement avec le Western Swing puis le Honky Tonk, personnalisé par Hank Williams. === Rock === Le blues est d'abord l'élément principal du mariage avec la musique country qui a donné naissance au rock 'n' roll, aux États-Unis, au milieu des années 1950. Ensuite, on retrouve facilement des racines blues dans nombre de groupes britanniques de rock et de hard rock : les débuts des Rolling Stones, des Beatles de Uriah Heep, ou même la chanson Smoke On The Water de Deep Purple, doivent beaucoup au blues. Même un groupe progressif comme Pink Floyd (dont le nom lui-même vient de l'association des prénoms des bluesmen Pink Anderson et Floyd Council), a fait appel à plusieurs reprises à la forme blues, non seulement à ses débuts avec Syd Barrett, grand admirateur de Bo Diddley, mais également par la suite, au milieu de morceaux plus psychédéliques (Biding My Time, Seamus, Money, Dogs Of War sont des blues plus ou moins camouflés). Des artistes comme Chris Rea, Snowy White et Gary Moore ou un groupe comme The Doors revendiquent l'influence que le blues a sur leur création. En fait, il n'est guère de groupes ou d'artistes pop rock qui, un jour ou l'autre, ne se soient pas inspiré du blues, allant jusqu'à générer une prise de conscience musicale en Angleterre pendant la deuxième partie des années 1960, avec le British blues boom, représenté notamment par Alexis Korner puis par John Mayall, Eric Clapton, Cream, Fleetwood Mac, Chicken Shack, Savoy Brown et Rory Gallagher (Irlande). Aux États-Unis, plusieurs artistes blancs ont également bâti l'essentiel de leur œuvre sur le blues, tels The Allman Brothers Band, Mike Bloomfield, le Blues Project, Paul Butterfield, Roy Buchanan, Canned Heat, The Doors, Jeff Healey (Canada), John Hammond, Janis Joplin, Charlie Musselwhite ou encore Johnny Winter. === En France === En France, des artistes comme Alain Giroux, Mike Lécuyer, Benoit Blue Boy, Patrick Verbeke, Bill Deraime, ou Paul Personne incarnent une vision francophone du blues, mais très influencée par la musique américaine. Côté instrumental, l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau est un musicien de session et un performer internationalement apprécié depuis les années 1970, ayant enregistré plusieurs albums qui font référence. Plus récemment, d'autres harmonicistes, Nico Wayne Toussaint, Vincent Bucher et Greg Zlap ne sont pas en reste et tournent inlassablement dans les meilleurs festivals. Depuis les années 1980 de nombreuses individualités ou formations continuent de faire vivre le blues hexagonal, comme en témoigne régulièrement les médias Soul Bag, Blues Magazine ou Blues Actu. En parallèle, l'augmentation très significative des émissions de radios spécialisées a contribué à offrir une nouvelle vitrine au blues hexagonal. Le Collectif des radios blues (CRB), créé en 2003, réunit de nombreux animateurs en France, Belgique, Québec. Il réalise chaque mois le PowerBlues, classement des meilleurs sorties CD blues et l'Airplay, regroupement des albums les plus diffusés par les radios. En , plusieurs membres de la communauté blues française ont créé l'association France Blues. Elle vise à promouvoir le blues français et leurs acteurs, notamment à l'échelle internationale. L'association désigne, via un jury, les formations musicales qui participent chaque année à l'European Blues Challenge et à l'International Blues Challenge (Memphis). Aujourd'hui, la France compte un réseau dynamique de festivals de blues, comme le Cognac Blues Passions et le Festival Blues sur Seine, ainsi que de nombreux groupes et artistes nationaux. La scène française du blues continue d'évoluer, intégrant des influences variées, du rock au jazz, et attire des amateurs de tous horizons, contribuant ainsi à l'enrichissement et à la pérennité de ce genre musical en France. == Dans le cinéma == Le blues a également influencé le cinéma, surtout aux États-Unis. Le film Crossroads (Walter Hill) (1986) montre le mythe sulfureux du pacte avec le diable. Bande son de Ry Cooder et duel mythique entre le héros du film Ralph Macchio et Steve Vai en personne. Le pacte de Tommy Johnson (plus tard repris et rendu célèbre par Robert Johnson) est évoqué dans le film O'Brother, de Joel Coen. Les deux films de John Landis, The Blues Brothers (1980) et Blues Brothers 2000 (1998), qui dressent un panorama de différents styles et mettant en scène une pléthore de vedettes, ont eu une importante influence sur l'image du blues. En 2003, déclarée « année du blues » aux États-Unis, Martin Scorsese produit une série de sept films documentaires sur le blues intitulée The Blues, a Musical Journey : The Soul of a Man, de Wim Wenders, à propos de Skip James, Blind Willie Johnson et J.B. Lenoir ; La Route de Memphis (The Road to Memphis), de Richard Pearce, qui traite plus particulièrement de B. B. King (titre français La Route de Memphis) ; Du Mali au Mississippi (Feel Like Going Home), de Martin Scorsese, sur les origines africaines du blues (titre français Du Mali au Mississippi) ; Devil's Fire (Warming by the Devil's Fire), de Charles Burnett, une fiction sur le conflit du blues et du gospel ; Red, White and Blues, de Mike Figgis, sur le blues britannique (Tom Jones, Van Morrison) ; Godfathers and Sons, de Marc Levin, sur le Chicago Blues et le hip hop ; Piano Blues, de Clint Eastwood, sur les pianistes de blues (Ray Charles, Dr. John). Le film 24 mesures, de Jalil Lespert, avec Archie Shepp, est librement inspiré des mélodies du blues et du free jazz. == En littérature == Le blues a influencé des écrivains, parmi lesquels Langston Hughes (The Weary Blues). == Principaux artistes == Musiciens : Voir la catégorie musicien de blues et la Liste de musiciens de blues par style. Chanteuses : Voir la catégorie chanteuse de blues. Chanteurs : Voir la catégorie chanteur de blues.
[ "Gary Moore", "guerre du Viêt Nam", "free jazz", "Clint Eastwood", "Pink Floyd", "ségrégation raciale aux États-Unis", "Carlos Santana", "fifre (instrument)", "Albert Collins", "Archie Shepp", "Kansas City blues", "Earl Hooker", "Mamie Smith", "Routledge (maison d'édition)", "Richard Pearce", "Bo Diddley", "guitare électrique", "J.B. Lenoir", "Piano Blues", "coton", "Stan Barets", "Reverend Gary Davis", "Bessie Smith", "Junior Kimbrough", "musique noire américaine", "Ben Harper", "Kansas City (Missouri)", "Ray Charles", "The Blues Brothers (film)", "Beatles", "Chronologie du blues", "Catégorie:chanteur de blues", "Hot Tuna", "années 1960", "Mississippi John Hurt", "Bob Dylan", "Elvin Bishop", "afro-Américains", "Liste de musiciens de blues par style", "Clarksdale (Mississippi)", "George Gershwin", "2006 au cinéma", "Jacques Vassal", "The Memphis Blues", "The Weary Blues", "Chris Barber", "trompette", "Cyril Davies", "rock 'n' roll", "Michael Bloomfield", "Jimmie Vaughan", "J.T. 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Bioéthique
La bioéthique ou éthique médicale est l'étude des problèmes éthiques posés par les avancées en matière de biologie et de médecine. C'est une partie de l'éthique qui est apparue en tant que « discipline » nouvelle dans le courant des années 1960, et lors d'interrogations au sujet du développement de la biomédecine et des technosciences. == Définition == Le terme bioéthique est un terme inventé par le cancérologue Van Rensselaer Potter dans les années 1970. Selon l'UNESCO : == Historique et développement == Depuis 2015 sont précisément répertoriés les programmes universitaires spécialisés en bioéthique partout dans le monde, principalement aux États-Unis et dans les pays anglophones (voir programmes de maîtrise et de doctorat), mais aussi dans la francophonie et les pays latins. Si les interrogations éthiques concernant la médecine ne sont pas nouvelles, la bioéthique se distingue de la déontologie médicale classique, car cette dernière constitue surtout un code éthique fondé par les médecins pour les médecins. ==== L'Accusation de Scofield contre l'éthique biomédicale ==== L'essentiel de l'accusation de Scofield est résumé dans le passage cité en introduction. Il critique la "consultation en éthique médicale" comme étant "un désastre éthique" en raison du fait qu'un rapport publié par l'American Society for Bioethics and Humanities (ASBH) en 1998 n'a pas recommandé ce que Scofield estime que toute profession digne de ce nom aurait dû recommander : "accréditer officiellement les programmes qui forment les praticiens, certifier et autoriser officiellement ces praticiens, et établir un code de conduite professionnelle significatif, contraignant et applicable." De plus, Scofield affirme que, puisque le domaine n’a pas "soumis ses membres à l’autorité de la loi il y a une décennie", il n’y a aucune raison de croire en l’efficacité des efforts actuels pour développer un code de déontologie pour les éthiciens cliniques. Bienfaisance: Ce principe implique l'obligation d'agir dans l'intérêt et pour le bien du patient, en cherchant à lui procurer des bénéfices et à améliorer sa santé . Non-malfaisance: Ce principe signifie l'obligation de ne pas causer de tort au patient et de minimiser les risques de préjudice ou de dommage lors de la prise en charge médicale. Autonomie: Ce principe met en avant le respect de la capacité du patient à prendre des décisions éclairées sur sa propre santé, en garantissant son droit à l'autodétermination et au consentement éclairé. Justice : Ce principe vise à assurer l'équité dans l'accès aux soins de santé et à la prise de décisions médicales, en garantissant une distribution équitable des ressources médicales et en traitant les patients de manière juste et équitable. Bioethics International publie un indicateur sur le niveau d’éthique des essais cliniques des compagnies pharmaceutiques. === Procréation humaine === Parmi les questions préoccupant les éthiciens pour leurs enjeux nouveaux dans ce domaine, de manière non exhaustive, on peut citer : l'assistance médicale à la procréation a été l'un des premiers objets de réflexion de la bioéthique, pour son potentiel eugéniste. Ainsi, en France, le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) a été créé en 1983 après la première naissance par Fivete en 1982 ; la contraception ; l'avortement ; le don et l'usage d'éléments et produits ou sous-produits du corps humain (don de gamètes ou d’embryons ; don de sperme, don d'ovules dans le champ de la reproduction) ; la privatisation de banques d'organes ou de greffons (de sang de cordon par exemple) ; l'hypothèse d'une gestation de l’embryon humain par des espèces non humaines ; les questions de clonage humain (thérapeutique ou non) ; le diagnostic prénatal ou préimplantatoire ; la connaissance de caractères génétiques et la thérapies géniques ; l'eugénisme (stérilisation de handicapés mentaux et de personnes à risque génétique…) ; le statut juridique de l'embryon et du fœtus (lié en droit français à la « dignité de la personne humaine ») ; la recherche sur l'embryon et l'utilisation d'embryons surnuméraires ; les cellules-souches. La recherche sur les cellules-souches humaines est autorisée, en France, à titre exceptionnel, et uniquement à partir des embryons surnuméraires. les neurosciences, dont les progrès permettent peu à peu de lire, voire de modifier l'activité du cerveau ; les nanobiotechnologies. === Génie génétique === Si la transgénèse pose le problème de la bioéthique, les réactions les plus fréquentes face au génie génétique sont largement fonction de l'objectif final, plus que de l'organisme concerné, tout du moins lorsque cet organisme n'est pas d'origine humaine. En 1975, la conférence d'Asilomar avait déclaré un moratoire sur ces recherches, le temps de la réflexion, qui a été levé par la suite. Ainsi, le génie génétique ayant des buts médicaux et pharmaceutiques (fabrication de vaccins, thérapie génique, diagnostic prénatal) est-il mieux perçu que les manipulations ayant des buts alimentaires ou ludiques (OGM, clonage d'animaux familiers) qui soulèvent beaucoup plus de problèmes. Les manipulations humaines (profil génétique, clonage reproductif, amélioration) sont de plus en plus débattues par la communauté scientifique. === Brevetage du vivant === Le problème du brevetage du vivant consiste à savoir si une séquence de gènes est brevetable et si les applications de sa découverte, médicaments, tests le sont également. C'est un enjeu de première importance pour les entreprises qui ont investi des sommes d'argent considérables dans le décodage du génome humain, mais également pour les éventuels progrès de la connaissance induits par la découverte de ces gènes. En outre, la question des brevets de médicaments pose le problème de l'accès au soin pour les plus pauvres. Une législation mal adaptée pourrait conduire à la biopiraterie. Selon une déclaration de l'Unesco du 11 novembre 1997, le génome humain est un patrimoine de l'humanité et il ne peut faire l'objet de commercialisation. Le décodage du génome ne peut être breveté ; mais à partir de ce décodage, les applications thérapeutiques peuvent l'être. Outre les problèmes relatifs au brevetage des gènes, de nombreuses autres affaires ont été soulevées devant les juges ( en 1990, la Cour suprême de Californie ayant admis la possibilité pour les médecins de breveter une lignée cellulaire, similaire à la lignée cellulaire HeLa, créée à partir des cellules d'un patient, sans son consentement. En France, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a examiné ce problème dans son avis (2006) sur la « commercialisation des cellules souches humaines et autres lignées cellulaires ». === Interventions sur le corps humain === Le premier code d’éthique sur l’expérimentation humaine est attribué au chirurgien américain William Beaumont en 1833 et la première réglementation de l’histoire encadrant l’expérimentation sur des êtres humains émane de la Prusse en 1900 à la suite du scandale de l'affaire Albert Neisser. Prélèvements d'organes et de tissus : la vente d'organe étant interdite dans la plupart des pays (seul l'Iran a légalisé la pratique en 1988), les législateurs ont dû définir comment la pénurie d'organes devait être gérée. En France, a été créé en 1992 un registre des refus, qui consigne tous les refus au don d'organe. Le don de cellules souches et le clonage thérapeutique sont également sujets à controverses. prothèses ; Gestion des banques d'organes ; Neurochirurgie : en Russie, par exemple, il était légal d'opérer (même sur des mineurs) le cerveau de personnes, afin de limiter leurs comportements violents jusqu'en 1950; Utilisation des psychotropes… === Vieillir et mourir === Acharnement thérapeutique (à partir de quel moment faut-il considérer que le traitement devient trop lourd ?) ; Euthanasie ; aide médicale au suicide ; Limitations ou arrêt des thérapeutiques actives (LATA) en réanimation Soins palliatifs ; Contrôle de la sénescence (personnes atteintes de la maladie de Parkinson…). Tri des malades en situation de catastrophe sanitaire. === Expérimentation === Expérimentation à visée thérapeutique ou de recherche ; Quelles sont les personnes admises (volontaires, prisonniers, personnes saines, malades, handicapés mentaux…) ; en France, elle est interdite sur les personnes en état végétatif chronique, ainsi que sur les personnes en état de mort cérébrale, sauf, dans ce dernier cas, si la personne a fait don de son corps à la science ; Embryons surnuméraires utilisés pour la recherche (voir en France la décision du Conseil constitutionnel du concernant la loi relative au respect du corps humain et la loi relative au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal) ; L'utilisation des données de santé à caractère personnel dans la recherche… == Interventions sur les êtres et les milieux non humains == Le concept de bioéthique est, dans la pratique, souvent limité à la bioéthique humaine, alors qu'étymologiquement le terme s'applique bien à toutes formes du vivant, animaux et plantes compris. Selon ce sens plus général, on est amené à s'intéresser notamment aux domaines suivants : expérimentation sur les animaux ; droits des animaux et utilisations diverses des animaux par l'homme ; préservation des espèces (animales ou végétales), question de la biodiversité : des études récentes démontrent que la biodiversité des milieux aquatiques aide à la reconstitution plus rapide des stocks de poissons ; incidences de la société industrielle sur la biosphère (nouveaux produits mutagènes, organismes génétiquement modifiés…) ; armes biologiques ; clonage sur les plantes (depuis plus d'un millénaire en Chine) ou les animaux ; transgénèse… === Nourriture issue d'animaux clonés === En 2020, la viande issue d'animaux ayant été clonés est de plus en plus fréquente, elle est légale dans certains pays comme les États-Unis, où la Food and Drug Administration (l'Agence américaine du médicament et de l'alimentation) a déclaré que la consommation de lait et viande produites par des animaux clonés était sans risque. Le Brésil et le Canada autorisent également la consommation de ce genre de produits. En Europe, certes aucune demande d'autorisation de vente de viande ou lait de clones n'a été faite mais il n'est pas impossible que nous ayons déjà mangé quelques-uns de leurs descendants car jusqu'en 2015 les clones ne faisaient pas l'objet d'une législation, et la viande a pu aussi être importée d'Amérique. L'Agence européenne de sécurité des aliments n'a cependant pas d'inquiétudes, en 2017, pour la santé humaine. Rien n’interdit non plus l’importation directe de viande ou de lait issus des enfants de ces clones, nés à l’étranger. Plusieurs rapports provenant d’agences de sécurité et en particulier de l’AFSSA, de l’AESA (Agence Européenne de Sécurité Alimentaire) et la FDA tentent d’établir des règles permettant de déterminer si les produits issus des clones sont sains ou non pour les consommateurs. Selon ces rapports, après six mois, un clone ne se distingue presque en rien qui soit mesurable des animaux contrôlés. Un vétérinaire appliquant les règles classiques permettant de déterminer si la carcasse d’un animal peut être introduite dans les circuits de consommation, donnerait apparemment sans hésiter son autorisation pour la consommation des carcasses des clones de plus de six mois. Cependant, certains vétérinaires et scientifiques suggèrent que les clones ont une sensibilité un peu augmentée vis-à-vis de certaines maladies infectieuses, mais surtout qu’ils ne doivent pas être totalement sains étant donné leurs débuts souvent difficiles dans la vie. Jean-Louis Peyraud, chercheur à l'Institut national de recherche agronomique a déclaré : « Des cas de veaux à trois pattes ou d'animaux à deux têtes ont été rapportés». == Critique de l'anthropocentrisme par la bioéthique utilitariste == Le courant utilitariste anglo-saxon, principalement développé par les anglophones Jeremy Bentham et John Stuart Mill, redéfinit les personnes qui sont le sujet de la bioéthique ; c'est la définition actualiste des personnes. Selon eux, les personnes sont définies par certaines caractéristiques, en particulier : la capacité de souffrir, la conscience de soi, la capacité de communiquer, la possession d'intérêts, de projets, d'une rationalité… Les êtres humains qui n’actualiseraient pas ces conditions ne sont donc pas considérés comme des personnes, par exemple : les embryons, les nouveau-nés, les déments, les comateux À l'inverse, il y a des personnes qui ne sont pas des êtres humains, comme certains animaux supérieurs (grands singes anthropoïdes…), auxquels certains attribuent justement les caractéristiques de la personne sans pourtant pouvoir utiliser ce terme. En philosophie de l'esprit, H.G. Frankfurt définit précisément ce qui constitue une personne. Suivant cette position, un type d'entité ne peut être considéré comme une personne que s'il possède des volitions de second degrés. Autrement dit, si cette entité désire désirer faire X et si son désir de « désirer faire X » forme sa volonté, alors c'est une personne. L’enjeu de la bioéthique n’est alors plus ni obligations ni devoirs, ni valeurs en soi, mais la satisfaction des intérêts des différents êtres, humains ou animaux. C'est l'« éthique des intérêts ». Tous les intérêts se valent et doivent être pris en considération d'égale manière ; ils ne sont pas jugés en eux-mêmes. Le principe directeur de cette éthique est ainsi le principe de justice distributive : il faut satisfaire le plus possible d’intérêts du plus grand nombre de personnes, quels qu'ils soient. Les deux principaux intérêts sont la recherche du bonheur et éviter la souffrance ; la moralité d'une action est une réalité qui peut être démontrée et mesurée, à partir de ces motivations élémentaires des êtres vivants sensibles. Dans ce but, la bioéthique utilitariste introduit la notion de bilan éthique. Ainsi, une vie peut être sauvée aux dépens d'une autre si la qualité de la vie sauvée dépasse celle de la vie sacrifiée. Par exemple, un porc (espèce biologiquement très proche de l'homme et de taille similaire, donc potentiellement intéressante pour des greffes d'organes) est généralement jugé avoir une vie moins riche, moins épanouie, et donc de moindre qualité que celle d'un humain. Le sacrifice du porc pour sauver l'humain serait donc moralement défendable. Toutefois, les utilitaristes indiquent également que certaines vies humaines peuvent être si dégradées (personnes « légumes », comas profonds irréversibles, personnes dont les souffrances sont extrêmes et incurables) que leur qualité est inférieure à la qualité de vie de certains animaux. Ainsi, pour être cohérent, il ne faudrait pas seulement permettre l'utilisation de xénogreffes, mais également ne pas rejeter a priori l'utilisation des organes de certains humains grabataires. La démarche utilitariste est une démarche rationnelle qui consiste à mettre en balance le positif et le négatif d'une action eu égard à ses conséquences globales. Autrement dit, une action est moralement acceptable à partir du moment où elle est jugée plus utile que nuisible, non pas du seul point de vue de la personne qui agit mais du point de vue du bien commun de l'ensemble des personnes que cette action affecte. Tout le questionnement éthique réside alors dans l'évaluation du bilan d'une action, et de nombreux débats et polémiques naissent de la difficulté de cette évaluation. Néanmoins, ce courant fait l'objet de beaucoup de critiques, en particulier parce qu'il ouvre la voie à de nombreuses dérives. Ainsi, par exemple que l'euthanasie des personnes âgées serait globalement utile, car d'un côté elle ferait faire de substantielles économies profitant à tout le monde, et de l'autre côté elle ne serait selon eux que peu préjudiciable aux personnes concernées qui ne perdraient que quelques années d'une vie de déchéance et de souffrance. De plus, en droit, tout être humain est détenteur de droits (droits de l'homme) ; il est théoriquement impossible de les enfreindre. Il faut nuancer cette position, cependant, puisqu'elle revient en partie à reporter le débat sur la qualification au sens scientifique de ce qu'est l'être humain. On pourrait ainsi, par exemple, dire que les embryons ne seraient pas des êtres humains. Bioéthique et Intelligence Artificielle (IA) : Enjeux Éthiques et Régulation L'essor de l'intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la santé suscite également des préoccupations bioéthiques. L’utilisation d’algorithmes pour des diagnostics, des traitements ou des choix thérapeutiques entraîne des dilemmes éthiques liés à la responsabilité, la transparence, et le respect de la vie privée. Par exemple, l'usage de l’IA pour interpréter des données médicales soulève la question de savoir si ces systèmes devraient être soumis aux mêmes normes de confidentialité et de sécurité que les médecins. Des institutions comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) plaident pour une approche éthique et transparente de l'IA dans le secteur médical, insistant sur l’importance de garantir que ces technologies ne nuisent pas aux droits des patients. == Droit et bioéthique == Le Code de Nuremberg (1947) est un code déontologique composé de dix règles sur l'expérimentation humaine. La première de ces règles est le des personnes ; l'expérimentation doit être nécessaire ; on doit évaluer la proportionnalité entre les risques pour le patient et le bénéfice pour la science ; le but de l'expérimentation doit être scientifique. C'est à ce titre que les médecins nazis ont été condamnés, le tribunal jugeant qu'en vertu de la dignité de la personne, le principe de non-rétroactivité de la loi ne s'appliquait pas. L'assemblée de l'Association médicale mondiale à Helsinki en 1964, puis la conférence internationale de Manille de 1981, s'inspirant des travaux de Nuremberg, ont émis des déclarations internationales sur l'expérimentation. À la suite de Nuremberg et Manille, les pays vont peu à peu encadrer les expérimentations. La Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme, adoptée le 19 octobre 2005 à Paris, France, établit 15 principes fondamentaux régissant l'application de la médecine, des sciences de la vie et des technologies associées, tout en tenant compte des dimensions sociales, juridiques et environnementales. les quinze principes sont les suivants: Dignité humaine et droits de l'homme. Effets bénéfiques et effets nocifs. Autonomie et responsabilité individuelle. Consentement. Personnes incapables d'exprimer leur consentement. Respect de la vulnérabilité humaine et de l'intégrité personnelle. Vie privée et confidentialité. Égalité, justice et équité. Non-discrimination et non-stigmatisation. Respect de la diversité culturelle et du pluralisme. Solidarité et coopération. Responsabilité sociale et santé. Partage des bienfaits. Protection des générations futures. Protection de l'environnement, de la biosphère et de la biodiversité. === Droit français === En France, il faut attendre la loi du 20 décembre 1988 pour que soit réglementée l'expérimentation humaine, qui se limite à celle effectuée sur des consentants. La loi pose le principe général de la non-rémunération des expérimentations. Par la suite, la loi du sur le corps humain, le don et l'utilisation des éléments et produits du corps humain, a posé les bases du droit actuel en matière de bioéthique, en particulier le principe de la non-patrimonialité du corps humain, qui interdit par exemple la vente d'organes, n'autorisant que le don. Avec la loi du modifiant celle de 1994, le terme de « bioéthique » apparaîtra pour la première fois en droit positif français. Ces 2 lois traitent de deux thèmes majeurs : la question du clonage de l'embryon et des prélèvements d'organes. L'article 40 de la loi prévoyait une révision en 2009. Elle fut repoussée à 2010, et s'appuyait sur un rapport, qui contient 95 propositions dont le maintien de l'interdiction de gestation pour autrui, de la recherche embryonnaire, sauf dérogation (limitée à 5 ans comme c'était déjà le cas). Le rapport proposait aussi de maintenir l'interdiction de transfert d'embryon post-mortem, sauf pour des femmes concernées par un projet parental engagé et interrompu par la mort du conjoint. Une notion de don croisé (échange anonyme d'organe compatible entre 2 familles) était proposée. Les conditions de l'aide à la procréation pourraient être assouplies : il fallait 2 ans de vie commune pour les personnes pacsées (et il devait s'agir d'un homme et d'une femme), avec priorité aux personnes ayant un problème médical. La trisomie pourrait être systématiquement recherchée lors du diagnostic préimplantatoire comme le demandait le CCNE en octobre 2009. Ce rapport de 2010 qui comprend un bilan de l'application des trois lois du et et de celle du , définit les enjeux éthiques et juridiques posés par les évolutions scientifiques, pour éclairer les discussions préparatoires à la loi du . Les grandes questions listées par le rapport au cours des auditions sont : l'assistance médicale à la procréation ; le diagnostic prénatal ; les droits de la personne ; les caractéristiques génétiques ; le don et l'usage d'éléments et produits ou sous-produits du corps humain ; la recherche sur l'embryon, les cellules souches, le clonage thérapeutique ; et des questions émergentes posées par les neurosciences et les nanobiotechnologies. === Apparition du débat sur le clonage === La loi française de 1975 garantissait déjà « le respect de tout être humain dès le commencement de la vie » et la possibilité de porter atteinte à ce principe en cas de nécessité. Mais à la suite de la naissance de Dolly, le premier animal cloné, l'OMS, l'Unesco, et le Parlement européen partagent leur souhait de traiter le clonage plus sérieusement. Cela conduit également la France à revisiter les lois de 1994 encadrant sa pratique. Ainsi un avant-projet est déposé en 2000 et voté en 2004. Puis en 2011, il y a une avant-réforme éthique, suivie d'un débat public sous forme d'états généraux organisés par le Comité Consultatif National d'éthique. === Apparition du débat sur la PMA === En 1982, est né le premier enfant d'une fécondation in-vitro. En 1983 est créé le Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé, le CCNE ayant pour but de soulever les problèmes éthiques et les questions sociales liées aux avancées médicales. Les conditions pour avoir droit à une fécondation in-vitro sont fixées par les lois bioéthiques de juillet 1994. En 2011, la congélation d'ovocytes ultrarapide est autorisée augmentant le droit à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples présentant une infertilité biologique ou pouvant transmettre une maladie grave à leur enfant. Après l'autorisation du mariage homosexuel en France en 2013, les nouvelles lois jugent des adultes du même sexe capables d'être parents, en ayant, par exemple recours à l'adoption. Les personnes désirant alors un enfant biologique mais interdits à la PMA, comme les femmes seules ou couples lesbiens ont eu recours à l'intervention en d'autres pays comme l'Espagne ou la Belgique. En 2015, le Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes propose un avis au gouvernement afin d'étendre l'accès à la PMA. Lors de l'ouverture des état généraux de la bioéthique en mai 2018, l'ouverture de la PMA pour toutes les femmes était un des neuf thèmes à l'ordre du jour. En septembre de cette année, la CCNE se déclare favorable au projet afin de pallier la souffrance des personnes concernées en considérant leurs infertilités résultant d'orientations personnelles. En juillet 2019, la ministre française de la solidarité et la ministre de la justice ont présenté au conseil des ministres le projet de loi bioéthique visant à supprimer l’exigence d'une infertilité biologique pour recourir à la PMA, et cela entièrement pris en charge par l'État français. ==== la procréation médicalement assistée (PMA) au Maroc ==== La procréation médicalement assistée (PMA) au Maroc a connu une évolution significative avec l'adoption de la Loi 47-14 sur la procréation médicalement assistée en 2019. Cette législation a ouvert la voie à une réglementation officielle des techniques de PMA, offrant ainsi aux couples confrontés à l'infertilité la possibilité de concevoir en dehors du processus biologique naturel. Cependant, malgré les avancées qu'elle représente, la PMA au Maroc reste confrontée à des défis majeurs, tels que le manque de remboursement financier complet des actes d'AMP, les inégalités socio-économiques et de genre dans l'accès aux traitements, ainsi que les préoccupations liées aux sanctions disciplinaires stipulées par la loi. Il est essentiel de continuer à étudier et à améliorer le cadre juridique et éthique entourant la PMA au Maroc afin de répondre aux besoins des couples infertiles tout en tenant compte des dynamiques sociales et familiales spécifiques à ce contexte. === Droit européen === Convention d'Oviedo Conseil « Directive 89/381/CEE du Conseil du 14 juin 1989 élargissant le champ d'application des directives 65/65/CEE et 75/319/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives aux spécialités pharmaceutiques, et prévoyant des dispositions spéciales pour les médicaments dérivés du sang ou du plasma humains », Journal officiel du 28 juin 1989 , qui qualifie le sang et le plasma humain de « matières premières », pouvant être mises sur le marché. CEE « Directive 93/41/CEE du Conseil du 14 juin 1993 abrogeant la directive 87/22/CEE portant rapprochement des mesures nationales relatives à la mise sur le marché des médicaments de haute technologie, notamment ceux issus de la biotechnologie », Journal officiel du 24 août 1993 (version html). Parlement européen « Directive 2001/20/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001 concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à l'application de bonnes pratiques cliniques dans la conduite d'essais cliniques de médicaments à usage humain ». Journal officiel du mai 2001, . (version html) Parlement européen et Conseil de l’UE « Directive 2004/23/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 relative à l'établissement de normes de qualité et de sécurité pour le don, l'obtention, le contrôle, la transformation, la conservation, le stockage et la distribution des tissus et cellules humains », Journal officiel du 7 avril 2004, (version html) sur le don de gamètes et l'assistance médicale à la procréation (dont la transposition en droit français a été complétée par le décret () du ; permet l'implantation d'embryon sur tout le territoire de l'UE. L'Europe fait plus reposer la bioéthique sur la recherche d'un sens incarné, indépendant de la situation actuelle (la personne n'est pas propriétaire de son corps). == Morale dans la science == === Question philosophique du respect de la personne et du vivant en général === On ne peut aborder la question philosophique du respect de l’être vivant sans invoquer l’impératif catégorique kantien : « agis de telle façon que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autres, toujours en même temps comme fin, jamais simplement comme moyen ». Cette maxime constituerait pour certains le fondement même de la bioéthique : le principe de respect de la dignité humaine comme « principe matriciel » de la bioéthique. Kant développe le principe de dignité comme « valeur intérieure absolue » insérée depuis 2005 dans le préambule de la Constitution française, ainsi que la « déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme », adoptée la même année par l’Unesco, sont des exemples pertinents de ce « recentrage » de la bioéthique et des textes dans lesquels elle s’exprime. Pour ce qui est des conflits de valeur que peut entraîner la promotion unilatérale du principe de respect de la dignité humaine, on peut citer, par exemple, le débat actuel sur l’euthanasie entre ceux qui revendiquent sa légalisation au nom du droit de mourir dans la dignité et ceux qui militent contre cette pratique au nom de ce même principe interprété différemment. D'un côté, la dignité de la personne est comprise comme le respect du droit de la personne à choisir sa mort et à ne pas « perdre » sa dignité dans la maladie ; de l’autre, cette dignité est une valeur absolue sur laquelle l’homme individuel n’a aucun pouvoir puisqu'elle appartient à l’humanité dans son ensemble et le respect de cette dignité est compris comme l’accompagnement du malade jusqu'à sa mort sans autre forme d’assistance portant directement atteinte à la vie. Si la référence à la philosophie kantienne est très utilisée à l’appui des réflexions de bioéthique, on peut néanmoins remarquer qu’avec la révolution biotechnologique, la philosophie morale traditionnelle n’apparaît plus suffisante pour répondre à toutes les nouvelles questions éthiques posées. Depuis le siècle des Lumières, la réflexion philosophique s’était plutôt concentrée sur l’humain en tant que citoyen, individu libre, raisonné et raisonnable. Cette réflexion s’est traduite concrètement par la promotion des droits de l’homme au moment de la Révolution française. Or le défi que posent les progrès actuels des sciences et des techniques à la philosophie contemporaine est de réfléchir aux valeurs propres à l’humain et à son rapport au corps, voire au vivant en général (animaux, environnement). Pour certains, le débat bioéthique ferait naître une nouvelle génération de droits de l’homme (après les droits civils et politiques, économiques et sociaux, collectifs) voire serait en rupture avec la conception traditionnelle des droits de l’homme. « Les droits de l’homme ainsi revisités ne perdent-ils pas en effet leur essence politique libérale pour asseoir des valeurs morales et contraindre la science ? ». Le débat entre la primauté de la dignité humaine versus la liberté individuelle est de nouveau mis en exergue au sein même des textes fondateurs de la bioéthique. En effet, la plupart de ces conventions font référence à un nouveau système de valeurs. La promotion du principe de « dignité de la personne » diffère considérablement de celui de liberté et d’autonomie proclamé par la philosophie des droits de l’homme. Le choix moral, juridique ou politique d’accorder la primauté à la dignité au détriment de la liberté dans certains contextes (comme en matière de fin de vie ou de procréation assistée, par exemple) est révélateur d’une conception renouvelée de la société. Ce changement de valeurs de référence fait suite à la prise de conscience du pouvoir démesuré que la science offre aujourd'hui à l’homme sur son propre destin. Finalement, les réflexions philosophiques contemporaines concernant cette révolution biotechnologique se situent principalement entre deux extrêmes : la « technophobie » représentée par Hans Jonas et son heuristique de la peur et la « technophilie » représentée par Engelhardt. Mais la plupart des philosophes proposent un juste milieu entre ces deux extrêmes qui vise à ne pas rejeter les progrès scientifiques en se laissant aller au catastrophisme ambiant tout en régulant les pratiques et définissant des valeurs pour la société. La primauté de la dignité humaine dans certains cas ne serait alors pas contraire à la liberté mais en fixerait les limites afin d’assurer la nécessaire cohésion sociale et la survie de l'espèce humaine. === Militance et droit du handicap === Historiquement, la bioéthique et le handicap ont eu une relation étroite mais conflictuelle. Malgré un intérêt commun à faciliter les bons soins médicaux et les choix individuels, les militants des droits des personnes handicapées et les bioéthiciens ont souvent des approches très différentes. D'un point de vue bioéthique général, prévenir ou guérir les déficiences est une chose morale. Le handicap étant perçu comme un écart par rapport à une norme de santé, la restauration d'un fonctionnement et d'une santé normaux pour les corps et les esprits déficients, ou idéalement la prévention d'une telle situation, est valorisée de manière positive. Toutefois, du point de vue des droits des personnes handicapées, le handicap fait partie du continuum de l'expérience humaine. La question n'est pas de prévenir ou de guérir les déficiences, mais de savoir comment faire en sorte que toutes les personnes handicapées jouissent des mêmes droits et des mêmes possibilités que les autres. Les arguments liés à l'éthique du rationnement des soins de santé peuvent devenir très philosophiques, et il existe une longue histoire de frictions entre le mouvement des droits des personnes handicapées et le domaine de la bioéthique. Par exemple, en 2003, l'éminente militante des droits des personnes handicapées et avocate Harriet McBryde Johnson a publié un article dans le New York Times Magazine sur son récit à la première personne de rencontres professionnelles avec le bioéthicien renommé Peter Singer. Johnson a contesté les vues de Singer selon lesquelles les nouveau-nés handicapés ne devraient pas recevoir de traitement susceptible de leur sauver la vie et qu'il est éthiquement admissible de les euthanasier. Il existe un écart entre les déclarations des personnes handicapées sur leur qualité de vie et les estimations des prestataires de soins de santé, connu sous le nom de « paradoxe du handicap » (par exemple, Ubel, Loewenstein, Schwarz et Smith, 2005). Le monde de la bioéthique est essentiellement un monde discursif, de débats alors que la politique et la science se situent plutôt au niveau de l’action. Mais cet accent mis sur le dialogue n’est-il pas aussi révélateur d’un nouveau mode de gouvernement qui cherche à dialoguer, faire participer plutôt qu’à surveiller et punir ? Il n’est pas anodin que ces dernières années, les néologisme « biopolitique » et « biopouvoir » inventés par Michel Foucault, pour décrire cette nouvelle forme de pouvoir qui s’intéresse aux rapports intimes des sujets à leur corps, se soient formés sur la même base que celui de « bioéthique ». Quel est donc ce « bio » qui est au cœur de nos sociétés contemporaines ? Est-ce le vivant saisi par la science avec les révolutions en matière de procréation, de fin de vie, de génétique, etc ? Sont-ce les sciences humaines et sociales qui cherchent à comprendre la vie ? Est-ce le politique voulant avoir une emprise sur les corps ? L’évolution actuelle de la bioéthique et la place de plus en plus importante que prend cette réflexion au sein du monde politique, des médias et de la société témoigne que l’enjeu est de taille et que les questions auxquelles la bioéthique cherche à répondre sont essentielles pour l’avenir de nos sociétés. Ces réponses faites par les acteurs publics constituent des choix de société fondateurs au sens où ils portent sur les valeurs que la société se donne pour fonctionner et vise à la création de normes sociales. « Dès lors que les politiques en matière de recherche et de santé publique deviennent un des points clés du lien social, nous sommes inévitablement conduits à nous interroger sur la capacité de nos institutions politiques à nous permettre d’en conserver la maîtrise et de dresser des perspectives à leur développement ». On assiste ainsi à une multiplication des instances de bioéthique. En France, le Comité consultatif national d'éthique a été créé en 1983. Il a pour mission de rendre des avis sur les problèmes éthiques que pose le progrès des sciences et des techniques. Pour la première fois, une instance pluridisciplinaire se voyait confier le rôle d’animer un débat public sur les problèmes soulevés par l’évolution des sciences et des techniques. Mais cette instance, comme son nom l’indique, n’est que consultative, et laisse le soin aux autorités compétentes de fixer les règles. Est-ce cette difficulté à conjuguer de concert l’éthique et le droit qui conduit, après 25 ans de fonctionnement, à une réflexion, voire une volonté politique, de modifier l’organisation du comité ? Il est vrai qu’existe désormais dans le paysage normatif de la bioéthique une Agence de la biomédecine dont les attributions normatives s’étendent également à la réflexion éthique. Au niveau international, le Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) du Conseil de l’Europe ou les comités international et intergouvernemental de bioéthique de l’Unesco ont une activité importante et une influence certaine sur les grandes thématiques de la réflexion bioéthique. Parallèlement, le « biodroit » se développe et l’activité législative se veut dynamique avec l’adoption en France depuis 1994 de lois dites de bioéthique (révisées une première fois en 2004, une deuxième révision devant être mise en œuvre à partir de 2009). Finalement, la volonté exprimée du président de la République laisse penser que les principes et valeurs issus des réflexions bioéthiques pourraient bientôt être inscrits au préambule de la Constitution de la , preuve que la bioéthique, déjà présente dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, est bien un enjeu politique. === Point de vue religieux === Pour les principales questions éthiques touchant à la vie, l'Église rappelle la valeur incomparable de la personne (Dignitas Personae, 2008). Dès l'origine du christianisme, la prédication apostolique a toujours enseigné aux chrétiens d'obéir aux pouvoirs publics légitimement constitués, mais elle a donné en même temps le ferme avertissement qu'« il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29). À ce titre, Michel Aupetit, archevêque de Paris, explique que l'Église n'agit pas comme « un lobby » sur les sujets éthiques mais que prendre la parole est « un devoir de conscience ». Il est ainsi des pratiques, comme l'avortement, l'euthanasie…, que l'Église considère comme des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer : « Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience ». En France, Bruno Saintôt, , expert en bioéthique auprès de la Conférence des Évêques de France, relève trois types d'enjeux pour les États généraux de la bioéthique de 2018 : des enjeux généraux de méthode, des enjeux sur la manière de considérer les valeurs et les normes relatives à la personne, des enjeux sur la manière de faire société et de se décider collectivement. En France, Pierre d'Ornellas, responsable du groupe de travail bioéthique de la Conférence des Évêques de France, propose une réflexion au moment des débats relatifs au projet de loi relative à la bioéthique de 2019. En janvier 2020, il publie une lettre ouverte au Premier ministre Édouard Philippe, lui rappelant que sa responsabilité est grande, et que le débat démocratique est vital pour l'aider à l'assumer. === Conflit d'intérêts === Selon Trudo Lemmens, bioéthicien au Centre conjoint de bioéthique de l'Université de Toronto, un conflit d'intérêts se produit lorsque le jugement professionnel quant à un intérêt premier, comme une recherche ou les soins aux patients, peut être indûment influencé par un intérêt secondaire, comme un gain financier ou le prestige personnel. Les stratégies pour faire face à ces situations incluent la divulgation du conflit, l'établissement d'un système d'examen et d'autorisation, et l'interdiction des activités qui conduisent au conflit. Cette question du conflit d’intérêts rappelle que la bioéthique est avant tout une branche de l’éthique. Deux affaires récentes témoignent du fait qu’il n’en va pas forcément ainsi, du moins dans l’esprit des dirigeants politiques: Au cours de la célèbre affaire Hwang Woo-suk, une responsable coréenne pour la bioéthique était cosignataire d’un des articles dont les données avaient été falsifiées. Elle expliqua à la revue Nature qu’elle n’avait pas contribué expérimentalement au travail et que son rôle s’était borné à donner un avis de bioéthique. Tout en acceptant l’idée qu’elle ne pouvait soupçonner la fraude, il est évident que la notion de conflit d’intérêts comme problème d’éthique lui avait échappé. On peut citer également Axel Kahn (qui fut membre du Comité consultatif national d'éthique) : en tant que président de la Commission du génie biomoléculaire, il avait émis un avis favorable à la culture des organismes génétiquement modifiés en France (et ce contre l’avis de treize des ministres de l’Environnement de la Communauté européenne). N'ayant obtenu en 1997 que l'autorisation d'importer des OGM mais pas de les cultiver, il était parti de la Commission. Quelques mois plus tard, cependant, il fut employé par Rhône-Poulenc, alors même que cette société était intéressée par son avis favorable aux OGM, puisqu'elle était impliquée dans la création d’OGM depuis dix ans (elle a été par la suite condamnée aux États-Unis à retirer de la vente son maïs transgénique pour pollution aux herbicides). == Rôle des institutions == === En Algérie === Le conseil national de l’éthique des sciences de la santé en Algérie CNESS qui a été créé, le 31 juillet 1990 et installé par le ministre de la santé et de la population, en date du 13 octobre 1996 chargé d'orienter et d'émettre des avis et des recommandations sur le prélèvement de tissus ou d'organes et leur transplantation, l'expérimentation, ainsi que sur toutes les méthodes thérapeutiques requises par le développement technique médical et la recherche scientifique. Tout en veillant au respect de la vie de la personne humaine et à la protection de son intégrité corporelle et de sa dignité, et en tenant compte de l'opportunité de l'acte médical à pratiquer ou de la valeur scientifique du projet d'essai ou d'expérimentation. La composition, l'organisation et le fonctionnement de ce conseil sont fixés par décret. === En France === L'Académie nationale de médecine peut s'autosaisir dans les domaines de la santé, mais plus volontiers sur les questions de santé publique et d’éthique médicale. Des dispositifs de réflexion éthique régionaux ont été créés dans le cadre de la loi relative à la bioéthique (Loi -800 du 6 août 2004). En tant que premier lieu de diffusion, de réflexion et de formation aux questions éthiques et sociétales de la santé, du soin, de l’accompagnement, l'Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France a été repris en 2004 comme modèle pour la création de ces dispositifs. En 2010, l’Espace éthique s’est vu confier le développement de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA) dans le cadre de la mesure 38 du Plan Alzheimer 2008-2012. En 2014, l’EREMA a été désigné pour ouvrir son champ de compétences aux maladies neurologiques dégénératives dans le cadre du Plan national MND 2014-2019. === Au Maroc === Plusieurs lois marocaines réglementent les aspects éthiques de la santé. La loi de 1999 porte sur les dons, les prélèvements et à les transplantationes d’organes et de tissus humains. == Dans la fiction == Hubert Haddad, Corps désirable (2015)
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Brive-la-Gaillarde
Brive-la-Gaillarde, couramment appelée simplement Brive, est une commune du Sud-Ouest de la France, sous-préfecture de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine. C'est la ville la plus peuplée du département. Les habitants de Brive sont appelés les Brivistes. == Géographie == Située dans le sud-ouest du département sur la Corrèze, Brive-la-Gaillarde en est la principale ville et l'une des deux sous-préfectures ainsi que le centre de l'aire urbaine de Brive et de son unité urbaine. Un pont en bois enjambait la Corrèze, dit le pont du Buis. Au XVe siècle, un pont de pierre à traversait les marais (guierles : îles marécageuses) plus proches de la cité — Au XVIIIe siècle le maire « perpétuel » de Brive, Joseph Dubois, grand voyer de France au château de Versailles, frère du cardinal Dubois, fit assécher les abords de la Corrèze, détruire le pont à et reconstruire un pont à trois arches dit le pont Cardinal, légèrement plus éloigné du centre-ville mais toujours sur la voie d'entrée Paris-Brive. === Communes limitrophes === === Relief et géologie === Le bassin de Brive est situé entre le Massif central et le Bassin aquitain (Causse corrézien). Ce bassin sédimentaire est constitué de grès, calcaires, granites et schistes qui par leur diversité enrichissent le patrimoine agricole. === Hydrographie === Brive est traversée par la Corrèze qui finit son voyage au sortir de Brive en se jetant dans la Vézère au pont autoroutier de Granges laquelle ira confluer plus loin avec la Dordogne à Limeuil. Corrèze veut dire celle qui court, en effet elle prend sa source, avec sept autres rivières, dans le plateau de Millevaches (la partie la plus haute de la Corrèze autour de 900 m), alors que Brive se trouve dans la partie la plus basse environ 110 m d'altitude. Le ruisseau de Planchetorte rejoint la Corrèze en rive gauche à Brive, le long de l'autoroute A20. === Distance des plus grandes villes françaises === === Voies de communication et transports === ==== Voies routières ==== Brive-la-Gaillarde est desservie par l'A20 (reliant Vierzon à Montauban sur le grand axe Paris-Toulouse), avec 3 sorties : 49, Brive-est ; 50, Brive-centre et 51, Brive-ouest (dans le sens Paris-Toulouse), et par l'A89 (reliant Bordeaux à Lyon). Les routes départementales D1089, permettant de se rendre à Ussel, et D6089, permettant d'aller à Périgueux, desservent Brive. Elles représentent l'ancienne route nationale 89, déclassée en 2005. Un contournement nord, en partie en 2×2 voies, a été aménagé, entre la sortie 49 de l'A20 et l'est de l'agglomération. ==== Transports en commun ==== ===== Avion ===== L'aéroport de Brive-Souillac, qui a pris la relève de celui de Brive-Laroche (code AITA : BVE), est opérationnel depuis juin 2010. Il permet de desservir Paris-Orly, Londres Stansted, Porto et Ajaccio. De nombreux vols charters (vols vacances) sont également opérés chaque année (Andalousie, Crête, Italie, Monténégro, Malte…). L’objectif de l’aéroport est de passer à en 2022. ===== Train ===== La gare de Brive-la-Gaillarde assure des liaisons : régionales : Brive-Tulle-Ussel, Ligne 621000 Brive-Uzerche-Limoges, Ligne 590000 Brive-Objat, Ligne 613000 l'ancienne ligne qui menait à Limoges par Saint-Yrieix a été fermée à la circulation entre Objat et Saint-Yrieix. interrégionales vers : Périgueux-Bordeaux, Montauban-Toulouse-Cerbère, Ligne 590000 Aurillac, Clermont-Ferrand, Rodez ; nationales : ligne Paris-Toulouse, La gare de Brive est la plus importante du département et la deuxième du Limousin derrière celle de Limoges. Le projet très controversé de LGV Poitiers - Limoges, définitivement abandonné en 2017, devait mettre théoriquement Brive à moins de de Paris-Montparnasse. ===== Bus ===== Le réseau de transport en commun Libéo fonctionne toute l'année. Il est géré et exploité par la société Transdev Brive (faisant partie du groupe Transdev). Il comporte plusieurs lignes urbaines desservant Brive, Saint Pantaléon de Larche et Ussac () : 11 lignes en semaine ; 1 navette gratuite de la Communauté d'agglomération pour relier L'espace des Trois Provinces / Cinéma au centre-ville. ===== Transport routier ===== Réseau Réseau interurbain de la Corrèze ==== Infrastructures cyclables ==== Brive-la-Gaillarde possède un réseau cyclable en extension, comprenant quelques pistes cyclables séparées de la route, la majeure partie du réseau restant des bandes cyclables sur voirie (dans le sens et en contresens de la circulation). Une assez grande partie de la ville a adopté la zone limitée à 30 km/h, garantissant une circulation cycliste à double sens même dans les rues à sens unique. Une Voie verte, dont le dernier tronçon en ville a été achevé en 2020, permet de traverser l’agglomération selon un axe est-ouest. Cette Voie verte relie ainsi Gare d’Aubazine (à l’est) à Saint Pantaléon de Larche (à l’ouest). L'agglomération de Brive a mis en place en 2023 un système de vélos électriques en libre-service : Velibeo. 90 vélos sont ainsi proposés à la location sur 19 bornes, à Brive et dans certaines communes voisines. La commune de Brive s’est engagée à suivre un plan vélo établi en 2019, et la mairie est régulièrement en relation avec l’association Brive Ville Cyclable. === Climat === Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique aquitain. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022. == Urbanisme == === Typologie === Au , Brive-la-Gaillarde est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Brive-la-Gaillarde, une agglomération inter-départementale dont elle est ville-centre. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est la commune-centre. === Occupation des sols === L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (45,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (39,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,8 %), forêts (26 %), prairies (17,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui). === Quartiers === La commune est découpée en 16 quartiers (de Q1 à Q16). On distingue souvent 5 secteurs : Rocher Coupé, Breuil, Malecroix : au sud de la ville, secteur résidentiel peu peuplé et comprenant de nombreux espaces verts ; Centre-ville, Champanatier, Pont Cardinal : au cœur historique de la ville, secteur assez peuplé et prisé, bien végétalisé avec de nombreux parcs publics et privés ; Chapélies, Garenne Verte, Lacan, Migoule : au nord de la ville, assez densément peuplé. On y retrouve le centre hospitalier ; Pont de la Bouvie, Gaubre, Estavel, Tujac : très peuplé, dans la partie ouest de la ville, secteur composé de pavillons résidentiels comme de logements sociaux. Quartier prioritaire, Tujac rassemble près de . On y retrouve la gare SNCF, le parc des Perrières et l’IUT ; Bouquet : au sud ouest de la ville, quartier calme et verdoyant. === Risques majeurs === Le territoire de la commune de Brive-la-Gaillarde est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à trois risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle. ==== Risques naturels ==== La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Tulle-Brive, regroupant concernées par un risque de débordement de la Corrèze et de la Vézère (17 dans la Corrèze et trois dans la Dordogne), un des qui ont été arrêtés le 11 janvier 2013 sur le bassin Adour-Garonne. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1000 ans, qui met en défaut tout système de protection). La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2001, 2010, 2016 et 2018. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 54,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 8215 sont en aléa moyen ou fort, soit 63 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM. Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2011, 2018, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1995 et 1999. Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic, une ligne de chemin de fer et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence. La commune est en outre située en aval du barrage de Monceaux la Virolle, un ouvrage de classe A situé en Corrèze et disposant d'une retenue de de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage. ==== Risque particulier ==== Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Brive-la-Gaillarde est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif. == Toponymie == === Attestations anciennes === Le nom Brive est attesté sous la forme Briva Curretia au IVe siècle, dès le VIe siècle sous la forme latinisée Brivae. === Étymologie === Il est issu du terme briva (autrement noté brīuā) et signifie « pont » en langue gauloise. Il existe de nombreux Brive et en France, ainsi que Brèves. On note également de nombreux composés, dont les plus connus sont Samarobriva « pont sur la Somme », ancien nom d'Amiens et Briva Isaræ (IVe siècle) ancien nom de Pontoise. Le nom de la ville en occitan est Briva la Galharda. Brive est dite « gaillarde » parce que fortifiée (Galia désignant la force en gaulois) et ce, au moins depuis le XIVe siècle. === Gentilé === Autrefois les Brivistes étaient appelés Brivois. Les Brivistes étaient alors ces Brivois qui « montaient » à la capitale ou plus communément les Brivois établis hors de Brive. Petit à petit la dénomination « briviste » a pris le dessus pour devenir officielle. Les Brivistes sont surnommés par un sobriquet, les Coujous, mot occitan désignant une citrouille, dénomination taquine. Ce surnom est un peu tombé en désuétude. Il aurait deux origines possibles : le clocher de la première collégiale romane aurait été couvert d'un bulbe (à la façon des églises orthodoxes) en tuiles rouges, lui donnant l'apparence d'une citrouille. La deuxième origine proposée est que les habitants de la ville auraient jeté des citrouilles du haut des remparts pour se défendre d'une attaque. . == Histoire == === Préhistoire === La vallée de Planchetorte, un site inscrit au sud de Brive, est un haut-lieu de la Préhistoire comparable au site des Eyzies ; aucune autre région triasique n'offre une concentration d'habitats préhistoriques aussi importante. Elle comprend entre autres la grotte de Font-Robert et la grotte de Font-Yves qui ont chacune donné leurs noms à deux types de pointe. D'autres grottes y ont été découvertes seulement récemment, comme la grotte Bouyssonie en 2005. La grotte de Bassaler est l'un des 23 sites à burins du Raysse connus en 2011, dont 5 se trouvent dans la vallée ou alentours proches : le Raysse, les Morts, Pré-Aubert et Bouyssonie. La grotte de Chanlat, découverte en 1924 par l'abbé Bardon a livré deux couches d'Aurignacien et des pierres gravées aurignaciennes types : ours gravé sur une face et mammouth sur l'autre, et « une plaquette de schiste présentant les traces de la silhouette d'un ours ou d'un rhinocéros ». Noter aussi, dans la vallée de la Courolle au sud-ouest de Brive, la grotte du Bos del Ser et la grotte Dufour. === Antiquité === Brive fut d'abord un point de franchissement de la Corrèze, comme l'atteste son toponyme gaulois Briva (ou Briua) « pont ». Le pont primitif fut ensuite remplacé par un pont romain (pont du Bouy) conçu pour un itinéraire allant de Lugdunum (Lyon) à Burdigala (Bordeaux) par la vallée de la Corrèze. Cet itinéraire croisait un axe nord-sud qui reliait Limonum (Poitiers) à Divona Cadurcorum (Cahors). Une modeste bourgade, un vicus émergea, attestée par les vestiges d'ateliers de potiers très actifs. === Haut Moyen Âge === La localité fut christianisée au Ve siècle par Martin de Brive, dit Martin l'Espagnol, martyrisé en 407, sur la tombe duquel , évêque de Limoges, construisit une basilique à la fin du Ve siècle. Au VIe siècle, elle fut le théâtre d'une révolte des notables d'Aquitaine qui, refusant de tomber sous la coupe du roi d'Austrasie aidé par son oncle Gontran, roi de Bourgogne, se réunirent à Brive et portèrent sur le pavois Gondovald, un bâtard de Clotaire, lui-même fils de Clovis, en 584. Mais ce « roi de Brive » fut assassiné en 585 à Saint-Bertrand-de-Comminges. La basilique fut incendiée en 584 par l'armée de Gontran Boson et le Limousin, rattaché à l'Austrasie. Saint Ferréol, évêque de Limoges, fit reconstruire la basilique et s'appuya sur une communauté de chanoines pour la diffusion de l'Évangile. Vers l'an mil, Brive était devenue un bourg canonial avec la collégiale Saint-Martin et doté de plusieurs lieux de culte : église Saint-Pierre, église Saint-Sernin === Moyen Âge central === Au XIe siècle, Brive, située à la jonction des vicomtés de Limoges, de Comborn et de Turenne, avait pour seigneur l'évêque de Limoges. Les barons de Malemort possédaient des droits justiciers à Brive. Les chanoines de la collégiale Saint-Martin adoptèrent la règle de saint Augustin au XIe siècle et reconstruisirent la collégiale Saint-Martin. Un de ses prieurs, Hélie de Malemort, fut archevêque de Bordeaux entre 1188 et 1207. La ville qui s'étendait sur trois hectares, était protégée par une enceinte percée de quatre portes. À partir du XIIe siècle, se développèrent des faubourgs hors des murs, de part et d'autre des voies d'accès. Mais la ville ne comportait pas de château car sa protection était assurée par les seigneurs de Malemort et les vicomtes de Turenne. En 1183 ; la ville résiste à un siège mené par des bandes mercenaires payées par le vicomte de Limoges et le vicomte de Turenne. Cette protection et la complexité du partage des droits seigneuriaux se sont avérés pesantes ; les bourgeois, entraînés par la vague d'émancipation urbaine générale, obtinrent le consulat, que confirma en 1225. Vers 1226, les cordeliers s'installent à Brive après Limoges, en 1223. Leur implantation a été aidée par les vicomtes de Turenne qui s'y font enterrer depuis 1275. Ils sont suivis par les dominicains qui s'établissent à Brive en 1261. Leur couvent est construit à partir de 1265, et l'église est terminée en 1275. Leur installation a été aidée par les barons de Malemort. En 1341, pour respecter l'ordre du roi, les quatre consuls de Brive entreprirent la construction d'une grande enceinte qui quintupla l'espace enclos ; l'ampleur des travaux valut à la cité le surnom de « gaillarde ». Par le traité de Brétigny du 8 mai 1360, Brive, qui appartient à l'Aquitaine, devint anglaise et le demeura jusqu'à la rupture du traité et la reprise de la guerre, neuf ans après. Pour payer la solde de ses troupes, le roi imposa au Limousin un fouage de un franc par feu pendant cinq ans. Seigneurs et bourgeois envoyèrent une députation auprès du roi , qui accepta les hommages. En mai 1369, le roi de France envoya une armée en Limousin commandée par son oncle Jean de Berry. La cité de Limoges ouvrit ses portes. L'armée anglaise commandée par Robert Knott dans le Nord de la France obligea Jean de Berry à quitter le Limousin. Le Prince Noir décida de reprendre Limoges. Il le fit en massacrant 3000 hommes, femmes et enfants. Quand, en 1374, une armée française commandée par le duc d'Anjou se présenta devant Brive, le souvenir de ce massacre entraîna la ville à ne pas accepter de lui accorder de secours en prétextant qu'elle était sujette du roi d'Angleterre. Peu de temps après une armée anglaise de commandée par Jean de Gand, duc de Lancastre, se présenta devant Brive. Sur le conseil du consul Baudran, la ville lui ouvrit ses portes le . === Bas Moyen Âge === Le 22 juillet 1374, c'est une armée française commandée par Louis d'Anjou avec le duc de Bourbon qui se présenta devant les murs de Brive. La ville qui avait refusé d'ouvrir ses portes fut attaquée et prise. Brive fut privée de son consulat et de tous ses privilèges et immunités. finit par lui accorder sa grâce, et la ville resta désormais fidèle à la couronne. En 1463, fut accueilli dans la liesse. Au XIVe siècle, la ville est entourée d’une enceinte hérissée de tours. On entre alors en ville d’un côté par une porte, de l’autre par un pont. Le pont fournit le nom de « Brive » (briva — autrement noté brīuā — et signifie « pont » en langue gauloise) et l'aspect fortifié avec enceinte hérissée de tours celui de « Gaillarde » (Galia désignant la force en latin). === Époque moderne === ==== Guerres de religion ==== Au XVIe siècle la ville de Brive est une co-seigneurie des barons de Malemort, vassaux des évêques de Limoges, et des vicomtes de Turenne. Les barons de Malemort possèdent une partie de Brive depuis le XIIe siècle. En 1581, Jean de Saint-Chamans-Longueval, veuf d'Anne de Malemort, vend la baronnie de Malemort pour à François de Noailles, tuteur de son neveu Henri de Noailles. Les Noailles sont des vassaux des vicomtes de Turenne et vont chercher à sortir de cette dépendance en se rapprochant du roi et en achetant plusieurs seigneuries autour de Brive. Le vicomte de Turenne est alors Henri de La Tour d'Auvergne. Il s'est enfui de la cour en 1573, en même temps que le duc d'Alençon et les malcontents. Ayant gagné sa vicomté, il la trouve tenue par des bourgeois protestants. Il se convertit au protestantisme en 1575. Cependant, bien que second d'Henri de Navarre depuis 1576 avec Condé, il ne participe pas à la prise de Brive par Geoffroy de Vivans en septembre 1577. Le couvent des Cordeliers est alors incendié. Les dominicains quittent leur couvent qui se trouvait en dehors de la ville après son démantèlement et s'installent près de la chapelle Saint-Libéral. La ville est menacée en 1585. Les pierres du couvent des Cordeliers servent pour renforcer les remparts. Brive est au contact de la vicomté de Turenne tenue par les protestants et avec les terres tenues par les Noailles, catholiques. En 1587, Edme de Hautefort, gouverneur du Limousin, ligueur ami des Guise, et le consul de Brive Jean Maillard combattent les protestants occupant les bourgs proches de Brive. À la fin de l'année 1587, le pays autour de Brive est infecté par la peste. Le , Edme de Hautefort fait prêter un serment de fidélité à la Sainte Ligue par les habitants de Brive. Brive apprend le l'assassinat du roi . Brive se débarrasse d'Edme de Hautefort et reçoit , comte de La Voulte, comte puis duc de Ventadour, gouverneur du Limousin en 1571 avant d'être nommé en 1578 gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais (son fils Anne de Lévis a été nommé gouverneur du haut et bas Limousin après la mort de son père, en 1591). Une conférence est organisée pour le repos public dans le Bas-Limousin. En 1590, Brive reçoit Henri de La Tour d'Auvergne. Le , des ligueurs attaquent trois portes de la ville mais ils sont repoussés. Ce sera le dernier épisode des guerres de Religion à Brive. La ville est restée catholique au sein d'une région acquise à la Réforme. La cité est récompensée de sa fidélité au roi en obtenant en 1551 le siège d'un présidial. ==== ==== Aux , la ville connut une grande prospérité, à laquelle contribua le Briviste Guillaume Dubois, précepteur de Philippe d'Orléans, puis Premier ministre. Son frère Joseph, maire perpétuel de Brive, devenu directeur général des ponts et chaussées de France entre 1723 et 1736, fit construire le pont Neuf (l'actuel pont Cardinal) et de nouveaux hôtels particuliers, aménagea des boulevards et les faubourgs, assainit les marécages de la Guierle, détruisit les remparts. Son fils restaura la collégiale. Après les guerres de Religion, les dominicains reconstruisent leur église avec les pierres de l'église Saint-Barthélemy-du-Buys qui leur ont été données par le prieur du Buys, Jean de Fieux. Au XVIIIe siècle, il n'y a plus que 3 ou 4 religieux dans le couvent. En 1607, les ursulines sont installées à Brive par Antoine de Lestang (1541-1617), second président du parlement de Toulouse puis conseiller d'État en 1600. Les ursulines vont assurer l'éducation de nombreux élèves. En 1613, l'évêque de Limoges Raymond de La Marthonie (1618-1627) pose la première pierre de l'église des Récollets. La famille de Noailles devient le patron du couvent. Charles de Noailles, évêque de Saint-Flour, et son frère François, duc de Noailles, traitent avec Germain Chauveron, gardien des récollets. Ils obtiennent le droit de mettre leur tombeau dans le chœur ou la nef. Antoine de Fieux, syndic des récollets, reconnaît en 1704 que les Noailles sont les patrons et les fondateurs du couvent. En 1724, ils obtiennent un terrain qui longe le rempart. La générosité d'Antoine de Lestang est à l'origine de la fondation du collège des Doctrinaires, tenu par les prêtres de la doctrine chrétienne, qui fonctionna de 1619 à 1790. Les bâtiments du collège ont été construits entre 1659 et 1671. L'aile gauche est agrandie en 1674 après l'achat d'une maison. Le collège a été une pépinière d'hommes illustres, comme le cardinal Dubois, le jurisconsulte Jean-Baptiste Treilhard ou le médecin Georges Cabanis. Il est devenu un collège de garçons de 1803 à 1887, puis de filles de 1888 à 1947. L'ancien collège des Doctrinaires est transformé en hôtel de ville de Brive en 1974. Le couvent des Cordeliers est reconstruit au milieu du XVIIe siècle. En 1674, l'hospice Dubois, ou hospice général, est construit à la sortie sud de la ville, près de la porte des Frères. Néanmoins, malgré cet essor, la ville, très peu industrialisée, ne comptait à la veille de la Révolution qu'une seule fabrique de tissu, la manufacture Le Clère, qui occupait quelque deux cents ouvriers. === Époque contemporaine === ==== XIXe siècle ==== La Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France a obtenu en 1853 la réalisation des lignes de chemin de fer traversant le Massif central, et en particulier la liaison entre Lyon et Bordeaux. Le Grand Central doit construire la ligne reliant Périgueux et le Lot, à Capdenac. Le marché de construction de la ligne est passé le avec l'entreprise des frères Hunebelle. Le tronçon de 72 km entre Périgueux et Brive est inauguré le . Entretemps, par le traité du 11 avril 1857, cette partie du réseau du Grand Central est devenue une ligne de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Le tronçon de 97 km entre Brive et Capdenac est inauguré le 10 novembre 1862. Brive est alors en relation avec Paris depuis l'ouverture de la ligne Limoges-Périgueux le , et avec Toulouse avec l'inauguration de la ligne Montauban-Capdenac, le . Modeste chef-lieu d'arrondissement au début du XIXe siècle, Brive se développa à partir de 1860, grâce à l'arrivée du chemin de fer. Son site, préféré à celui de Tulle pour des raisons topographiques et économiques, devint le centre ferroviaire d'une étoile à six branches. Le train arriva à point nommé, après le phylloxera qui avait détruit le vignoble régional. Il entraîna la spécialisation du bassin de Brive dans la production légumière et fruitière. Cet essor agricole induisit la création d'autres établissements : conserveries, confitureries, fabriques de liqueurs et, pour le conditionnement, vanneries, papeteries et fabriques de bois. Après l'arrivée du chemin de fer, la municipalité de Brive commence à être prise d'une activité urbanistique pour améliorer la circulation à l'intérieur de la ville en ouvrant de larges routes droites en détruisant les vieilleries sous le prétexte de salubrité publique et d'hygiénisme. ==== XXe siècle ==== Depuis 1907, Brive abrite le d’infanterie dit le régiment des « bisons ». Capitale régionale de la Résistance en tant que siège des principaux mouvements (Armée secrète et Mouvements unis de la Résistance) et réseaux (S.R. Alliance, Special Operations Executive…), Brive-la-Gaillarde est la première ville de la France occupée à se libérer par ses propres moyens le 15 . Elle recevra à ce titre la croix de guerre 1939-1945. C'est à Brive également que dès le , Edmond Michelet distribue un tract appelant à la résistance contre l'envahisseur nazi. Le 11 novembre 1942, à l'appel de la Résistance, une manifestation est organisée pour protester contre l'arrivée des troupes allemandes dans la ville. Signe d'une influence communiste importante dans la région, l'actuelle avenue de Paris, artère principale remontant du pont Cardinal jusqu'au bas de la rue Toulzac, dans le prolongement de la collégiale Saint-Martin, a un temps porté le nom d'avenue du Maréchal Staline. Le parti communiste se réorganise, dès juillet-août 1940. Germain Auboiroux, Gaby Lhomond-Goudoux, Robert Delord et Paul Peyraud impulsent sa reconstitution. À partir de 1941, la résistance communiste s'organise autour du café "Le Verdanson" possédé par Roger Lescure et son épouse. == Politique et administration == === Tendances politiques et résultats === Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de Brive-la-Gaillarde sont les suivantes : ==== Récapitulatif de résultats électoraux récents ==== === Administration municipale === La population de la commune étant comprise entre 40000 et au recensement de 2014, quarante-trois conseillers municipaux ont été élus en 2014. === Liste des maires === Frédéric Soulier (LR) est le maire de Brive-la-Gaillarde depuis 2014, il est réélu le 26 mai 2020 par le conseil municipal. Il succède à Philippe Nauche (PS). === Politique de développement durable === La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2010. === Découpage administratif === De 1790 à 1951, la commune était intégralement incluse dans le canton de Brive, devenu canton de Brive-la-Gaillarde. De 1951 à 1982, la commune a été scindée entre le canton de Brive-la-Gaillarde-Nord et le canton de Brive-la-Gaillarde-Sud. De 1982 à 2015, Brive-la-Gaillarde est chef-lieu de cinq cantons qui divisent son territoire communal : le canton de Brive-la-Gaillarde-Centre ; le canton de Brive-la-Gaillarde-Nord-Est ; le canton de Brive-la-Gaillarde-Nord-Ouest ; le canton de Brive-la-Gaillarde-Sud-Est ; le canton de Brive-la-Gaillarde-Sud-Ouest. À la suite du redécoupage cantonal de 2014 en France, ces cinq cantons disparaissent en 2015 et la ville est divisée en quatre nouveaux cantons : le canton de Brive-la-Gaillarde-1 ; le canton de Brive-la-Gaillarde-2 ; le canton de Brive-la-Gaillarde-3 ; le canton de Brive-la-Gaillarde-4. === Instances judiciaires et administratives === ==== Sous-préfecture ==== La sous-préfecture de Brive-la-Gaillarde est située boulevard Jules-Ferry. ==== Justice ==== Tribunal judiciaire, au Palais de justice, 2 boulevard du Maréchal-Lyautey ; Conseil des prud'hommes de Brive-la-Gaillarde, 6, rue Saint-Bernard. === Jumelages === Au 2 mars 2022, Brive-la-Gaillarde est jumelée avec : ; ; , capitale européenne de la culture en 2012 ; ; ; ; ; ; ; Par ailleurs, depuis 1998, la commune a signé plusieurs contrats de partenariat avec la commune de Sikasso au Mali. == Population et société == === Démographie === ==== Enseignement ==== ===== Collèges ===== ====== Établissements publics ====== collège Jean-Lurçat ; collège Jean-Moulin ; collège d'Arsonval ; collège Georges-Cabanis ; collège Maurice-Rollinat ; SEGPA (section enseignement général professionnel adapté). ====== Établissements privés ====== école et collège Bossuet ; école Jeanne-d'Arc ; école et collège Jean-Baptiste-de-La-Salle. école Notre-Dame. ===== Lycées ===== ====== Établissements publics ====== lycée d'Arsonval, bâti entre 1884 et 1886 ; lycée général, technologique et professionnel Georges-Cabanis ; lycée général, technologique et professionnel Simone-Veil ; lycée technique Lavoisier. ====== Établissements privés ====== lycée Bossuet ; lycée technique Bahuet. ===== Enseignement supérieur ===== L'université de Limoges dispose d'un campus à Brive-la-Gaillarde : IUT génie électrique et informatique industrielle ; IUT gestion des entreprises et des administrations ; faculté des sciences et techniques des activités physiques et sportives STAPS : département sciences du sport ; Centre juridique de Brive de l'université de Limoges : capacité et licence de droit ; école de gestion et de commerce de la Chambre de commerce ; Institut briviste supérieur d'administration et de commerce (IBSAC) pour les formations niveau BTS ; XLIM institut de recherche de l'université de Limoges au pôle universitaire ; école de soins infirmiers ; formations post-bac dans les lycées Georges-Cabanis, Danton et Marguerite-Bahuet. === Vie culturelle === ==== Conservatoires ==== Conservatoire de Brive-la-Gaillarde : conservatoire municipal de musique, danse et théâtre ; Centre municipal d'arts plastiques : centre pour l'apprentissage, la découverte et la pratique du graphisme, du modelage. Le centre possède une section particulière pour préparer le concours d'entrée des écoles nationales d'enseignement artistique. ==== Médiathèque ==== La ville de Brive-la-Gaillarde a créé une médiathèque dans l'ancien hôtel de ville, place Charles-de-Gaulle, et développé un réseau de lecture publique. ==== Archives ==== Le service des archives conserve les documents concernant l'histoire de Brive et son bassin de 1207 à nos jours. Installé depuis 2006 dans l'ancien logis des clarisses, le service accueille scolaires et grand public dans la découverte du patrimoine de Brive. ==== Manifestations et festivités ==== la Foire du livre, est l'une des manifestations culturelles les plus importantes de l'année, le second évènement littéraire français après le Salon du livre de Paris selon la mairie. La Foire est l'occasion de la remise du prix de la langue française. Elle réunit chaque année des centaines d'auteurs touchant à tous les genres littéraires. Jean d'Ormesson était le président lors de la première manifestation, en 1982. En 2008, c'est Frédéric Beigbeder qui était aux commandes, marquant la volonté municipale de renouvellement et de rajeunissement de cet évènement majeur de la rentrée littéraire. Chaque année, la Foire est ponctuée de spectacles, rencontres, lectures et autres expositions qui ont attiré quelque et en 2005. Antoine Gallimard était le président pour la Foire 2011, Erik Orsenna en 2012 et l'édition 2013 fut présidée par Alain Mabanckou. prix 12/17 Brive-Montréal ; les Orchestrades universelles sont organisées chaque année, au mois d'août. Environ du monde entier âgés de et adeptes de tous les types de musique, se retrouvent et organisent pour l'occasion une soixantaine de concerts gratuits dans de grands lieux historiques, rues et autres salles de spectacles de Brive et de l'agglomération. Les Orchestrades sont provisoirement interrompues. La ville est rentrée dans le Livre des records en 1993 avec un concert qui a regroupé plus de et chanteurs lors des Orchestrades universelles. Depuis le record d'un orchestre de musiciens amateurs a été battu par le Canada au début des années 2000 avec plus de 6000 musiciens ; le Festival de la Vézère est un festival de musique classique qui se déroule chaque été, pendant les mois de juillet et août, à Brive et sur tout le département de la Corrèze depuis . Il réunit plus de et accueille des artistes de renommée internationale : Barbara Hendricks, Philippe Jaroussky, Chœur Accentus, Yuri Bashmet, Teresa Berganza, Abdel Rahman El Bacha, Hélène Grimaud, Patricia Petibon, Vivica Genaux, Simone Kermès, Valer Sabadus, Concerto Köln… Le Festival a animé depuis 1981 plus de depuis et s’ouvre régulièrement vers de nouveaux lieux du patrimoine ; la ville organise, en partenariat avec la Société des réalisateurs de films, le Festival du cinéma de Brive - Rencontres du moyen métrage au cinéma Rex à l'issue duquel sont remis le grand prix du festival, le prix du jury, deux mentions et un prix du public ; en été « Brive Festival », aujourd'hui propriété du groupe Vivendi, est devenu un vrai festival, grâce à des musiciens très divers (jazz, rock…) et des danseurs ethniques venant de toutes cultures ; « Les Cafés de l'été », tout l'été, des groupes connus ou moins connus, de toutes sortes de musique, font leur spectacle dans les bars de Brive et des environs ; le Festival de l'élevage se propose d'importer « la campagne » au cœur de la ville et de renouer avec la tradition des vraies foires d'autrefois. Le Festival de l'élevage est ainsi la seconde manifestation agricole de France après le Salon de l'agriculture à Paris ; 4 Foires Grasses en hiver (foires où sont primées foies gras et truffes) les samedis de décembre, janvier, février, mars et foire aux chapons le de décembre ; en 2006, la ville de Brive a obtenu le label « Ville amie des enfants » décerné par l'UNICEF, grâce à l'initiative de son conseil municipal des jeunes ; Festival du cinéma de Brive : rencontres européennes du moyen métrage qui ont lieu en avril. ==== Musées ==== musée Labenche ; Centre et musée Edmond-Michelet. ==== Centre d'art contemporain ==== . ==== Société savante ==== Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze fondée en 1878. ==== Danse ==== La ville de la Compagnie Hervé-Koubi. ==== Théâtre ==== théâtre municipal, 1, avenue de Paris ; théâtre de la Grange, 12, rue René Glangeaud. ==== Musique ==== Brive est la ville d'attache de la Camerata vocale de Brive, ensemble vocal dirigé par Jean-Michel Hasler et constitué d'un chœur professionnel, l'Ensemble Chronochromie, d'un chœur amateur et du Jeune Chœur du Limousin, et proposant de nombreuses activités pédagogiques en lien avec le conservatoire à rayonnement départemental de la ville. La Camerata vocale de Brive possède une discographie importante et s'est produite avec ses trois composantes dans les plus grands festivals français et européens. Son directeur a en outre reçu le prix de l'Académie des beaux-arts en 1992. L'ensemble vocal de Brive, dirigé par le compositeur et chef de chœur Christophe Loiseleur des Longchamps, est le chœur le plus ancien de cette ville. Fondé en 1965 par Henriette Cassaing (1942-2017), il produit chaque année un programme avec orchestre sur les messes, requiems ou oratorios du répertoire occidental. Il est constitué, selon les années, de 50 à 80 choristes et travaille avec des solistes invités de réputation nationale ou internationale. La commune a mis en place des studios, permettant aux musiciens de pouvoir jouer et créer dans des conditions quasi professionnelles. Le Festival de la Vézère, festival de musique classique, se déroule chaque été à Brive et sur tout le département de la Corrèze depuis . Il réunit plus de et accueille des artistes de renommée internationale : Barbara Hendricks, Philippe Jaroussky, Chœur Accentus, Yuri Bashmet, Teresa Berganza, Abdel Rahman El Bacha, Hélène Grimaud, Patricia Petibon, Vivica Genaux, Simone Kermes, Valer Sabadus, Concerto Köln... ===== Chansons ===== Georges Brassens a écrit une chanson humoristique dont l'action se déroule au marché de Brive-la-Gaillarde (Hécatombe). Pour rendre hommage à l'artiste, la halle centrale de Brive, place de la Guierle, porte son nom. Dans la chanson « Quand les andouilles voleront », Georgius indique qu'Onésime Dumou, est natif de Brive-la-Gaillarde ==== Cinémas ==== Méga CGR Brive : composé de neuf salles équipées numérique et 3D et inauguré le , il remplace les deux anciens cinémas CGR Rex et CGR Splendid ; Le Rex : composé de trois salles, il est labellisé « art et essai » et cinéma de recherche. Le bâtiment, construit dans les années 1930 dans le style paquebot, est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. ==== Gastronomie ==== la moutarde violette de Brive, faite à base de moût de raisin ; l'origine de cette moutarde remonte au moins au XIVe siècle lorsque le pape corrézien Clément , frère du vicomte de Turenne, fit venir en Avignon, le moutardier de Turenne près de Brive ; les divers cafés torréfiés par la Maison Bogota ; la liqueur de noix, le pays de Brive étant à 100 m d'altitude c'est une région de noyers. Les distilleries de Brive se font livrer les noix des environs bénéficiant de l'AOC « noix du Périgord ». Les noix sont ramassées vertes, « en lait ». Elles sont ensuite pressées, donnant un jus vert astringent que l'on additionne de sirop de sucre ; le vignoble du pays de Brive a été détruit par le phylloxéra à la fin du XIXe siècle ; le foie gras : tous les ans en hiver ont lieu quatre Foires grasses, où sont primés les plus beaux foies, les plus belles oies et une foire aux chapons. Cependant, on trouve ces produits sur le marché de Brive, sous la halle Brassens, tous les samedis matin en hiver. Avant de gaver les oies au maïs, on les gavait au blé et aux figues. Aujourd'hui il est courant de trouver sur les marchés des figues farcies au foie gras ; la truffe : dès que l'on quitte Brive vers le sud, on arrive sur un sol calcaire propice à la récolte de la truffe, en particulier en hiver, la Truffe noire Tuber Melanosporum. la maison Denoix, fondée en 1839, produisant le « Quinquinoix », la « Suprême Denoix » et la « Moutarde Violette de Brive », a reçu en 2007 le label d'État « Entreprise du Patrimoine Vivant ». === Sports === Ville la plus sportive de France en 1989 (). ==== Clubs ==== Parmi les clubs sportifs de la ville, il faut distinguer le CA Brive, club omnisports disposant d'une section rugby à XV, devenue championne d'Europe en 1997, notamment sous l'impulsion de son président Patrick Sébastien. La section Volley joua le championnat de PRO B pour la saison 2008-2009. Le principal club de football de la ville est l'ESA Brive, parvenu en quart de finale de la coupe de France en 2004. Le lac du Causse, qui dépend de la ville de Brive, a accueilli le du monde universitaire d’aviron (sport) en septembre 2004 et a été désigné par le congrès de la Fédération internationale des sociétés d’aviron pour organiser le championnat du monde junior d’aviron en 2009, préféré à celui des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996. L'équipe féminine du club de Brive Triathlon de la discipline. En 2005, Juliette Bénédicto, sociétaire de ce club, est devenue championne du monde juniors à Madère. Le Handball Brive Corrèze est un club de handball français qui a évolué en championnat de France garçons de moins de 18 ans pendant les saisons 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. Les seniors masculins ont accédé à la Nationale 3 en 2011-2012. Les seniors filles ont joué en championnat de France N2 pendant la saison 2000-2001. Le Brive Hockey Club Brive a participé en 2009 à Intervilles. L'équipe briviste composée de 15 gaillardes et gaillards a rencontré Valenciennes à Amnéville le 28 juin 2009 et l'émission a été diffusée le 12 août sur France 3. ===== Stades ===== stade Amédée-Domenech ; stade d'athlétisme Georges-Lapeyre ; stade André-Pestourie, avenue du 18-Juin ; stade Gaëtan-Devaud, rue Léonce-Bourliaguet ; stade nautique de la ville de Brive ; base nautique ; golf municipal de Brive Planchetorte. === Garnisons === Unités militaires ayant été en garnison à Brive : d'infanterie, 1906 ; d'infanterie, depuis 1907. === Médias === ==== Presse locale ==== La Montagne Brive ; Brive mag', magazine municipal d'information. ==== Radios locales ==== Plusieurs radios locales sont proposées à Brive : Virgin Radio Limousin (88.1 FM) : programme local de Virgin Radio réalisé depuis Brive. Elle propose des flashs d'informations locales et des programmes locaux ; RCF Corrèze (91.4 FM) : radio locale du Diocèse de Tulle. Il y a aussi un studio dans Brive ; Chérie FM canal 19 (92.1 FM) : antenne locale de Chérie FM dans la Corrèze à la suite du rachat de Canal 19 ; Radio Grand Brive (94.3 FM) : radio associative basée à Objat. Avant janvier 2012, elle s'appelait « Canal Bleu » ; Bréniges FM (95.6 FM) : radio associative historiquement Malemortoise basée à Brive se trouvant 8 Rue Fernand Delmas ; RFM Corrèze (96.2 FM) : antenne locale de RFM pour Brive et Tulle (96.3 FM). Elle a commencé à émettre récemment dans le Lot ; Sud Radio a une fréquence sur Brive, le 97.8 FM ; France Bleu Limousin est présente à Brive sur la fréquence 100.9 FM ; Totem, une des principales radios commerciales de la région Occitanie émet à Brive sur 102.4 FM avec un bureau local au 65, boulevard Henri-de-Jouvenel. ==== Télévision locale ==== La chaîne publique France 3 Limousin, antenne locale de France 3 Nouvelle-Aquitaine, est présente à Brive grâce au site TDF de Lissac-sur-Couze et au site Towercast de l'impasse du Tilleul. Elle a un bureau local à Brive, au 18 rue Marcellin Roche. La chaîne privée Télim TV émettait à Brive depuis les mêmes émetteurs que France 3 Limousin et les autres chaînes de la TNT. Le 25 novembre 2016, elle cesse d'émettre à la suite d'une liquidation judiciaire. === Cultes === ==== Églises catholiques ==== Collégiale Saint-Martin. Église Saint-Sernin. Église Saint-Thérèse des Chapélies. Église Saint-Paul de Rivet. Église du Sacré-Cœur des Rosiers. Église Notre-Dame-de-Lourdes d'Estavel. Sanctuaire des grottes de saint Antoine, église, monastère, pèlerinage, hôtellerie. Chapelle Saint-Libéral. Chapelle de l'ancienne école Bossuet. Chapelle de l'ancien collège des Doctrinaires. Chapelle de l'ensemble scolaire Jeanne d'Arc. Chapelle de la Providence. Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Marcillac. Chapelle de l'ancien orphelinat Dumyrat. ==== Églises protestantes ==== Temple protestant de Brive-la-Gaillarde, inauguré en 1900, de l'Église protestante unie de France Église évangélique Souffle de Vie. Église évangélique baptiste. ==== Islam ==== Mosquée El Fath. ==== Témoins de jéhovah ==== Salle du royaume. === Santé === centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde, 3, boulevard Docteur-Verlhac ; clinique Saint-Germain ; clinique des Cèdres ; plusieurs maisons de repos. == Économie == Brive-la-Gaillarde est la première ville économique de la Corrèze et la dixième ville de la région Nouvelle-Aquitaine. À une trentaine de kilomètres de Tulle, l'Agglomération du Bassin de Brive compte 107 000 habitants et selon l'INSEE. Brive et son Agglomération se caractérisent par la présence d’entreprises diversifiées ayant montré au fil des années une forme de résilience particulière face à la crise économique. Le territoire se compose de filiales de grands groupes et de nombreuses PME-PMI familiales et performantes. Il offre un tissu économique très varié autour : des grandes filières industrielles de l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique, la cosmétique, le bois, le BTP et l’environnement ; d’un secteur tertiaire dynamique avec le transport et la logistique, l’informatique, le numérique, l’impression, l’intérim, la santé et les services à la personne ; d’activités commerciales et touristiques développées. === Histoire du développement économique de Brive === Avant l’arrivée de Jean Charbonnel à la mairie de Brive en 1966, la ville de Brive était considérée comme une cité marchande. Les ruraux des villages alentour venaient en ville pour se rendre à l'hôpital de Brive ou réaliser leurs achats, surtout les jours de foire et notamment les foires grasses. Entre 1966 et 1995, Jean Charbonnel transforme la ville sur le plan économique. Il œuvre pour dynamiser la ville et ouvre le foncier à l’ouest pour l’implantation de nouvelles entreprises. La zone de Beauregard, puis la zone du Teinchurier sont les deux premières grandes zones industrielles de la ville. Entre 1972 et 1974, Jean Charbonnel est aussi ministre du Développement industriel et scientifique. À Brive, il met en place une politique d’accueil des entreprises très compétitive avec un prix du foncier très attractif. Il s’appuie par exemple sur les richesses agricoles du territoire pour inciter Blédina, dénommé à l’époque Diépal, à venir s’installer à Brive en 1972. Aujourd’hui, la ville est toujours le grand centre commercial d’un territoire attirant les habitants du Périgord en Dordogne et des Causses du Quercy dans le Lot. Sa zone de chalandise avoisine les . À leur tour, les différents maires ont réussi à modeler l’équilibre économique du territoire de Brive autour des sphères primaire, secondaire et tertiaire. En 2000, la Communauté d’Agglomération de Brive, qui compte au départ 16 communes, est créée. Le développement économique est la première compétence obligatoire de l’Agglomération. Pour l’exercer, l’agglomération est dotée d’une société d'économie mixte appelée « Brive Énergies » qui est chargée du développement économique de la ville. Il poursuit l’aménagement et le développement de grandes zones d’activités à l’ouest comme le Parc Economique de Brive Ouest (PEBO) sur 95 hectares. Brive Énergie se charge essentiellement de la commercialisation de ces espaces fonciers. Durant cette période, beaucoup d’efforts sont également concentrés sur le développement touristique du territoire. L’Office de Tourisme de Brive crée la marque "100 % Gaillard" et met en place une stratégie de marketing touristique grâce notamment au Brive Festival. Depuis une dizaine d’années, Brive et ses alentours sont devenus une destination touristique reconnue. Cette reconnaissance est marquée en 2016 par l’édition d’un guide du routard Brive-la-Gaillarde et son pays. Les projets de développement d’immobilier d’entreprise sont portés conjointement par l’Agglomération du Bassin de Brive et la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corrèze. Sur la commune de Saint-Viance, la pépinière Novapole accueille ses premiers créateurs d’entreprise à partir de 2007. Ils sont spécialisés dans le service ou la production agroalimentaire et bio-industrie. En 2009, Startech, la seconde pépinière et hôtel d’entreprises est créée sur la zone d’activité commerciale du Mazaud à Brive. Elle est consacrée au secteur de l’électronique, des nouvelles technologies et des services aux entreprises. En 2014, l’Agglo du Bassin de Brive décide de confier la compétence économique à la SPL de Brive et son Agglomération. Au janvier 2016, le territoire de l’Agglo du Bassin de Brive s'agrandit pour passer de 16 à 48 communes. L’ouverture du foncier pour les entreprises se poursuit vers l’ouest de la ville. L’aménagement de la zone d’activité de Brive-Laroche sur l’emprise de l’ancien aéroport de Brive agrandit les surfaces destinées aux activités de 40 hectares. Pour mutualiser leurs forces, la CCI de la Corrèze et l’Agglomération du Bassin de Brive inventent en 2015 Brive Entreprendre. === Répartition du nombre d’établissements par secteurs d’activités === Source : INSEE - dossier complet CA du Bassin de Brive - Répertoire des entreprises et des établissements SIRENE 01/01/2017 === Mécanique, électronique, Mécatronique === Il existe une forte représentation de PME-PMI industrielles. Elles ont accumulé des savoir-faire reconnus dans les domaines de la mécanique et de l’électronique, et de leur combinaison (mécatronique) mais également de la sous-traitance aéronautique-spatial-automobile, avec une spécialisation en électronique - Optique et en mécanique industrielle-métallurgie bénéficiant de l'influence de la Mecanic vallée. Entreprises de mécanique générale, mécanique de précision, maintenance industrielle, machines spéciales forment un ensemble diversifié de sociétés de toutes tailles. Les fleurons de la filière mécanique - électronique implantés à Brive sont Photonis, Thales, AD Industrie, Précision Mécanique de Brive, Brown Europe, GMD Eurocast Euclide. Ils sont entourés de TPE-PME comme ACTI Metal Industrie, Deshors Moulage, CAMCI Metal, SIRMET SAS, Mecalim, Mécalliance AMGP et innovantes comme M-Tecks EAC, I3D Concept, Concept Soudage, PRANA R&D, etc. === Agroalimentaire === Autour de la production et la transformation de viande, des fruits, des légumes et des plantes, se sont développées de grandes entreprises de taille variée : Blédina/Danone, Intermarché/Delvert, la Maison Lepetit, Bovetti, Gelpass/Francep, Fruinov, Pagès-Vedrenne, La Noix Gaillarde, La Distillerie des Terres Rouges/Renaud-Cointrau, Krill, Cavia.r, le groupe Carnivor et de Fipso. Non loin de Brive, Andros est installé à Biars-sur-Cère dans le Lot. Employant , cette société est un acteur incontournable de la filière agroalimentaire du bassin de Brive et est partenaire du Club de Rugby de Brive, le CABCL. À 5 minutes des axes autoroutiers, la zone de la Nau implantée sur la commune de Saint-Viance est consacrée au développement des activités des secteurs de l’agroalimentaire et des biotechnologies. Depuis 2007, la pépinière Novapôle accompagne l’implantation de jeunes entreprises de l’agroalimentaire innovantes comme Alter Nutrition, ou Vegesens. En 2018, l’implantation d’un relais local du pôle de compétitivité Agri Sud Ouest est l’une des preuves du dynamisme de la filière agroalimentaire du bassin de Brive. Agri Sud-Ouest se positionne au cœur du tissu local pour créer des réseaux entre les entreprises et les différents acteurs du monde agricole, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie. === Bois, ameublement et papier === À Brive, le bois représente une filière industrielle complète. Les entreprises œuvrant dans ce secteur sont proches de la ressource naturelle. De la forêt aux technologies avancées, TPE et groupes nationaux maillent le paysage et travaillent davantage sur la transformation du bois : industrie du papier carton, scieries, fabricants de parquet, emballages en bois, palettes, tonnellerie, entreprises d’ameublement et commerces de gros. Les entreprises reconnues de ce secteur sont pour la tonnellerie (Foudrerie François, Brive Tonneliers et Tonnellerie Saury), pour la scierie (Arbos, Valade et Fils, Soulier Philippe), pour l’emballage bois, papier et carton (Brj emballage, Arbopal, Allard Emballage du groupe Valois, Soflog Tellis, Emballage Industriel du Limousin), pour l’agencement : Sud Ouest Étalage du Groupe Lindera, Lamellux. === Cosmétique et biotechnologie === Cette filière s’est construite autour de deux grandes entreprises : Sothys et Silab. Sothys est une entreprise familiale créée en 1946 par la famille Mas. Son siège se situe à Brive. Elle développe, produit et distribue des produits de beauté haut de gamme auprès des professionnels. Ses produits sont distribués dans le monde entier. Silab, plus jeune, créée en 1984, est devenu leader sur son marché, celui des actifs biologiques. Elle développe, fabrique et commercialise ses produits auprès de grands noms de l’industrie cosmétique. Elle emploie 290 collaborateurs dont 90 chercheurs. === Bâtiment et travaux publics === La filière BTP est structurée autour de grands groupes nationaux et d’entreprises anciennes familiales qui sont transmises de génération en génération. Eurovia, Colas, Siorat/groupe NGE, Devaud TP, Miane et Vinatier, Corrèze fermetures, Coudert construction, Allez et Cie, Parouteau Industrie, Lacoste et fils, Hervé thermique ou SEBTP sont autant d’entreprises qui font vivre cette filière sur le territoire. Ce secteur compte plus de 460 entreprises et représente . === Transport et logistique === Brive est située au carrefour des axes Paris-Toulouse et Bordeaux-Lyon, portés par les autoroutes A20 et A89, à 2h de Bordeaux et de Toulouse. De cette situation géographique privilégiée pour une ville moyenne, le territoire de Brive a su accueillir des implantations multiples de transporteurs logisticiens nationaux et internationaux. L’ouest de la ville jusqu’à la zone de la Gare développée le long de l’A20 sur la commune d’Ussac est le centre névralgique des échanges logistiques où se côtoient grands groupes et entreprises familiales : Géodis Bernis, Schenker-Joyau, Veyres-Perié, transport Froidefond, Transport Verlhac, Chronopost, Viapost, Colissimo, Transport Madrias, STEF, XPO Logistics Europe, agence TNT ou encore Mondial Relay. Ce secteur regroupe près de 90 entreprises et plus de . === Informatique et numérique === L’accès à la fibre optique ou au très haut débit (THD) est un critère très important pour les entreprises. Grâce au déploiement du THD sur son territoire, la filière numérique naissante et performante poursuit sa construction autour d’entreprises des secteurs de la communication, des infrastructures et du matériel informatique, du conseil et accompagnement en stratégie digitale, des applications et logiciels informatiques. Il s’agit d’une filière d’opportunités et d’emplois en constante évolution soutenue par des représentants de la filière. L’ALIPTIC (Association Limousine des professionnels des technologies de l’information et de la communication) a pour mission de développer l’appui des TIC aux filières stratégiques du territoire et de valoriser son image. Le 400 est un tiers lieu, un lieu de partage (partage d’espaces de travail, de compétences et de matériel) créé à Brive en 2017 destiné au numérique, au co-working, aux médias et à l’image. Elles portent des initiatives et des événements innovants visant à promouvoir le développement de la filière comme la Start Up Battle et les 48 h du numérique à Brive. === Commerce === . Dans les années 2000, Brive-la-Gaillarde fut utilisée comme « laboratoire grandeur nature » pour tester de nouveaux produits de grande consommation. Les habitants de Brive sont jugés représentatifs de la population française par TNS Sofres, car isolés du reste de la région. Ainsi, les nouveaux produits sont testés dans les super et hypermarchés partenaires de TNS Sofres. . === Santé et services à la personne === Le Centre Hospitalier de Brive est le premier employeur de la commune après la Mairie avec . La Maternité des Trois provinces, un regroupement novateur entre la maternité de l’hôpital et celle de la clinique Saint-Germain atteint par an. La Clinique des Cèdres vient compléter l’offre de soin avec une spécialité en chirurgie orthopédique. La population de Brive est plus âgée que la moyenne nationale. Selon l’INSEE, environ 28 % des habitants du Bassin de Brive ont plus de 60 ans contre 22,6 % en France. De ce fait, le marché des seniors et des services à la personne est en pleine expansion sur le territoire de Brive et sa région. Le secteur de la santé, sanitaire et social représente environ 15 % des emplois sur l’Agglo de Brive. Depuis 10 ans, l’offre privée dans les services à la personne s’organise et poursuit son essor. En Corrèze, une dizaine d’entreprises de Services à la personne se sont fédérées autour du Groupement des Entreprises de Services à la Personne (GESAP 19) pour mener des actions collectives de promotion et de valorisation du secteur. L’idée première est de développer la lisibilité de l’offre privée dans ce secteur, porté au départ par les collectivités au travers d’associations d’utilité publique. === Tourisme === Brive est une destination touristique de premier plan pour les vacances (longs et courts séjours) et les séminaires d’entreprise. Elle bénéficie de l’influence majeure de la Vallée de la Dordogne. En 2017, Brive Tourisme a enregistré sur la saison. Pour les longs séjours, les visiteurs français viennent principalement d’Île-de-France, de l’Ouest Atlantique et du Nord. En week-end et pour les courts séjours, ils arrivent de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et Lyon. Les visiteurs étrangers viennent de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Allemagne. En venant à Brive, les visiteurs recherchent davantage la nature et le soleil, une destination paisible pour pratiquer des excursions et des balades en VTT, trouver la fraîcheur des lacs et des grottes et goûter à la gastronomie locale. == Emploi == Le Bassin de Brive concentre 59 % de l'emploi salarié du département. === Répartition de l'emploi par secteur d'activité === Source : INSEE, fichier Clap au 01/01/2015 et DIRECCTE == Culture locale et patrimoine == Le patrimoine historique de Brive est riche et varié et recèle entre autres dix-sept monuments historiques classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire au seul registre de l'architecture. === Monuments religieux === La collégiale Saint-Martin (les bâtiments les plus anciens sont du XIe siècle) a été classée monument historique en 1862. Un premier édifice paléochrétien, dont il reste quelques murs dans la crypte, fut édifié sur ce lieu inaccessible par les eaux de la Corrèze. Sur ce lieu fut lapidé saint Martin de Brive, dit « l'Espagnol », en 407. L'actuelle église est une collégiale. Elle abrite entre autres un baptistère monolithe du XIIIe siècle et un bel ensemble de chapiteaux historiés du XIIe siècle dans le chœur et les bras du transept. L'ensemble du bâti a été maintes fois repris tout au long des siècles ; couvent des Clarisses (XVIIe siècle), maison Cavaignac. Ce fut le logis de l'abbesse du couvent des Clarisse au XVIIe siècle. Ce bâtiment était relié à l'actuelle école de musique par un cloître. Cet ensemble fut détruit lors de l'ouverture de la rue au XIXe siècle. Ce bâtiment, qui abrite aujourd'hui les archives, fut le premier musée de la ville fondé par l'érudit briviste Ernest Rupin. Dans le jardin Renaissance se trouve Sisyphe, un élément du fond Rupin ; La chapelle Saint-Libéral (XVe siècle) : elle est dédiée à un saint local, Libéral, évêque d'Embrun. Cette chapelle, du XVe siècle, aujourd'hui lieu d'expositions, possède un portail de style roman limousin ; L'église Saint-Sernin (XIXe siècle) ; Église du Sacré-Cœur des Rosiers (moderne). Église Saint-Antoine du monastère des Franciscains de Brive-la-Gaillarde, associée au sanctuaire des Grottes de Saint Antoine. Église Sainte-Thérèse des Chapélies. Église Notre-Dame-de-Lourdes d'Estavel. Église Saint-Paul de Rivet. Ancienne église Saint-Sernin de Brive-la-Gaillarde. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel. === Monuments civils === La tour des Échevins ou maison à tourelles des classée en 1889. Cette tour de la première Renaissance est adossée à une maison noble. Le heurtoir est en forme de salamandre, symbole de François ; le collège des Doctrinaires du XVIIe siècle) qui est l'actuel hôtel de ville a été partiellement inscrit en 1926 et partiellement classé en 1943. Ce bâtiment du XVIIe siècle possède une belle colonnade à chapiteaux, en grès de Gramont. La cour d'honneur est bordée de trois bâtiments à deux étages mansardés, surmontés de coquilles ornées de trois boules que l'on retrouve dans beaucoup de constructions nobles du pays de Brive au XVIIe siècle. Ce collège fut fondé par M. de Lestang de Brive, président au Mortier au Parlement de Toulouse. Y firent leurs humanités : le général historien d'Espagnac, l’archevêque diplomate Daniel de Cosnac, le cardinal Dubois, précepteur du régent Philippe d'Orléans puis ministre de , le juriste consulte Treilhard et le médecin philosophe Cabanis, tous deux enterrés au Panthéon, l'entomologiste Pierre-André Latreille, le maréchal Brune et l'abbé de Feletz, membre de l'Académie française. À côté du collège se trouve sa chapelle dont le portail est décoré d'un fronton coupé porté par quatre colonnes torses, contre une façade à bossages portant un fronton cintré ; le musée Labenche (XVIe siècle). Magnifique bâtiment Renaissance, l'hôtel noble de Labenche fut la demeure du garde des Sceaux du Bas-Limousin de François . C'est actuellement le musée d'art et d'histoire de la ville de Brive. Il abrite les tapisseries du de la manufacture anglaise de Mortlake, les accordéons Dedenis, d'accordéons de la Corrèze au , un incunable, de très jolies cheminées ; hôtel Desbrülys ou Desbruslys (XVIIIe siècle) ; hôtel Salès de Marqueyssac (XVIIe siècle) ; maison Lalande (XVIIIe siècle) ; maison Treilhard (XIIIe siècle-XVIe siècle). Cette maison ancienne présente sur sa façade rue des Prêcheurs une fenêtre triple pouvant remonter à la fin du XIIIe siècle. Sur la rue Basse, la maison présente une belle tour d'escalier flanquée dans sa partie supérieure d'une tourelle en poivrière. C'est dans cette maison qu'est né Jean-Baptiste Treilhard (1742-1810) ; maison des Chanoines (XIIIe siècle), 23 rue Charles-Teyssier, face au collège des Doctrinaires ; maison Leygonie (XIVe siècle) et partiellement classé en 1943 ; hôtel Maillard (XVe siècle) Cette maison de la rue Traversière est recouverte en façade côté place Charles-de-Gaulle d'un parement afin de la mettre en harmonie avec la place rénovée au ; hôtel Quinhart de Maillard () aussi appelé tours de Saint-Martin. Ce bâtiment en retour d'équerre possède trois tourelles, deux escaliers à vis en pierre et gargouilles. M. de Maillard est à l'origine d'un livre de raison continué par deux générations consultable aux archives. La rançon des fils de François fut votée dans ce bâtiment, en 1529 ; château d'eau de Brive (XIXe siècle) : haut de , il fut construit en 1834 afin d'alimenter en eaux les fontaines environnantes. L'architecte en fut M. Limousin. L'édifice construit en forme de phare se tient sur une place gagnée sur les marécages au XVIIIe siècle. C'est aujourd'hui le siège de l'office de tourisme ; château et parc de Puymège ; maison Grivel (XVIIe siècle) ; hôtel d'Enval (XVIe siècle) ; théâtre de Brive (anciennement le cinéma Splendid) (XXe siècle). La de construction se résumait à un bâtiment à un seul niveau, qui fut plus tard rehaussé d'un autre niveau ; palais de Justice (XIXe siècle) ; pont Cardinal sur la Corrèze, construit en 1734, élargi en 1770 et 1929. Sa construction a été entreprise par Joseph Dubois, frère du cardinal Dubois, maire perpétuel de Brive alors qu'il était directeur général des ponts et chaussées de France. === Personnalités liées à la commune === Cardinal Guillaume Dubois.jpg| Jean-Baptiste Treilhard 1742-1810.jpg| Latreille Pierre André 1762-1833.png| Brune.jpg| Cédric Villani.jpeg| ==== Natifs ==== Gondovald, se prétendant fils du roi Clotaire Ier, mais généralement considéré comme un usurpateur, fut proclamé roi à Brive en 584. Christophe de Lestang ou de L'Estang, né à Brive en 1560, mort à Carcassonne le 16 août 1621, prélat français, évêque de Lodève puis de Carcassonne. Guillaume Dubois (1656-1723), cardinal, homme politique. Étienne Polverel (1738-1795), avocat, homme politique, un des premiers abolitionnistes de l'esclavage en France. Jean-Baptiste Treilhard (1742-1810), juriste et homme politique. Jean-Baptiste Joseph de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac (1713-1783), général français. Bernard-François Lidon (1752-1793), négociant et homme politique, président du département de la Corrèze, député. Marc René Marie de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac (1752-1794), spéculateur financier. Gabriel Malès (1755-1837), député au Conseil des Cinq-Cents. Jean Joseph François de Sahuguet d'Amarzit de Laroche (1756-1802), général des armées de la République française. Nicolas Ernault de Rignac des Bruslys (1757-1809), général de la Révolution française. Pierre-André Latreille (1762-1833), entomologiste, membre de l’Académie des sciences. Maréchal Brune (1763-1815), maréchal d’Empire. Antoine Louis Popon, baron de Maucune (1772-1824), général des armées de la République et de l'Empire y est né. Alexandre d'Alton (1776-1859), général des armées de la République et de l’Empire. Jean-Baptiste Grivel (1778-1869), vice-amiral français. Hector d'Ussel (1785-1811), héros de l’épopée napoléonienne. Amédée Bouyssonie, Paul Bouyssonie et Jean Bouyssonie, découvreurs de la sépulture néandertalienne de l'homme de la Chapelle-aux-Saints. Charles Bertrand d'Entraygues (1850-1929), peintre. Albéric Cahuet (1877-1942), journaliste et écrivain. Noël Bas (1877-1960), vice-champion olympique de gymnastique au concours général, en 1900. François Labrousse (1878-1951), homme politique. Blanche Selva (1884-1942), pianiste et pédagogue. Louis Chadourne (1890-1925), écrivain (frère de Marc). Jean Vérines (1894-1943), chef d'escadron à la Garde républicaine, déporté. Marc Chadourne (1895-1975), écrivain (frère de Louis). Maurice Gleize (1898-1974), réalisateur. Robert Margerit (1910-1988), écrivain. Michel Peyramaure (1922-2023), écrivain. Frédéric Vidalens (1925-2004), peintre. Claude Michelet (1938-2022), écrivain. Robert Joudoux (1939-2016), historien et homme de lettres. Jean-Paul Escande (né en 1939), médecin et universitaire. Michel Testut (né en 1943), romancier, poète et nouvelliste. Norbert Aujoulat (1946-2011), préhistorien. Jean Bourdelle (1947-2006), écrivain et journaliste. Patrick Maugein (1947-2006), homme d’affaires. Pierre Lagier (né en 1949), journaliste et écrivain. Pierre Bergounioux (né en 1949), écrivain. Jean-Paul Malaval (né en 1949), écrivain. Patrick Sébastien (né en 1953), imitateur, acteur, chanteur, animateur de télévision. Dominique Bousquet (né en 1953), homme politique français. Michel Doneda (né en 1954), saxophoniste. Benoît Rivière (né en 1954), évêque d'Autun, Chalon et Mâcon. Xavier Patier (né en 1958), écrivain. Pierre-André Valade (né en 1959), chef d’orchestre. Salah Aougrout (né en 1961), acteur, animateur de télévision et de radio et scénariste algérien. Bernard Thomasson (né en 1962), journaliste et écrivain. Stéphane Béchy (né en 1963), claveciniste et organiste. Pierre Gaffié (né en 1964), réalisateur et journaliste. Nicole Couderc (née vers 1960), écrivaine française. Fabienne Eymard, chef cuisinière française. Corinne Champougny (née en 1966), écrivain. Frédérick Raynal (né en 1966), concepteur de jeux vidéo. Alain Roche (né en 1967), footballeur. André Heyboer (né en 1971), baryton lyrique. Cédric Villani (né en 1973), mathématicien, récipiendaire de la médaille Fields et homme politique français, député pour le mouvement La République en marche ! dans la cinquième circonscription de l'Essonne. Cédric Heymans (né en 1978), joueur de rugby à XV. Dimitri Yachvili (né en 1980), joueur de rugby à XV. Marine Serre (née en 1991), styliste française. Damian Penaud (né en 1996), joueur de rugby à XV. ==== Autres ==== Charles-Marie de Feletz (1767-1850), académicien ayant fait ses études à Brive. Alceste De Ambris (né le à Licciana Nardi, et mort le à Brive-la-Gaillarde), homme politique et syndicaliste révolutionnaire italien. Francis Poulenc (1899-1963) a séjourné au 4, place Krüger (actuelle place Latreille) en 1960. Adrien Faure (1905, Ussel-1981, Brive), résistant membre du mouvement Combat pendant la Seconde Guerre mondiale, déporté en 1944. David Feuerwerker (1912-1980), membre du mouvement Combat en Limousin, aux côtés d’Edmond Michelet, rabbin de Brive durant l'Occupation. Antoinette Feuerwerker (1912-2003), juriste et éducatrice française, épouse de David Feuerwerker ; membre du mouvement Combat en Limousin aux côtés d’Edmond Michelet. Edmond Michelet (1899-1970), homme politique, chef du mouvement Combat en Limousin ; arrêté par la Gestapo à Brive en février 1943 ; mort au village de Marcillac, sur la commune de Brive. Édouard Valéry (1924-2010), résistant. Il était ouvrier peintre à Brive avant 1939. Raymond Faro (1909-1944), en 1939, il est capitaine au régiment d'infanterie à Brive. Maurice Rouel (1910-1987) homme politique français, est décédé à Brive. Louis Néel (1904-2000), physicien, lauréat du prix Nobel. Claude Morini (pseudonyme de Claude Bourgeau) (1939-1982), artiste peintre et graveur français a fait son service militaire à Brive. Rose Warfman (1916, Zurich-2016), infirmière et assistante-sociale suisse membre du mouvement Combat en Limousin aux côtés d’Edmond Michelet, arrêtée à Brive, déportée à Auschwitz. Pierre Lefranc (1922-2012), résistant qui fut conseiller municipal de Brive. Jacques Poirier (SOE) (1922-2005), il fut l'un des acteurs de la libération de Brive-la-Gaillarde, intervenue le 15 août 1944. Martial Brigouleix (1903-1943), en septembre 1939, il commande la compagnie du RI de Brive. Pierre Mondy (1925-2012), acteur Amédée Domenech (1933-2003), joueur international de rugby à XV, mort à Brive Joan-Pau Verdier, (1947-2020), chanteur français, mort à Brive. Liste des joueurs de rugby du Club athlétique Brive Corrèze Limousin. Jean-Michel Valade (1953 - ), historien. Ademo,(1986 - ),Rappeur faisant partie du groupe PNL N.O.S,(1989 - ),Rappeur faisant partie du groupe PNL === Héraldique === === Dans la culture populaire === La chanson Hécatombe de Georges Brassens, datant de 1952, se passe à Brive. En voici le premier couplet : Au marché de Brive-la-Gaillarde À propos de bottes d'oignons Quelques douzaines de gaillardes Se crêpaient un jour le chignon. À pied, à cheval, en voiture, Des gendarmes mal inspirés Vinrent pour tenter l'aventure D'interrompre l'échauffourée. C'est en référence à cette chanson que la halle des producteurs de Brive s'appelle aujourd'hui « halle Georges-Brassens ». La chanson Quand les andouilles voleront, de Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius, datant de 1936, indique dans le qu'Onésime Dumou, est natif de Brive-la-Gaillarde. En voici le deuxième couplet : Question posée par Onésime Dumou, natif de Brive-la-Gaillarde, le jour de son mariage avec Félicie Tapolard : Monsieur l'maire, faut que j'vous cause Tout à l'heure, vous avez dit Qu'la femme, en tout état d'cause, D'vait suivre partout son mari Je suis d'nature congestive Et faut qu'je prenne fréquemment D'la limonade purgative Faudra-t-y qu'elle me suive tout l'temps ? “Tu vas faire un drôle d'époux Mais ce que j'crois surtout” Refrain
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Burdigala
Burdigala est le nom antique de la ville de Bordeaux, fondée au par l'Empire romain. == Étymologie == « Burdigala » serait composé de deux racines aquitaniques burd- qui signifie « boueux » et de cal- qui voudrait dire « abri, crique » et signifierait à peu près « abri dans les marais » en (proto-basque). Ce nom a évolué en Bordigala, puis Bordale en basque, Bordèu en gascon et « Bordeaux » en français. Les marins bretons l'appellent Bourdel, avec une très forte accentuation de la première syllabe, ce qui donne une voyelle longue; cette forme figure, entre autres, dans le dictionnaire Garnier (1986). Une rivière appelée Eau Bourde passant au sud de la ville conserve aussi ce sens de « marais ». == Histoire == === Peuplements antérieurs === Le premier emplacement habité est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle a longtemps été cernée de marais pestilentiels. === La conquête romaine === S'il existe des traces antérieures de peuplements humains, la ville de Burdigala n'est vraiment fondée qu'au , quand l'Empire romain déplace et installe sur ce site les Bituriges Vivisques (littéralement « Bituriges déplacés »). Pendant la guerre des Gaules, un lieutenant de Jules César, Publius Crassus, est accueilli à Burdigala en 56 av. J.-C.. En 52 av. J.-C., le cardo et le decumanus (aujourd'hui rue Sainte-Catherine et rues Porte Dijeaux et Saint Rémi) sont tracés le long de l'îlot Saint-Christoly qui englobe l'espace situé entre les rivières Devèze et Peugue et la Place Pey-Berland. La ville devient le chef-lieu de la civitas des Vivisques, administrée par un collège de magistrats, avec le statut de cité pérégrine stipendiaire, le moins avantageux dans l'Empire romain. Ce carrefour routier est porté sur la table de Peutinger. === Le Haut-Empire === Sous l'Empire romain, Burdigala se développe et devient une des villes les plus opulentes de la Gaule. Les premiers plants de vigne à l'origine du vignoble bordelais sont implantés entre 40 et 60 sur les coteaux nord de la rive gauche de la Garonne. En 70, l'empereur Vespasien en fait la capitale administrative de la province romaine d’Aquitaine (des Pyrénées à la Loire) à la place de Mediolanum Santonum (Saintes). Il semble que sous le règne de cet empereur, la ville ait reçu le statut de municipe de droit latin. La ville est particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235). Elle englobe alors le mont Judaïque (actuel quartier Saint-Seurin). De cet âge d'or datent des monuments illustres dont le forum (Piliers de Tutelle) et le Palais Gallien (amphithéâtre pouvant contenir sur ses gradins en bois). === La période des troubles === La ville est victime de la révolte de Tetricus, « empereur des Gaules » (271-273/274), puis des troubles des Bagaudes. Durement frappée par les invasions barbares de 276 (la ville est pillée et incendiée), la cité décide de construire des remparts qui sont achevés en 286 (selon le tracé actuel des cours d'Alsace-Lorraine, de la rue des Remparts et des cours du Chapeau Rouge et de l'Intendance). Il s'agit d'une enceinte de 740 mètres sur 480 mètres dont les murs ont une hauteur de dix mètres et une largeur de cinq mètres. On reconstruit également le port intérieur dans lequel s'écoule la Devèze par vingt-six bouches de bronze. La ville continue à briller pendant près d'un siècle, grâce au commerce de suif, de cire, de poix et de papyrus. Elle s'illustre par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (Paulin de Nole (353-431), Sulpice-Sévère (363-410)). En 333, l'Anonyme de Bordeaux en fit l'origine de son pèlerinage vers Jérusalem. Il nota Civitas Burdigala attestant ainsi du statut de la ville. Civitas Burdugala, ubi est fluvius Garonna per quem facit mare Oceanum accessa et recessa, per leuga plus minus centum. La ville de Bordeaux, où est le fleuve Garonne dans lequel les flux et reflux de l'océan (marées) se font sur plus ou moins cent lieues. Son itinéraire et sa description des lieux saints sont le plus ancien témoignage écrit d'un pèlerinage vers Jérusalem. == Personnalités liées à Burdigala == Fichier:Ausonius.jpg|Ausone. Fichier:Linzer Dom - Fenster - Paulinus von Nola.jpg|Paulin de Nole. Fichier:Saint Sulpice Sévère.jpg|Sulpice-Sévère. Ausone (309-394), poète et professeur. Saint Paulin de Nole (353-431), poète et un ecclésiastique. Saint Sulpice-Sévère (363-410), chroniqueur et ecclésiastique. Saint Delphin, premier évêque de Bordeaux dont on soit certain. Saint Amand, évêque de Bordeaux. Saint Seurin, évêque de Bordeaux. == Monuments antiques == === L'amphithéâtre === L'amphithéâtre de Bordeaux, traditionnellement appelé « Palais Gallien », est construit au IIe siècle. L'arène intérieure mesurait sur , le pourtour de l'édifice était de sur , une hauteur de , ce qui en faisait un amphithéâtre de bonne taille. D'après sa dimension, on estime sa capacité à . === Les Piliers de Tutelle === Bordeaux a conservé, jusqu'en 1675, un important monument gallo-romain, appelé « Piliers de Tutelle ». Ce bâtiment du IIIe siècle, unique dans la France du XVIIe siècle, avait comporté surmontées d'une architrave, rehaussées d'un couronnement à arcades orné de cariatides de trois mètres de hauteur. L'architecte Claude Perrault (1613-1688), qui dessina ce qu'il en restait en 1669 (dix-sept colonnes), indique qu'il ne s'agissait ni d'un temple, ni d'une basilique, puisque l'on n'y voyait nulle trace de charpente. Or des fouilles de 2003, permirent de découvrir un péribole, ce qui atteste qu'il s'agit bien d'un temple. Cette ruine presque intacte fut détruite en 1675 sur ordre de Louis XIV, afin de permettre la réalisation du glacis du Château Trompette alors rebâti sur les plans de Vauban. == Burdigala dans la bande dessinée == Dans l'album de bande dessinée, Le Tour de Gaule d'Astérix, René Goscinny et Albert Uderzo, les deux héros, Astérix et Obélix, font étape à Burdigala. Le glaive de Burdigala, bande-dessinée augmentée, réalisée en partenariat avec le Musée d’Aquitaine et l’Université de Pau. == Hommages == En 1894, l'astronome bordelais Fernand Courty découvre depuis l'observatoire de Bordeaux une "planète", en réalité un astéroïde, à qui il donne le nom de Burdigala.
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Bouliac
Bouliac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine. == Géographie == === Localisation === Située dans l'Entre-deux-Mers, sur la rive droite de la Garonne, au sud-est de Bordeaux, dans son aire et son unité urbaine, Bouliac présente un excellent point de vue sur l'agglomération bordelaise, depuis les hauteurs de l'esplanade de l'église Saint-Siméon. === Aux alentours === Les communes les plus proches sont Floirac (3 km), Carignan-de-Bordeaux (3 km), Latresne (4 km), Bègles (4 km), Cenon (5 km), Tresses (5 km), Artigues-près-Bordeaux (5 km), Cénac (5 km), Fargues-Saint-Hilaire (5 km) et Villenave-d'Ornon (6 km). === Géographie physique === La commune s'étend sur plus de (748 hectares), avec une partie basse à l'ouest délimitée par la Garonne. L'altitude varie de 4 à 84 mètres. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Villenave-d'Ornon à 6 km à vol d'oiseau, est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022. == Urbanisme == === Typologie === Au , Bouliac est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Bordeaux, une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne. === Occupation des sols === L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (41,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (20,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (33,3 %), prairies (25,3 %), forêts (15 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,5 %), eaux continentales (4,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui). === Voies de communication et transports === ==== Réseau routier ==== - (rocade) Centre commercial Pont de Bouliac et vers Latresne, Langoiran et Cadillac. L'avenue de la Belle Étoile donne sur la route entre Tresses et Carignan-de-Bordeaux à la sortie de la commune (extrême est). ==== Réseau TBM depuis le 4 septembre 2023 ==== Bouliac est desservie par les lignes TBM suivantes : 16 - 25 - 32 - FlexBouliac ==== Réseau TransGironde ==== Les lignes TransGironde 403, 404, 405 et 501 relient la station de tram Stalingrad à Camblanes-et-Meynac, Créon, Saint-Léon, Sauveterre-de-Guyenne, Carignan-de-Bordeaux, Saint-Caprais-de-Bordeaux, Tabanac, Cambes, Cadillac et Langon. === Risques majeurs === Le territoire de la commune de Bouliac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Bordeaux, regroupant les concernées par un risque de submersion marine ou de débordement de la Garonne, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne. Les crues significatives qui se sont produites au XXe siècle, avec plus de mesurés au marégraphe de Bordeaux sont celles du (, débit de la Garonne de 700 ), du (, 1500 à 2000 ), du (, 4000 ), du (, 1000 ) et du (, 2700 ). Au XXIe siècle, ce sont celles liées à la tempête Xynthia du (, 816 ) et du (, 2500 à 3000 ). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1000 ans, qui met en défaut tout système de protection). La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1983, 1987, 1992, 1999, 2009, 2013 et 2021. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 1233 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990, 1991, 1992, 1998, 2003, 2005, 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999. Il s’agit d’un nom de domaine gallo-roman en -ac basé sur le nom du propriétaire. La forme de Grégoire de Tours incite à postuler un nom d’homme *Bodollus. Par ailleurs, le nom Bodlius, attesté en Dalmatie, s’accorde bien avec l’évolution phonétique vers Bouliac. En graphie occitane, le nom de la commune s'écrit Boliac (de même prononciation [buˈljak]). Les habitants sont appelés les Bouliacais. Pey Berland fut curé de Bouliac de 1413 à 1427 : le chapitre de Saint-André de Bordeaux était titulaire de la cure de Bouliac et Pey Berland y fut nommé alors qu'il était chanoine de la cathédrale. L'abbé Baurein, qui avait consulté le Livre de raison, rapporte que sa famille possédait un bien au pied des collines de Bouliac et qu'il acheta un bourdieu avec des vignes à côté de l'église : « ...j'ai acheté à amanieu de Broglio un bourdieu avec son vignoble dans cette paroisse de Bouliac, près de l'église, dans un lieu appelé à Casau Johan, pour fonder une messe, le lundi, dans l'église de Bouliac ». Au Moyen Âge, les pâturages dans les palus de Bouliac sont recherchés des bouchers bordelais qui y font paître leur bétail ; à partir de la fin du Moyen Âge, la vogue des bourdieus appartenant aux notables bordelais est source d'implantations lucratives et pas simplement ostentatoires, zones pionnières pour la recherche de qualité du vignoble bordelais. Le zonage archéologique par arrêté préfectoral de la région Aquitaine, en date du 26 juin 2009, signale cinq zones sensibles présentant un risque patrimonial : Godefroy et la Saide : port et maison noble ; l'église : occupation depuis le paléolithique ; Macanan ; la maison de Loc Boue ; la maison forte du château du Pian ; le moulin médiéval du Pian. Ce dernier est attesté depuis 1522 mais pourrait dater du début du XIVe siècle. Un système hydraulique a été aménagé en amont sur environ 400 m afin d'accroître le débit de l'eau. == Politique et administration == === Administration municipale === La commune a été érigée en municipalité en 1793}} |- |colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3" | === Tendances politiques et résultats === === Rattachements administratifs et électoraux === La commune de Bouliac appartient à l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Floirac supprimé au canton de Cenon modifié. === Instances judiciaires === Il n'y a pas d'administration judiciaire sur la commune. Le Tribunal d'instance, le Tribunal de grande instance, le Tribunal pour enfants, le Tribunal de commerce, le Conseil des prud'hommes et le Tribunal paritaire des baux ruraux se trouvent à Bordeaux, de même que la Cour d'appel, la Cour d'assises, le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel. === Autres administrations === La caserne de gendarmerie du quartier Béteille comprend l'escadron EGM 26/2 de gendarmerie mobile, placé sous l'autorité du groupement II/2 de gendarmerie mobile, la section de recherches de Bordeaux et la compagnie de gendarmerie de Bordeaux-Bastide se trouve sur le territoire de la commune de Bouliac. === Jumelages === Jumelage avec la commune de Bouliac : . == Population et société == === Démographie === === Enseignement === Située dans l'académie de Bordeaux, l'enseignement primaire est assuré sur la commune de Bouliac par le groupe scolaire André Peynaud constitué d'une école maternelle, avenue de la Belle Étoile, et d'une école élémentaire publique, parc de Vialle. On y trouve aussi deux établissements péri-scolaires, une crèche et un relais d'assistantes maternelles (RAM), ainsi que des services annexes comme un transport scolaire dédié. L'établissement de premier cycle du second degré dont dépend la commune est le collège Nelson Mandela de Floirac. Une Nocturne pédestre est organisée tous les mois de juin. Celle de juin 2015 en a été la . === Sports === On trouve plusieurs installations sportives sur la commune : deux salles omnisports, quatre courts de tennis, un dojo, une salle de gymnastique, deux terrains de football, un skatepark et un boulodrome. Au 2013, le taux de chômage dans la zone d'emploi de Bordeaux à laquelle appartient Bouliac était de 10,5 %. === Tissu économique === Les activités économiques sur le territoire de Bouliac sont principalement issues du secteur tertiaire. Sur 319 établissements présents sur la commune à fin 2013, 1 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 6 % sur le département), 4 % du secteur de l'industrie, 10 % du secteur de la construction, 76 % de celui du commerce et des services (pour 64 % sur le département) et 9 % du secteur de l'administration et de la santé. On trouve plusieurs activités commerciales sur la commune : immobilier, aménagements extérieurs, tâches domestiques, restauration, dont le restaurant étoilé Le Saint James, des commerces de distribution, dont la zone commerciale Auchan-Bouliac, un opérateur du réseau de fibre optique de la métropole bordelaise, la société Inolia, ou encore l'émetteur de Bouliac, émetteur hertzien de TDF le plus haut de la Gironde avec 232 mètres. == Culture locale et patrimoine == === Lieux et monuments === ==== Anciens lieux-dits ==== Le tracé de certains chemins est repérable sur les anciennes cartes, par exemple celles de Cassini et de Belleyme, dont les relevés datent du XVIIIe siècle. Le siècle suivant a laissé des séries de documents précieux, notamment pour s'informer sur l'évolution de l'exploitation agricole et économique du territoire : le cadastre napoléonien en 1824 : tableau d'assemblage, le bourg et La Palus sur le site des Archives départementales ; la carte d'État-Major sur Geoportail ; et la carte départementale éditée par le conseil général de la Gironde en 1875. ==== Patrimoine architectural ==== L'église Saint-Siméon, construite au XIIe siècle, est protégée au titre des Monuments historiques depuis 1862. L'hôtel Saint-James où officia le cuisinier étoilé Jean-Marie Amat est l'œuvre de l'architecte Jean Nouvel. Bouliac au début du XXe siècle Le château de l'Ange est l'ancien château de Bouliac. Réquisitionné par la Marine allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été détruit lors du départ des troupes de Bordeaux, très certainement le 25 août 1944. Ses ruines se trouvent maintenant dans l'enceinte du quartier Béteille. Le château Lavergne et une partie de son ancien parc. Le domaine de Macanan et ses trois terrasses aménagées sur le coteau de la vallée du ruisseau du Pian, soutenues par d’énormes murs et renforcées par trois bastions. Le domaine viticole de Freychaud (Montjouan). Le château Montjouan et son domaine viticole. Le château de Terrefort, sur la première terrasse naturelle de la vallée de la Garonne, bâti sur une terrasse artificielle maçonnée. L'ancienne maison du régisseur ainsi que l'ancien vivier ont été préservés. Le château de Vialle, reconstruit par cet architecte bordelais en 1756. La Maison Vettiner en centre-ville. La mairie et son escalier commun pour les classes des filles et des garçons. Le quartier du marais qui se trouvait à la croisée d'anciens chemins commerciaux. L'ancienne gare, à la limite des communes de Latresne et de Bouliac, sur le chemin de Matte. Le domaine de Fourney situé sur une petite terrasse dominant le vallon du ruisseau de Fournets. Le château de Kermorvan, au bord du coteau qui domine la vallée de la Garonne. Le parc a été inscrit à l'Inventaire des Sites le 5 novembre 1943. Le château Malakoff qui a remplacé l'ancien bourdieu en 1865. Il est implanté sur le plateau qui domine la vallée du ruisseau du Pian et entouré d’un parc et de prairies. L'orangerie n'a pas été conservée. Le château du Pian, dont la construction date de 1873, qui a remplacé les monuments qui se sont succédé depuis la maison forte du XIVe siècle. === Personnalités liées à la commune === Rémi Lajus, fondateur du groupe Les Ignobles du Bordelais Jean Nouvel, architecte de l'hôtel Saint-James de Bouliac. Philippe Petit, musicien-guitariste de Jazz qui a vécu à Bouliac. === Héraldique ===
[ "Carignan-de-Bordeaux", "carte d'État-Major", "Les Ignobles du Bordelais", "Canton de Cenon", "Bordeaux", "Crémant de Bordeaux", "biophysique", "émetteur d'ondes radioélectriques", "Géoportail (France)", "vicus", "tempête", "banlieue", "aire d'attraction de Bordeaux", "agglomération", "Union pour un mouvement populaire", "Aire d'attraction de Bordeaux", "carte de Cassini", "Redécoupage cantonal de 2014 en France", "jambon de Bayonne", "premières-côtes-de-bordeaux", "Canard à foie gras du sud-ouest", "Sauveterre-de-Guyenne", "Conseil régional d'Aquitaine", "Élections municipales de 2020 en Gironde", "Légifrance", "territoire à risques importants d'inondation", "Institut national de l'information géographique et forestière", "Vignoble de Bordeaux", "Carte de Cassini", "Rocade de Bordeaux", "Cenon", "Conseil départemental de la Gironde", "Association des maires de France", "canton de Floirac", "Latresne", "Moyen Âge", "revenu disponible", "bœuf de Bazas", "département français", "endommagement", "TDF", "Émission de dioxyde de carbone", "amplitude thermique", "Pey Berland", "TransGironde", "cadastre napoléonien", "Artigues-près-Bordeaux", "Jean Nouvel", "Victor Travot", "Ministère de la Justice (France)", "Gironde (département)", "Unité urbaine de Bordeaux", "carte d'état-major", "Bordeaux Métropole", "Bordeaux-supérieur", "coulée de boue", "retrait-gonflement des argiles", "gentilé", "Atlantique (IGP)", "Quatrième circonscription de la Gironde", "marégraphe", "Groupement II/2 de Gendarmerie mobile", "France", "Saint-Caprais-de-Bordeaux", "état de catastrophe naturelle", "Quartier de la Bastide", "vigne", "Climat de la Nouvelle-Aquitaine", "Liste des communes de l'Entre-deux-Mers", "Côtes-de-bordeaux", "Europe", "Garonne", "arrondissement de Bordeaux", "Transports Bordeaux Métropole", "Tabanac", "Cénac (Gironde)", "Nouvelle-Aquitaine", "cavité souterraine", "Suffixe -acum", "aire d'attraction d'une ville", "Premières-côtes-de-bordeaux", "Jacques Baurein", "Langoiran", "aléa naturel", "temps de retour", "bassin Adour-Garonne", "Jean-Alexis Béteille", "Académie de Bordeaux (éducation)", "Liste des communes de la Gironde", "Floirac (Gironde)", "Villenave-d'Ornon", "base de données", "Bègles", "Cadillac-sur-Garonne", "tempête Xynthia", "submersion marine", "orage", "Monument historique (France)", "Philippe Petit (guitariste)", "Cathédrale Saint-André de Bordeaux", "blasonnement", "région française", "Institut national de l'origine et de la qualité", "Tresses", "météorologie", "orthodromie", "Camille Jullian", "Entre-deux-Mers", "commune (France)", "Arrondissement de Bordeaux", "Fargues-Saint-Hilaire", "Bureau de recherches géologiques et minières", "Risque sismique dans la Gironde", "Persée (portail)", "Saint-Léon (Gironde)", "Pierre de Belleyme", "Les Républicains (parti français)", "Cadillac (Gironde)", "Climat de la France", "Dalmatie", "église Saint-Siméon de Bouliac", "sécheresse en France", "Union européenne", "Scénario RCP", "secteur tertiaire", "neige", "Médiane (statistiques)", "Corine Land Cover", "Bordeaux (AOC)", "Grand Sud-Ouest français", "émetteur de Bouliac", "canton de Cenon", "Langon (Gironde)", "agneau de Pauillac", "Grégoire de Tours", "Cambes (Gironde)", "Créon (Gironde)", "Inondation en France", "Météo-France", "Garonne (fleuve)", "canicule en France", "unité paysagère", "unité urbaine de Bordeaux", "Camblanes-et-Meynac", "aire urbaine (France)", "Institut national de la statistique et des études économiques", "Jean-Marie Amat", "Élections départementales françaises de 2015" ]
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Bible
La Bible (littéralement « le livre ») est un terme générique désignant l'ensemble des textes sacrés des chrétiens. Par extension, il peut aussi désigner le Tanakh, l'ensemble des textes sacrés des juifs. La Bible chrétienne, qui connaît plusieurs canons selon les époques et les confessions, se compose généralement des écrits de l'Ancien Testament (constitué du Tanakh repris tel quel par les églises protestantes mais augmenté des livres deutérocanoniques pour les catholiques) et des écrits du Nouveau Testament (généralement constitué des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse de Jean). La Bible hébraïque se compose quant à elle de trois parties (la Torah (la Loi), les Nevi'im (les Prophètes) et les Ketouvim (les Écrits)) dont le titre forme en hébreu l'acronyme TaNaKh (תנ״ך). Les textes constitutifs des différents canons, pour certains fragmentaires, sont de nature très variée : récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres. Les chercheurs estiment que leur rédaction s’est échelonnée entre les pour l'Ancien Testament et jusqu'à la seconde moitié du Ier siècle, voire le début du IIe siècle pour le Nouveau Testament. Rédigée en hébreu, la Bible hébraïque a été traduite en grec ancien à Alexandrie entre Cette traduction, connue sous le nom de Septante, a été utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa propre traduction en latin (la Vulgate), puis, au IXe siècle, par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour établir une traduction en vieux-slave (à l'origine de la Bible orthodoxe). Depuis lors, ces textes ont été traduits à de très nombreuses reprises dans un très grand nombre de langues. == Étymologie == Le mot « bible » vient du grec ancien biblos ou biblion correspondant à l'hébreu ''sépher, par lequel il passe dans la langue française. Le mot « Testament », traduit du latin testamentum, correspond lui au mot grec , diathêkê, qui signifie « convention » ou « disposition écrite » avant de recouvrir une acception littéraire spécifique au sens de « testament philosophique », un sens que retient la Septante pour traduire le terme hébreu berith, « alliance », qui correspond pourtant davantage au grec sunthêkê. Le déplacement sémantique du terme en tant que « testament » littéraire s'opère chez les auteurs chrétiens dès le IIIe siècle, traduit alors par le terme juridique latin testamentum qui est repris ensuite dans toutes les langues. == Canons bibliques == Le corpus biblique réunit plusieurs livres d'origines diverses d'où le pluriel originel du mot « Bible ». Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon (en grec ancien, signifie règle) est utilisé dès le IVe siècle pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté (ou Église). Les trois différentes parties de la Bible hébraïque sont canonisées et leur texte est relativement stabilisé en plusieurs étapes : d'abord la Torah (), puis les Nevi'im (), et enfin les Ketouvim (). Le texte « protomassorétique » (précurseur du texte massorétique) est définitivement stabilisé à la fin du Ier siècle. Les textes du Nouveau Testament, quant à eux, sont rédigés entre le milieu du , mais leur canonisation n'a lieu qu'au cours des . === Canon de la Bible hébraïque === La Bible hébraïque est écrite en hébreu avec quelques passages en araméen. Ce canon, fixé par les massorètes, se compose des parties suivantes (entre parenthèses, l'appellation chrétienne dans l'Ancien Testament d'après le regroupement adopté par la TOB) : La Torah ou Loi (Le Pentateuque) : Bereshit (Genèse), Shemot (Exode), Vayiqra (Lévitique), Bamidbar (Nombres) et Devarim (Deutéronome). Les Nevi'im ou « Prophètes » (Les livres prophétiques) : Prophètes « antérieurs » (Les « Livres historiques ») : Josué, Juges, I-II Samuel et I-II Rois ; Prophètes « postérieurs » (Les « Prophètes ») : Isaïe, Jérémie et Ézéchiel ; Les « douze petits prophètes » ou XII (idem) : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Les Ketouvim (Les autres Écrits) : Les livres poétiques : Psaumes, Proverbes, Job ; Les cinq rouleaux : Cantique des Cantiques, Ruth, Lamentations, Ecclésiaste, Esther ; Prophétie : Daniel ; Histoire : Esdras, Néhémie, I-II Chroniques. === Canon de la Septante === Le Pentateuque (recueil des cinq livres de la Torah) fut traduit en grec à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C. Selon une légende rapportée par la Lettre d'Aristée et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite « des Septante » ou « alexandrine », serait l'œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d'Égypte (et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions), aboutirent à un texte commun. Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Elle fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les « Lois » : à cette époque, elle ne relève pas de la religion, mais du droit coutumier du peuple juif. Toujours est-il que le nom de « Septante » est resté à cette traduction commencée au IIIe siècle av. J.-C., et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres de la Bible hébraïque ont été traduits en grec au fil des siècles suivants. Certains livres ou passages ont été écrits directement en grec. Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du Ier siècle, sera adopté tel quel par les apôtres et par les premiers chrétiens, et constitue l'Ancien Testament de l'époque. Lors de l’instauration du judaïsme rabbinique, pour se démarquer du christianisme naissant, le texte grec est abandonné dans le monde juif au profit du texte hébreu, pour des raisons à la fois linguistiques et religieuses. Après avoir été la version la plus répandue dans le monde juif hellénistique, la Septante devient l'Ancien Testament des chrétiens. Dès lors, le judaïsme la rejette de plus en plus à partir de la fin du Ier siècle. Dans le monde chrétien occidental, en revanche, la Septante continue d'être la référence et connaît plusieurs traductions en latin. Elle n'est remplacée par la Vulgate que tardivement, au VIIIe siècle. Dans les Églises d'Orient, pour lesquelles la langue sacerdotale est le grec, la Septante est restée le texte de référence pour les traductions. Le canon de la Septante accepté par les chrétiens se compose de quatre parties : les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc), ainsi que les Actes des Apôtres, ce dernier texte étant une suite de l’évangile selon Luc ; la littérature paulinienne, qui comprend les épîtres de Paul lui-même (Romains, 1 Corinthiens et 2 Corinthiens, Galates, Philippiens, 1 Thessaloniciens, Philémon), les épîtres deutéro-pauliniennes qui sont dues à ses disciples (2 Thessaloniciens, Éphésiens et Colossiens), les épîtres pastorales, dues à une tradition paulinienne plus tardive (1 Timothée et 2 Timothée, Tite), et l’épître aux Hébreux, qui n'est plus attribuée à Paul ni à ses disciples ; le corpus johannique (évangile selon Jean, épîtres 1 Jean, 2 Jean, 3 Jean et Apocalypse) ; et les « épîtres catholiques » (Jacques, 1 Pierre et 2 Pierre, et Jude). Ces livres sont généralement présentés selon l'ordre du canon occidental : les quatre évangiles canoniques (Matthieu, Marc, Luc, Jean) ; les Actes des Apôtres ; quatorze épîtres, dont sept sont de Paul de Tarse ; des « épîtres catholiques » attribuées à d'autres disciples : Pierre, Jacques le Juste, Jean et Jude ; l’Apocalypse. == Versions anciennes == === La Vulgate === À l'origine, la Bible chrétienne est écrite en grec, la Septante et le Nouveau Testament étant tous deux rédigés dans cette langue. Les chrétiens du monde latin ont cependant très tôt utilisé des traductions latines de ces livres. Ces traductions sont appelées Vetus Latina. Au IVe siècle, Jérôme de Stridon critique les imperfections de la Vetus Latina et entreprend une nouvelle traduction en latin, commanditée selon ses dires par l'évêque de Rome Damase dont Jérôme, qui a été ordonné par un évêque schismatique, a été un collaborateur occasionnel. Il entame la traduction du Nouveau Testament en 382, trois ans avant celle de l'Ancien Testament. Le travail de Jérôme, que ses pratiques ascétiques et ses approches théologiques situent en dehors des courants dominants de la Grande Église de l'époque. Ainsi, l'usage de la Vulgate ne se généralise pas avant le IXe siècle tandis que les copies de la Vetus Latina restent répandues parmi les clercs érudits jusqu'au XIIIe siècle) sont un peuple peu nombreux se définissant comme descendant des anciens Israélites, et vivant en Israël et en Cisjordanie. On appelle parfois leur religion le « samaritanisme ». À l'inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants de populations étrangères (des colons assyriens de l'Antiquité) ayant adopté une version illégitime de la religion hébraïque. Leur religion repose sur une version particulière du Pentateuque : la Bible samaritaine. Ils n'adoptent pas les autres livres de la Bible hébraïque, et sont donc des « observants » de la seule Torah. Leur Pentateuque est très proche de celui des Juifs, mais il s'écrit en hébreu samaritain avec l'alphabet samaritain, une variante de l'ancien alphabet paléo-hébraïque abandonné par les Juifs. Il diffère de la Torah hébraïque par des différences de fond. Les plus importantes portent sur le statut du mont Garizim comme principal lieu saint en lieu et place de Jérusalem. Les Dix Commandements de la Torah samaritaine intègrent ainsi en dixième commandement le respect du mont Garizim comme centre du culte. Les deux versions des dix commandements existants dans le Tanakh juif (celle du Livre de l'Exode et celle du Deutéronome) ont été également uniformisées relatif au mont Garizim. Outre ces divergences fondamentales, il existe des variantes sur des détails de rédaction. Exception faite des désaccords sur le mont Garizim, ces différences rendent le Pentateuque samaritain plus proche de la version des Septante que du texte massorétique. == Composition == La Bible est une compilation de plusieurs textes rédigés à différentes époques de l'histoire par divers auteurs, compilateurs et rédacteurs. La forme finale d'un livre est appelée en théologie forme canonique. === Bible hébraïque === Souvent citée, l'hypothèse documentaire défend l'idée que la Bible hébraïque est le résultat de trois ou quatre sources indépendantes. Dans les années 1960, on a considéré ces sources comme ayant été rédigées entre le et le VIe siècle av. J.-C. et compilées ensuite. Cette hypothèse n'est aujourd'hui plus dominante. La recherche actuelle penche en faveur d'une datation plutôt « basse » de la rédaction de la Bible. On identifie en général deux phases importantes d'écriture, entrecoupées de phases moins prolifiques. Ces phases s'articulent autour de l'exil à Babylone. La première débute juste après l'alphabétisation de Juda, c'est-à-dire entre la fin du et le début du La seconde, qui fait suite à une situation difficile pour la Palestine, se situe durant la période hellénistique, c'est-à-dire autour du . L'hypothèse d'une édition du Pentateuque à l'époque du rétablissement du judaïsme en Judée sous la domination perse (538-332 ) est largement répandue dans l'exégèse germanophone, en cohérence avec la documentation de l'attitude de l'Empire perse (pratique perse dite de l'« autorisation impériale », qui incitait les peuples soumis à rassembler leurs traditions légales dans un seul document qui formait alors la source du droit pour la province en question). Cela expliquerait pourquoi l'Ancien Testament semble être une sorte de « document de compromis », où se trouvent rassemblés les grands courants théologiques du judaïsme post-exilique. En 1227, Étienne Langton, professeur à l'université de Paris puis archevêque de Cantorbéry, divise la Bible en chapitres ; auparavant, la taille du parchemin commandait la division. En 1250, le cardinal Hugues de Saint-Cher reprend cette division. Les versets sont créés par Robert Estienne en 1539, à l'occasion de l'impression de la Bible d'Olivétan, . En 1555, paraît l'édition de la Vulgate latine par Robert Estienne ; il s'agit de . Ce système permet de faire correspondre les versions hébraïque, grecque, latine et autres (pour autant qu'elles aient le même texte). Dans les éditions récentes de la Bible, un petit nombre de versets de la division établie par Robert Estienne ont été supprimés ou remplacés par un point d'interrogation. Les manuscrits les plus anciens ne contenant pas ces versets (c'est également vrai pour certains mots), ils ont été écartés des textes admis comme fiables par les spécialistes. L'édition de référence pour le Nouveau Testament est le Novum Testamentum Graece de Nestle-Aland. == Exégèse biblique == === Historicité de la Bible === Pour ce qui concerne les premiers livres de la Bible, de Genèse à Juges, les fouilles des lieux qui sont cités dans la Bible ne corroborent pas les faits qu'elle décrit. Par exemple, l'Exode, le séjour au désert pendant quarante ans et la conquête du pays de Canaan ne sont corroborés ni par l'archéologie ni par l'histoire écrite. Plus on s’approche de la période de l’Exil (), et plus le texte biblique s’accorde avec l’histoire bien attestée de la région du Levant. Ainsi, la Bible fait référence à la destruction du royaume d’Israël en -722, à la mort du roi Josias en -609, à la destruction du premier temple de Jérusalem en -587, puis à sa reconstruction vers -515. Les découvertes scientifiques en géologie au XVIIIe siècle sur l'âge de la Terre, puis en biologie aux sur le transformisme et la théorie de l'évolution sont entrées en contradiction avec l'interprétation littérale du livre de la Genèse qui était la règle à cette époque. === Exégèse dans le judaïsme === Suivant Jean-Christophe Attias, « tout juif croyant d'aujourd'hui comme d'hier tient en principe que le texte biblique actuellement entre nos mains est d'une intégrité sans faille ». Marc-Alain Ouaknin explique que pour ces croyants « la plupart des livres bibliques ont d'abord été transmis oralement, de génération en génération, jusqu'à ce qu'ils soient mis par écrit à une époque bien plus tardive […] Ce sont les hommes de la Grande Assemblée créée par Ezra qui, au Ve siècle av. J.-C. mirent en forme le texte définitif de la Bible hébraïque. Ils recueillirent les textes existants et écrivirent aussi de nombreux livres ». === Exégèse dans le christianisme === La Bible chrétienne se compose de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament. Sa lecture peut différer entre les diverses branches du christianisme. C'est pourquoi les études bibliques comportent une branche, l'herméneutique, qui s'attache à l'interprétation des Écritures, pendant que l'exégèse historico-critique est en constant développement depuis le XVIIIe siècle, d'abord dans le protestantisme, puis dans le catholicisme à partir du XXe siècle. ==== Catholicisme ==== L'Écriture parvient aux catholiques par deux canaux qui se rattachent au témoignage apostolique : les Écritures et les Traditions non écrites, transmises et conservées dans la continuité de la vie de l'Église. Le rôle du magistère de l'Église est de conserver cette tradition. Le concile de Trente insiste sur cette double source de la foi. Pour le philosophe et théologien catholique Xavier Tilliette, « la Bible est un ouvrage complexe et même scellé. Le Livre des livres est un livre de livres. Il est donc susceptible d'interprétation, il ne va pas sans une herméneutique. La Parole de Dieu […] s'est faite parole humaine, astreinte à la compréhension. Il n'y a pas d'acheminement direct à la Bible, il faut toujours une médiation au moins implicite : traduction, exégèse, histoire, genres littéraires, étude des styles, typologie, connaissance de la Tradition, lectio divina »… Le document de référence du magistère romain sur l'exégèse biblique est L'Interprétation de la Bible dans l'Église, texte publié en 1993 par la Commission biblique pontificale qui présente diverses méthodes d'analyse. La première est l'approche historico-critique, jugée indispensable à tout travail scientifique. S'ensuit une étude de douze types d'approches recommandées, avec une évaluation de l'intérêt et des limites de chacune. La lecture fondamentaliste de la Bible est définie comme contraire à toute méthode scientifique, enracinée dans une idéologie non biblique, et même dangereuse. L'acceptation puis la recommandation de l'exégèse scientifique ne se sont pas faites sans difficulté chez les catholiques. Au XIXe siècle, les avancées de la critique historique de la Bible ont été froidement accueillies. Conscient du retard des catholiques dans ce domaine, le dominicain Marie-Joseph Lagrange réagit en fondant l'École biblique de Jérusalem en 1890. Parallèlement, l'encyclique Providentissimus Deus de Léon XIII exhorte les fidèles à prendre part aux recherches exégétiques. Toutefois, il en limite de beaucoup la portée en réaffirmant la doctrine de l'inerrance biblique et en refusant aux rédacteurs de la Bible le statut d'auteurs à part entière. L'exégèse catholique commence cependant à sortir de sa torpeur, jusqu'au moment où l'École biblique de Jérusalem est jugée trop « moderniste ». Avec le décret Lamentabili Sane Exitu et l'encyclique Pascendi Dominici gregis qui condamnent le modernisme dans l'Église catholique, le pontificat de Pie X fige durablement l’exégèse catholique. Dès lors plongés dans la « crise moderniste », les débats se concentrent sur les déclarations d'Alfred Loisy qui se voit excommunié en 1908. Rome interdit également de publication les travaux du père Lagrange. Après une période d'intenses conflits avec le magistère romain, et sous l'influence de ceux qui ont eu part à ces débats, le monde catholique prend à nouveau conscience de son retard en matière d'exégèse biblique. En 1943, le pape Pie XII a réaffirmé l'importance de l'exégèse avec l'encyclique Divino Afflante Spiritu. Jusqu'au concile Vatican II, la grande majorité des fidèles connaît la Bible surtout par des citations dans des ouvrages de piété tels que L'Imitation de Jésus-Christ, comme c'est le cas pour Thérèse de Lisieux. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la diffusion de traductions annotées et commentées de la Bible encourage les fidèles à lire la Bible en tenant compte des connaissances historiques sur le texte et sur le milieu biblique. En français, la première initiative de ce genre est due au cardinal Achille Liénart, avec la publication en 1951 de la Bible dite « du cardinal Liénart ». Cette traduction est rapidement éclipsée par celle de l'École biblique de Jérusalem, appelée Bible de Jérusalem, dont la première édition en un volume paraît en 1956. La constitution dogmatique Dei Verbum de Vatican II met fin aux querelles sur l'exégèse dans le monde catholique, tandis que les méthodes historico-critiques sont progressivement encouragées, jusqu'à être déclarées indispensables par le magistère romain. À l'époque de Luther, il s'agissait surtout de s'opposer aux décrets parfois abusifs provenant des prélats, des conciles ou du pape. Aujourd'hui, la lecture de la Bible éclairée par le Saint Esprit, reste pour les protestants la seule source de la Révélation, position qui s'oppose au dogme catholique d'une Révélation continue de Dieu à son Église guidée par l'Esprit, comme à la croyance orthodoxe d'une vérité issue du consensus des fidèles guidés par le même Esprit. Même s'il figure en tête des professions de foi de plusieurs dénominations issues de la Réforme, le principe de la Sola scriptura n'empêche pas que des divergences importantes se soient fait jour parmi les protestants quant à l'interprétation plus ou moins littérale de la Bible. Du fait de l'importance qu'il confère au texte biblique, le protestantisme est à l'origine de nombreuses nouvelles traductions de la Bible en langue vulgaire, pour rendre accessible le message évangélique, à commencer par la Bible d'Olivétan et par la Bible de Luther, mais il est aussi, dès le XIXe siècle, à l'origine du renouveau de l'exégèse biblique, notamment au XIXe siècle, de méthodes d'analyse historico-critique et de nombreuses études des textes originaux. Depuis la Réforme, chaque pasteur protestant étudie le grec ancien et l'hébreu biblique. Le protestantisme a de ce fait constitué une importante incitation à l'apprentissage de la lecture de la Bible. == Traductions et diffusion == === Traductions === La Vulgate de Jérôme de Stridon, réalisée au tournant du et du Ve siècle, se répand dans le christianisme occidental tout en restant en concurrence avec la Vetus Latina jusqu'au XIIIe siècle s'oppose à ces traductions. Plusieurs conciles ultérieurs confirment cette décision, notamment le concile de Toulouse (1229). Néanmoins, les rois de France disposent souvent de versions en français à partir du XIIIe siècle. L'une de ces premières traductions est la Bible historiale de Guyart des Moulins en 1297. Il faut attendre la Renaissance aux pour que les traductions se multiplient. Le premier livre qui soit sorti des presses de Gutenberg est la Vulgate, en 1455. La plus ancienne traduction complète de la Bible en français à partir du latin est celle de Lefèvre d'Étaples en 1523 et 1528. La Bible de Dietenberger est la première Bible catholique en allemand, imprimée à Mayence en 1534. Les Bibles de la Réforme protestante suivent de peu l'invention de l'imprimerie. Contrairement à la tradition catholique, elles ne partent pas de la Vulgate : elles traduisent directement les textes d'origine, rédigés en hébreu pour l'Ancien Testament ; et se fondent pour le Nouveau Testament sur le texte grec rétabli par Érasme (Novum Instrumentum omne). La Bible de Luther paraît en 1522 pour le Nouveau Testament et en 1534 pour l'Ancien Testament. En raison de son caractère novateur sur le plan linguistique et de sa forte diffusion, elle est considérée comme fondatrice de la langue allemande moderne. Les autres versions protestantes sont, en français, la Bible d'Olivétan (1535) et, en anglais, la Bible Tyndale à partir de 1525 et aux versions issues de la Réforme. La Vulgate sixto-clémentine, version révisée scientifiquement à partir de la Bible de Louvain (1550), paraît au terme d'intenses débats sur l’intégration, ou non, de la comma johannique. La première traduction en espagnol date de 1569, et celle en italien de 1607 (par Giovanni Diodati). Tant les catholiques que les protestants réalisent ensuite de nombreuses traductions en langues vernaculaires. === Le livre le plus diffusé au monde === Selon des estimations de 2006, environ 25 millions d'exemplaires de la Bible seraient vendus chaque année. De nombreux chiffres, colportés par les livres et magazines mais manquant de fiabilité, donnent une autre estimation : de 2,5 à 6 milliards de Bibles ont été distribuées (le chiffre bas estimant le nombre d'exemplaires imprimés tandis que le chiffre haut prenant en compte les exemplaires donnés) de Mao et le Coran (800 millions d'exemplaires). D’après une étude de 2008, 75 % des Américains, 38 % des Polonais et 21 % des Français déclarent avoir lu au moins un passage de la Bible au cours de l’année passée. La déchristianisation, inégale selon les régions, se traduit par des attitudes différentes à l'égard de la Bible : plus de la moitié des Français ne possède pas de Bible chez eux, contre 15 % des Polonais et 7 % des Américains. === Adaptations en bande dessinée === La Bible fait l'objet de nombreuses adaptations en bande dessinée. L'hebdomadaire Bayard publie une Histoire sainte hebdomadaire. Elle est traduite en quarante langue, dont la traduction française qui commence à paraître en 2008, est saluée par la critique et reçoit plusieurs prix. Après les deux volumes du Nouveau Testament, l'Ancien Testament est illustré par Ryō Azumi en trois volumes.
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Banque du Japon
La est la banque centrale du Japon. On rencontre souvent l'abréviation BoJ qui provient de l'anglais Bank of Japan. == Présentation == La Banque du Japon est chargée d'émettre les pièces et billets de yens, de diriger la politique monétaire japonaise, et d'assurer la stabilité financière du système financier japonais. Elle fait partie des grandes banques centrales du monde avec la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque centrale européenne. La BOJ est possédée à 55% par le gouvernement japonais, et 45% de manière privée. Ses actions sont échangées sur le marché financier japonais. Les actions privées sont des actions sans droit de vote. À la date du , le taux de refinancement (principal taux directeur) est à 0,5 %. == Histoire == La Banque du Japon est fondée sous l'ère Meiji, le , par le ministre du Trésor Matsukata Masayoshi. La banque est depuis lors chargée d'émettre le papier monnaie au nom du gouvernement. Cette institution permet de remplacer les monnaies locales (hansatsu) que les seigneurs féodaux avaient mis en place. Dès 1883, la banque reçoit l'interdiction de financer de manière directe (sur le marché primaire, via une politique de financement monétaire) l’État japonais. L'interdiction est levée en 1932, et conduit à une augmentation de l'inflation et une chute de la valeur du yen face au dollar. La banque a officiellement acquis son indépendance vis-à-vis du gouvernement japonais par la loi du , bien qu'elle ait déjà agi de manière indépendante durant les décennies passées. La banque centrale japonaise met en place le premier programme d'assouplissement quantitatif moderne. Il est particulièrement massif dans les années 2010. Si la banque détient en septembre 2010 7,9 % des emprunts d'État du Japon, la proportion passe à 12% en 2012. Sa politique de quantitative easing fait gonfler son bilan et fin 2018, la BOJ détient 45% de la dette publique japonaise. == Les gouverneurs == Le gouverneur de la banque centrale se nomme, en japonais, sōsai (総裁). Eikichi Araki (-) Hisato Ichimada (-) Eikichi Araki (-) Masamichi Yamagiwa (-) Makoto Usami (-) (-) Teiichiro Morinaga (-) Haruo Mayekawa (-) Satoshi Sumita (-) Yasushi Mieno (-) Yasuo Matsushita (-) Masaru Hayami (-) Toshihiko Fukui (-) Masaaki Shirakawa (-) Haruhiko Kuroda (20 mars 2013-8 avril 2023) Kazuo Ueda (depuis le 9 avril 2023)
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Liste de biologistes
Cette liste, non-exhaustive, rassemble des biologistes, classés par ordre chronologique de naissance. == Nés avant ou durant le premier millénaire == Aristote, (-384 - -322), philosophe et savant grec Théophraste (-371 - -288), philosophe et botaniste grec Pline l'Ancien, (23 - 79), initiateur des sciences naturelles descriptives Claude Galien, (131 - 201), médecin et anatomiste == Nés au XVIe siècle == André Vésale, (1514 - 1564), médecin et anatomiste belge, fossoyeur du galénisme et fondateur de l'anatomie moderne René Descartes, (1596 - 1650), philosophe, mathématicien et physicien français == Nés au XVIIe siècle == Francesco Redi (1626-1697), parasitologiste italien Marcello Malpighi, (1628 - 1694), médecin italien, fondateur de l'histologie Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723), pionnier néerlandais de la microscopie Robert Hooke (1635-1703), pionnier anglais de la micrographie Jan Swammerdam (1637-1680), pionnier néerlandais de la microscopie Nehemiah Grew (1641-1712), pionnier anglais de la microscopie René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757), savant et naturaliste français == Nés au XVIIIe siècle == Buffon, (1707 - 1788), auteur de l’Histoire Naturelle Carl von Linné, (1707 - 1778), botaniste suédois, concepteur du système général de classification naturelle Pierre Lyonnet (1708-1789), naturaliste néerlandais Abraham Trembley (1710-1784), naturaliste genevois Denis Diderot, (1713 - 1784), rédacteur de l’Encyclopédie Charles Bonnet (1720-1793), naturaliste genevois Lazzaro Spallanzani (1729-1799), naturaliste italien Peter Simon Pallas (1741-1811), naturaliste allemand Jean-Baptiste Lamarck, (1744 - 1829), fondateur des bases des théories de l'évolution Georges Cuvier, (1769 - 1832), inventeur de l'anatomie comparée Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844), naturaliste français Karl Ernst von Baer (1792-1876), embryologiste russe == Nés au XIXe siècle == Leopold Fitzinger, (1802 - 1884), zoologiste autrichien Matthias Jakob Schleiden (1804-1881), botaniste allemand, cofondateur de la théorie cellulaire Charles Darwin, (1809 - 1882), naturaliste britannique, inventeur de la théorie de la sélection naturelle Theodor Schwann (1810-1882), cytologiste allemand, cofondateur de la théorie cellulaire Claude Bernard, (1813 - 1878), développeur de la méthodologie expérimentale Rudolf Virchow (1821-1902), cytologiste allemand Johann Gregor Mendel, (1822 - 1884), moine et botaniste autrichien Louis Pasteur, (1822 - 1895), découvreur de l'existence des micro-organismes Johann Friedrich Theodor Fritz Müller (1822-1897), naturaliste allemand Alfred Russel Wallace (1823-1913), naturaliste britannique, inventeur de la théorie de la sélection naturelle Jean-Henri Fabre, (1823 - 1915), entomologiste français, père de l'éthologie Marcellin Berthelot, (1827-1907) biologiste et chimiste français, philosophe et historien Ernst Haeckel (1834-1919), biologiste allemand George John Romanes (1848-1894), naturaliste britannique Laurent Chabry, (1855 - 1894), découvreur du mécanisme de double équilibre chez les coléoptères Adrien Dollfus, (1858 - 1921), zoologiste français D'Arcy Thompson (1860-1948), biomathématicien écossais Thomas Hunt Morgan, (1866 - 1945), généticien américain Jules Bordet, (1870 - 1961), microbiologiste et immunologue belge Félix d'Hérelle, (1873 - 1949), bactériologiste, découvreur du bactériophage Édouard Chatton (1883-1947), biologiste français Ludwik Hirszfeld, (1884 - 1954), microbiologiste et sérologiste polonais, codécouvreur du système ABO Karl von Frisch (1886-1982), biologiste autrichien, lauréat en 1973 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Jean Rostand, (1894 - 1977), biologiste, humaniste et historien des sciences français Pierre-Paul Grassé (1895-1985), biologiste français André Boivin (1895-1949), biologiste français Cornelis B. Van Niel (1897-1985), microbiologiste néerlandais == Nés au XXe siècle == Herbert Copeland (1902-1968), biologiste américain André Lwoff (1902-1994), microbiologiste français, lauréat en 1965 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Théodore Monod (1902-2000), biologiste et naturaliste français Konrad Lorenz, (1903-1989), biologiste autrichien, zoologiste et considéré comme le fondateur de l'éthologie, lauréat en 1973 du Prix Nobel de physiologie ou médecine. Étienne Wolff (1904-1996), embryologiste français Ernst Mayr, (1904-2005), biologiste américain, zoologiste et spécialiste de l'évolution Maurice Fontaine (1904-2009), biologiste français Nikolaas Tinbergen (1907-1988), biologiste néerlandais, lauréat en 1973 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Andrée Tétry (1907-1992), biologiste française Jacques Monod, (1910-1976), biologiste et biochimiste français, lauréat en 1965 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Salvador Luria (1912-1981), microbiologiste américain, lauréat en 1969 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Henri Laborit, (1914-1995), biologiste et philosophe du comportement animal et humain Jonas Salk, (1914-1995), médecin américain, découvreur du vaccin contre la polio Manfred Gabe (1916-1973), histologiste français Roger Stanier (1916-1982), microbiologiste canadien Francis Crick, (1916-2004), biologiste moléculaire britannique, codécouvreur de la structure de l'ADN, lauréat en 1962 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Maurice Wilkins (1916-2004), biologiste moléculaire néo-zélandais, lauréat en 1962 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Denham Harman, (1916-2014), père de la théorie du vieillissement par le stress oxydatif Christian de Duve (1917-2013), biologiste belge, lauréat en 1974 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Rosalind Elsie Franklin, (1920-1958), biologiste moléculaire britannique, première diffraction au rayon X de l'ADN ayant permis la découverte de sa structure Robert H. Whittaker (1920-1980), écologue américain François Jacob, (1920-2013), biologiste français, récompensé en 1965 du Prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux en génétique John O. Corliss (1922-2014), microbiologiste américain Carl Woese (1928-2012), microbiologiste américain James Dewey Watson, (1928-), biologiste moléculaire américain, codécouvreur de la structure de l'ADN, lauréat en 1962 du Prix Nobel de physiologie ou médecine Edward Osborne Wilson, (1929-), entomologiste et biologiste américain Nicole Le Douarin (1930-), embryologiste française Dian Fossey, (1932-1985), primatologue américaine Jane Goodall (1934-), primatologue britannique Sylvia Earle (1935-), biologiste marine et aquanaute américaine. Lynn Margulis (1938-2011), microbiologiste américaine Stephen Jay Gould, (1941-2002), paléontologue américain Richard Dawkins, (1941-), évolutionniste et éthologiste anglais Marcus Pembrey (1943-), généticien britannique George E. Fox (1945-), microbiologiste américain Dominique Costagliola (1954-), biomathématicienne française William Newsome, (1961-), neuroscientifique américain Elisabeth Bik (1966-), microbiologiste néerlandaise Claire Rougeulle, généticienne française, médaille d'argent du CNRS (2019) Christian Drosten (1972-), virologue allemand, co-découvreur du SARS-CoV Victoria Cowling, biologiste anglaise Alice Mouton (1983-), biologiste belge
[ "René-Antoine Ferchault de Réaumur", "Karl Ernst von Baer", "vieillissement", "Victoria Cowling", "Denham Harman", "Histoire naturelle (Buffon)", "George E. Fox", "1915", "Lynn Margulis", "Marcellin Berthelot", "1809", "1954", "1949", "1985", "Leopold Fitzinger", "Félix d'Hérelle", "-288", "Exhaustivité", "René Descartes", "1870", "rayon X", "1961", "1744", "George John Romanes", "1921", "Herbert Copeland", "1977", "biomathématicien", "2013", "Génétique", "William Newsome", "1910", "Jonas Salk", "Nehemiah Grew", "Rudolf Virchow", "Roger Stanier", "évolution (biologie)", "1884", "2005", "Nicole Le Douarin", "1707", "Georges Cuvier", "1882", "1628", "Jan Swammerdam", "1855", "Édouard Chatton", "Louis Pasteur", "-384", "Acide désoxyribo-nucléique", "Aristote", "1769", "Georges Louis Leclerc, comte de Buffon", "D'Arcy Wentworth Thompson (1860-1948)", "Prix Nobel de physiologie ou médecine", "John Ozro Corliss", "Jean-Henri Fabre", "1713", "éthologie", "1958", "1866", "Christian de Duve", "Pierre Lyonnet", "André Vésale", "201", "Théodore Monod", "Fritz Müller (biologiste)", "Rosalind Elsie Franklin", "Thomas Hunt Morgan", "Biochimie", "moine", "Nikolaas Tinbergen", "Cornelis B. Van Niel", "1989", "Dian Fossey", "Biologie", "Christian Drosten", "1829", "Matthias Jakob Schleiden", "1873", "1945", "2002", "1788", "Galien", "biologiste", "131", "Claire Rougeulle", "1813", "1932", "1929", "-322", "1976", "1878", "Ernst Haeckel", "Gregor Mendel", "Robert Hooke", "23", "Lazzaro Spallanzani", "Konrad Lorenz", "1916", "James Dewey Watson", "Francis Crick", "Encyclopédie", "Étienne Geoffroy Saint-Hilaire", "1784", "Adrien Dollfus", "génétique", "1895", "Denis Diderot", "2004", "stress oxydatif", "Antoni van Leeuwenhoek", "Ernst Mayr", "théorie cellulaire", "Henri Laborit", "Edward Osborne Wilson", "Elisabeth Bik", "1832", "1914", "Charles Bonnet (naturaliste)", "Maurice Wilkins", "1941", "Alice Mouton", "Maurice Fontaine (biologiste)", "François Jacob", "Theodor Schwann", "Salvador Luria", "Francesco Redi", "Sylvia Earle", "Jean-Baptiste de Lamarck", "Robert Harding Whittaker", "1904", "Charles Darwin", "1778", "Jean Rostand", "1920", "Manfred Gabe", "Carl von Linné", "1907", "Botanique", "1928", "Laurent Chabry", "1823", "Peter Simon Pallas", "Alfred Russel Wallace", "Karl von Frisch", "1827", "1995", "Jane Goodall", "1894", "SARS-CoV", "1564", "79", "Jacques Monod", "-371", "1822", "Théophraste", "1858", "1650", "Abraham Trembley", "sélection naturelle", "Richard Dawkins", "André Lwoff", "Stephen Jay Gould", "1514", "1694", "Carl Woese", "Étienne Wolff", "Andrée Tétry", "Marcus Pembrey", "1802", "André Boivin", "1903", "Marcello Malpighi", "Ludwik Hirszfeld", "système ABO", "Pline l'Ancien", "Jules Bordet", "Pierre-Paul Grassé", "Claude Bernard", "Dominique Costagliola", "1596" ]
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Boulier
Le boulier est un abaque (outil servant à calculer) formé d’un cadre rectangulaire muni de tiges sur lesquelles coulissent des boules. == Catégories == Le boulier est lié au système de numération décimale, mais il existe deux grandes catégories de bouliers. Les bouliers en base 10, pour lesquels chaque boule représente, selon la tige sur laquelle elle se trouve, une unité, une dizaine, une centaine… Ces bouliers se rencontrent essentiellement en Europe. Les décimales peuvent aussi être représentées sur la première tige. Et les bouliers en base alternée (5, 2) pour lesquels chaque tige comprend deux parties : une partie supérieure sur laquelle les boules valent 5 unités (ou 5 dizaines, 5 centaines… selon la position de la tige) et une partie inférieure sur laquelle les boules valent 1 unité (ou 1 dizaine, 1 centaine… selon la position de la tige). Ces bouliers se rencontrent essentiellement en Asie. == Fonctions == Les bouliers permettent d'effectuer les quatre opérations : additions, soustractions, multiplications et divisions ainsi que l'extraction de racine carrée en utilisant la méthode des soustractions successives des nombres impairs, l'extraction de racine cubique et la conversion entre différentes bases.}} En conséquence la datation des découvertes reste aléatoire. Le boulier est sans doute un des plus anciens instruments d'aide au calcul de l’histoire de l’humanité. Les Grecs utilisaient des tablettes recouvertes de sable ou de poussière, les « abaques » (du grec abaks - akos tablette servant à calculerou de l'hébreu אבק, signifiant poussière). Les Romains utilisaient un abaque portatif à jetons comportant notamment une base décimale dont le fonctionnement était assez semblable aux bouliers sino-japonais Le boulier chinois ou suan pan (). Il semble dater du XIIIe siècle voire plus tôt (on en trouve une illustration probable sur un ouvrage datant du XIIe siècle) mais sa véritable diffusion date du XVIe siècle mais il est plus probablement dérivé de l'ancien système de calcul chinois avec baguettes. Sur chaque tige, on trouve cinq boules représentant une unité et deux boules représentant cinq unités, séparées par une barre centrale. Le boulier japonais ou soroban. Il a progressivement perdu, par rapport au boulier chinois, deux boules (une boule de valeur 1 et une boule de valeur 5). Le boulier dit russe ou Stchoty (Счёты), utilisé également en Iran sous le nom de Tchortkeh et en Turquie sous le nom de coulba, est formé de tiges portant dix boules de valeur 1. Le boulier-compteur ou d'école a été utilisé dans des écoles enfantines françaises jusqu’au XVIIIe siècle, variante probable de l’instrument russe. Dans le monde entier, les bouliers ont été utilisés dans les écoles maternelles et primaires comme une aide à l'enseignement de l'arithmétique. Dans les pays occidentaux, un cadre de perles semblables au boulier de Russie, avec un cadre vertical (voir image du boulier d'école). Il est constitué de dix perles de bois sur dix tiges. Ce type de boulier est utilisé pour représenter des nombres sans utiliser la valeur de position. Chaque perle et chaque tige horizontale a la même valeur, et utilisées de cette façon, il peut représenter des nombres entiers de 0 à 100. En utilisant les valeurs de position comme montré dans l'image, il peut aussi représenter des nombres entiers de 0 à 11111111111110, ou bien des nombres avec trois décimales après la virgule, de 0 à . === Utilisation contemporaine === Même si la calculatrice électronique est très puissante, le boulier est courant dans toute l’Asie. Par exemple, des commerçants russes, iraniens et asiatiques utilisent une calculatrice, puis vérifient le résultat à l’aide du boulier. En 1945, un match opposant un comptable japonais muni d’un soroban et un opérateur de calculatrice électrique a été gagné par le Japonais par un score de 4 à 1. == Lecture d’un nombre == Chaque colonne représente en partant de la droite, les unités, les dizaines, les centaines, etc. Les cinq boules en dessous de la barre valent chacune un, et les deux boules situées au-dessus de la barre valent chacune cinq. On ne prend en compte dans le calcul du nombre représenté que les boules activées, c'est-à-dire déplacées près de la barre centrale horizontale. Exemple : Ici on peut lire le nombre 6302715408 en comptant la valeur représentée par les boules dans chaque colonne. Remarque : On fait du calcul avec des nombres décimaux en attribuant aux colonnes la représentation des décimales.
[ "extraction de racine carrée", "soustraction", "Iran", "Égypte antique", "Soroban", "soroban", "Chine", "système décimal", "division", "Marque à jouer", "Chinois (nation)", "systèmes de numération", "Abaque (calcul)", "multiplication", "éditions Chiron", "boulier japonais", "Dunod", "SuanPan", "Asie", "Russie", "Turquie", "Jean-Claude Martzloff", "Calcul mental", "Rome antique", "Anzan", "baguettes à calculer", "Suanpan", "Mexicains", "Grèce antique", "addition", "Indiens (Inde)", "Étrusques", "Stchoty", "calculatrice", "Robert Laffont", "abaque (calcul)" ]
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Bakufu
Le ou shogunat (de shogun) est un gouvernement militaire ayant eu cours au Japon de la fin du XIIe siècle à la révolution de l’ère Meiji (1868). == Les Bakufu == Le Japon a connu trois bakufu. === Bakufu de Kamakura === Le ou shogunat de Kamakura (1192-1333), composé de trois organes : le mandokoro, bureau des affaires administratives, qui s’occupe des finances et de la politique étrangère ; le samurai-dokoro, qui s’occupe des affaires militaires et de la police ; le monchūjo, haute cour de justice qui s’occupe de toutes les affaires juridiques. === Bakufu de Muromachi === Le ou shogunat Ashikaga (1338-1573). === Bakufu d’Edo === Le ou shogunat Tokugawa (1603-1867) est composé de différents organes qui le dirigent : le ou « grand ancien » ; le conseil des ou « conseil des anciens » ; le conseil des ou « conseil des jeunes anciens » ; l' ou « censorat » ; les ou « gouverneurs civils ». Il a aussi mis sur pied une unité militaire d’élite, le denshūtai, qui a combattu durant la guerre de Boshin (1868-1869).
[ "monchūjo", "tairō", "guerre de Boshin", "rōjū", "Époque de Kamakura", "Époque d'Edo", "mandokoro", "Japon", "samurai-dokoro", "ère Meiji", "bugyō", "metsuke", "shogunat Tokugawa", "Empire du Japon", "shogunat de Kamakura", "Époque de Muromachi", "shogun", "Restauration de Meiji", "Jiwari-bugyō", "shogunat Ashikaga", "denshūtai", "wakadoshiyori" ]
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Butane
| viscosite = | pointCritique = | pointTriple = | emsGaz = | emsLiquide = | emsSolide = | esfGaz = | esfLiquide = | esfSolide = | enthFus = | enthVap = à }} | PCS = | PCI = | codons = | pHisoelectrique = | acideAmineEss = | bandeInterdite = | mobiliteElectronique = | mobiliteTrous = | 1reEnergieIonisation = (gaz) | constanteDielectrique = | systemeCristallin = | reseauBravais = | Pearson = | classe = | Schoenflies = | Strukturbericht = | structureType = | parametresMaille = | volume = | macle = | refraction = | birefringence = | dispersion = | polychroisme = | fluorescence = | absorption = | transparence = | pvrRotatoire = | cteVerdet = | radioactif = | numeroIndex = 601-004-00-0 | transportRef = | SIMDUT = | SGHref = | SGH = Avec > 0,1 % de butadiène : | CIRC = | inhalation = | peau = | yeux = | ingestion = | DL50 = | CL50 = | LogP = 2,89 | CAM = | biodisponibilite = | liaisonProteique = | metabolisme = | demiVieDistrib = | demiVieElim = | stockage = | excretion = | classeTherapeutique = | voieAdministration = | grossesse = | conduiteAuto = | precautions = | antidote = | categoriePsycho = | modeConsommation = | autresNoms = | risqueDependance = | autres = | autrescations = | autresanions = | isomères = | supplement = }} Le butane est un hydrocarbure saturé de la famille des alcanes et de formule brute . Il existe sous deux formes isomères, le et l'isobutane ou . == Utilisation == Le butane est un gaz principalement utilisé comme combustible à usage domestique (gazinière, chauffe-eau) et également d'appoint, notamment pour le chauffage (radiateur à gaz pour l'intérieur des locaux d'habitation, commerces et ateliers ainsi que pour le plein air). . Il est également utilisé comme carburant dans les briquets à gaz. Pour un usage en extérieur, le propane est plus indiqué en raison de sa température d'ébullition plus basse. Au niveau industriel, le butane est un réactif pour la synthèse de l'éthylène et du propylène via le vapocraquage, du butadiène au moyen de la déshydrogénation catalytique et de l'anhydride maléique par le procédé de DuPont. L'oxydation non-catalytique du butane est utilisée pour la synthèse de l'acide acétique et l'isomérisation par catalyse acide permet de convertir le n-butane en isobutane. Comme de nombreux hydrocarbures, le butane réagit avec le dichlore pour former du 1-chloro- et du 2-chlorobutane, mais aussi d'autres composés plus substitués. Les taux de chloration peuvent partiellement s'expliquer par les différentes énergies de dissociation des liaisons C-H, respectivement 425 et pour celles des deux carbones termninaux et des deux carbones centraux (qui ont des liaisons C-H plus faibles). == Propriétés physico-chimiques == Le butane est soluble dans l'alcool et l'éther, mais peu dans l'eau. Peu réactif, il nécessite un catalyseur pour participer à des réactions chimiques, sauf pour la réaction de combustion avec le dioxygène. Son comportement dans la plage de température et de pression usuelles explique son usage commode dans des applications domestiques : à la pression atmosphérique (vers ), la phase liquide apparait vers , et réciproquement pour le maintenir sous état liquide à , il suffit d'une pression d'environ (aisé à obtenir même avec un réservoir en plastique comme celui d'un briquet). Ses propriétés en font un fluide frigorigène, dont le code est R600. == Production et synthèse == Le n-butane est obtenu par distillation sous pression du gaz de pétrole liquéfié (GPL) ainsi que par la purification du gaz naturel.
[ "1-Chlorobutane", "hydrocarbure", "Liste de fluides frigorigènes", "déshydrogénation", "Ullmann's Encyclopedia of Industrial Chemistry", "Briquet", "Cuisinière à gaz", "catalytique", "Éther diéthylique", "dioxygène", "distillation", "Liaison carbone-hydrogène", "combustion d'un alcane", "dichlore", "DuPont", "isomérie", "Bouteille de gaz", "carburant", "chauffe-eau", "propane", "2-chlorobutane", "vapocraquage", "anhydride maléique", "acide acétique", "alcane", "Chloration (chimie)", "Énergie de dissociation d'une liaison", "Pression de vapeur saturante", "éthylène", "Catalyse acide ou basique", "formule brute", "gaz naturel", "combustible", "Point d'ébullition", "fluide frigorigène", "buta-1,3-diène", "pression atmosphérique", "isobutane", "propylène", "gaz de pétrole liquéfié", "catalyseur", "isomérisation" ]
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Brahmane
Un brahmane ( ; en sanskrit : ', « lié au sacré ») est un membre d'une des quatre castes (') définies par l'hindouisme, regroupant notamment les prêtres, les sacrificateurs, les professeurs et les hommes de loi (du moins, tous ceux qui ont fait vœu d'Ahimsâ). Le brahmane a pour devoir principal d'incarner le dharma, de le défendre, et de le faire respecter par les autres castes sacrées, afin de maintenir le bon ordre cosmique. La vie du brahmane se divise en quatre stades (ashrama). Lors de son enfance, il reçoit une initiation (upanayana) qui représente une deuxième naissance, il devient alors dvija, deux fois né. Néanmoins, en tant qu'hommes de lettres, et donc d'idéologues, les chefs « historiques » du communisme indien ainsi que les dirigeants socialistes sont, en grande majorité, des brâhmanes ; en effet, selon la tradition hindoue, un brâhmane doit thésauriser au minimum, et tout honnête homme doit donner un tiers de sa richesse au dharma, un second tiers étant pour la croissance de son bien et le dernier tiers pour ses plaisirs « bons et sains » . Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres disposant de connaissances importantes sur le monde ; il peut ainsi être appelé Pandit, qui est le titre le plus glorieux que peut avoir un brahmane du fait de sa large connaissance philosophique, scientifique ou artistique. On trouve notamment les brahmanes nambutiri au Kerala en Inde, dont les pratiques varient de celles des autres branches brahmanes. == Hypothèses historiques == Selon Michel Angot : À l'origine, les peuples dont les brahmanes sont les maîtres d'esprit parlent une langue indo-européenne et descendent des plateaux d'Afghanistan et de l'Iran, de l'Asie centrale, autour de la mer d'Aral. Vers 1500 Néanmoins, le pôle de l'orthodoxie brahmanique se situe, encore aujourd'hui, dans le Sud de l'Inde, où la brahmanité est beaucoup plus rigoureuse, dans le Tamil Nadu, par exemple, que dans les États du Nord de l'Inde. L'orthodoxie brahmanique de l'Inde méridionale va bien au-delà d'une observance scrupuleuse du végétarisme hindou et de connaissances de mantras, comme c'est le cas dans le Nord de l'Inde, mais va jusqu'à une discipline de vie où chaque acte doit être sacralisant et lié au Karma Yoga . == Époque védique == Originellement, le brahmane est un officiant du sacrifice védique. Il surveille en silence le déroulement du sacrifice alors que l’udgātar est le chanteur et que l’adhvaryu est l'officiant manuel, tous trois représentants la pensée (silencieuse), la parole (chantée) et l'action (matérielle). Leur nom dérive du mot brahman « la parole ». == Upanishad == Les Upanishad, le Rig-Veda (X, 125, 5), indiquent que le pouvoir de la Parole védique peut transformer n'importe qui en brahmane : un « brahmane » de naissance, qui est né dans une famille de brahmanes sans y conformer sa conduite, est ainsi appelé un brahmabandu, tandis qu'un « connaisseur de Brahman » est appelé un brahmavit (familiarisé avec le sens du Véda et qui y conforme sa conduite, issu ou non d'une famille de brahmanes). La Chandogya Upanishad (IV, 4, 9) affirme à ce titre : Ainsi, dans l'Antiquité, il existe deux façons de devenir brahmane, par hérédité à la suite d’une initiation, ou par adoption. Le brahmane pouvant conférer l’initiation brahmanique à un esprit qu'il jugeait apte. == Lois de Manu == Le brahmane est garant du bon ordre (dharma). Or l'épouse de Dharma personnifié est Ahimsâ, la non-violence, qui est selon les Lois de Manu, le devoir premier de toutes les castes hindoues. Il appartient à la classe sacerdotale de se maintenir en tant que telle uniquement par la science sacrée : Un brahmane, ne connaissant qu'une seule prière védique, mais qui s'évertue à la maîtrise de soi et à la purification intérieure, est supérieur à un brahmane connaissant tous les Véda mais qui n'est ni compatissant, ni végétarien, ni honnête. La pratique purificatrice, basée sur une science védique même ténue, est plus importante qu'un savoir védique complet mentalement appris mais qu'on est incapable d'incarner : {{Citation bloc|118. Un Brahmane maître de ses passions, ne sût-il que la Sâvitrî, est supérieur à celui qui possédant les trois Védas n'est pas maître de ses passions, qui mange de tout et trafique de tout.|Lois de Manu, Livre 2: Poudjari/ministre du culte (dans un temple, etc.), astrologue ; Juge, ministre d'un chef d'État (d'un roi, etc.) ; Artiste (peintre, sculpteur, musicien, acteur, etc., mais ayant une éthique basée sur l'Ahimsâ et une connaissance védique) ; Pandit, savant (philosophe védique, grammairien du sanskrit, etc.) ; Kavi, poète (Rishi, etc.) ; Sannyaçin, ascète itinérant (fonction sacrée suprême réservée en théorie au seuls brâhmanes, et qui sont déjà grand-père : ce faisant, un sannyaçin est forcément un brâhmane, mais un brâhmane n'est pas forcément un sannyaçin, un pèlerin renonçant). De manière générale, et jusqu'à une époque récente où l'analphabétisme était largement partagé en Inde, un brâhmane était une figure honorifique du village, car il était avant tout un domestique du culte, mais lettré (et végétarien) ; l'hindouisme étant une tradition d'abord orale, les brâhmanes furent en premier lieu les transmetteurs des connaissances védiques apprises par cœur en sanskrit (sans forcément en connaître le sens littéral), tout en véhiculant une « brahmanitude » consistant à s'affirmer en tant que connaisseurs des sciences sacrées et profanes, liés à des rituels et à une morale voulus immémoriaux, sans que cette brahmanitude soit organisée par une Église, mais plutôt de « bouche à oreille », car chapeautée par les corps d'ascètes itinérants eux-mêmes gardiens de l'interprétation du savoir védique et représentants vivants de l'ascèse qui attend le brâhmane grand-père, lorsque celui-ci est prêt à renoncer à ses rituels de maître de maison pour se consacrer à l'errance mendiante et à la méditation yoguique, sommets de l'existence censés conduire au moksha, à l'union libératrice avec le Brahman . == Brahmanes et bouddhistes == Entre le et le XIIIe siècle, le bouddhisme disparaît au nord de l'Inde, alors que se maintient la position des brahmanes. Selon Gerhard J. Bellinger, le bouddhisme serait disparu d'Inde du fait de l'enrichissement des monastères bouddhistes qui perdirent ainsi le message d'une vie de pauvreté du Bouddha et de la sorte virent la population indienne préférer soutenir le mode de vie des sadhu itinérants et des brahmanes, ces derniers considérant Bouddha comme étant un Avatar du dieu Vishnou combattant les rituels sanglants. Une querelle conceptuelle oppose les brahmanes et les bouddhistes : Les brahmanes affirment la réalité en tout homme d’une âme vouée à survivre aux individus par une nouvelle incarnation. Les bouddhistes professent, à l’inverse, la doctrine du non-soi ou de l’absence du soi, faisant de l’âme une apparence ou une fiction. Cette divergence théorique a une conséquence éthique : les brahmanes renvoient les bouddhistes du côté des matérialistes et des nihilistes, tandis que les bouddhistes jugent immorale cette glorification d’un soi permanent et identique. Dans Hindouisme et bouddhisme, Ananda Coomaraswamy conteste cette opposition entre bouddhistes et brahmanes et entre doctrine du Soi des brahmanes et du non-Soi des bouddhistes, et écrit à ce propos : == Brahmanité et pauvreté == Si le statut de brâhmane est celui du « savant » cultivé dans les sciences sacrées, et par là même celui de l'homme le plus élevé dans la hiérarchie sociale selon l'hindouisme, il n'en reste pas moins que la population brahmanique est généralement pauvre : ne rien thésauriser pour son propre profit, vivre au jour le jour de dons, et en faire la charité avec le surplus, est l'idéal de vie brahmanique ; d'autant plus que c'est surtout le brâhmane qui est chargé, après la naissance de son petit-fils, de devenir sadhu, ascète (ou yogi) en pèlerinage permanent sans possession ou demeure aucune. L'aisance socio-économique, et le fait d'appartenir à une caste élevée, n'ont par conséquent aucun lien : vivre sans nul luxe et chichement est une caractéristique brahmanique, et on peut très bien être riche matériellement et extrêmement bas dans la hiérarchie sociale hindoue, du fait de pratiques impures et de l'absence de connaissance sacrée liée à l'hindouisme : tel était le cas des empereurs musulmans moghols, richissimes mais ne respectant ou ne cultivant aucune valeur brahmanique et, de ce fait, considérés (par les hindous) comme étant des Chandala (« mangeurs de chiens » ou hors caste). Ainsi, l'ouvrage de J. Radhakrishna Brahmins of India révèle que tous les purohits (brahmanes officiants) vivent en dessous du seuil de pauvreté en Inde. L'étude de D. Narayana, Perception, poverty and health : a contribution, démontre que 53,9 % de la population de caste supérieure vit en dessous du seuil de pauvreté, le terme brahmanes (barāhima) désigne ceux qui nient l'authenticité des prophètes. L'opinion qui leur est prêtée est que la révélation est inutile parce que la raison suffit à découvrir les vérités de foi. Cette tradition, qui donne du brahmanisme une vision réductrice, semble avoir pris naissance avec al-Hudhail ou ibn al-Rawandi. Ce dernier aurait attribué aux brahmanes les vues qui étaient en réalité les siennes, par prudence.
[ "sadhu", "sanskrit", "ibn al-Rawandi", "Intouchable (Dalit)", "Shudra", "cuir", "socialisme", "daim", "Shiva", "communisme", "Yoga", "initiation", "parole", "al-Ghazali", "vérité", "Chandogya Upanishad", "Empire moghol", "Kshatriya", "Castes en Inde", "éléphant", "Avatar (hindouisme)", "Tamil Nadu", "Al-Juwaynī", "homme", "Système de castes en Inde", "sacerdotal", "Vaishya", "bois", "Rishi", "Gayatri Mantra", "mantra", "Gérard Huet", "végétarisme hindou", "Éditions du Seuil", "Inde", "Âshram", "astronomie", "Église (organisation)", "Brahmanisme", "astrologie", "ahimsa", "Rig-Veda", "védisme", "Karma Yoga", "Dictionnaire Héritage du Sanscrit", "ascète", "végétarisme", "seuil de pauvreté", "Dharma", "Lois de Manu", "Ibn Hazm", "kshatriya", "calendrier", "dharma", "analphabétisme", "Brahman", "Nidhi Razdan", "bouddhisme", "Upanishad", "Natarâja", "dvija", "Pandit", "Vach", "Abu al-Hudhayl", "upanayana", "Véda", "hindouisme", "ashrama", "Vishnou", "Ahimsâ", "Hindouisme", "Ananda Coomaraswamy", "Madeleine Biardeau", "Bouddha", "Michel Angot", "Gerhard J. Bellinger", "moksha", "Chandala", "vaishya", "Kerala" ]
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Bloodlust
Bloodlust est un jeu de rôle médiéval-fantastique publié par Asmodée Éditions en 1991, créé par Croc, le couple G.E. Ranne et Stéphane Bura, et illustré par Alberto Varanda. Les couvertures de presque tous les volumes de la série utilisent des peintures de Frank Frazetta. Dans ce jeu, on incarne des armes-dieux vivantes et dotées de pouvoirs magiques, et leurs porteurs humains. En effet, outre Conan le Barbare de Robert E. Howard, la principale inspiration du jeu est le Cycle d'Elric de Michael Moorcock qui raconte la saga du prince Elric et de son arme démon. Stormbringer, le jeu officiel tiré de ces romans, avait à l'époque rencontré un grand succès. Cependant, Bloodlust est plus qu'un simple plagiat car les thèmes qu'il aborde, notamment les intrigues politiques entre les peuples et les guildes d'influence, sont particulièrement bien pensés. Une autre source d'inspiration est la trilogie Helliconia de Brian Aldiss, qui dota le monde de Bloodlust de plusieurs lunes qui en fonction de leur phase influencent les passions des humains. == Histoire éditoriale == Le jeu paraît de 1991 à 1997 chez Asmodée Éditions. En 2001, le jeu est traduit en allemand et paraît sous le titre chez Truant. Le projet Bloodlust — Édition Métal, nouvelle version entièrement retravaillée, prévoit initialement une parution courant 2010 chez John Doe. Il est mené par Rafael Colombeau, François Lalande, John Grümph et Pierrick « Akhad » May. Le projet est différé à courant 2011 en coédition chez John Doe/Éditions Sans-Détour. Il s'agit d'une refonte, modifiant l'univers de jeu tout en reprenant les bases et les thèmes de la première édition. Il est finalement publié en juillet 2012. == Le continent de Tanaephis == L'action de Bloodlust prend place sur le continent de Tanaephis. Ce continent, dont la géographie physique est inspirée par celle de l'Antarctique, est partagé entre plusieurs peuples. Autrefois, des orques, des elfes et des nains vivaient sur Tanaephis mais ils se sont tous éteints au profit des humains. Les différents peuples de Tanaephis sont clairement inspirés par des peuples terriens et leurs noms viennent du jeu de société Freedom in the Galaxy. === Alwegs === Les Alwegs ne sont pas un peuple mais un terme péjoratif qui regroupe tous les parias et sang-mêlés des autres peuples. Chaque peuple a une définition différente de ce qu'est un Alweg. Les Alwegs sont généralement maltraités et considérés comme des citoyens de seconde zone. Beaucoup deviennent mercenaires. === Batranobans === Les Batranobans, qui ressemblent beaucoup aux Arabes, avaient autrefois formé le premier empire humain et le premier alphabet de Tanaephis. Ils vivent dans un désert parsemé de grandes cités de pierre blanche au sud-ouest du continent. Leur société est basée sur le commerce, en particulier le commerce d'épices aux effets surnaturels ; ce dernier aspect les rapproche des Fremen du cycle de Dune de Frank Herbert. === Dérigions === Les Dérigions sont un peuple décadent proche de la Grèce ou de la Rome antique. Ils se sont formés dans l'alliance de trois tribus locales et ont autrefois dominé presque tout le continent. Mais la rébellion des Vorozions et des Batranobans, les raids de Piorads et de Sekekers et surtout la décadence politique et culturelle des Dérigions ont mené à la perte de l'empire. Désormais, il ne s'étend plus que sur leur gigantesque capitale, Pôle, bâtie sur les vestiges d'une ancienne cité elfe, et sur quelques villages proches. Pôle est la plus grande ville de Tanaephis, bâtie par les nains pour la civilisation elfe à l'époque de l'apogée de leurs civilisations. L'empire Dérigion est maintenant décadent et ravagé par la corruption et les défaites militaires, mais Pôle reste une grande ville commerçante où vivent la majorité des artistes et des étudiants de Tanaephis. === Gadhars === Les Gadhars sont des hommes à la peau noire qui partagent leurs jungles du sud-est de Tanaephis avec des monstres et des dinosaures. La jungle fait qu'ils restent peu connus. Ils possèdent une mémoire génétique limitée qui leur permet de ressentir des bribes d'un passé oublié. C'est également le seul peuple dont quelques rares membres possèdent de faibles pouvoirs magiques, la magie de Tanaephis ne se manifestant normalement que par les épices et les armes-dieux. === Hysnatons === Les Hysnatons, comme les Alwegs, ne sont pas vraiment un peuple. Ce terme désigne tous les humains qui manifestent des caractéristiques d'un peuple éteint : elfes, orques et nains. Le mot Hysnaton veut en réalité dire surhomme : un intellectuel hysnaton l'avait inventé pour ironiser sur les discriminations dont les Hysnatons étaient les victimes. Les Hysnatons sont donc victimes de racisme de la part des autres peuples, mais leurs capacités et caractéristiques peuvent les rendre plus efficaces que des humains normaux dans certains domaines : par exemple, de nombreux Hysnatons qui ont du sang elfe deviennent des prostitués prisés. Au contraire, des unités mercenaires spéciales, les scories, ne rassemblent que des Hysnatons particulièrement hideux. === Piorads === Les Piorads sont un peuple inspiré des Vikings et des Cimmériens : des barbares venus d'un autre continent qui ont abandonné leurs navires pour guerroyer sur terre et s'imposer comme d'excellents cavaliers. Parfois un Piorad naît avec des yeux rouges : c'est un œil-de-braise, destiné à intégrer une unité d'élite. Les guerriers piorads chevauchent des chevaux carnivores appelés chagars et se battent brutalement. === Sekekers === Les Sekekers sont des pillardes sauvages, fondées autrefois par des femmes opprimées par les Batranobans. Inspirées des Amazones, elles détestent les hommes et les seuls mâles tolérés dans les tribus sont des esclaves castrés. Peu nombreuses, elles occupent des plaines au centre de Tanaephis, d'où elles mènent des raids contre les peuples voisins et contre la cité de Pôle. Elles ne se reproduisent pas et doivent enlever des bébés et petites filles étrangers. Les Sekekers se mutilent par infibulation et ablation des seins pour rejeter leur féminité. Seules les plus jolies des jeunes filles ne sont pas mutilées : elles forment une unité d'élite, les chrysalides, qui se battent à moitié nues. Les Sekekers chrysalides ont un effet ravageur sur le moral des troupes masculines ennemies. === Thunks === Les Thunks sont un peuple inspiré des Inuits et des Mongols : ce sont des nomades montés sur des poneys qui vivent dans les montagnes glaciales du nord de Tanaephis. Ils sont généralement pacifiques, désorganisés et sexuellement libérés, mais ils se défendent farouchement contre leurs ennemis jurés, les Piorads. Ils se battent principalement avec des arcs en tendant des embuscades et en évitant le corps à corps. === Vorozions === Les Vorozions sont un peuple en plein âge d'or : ils se sont rebellés contre l'ancien empire dérigion et ont conquis la majeure partie de celui-ci. Opposés à l'esclavage pratiqué par les Dérigions, ils se posent en libérateurs des peuples opprimés. Leur empire n'en est pas moins dominé par une bureaucratie rigide. Ils sont d'excellents artisans, et le seul peuple de Tanaephis à savoir forger des armures de plates. Les Vorozions dominent les terres cultivées de l'est de Tanaephis, entre les terres piorads, les jungles gadhars, les plaines sekekers et Pôle. == Les armes-dieux == Les armes-dieux sont la principale spécificité de Bloodlust par rapport à d'autres jeux de rôle médiévaux-fantastiques. Ce sont des armes de contact ou des boucliers dans lesquels s'est incarné un dieu. Elles possèdent donc un esprit, une mémoire, une intelligence et des passions, ainsi que des pouvoirs magiques que leur porteur peut utiliser. Ces armes sont maniées par des humains (et parfois d'autres créatures) avec lesquels elles ont une relation symbiotique. L'arme fournit des pouvoirs magiques à son porteur en échange des sensations qu'il ressent. Sans le porteur, l'arme serait inerte. Sans l'arme, le porteur n'aurait ni la puissance ni le statut social d'un être d'exception. Il est proposé aux personnages-joueurs de Bloodlust d'incarner des porteurs d'arme, les armes-dieux elles-mêmes ou encore de jouer les deux en même temps. Une dernière option est que la moitié des PJ incarne des armes et l'autre moitié incarne leurs porteurs. Comme souvent dans les jeux de rôle, les armes-dieux progressent en puissance grâce à un système d'expérience. Mais les armes-dieux gagnent de l'expérience en assouvissant leurs désirs de prestige, sexe, richesse, violence et réputation. Ces points d'expérience leur permettent de monter en puissance et d'acquérir de nouveaux pouvoirs, tout en pouvant plus facilement contrôler leurs porteurs. Une arme-dieu de grande puissance peut parvenir à fusionner avec son porteur. L'arme disparaît mais le porteur en récupère les pouvoirs et l'immortalité. Il peut arriver plusieurs choses aux esprits de l'arme et du porteur : ils peuvent fusionner, coexister ou bien l'un peut détruire l'autre. Dans tous les cas, les pouvoirs se manifestent sur le corps du porteur ; la créature résultante est appelée un fusionné ou un possédé. == Système de jeu == Le système de jeu est relativement simple : chaque personnage a six caractéristiques notées sur 20 et des compétences notées sur 100, et doit faire moins que son trait avec un dé à cent faces pour réussir une action. Le résultat du dé des unités détermine l'ampleur d'une réussite ou d'un échec. Dans un combat, chaque protagoniste choisit à chaque tour une action parmi six (attaque brutale, feinte, esquive…), qui permettent différentes tactiques. Les combats sont généralement brefs et sanglants. Un système de combat de masse est inclus dans les règles de base. == Réception == À sa sortie en 1991, la boîte de jeu de Bloodlust a été un des plus gros succès du jeu de rôle français. Aucun supplément de Bloodlust n'a été publié depuis 1997 et l'extension Vengeance est considérée par beaucoup comme tellement mauvaise qu'elle contribua à l'arrêt du jeu. Le jeu est aujourd'hui épuisé et n'a pas été réimprimé malgré l'existence persistante d'une communauté de fans. On trouve aussi des versions numérisées du jeu en PDF sur les réseaux de Poste à poste, avec, chose rare, l'accord de l'éditeur qui ne s'oppose pas à sa distribution gratuite du fait de son indisponibilité. === Récompenses === Bloodlust a reçu le prix Grog d'Argent 2013, décerné par le Guide du rôliste galactique. == Parutions == === Prospectus === Prospectus en couleur pour annoncer le jeu (1991) === Règles === Bloodlust, (1991) : version en trois livrets dans une boîte avec une carte du continent de Tanaephis. Bloodlust, (1995) : version en livre à couverture cartonnée. Les règles ne sont pas changées par rapport à l'impression de 1991 (même édition). Bloodlust Métal Bloodlust Métal (2012) : version en livre à couverture plastifiée. Refonte des premières éditions. === Suppléments === Écran de la première édition (1992) avec un scénario, le Spectacle continue. Flocons de sang (1992) : cette extension décrit les Piorads, les Thunks et leurs terres. Elle propose des règles optionnelles au système de jeu. Elle contient les deux premiers scénarios de la campagne Éclat de lune. Poussière d'ange (1992) : cette extension décrit les Batranobans, les Gadhars et leurs terres. Elle décrit également les épices cultivées par les Batranobans. Elle continue la campagne Éclat de lune avec deux scénarios. L'Enclume et le Marteau (1992) : cette extension décrit les Dérigions, les Vorozions et leurs terres. Elle continue la campagne Éclat de lune avec deux scénarios. Souvenirs de guerre (1992) : cette extension décrit les Alwegs, les Hysnatons et les Sekekers. Elle continue la campagne Éclat de lune avec deux scénarios. Les Joyaux de Pôle (1993) : cette extension décrit Pôle, la plus grande cité de Tanaephis. Elle continue la campagne Éclat de lune avec deux scénarios. Contes et Légendes (1993) : cette extension est surtout composée de nouvelles et d'éléments de background sur le passé de Tanaephis, avec des conseils pour jouer à différentes époques. Les Frères de la nuit (1994) : cette extension développe les différentes guildes (qui rassemblent des humains) et sociétés secrètes (qui rassemblent des armes-dieux) de Tanaephis. Elle fait également avancer la storyline de quinze ans après les événements de la campagne Éclat de lune et du scénario l'Éveil paru dans un hors-série de la revue Casus Belli. Écran de la deuxième impression (1995) Les Voiles du destin (1995) : cette extension décrit Sulustan, une île voisine de Tanaephis, elle mentionne l'existence de Vaeriel, un autre continent plus lointain, et dévoile l'origine des armes-dieux. Des scénarios sont fournis pour exploiter ces nouvelles terres. Les Voiles du destin diffère nettement des suppléments précédents par le fait qu'on quitte Tanaephis, qu'on joue des personnages nettement plus puissants, et que l'ambiance générale de Sulustan et de Vaeriel est très différente de celle de Tanaephis. Pour suivre la montée en puissance des armes-dieux, les règles sur les fusionnés y sont développées. Ce supplément a été écrit en grande partie par des auteurs qui n'avaient pas contribué auparavant au jeu ; Croc a regretté ensuite ce supplément. Chroniques sanglantes (1996) : ce supplément contient quatre scénarios indépendants. C'est l'un des deux seuls suppléments à ne pas avoir de couverture de Frank Frazetta. Vengeance ! (1997) : la dernière extension officielle de Bloodlust, entièrement écrite par Croc, décrit plus profondément le continent de Vaeriel, ébauché dans les Voiles du destin. Plusieurs critiques le dénoncent comme le plus mauvais supplément de la gamme. Comme le précédent, sa couverture n'est pas de Frazetta. Bloodlust Métal Le Mois des Conquêtes 01 (2013) : cette extension pour Bloodlust Édition Métal inclut un écran en 4 volets et un livret de 108 pages comprenant plusieurs aides de jeu et un scénario, Ballade digestive dans la Neige. Le Mois des Conquêtes 02 (2016) : cette extension pour Bloodlust Édition Métal regroupe quatre scénarios, L'Édenwynn rouge, Sans yeux, pas de larmes, Escale à Mathana et Tant d'eau pour si peu d'or, chacun d'entre eux étant suivi par une aide de jeu en rapport avec celui-ci. === Aventures === Plusieurs scénarios officiels sont parus dans les revues Plasma et Casus Belli. Des scénarios officieux et une courte campagne (Étoile rouge) sont disponibles sur le site Le Mois des conquêtes.
[ "orque (créature)", "Brian Aldiss", "nain (créature fantastique)", "Stormbringer (jeu de rôle)", "Robert E. Howard", "Helliconia", "infibulation", "Fremen", "Arabes", "personnage-joueur", "Alberto Varanda", "armure de plates", "Freedom in the Galaxy", "Guide du rôliste galactique", "esquive", "Stéphane Bura", "Casus Belli", "G.E. Ranne", "Antarctique", "lexique du jeu de rôle", "médiéval-fantastique", "Mongols", "dé à cent faces", "jeu de rôle sur table", "Cimmériens", "elfe (nordique)", "1997", "Frank Herbert", "surhomme", "Cycle d'Elric", "Asmodée Éditions", "Mécanisme de simulation dans les jeux de rôle", "Rome antique", "Frank Frazetta", "1991 en jeu", "2012 en jeu", "nain (mythologie)", "Feinte (sport)", "cycle de Dune", "Grèce antique", "expérience (jeu de rôle)", "Viking", "Michael Moorcock", "Conan le Barbare", "Croc (jeu de rôle)", "Amazones", "John Grümph", "2001 en jeu", "Inuits" ]
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Basic (langage)
BASIC (de l'acronyme anglais BASIC pour , littéralement « code d'instruction symbolique multiusage du débutant »), fait partie d'une famille de langages de programmation de haut niveau ayant pour caractéristique leur facilité d'utilisation. La première version a été créée par John G. Kemeny et Thomas E. Kurtz au Dartmouth College en 1963. == Développement == Jusqu'au début des années 1960, la programmation des ordinateurs reposait principalement sur l'écriture de programmes en code machine ou en langage assembleur, des langages de bas niveau propres à chaque architecture matérielle. Cette approche exigeait une connaissance approfondie de la machine utilisée, réservant ainsi la programmation à des spécialistes, souvent des scientifiques ou des ingénieurs. Bien que des langages de plus haut niveau, tels que Fortran et COBOL, aient vu le jour à la fin des années 1950, ils restaient complexes à maîtriser et n'étaient pas toujours accessibles aux novices ou aux non scientifiques. De plus, la diversité des architectures signifiait que chaque programme devait être adapté à un modèle d'ordinateur spécifique, rendant le développement logiciel long et difficile. BASIC a marqué un tournant en rendant la programmation plus accessible. Ce langage de haut niveau abstrait les détails matériels complexes grâce à un interpréteur, permettant ainsi à des étudiants, même issus de domaines non scientifiques, d’écrire des programmes sans avoir à maîtriser les subtilités des langages machines ou de l'assembleur. Sa simplicité et son adaptabilité en ont fait un outil pédagogique efficace, ouvrant la voie à un apprentissage plus accessible de l’informatique. === Étymologie === Le nom BASIC correspond au titre d'un article non publié de Kurtz et est le rétroacronyme de « Beginner’s All-purpose Symbolic Instruction Code », soit « Code d’instruction symbolique multiusage pour débutants ». Il n'a, par ailleurs, rien à voir avec les séries intitulées « Anglais basic » de Charles Kay Ogden. === Système de partage du temps de Dartmouth (DTSS) === En plus de ce langage de programmation, Kemeny et Kurtz ont également développé le gestionnaire de temps partagé de Dartmouth (DTSS), qui permettait à plusieurs utilisateurs d’éditer et d’exécuter des programmes BASIC simultanément sur des terminaux distants. Ce modèle général est devenu très populaire sur les systèmes de mini-ordinateurs comme le PDP-11 et le Data General Nova à la fin des années et au début des années 1970. On le voit notamment avec Hewlett-Packard qui produisent une gamme complète d’ordinateurs fonctionnant avec cette méthode, avec la série HP2000 à la fin des années 1960 et jusque dans les années 1980. === Histoire === La première version du Basic a été développée sur un ordinateur central temps réel appelé GE-265 (General Electric), qui était un GE-225 avec une GE DataNet-30. Cet ordinateur 20 bits, conçu en 1959 au sein du département d'informatique industrielle de la société General Electric par Arnold Spielberg, père de Steven Spielberg, occupait une pièce entière, embarquait transistors et . Les données étaient conservées sur des bandes magnétiques enroulées sur des bobines, des cartes perforées ou des bandes de papier. Vendu 250000 dollars à l’époque, le GE-225 a été un succès commercial, malgré la désapprobation du directeur général de la société qui le produisait. Le Basic était le premier langage spécialement conçu pour être utilisé sur des systèmes interactifs. Les premières versions de Basic étaient utilisées sur des ordinateurs en temps partagé. L’interprétation était plus commode que la compilation, car les modifications ne portaient souvent que sur quelques lignes entre deux passages successifs. Les constructeurs des premiers ordinateurs individuels avec clavier ont eu besoin d'inclure un outil permettant aux utilisateurs d'écrire des logiciels pour leur matériel. L'une des premières entreprises, (à l'époque TRW), avait créé son propre langage pour ses terminaux programmables Datapoint, mais l'abondance d'étudiants connaissant le Basic le conduisit à porter ce langage sur des machines comme son DATAPOINT 2200. Une version interprétée pouvait sans difficulté tenir en mémoire morte (ROM) ou vive (RAM). Le Basic avait en 1970 un concurrent, le langage FOCAL, mais celui-ci était propre à DEC et fut vite marginalisé, comme le sera le HPL de Hewlett-Packard six ans plus tard. Le Basic offrait aussi quelques commandes comme old, new, list et quelques autres déjà définies à l'intérieur même du langage, lui conférant ses capacités interactives. Les instructions scalaires commençaient par LET (LET A=3) et les matricielles par MAT (MAT C = A+B). Très vite, le LET deviendra facultatif pour alléger l'écriture des programmes. Chaque instruction était précédée d'un nombre, en général attribué de 10 en 10, qui permettait de remplacer une instruction ou d'en intercaler d'autres sans avoir à maîtriser un complexe éditeur de texte en mode machine à écrire. Les premiers ordinateurs individuels possédaient presque tous un interpréteur Basic en mémoire morte (TI-99/4A, Commodore 64, TRS-80, Apple II, etc.). Hewlett-Packard laissait le choix sur son HP 9825 entre un Basic standard et son langage maison HPL plus puissant, mais moins standard. Ces langages étaient sur cartouche ROM amovible. En 1968, un article d'Edsger Dijkstra devenu très populaire avait insisté sur la nocivité de l'instruction « goto » en matière de qualité du code, et donc la productivité du programmeur. Cette critique s'appliquait alors à la plupart des langages, dont les dialectes du Basic. Dix ans plus tard, presque tous les langages avaient pris cette critique en compte, y compris le Basic. La popularité du Basic, langage de programmation grand public par excellence, fit dire à certains que ce langage a donné naissance à plus de mauvais programmes qu'aucun autre langage. Olivier Lecarme, professeur à l'Université Laval, affirmait à l'AFCET : BASIC programming cannot teach you any kind of programming, not even basic programming. De fait, privilégiant l'action plutôt que la méthode, ce langage aux contrôles sommaires ne convient qu'à la « petite programmation » (moins de ). Le Basic équipa dès le milieu des années 1970 presque tous les micro-ordinateurs du moment (Olivetti P6060, Tektronix 4051, IBM 5100, Commodore PET, etc.). Dans les années 1980, la plupart des micro-ordinateurs étaient fournis avec un interprète Basic, parfois stocké en mémoire morte (ROM) : ROM BASIC. Le premier IBM PC pouvait démarrer sans disquette et exécutait cette version du Basic rudimentaire. Les versions les plus répandues ont été les interpréteurs conçus par Microsoft, qui pratiquait une politique de prix modérés et avait fini par s'imposer comme la référence : quelles que fussent les machines source et cible, on savait qu'un programme écrit en Basic Microsoft tournerait sur un autre Basic Microsoft. En 1977 Microsoft avait sorti l'Altair BASIC (adaptation du Basic par Bill Gates et Paul Allen) pour l'Altair 8800 du constructeur MITS. C'était son premier logiciel. En 1979 Microsoft obtient d'IBM la commercialisation de son interprète Basic avec les futurs IBM PC et compatible PC. Cette version était incluse dans la puce ROM des PC, et se lançait au démarrage en l'absence de système d'exploitation. Plus tard, Microsoft a vendu différentes versions du Basic pour DOS, dont Basica, GW-Basic, QuickBasic et Visual Basic pour MS-DOS. Microsoft Windows 95 et Windows 98 incluaient un interpréteur QBasic à installer à partir du CD-ROM et Windows 98 incluait un interprète VBScript. Visual Basic for Applications a été ajouté dans les produits Microsoft Office en 1997. À la même époque, le Basic sur Apple II ne connaissait que les nombres entiers ; il fallut attendre l'Apple II+ en juin 1979 pour exploiter le traitement des réels. Le compilateur Waterloo Basic fut l'un des premiers logiciels commercialisés par Watcom : il avait été programmé entre 1978 et 1979 pour l’, un système 16 bits. En 1979, le compilateur a été porté pour VM/CMS tournant sur les IBM 370, 3030 et 4300, et un accord avec IBM a permis sa mise sur le marché. Il y eut plusieurs mises à jour de 1980 à 1983 ainsi qu'une version portée sur l’interpréteur de commandes MVS/TSO et sur VM/CMS. Borland a publié son compilateur Turbo Basic 1.0 en 1985. Les versions suivantes sont encore vendues sous le nom de PowerBasic par une autre compagnie. Il existe toujours une version pour MS-DOS. La nécessité d'enseigner un langage de programmation davantage structuré avait donné naissance au langage Pascal en 1972. Ce langage, en particulier grâce au compilateur Turbo Pascal de la société Borland, bien plus rapide que n'importe quel interprète Basic de l'époque, remporta un énorme succès au cours des années 1980, et marqua un début de déclin de la popularité du Basic dans le grand public. === Développement de plusieurs dialectes BASIC === L’émergence des micro-ordinateurs au milieu des années 1970 a conduit au développement de plusieurs dialectes BASIC, y compris BASIC Microsoft en 1975. En raison de la taille de la mémoire principale extrêmement réduite, souvent 4 Ko sur ce genre de machine, une variété de dialectes comme le Tiny BASIC a également été introduite. À l'époque, le BASIC était disponible pour presque tous les systèmes et est devenu le langage de programmation de facto pour les systèmes informatiques domestiques qui ont émergé à la fin des années 1970. Ces PC avaient presque toujours un interpréteur BASIC installé par défaut, souvent dans le firmware de la machine ou parfois sur une cartouche ROM. === Déclin en popularité === BASIC a décliné en popularité dans les années 1990, à mesure que des micro-ordinateurs plus puissants sont arrivés sur le marché et que les langages de programmation dotés de fonctionnalités avancées (tels que Pascal et C) sont devenus plus accessibles. En 1991, Microsoft a publié Visual Basic (VB), combinant une version mise à jour de BASIC avec un générateur de formulaires visuels. Cette utilisation a relancé le langage et VB reste un langage de programmation majeur sous les formes de VBA et de VB.NET. == Buts == Au début des années 1960, les langages de programmation convenaient davantage aux cartes perforées qu'aux terminaux interactifs. Même le langage Fortran II, peu développé mais déjà complexe, n'était pas adapté aux calculs matriciels qui étaient utilisés dans le domaine des sciences humaines. Ces langages n'étant pas interactifs, ils exigeaient que le programme utilisé soit exempt de toute erreur de syntaxe pour être exécuté. Le langage Basic a été conçu en 1964 par John George Kemeny (1926-1993) et Thomas Eugene Kurtz (1928-2006) au « Dartmouth College » pour permettre aux étudiants des filières non scientifiques d'utiliser des ordinateurs. Les huit principes de conception du Basic étaient : Être facile à apprendre pour un débutant ; Être généraliste, donc traiter aussi bien les matrices de nombres que les chaînes de caractères ; Autoriser l'ajout de fonctionnalités pour les experts (tout en restant simple d'utilisation pour les débutants) ; Être interactif, et entre autres permettre d'interrompre un programme pour examiner ses variables, en modifier les instructions, et reprendre ensuite son exécution ; Fournir des messages d'erreur clairs et conviviaux ; Avoir un délai de réaction faible pour les petits programmes ; Ne pas nécessiter de connaissances sur le matériel de l'ordinateur ; Isoler l'utilisateur du système d'exploitation lorsqu'il y en avait un. Afin d'arriver à ce résultat, plusieurs conditions furent posées. Pour que le Basic puisse être interactif et simple, il fallait : que ses sept instructions puissent être enseignées en une demi-journée ; que des opérations matricielles puissent être exécutables en mode calcul de bureau ; qu'un programme puisse s'exécuter au moins jusqu'à ce que soit rencontrée une première erreur, facilitant ainsi l'apprentissage du langage. La forme originelle du langage Basic s'inspire du Fortran, avec des ajouts pour le rendre interactif et capable de traiter en mode calcul de bureau des opérations matricielles, notamment les multiplications et inversions. Le langage a été implémenté par une douzaine d'étudiants, dont Mary Kenneth Keller, l'une des premières personnes et la première femme à obtenir un doctorat en informatique aux États-Unis. Les concepteurs du langage décidèrent que le langage ferait partie du domaine public, de manière à favoriser sa diffusion. L'écriture d'un interpréteur de Basic faisait partie des projets classiques donnés aux étudiants en informatique dans le monde entier. == Principe de fonctionnement == Le Basic est souvent interprété, mais rien ne l'empêche d'être compilé là où l'interactivité avec le programmeur n'était plus nécessaire, par exemple packages de gestion. Malgré sa normalisation, plusieurs dialectes sont apparus au cours des années, partis de la même base, et proposant des améliorations diverses, par exemple dans le domaine des interfaces graphiques ou de l'orienté objet. La référence sur PC (MS-DOS) a été le GW-Basic puis quelque temps le QuickBasic. == Histoire == == Syntaxe == La syntaxe vraiment minimale du Basic est seulement composée de l'instruction d'affectation par le signe "=" (devant autrefois être précédée du mot-clé LET), PRINT (affichage à l'écran), IF-THEN-ELSE (exécution conditionnelle) et GOTO (saut vers une zone du programme). Un interprète qui exécute des programmes avec cette syntaxe minimale n'a pas besoin d'une pile. Nombre des premières implémentations sur micro-ordinateur n'eurent que ces instructions, les programmes n'étaient donc pas structurés. Si on ajoute une pile, l'instruction GOSUB (saut vers une séquence servant de sous-programme et terminée par RETURN) fut rapidement ajoutée. === Interprètes à numéro de ligne === Les premiers interprètes Basic exigeaient une numérotation des lignes à mémoriser. Une ligne non numérotée était simplement exécutée immédiatement. On ne pouvait avoir qu'un seul programme à la fois en mémoire. Le typage était implicite : par exemple, les variables dont l'identifiant se termine par $ sont destinées à contenir des chaines de caractères alphanumériques et ne peuvent donc pas effectuer d'opérations arithmétiques. L'usage était de numéroter les lignes de 10 en 10, afin de pouvoir éventuellement insérer des lignes supplémentaires. Les boucles à compteur FOR...NEXT constituaient la seule forme itérative. Avec certains interprètes il fut possible, à partir des années 1980, de mettre plusieurs commandes sur une même ligne. Toutefois, il n'était pas possible de regrouper un ensemble de commandes s'exécutant ensemble, comme après une condition IF-THEN. Il fallait recourir à des sauts de ligne GOTO n° de ligne, ou à des appels de sous-programmes ouverts, non paramétrés, par GOSUB n° de ligne L'ambition croissante des programmeurs, le besoin d'une programmation plus structurée amenèrent plusieurs évolutions : le développement de formes IF à deux branches, la multiplication des formes itératives, et l'obligation d'expliciter les étiquettes pour les branchements résiduels ; l'introduction de fonctions paramétrables, d'abord d'une ligne, puis de plusieurs lignes, puis récursives. Puis les Basic durent s'adapter aux environnements graphiques et au multi fenêtrage. === Interprètes modernes === Les dialectes Basic modernes n'emploient plus nécessairement les numéros de lignes (qui restent possibles, mais qui n'ont plus qu'un rôle éditorial) et ont une richesse de commandes et une construction des déclarations de données identiques à d'autres langages comme le langage Pascal. Les récentes variantes comme le Visual Basic ont introduit une orientation objet avec gestion de l'implémentation d'interfaces et, dans Visual Basic .NET, l'héritage (simple). Cependant la gestion des erreurs nécessite généralement l'utilisation de GOTO, ce qui casse la structuration des programmes. Visual Basic .NET permet l'utilisation de blocs Try/Catch, mais conserve néanmoins la possibilité d'utiliser des On Error GoTo, pour conserver une certaine compatibilité avec des versions antérieures de Visual Basic. La richesse des variantes est synonyme de non-standardisation. Cela montre comme ce langage est « organique » et comme il est plutôt une sous-culture qui traite la programmation d'ordinateur comme un ensemble fixe de règles de syntaxe. Mais la même chose s'applique tout autant aux autres « vieux » langages de programmation comme le Cobol et le Fortran. Cependant le mouvement du Basic est de loin le plus important et une société comme Niakwa vécut jusqu'au milieu des années 1990 très largement de son Basic sur Unix. == Procédures == Le Basic n'a généralement pas de bibliothèque externe standard comme d'autres langages, le langage C par exemple. Au lieu de cela, l'interprète ou le compilateur contiennent une bibliothèque intégrée étendue de procédures intrinsèques. Ces procédures incluent plus d'outils que ce dont le programmeur a besoin pour apprendre la programmation et écrire de simples applications, dont des fonctions mathématiques, des fonctions de traitement des chaînes de caractères, d'entrée-sortie console, de graphisme et de manipulation de fichiers. Le QuickBasic permet d'inclure des bibliothèques écrites dans ce langage (QLB) ou en d'autres langages (LIB). Certains dialectes Basic ne permettent pas aux programmeurs d'écrire leurs propres procédures. À cause de cela, les programmeurs sont obligés d'écrire leurs programmes avec une importante utilisation de goto et de gosub rendant difficile de suivre le code source, alors appelé couramment un « code spaghetti ». Beaucoup de versions du Basic comme le QuickBasic de Microsoft ont ajouté un support des sous-routines et des fonctions (avec support de la récursivité). Il fait la distinction entre une procédure qui ne retourne jamais de valeur (appelée sous-routine ou sub) et une procédure qui en renvoie (appelée fonction). Certains langages ne font pas cette distinction et considèrent tout comme une fonction dont certaines renvoient une valeur « vide ». Le Basic est bien connu pour ses fonctions de manipulations de chaînes de caractères. Les premiers dialectes avaient déjà un ensemble de fonctions basiques (left$, mid$, right$) pour les traiter simplement. Comme elles sont souvent utilisées dans les applications de tous les jours, cela est un avantage considérable. == Types de données == Chaque version de ce langage intègre les données de type entier et chaîne de caractères. Normalement, il n'est pas nécessaire de les déclarer comme telles, mais les versions modernes ont la capacité de forcer la déclaration des variables en ajoutant la directive « Option Explicit » au début du code source. Les types de données modernes supportés par le Basic incluent : booléens, entiers signés sur , entiers signés sur , chaînes de caractères, nombres décimaux. Certains dialectes comme Visual Basic ont plus de types de données intrinsèques. De plus, certains dialectes permettent à l'utilisateur de définir ses propres types, appelés types définis par l'utilisateur, et qui sont en fait des structures, c'est-à-dire une simple variable contenant plusieurs champs. == Disponibilité et variantes == Le Basic est disponible pour toutes les plates-formes récentes. Une version interprétée libre qui est conforme aux standards et hautement multiplateforme est le Bywater BASIC. L'interprète est écrit en langage C, sous licence GPL. Il ne permet pas de faire des interfaces utilisateur graphiques (GUI). Une version libre, similaire au Visual Basic et tournant sous Windows et GNU/Linux, et permettant donc de faire des environnements graphiques (GUI), existe et s'appelle le Phoenix Object Basic. Il en existe deux autres plus récentes : Gambas et K-Basic utilisant la performante et multiplateforme bibliothèque Qt. La plus connue des versions compilées est le QuickBasic de Microsoft et le QBasic, une version qui ne permet pas de générer des programmes autonomes. Les dernières versions de Visual Basic sont aussi compilées, bien que Microsoft ait changé le Visual Basic en un langage compatible d'une façon minimale avec les premières versions du Dartmouth Basic. D'autres versions, dont le True BASIC et le PowerBasic, sont compatibles avec le standard ANSI Basic. True Basic Inc. a été fondée par les créateurs originaux du Basic, tout en lui adjoignant de nombreuses fonctionnalités. PowerBasic Inc, fondée par le concepteur de Turbo Basic, propose toujours son PowerBasic en version 16 bits pour MSDos, mais aussi en version 32 bits pour Console (PBCC) et pour Windows (PBWin). Pour ce dernier un outil graphique (PowerBasic Forms) facilite la création graphique d'interfaces utilisateurs basées sur des objets Windows. Son compilateur produit des exécutables compacts, rapides et stables de qualité industrielle. Le GFA BASIC mis au point par Frank Ostrowski est un dialecte Basic qui permet la réalisation d'exécutables puissants pour les environnements Atari et Windows, disponible gratuitement en tant qu'abandonware . RealBasic est une variante disponible pour les Apple Macintosh qui génère aussi des exécutables pour Microsoft Windows et GNU/Linux. Une variante d'un dialecte Basic simple pour la machine virtuelle Parrot montre comment un interprète Basic est mis en application dans un langage de type assembleur. Le PureBasic est une variante avec une syntaxe simple mais avec une production rapide et des fichiers exécutables petits, pour Windows, GNU/Linux, AmigaOS et Mac OS. Il peut aussi compiler et contenir des instructions en assembleur en-ligne. Le wxBasic est une variante, écrite en C et C++, pour Windows, GNU/Linux et peut-être bientôt sous Mac OS. Il est gratuit et peut être utilisé en compilé ou en interprété. Le BlitzBasic et le DarkBasic sont des variantes spécialisées dans la création de jeux vidéo avec un accès simplifié aux interfaces de programmation (API) multimédias tels OpenGL et DirectX. Le compilateur est payant dans les deux cas. Cette variante est optimisée. On peut avoir des bons résultats rapidement pour des débutants. Liberty Basic est spécialisé dans l'élaboration facile d'interface graphique, il est reconnu comme le successeur de QBasic. Le SmallBasic est un dialecte qui fonctionne sur un grand nombre de plates-formes (Win32, MS-DOS, GNU/Linux et Palm OS) et est placé sous une licence GNU. FreeBASIC, développé par une communauté QBasic en déclin, est un compilateur 32-bits distribué sous licence GPL. Il est multiplateforme et, bien qu'encore en version bêta, très prometteur. Sa syntaxe est calquée sur celle du QBasic de Microsoft mais il supporte les pointeurs, l'assembleur inline et prochainement une branche orientée objet devrait être incorporée. Il existe également une version de Basic pour LibreOffice et Apache OpenOffice, appelée OOoBasic (c'est le même langage utilisé pour StarOffice Basic, même si son nom, StarBasic, change). Le TI-Basic est le langage de programmation utilisé sur certaines calculatrices Texas Instruments, de même que le Basic Casio, utilisé sur les calculatrices graphiques Casio. Sur les TI-99, le TI-Basic est différent de celui que l'on peut trouver sur les calculatrices de la marque. Il existe également un TI-Basic étendu plus perfectionné permettant l'accès à l'extension mémoire, les commandes CALL PEEK et CALL POKE, l'amélioration de la gestion des couleurs, l'apparition des sprites, petites images auxquelles on peut donner une vitesse et un sens de déplacement. Au nombre des modèles de matériels populaires qui utilisèrent le langage Basic figurent : la série CPC de Amstrad ; la série MO et TO de la marque Thomson ; Oric 1 et Oric Atmos de Tangerine Computer Systems ; les ordinateurs au standard MSX (1, 2, 2+, Turbo R) utilisaient un Basic dérivé du GW-Basic, la gestion de la couleur et des sprites s'apparentait à celle des TI-99, le processeur graphique utilisé sur ces différentes machines était le TMS9929, un processeur Texas Instruments ; les modèles de la marque Commodore dont le Commodore 64; les ordinateurs Atari 8-bits (400/800/600XL/800XL/65XE/130XE) et Atari ST; le DAI Imagination machine ; les Apple I, II, III et variantes utilisaient un Basic maison mais pouvaient aussi, sur les modèles équipés d'une carte CP/M utiliser la version Basic du CP/M proche du GW-Basic ; le TI-99/4A de Texas Instruments ; certaines calculatrices Casio (dont le Casio PB-100) et Texas Instruments ; les Sinclair ZX-80, ZX-81 (distribué sous le nom de Timex Sinclair 1000 aux US) et ZX-Spectrum ; le Tektronix 4051 (Basic graphique sur écran rémanent) ; l'Olivetti P6060 mais aussi M30 et M40 (partie intégrante de l'OS appelé ESE) ; l'Olivetti M10 (ordinateur ayant 24 Ko ou 32 Ko de RAM non volatile avec un Basic en ROM, et pas de disque dur ni de disquettes) ; Exelvision avec l'EXL 100 et le module ExelBasic ; le Basic de l'EXL100 était un dérivé de l'Extended Basic du TI-99, les concepteurs de cette machine étant des transfuges de Texas Instruments ; l'IBM PC et Compatible PC dont les premiers modèles avaient un Basic limité en ROM. Le Basic était fourni sur les disquettes système MS-DOS ou PC-DOS versions 1.0 à 4.0. Pour les IBM PC, le Basic s'appelait Basica alors que sur les compatibles PC il se nommait GW-Basic. == Exemples == === Exemple 1 : Basic original non structuré === 10 INPUT "Quel est votre nom ? "; NOM$ 20 PRINT "Bonjour "; NOM$ 30 INPUT "Combien d'étoiles voulez-vous ? "; NOMBRE 40 LET ETOILE$ = "" 50 FOR I = 1 TO NOMBRE 60 LET ETOILE$ = ETOILE$ + "*" 70 NEXT I 80 PRINT ETOILE$ 90 INPUT "Voulez-vous plus d'étoiles ? "; ETOILE$ 100 IF LEN(ETOILE$) = 0 THEN GOTO 90 110 LET ETOILE$ = LEFT$(ETOILE$, 1) 120 IF (ETOILE$ = "O") OR (ETOILE$ = "o") THEN GOTO 30 130 PRINT "Au revoir "; 140 FOR I = 1 TO 200 150 PRINT NOM$; " "; 160 NEXT I 170 LPRINT Commentaires : En général, l'interpréteur est insensible à la casse ; les instructions étaient tapées en majuscules sur les machines faisant la distinction entre majuscules et minuscules. Un nom de variable suivi d'un signe dollar indique qu'il s'agit d'une chaîne de caractères (NOM$, ETOILE$, S$) ; une variable sans signe dollar indique un entier ou un nombre décimal (S, I). INPUT permet l'affichage d'un texte et une saisie du clavier ; PRINT permet un affichage à l'écran. Parfois l'instruction LET est optionnelle, ainsi, LET ETOILE$ = ETOILE$ + "*" peut s'écrire simplement ETOILE$ = ETOILE$ + "*" (le signe égal sert à la fois aux affectations de variables et aux tests d'égalité). FOR-NEXT est une boucle. IF-THEN est une instruction conditionnelle ; OR est l'opérateur logique « Ou ». LEN est une fonction renvoyant la longueur de la chaîne de caractères, LEFT$(ETOILE$, n) est une fonction renvoyant une sous-chaîne composée de n caractères situés à gauche de la chaîne ETOILE$ ; + est l'opérateur de concaténation (c'est aussi l'opérateur de l'addition). === Exemple 2 : Basic moderne structuré === 'Voici un petit code fait en BASIC moderne INPUT "Quel est votre nom"; UserName$ 'On demande le nom de l'utilisateur PRINT "Bonjour "; UserName$ DO INPUT "Combien d'étoiles voulez-vous"; NumStars 'On demande le nombre d'étoiles de l'utilisateur Stars$ = "" Stars$ = REPEAT$("*", NumStars) '<-ANSI BASIC 'Stars$ = STRING$(NumStars, "*") '<-MS BASIC PRINT Stars$ DO INPUT "Voulez-vous plus d'étoiles"; Answer$ LOOP UNTIL Answer$ "" LOOP WHILE UCASE$(LEFT$(Answer$, 1)) = "O" PRINT "Au revoir "; FOR A = 1 TO 200 PRINT UserName$; " "; NEXT A PRINT == Documents définissant le Basic == Le manuel du Basic conçu au Dartmouth College ANSI Standard for Minimal Basic (ANSI X3.60-1978 "FOR MINIMAL BASIC") ISO Standard for Minimal Basic (ISO/CEI 6373:1984 "DATA PROCESSING - PROGRAMMING LANGUAGES - MINIMAL BASIC") ANSI X3.113-1987 Programming Languages - Full BASIC ANSI X3.113a-1989 Programming Languages - Modules and Individual Character Input for Full BASIC ISO Standard for Full Basic (ISO/CEI 10279:1991 "INFORMATION TECHNOLOGY - PROGRAMMING LANGUAGES - FULL BASIC") ANSI Addendum Defining Modules (X3.113 INTERPRETATIONS-1992 "BASIC TECHNICAL INFORMATION BULLETIN # 1 INTERPRETATIONS OF ANSI 03.113-1987") ISO Addendum Defining Modules (ISO/CEI 10279:1991/ Amd 1:1994 "MODULES AND SINGLE CHARACTER INPUT ENHANCEMENT") Standard ECMA-55, Minimal BASIC (janvier 1978) Standard ECMA-116, BASIC (juin 1986)
[ "carte perforée", "logiciel libre", "1991 en informatique", "Interactivité", "Borland", "FreeBASIC", "opérateur logique", "Visual Basic", "Bande magnétique", "MSX", "Thomson TO7", "Organisation internationale de normalisation", "TI-99/4A", "langage assembleur", "États-Unis", "ZX-Spectrum", "Tektronix 4051", "Domaine public (propriété intellectuelle)", "Phoenix Object Basic", "GFA BASIC", "Apple Macintosh", "Dartmouth College", "micro-ordinateurs", "1979", "chaîne de caractères", "PureBasic", "1977", "ECMA", "architecture matérielle", "BASIC Microsoft", "MO5", "Atari ST", "1997", "Altair 8800", "ordinateur personnel", "Micro Instrumentation and Telemetry Systems", "Rétroacronymie", "Arnold Spielberg", "micro-ordinateur", "SmallBasic", "pile (informatique)", "abandonware", "ZX-81", "OpenGL", "Olivier Lecarme", "éditeur de texte", "Liste des dialectes Basic", "Xojo", "en:Commodore BASIC", "DirectX", "Licence publique générale GNU", "AutoHotKey", "Time Sharing Option", "PowerBASIC", "ordinateur central", "Système temps réel", "Bywater BASIC", "Datapoint 2200", "Linux", "ANSI", "système d'exploitation", "code source", "GE-235", "MS-DOS", "Mac OS", "DarkBasic", "Chaîne de caractères", "logiciel", "DAI Imagination machine", "Tektronix", "QBasic", "Acronymie", "QuickBasic", "ROM BASIC", "v:Introduction générale à la programmation/Fonctions", "PDP-11", "Instruction informatique", "anglais", "années 1960", "PowerBasic", "Compatible PC", "bibliothèque logicielle", "concaténation", "Tangerine Computer Systems", "algèbre linéaire", "interface graphique", "processeur graphique", "EXL 100", "National Science Foundation", "BBC BASIC", "Association française pour la cybernétique économique et technique", "Structure de données", "K-Basic", "Qt", "RealBasic", "Langage de programmation de haut niveau", "interface de programmation", "firmware", "Hyperviseur", "Mémoire vive", "Terminal informatique", "QuickBASIC", "1964", "Héritage (Informatique)", "Mini-ordinateur", "Digital Equipment Corporation", "addition", "doctorat", "Interpréteur de commandes", "Apache OpenOffice", "assembleur", "Oric Atmos", "Applesoft BASIC", "Goto (informatique)", "disque dur", "Assembleur", "HP 9800", "Langage machine", "Visual Basic .NET", "Casio", "Portage informatique", "Amstrad", "Lua", "mémoire morte", "CD-ROM", "IBM 360 et 370", "Turbo Basic", "Commodore PET", "Palm OS", "1968", "Atari 8-bits", "Thomas Eugene Kurtz", "TRW", "Windows 98", "langage de programmation", "DOS", "Frank Ostrowski", "machine virtuelle", "SIMIV", "FOCAL", "Sinclair BASIC", "Microsoft Office", "compilateur", "Type (informatique)", "Amstrad CPC", "code spaghetti", "Cobol", "GNU", "Tiny BASIC", "GE DataNet-30", "Visual Basic for Applications", "Apple", "Casio BASIC", "Basica", "John George Kemeny", "casse (typographie)", "Matrice (mathématiques)", "True BASIC", "LibreOffice", "Anglais basic", "disquette", "années 1970", "IBM 5100 et 5110", "Texas Instruments", "Langage de programmation", "Mise en œuvre", "compatible PC", "programmation structurée", "orienté objet", "VBScript", "Ordinateur personnel", "Paul Allen", "interface utilisateur graphique", "TRS-80", "Windows 95", "Parrot (machine virtuelle)", "Olivetti P6060", "Sous-programme", "Langage de programmation de bas niveau", "Oric 1", "Open Watcom", "Data General Nova", "GE-265", "QB64 Liberty BASIC", "Commodore 64", "Algol 60", "Interprète (informatique)", "Années 1960", "Bill Gates", "BlitzBasic", "StarOffice Basic", "Nupedia", "Sciences humaines et sociales", "Steven Spielberg", "Programmation orientée objet", "dollar", "AutoIt", "Apple II", "IBM", "GW-Basic", "Fortran", "Olivetti M10", "Microsoft BASIC", "Microsoft", "Turbo Pascal", "temps partagé", "Charles Kay Ogden", "General Electric", "Mary Kenneth Keller", "Pascal (langage)", "Edsger Dijkstra", "Hewlett-Packard", "Mémoire morte", "M30 et M40", "1975 en informatique", "Casio PB-100", "Dartmouth Basic", "langage C", "DOPE (Dartmouth Oversimplified Programming Experiment)", "années 1980", "Thomson MO5", "langage Pascal", "Altair BASIC", "Commodore International", "wxBasic", "TI-Basic", "Gambas (langage)", "Dartmouth BASIC", "Microsoft Windows", "AmigaOS", "IBM PC" ]
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Bernard Werber
Bernard Werber (), né le à Toulouse, est un écrivain français. Il est notamment connu pour sa trilogie des Fourmis. Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie L'auteur qualifie parfois son style de « philosophie-fiction ». == Biographie == Bernard Werber est né à Toulouse le . Très tôt, il s'intéresse au dessin mais c'est à l'écriture qu'il excelle. Élève moyen, il a des difficultés en piano et en sport. Après douze ans de travail et des dizaines de refus auprès des maisons d'édition, son premier roman Les Fourmis est édité en . En 1993, le Jour des fourmis obtient le prix des lectrices du magazine Elle. Bernard Werber souhaite approfondir le thème de la vie après la mort, en rédigeant Les Thanatonautes (inspiré du Livre des morts tibétain et du livre des morts égyptien). Son livre sort en . En sort La Révolution des fourmis. En , il sort son roman Le Père de nos pères et le jeu vidéo des fourmis est édité par Microids. La bande dessinée en trois albums Exit est également publiée. Après deux ans d’écriture, Bernard Werber rédige L'Empire des anges qui est la suite directe des Thanatonautes. L'Empire des anges se classe des ventes dès . L'année 2001 est consacrée à la rédaction de L'Ultime Secret. À la suite de la publication de L'Arbre des possibles, il lance le site Web du même nom, un projet pour rechercher ou imaginer les futurs possibles de l’humanité. En 2002 en Corée, L'arbre des possibles reste pendant trois mois. sortie de la pièce de théâtre Nos amis les humains qui sera jouée pendant un an à la Comédie Bastille. Bernard Werber écrit un nouveau roman : Nous les Dieux. Le livre sort en . En 2010, il publie Le Rire du cyclope. Il commence à réfléchir à une saga de qui s'intituleraient Troisième Humanité. Le premier tome éponyme paraît en 2012. Le second les Micro-Humains sort l'année suivante. Finalement, le troisième volet La Voix de la Terre sort en 2014 et met un terme à la saga. En 2016, le roman Demain les chats est publié; premier d'une trilogie. En 2017, Bernard Werber rédige Depuis L’au-delà sous l’influence de deux médiums : Monique Parent Baccan et de Patricia Darré. L'année suivante en 2018, il écrit La Boîte de Pandore, en romançant ses expériences d'exploration des vies antérieures sous hypnose régressive. En 2019, un second roman Sa Majesté des chats est édité, suivi de près par L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu des chats. En 2020, le dernier tome de la trilogie des chats La Planète des chats est publié. En 2021, il publie La Prophétie des abeilles, suite directe de La Boîte de Pandore. Ses œuvres ont été traduites en trente-cinq langues. Avec d’exemplaires vendus dans le monde, Bernard Werber est, avec Marc Levy, l'un des auteurs français contemporains les plus lus au monde. Il est même considéré comme une star en Corée du Sud, pays où il vend davantage qu'en France, et a reçu un accueil très enthousiaste en Russie. En avril 2022, il a été nommé officier des Arts et des Lettres. Depuis le 30 août 2023, il présente chaque mercredi à 7 h 55 « Le biais de Bernard Werber » sur France Culture : des chroniques posant un regard sur l’évolution de notre époque, un regard décalé sur l’actualité. == Écriture == D'après Le Parisien, son style d’écriture mêle différents genres, notamment la saga d’aventure, la science-fiction de l’entre-deux-guerres et le conte philosophique. L'ethnologue Claudie Voisenat souligne cependant que la plupart des lecteurs récusent l’étiquette science-fiction souvent attachée à ses livres, que Werber lui-même qualifie son style de philosophie-fiction, et qu'il nie véhiculer des idées proches de celles du New Age. Elle note enfin qu'un certain nombre de ses lecteurs ont commencé des lectures plus directement ésotériques après avoir lu les Thanatonautes ou L’Empire des anges. Dans la plupart de ses romans, Bernard Werber utilise la même forme de construction, alternant des articles informatifs d’encyclopédie et deux ou trois fils narratifs. Les articles précisent ou élargissent les intrigues, ces deux dernières se recoupant épisodiquement. De plus, toutes ses productions, comme ses romans et ses nouvelles, s’entrecroisent. On retrouve ainsi des personnages comme Edmond Wells à la fois dans la trilogie des Fourmis et dans L'Empire des anges, mais également des thèmes récurrents, comme « l’Arbre des possibles » d’Isidore Katzenberg, ou encore le roman Nous les dieux, reprenant des éléments de la nouvelle L’École des jeunes dieux. Dans deux romans, Bernard Werber décrit des auteurs de littérature. Ainsi sont présentés des auteurs qui, à la fin de leur vie, écrivent un dernier livre qui donne un sens à l’œuvre entière de Werber. En ayant préalablement noté une certaine similitude des personnages, des thèmes et du style de son œuvre, on peut en conclure qu'il essaye de donner une certaine cohérence aux idées qu’il développe. Depuis 1996, Bernard Werber a décidé de sortir un livre par an, chaque début d'octobre. Il s'agit systématiquement de romans, avec à ce jour deux exceptions : 1999 et 2011, où ne sont sorties que des bandes dessinées. Après la rentrée littéraire, l’objectif est de « proposer au public autre chose que de possibles prix Goncourt ». Bernard Werber est membre d'honneur de l'Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (INREES), une association ayant pour vocation la sensibilisation des professionnels en santé mentale, des médecins et des soignants en général, aux expériences extraordinaires ou inhabituelles. Cette , tels que par exemple Les Thanatonautes qui propose une version spiritualiste des expériences de mort imminente, ou encore Nos amis les humains (une pièce de théâtre) qui raconte un récit d’enlèvements par les extraterrestres. La science, le paranormal et la spiritualité influencent ainsi nombre de ses romans. Il est particulièrement populaire en Corée du Sud où un sondage l'a placé en deuxième position des auteurs étrangers les plus appréciés. L'Écho républicain dit de lui qu'il est un auteur au succès incontesté. Néanmoins, son œuvre est peu commentée par la critique. Il lui est reproché, selon L'Express, une écriture rapide, brutale, qui vise l'efficacité au détriment du style mais qui trop souvent bascule dans le simplisme et les clichés. En particulier, certains critiques reprochent à ses romans de science-fiction de présenter certains concepts d'apparence scientifique comme des certitudes alors que ce n'est pas le cas. D'autres critiques assimilent la futurologie à de la pseudo-science, l’œuvre intitulée L'Arbre des possibles y étant définie comme un recueil de nouvelles de science-fiction. Fin , il parraine l'édition 2020 de la fête de la science. Il appelle à la mesure au sujet du Covid-19 : En tant que journaliste scientifique j’ai le sentiment qu’il me manque des informations, donc je suis très attentif à tout ce qui sort comme informations, notamment du reste du monde. Je pense qu’en France on n’a qu’une impression parcellaire. En raison de son rapport à la spiritualité, le sociologue Gérald Bronner estime toutefois que les pouvoirs publics donnent une légitimité scientifique à ses thèses sur la réincarnation ou l'hypnose régressive. Certaines critiques dépassent le simple scepticisme. La petite revue spécialisée en littératures de l'imaginaire Bifrost est ainsi particulièrement négative. D'autres critiques sont au contraire très laudatifs : François Busnel, dans sa chronique du dans L'Express, qualifie ainsi Bernard Werber de visionnaire dont nous avons besoin. Aujourd'hui en France le qualifie de Jules Verne moderne dans son dossier Dans l'intimité de Werber du . == Spectacle V.I.E == En septembre 2016 Bernard Werber monte sur scène au théâtre des feux de la rampe pour un spectacle de conteurEn novembre 2019 ce spectacle va évoluer pour devenir de plus en plus interactif avec la salle sous forme de méditations guidées. En Janvier 2020 ce spectacle prend le nom de « Voyage Intérieur ». Il est joué à paris au théâtre des Trois Baudets  accompagné de la harpiste Francoeur. Puis en septembre 2022 c'est joué au théâtre de la Gaîté Montparnasse. Il s’agit de 4 méditations guidées où toute la salle est invitée à fermer les yeux, à écouter la musique et à visualiser des scènes du passé, du présent et du futur. À partir de septembre 2023 le spectacle change de nom pour se nommer V.I.E (initiales de Voyage intérieur expérimental) et de mise en scène pour bénéficier des effets vidéo de Thomas Bouvard et des effets de lumières de Gildas Le Gurun qui viennent s'ajouter aux performances à la harpe de Vanessa Francœur. En avril 2024 le spectacle joue en dehors de la France en suisse durant le festival de Morges et au Canada à Montréal au théâtre d'Outremont où la encore la salle est comble. == Symbolique == Bernard Werber utilise diverses symboliques dans ses livres. Les animaux comme les dauphins, les rats ou les fourmis sont représentés comme des animaux intelligents. La symbolique des chiffres tient également une grande place et, selon la façon dont ils sont expliqués, ils reflètent « le stade de l’évolution de l’âme ». C'est notamment durant la lecture du cycle des Dieux, dans lequel les apprentis-dieux vont se retrouver chargés de guider un groupe d'humains qui vont se choisir un animal-totem, que l'on se rend compte à quel point Bernard Werber donne une signification implicite aux animaux. == Décoration == (2022) == Œuvres == === Livres === ==== Romans ==== ===== Cycle des Fourmis ===== Les Fourmis, 1991, prix des lecteurs de Sciences et Avenir. Ce livre est son plus grand succès : il s’est vendu à plus de d’exemplaires et a été traduit dans plus de trente langues. Le Jour des fourmis, 1992, Grand prix des lectrices de Elle. La Révolution des fourmis, 1996. ===== Pentalogie du ciel : Cycle des anges ===== Les Thanatonautes, 1994. L'Empire des anges, 2000. ===== Pentalogie du ciel : Cycle des dieux ===== Cette trilogie fait directement suite au Cycle des anges. Nous les dieux, . Le Souffle des dieux, . Le Mystère des dieux, . ===== Cycle Aventuriers de la science ===== Le Père de nos pères, 1998. L'Ultime Secret, 2001. Le Rire du cyclope, 2010. ===== Cycle Troisième Humanité ===== Troisième Humanité, . Les Micro-Humains, . La Voix de la Terre, . ===== Cycle des chats ===== Demain les chats, . Sa Majesté des chats, . La Planète des chats, . ===== Cycle de Pandore ===== La Boîte de Pandore, . La Prophétie des abeilles, . La Valse des âmes, . ===== Romans indépendants ===== Le Papillon des étoiles, . Le Miroir de Cassandre, . Le Sixième Sommeil, . Depuis l'au-delà, . La Diagonale des Reines, . Le Temps des Chimères, 27 septembre 2023. ==== Nouvelles ==== Leçon de choses, 1992. Chaque jour est un nouveau combat, 1996. L'école des jeunes dieux, dans C'est la rentrée ! : 16 écrivains racontent.... Paris : EJL, coll. "Librio", suppl. à Libération du 4 septembre 1997, p. 73-85. Le Conte à rebours, 1998. Le Bouffon du , 2000. L'Ami silencieux, 2001. L'Arbre des possibles, 2002, recueil. Le Trésor de l'île des visionnaires, 2004. Souvenirs d'un monde merveilleux, 2007. Le Crépuscule des libraires, 2008. Paradis sur mesure, 2008, recueil. C'était mieux avant, 2010. La Montre karmique, 2011. Les Robots se cachent pour mourir, 2014. Langouste blues, 2014. Jumeaux trop jumeaux, 2015. La Cité de tous les avenirs, 2018. Les Robinsons de l'amour in Le Pire des Noëls, éditions Le livre de poche (2024) ==== Livres expérimentaux ==== L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu, 1993. Le Livre du voyage, 1997, prix des lecteurs du « Livre de Poche ». Le Livre secret des fourmis, 2003. Nos amis les Terriens, petit guide de découverte, 2007, album d'après le long métrage Nos amis les Terriens. Nouvelle Encyclopédie du savoir relatif et absolu, 2009. Voyage au cœur du vivant, 2011, album. L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu : à et suppléments (Albin Michel, 2018). L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu des chats (Albin Michel, 2019). Mémoires d'une fourmi (autobiographie), Albin Michel, 2022. ==== Bandes dessinées ==== Les Fourmis, avec Patrice Serres (dessin), 1994, "l'Écho des savanes" : Albin Michel Exit 1. Contact, avec Alain Mounier (dessin) et Walter Pezzali (couleurs), 1999, Glénat 2. Le Deuxième Cercle, avec Alain Mounier (dessin) et Sophie Dumas (couleurs), 2000, Glénat 3. Jusqu'au dernier souffle, avec Eric Puech (dessin) et Sophie Dumas (couleurs), 2002, Glénat Les Enfants d'Ève 1. Genèse, avec Éric Puech (dessin, couleurs), 2005, Albin Michel Les Thanatonautes, adaptation du roman par Corbeyran (adaptation du scénario) et Pierre Taranzano (dessin) 1. Le Temps des bricoleurs, 2011, Glénat 2. Le Temps des pionniers, 2012, Glénat 3. Le Temps des professionnels, 2014, Glénat Demain les chats, adaptation du roman par PoG (adaptation du scénario) et Naïs Quin (dessin et couleurs), 2021, Albin Michel Sa majesté des chats, adaptation du roman par PoG (adaptation du scénario) et Naïs Quin (dessin et couleurs), 2022, Albin Michel === CD === Bernard Werber, le conteur du futur (un CD), 2010. L'Éveilleur (deux CD audio), 2010. === Films === La Reine de nacre (court métrage, ), 2001. Les Humains (court métrage, ), 2003. Nos amis les Terriens, long métrage produit par Claude Lelouch, sorti le . À dormir debout (court métrage), 2016. === Pièces de théâtre === Nos amis les humains, 2003 mise en scène en 2004 par Jean-Christophe Barc et interprétée par Audrey Dana et Jean-Christophe Barc. La captation a été effectuée le mercredi à Annonay. Bienvenue au paradis, publication le , mise en scène en 2011 par Jean-Christophe Barc interprétée par Thierry Liagre. La captation a été effectuée le jeudi à Bordeaux. === Peintures === Bernard Werber a peint quelques tableaux, présentés sur son site officiel. Et si on s'arrêtait là pour dormir ?, . Accouchement sans douleur, . En avant pour de nouvelles aventures, . Ouro Boros, l'infini guette les villes, . Le Dieu poisson fait des vagues, . , . Un lapin ambitieux, . La réalité, . Derrière les apparences, . Envol de nuit, . === Préfaces === L'Homme végétal — Pour une autonomie du vivant de Gérard Nissim Amzallag, Albin Michel, 2003. Gaïa — Carnets secrets de la planète bleue d'Alan Simon, Éditions du Seuil, 2003. L'Habit bleu du doute — Dictionnaire de pensées drôlement utiles ! de Gustave Parking, Éditions Altal, 2006. La Poulpe attitude — Et si vous utilisiez votre intuition pour prendre les bonnes décisions ? de Christophe Haag, Michel Lafon, 2011. De flic à médium - Mon quotidien avec les esprits, de Virginie Lefebvre et Vivianne Perret, Michel Lafon, 2018. Pour une poignée de Koumalks, de Sellig. L'outre-Blanc, d'Oksana et Gil Prou. Philippe K. Dick l'homme qui changea le futur, Anthony Peak. Les secrets des mentalistes, Pascal Le Guern et Tibor le mentaliste. Votre attention est votre superpouvoir de Fabien Olicard, First Édition, 2024 === Autres === Idée originale du court métrage Tueurs de petits poissons réalisé par Alexandre Gavras en 1998. Réalisation du clip Pour les âmes pour les Hommes de Maurane en 2000. Second rôle dans le court métrage Le Lion volatil réalisé par Agnès Varda en 2003. Co-écriture de la chanson La Saga des gnous en 2005, sur l’album Longtemps de Louis Bertignac, ancien membre de Téléphone. Apparition dans le documentaire de 2007 sur Canal+. Apparition dans Roman de gare, long métrage produit par Claude Lelouch sorti le , dans son propre rôle lors de l'émission littéraire fictive Tournez la page. Apparition dans La dernière série avant la fin du monde en 2012 au sixième épisode. Apparition dans Sciences/Fiction, documentaire Cinéma (52 min) de Jacinto Carvalho et Jérémy Fauchoux en 2016. Sociétaire des Grosses Têtes sur RTL les 15, 16 et . PTDR: pour un thérapie du rire, avec Mamouz, Mathieu Demy, Caroline de Maigret, Adèle Van Reeth, et Delphine Horvilleur, éditions Jouvence, 2021 Participe au jeu Les Traîtres sur M6 durant l'été 2022. === Sur son œuvre === Jeu PC : Les Fourmis, par Microïds (2000, : Les Fourmis : Les Guerres de l'Ouest). Étude sur Les Fourmis : . Biographie : . Roman : . Biographie : .
[ "Livre des morts des Anciens Égyptiens", "futurologie", "La Dépêche du Midi", "Le Souffle des dieux (roman)", "2007 en littérature", "Bordeaux", "Les Fourmis (jeu vidéo)", "officier des Arts et des Lettres", "2022 en bande dessinée", "Cycle des dieux", "Éditions Albin Michel", "Thierry Liagre", "long métrage", "Claude Lelouch", "écriture automatique", "Fleuve éditions", "Les Fourmis (bande dessinée)", "Rue89", "2004 en littérature", "Complots Capitaux", "saga", "Patrice Serres", "prix Goncourt", "Les Fourmis (Werber)", "Le Point", "Le livre de poche", "2000 en musique", "Roman policier", "13 à table ! 2016", "Roman de gare (film)", "Canal+", "2005 en bande dessinée", "spiritualité", "Annonay", "Elle (magazine)", "Delphine Horvilleur", "Alexandre Gavras", "2011 en littérature", "Institut de recherche sur les expériences extraordinaires", "Le Rire du cyclope", "Narration", "2001 en littérature", "journaliste", "dauphin", "Le Mystère des dieux", "De flic à médium", "Longtemps", "2021 en bande dessinée", "2002 en bande dessinée", "mythologie", "L'Empire des anges", "Virginie Lefebvre", "Écrivain", "16 janvier", "Le Papillon des étoiles", "Le Jour des fourmis", "Mémoires d'une fourmi", "Pierre Taranzano", "Audrey Dana", "Troisième Humanité", "Les Thanatonautes (bande dessinée)", "Maurane", "2007 à la télévision", "L'Écho républicain", "Sa Majesté des chats", "Sciences/Fiction", "biologie", "Nos amis les Terriens", "rat", "Éditions Michel Lafon", "La Boîte de Pandore (roman)", "Jacinto Carvalho", "conte philosophique", "New Age", "Maladie à coronavirus 2019", "Grand prix des lectrices de Elle", "Le Lion volatil", "La Révolution des fourmis", "Le Miroir de Cassandre", "2004 au théâtre", "2003 en littérature", "Les Enfants d'Ève", "2000 en littérature", "Les Fourmis : Les Guerres de l'Ouest", "Agnès Varda", "France", "Ésotérisme", "Mamouz", "Corée du Sud", "Fabien Olicard", "Bifrost (revue)", "Bardo Thödol", "1994 en bande dessinée", "symbolique", "Téléphone (groupe)", "Sciences et Avenir", "François Busnel", "Le Parisien", "2011 en bande dessinée", "Éditions du Seuil", "J'ai lu", "Tueurs de petits poissons", "Genre littéraire", "2002 en littérature", "Toulouse", "aventure", "les Micro-Humains", "L’Express", "Suck my Geek", "1993 en littérature", "L'Ultime Secret", "Aujourd'hui en France", "Caroline de Maigret", "science-fiction", "Adèle Van Reeth", "fête de la science", "La Reine de nacre", "Marc Levy", "Edmond Wells", "Lucrèce Nemrod", "2005 en musique", "Complots capitaux", "Glénat", "Les Micro-Humains", "Science-fiction", "Exit (bande dessinée, Werber)", "RTL", "Roman (littérature)", "1999 en bande dessinée", "Nos amis les humains", "2000 en jeu vidéo", "Isidore Katzenberg", "1997 en littérature", "réalisateur", "Nous les dieux", "Le Sixième Sommeil", "2009 en littérature", "2012 à la télévision", "Microids", "Gustave Parking", "15 janvier", "Conte philosophique", "La Planète des chats", "La Prophétie des abeilles", "2006 en littérature", "Les Grosses Têtes", "M6", "Les Traîtres", "enlèvement par les extraterrestres", "Montréal", "1994 en littérature", "nouvelle", "Les Thanatonautes", "La Valse des âmes", "2014 en bande dessinée", "pseudo-science", "Dailymotion", "13 à table ! 2015", "Nos amis les Terriens, petit guide de découverte", "France Info (offre globale)", "L'Arbre des possibles", "Femme actuelle", "Gérard Nissim Amzallag", "1998 en littérature", "1998 au cinéma", "2014 en littérature", "2018 en littérature", "Genèses (recueil de nouvelles)", "PoG (auteur)", "Éditions Ellipses", "écrivain", "Français", "1992 en littérature", "Louis Bertignac", "Le Figaro", "Album illustré", "Nouvelles Éditions Oswald", "L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu", "Alan Simon", "Gérald Bronner", "Artiste peintre", "1991 en littérature", "2012 en bande dessinée", "2015 en littérature", "Depuis l'au-delà", "Jérémy Fauchoux", "La Croix", "L'Homme végétal", "2003 au théâtre", "Morges", "court métrage", "Microïds", "Expérience de mort imminente", "AnimeLand", "Radio télévision suisse", "2016 au cinéma", "La Diagonale des Reines", "Mathieu Demy", "Albin Michel (éditeur)", "Formicidae", "entre-deux-guerres", "Comédie Bastille", "Paradis sur mesure", "Le Père de nos pères", "Le Livre du voyage", "paranormal", "ActuaLitté", "2008 en littérature", "2010", "Patricia Darré", "2000 en bande dessinée", "L'Express", "Demain les chats", "2010 en littérature", "La Voix de la Terre", "2001 au cinéma", "The Korea Herald", "2011 au théâtre", "1996 en littérature", "France Culture", "2003 au cinéma", "Anthologie" ]
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Beffroi
Un beffroi est une tour à usage séculier, en Europe, le plus souvent communale, hébergeant originellement des cloches, mais ensuite aussi carillons, horloges ou même un phare aéronautique. Les beffrois peuvent être indépendants ou adjoints à un bâtiment public, tel un hôtel de ville. Au Moyen Âge, les beffrois symbolisent les libertés communales concédées par un suzerain qui peut le faire détruire en cas de punition). Beffroi est peut-être issu d'un mot gallo-roman *BERFREDU, lui-même du vieux bas francique *bergfriþu, non attesté, restitué d'après le moyen néerlandais, berchvrede et le moyen haut allemand, bërcvrit / bërvrit, « tour de défense » (> allemand Bergfried, « donjon »). Ils remontent de manière ultime à l'étymon proto-germanique *bergafriþuz. L'hypothèse d'un emprunt direct au moyen haut allemand ferait difficulté sur le plan phonétique, c'est pourquoi une autre étymologie par un hypothétique *bis-fridare composé du préfixe péjoratif bes-, ber-, sur le modèle de ex-fridare (« effrayer »), d'où *berfreer, d'où berfroi littéralement « effroi, cloche servant à donner l'alarme. Sa tour abrite la cloche du ban ou « bancloque », symbole de pouvoir destiné à appeler le peuple aux délibérations communales, aux exécutions capitales ou à signaler l'approche d'un ennemi. Les chartes communales, qui confirment par écrit l'étendue des libertés et l'engagement du suzerain à les respecter, y sont conservées en lieu sûr. À partir du XIe siècle, les communes libres font élever des beffrois. Après l'obtention de leurs seigneurs du droit de s'administrer elles-mêmes par des chartes, l'érection de tels monuments marque leur autonomie et leur puissance. De plus, une horloge sonnant les heures symbolise un changement dans le découpage du temps. Auparavant, la journée était rythmée par les huit heures canoniales sonnées par les clochers des églises et des monastères : matines, nones, vêpres, etc. Le temps que marquaient ces sonneries était un temps divin. Avec l'avènement de la bourgeoisie urbaine, la construction d'un beffroi sonnant les heures marque le passage à un temps profane, consacré au commerce ou à l'annonce d'un danger ou d'une alerte à destination des habitants de la commune. == Construction des beffrois == Construits entre le , leur style architectural est roman, gothique, Renaissance et baroque. Le plus ancien beffroi de France est celui de Millau, construit au XIIe siècle, mais il n'a eu un rôle communal qu'au XVIIe siècle. Celui de Poitiers a été construit en 1199, suivi par le beffroi d'Abbeville construit en 1209, à l'initiative du comte de Ponthieu. Les villes de Belgique et du nord de la France sont célèbres pour leurs beffrois. Le plus ancien de Belgique est le beffroi de Tournai, lui aussi construit au XIIe siècle. Dans le nord de la France et en Belgique, les beffrois continueront d'être construits du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle. Fichier:Beffroi de millau 1.JPG|alt=Beffroi de Millau, France, XVIIe siècle (1613 à 1617). Construit sur la tour carré "des Rois d'Aragon" du XIIe siècle (attesté en 1172)|Beffroi de Millau, France, XIIe siècle. Fichier:Belfry of Tournai during golden hour (DSCF8266).jpg|Beffroi de Tournai, Belgique, XIIe siècle. Fichier:Brugge Belfort HDR.jpg|Beffroi de Bruges, Belgique, XIIIe siècle. Fichier:Belfry of Ghent (DSCF0247,DSCF0249).jpg|Beffroi de Gand, Belgique, XIVe siècle. Fichier:Sluisinzeeland.jpg|Beffroi de L'Écluse, Pays-Bas, XIVe siècle. Fichier:Le Beffroi Amiens FRA 001.jpg|Beffroi d'Amiens, France, XVe siècle. Fichier:Pignans - Beffroi.JPG|Le beffroi de Pignans (Var), France, XVIIe siècle. Fichier:0 Mons - Beffroi (1).JPG|Beffroi de Mons, Belgique, XVIIe siècle. Fichier:Lille beffroi mairie.jpg|Beffroi de Lille, France, XXe siècle . Fichier:Beffroi-Chato9(4).jpg|Le beffroi de Châteauneuf-de-Mazenc Fichier:Bordeaux - La Grosse Cloche-cr.jpg|Grosse cloche, ancien beffroi de Bordeaux, XVe siècle. Fichier:Saint Jean dAngely PM 094133 F.jpg|La Tour de l'Horloge, ancien beffroi de Saint-Jean-d'Angély, XIIIe siècle. Fichier:2016 Wieża ratuszowa w Strzelinie 1.jpg|La tour de l'hôtel de ville de Strzelin en Pologne, reconstruite en 2010-2011. == Patrimoine culturel == Dans certaines villes, des victuailles ou des objets sont lancés du beffroi à la foule massée à son pied lors d'une fête. Il s'agit souvent de traditions anciennes, interrompues puis remises à l'honneur. À Comines, la foule se dispute de grosses cuillers en bois nommées « louches ». À Armentières, les spectateurs attrapent de petits biscuits appelés « nieulles ». À Tournai, ce sont de petites pâtisseries en forme de bonshommes appelées « pichous ». Au carnaval de Dunkerque, on jette des harengs fumés. À Ypres, si la tradition voulait jadis qu'on lance des chats vivants, actuellement on se contente de lancer des chats en peluche. Les beffrois de Belgique et de France ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1999 et 2005.
[ "Mons", "Ypres", "Clocher républicain", "commune", "Saint-Jean-d'Angély", "comines (Nord)", "louche", "Clocher", "Préfixe (linguistique)", "Tour de l'Horloge de Saint-Jean-d'Angély", "hôtel de ville de Strzelin", "Lille", "Tournai", "Patrimoine mondial", "proto-germanique", "L'Écluse (Pays-Bas)", "Francique (langue morte)", "matines", "beffroi d'Abbeville", "heures canoniales", "charte", "phare aéronautique", "vêpres", "Grosse cloche de Bordeaux", "carillon", "Millau", "pâtisserie", "Beffroi de Millau", "Clocher-tour", "Pignans", "Carnaval de Dunkerque", "hareng fumé", "cloche", "Armentières", "profane", "bancloque", "donjon", "Peine de mort", "Bruges", "Belgique", "Villefranche (ville)", "Gand", "moyen néerlandais", "Liste des comtes de Ponthieu", "Bergfried", "Europe", "horloge", "suzeraineté", "Châteauneuf-de-Mazenc", "Moyen Âge", "moyen haut allemand", "Beffroi (charpente)", "Tour de siège", "Campanile", "Poitiers", "Amiens", "Var (département)", "beffroi de Tournai", "beffrois de Belgique et de France", "Wace", "peluche", "Eugène Viollet-le-Duc", "Glossaire de l'architecture", "Commune (Moyen Âge)", "nones" ]
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Base de données
Une base de données permet de stocker et de retrouver des données structurées, semi-structurées ou des données brutes ou de l'information, souvent en rapport avec un thème ou une activité ; celles-ci peuvent être de natures différentes et plus ou moins reliées entre elles. Leurs données peuvent être stockées sous une forme très structurée (base de données relationnelles par exemple), ou bien sous la forme de données brutes peu structurées (avec les bases de données NoSQL par exemple). Une base de données peut être localisée dans un même lieu et sur un même support informatisé, ou répartie sur plusieurs machines à plusieurs endroits. La base de données est au centre des dispositifs informatiques de collecte, mise en forme, stockage et utilisation d'informations. Le dispositif comporte un système de gestion de base de données (abréviation : SGBD) : un logiciel moteur qui manipule la base de données et dirige l'accès à son contenu. De tels dispositifs comportent également des logiciels applicatifs, et un ensemble de règles relatives à l'accès et l'utilisation des informations. La manipulation de données est une des utilisations les plus courantes des ordinateurs. Les bases de données sont par exemple utilisées dans les secteurs de la finance, des assurances, des écoles, de l'épidémiologie, de l'administration publique (notamment les statistiques) et des médias. Lorsque plusieurs objets nommés « bases de données » sont constitués sous forme de collection, on parle alors d'une banque de données. == Description == Une base de données est une collection organisée d'objets structurés. C'est la pièce centrale d'un système d'information ou d'un système de base de données (ou base de données tout court), qui régit la collecte, le stockage, le traitement et l'utilisation de données. Ce dispositif comporte souvent un logiciel moteur (cf. paragraphe suivant), des logiciels applicatifs, et un ensemble de règles relatives à l'accès et l'utilisation des informations. Une base de données nécessite généralement plus d'espace disque, le large éventail de fonctions offertes par les SGBD rend les manipulations plus complexes, et les pannes ont un impact plus large et sont plus difficiles à rattraper. === Modèle de données logique et physique === Le modèle de données logique est la description des données telles qu'elles sont dans la pratique, tandis que le modèle de données physique est un modèle dérivé du modèle logique qui décrit comment les données seront techniquement stockées dans la base de données. === Attribut === Un attribut est une caractéristique d'une entité susceptible d'être enregistrée dans la base de données. Par exemple, une personne (entité), son nom et son adresse (des attributs). Les attributs sont également appelés des champs ou des colonnes. Selon ce type de modèle, une base de données est un lot d'entités et d'associations. Une entité est un sujet concret, un objet, une idée, pour laquelle il existe des informations. Un attribut est un renseignement concernant ce sujet . À chaque attribut correspond un domaine : un ensemble de valeurs possibles. Une association désigne un lien entre deux entités . Les premières bases de données hiérarchiques sont apparues au début des années 1960. Les informations étaient découpées en deux niveaux de hiérarchie : un niveau contenait les informations qui sont identiques sur plusieurs enregistrements de la base de données. Le découpage a ensuite été étendu pour prendre la forme d'un diagramme en arbre ; il est destiné à clarifier l'organisation des données dans les bases de données relationnelles. En 1990, la banque de données juridique LEADERS, avec mises à jour mensuelles sur ordinateur des clients, par disquettes dans un premier temps, CD-ROM par la suite (responsable René Janray), a été lancée en Belgique. Elle a été cédée en 2000 à la société Kluwer. Entretemps elle avait rassemblé près de dont les commerces et entreprises les plus importants. Un mémoire de fin d'étude à l'ISAT portait essentiellement sur ce produit et était intitulé La banque de données Leaders : une percée dans le monde des éditions juridiques électroniques. En 1998, dans un ouvrage consacré aux banques de données, l'éditeur MARABOUT a consacré tout un chapitre à la banque de données LEADERS. Dans le modèle relationnel, la relation désigne l'ensemble des informations d'une table, tandis que l'association, du modèle entité-association, désigne le lien logique qui existe entre deux tables contenant des informations connexes. Les premières bases de données étaient calquées sur la présentation des cartes perforées : réparties en lignes et colonnes de largeur fixe. Une telle répartition permet difficilement de stocker des objets de programmation ; en particulier, elles ne permettent pas l'héritage entre les entités, caractéristique de la programmation orientée objet. Apparues dans les années 1990, les bases de données objet-relationnel utilisent un modèle de données relationnel tout en permettant le stockage des objets. Dans ces bases de données les associations d'héritage des objets s'ajoutent aux associations entre les entités du modèle relationnel. == Construction == Les étapes clefs du cycle de vie d'une base de données sont la conception et la mise en service. Avant la conception, les utilisateurs et les producteurs des informations sont interviewés en vue de prendre connaissance des caractéristiques des informations, des relations entre les informations, ainsi que les caractéristiques du système informatique qui accueillera la base de données. Les enregistrements sont stockés dans des fichiers, et chaque fichier contient typiquement un lot d'enregistrements similaires. Les enregistrements sont stockés dans des fichiers, et chaque fichier contient typiquement un lot d'enregistrements similaires ; === Table de hachage (en anglais ) === Dans cette organisation, une fonction de hachage est utilisée pour transformer, par calcul arithmétique, une valeur quelconque en un nombre entier. Le nombre obtenu est utilisé pour déterminer l'emplacement exact où sera enregistrée la donnée de cette valeur. Les secteurs de la finance, des assurances, des écoles, de l'administration publique et les médias, secteurs majeurs de la société de l'information, qui offrent des services fondés sur des informations, utilisent des bases de données. Il s'agit en général de bases de données contenant des livres numériques et/ou des articles de la presse généraliste ou spécialisée, fournies par des prestataires extérieurs. Par exemple, la bibliothèque de l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (enssib) propose un accès à 76 bases de données à ses usagers, dont A to Z (presse), Cairn (presse et e-books), Dawsonera (e-books), Électre (base de données bibliographique), etc. Certaines sont en accès libre et gratuit, d'autres en accès sur place uniquement, et d'autres en accès réservé sur place et à distance. Par ailleurs l'école (enssib) produit et met en ligne ses propres bases de données pour mieux desservir la communauté des professionnels des sciences de l'information et des bibliothèques : base de constructions de bibliothèques françaises depuis 1992, Service offres de stages et emplois de l'enssib, Base Maguelone : base de données d’ornements typographiques. Dans les systèmes d'information géographique les informations de cartographie sont enregistrées dans une base de données. Des informations de cartographie du ciel sont disponibles dans les catalogues d'étoiles. Dans les logiciels de forums ou de messagerie électronique, les messages sont souvent enregistrés dans une base de données. Les logiciels antivirus utilisent souvent une base de données dans laquelle sont enregistrées les empreintes laissées par les virus informatiques. La base de registre est une base de données qui contient les paramètres de configuration des systèmes d'exploitation Windows. Le Object Data Manager est une base de données similaire des systèmes d'exploitation AIX. Dans un logiciel de gestion électronique de documents, des documents électroniques sont enregistrés dans une base de données. Dans un système de gestion de contenu ce sont des morceaux de page web qui sont enregistrés dans une base de données et dans un logiciel de commerce en ligne ce sont les annonces, ainsi que les annonceurs. Dans une plate-forme d'apprentissage en ligne, les exercices, les examens, les cursus, ainsi que l'annuaire des enseignants et des apprenants sont enregistrés dans une base de données. Un progiciel de gestion intégré tel que SAP (de la société SAP) comporte un ensemble de logiciels qui utilisent tous la même base de données. Les différents logiciels de ce type de produit concernent des activités ordinaires des entreprises telles que la facturation, la comptabilité, les salaires, le suivi des commandes et des stocks. === Types d'utilisations === Un moteur de recherche est un logiciel qui permet de retrouver des ressources (fichiers, documents, pages web) associées à des mots quelconques. La liste des mots et des ressources associées sont stockés dans une base de données. Une banque de données est une application informatique qui sert à collecter et permettre la publication d'un ensemble d'informations librement consultables et relatives à un domaine de connaissances. Par exemple des renseignements de bibliographie, de linguistique de justice, de chimie, d'architecture, de cinématographie, de biologie, d'astronomie, de géographie, de médecine ou de jeu. Les renseignements sont souvent stockés dans des bases de données et la banque de données équipée d'un moteur de recherche. Un système d'informations est une application informatique qui sert à collecter, classer, regrouper et modifier un ensemble d'informations relatives à une activité. Les systèmes d'informations sont d'usage courant dans les entreprises et les institutions telles que les douanes, les hôpitaux, la marine, les transports ou l'armée. Un « enterprise resource planning » (ERP) est un système d'informations qui sert à la collecte et la maintenance des informations concernant l'activité d'une entreprise (ventes, achats, salaires…). Un système d'information géographique est un système d'informations qui permet de collecter, manipuler des renseignements de cartographie (coordonnées de routes, de forêts, de plans d'eau). Ces informations sont utilisées par le système d'informations géographique pour créer des cartes géographiques. Un entrepôt de données est une base de données qui est utilisée pour collecter et stocker définitivement des informations historiques qui seront utilisées pour des statistiques et des analyses. Les informations sont souvent collectées à intervalle régulier depuis un système d'informations. L'informatique de gestion est un domaine d'activité et de connaissances orientées vers la manipulation de masse de grandes quantités d'informations (gestion de données), un secteur qui utilise des bases de données. Les L4G sont des environnements de développement des applications de base de données souvent utilisés en informatique de gestion. Ils sont composés d'un système de gestion de base de données et d'un langage de programmation.
[ "Vue (base de données)", "carte perforée", "Système de gestion de base de données", "espace Schengen", "PostgreSQL", "Oracle Database", "CODASYL", "bilan comptable", "Système d'information géographique", "historique (informatique)", "Open Database License", "base de données distribuée", "Pick (système d'exploitation)", "États-Unis", "Système d'information taxonomique intégré", "Livre numérique", "Langage de requête", "Transaction informatique", "OLAP", "Données personnelles", "Charles Bachman", "base de données relationnelle", "AIX", "Système d'information voyageurs", "Schéma conceptuel", "Global Invasive Species Database", "Donnée publique", "contrainte d'intégrité", "Système d'information Schengen", "Microsoft SQL Server", "NoSQL", "système d'exploitation", "SAP (entreprise)", "Système d'information hospitalier", "propriété intellectuelle", "systèmes d'exploitation", "Éditions Dunod", "logiciel", "Base de données relationnelle", "Systèmes d'information organisationnels", "reporting", "Base de données ADN", "internet", "SAP (progiciel)", "SGBD", "messagerie électronique", "intégrité référentielle", "modèle entité-relation", "concaténation", "fonction de hachage", "Bibliothèque universitaire", "annuaire", "crash (informatique)", "commande (commerce)", "IMDb", "MySQL", "informatique de gestion", "amazon.com", "stockage", "Structure de données", "Base Mérimée", "Peter Chen", "Système d'information pour le commandement des forces", "journal (système de fichiers)", "Plantage", "Base de données bibliographiques", "finance", "salaire", "L4G", "Structured Query Language", "arbre B", "catalogues d'étoiles", "École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques", "administrateur de bases de données", "base de registre", "forum (informatique)", "modèle conceptuel des données", "objet (informatique)", "disque dur", "pointeur (programmation)", "environnement de développement", "OLTP", "Edgar Frank Codd", "plate-forme d'apprentissage en ligne", "statistique (indicateur)", "documents", "commerce en ligne", "informatique", "moteur de base de données", "ordinateur", "Relation binaire", "langage de programmation", "héritage (informatique)", "information", "taxinomie", "RAID (informatique)", "système d'information", "Protection juridique des bases de données", "progiciel de gestion intégré", "comptabilité", "Système d'information maritime", "inventaire", "Fauna Europaea", "antivirus", "système de gestion de base de données", "Système européen d'identification des visas", "assurance", "fichier informatique", "CIA", "Progiciel de gestion intégré", "billetterie informatisée", "Structurae", "vue matérialisée", "programmation orientée objet", "Organisation séquentielle indexée", "Partitionnement de données", "Bases de données cinématographiques de l'Internet", "entrepôt de données", "IBM DB2", "Catalogue astronomique", "moteur de recherche", "algèbre relationnelle", "Base de données chimiques", "cardinalité (programmation)", "Table (base de données)", "Object Data Manager", "Cairn.info", "logiciel de comptabilité", "architecture Ansi/Sparc", "licence libre", "Windows", "gestion électronique de documents", "produit cartésien", "Système de gestion de base de données relationnel-objet", "Licence Creative Commons", "école", "système d'information géographique", "Bibliothèque d'ouvertures", "index (base de données)", "Aide au diagnostic médical", "société de l'information", "configuration (informatique)", "cartographie", "application informatique", "bande magnétique", "système de gestion de contenu", "Banque de terminologie", "système d'informations", "aide au diagnostic médical", "administration publique", "virus informatique", "épidémiologie", "famille (mathématiques)", "arbre (structure de données)", "média", "stock", "facturation", "management", "prix Turing", "page web", "données environnementales", "mémoire de masse", "gestion de la production assistée par ordinateur", "Prévisionnel", "données brutes", "bit" ]
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Bit
Le bit est l'unité la plus simple dans un système de numération, ne pouvant prendre que deux valeurs, désignées le plus souvent par les chiffres 0 et 1. Un bit peut représenter aussi bien une alternative logique, exprimée par faux et vrai, qu'un « chiffre binaire », ' en anglais, dont le mot ', qui signifie « morceau », est aussi l'abréviation. Dans la théorie de l'information, un bit est la quantité minimale d'information transmise par un message, et constitue à ce titre l'unité de mesure de base de l'information en informatique. La quantité d'information effectivement transmise s'exprime en shannons, et ne peut dépasser la taille du message en bits. Les systèmes numériques traitent exclusivement des informations réduites en bits, en général associés dans des groupes de taille fixe appelés bytes (/bait/). == Usages == Le mot « bit » est la contraction des mots anglais binary digit, qui signifient « chiffre binaire », avec un jeu de mots sur bit, « petit morceau ». On en doit la popularisation à Claude Shannon, qui en attribue l'invention à John Tukey. === Élément binaire === Le bit ou élément binaire est l'élément constitutif du système de numération binaire. Ce système, le plus analytique de tous les systèmes de numération, puisqu'il décompose les nombres en éléments indivisibles, est à la base de presque tous les systèmes informatiques. Un bit ne peut prendre que deux valeurs. En logique (algèbre de Boole), ces valeurs sont faux et vrai, ou quelquefois non et oui. En arithmétique, ce sont 0 et 1. De nombreux moyens techniques permettent de coder une information binaire. La polarisation magnétique, la charge électrique servent au stockage, le courant ou la tension électriques, l'intensité lumineuse sont couramment utilisés pour la transmission. L'essentiel est de distinguer avec une très bonne fiabilité les deux états de manière à limiter les erreurs. La correspondance entre chacun des deux états et une valeur du bit correspondant est affaire de convention. Un Interrupteur peut être soit ouvert, soit fermé pour coder 0 ou 1 ; l'autre état code l'autre valeur. Il en va de même pour la tension ou le courant électriques, la polarisation magnétique, la lumière allumée ou éteinte. === Unité d'information === Selon la théorie mathématique de l'information de Shannon, lorsque l'on reçoit l'information correspondant à l'occurrence d'un évènement ayant 1 chance sur 2 de se produire, on reçoit un bit d'information. Le nom de l'unité élémentaire d'information est le shannon, symbole Sh. Dans un encodage idéal de l'information, tout bit (élément binaire) porterait un shannon d'information. Ce n'est pas le cas, parce que les informations environnant un bit dans un flux peuvent affecter sa probabilité d'avoir l'une ou l'autre valeur. L'information contenue dans un flux de n bits est au maximum de n shannons. Elle est en général moindre, parce que toutes les combinaisons ne correspondent pas à des messages valides de probabilité égale. Outre ces redondances volontaires, introduites dans le but de corriger les erreurs de transmission, les encodages contiennent une part de répétition que l'on conserve parce qu'elles facilitent le traitement des données numériques. En outre, les communications humaines contiennent une part involontaire de répétition, qui peut être partiellement réduite par l'analyse statistique. La compression de données vise à rapprocher le nombre de bits d'un message de la quantité d'information qu'il transmet, élevant ainsi le nombre de shannons par bit. Lorsqu'on ne se préoccupe pas de l'efficacité de l'encodage, un bit et un shannon sont pratiquement équivalents. Si on souhaite renoncer à cette correspondance éventuellement trompeuse entre l'unité de codage et celle d'information, on peut exprimer la quantité d'information en nats, basés sur le logarithme naturel et non comme le bit sur le logarithme en base 2. Un nat est égal à un shannon multiplié par le logarithme naturel de 2, soit environ 0,7. == Ensembles ordonnés de bits == Il ne faut pas confondre un bit avec un byte, mot anglais qui se prononce /bait/ et se traduit par multiplet, suite de bits. En informatique, le byte est généralement une suite de 8 bits, ce qui dans ce cas fait un octet. Quand le nombre d'éléments binaires qui le compose est différent, cela est normalement précisé. On peut ainsi trouver les formes « doublet », « triplet », et plus généralement, « n-uplet ». == Abréviation et symbole == Il n'y a pas de norme universellement acceptée au sujet des abréviations de bit et byte. bit : Dans l', la Commission électrotechnique internationale définit bit comme étant le symbole de l'unité binaire (par exemple, kbit pour kilobit). Le standard harmonisé ISO/IEC IEC 80000-13:2008 annule et remplace les articles 3.8 et 3.9 de la norme IEC 60027-2:2005 (relatifs à la théorie de l'information et aux préfixes binaires). Comme tous les symboles d'unités, il est invariable en nombre et ne prend pas la marque du pluriel. On écrira par exemple : 2 kbit = 2 × 10 bit. b : L'IEEE donne dans b comme symbole d'unité pour bit. Cette convention est fréquemment utilisée en informatique, mais le Système international d'unités, dont le bit ne fait pas partie, utilise déjà b pour une autre unité, le barn, dans un domaine spécialisé différent. D'autre part, bit est déjà l'abréviation de binary digit il y a peu de raison de l'abréger encore. B : Les textes cités de la CIE et de l'IEEE donnent B comme abréviation pour le byte. La CIE, comme l'Union internationale des télécommunications acceptent o pour octet au lieu de byte. Le terme octet est plus précis, ne dépend pas d'une base matérielle, et est plus courant dans les pays francophones. Dans le Système international d'unités, le symbole d'une unité s'écrit en minuscules sauf si son nom provient de celui d'une personne ont un symbole abrégé en majuscule. Hors Système international d'unités, B désigne le bel ; mais on n'utilise que son sous-multiple le décibel (dB), qu'il est peu probable de confondre avec un décibyte, puisqu'on n'emploie que des multiples du byte en télécommunications et en informatique.
[ "Analyse (philosophie)", "courant électrique", "coalescence (linguistique)", "virgule flottante", "Byte", "chiffre", "byte", "informatique", "Oxford English Dictionnary", "IEEE 754", "information", "compression de données", "Institute of Electrical and Electronics Engineers", "multiplet", "données numériques", "bel", "ISO/CEI 80000", "charge électrique", "Système binaire", "bit de parité", "Alphabet phonétique international", "Algèbre de Boole (logique)", "logarithme naturel", "shannon (unité)", "De Boeck", "Suite (mathématiques)", "système binaire", "Claude Shannon", "Commission électrotechnique internationale", "octet", "ISO", "Débit binaire", "théorie de l'information", "Logique mathématique", "Octet", "unité de mesure en informatique", "Union internationale des télécommunications", "Interrupteur", "arithmétique", "ferromagnétisme", "Calculateur quantique", "intensité lumineuse", "tension électrique", "Nat (information)", "barn", "John Tukey", "algèbre de Boole (logique)", "Préfixe binaire", "décibel", "Système international d'unités", "numération", "Journal officiel de la République française", "Bureau international des poids et mesures", "numérique", "Bell System Technical Journal", "logique" ]
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Bénéfactif
En linguistique, le bénéfactif est un trait grammatical exprimant le rôle sémantique dévolu à une entité bénéficiaire d'un procès, c'est-à-dire affectée de manière avantageuse pour elle par une action ou une situation. Le bénéfactif peut s'exprimer grammaticalement de diverses manières dans les langues : par une marque de cas, une adposition (préposition ou postposition) ou une voix verbale spécifique. == Exemples dans diverses langues == === Cas grammatical === Certaines langues possèdent une marque spécifique pour le cas bénéfactif. En basque, le nom au bénéfactif prend la marque -entzat. En quechua, le nom au bénéfactif prend la marque -paq. En tangkhul naga, (une langue de la famille tibéto-birmane) le nom au bénéfactif prend la marque -wiʋaŋ. Mais dans de nombreuses langues, le sens bénéfactif est sémantiquement inclus dans un cas de portée plus générale. Il s'agit souvent du datif, qui exprime en premier lieu l'attribution (le complément d'objet second en grammaire française). C'est par exemple le cas en latin, pour lequel on désigne alors traditionnellement un tel datif sous le nom de dativus commodi. Exemple : Servus agros colit domino. « L'esclave cultive les champs pour le maître. » En finnois, le sens bénéfactif est porté par l'allatif : Vanhempi piirsi lapselle hevosen. « Un parent a dessiné un cheval pour l'enfant. » === Adposition === En français, le bénéfactif se forme souvent avec la préposition pour : Je le fais pour toi. En anglais, il se forme avec la préposition for : She opened the door for Tom. « Elle ouvrit la porte pour Tom » === Voix verbale === En oubykh, le bénéfactif se forme avec un préfixe verbal. En nahuatl le nom au bénéfactif prend l'accusatif et le verbe prend la voix oblique. == Autobénéfactif == On parle d'autobénéfactif quand l'agent et le bénéficiaire sont une seule et même personne. C'est un des sens possibles de la voix moyenne en grec ancien et en sanskrit.
[ "préposition", "sanskrit", "Maléfactif", "rôle sémantique", "grammaire française", "latin", "finnois", "adposition", "anglais", "français", "grec ancien", "cas grammatical", "trait grammatical", "nahuatl", "tangkhul naga", "basque", "complément d'objet second", "diathèse", "voix moyenne", "procès (linguistique)", "datif", "quechua", "marque (grammaire)", "linguistique", "Voix moyenne", "oubykh", "allatif", "postposition", "Langues tibéto-birmanes", "Applicatif (grammaire)", "grammaire" ]
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Basket-ball
Le basket-ball ou basketball, fréquemment désigné par son abréviation basket, est un sport collectif de balle opposant deux équipes de cinq joueurs sur un terrain de forme rectangulaire. L'objectif de chaque équipe est de faire passer un ballon au sein d'un arceau de 45 cm de diamètre, fixé à un panneau et placé à du sol : le panier. Chaque panier inscrit rapporte deux points à son équipe, à l'exception des tirs effectués au-delà de la ligne des trois points (qui rapportent trois points) et des lancers francs accordés à la suite d'une faute (qui rapportent un point). L'équipe avec le nombre de points le plus important remporte la partie. Le basket-ball se pratique exclusivement à la main, et les joueurs peuvent se déplacer balle en main en dribblant sur le sol ou en effectuant deux pas maximum sans dribbler. L'équipe en possession du ballon (l’équipe qui attaque) tente d'inscrire des points en réalisant des tirs, des double-pas ou des dunks, tandis que l'équipe en défense essaie de les en empêcher en réalisant des interceptions de ballon ou des contres. Si le tir échoue, les joueurs des deux équipes tentent d'attraper la balle au rebond. James Naismith, un professeur d'éducation sportive originaire du Canada, invente le basket-ball en 1891 dans l'État du Massachusetts (États-Unis) pour maintenir la condition physique de ses élèves durant l'hiver. Le sport devient rapidement populaire et se développe dans les universités et écoles secondaires en Amérique du Nord au début du siècle. La Fédération internationale de basket-ball (FIBA) est créée en 1932 et le sport est inscrit au programme des Jeux olympiques en 1936. La principale ligue professionnelle masculine des États-Unis, la National Basketball Association (NBA), est fondée en 1946 et voit émerger de grands joueurs qui contribuent à l'accroissement de la popularité du basket-ball : Wilt Chamberlain et Bill Russell dans les années 1960, puis Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Larry Bird, Magic Johnson, et surtout Michael Jordan, fréquemment considéré comme le plus grand basketteur de l'histoire, puis Kobe Bryant et LeBron James. Le basket-ball est aujourd'hui l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de 450 millions de pratiquants en 2013. De nombreux championnats ont été créés sur les cinq continents, notamment en Europe et en Asie, où le sport est en plein essor depuis les années 2000. Les femmes représentent une bonne partie des pratiquants, malgré une plus faible exposition médiatique du basket-ball féminin. De nombreuses variantes du basket-ball se sont développées, comme le basket-ball en fauteuil roulant (aussi appelé « handibasket »), le streetball (basket-ball de rue) ou le basket-ball à trois contre trois. Enfin, une culture s’est peu à peu développée autour du sport et a pris forme dans la musique, la littérature, le cinéma et le jeu vidéo. == Nom == En français, ce sport est appelé « basket-ball » (orthographe traditionnelle) ou « basketball » (orthographe de 1990), prononcé , ou encore sous la forme abrégée « basket ». Ce nom est un emprunt à l'anglais américain , constitué de , « panier », et , « balle, ballon ». == Histoire == === Création === Un jeu similaire au basket-ball est décrit dans un livre de 1591 publié à Francfort-sur-le-Main qui rend compte des modes de vie et des coutumes des résidents côtiers d'Amérique du Nord, Wahrhafftige Abconterfaytung der Wilden. Un jeu d'adresse est décrit dans lequel des balles doivent être lancées contre une cible tissée à partir de brindilles, montée en hauteur sur un poteau. Il y a une petite récompense si la cible est atteinte. Le basket-ball est inventé en décembre 1891 par James Naismith, professeur d'éducation physique canado-américain au Springfield College, dans l'État du Massachusetts (États-Unis). Lors d'une journée de pluie, Naismith tente d'assurer malgré tout son cours de sport, et essaie de développer un sport d'intérieur pour maintenir la condition physique de ses élèves entre les saisons de football américain et de baseball, pendant les longs hivers de la Nouvelle-Angleterre et place deux caisses de pêches sur les rampes du gymnase, à de hauteur (dix pieds). Le but du jeu est de faire pénétrer un ballon dans ces caisses en bois pour marquer un panier. Contrairement aux paniers actuels, la caisse de pêches dispose d'un fond : la balle devait donc être récupérée manuellement après chaque panier inscrit. Afin d'éviter d'avoir à rechercher systématiquement la balle, le fond du panier est évidé pour pouvoir l'extraire avec une longue perche. La même année, le jeu est adapté pour être joué par des femmes. Le premier match féminin se déroule en 1893 au Smith College de Northampton, dans le Massachusetts. Les premiers articles sur ce sport en France datent de 1897. Dans ce dernier pays, il est d'abord plutôt considéré comme un sport féminin et se fait encore appeler « balle au panier ». En 1906, les caisses en bois sont finalement remplacées par des anneaux en métal fixés à des panneaux. Au début de son histoire, le basket-ball est surtout porté sur le jeu offensif et la défense est reléguée au second plan. La défense est alors la phase passive du basket-ball, où les joueurs attendent l'échec de l'adversaire ; elle a depuis acquis un rôle comparable à celui de l'attaque. Par ailleurs, la passe et le tir étaient les seules manières de déplacer la balle vers le panier. En effet, le dribble n'existait pas dans le basket-ball originel, hormis lors d'une éventuelle passe à un coéquipier avec rebond au sol : il était rendu difficile par la forme asymétrique des premiers ballons. Il est devenu essentiel dans le jeu à partir des années 1950, lorsque les ballons manufacturés eurent une forme régulière et les qualités de rebond nécessaires. Le sport prend diverses appellations en fonction des pays. En espagnol, il est nommé baloncesto (Espagne) ou básquetbol (Argentine) ; en italien pallacanestro ; et en tchèque košíková. === Développement aux États-Unis et au Canada === La Young Men's Christian Association (YMCA) joue un grand rôle dans la diffusion du basketball à travers les États-Unis et le Canada, mais aussi dans le reste du monde. Le premier match européen est disputé en 1893 à Paris, dans le quartier de Montmartre, rue de Trévise, où se tient le siège du YMCA et où se trouve encore aujourd'hui le plus ancien terrain de basket du monde . À la même époque, des matchs sont organisés à Tianjin (Chine), en Inde, au Japon et en Perse. Dès 1895, le sport est pratiqué dans plusieurs lycées de jeunes filles. Toutefois, la YMCA ne parvient pas à préserver l'esprit originel du basketball, qui devient de plus en plus violent et est pratiqué par des bandes de jeunes bagarreurs. Pour permettre le respect des règles de jeu, la première ligue professionnelle, la National Basketball League, est fondée aux États-Unis en 1898 avec six équipes. Les premiers champions sont les Trenton Nationals, suivis des New York Wanderers, des Bristol Pile Drivers et des Camden Electrics. La ligue est dissoute en 1904. De nombreux championnats sont alors organisés. Au tout début du XXe siècle, le basketball devient peu à peu une activité courante dans de nombreuses universités américaines, notamment grâce à l'action de James Naismith. Le premier match interuniversitaire est disputé le entre l'université Hamline et l'école d'agriculture de l'université du Minnesota ; cette dernière remporte le match sur le score de 9 points à 3. La première équipe universitaire est fondée en 1896 au Geneva College de Pittsburgh. Naismith lui-même entraîne pendant six ans l'équipe de l'université du Kansas, avant de laisser la place à Phog Allen. Amos Alonzo Stagg introduit le basketball à l'université de Chicago tandis qu'Adolph Rupp, un ancien élève de Naismith, connaît le succès en tant qu'entraîneur de l'université du Kentucky. Dès 1897, l'Amateur Athletic Union prend le contrôle de la gestion du basketball à la YMCA. === Diffusion internationale et professionnalisation === ==== Création des premières ligues professionnelles américaines ==== La ', fondée en 1898 et dissoute en 1904, est le précurseur des nombreuses ligues professionnelles créées aux États-Unis et dans le reste du monde tout au long du siècle. Hormis la ', fondée en 1909, les principales ligues professionnelles sont créées au début des années 1920 : la ' (1921) et l'' (1925). En 1922 est créée l'équipe des Rens de Dayton (également appelée New York Renaissance), composée uniquement d'Afro-Américains. Leurs principaux rivaux étaient les Original Celtics, considérés comme les pères du basketball et présentés comme les champions du monde de la discipline. À l'image des Harlem Globetrotters, fondés en 1926, ceux-ci organisaient des tournées dans le pays à la manière d'un cirque. Les Celtics dominent le basketball américain de 1922 à 1928, année de leur dissolution. Le est créée la Basketball Association of America (BAA) : son premier match oppose les Huskies de Toronto, à domicile, aux Knickerbockers de New York. Après trois saisons, en 1949, la ligue fusionne avec la pour former la National Basketball Association (NBA). Dès les années 1950 apparaissent les premières stars du basketball, dont le pivot George Mikan et le meneur Bob Cousy. Les Lakers de Minneapolis (qui s'installent à Los Angeles en 1960) et les Celtics de Boston assoient leur domination sur la NBA en remportant seize titres à eux deux de 1949 à 1970. Les deux équipes s'opposent alors dans une rivalité qui les voit s'affronter à dix reprises en finales entre 1959 et 1987. Les années 1960 voient éclore plusieurs joueurs aujourd'hui : l'arrière des Lakers Jerry West ; le meneur Oscar Robertson ; le pivot des Celtics Bill Russell, onze fois champion NBA et qui révolutionna la manière de pratiquer la défense ; et Wilt Chamberlain, qui détient encore aujourd'hui de nombreux records de statistiques. Le , il inscrit 100 points lors d'un match entre les Warriors de Philadelphie et les Knicks de New York. Celle-ci suscite l'intérêt du public en proposant un nouveau style de jeu et des règles différentes. La balle est tricolore (rouge, blanc, bleu), le jeu est plus agressif et spectaculaire, et le tir à trois points est créé. ==== Implantation en Europe et compétitions internationales ==== Peu après sa création, le basket-ball s'étend progressivement en dehors des États-Unis et du Canada et atteint l'Europe, où il se développe rapidement. En 1909 se tient le premier match international de basketball, opposant le Mayak Saint-Pétersbourg (à domicile) à une équipe de YMCA américaine. Le premier grand évènement européen se déroule en 1919 à Joinville-le-Pont durant les Jeux interalliés : les États-Unis, emmenés par Marty Friedman, l'emportent contre la France en finale. À l'origine, cette fédération ne supervise que les équipes d'amateurs. Elle joue un rôle essentiel dans l'inscription du basketball au programme des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin. Les matchs y sont disputés en extérieur, sur un terrain en terre battue. Le premier championnat du monde de basket-ball est organisé en Argentine en 1950, et trois ans plus tard a lieu le premier championnat du monde de basket-ball féminin à Santiago du Chili. L'épreuve féminine ne devient olympique qu'en 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal, grâce notamment à l'action du secrétaire général de la FIBA Renato William Jones. === Depuis les années 1970 === ==== Achèvement de la professionnalisation ==== La NBA gagne en visibilité et est diffusée dans un nombre croissant de pays, dont la France à partir de 1985. De nouveaux talents émergent dans les années 1970, comme Kareem Abdul-Jabbar (pendant longtemps le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA), Elvin Hayes, Moses Malone, Robert Parish ou Bernard King, ainsi que dans les années 1980 où débutent entre autres Hakeem Olajuwon, John Stockton, Karl Malone, Dominique Wilkins et Patrick Ewing. Toutefois, trois joueurs dominent la décennie et contribuent à accroître la popularité du basketball dans le monde : Larry Bird, Magic Johnson et surtout Michael Jordan, considéré comme le plus grand joueur de l'histoire. En juin 2015, la Fédération française de basket-ball annonce une progression importante du nombre de licenciés, avec un record de plus de 600000, dont 36 % de femmes. Au début des années 2010, le basket-ball est l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de 100 millions de licenciés et plus de 450 millions de pratiquants occasionnels. ==== Mondialisation et contestation de la domination américaine ==== Depuis la création du sport, les États-Unis ont dominé les compétitions internationales masculines et féminines, quoique concurrencés par les équipes de Yougoslavie (puis de Serbie) et d'Union soviétique. L'équipe américaine a notamment remporté l'or olympique à quatorze reprises, sur dix-huit olympiades où le basketball figure au programme. La première Dream Team (« Équipe de rêve ») américaine, composée notamment de Michael Jordan, Magic Johnson, Charles Barkley et Scottie Pippen, entre en compétition lors des Jeux olympiques de Barcelone et remporte le titre avec un écart moyen de 42 points sur ses adversaires. Elle est ainsi considérée comme la meilleure équipe de l'histoire. Toutefois, avec la popularité croissante du basket-ball dans le monde, de nouvelles équipes nationales gagnent en niveau et parviennent à contester la suprématie américaine. L'équipe américaine, bien que composée intégralement de joueurs évoluant en NBA, finit sixième lors des championnats du monde en 2002 derrière la Yougoslavie, l'Argentine, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande et l'Espagne. Lors des Jeux olympiques de 2004 à Athènes, les États-Unis n'obtiennent que la médaille de bronze, après des défaites contre Porto Rico, la Lituanie et l'Argentine. Ils perdent également contre la Grèce en demi-finales des championnats du monde en 2006. Selon le classement établi par la FIBA en date du , l'équipe américaine demeure la meilleure au monde, suivie par l'Espagne, la Lituanie, l'Argentine, la France, la Serbie, la Russie, la Turquie, le Brésil et la Grèce. La défense a longtemps été la phase passive du basket-ball : les défenseurs attendaient l'échec des attaquants. À partir des années 1960 et l'introduction de la règle du marcher, les défenseurs deviennent plus agressifs et tentent de reconquérir la balle (turnover). Bill Russell, pivot des Celtics de Boston, a donné ses lettres de noblesse à la défense et a développé de nombreuses techniques. Elle implique des choix tactiques car certaines zones ne seront pas couvertes par les défenseurs : elle cible un ou deux joueurs dominants mais libère de l'espace pour des tirs faciles. Ces systèmes ne sont jamais appliqués de manière stricte et il existe de nombreuses variantes mêlant ces deux tactiques défensives. La plus courante est la zone presse, qui permet de réaliser beaucoup d'interceptions et de marquer des paniers faciles mais est exigeante physiquement. À partir de la fin des années 1990 s'est développée la technique dite du « hack-a-player », également connue sous le nom « hack-a-Shaq ». Mise au point par Don Nelson, elle consiste à commettre intentionnellement une faute sur un joueur choisi pour sa faible réussite au lancer franc, afin d'empêcher l'équipe de marquer deux, voire trois points et de pouvoir récupérer la balle au rebond après son probable échec au lancer franc. Cette stratégie est fréquemment utilisée en NBA et s'applique essentiellement à des intérieurs réputés pour leur maladresse. En février 2016, la NBA décide de l'élaboration future d'une règlementation du hack-a-player, devant l'explosion de l'utilisation de cette pratique. Comme pour l'attaque, tous les postes de jeu sont sollicités lors des phases défensives, bien que le rôle des intérieurs (ailiers et pivot) soit primordial. Le plus souvent, un joueur est chargé de marquer un joueur adverse de taille comparable. Les extérieurs sont chargés d'entraver la progression des extérieurs adverses et de les gêner lorsqu'ils tentent de tirer. Les intérieurs, quant à eux, défendent au sein de la raquette et tentent d'empêcher les adversaires d'approcher de leur panier. ==== L'interception ==== L'interception () désigne le fait de prendre le ballon à l'adversaire en le lui enlevant des mains (sans commettre de faute) ou en attrapant une passe de l'équipe adverse. Cette technique demande de l'agilité et de la rapidité, ainsi que des qualités d'anticipation : par conséquent, les meilleurs intercepteurs sont généralement les plus petits joueurs (meneurs, arrières). John Stockton, Jason Kidd et Michael Jordan (NBA), ainsi que Theódoros Papaloukás et Dimítris Diamantídis (Euroligue) comptent ainsi le plus grand nombre d'interceptions en carrière. ==== Le contre ==== Le contre (' ou familièrement ') désigne le fait de dévier le tir d'un joueur adverse sans commettre de faute. Les défenseurs ont le droit de contrer la balle tant que celle-ci est en phase ascendante vers le panier. Un contre effectué en phase descendante (goaltending) est illicite. Si un joueur rate son contre et touche la planche avec ses mains, le panier est automatiquement accordé. Les joueurs les plus susceptibles de réaliser des contres en match sont les ailiers forts et les pivots, en raison de leur grande taille et de leur proximité du panier en situation défensive. Toutefois, un sens aigu de l'anticipation peut pallier la différence de taille. Très spectaculaire, le contre fait partie des actions les plus appréciées du public et comporte un caractère humiliant pour l'adversaire. L'un des premiers joueurs à utiliser le contre comme arme d'intimidation défensive fut Bill Russell, dans les années 1960. Shaquille O'Neal, Hakeem Olajuwon, Alonzo Mourning ou Dikembe Mutombo en ont par la suite fait leur spécialité. Ce dernier est resté célèbre pour sa phrase prononcée à l'encontre de chaque joueur contré : (Non, non, non ! Pas chez moi !). === Le rebond === Le rebond désigne le fait de prendre la balle après un tir manqué, et ce avant qu'elle ne touche le sol. Il existe deux catégories de rebonds, en fonction du joueur qui parvient à le capter : le rebond défensif, lorsque l'attaquant manque son tir et qu'un défenseur récupère la balle. Celui-ci peut ainsi la passer à des coéquipiers pour aller tenter de marquer dans le panier opposé. le rebond offensif, lorsqu'un attaquant récupère la balle à la suite d'un tir manqué d'un partenaire ou de lui-même. Si le joueur capte un rebond offensif en suspension et tente directement de marquer, on parle familièrement de claquette. Il est possible de prendre son propre rebond, sauf si l'on effectue un air ball, auquel cas la balle est rendue à l'adversaire. Comme pour le contre, les meilleurs rebondeurs sont généralement les intérieurs, plus grands et plus proches du panier. Wilt Chamberlain, Bill Russell et Moses Malone en ont réalisé plusieurs milliers au cours de leur carrière. Dennis Rodman décida même de se concentrer sur le rebond et en fit sa spécialité quasi-exclusive. == Compétitions internationales == === Compétitions mondiales === ==== Championnats du monde ==== Le championnat du monde est organisé tous les quatre ans par la FIBA, en alternance avec les Jeux olympiques d'été. Le vainqueur du tournoi remporte le Trophée Naismith. Il comportait 16 équipes jusqu’en 2002, sauf en 1986 où vingt-quatre équipes étaient en compétition. En 2006, le nombre de participants a été élargi à 24 équipes puis porté à 32 dès 2019. La première édition masculine se déroule en 1950 en Argentine. À domicile, l'équipe d'Argentine gagne la compétition, invaincue avec six victoires pour aucune défaite. Les États-Unis remportent leur première médaille d'or lors de l'édition suivante, en 1954. Finaliste malheureux, le Brésil devient à son tour champion du monde en 1959 puis conserve son titre en 1963. À partir de cette date, l'URSS, la Yougoslavie et les États-Unis se partagent tous les titres jusqu'en 2002 avec cinq titres pour l'équipe yougoslave, trois pour l'équipe soviétique et deux pour l'équipe américaine. En 2006, la hiérarchie mondiale est bousculée avec la victoire de l'Espagne devant la Grèce. Les États-Unis remportent cependant le tournoi en 2010 et 2014. Le championnat féminin est créé en 1953 et a lieu les mêmes années que le championnat masculin. Les États-Unis (neuf titres) et l'URSS (six titres) ont remporté la quasi-totalité des éditions, hormis en 1994 et en 2006, respectivement remportées par l'Australie et le Brésil. ==== Jeux olympiques ==== Le basket-ball apparaît comme sport de démonstration lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis. Le tournoi oppose trois équipes de New York. Ce n'est qu'en 1936 que le basket-ball devient sport olympique pour les hommes, et en 1976 pour les femmes. Historiquement, les compétitions masculine et féminine sont largement dominées par les équipes des États-Unis, qui ont remporté la majorité des titres mis en jeu. L'histoire du basket-ball aux Jeux olympiques est notamment marquée par la domination écrasante de la Dream Team lors des Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Avant Barcelone, les joueurs amateurs étaient traditionnellement sélectionnés pour représenter les États-Unis dans les compétitions olympiques, conformément aux règles du Comité International Olympique (CIO). L'introduction des joueurs professionnels dans les compétitions olympiques a non seulement renforcé la suprématie américaine, mais a aussi encouragé d'autres nations à améliorer leur niveau de jeu en se tournant vers des joueurs de ligues professionnelles. Cependant, après les Jeux de 1992, l'équipe masculine de basketball américaine a connu des périodes de succès et de défis. Si l'équipe a continué à dominer aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta et de 2000 à Sydney, elle a subi une défaite majeure lors des Championnats du monde de la FIBA en 2002, terminant à la sixième place. Aux Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, l'équipe américaine a de nouveau été secouée par une série de défaites inattendues, terminant avec une médaille de bronze, une performance perçue comme décevante compte tenu des attentes élevées. Cette période de remise en question a conduit à une réévaluation de la structure et de la préparation de l'équipe nationale américaine. En 2005, USA Basketball, l'organisme responsable de la sélection et de la gestion des équipes nationales, a mis en place une refonte sous la direction de Jerry Colangelo. Avec Mike Krzyzewski comme entraîneur en chef, une nouvelle stratégie de cohésion et de formation sur le long terme a été adoptée, incluant une implication plus forte des joueurs sur plusieurs années. Ces réformes ont porté leurs fruits lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, où l'équipe américaine, surnommée la "Redeem Team", a remporté l'or avec un jeu spectaculaire, surmontant les critiques et regagnant leur suprématie sur la scène mondiale. Depuis lors, l'équipe américaine a maintenu une trajectoire de succès, ajoutant à son palmarès les médailles d'or aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, de Rio de Janeiro en 2016 et de Paris en 2024. Consolidant ainsi son statut de leader dans le basketball international. En parallèle, le basketball international a continué de se développer avec la montée de nations telles que l'Espagne, la France, et l'Argentine, qui ont apporté une concurrence accrue aux États-Unis. Malgré cela, l'équipe américaine reste une force dominante, avec une histoire riche et une influence profonde sur le développement global du sport depuis la célèbre victoire de 1992 à Barcelone. L'équipe féminine de basketball des États-Unis a connu une trajectoire similaire à celle de l'équipe masculine après 1992, affirmant sa domination mondiale. Les joueuses américaines ont remporté de nombreuses médailles d'or olympiques, notamment à partir des Jeux d'Atlanta en 1996, initiant une période de domination ininterrompue. La sélection féminine a remporté chaque tournoi olympique et plusieurs championnats du monde depuis. En s'appuyant sur des joueuses légendaires comme Lisa Leslie, Diana Taurasi, et Sue Bird, elles ont consolidé leur position en tant que force majeure du basketball international féminin === Compétitions continentales === Les compétitions continentales sont organisées par les différentes branches de la FIBA : FIBA Afrique, FIBA Amériques, FIBA Asie, FIBA Europe et FIBA Océanie. Afrique : Championnat d'Afrique masculin de basket-ball Championnat d'Afrique féminin de basket-ball Amérique : Championnat des Amériques de basket-ball Coupe des Amériques féminine de basket-ball Asie : Coupe d'Asie masculine de basket-ball Coupe d'Asie féminine de basket-ball Europe : Championnat d'Europe masculin de basket-ball Championnat d'Europe féminin de basket-ball Océanie : Championnat d'Océanie de basket-ball Championnat d'Océanie féminin de basket-ball == Clubs et franchises == À l'image d'autres sports d'origine nord-américaine, comme le hockey sur glace ou le baseball, on retrouve la distinction entre les ligues professionnelles avec un système de franchises, et les championnats. En Amérique du Nord, le système de franchise est privilégié : les équipes achètent des droits de participation et sont ainsi admises à concourir dans une ligue fermée. Dans le reste du monde, la plupart des ligues fonctionnent avec un système de promotion-relégation, où les équipes les plus faibles descendent dans la division inférieure tandis que les meilleures de la division inférieure sont promues. === Amérique du Nord === Le championnat le plus connu dans le monde est la National Basketball Association (NBA), qui comprend des équipes américaines et canadiennes. Comme beaucoup de ligues américaines de basket-ball, cette compétition édite ses propres règles, qui diffèrent en de nombreux points de celles de la FIBA. Ces différences ont souvent pour but de favoriser une certaine égalité entre les équipes et un jeu porté sur le spectacle et le divertissement, mettant en valeur le talent individuel plus que le jeu d'équipe. En 2001, la NBA crée la NBA Development League (NBDL ou D-League), une ligue mineure composée de 19 équipes qui permet aux joueurs et aux entraîneurs d'évoluer dans un cadre similaire à la ligue majeure et de se mettre en valeur aux yeux des recruteurs. En 2015, plus d'un quart des joueurs de NBA ont évolué en NBDL. Quatre équipes ont remporté au moins trois titres de champion : les Comets de Houston, le Shock de Détroit, le Mercury de Phoenix et le Lynx du Minnesota. Le Canada, pays natal de James Naismith, accueille pour la première fois le NBA All-Star Game en février 2016, à Toronto, ville où fut disputé le premier match NBA en 1946. Après les Américains, les Canadiens sont la nationalité la plus représentée en NBA. Les ligues canadiennes restent dans l'ombre de la NBA, qui compte un club en Ontario, les Raptors de Toronto. La National Basketball League n'existe que le temps d'une saison (1993-1994), tout comme la Canadian National Basketball League (2003-2004). La Ligue nationale de basketball du Canada (LNB), fondée en 2011, parvient toutefois à s'imposer et est dominée par le Lightning de London, qui remporte les deux premiers titres en 2012 et 2013. Il existe également d'autres tournois opposant les meilleures équipes des championnats nationaux. En 1946 est créée la première compétition continentale, la Coupe d'Amérique du Sud des clubs champions de basket-ball, dont s'inspirera son homologue européenne, la Coupe des Clubs Champions. Parmi les clubs vainqueurs de la compétition-reine d'Amérique du Sud, le club brésilien du Sírio São Paulo se distingue avec huit titres remportés entre 1961 et 1984. L'apparition de la Liga Sudamericana en 1996, puis en 2007 de la FIBA Americas League relègue le Championnat sud-américain des Clubs Champions au troisième rang, jusqu'à sa disparition en 2008. === Europe === En Europe, le système est basé sur le principe du championnat, comme dans la plupart des autres sports. Seul le Royaume-Uni a opté pour un système de franchises avec la British Basketball League. Toutefois, à l'inverse du football, la ligue gérant l'élite professionnelle (l'ensemble du championnat étant propriété de la fédération) a davantage de poids et impose plus facilement ses choix à la fédération nationale. Ceci a été renforcé par la création de l'Union des ligues européennes de basket-ball (ULEB), une structure privée qui ambitionne de fonder une ligue fermée. Plusieurs compétitions européennes sont organisées, soit par la FIBA Europe, soit par l'ULEB. La plus prestigieuse est l'Euroligue, créée en 1958 et organisée par l'ULEB, qui regroupe les vingt-quatre meilleurs clubs européens. Les équipes les plus titrées sont le Real Madrid (neuf titres), le Maccabi Tel-Aviv, le CSKA Moscou et le Panathinaïkós Athènes avec six titres, et le Pallacanestro Varese avec cinq titres. Depuis les années 1990, l'Olympiakos Le Pirée et le FC Barcelone contestent leur suprématie en remportant respectivement trois et deux titres. L'EuroCoupe (ULEB), créée par la fusion de la Coupe Korać et de la Coupe Saporta, et la Coupe d'Europe FIBA (ex-EuroChallenge), moins médiatisées, sont les deux autres compétitions européennes. Depuis 2016, les compétitions européennes comptent quatre niveaux. Les deux premiers (Euroligue et EuroCoupe) sont organisés par l'ULEB, les deux autres (Ligue des champions et Coupe d'Europe FIBA) par la FIBA Europe, à la suite du conflit FIBA-Euroligue depuis 2015. Les championnats nationaux les plus relevés sont disputés en Espagne (Liga ACB), en Grèce (ESAKE), en Italie (Lega Basket) et en Russie (Championnat de Russie de basket-ball) chez les hommes. Chez les femmes, après la disparition de l'URSS, les années 1990 sont dominées par la France (Ligue féminine de basket), l'Espagne et Italie avant que la Russie et la Turquie ne prennent le relais dans les années 2000. === Asie === En Asie, les championnats sont de création récente et s'inspirent du système nord-américain. Ainsi, en Chine (Chinese Basketball Association), au Japon (Bj League) et aux Philippines (Philippine Basketball Association), les ligues et les franchises portent des noms en anglais. La présence de joueurs asiatiques en NBA (Yao Ming, Yuta Tabuse…) a favorisé un engouement pour le basket-ball dans ces pays. Ses principaux rivaux sont deux autres clubs angolais, le Desportivo Libolo et le Petro Luanda, ainsi que l'Abidjan Basket Club et l'Étoile sportive du Sahel. Au cours des années 2010, l'équipe nationale nigériane assoit sa domination sur le basket-ball africain. Sans qu'il n'existe forcément de compétition très structurée dans ces pays, plusieurs joueurs africains ont connu une carrière continentale (Jean-Jacques Conceição) ou en NBA, souvent après avoir intégré des universités américaines comme le Nigérian Hakeem Olajuwon, le Congolais Dikembe Mutombo ou le Soudanais Manute Bol. La Malienne Hamchétou Maïga-Ba et la Congolaise Mwadi Mabika ont connu également le succès en WNBA, tout comme Djéné Diawara, Mame-Marie Sy-Diop et Aya Traoré en Europe. En 2020, NBA et FIBA doivent lancer la première édition de la Ligue africaine de basket-ball. === Océanie === En Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté le principe anglo-saxon avec leur respective. La NBL australienne bénéficie d'une plus grande exposition médiatique que son homologue néo-zélandaise. Elle accueille en outre une équipe néo-zélandaise, les New Zealand Breakers, et comprenait même une équipe singapourienne, les Singapore Slingers. La ligue australienne WNBL est active depuis 1990. L'équipe nationale australienne est parmi les meilleures au monde, grâce à des joueuses comme Lauren Jackson. == Le basket-ball dans la culture populaire == === Culture du basket-ball === Comme de nombreux sports populaires, le basket-ball possède une exposition culturelle et médiatique très forte. Au cinéma, un grand nombre de films traitent de basket-ball, tels que Coach Carter, Les blancs ne savent pas sauter, Space Jam, Above the Rim ou encore Magic Baskets. D'autres ont une action qui se déroule sur fond de basket-ball (He Got Game, le court métrage Fierrot le Pou de Mathieu Kassovitz). Le basket-ball a en outre donné lieu à plusieurs comédies comme À la gloire des Celtics, Basket Academy ou Shaolin Basket. Le Grand Défi (Hoosiers), avec Gene Hackman et Dennis Hopper, est considéré comme le quatrième meilleur film de sport de l'histoire par la chaîne ESPN. Il est en outre présent dans la plupart des longs-métrages de Spike Lee, grand amateur de basket-ball. Enfin, des joueurs ont parfois accepté de petits rôles au cinéma, comme Shaquille O'Neal et Bob Cousy dans Blue Chips. Le basket-ball est également très présent dans l'univers musical. Après-guerre, il est fréquemment associé au jazz. Les joueurs de jazz se passent la lumière du solo comme les joueurs de basket se passent la balle. Et dans les deux cas, cela fonctionne seulement s'il y a un travail d'équipe, déclara le pivot Kareem Abdul-Jabbar. Après une fructueuse carrière en NBA, Wayman Tisdale est devenu un bassiste de jazz renommé. Aujourd'hui, le sport est cependant plutôt associé à la culture hip-hop. Plusieurs joueurs se sont ainsi essayés au rap, avec plus ou moins de succès : Kobe Bryant, Shaquille O'Neal, Ron Artest, Tony Parker ou encore Allen Iverson ont chacun sorti des singles ou des albums. Le rappeur Kurtis Blow est le premier à avoir lié basket-ball et hip-hop dans son morceau Basketball sorti en 1984. Depuis, un grand nombre de rappeurs évoquent l'univers de la balle orange dans leurs chansons : Lil Bow Wow, Jay-Z ou encore Romeo, qui a effectué une carrière universitaire. Hors du hip hop, le groupe de rock Red Hot Chili Peppers a sorti en 1989 une chanson intitulée Magic Johnson, en hommage au célèbre meneur des Lakers de Los Angeles. Le basket-ball est également présent dans la littérature. Dans son autobiographie ', publiée en 1978, l'auteur américain Jim Carroll décrit la décadence d'un brillant joueur de basket-ball dans le New York des années 1960. L'ouvrage a par la suite été adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio dans le rôle-titre. Ancien joueur universitaire de bon niveau, John Edgar Wideman évoque également le sport dans ses œuvres. Lauréat de nombreux prix littéraires, il publie en 2001 ', ses mémoires où il raconte l'origine de sa passion pour le basket. L'ouvrage Sous le cul de la grenouille (1992) du romancier anglais Tibor Fischer met en scène deux basketteurs hongrois des années 1950 qui se servent de leur sport pour échapper à la rigueur du régime communiste. Le récit est inspiré de la vie de l'auteur puisque ses parents, basketteurs professionnels, ont fui la Hongrie en 1956. Le basket-ball se décline aussi en bande dessinées, parmi lesquelles la série française Basket Dunk, ou les mangas Slam Dunk et Kuroko's Basket. À la télévision, le basket-ball est aussi présent dans la série d'animation française Kangoo et sa suite Kangoo Juniors. De nombreux jeux vidéo sont consacrés au basket-ball. Le premier sort en 1979 sur la console Atari 2600. En 1989 sort le jeu Lakers vs. Celtics sur PC et Sega MegaDrive. La série NBA Live est lancée en 1995 sur Super Nintendo et MegaDrive, et se poursuit aujourd'hui au rythme d'une édition annuelle. Les séries éditées par 2K Sports et Electronic Arts sont les plus populaires et sont disponibles sur tous les supports : NBA 2K, NBA Street ou NBA Jam. Hormis les consoles de salon, le basket-ball a donné lieu à des jeux d'arcade, dont l'un des plus populaires est un simulateur de lancers francs. Aux États-Unis, les ligues fantasy, simulations sur Internet où les participants tiennent le rôle de managers, sont un phénomène social de grande ampleur puisque près de 33,5 millions de personnes y jouent en 2013, tous sports confondus. Les jeux liés à la NBA sont très nombreux et populaires, et la ligue a d'ailleurs crée sa propre plate-forme de fantasy. En Europe et en France, le phénomène est plus récent mais en croissance : la LNB a elle aussi créé un site de ligues fantasy. Le fantasy challenge de l'Euroligue réunit chaque année plusieurs milliers de joueurs des quatre coins du continent ( enregistrées en 2008). === Supporters et pratiquants célèbres === Parmi la masse considérable de supporters et de pratiquants du monde entier, le président américain Barack Obama est sans doute le plus célèbre d'entre tous. Bon joueur au lycée, il n'a jamais cessé de pratiquer, y compris durant sa campagne électorale. Depuis son élection, il joue régulièrement sur le terrain de la Maison-Blanche, construit en 1991 puis rénové en 2006. Il suit également avec attention les championnats NBA, WNBA, et NCAA (universitaire), pour lequel il livre chaque année son pronostic devant les caméras d'ESPN. En août 2010, il assiste à une rencontre WNBA, puis fête quelques jours plus tard ses en organisant un match avec plusieurs joueurs professionnels, dont LeBron James, Dwyane Wade, Joakim Noah et Derrick Rose. Le boxeur Manny Pacquiao est également joueur et entraîneur de basketball dans la ligue philippine. Le rappeur Jay-Z fut quant à lui actionnaire minoritaire de la franchise des Nets de Brooklyn. En France, le frère du rappeur Oxmo Puccino, Mamoutou Diarra, est joueur professionnel. Le chanteur Benjamin Biolay revendique sa passion pour le basket-ball américain et a d'ailleurs écrit quelques chroniques pour l'hebdomadaire spécialisé Basket News en 2005. Le chanteur Philippe Katerine est un ancien joueur de basket-ball dans sa jeunesse et se met en scène jouant au basket-ball dans le clip de son titre La Liberté. L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin a également pratiqué le basket-ball durant plus de vingt ans, au lycée, à l'université puis dans le club de l'ASA Sceaux. Comme pour la plupart des sports, les supporters se regroupent parfois en clubs et entonnent des chants en l'honneur de leur équipe. Lors des phases finales (playoffs), tout le public est généralement grimé aux couleurs de l'équipe résidente, notamment dans le basket-ball universitaire américain. En outre, les plus grandes équipes de la NBA comptent de nombreuses célébrités parmi leurs supporters. Woody Allen, Tom Hanks ou Ben Stiller sont connus pour être des fans des Knicks de New York, tandis que Jack Nicholson, Leonardo DiCaprio et Will Ferrell supportent les Lakers de Los Angeles. Selon l'ancien basketteur Dennis Rodman, qui est devenu ami avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un, ce dernier est un grand fan de basket-ball et tout particulièrement des Bulls de Chicago. Image:Pallacanestro Virtus Roma supporters.jpg|Supporters de la Virtus Roma en 2008 |Fan peint des Cavaliers de la Virginie Image:Phoenix Suns fans 2010 NBA Playoffs Conference Semifinal vs San Antonio Spurs Game 2 Planet Orange.jpg| Fans des Suns de Phoenix en 2010 Image:Aris-Basket2.jpg|Fans de l'Aris Salonique en 2005 Image:CurvaNord Casablanca.jpg|Ultras du Wydad de Casablanca en 2013 == Basket-ball et médias == === Presse écrite === Le basket-ball apparaît dans la presse écrite américaine peu après son invention, à la fin du XIXe siècle. Le premier article consacré au sport est intitulé Un nouveau jeu (A New Game) et date de 1892 : son auteur, Dennis Horkenbach, est le rédacteur en chef du Triangle, le journal de l'université de Springfield (où le sport a été inventé quelques mois auparavant). En démonstration dès les Jeux olympiques d'été de 1904, à Saint-Louis (Missouri), le basket-ball gagne rapidement sa place dans les quotidiens américains, qui publient les résumés des principaux matchs des ligues américaines. Le sport est aujourd'hui très largement couvert par les titres les plus prestigieux, tels que le New York Times, le Washington Post, le Boston Globe ou le Chicago Tribune. Le basket-ball est en outre traité de manière extensive dans les pages de l'influent hebdomadaire sportif Sports Illustrated, qui publie depuis quelques années une version chinoise de son magazine. En août 2006, Yao Ming figure sur la couverture du premier numéro. Il existe aussi une presse spécialisée aux États-Unis, à l'image du mensuel SLAM. En Europe, le basket-ball a une présence dans la presse écrite moindre que d'autres sports comme le football ou le tennis. À la fin des années 1950, le quotidien français L'Équipe est l'initiateur de l'idée d'une compétition européenne des clubs. C'est ainsi que voit le jour en 1957 la coupe d'Europe des clubs champions. Le journal fournit le trophée pour la première édition, dont la finale se déroule en 1958. Une presse spécialisée, hebdomadaire ou mensuelle, existe aujourd'hui dans la plupart des pays européens : Gigantes del basket en Espagne, Superbasket en Italie, Five en Allemagne... Le site Eurobasket.com, décliné en plusieurs versions consacrées chacune à un continent différent, couvre la plus grande partie des championnats professionnels du monde. En France, la Fédération française édite depuis octobre 1933 le mensuel Basket-ball. En 1982, Maxi-Basket devient le premier mensuel entièrement consacré au basket. Au début des années 1990, avec l'« effet Dream Team », le magazine est rejoint par plusieurs autres titres, comme Mondial Basket, Cinq Majeur ou Sport Action Basket. L'hebdomadaire spécialisé Basket Hebdo voit le jour en 1996, puis devient Basket News en 2000. En octobre 2015, le site du journal L'Équipe devient le site officiel de la NBA en France. === Médias audiovisuels === À la télévision, c'est le qu'est diffusé en direct le premier match de basket-ball par une chaîne new-yorkaise expérimentale du nom de W2XBS. La rencontre, qui oppose l'université Fordham à l'université de Pittsburgh, se déroule au Madison Square Garden. L'action est alors filmée par une seule caméra. Le match le plus suivi de l'histoire est celui qui a opposé les États-Unis à la Chine le lors des Jeux olympiques, avec une audience estimée à un milliard de téléspectateurs. Le chiffre est toutefois sujet à caution. Selon la FIBA, le Mondial 2010 qui s'est déroulé en Turquie a été suivi par un total d'un milliard de téléspectateurs, dans 180 pays, soit une audience deux fois plus importante que pour l'édition 2006 au Japon. La NBA est de loin la ligue professionnelle qui bénéficie de la diffusion télévisuelle internationale la plus importante. Les Finales NBA 2010 entre les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston ont été diffusées dans 215 pays et territoires, en 41 langues. Les matchs sont diffusés en direct par plusieurs chaînes de télévision américaines, dont ESPN, Fox Sports et TNT. La NBA finance également son propre réseau de télévision, NBA TV, qui diffuse certains matchs ainsi que des émissions et des reportages. Au Canada, la chaîne NBA TV Canada est consacrée à l'actualité de la ligue américaine, et notamment de l'équipe des Raptors de Toronto. En France, les matchs de la NBA étaient diffusés sur Canal+ du milieu des années 1980 à 2012 ; l'ancien basketteur franco-américain George Eddy a été le commentateur officiel de la chaîne à partir de 1985. Cette dernière produit désormais sa propre émission, NBA Extra. Bien que sa notoriété soit inférieure, l'Euroligue développe rapidement son rayonnement télévisuel : le Final Four 2010 a ainsi été diffusé dans 194 pays. == Variantes et sports dérivés du basket-ball == À partir des règles du basket-ball, de nombreuses variantes ont été développées et sont aujourd'hui pratiquées à travers le monde. De même, il existe des sports proches du basket-ball, ayant généralement pour objectif commun de consister à faire passer une balle au sein d'un arceau. === Handisports === Le basket-ball en fauteuil roulant, également appelé handibasket ou basket fauteuil, où les joueurs sont équipés d'un fauteuil roulant conçu spécialement pour le basket-ball. Créé à la fin de la Seconde Guerre mondiale et aujourd'hui pratiqué partout dans le monde, il est l'un des plus anciens handisports et constitue l'une des épreuves-phares des Jeux paralympiques. Règlementé par l'International Wheelchair Basketball Federation, il se joue sur un terrain aux normes FIBA et suit la plupart des règles appliquées aux valides. Par exemple, le joueur doit dribbler la balle au sol toutes les deux poussées de fauteuil afin de respecter la règle du marcher. Adapté aux joueurs atteints de surdité, le basket-ball des sourds, ou basket sourd, utilise la langue des signes pour l'arbitrage et la communication entre les joueurs. Régi par la Fédération internationale de basket-ball des sourds, ce handisport figure au programme des Deaflympics (Jeux olympiques des sourds). === Variantes === Le basketball à trois contre trois, qui oppose deux équipes de trois joueurs sur un demi-terrain, connaît un développement de plus en plus important. Pratiqué depuis longtemps de manière informelle, le basketball 3×3 obtient une reconnaissance internationale avec l'organisation des premiers championnats du monde masculins, féminins et mixtes en 2012. Les règles diffèrent du basket-ball classique. Un tir réussi vaut un seul point, ou deux s'il est tiré au-delà de la ligne des trois points. Lorsque l'équipe en défense récupère la balle, elle doit sortir de l'intérieur de la ligne des trois points avant d'attaquer. Enfin, une équipe dispose d'un maximum de douze secondes pour tenter un tir. Le sport sera en démonstration lors des Jeux olympiques de Rio en 2016, avec une certaine tolérance envers certaines fautes comme le marcher. De nombreuses techniques () utilisées dans le basket-ball classique proviennent du streetball, et certains joueurs ont un style inspiré par le jeu de rue, comme Carmelo Anthony, Rafer Alston, Stephon Marbury et Allen Iverson. Les autres variantes ont une importance moindre : le beach basket-ball est une version pratiquée sur la plage, populaire en Allemagne. Le terrain est de forme circulaire et le dribble est rendu très difficile par la nature sableuse du sol ; le water basket-ball mêle les règles du basket-ball et du water-polo. Pratiqué par équipe de six dans une piscine, il consiste à placer une balle dans un filet flottant ; le slamball est un sport dérivé du basket-ball et du football américain. Les joueurs peuvent marquer à l'aide de quatre trampolines placés sur le terrain, ce qui permet de réaliser de nombreux dunks et rend le jeu très spectaculaire. En outre, contrairement au basket-ball, les contacts physiques entre joueurs sont autorisés, sauf en l'air. Les règles ont été adaptées au déplacement à monocycle, mais demeurent proches du basket-ball traditionnel.
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Blonde Redhead
Blonde Redhead est un groupe de rock américain fondé en 1993, originaire de New York. == Biographie == === Débuts (1993–1997) === Les trois membres du groupe se rencontrent au début des années 1990, par l'intermédiaire d'un ami commun. Les frères jumeaux Amedeo et Simone Pace sont nés à Milan, en Italie, et ont grandi à Saint-Léonard, à Montréal, au Canada. Ils ont étudié le jazz au Berklee College of Music de Boston avant de s'installer à New York. Fake Can Be Just as Good est publié en 1997 sur le label Touch and Go Records. Vern Rumsey, bassiste d'Unwound, participe à son enregistrement. === Nouveaux albums (1998–2006) === Le quatrième album In an Expression of the Inexpressible, publié en 1998, possède quelques chansons à la production très propre (Distilled, Futurism vs Passéism part 2) qui contrastent avec le reste de l'album. On note également des clins d'œil à Serge Gainsbourg, sur la chanson Missile ++ (à la fin du morceau, le batteur reproduit à l'identique le rythme de Requiem pour un con, ou encore avec la reprise de Slogan). Côté collaborations, Guy Picciotto (producteur de plusieurs albums du groupe et membre de Fugazi) a participé au morceau Futurism vs Passéism part 2. Jusqu'ici, la comparaison avec Sonic Youth se justifie pleinement. Cependant, Blonde Redhead possède une fibre plus pop qui va prendre le pas dès leur cinquième album, Melody of Certain Damaged Lemons, moins axé musique bruitiste. Le sixième album, Misery is a Butterfly, sorti sur le label 4AD, confirme ce changement. Cet album est conçu près de quatre ans après Melody of Certain Damaged Lemons, Kazu Makino ayant été accidentée par une chute de cheval : la chanson Equus et lartwork du disque y font clairement allusion. Les orchestrations et arrangements (clavecins, orgues et cordes) font de ce sixième album une expérience auditive quasi cinématographie, à l'image de ce que Jean-Claude Vannier propose pour L'histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg. Il est le dernier album produit par Picciotto pour le groupe. Il est en outre le premier album de Blonde Redhead à se classer dans le Billboard 200 aux États-Unis, avec un pic à la position. Il sort le , accompagné d'une nouvelle tournée européenne. Cet album aux nappes synthétiques confirme le nouveau tournant pris par le groupe depuis 23, le groupe s'éloignant encore plus du style rock qui avait fait sa réputation. Il est accueilli plutôt fraîchement par une partie de la presse spécialisée, avec notamment un score moyen de , sur la base de 25 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Metacritic. === Barragán (depuis 2011) === En septembre 2011, le groupe publie la bande-son du documentaire , qu'il avait composée en 2008. L'année suivante, Makino supervise la compilation We Are the Works in Progress dont les fonds sont versés aux victimes de l'accident nucléaire de Fukushima survenu à la suite du séisme et du tsunami de 2011 au Japon. En juin 2014, le groupe annonce la sortie d'un nouvel album baptisé Barragán en hommage à Luis Barragán (architecte mexicain) qui sort le 2 septembre 2014. Le mixage final de l'album est confié à Drew Brown (Beck, Radiohead, The Books). Comme d'accoutumée, cette sortie est accompagnée d'une tournée internationale. L'album est précédé par le single No More Honey en juin. Il est lui-même suivi par un second single, Dripping, qui comprend aussi un clip. Le groupe contribue aussi à la bande son du film The Commentator. En 2016, sort un album de remixes de Barragán, baptisé Freedom of Expression on Barragán par des artistes tels que Chris Bear, Deerhoof, Van Rivers, Nosaj Thing, Slumberman, Clara-Nova X3a Gus Seyffert, et Connan Mockasin. C'est également l'année de la sortie du coffret Masculin Féminin, rassemblant les deux premiers albums de Blonde Redhead accompagnés d'enregistrements radio, outtakes, faces B et inédits. En 2017, c'est un nouvel EP de 4 titres qui voit le jour portant le nom de 3 O'CLOCK. Cette sortie est accompagnée d'une nouvelle tournée. En janvier et février 2022, le groupe assure la première partie de Tool sur une vingtaine de dates de leur tournée nord-américaine. == Membres == Kazu Makino - chant, guitare, claviers Simone Pace - batterie, percussions Amedeo Pace - guitare, chant LRdR2024BlondeRedhead 11.jpg|Kazu Makino LRdR2024BlondeRedhead 09.jpg|Amedeo Pace LRdR2024BlondeRedhead 08.jpg|Simone Pace == Discographie == === Albums studio === 1994 : Blonde Redhead (Smells Like Records) 1995 : La Mia Vita Violenta (Smells Like Records) 1997 : Fake Can Be Just as Good (Touch and Go Records) 1998 : In an Expression of the Inexpressible (Touch and Go Records) 2000 : Melody of Certain Damaged Lemons (Touch and Go Records) 2004 : Misery is a Butterfly (4AD) 2007 : 23 (4AD) 2010 : Penny Sparkle (4AD) 2014 : Barragán (Kobalt Label Services) 2023 : Sit Down for Dinner (Section 1) === Singles et EP === 1993 : Big Song / Amescream (7" - OXO Records) 1994 : Vague/Jet Star (7" - Smells Like Records) 1995 : 10 Feet High/Valentine (7" - Smells Like Records) 1995 : Flying Douglas/Harmony (7" - Rough Trade) 1995 : Split 7" w/ Sammy (7" - Nipple Hardness Factor Zine) 1995 : Symphony of Treble / Kazuality (7" - Touch and Go Records) 1997 : Slogan / Limited Conversation (7" - Touch and Go Records) 2001 : Mélodie Citronique (EP/CD - Touch and Go Records) 2017 : 3 O'CLOCK (Ponderosa Music & Art) 2023 : Snowman
[ "accident nucléaire de Fukushima", "1998", "Rough Trade", "Boston", "Metacritic", "Steve Shelley", "Enon", "Billboard 200", "Milan", "États-Unis", "Melody of Certain Damaged Lemons", "groupe musical", "Deerhoof", "La Mia Vita Violenta", "Connan Mockasin", "Tool", "batterie (instrument)", "Unwound", "chant", "Misery is a Butterfly", "Touch and Go Records", "Luis Barragán", "Japon", "DNA (groupe)", "clavier (instrument)", "4AD", "Rock indépendant", "Mike Mills (réalisateur)", "Fake Can Be Just as Good", "The New York Times", "New York", "Montréal", "Serge Gainsbourg", "artwork", "Alan Moulder", "In an Expression of the Inexpressible", "Italie", "Guy Picciotto", "Penny Sparkle", "Berklee College of Music", "Arto Lindsay", "Festival de musique émergente", "Beck Hansen", "The Books", "La mia vita violenta", "shoegazing", "Saint-Léonard (Québec)", "Radiohead", "guitare électrique", "1993 en musique", "rock", "Canada", "percussions", "Sit Down for Dinner", "Sonic Youth", "Nosaj Thing", "La Route du Rock", "Fugazi", "Smells Like Records", "jazz", "Kyoto", "Slogan" ]
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Benoît Mandelbrot
Benoît Mandelbrot, né le à Varsovie (Pologne) et mort le à Cambridge (États-Unis), est un mathématicien polono-franco-américain. Il est le découvreur des fractales, nouvelle classe d'objets mathématiques, dont fait partie l'ensemble de Mandelbrot. Il a également travaillé sur des applications originales de la théorie de l'information, telles que la démonstration de la loi de Zipf, et sur des modèles statistiques financiers. Jugeant le modèle Black-Scholes trop simpliste — il est fondé sur une distribution normale aux variations modérées — et tenant son application pour partie responsable de la crise bancaire et financière de l'automne 2008, il propose un modèle fondé sur les lois stables de Lévy, puis sur une approche fractale. == Biographie == === Cadre familial === Les Mandelbrot, originaires de Lituanie, habitent dans le quartier juif de Varsovie. Le père, Calel Mandelbrot, a suivi des cours à l'École de commerce, mais n'a pu poursuivre ses études universitaires à la suite de la naissance de son frère cadet, Szolem, dont il s'occupe après la mort de leur mère. Il ouvre plusieurs ateliers de confection et magasins de tissus, mais doit fermer boutique en raison de la Grande Guerre et de la Grande Dépression. On ne sait pas s'il aurait pu devenir un prodige des mathématiques comme son petit frère Szolem, mais, de l'aveu de Szolem, il était exceptionnellement doué pour les chiffres. Les machines le passionnent et il vénère un célèbre mathématicien et ingénieur allemand de l'époque, Charles Proteus Steinmetz. La famille maternelle de Benoît partage la même conception intellectuelle de la vie que sa famille paternelle et toutes deux l'inculquent à leurs enfants. Bertha, la mère de Benoît, achève ses études secondaires et parvient à vaincre le système des quotas imposé aux Juifs par la faculté de médecine de l'Université impériale de Varsovie, sortant même en tête de sa promotion. Elle choisit comme spécialité l'odontologie, en raison de l'absence de gardes de nuit. Elle parle à la perfection le yiddish, le polonais, l'allemand et le russe, et maîtrise le français. Le père de Benoît Mandelbrot fait la connaissance de Bertha, celle qui deviendra son épouse, pendant son enfance, car le frère aîné de celle-ci est un de ses camarades de classe. === Enfance et études === Benoît naît à Varsovie le . Ses parents avaient déjà assisté à la mort, d'une méningite, de leur premier enfant. Cette perte prématurée marque l'enfance de Benoît et de son frère Léon, né quinze mois après lui. C'est l'époux d'une des sœurs de son père, l'oncle Loterman, qui se charge de son éducation à la maison. L'oncle, un homme très cultivé et d'une grande intelligence, n'a aucune expérience en matière d'enseignement ; cela le conduit à utiliser une pédagogie de son cru qui ressemble à bien des égards à l'apprentissage par la découverte. Il impose à son neveu de très nombreuses lectures, le tout ponctué de grandes discussions sur l'actualité politique, sociale et économique. Les conversations sur l'histoire ancienne, l'étude des cartes et les longues et fréquentes parties d'échecs libèrent l'esprit de Benoît de la moindre rigidité conventionnelle, loin des résultats qu'aurait pu produire une éducation à base de cours magistraux et de mémorisation. Une autre grande référence émotionnelle et académique dans la vie de Mandelbrot est son oncle paternel Szolem (qui écrit son nom de famille Mandelbrojt), brillant mathématicien qui aura une influence déterminante sur son neveu. À Varsovie, vers 1930, la situation économique de la famille Mandelbrot se détériore et ils doivent arrêter l'éducation à domicile de Benoît, qui fait donc sa rentrée à l'école primaire en troisième année. En 1931, Mandelbrot père, poussé par son frère Szolem, décide de s'installer en France où il se lance à nouveau dans la vente de vêtements. L'éducation primaire de Benoît terminée, la question de son entrée au collège est posée mais le système de quotas en vigueur et la situation politique rend la situation compliquée et risquée à terme. Mandelbrot père s'étant déjà installé en France pour préparer la venue des siens, Bertha y émigre avec ses deux fils en 1936. Cette difficile décision sauvera assurément la vie de Benoît et des siens. À son arrivée à Paris, le français, appris avec l'oncle Loterman, et son don pour les langues lui permettent d'entrer en dernière année de l'école primaire et d'obtenir son certificat d'études primaires, qui lui ouvre les portes du lycée Rollin où il bénéficie d'un excellent enseignement dispensé par des professeurs fort compétents qui n'avaient pas trouvé de poste à l'université. Mais l'ombre de la guerre suit les Mandelbrot. L’invasion allemande force la famille à se réfugier ensuite à Brive-la-Gaillarde où Benoît est aidé, pour la continuation de ses études, par le rabbin David Feuerwerker. Une nouvelle fois, Szolem parvient à transférer la famille de son frère à Tulle où elle est considérée comme réfugiée parisienne. Benoît est inscrit au lycée Edmond-Perrier où il décroche son baccalauréat avec la meilleure note de toute l'histoire du lycée. Les portes de l'enseignement supérieur lui sont ouvertes, mais il ne veut pas attirer l'attention sur lui. Le , les Allemands envahissent la zone libre et les changements intervenus dans le gouvernement de Vichy privent les Mandelbrot d'un important protecteur, Henri Queuille. À l'automne 1943, quand Léon a lui aussi passé son baccalauréat, la famille décide de se diviser en deux pour améliorer ses chances. Sous une fausse identité, Benoît et Léon deviennent apprentis dans une usine d'outillage. Grâce aux contacts de la famille, en , ils peuvent s'inscrire en classes préparatoires au lycée du Parc de Lyon, en tant qu'internes, pour préparer les concours d'entrée aux grandes écoles. À la suite du débarquement de Normandie, le lycée du Parc ferme ses portes en . Benoît et Léon se réfugient à la campagne, chez des paysans, pour échapper aux rafles. Benoît se retrouve ainsi garçon d'étable chez un éleveur de chevaux du côté de Pommiers-en-Forez et est bientôt accueilli sous le toit du propriétaire. Après la libération de Paris au mois d'août, la famille est à nouveau réunie et retourne dans la capitale. Tout est alors mis en œuvre pour permettre à Benoît de présenter les concours de l'École normale supérieure et de Polytechnique en vue desquels il s'était préparé à Lyon. Il obtient les meilleures notes aux deux concours : après une journée passée à l'École normale supérieure, il choisit Polytechnique. De 1945 à 1947, Mandelbrot suit les cours de Polytechnique où il a deux professeurs de mathématiques pures, Gaston Julia et Paul Lévy, qui auront chacun une grande influence sur la suite de sa carrière. Quand il a terminé ses études à Polytechnique en 1947, tout le pousse à fuir les mathématiques pures et la physique théorique pour introduire de l'ordre dans des disciplines en manque de rigueur et d'outils mathématiques. Ainsi, il s’intéresse à la théorie de l'information, les idées de Claude Shannon étant alors en plein essor. === Acquisition des compétences === Son professeur de mathématiques appliquées lui suggère de faire sa thèse avec une des sommités de la mécanique des fluides, l'ingénieur et physicien Theodore von Kármán qui enseigne au California Institute of Technology (Caltech) à Pasadena. Mandelbrot quitte alors la France pour la Californie, mais Caltech s'avère ne pas être le bon endroit pour sa thèse : Karman étant absent, les professeurs remplaçants n'ont pas la carrure requise. L'enseignement prodigué à Caltech est cependant de grande qualité et Mandelbrot peut se familiariser avec des domaines pour lesquels une approche mathématique peut s'avérer utile. Après deux années passées à Caltech, Mandelbrot finit par rentrer à Paris en 1949, sans avoir choisi un sujet de thèse. Agacé par les atermoiements de son neveu, l'oncle Szolem lui présente le compte-rendu d'un ouvrage, lui disant : Tu devrais lire ça. C'est exactement le genre de bêtise qui n'intéresse que toi. Il s'agit d'un ouvrage intitulé Human Behavior and the Principle of Least Effort du linguiste et philologue nord-américain George Kingsley Zipf. Mandelbrot lit l'article, s'enthousiasme et en fait l'objet de sa thèse. Intrigué par la loi de Zipf, empirique et contestée, il la pose en termes de minimisation des coûts de stockage et d’utilisation des mots par l’esprit. Par élimination de la variable de coût entre les deux équations, se révèle une loi qui n’a, cette fois-ci, plus rien d’empirique : c’est la loi de Mandelbrot, dont celle de Zipf n’est qu’un cas particulier, et qui répond mieux qu’elle aux observations - expliquant, en particulier, le « coude » toujours observé dans les distributions, et non expliqué par la loi de Zipf. La soutenance de sa thèse a lieu le . Le titre en est Contribution à la théorie mathématique des jeux de communication. Ce travail lui vaut une notoriété immédiate, en particulier grâce à un ouvrage de Léon Brillouin : Science et théorie de l’information, qui aura d’ailleurs un succès bien plus grand dans sa traduction anglaise : . N'ayant pas réussi à obtenir en France un poste universitaire à l'issue de son doctorat, Mandelbrot accepte un poste de professeur invité au Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge (États-Unis). Il y retrouve Norbert Wiener, l'inventeur de la cybernétique , qui l'intéresse à l'étude du mouvement brownien. Après une année fructueuse passée au MIT, c'est John von Neumann qui l'invite à le rejoindre en tant que chercheur post-doctoral à l'Institut d'études avancées (IAS) de Princeton. Mandelbrot s'y familiarise avec la théorie des jeux, créée par von Neumann, qui servira de fondement mathématique à l'économie, domaine auquel Benoît s'intéresse de plus en plus. Il y rencontre aussi le mathématicien américain Henry McKean qui l'initie à la dimension de Hausdorff-Besicovitch. En 1955, ayant pu bénéficier d'une bourse de la Fondation Rockefeller, il réussit à obtenir un poste de chercheur au CNRS et revient en France où il épouse Aliette Kagan{{Note|groupe="n"|En 1950, Mandelbrot avait fait la connaissance d'Aliette Kagan, une jeune femme d'origine juive polonaise à qui il s'était fiancé. En 1957, il obtient un poste de maître de conférences de probabilité à l'université de Lille . Il trouve qu'enseigner prend une part trop importante de son temps, ce qui l'empêche de poursuivre librement ses recherches dans les différents domaines qui l'intéressent. Quand IBM l'invite en 1958 à passer l'été dans ses laboratoires de recherche, il retourne à nouveau aux États-Unis d’Amérique. L'âge d'or de l'entreprise ne fait que commencer, et ce qui ne devait être au départ qu'une collaboration ponctuelle devient un poste que Mandelbrot occupera jusqu'à sa retraite. IBM vient de se lancer dans un projet de traduction automatique, et ses premiers pas chez eux le conduisent à travailler sur la transmission optimale dans les milieux bruités et la modélisation des variations de prix des matières premières. La curiosité hétérodoxe de Mandelbrot ne peut mieux se déployer qu'en tant que fellow chez IBM. Il peut mener ses recherches comme il l'entend, sans devoir s'inscrire dans les contraintes d'un projet précis. Mieux encore, il peut aussi jouir d'importantes périodes de disponibilité, ce qui lui permet de mener de multiples collaborations dans de nombreuses autres institutions. En 1962, il est invité par l'université Harvard en tant que professeur d'économie. L'année suivante, il y est nommé à un poste de professeur de mathématiques appliquées, correspondant parfaitement à son profil. Une constante dans sa vie et son œuvre est de donner de la valeur et des applications pratiques à des travaux anciens, sur lesquels il tombe le plus souvent par hasard, et que la communauté scientifique a négligés. Il poursuit son travail sur des objets étranges jusque-là assez négligés par les mathématiciens : les objets à complexité récursivement définie, comme la courbe de von Koch, auxquels il pressent une utilité. Le mathématicien Felix Hausdorff a d’ailleurs préparé le terrain en définissant pour ces objets une dimension non entière, la dimension de Hausdorff. Quant au mathématicien Gaston Julia, il a défini des objets qui ont un air de famille avec le tout. === Découverte des fractales : un nouveau paradigme === En 1967, en embrayant sur les travaux de Lewis Fry Richardson, il fait paraître dans la revue Science son célèbre article , « Quelle longueur a la côte de la Grande-Bretagne ? », qui dépend de l’échelle à laquelle on la mesure, et qui possède une dimension de Hausdorff non entière, comprise : elle ne constitue à proprement parler ni un objet à une dimension, ni un objet à deux dimensions, et c’est en acceptant l’idée de dimension non entière qu'on va pouvoir attaquer ces objets qui ont toujours échappé à l'étude : la théorie fractale est, dès cet article, officiellement lancée. Mandelbrot commence alors à avoir de la notoriété dans le monde scientifique ; sa production scientifique, stimulée par les disciplines variées auxquelles il s'intéresse, s'accroît de nombreux articles et communications dans des revues et des congrès. À l'été 1971, il prend un congé sabbatique chez IBM et revient en France avec sa famille. Le , il prononce une conférence au Collège de France, qui est le prélude de sa consécration en tant qu'inventeur d'une nouvelle discipline. La même année, il est pressenti pour occuper la chaire libérée par François Perroux au Collège de France, mais il décline la proposition et ne fait jamais acte de candidature. Il signe en 1973 dans une revue d’économie l’article Formes nouvelles du hasard dans les sciences. Cet article critique le manque d’intérêt des chercheurs de nombreuses disciplines pour les fluctuations aléatoires, se cantonnant trop à étudier les moyennes à long terme. Il cite des exemples pris dans son domaine à IBM, la transmission du signal, mais également dans des domaines inattendus : les crues du Nil, la forme des nuages, celle des fleuves. Il arrive à la conclusion qu’il n’y a pas une forme de hasard, qui conduirait toujours à une égalisation par la loi des grands nombres. Il s’agit là d’une illusion due au fait que nous n’étudions que ces exemples en nous détournant des autres comme mal conditionnés, de même que de nombreux mathématiciens se sont détournés du flocon de Koch qu’ils considéraient comme un objet monstrueux : les sphères ou les triangles sont considérés comme des objets acceptables par les mathématiciens de l’époque, mais pas les nuages ni les arbres (du moins en tant qu’objets géométriques). Les mathématiques de cette époque restent muettes sur les monstres. Pas étonnant, dans ces conditions, que les mathématiques existantes soient considérées comme ayant un immense pouvoir d’explication des phénomènes scientifiques, car nous ne considérons comme scientifiques que les phénomènes qu’elles permettent d’expliquer ! Nous sommes pris dans le piège d’un argument circulaire dont nous ne pouvons plus sortir. Or, ajoute Mandelbrot, c’est l’essentiel des phénomènes de la nature qui obéissent à cet autre type de hasard où l’on ne peut appliquer la loi des grands nombres [...] Le modèle standard nous fait passer à côté de la plus grande partie de la réalité, et va jusqu’à nous empêcher même de la voir. Les principes en seront publiés avec une très grande quantité d’exemples : modélisation du relief terrestre et lunaire, hydrologie, structure du poumon, granulation des bétons, paradoxe d’Olbers, turbulences en mécanique des fluides, urbanisme des villes, distribution des galaxies et même trous de l’Appenzeller, dans un ouvrage qui fait, depuis, référence : Les Objets fractals - Forme, hasard et dimension en 1975. Il y présente au lecteur des objets jusqu’alors peu connus : flocon de Koch, éponge de Sierpinski (ou éponge de Menger, ou de Sierpinski-Menger), que les mathématiciens gardaient pudiquement dans leurs tiroirs. Tous ces exemples ont en commun ce que l’auteur nomme une homothétie d’échelle et qu’il désignera, quelques années plus tard, sous le nom d’autosimilarité (). Le caractère novateur du livre (paru d'abord en France) en fait un succès immédiat, mondial et qui touche, cette fois-ci, le grand public. Les exemples de la première édition de cet ouvrage étaient tous en noir et blanc pour des raisons d’économie et de technologie des écrans. Deux ans après la première édition, une version en anglais, révisée et augmentée, voit le jour en 1977. Mandelbrot fait paraître fin 1980 un article sur une famille de fractales , définies par la relation de récurrence zn+1 = zn2 + c, c étant un nombre complexe quelconque. Lors de son premier cours sur les fractales à l'université Harvard, l'auditoire est très varié. L'assistance assiste, ébahie, à la naissance d'une théorie racontée par son inventeur. Cette période, ponctuée de conférences, conduit Mandelbrot à préparer une deuxième révision des Objets fractals, qui se transforme bientôt en un nouvel ouvrage, La Géométrie fractale de la nature qui paraît en . Le livre abonde de nouveaux exemples de fractales. Il dépasse les six cents pages, soit trois fois Les Objets fractals. Puisant dans ses idées sur la recherche d'autosimilarités et la géométrie fractale, Mandelbrot prend le contre-pied des théories de Louis Bachelier et Harry Markowitz, qui représentent l'évolution des prix boursiers comme une évolution continue régie par la loi normale et propose une représentation des aléas boursiers par un hasard sauvage caractérisé par la discontinuité et la concentration du risque dans le temps, il propose notamment de remplacer la loi normale par les lois stables de Lévy. Cette théorie financière a l’avantage de mieux prendre en compte la survenue des variations extrêmes. D’abord reconnue pertinente, elle a été ensuite mise de côté pour cause de complexité, avant d’être réutilisée depuis la fin des , riches en turbulences financières. Il introduit un temps multifractal pour décrire les alternances de périodes calmes et agitées observées sur les marchés financiers : l’amplitude des variations peut rester indépendante d’un jour à l’autre tout en étant corrélée sur de très longues périodes de temps En 2004, il publie Une approche fractale des marchés dans lequel il dénonce les outils mathématiques de la finance parce qu’il les juge inadaptés. Cette même année, il demande, sans succès, que les banques et les grandes institutions financières consacrent une petite partie de leur budget à la recherche fondamentale. Aliette Kagan est la fille d'Alexandre et Adeline (née Celniker) Kagan. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle et sa famille se réfugient sous des noms d'emprunt dans un village du sud de la France. Aliette Mandelbrot est une biologiste avec une maîtrise en microbiologie du Vassar College en 1968 . Benoit Mandelbrot et Aliette Mandelbrot ont deux fils médecins: Laurent Mandelbrot et Didier Mandelbrot.Laurent Mandelbrot est professeur de médecine à l'Université Paris-Diderot depuis 2002. Didier Mandelbrot est professeur de médecine à l'université du Wisconsin à Madison. Aliette Mandelbrot meurt le 31 mars 2023 à Madison au Wisconsin, à l'âge de 90 ans. === Dernières années === En 1987, l'impact de son œuvre ne fait que croître au moment où l'université Yale (New Haven, Connecticut) le recrute pour occuper la chaire Abraham Robinson de sciences mathématiques. Le contrat est prévu pour cinq ans ; il finira par en durer dix-sept. Le poste de Yale est complété par ses fonctions chez IBM, dont il prendra sa retraite en 1993. Mais la vieille relation de trente-cinq ans ne prend pas fin immédiatement, on accorde à Mandelbrot le titre de Fellow Emeritus qui s'accompagne de certains privilèges, comme celui de pouvoir continuer à occuper son bureau de Yorktown. Cette situation se prolonge jusqu'en 2006, lorsqu'il décide de prendre sa retraite de Yale, d'abandonner son bureau chez IBM et de s'installer à Boston (Massachusetts). Entouré de sa famille, il meurt d'un cancer du pancréas le à Cambridge, aux États-Unis dans l'État du Massachusetts. == Honneurs et distinctions == Son travail sur les fractales en tant que mathématicien à IBM lui a valu un au laboratoire de recherche . Ses travaux y ont été repris par son collaborateur, Richard Voss. Médaille Barnard, en 1985, attribuée tous les cinq ans par l'université Columbia et l'Académie nationale des sciences américaine Médaille Franklin, en 1986, attribuée par l'Institut Franklin de Philadelphie Médaille Steinmetz, en 1988, en l'honneur de l'inventeur Charles Proteus Steinmetz Prix Science for Art du groupe LVMH Prix Harvey, en 1989 Prix Wolf de physique, en 1993 Professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers (1994, 2000) Médaille Vermeil de la ville de Paris, en 1995 Prix japonais pour les sciences et les technologies, en 2003 Prix Wacław Sierpiński, en 2005, accordé par l'université de Varsovie et la Société polonaise de mathématiques Le , il est fait chevalier de la Légion d’honneur, et est promu officier le , distinction qui lui est remise le par son camarade de promotion à l’École polytechnique, le sénateur Pierre Laffitte. Le , Google, pour le de sa naissance, lui dédie un Doodle. == Publications == , , 4ème ed. 1995 avec Richard Hudson,
[ "Fondation Rockefeller", "École de commerce", "Tissage", "Centre national de la recherche scientifique", "Ensemble de Mandelbrot", "André Weil", "Gaston Julia", "Centre international d'épistémologie génétique", "Massachusetts Institute of Technology", "Neuilly-sur-Seine", "Conservatoire national des arts et métiers", "États-Unis", "Dimension d'un espace vectoriel", "libération de Paris", "Chaire universitaire", "débarquement de Normandie", "Norbert Wiener", "cybernétique", "turbulence", "sous-titrage", "polonais", "yiddish", "Genève", "Wacław Sierpiński", "Cambridge (Massachusetts)", "Antiquité", "Nicolas Bourbaki", "1961", "Raisonnement circulaire", "1975", "Pologne", "loi normale", "Claude Shannon", "professeur invité", "Fluctuation du cours des actions", "université de Lille", "allemand", "1997", "microbiologie", "théorie des jeux", "New Haven", "Carte géographique", "wikt:convention", "Prix Harvey", "Flocon de Koch", "rafle", "mathématicien", "Prix Ig Nobel", "échecs", "David Feuerwerker", "loi des grands nombres", "Harry Markowitz", "Theodore von Kármán", "Google Doodle", "loi de Zipf", "Ordre national de la Légion d'honneur", "université de Varsovie", "lycée du Parc", "Paradoxe d'Olbers", "Loi de Zipf", "collège-lycée Jacques-Decour", "Jean Piaget", "ensemble de Mandelbrot", "Lituanie", "John von Neumann", "Philologie", "recherche fondamentale", "université Yale", "Appenzeller", "université Harvard", "Varsovie", "mouvement brownien", "Lewis Fry Richardson", "Lecture", "Paul Lévy (mathématicien)", "Médaille Franklin", "France", "Brive-la-Gaillarde", "Science (revue)", "illusion", "Lyon", "Pierre Laffitte", "Étable (ferme)", "médecin", "Adrien Douady", "Charles Proteus Steinmetz", "dimension de Hausdorff", "Linguistique", "fractale", "Grande école", "crise bancaire et financière de l'automne 2008", "Université Paris-Diderot", "actualité", "Neuilly (Eure)", "California Institute of Technology", "biologiste", "Seconde Guerre mondiale", "mémorisation", "odontologie", "homothétie", "faculté de médecine", "Stéphane Jaffard", "méningite", "Première Guerre mondiale", "zone libre", "Madison (Wisconsin)", "Connecticut", "Institute for Advanced Study", "russe", "physique théorique", "Mathématicien", "flocon de Koch", "théorie des probabilités", "École normale supérieure (France)", "Couture", "éponge de Menger", "2004", "modèle Black-Scholes", "Loi stable", "loi stable", "usine", "Modèle statistique", "congé sabbatique", "Université Clermont-Auvergne", "cancer du pancréas", "lycée Edmond-Perrier", "Académie nationale des sciences", "Enseignement primaire", "galaxie", "hydrologie", "Pantheon Books", "Prix Wolf de physique", "mathématiques appliquées", "Tapis de Sierpiński", "Felix Hausdorff", "mécanique des fluides", "université Columbia", "Tulle", "Science et Vie", "Loi gaussienne", "Autosimilarité", "pédagogie", "Wisconsin", "Boston", "Pédigree", "Andreï Kolmogorov", "École polytechnique (France)", "Économie (discipline)", "Effet Lindy", "Abraham Robinson", "Infographie", "Vassar College", "Conférence TED", "Apprenti", "Szolem Mandelbrojt", "Compression fractale", "Prix japonais", "Modèle Black-Scholes", "Régime de Vichy", "français", "urbanisme", "Quota ethnique", "François Perroux", "mathématiques pures", "IBM", "autosimilarité", "Nil", "Léon Brillouin", "traduction automatique", "Enseignement magistral", "Grande-Bretagne", "nombre complexe", "théorie de l'information", "Pasadena", "Grande Dépression", "quartier juif", "Matière première", "Pommiers-en-Forez", "George Kingsley Zipf", "Fractale", "université du Wisconsin", "Louis Bachelier", "Axiomes des probabilités", "Risque financier", "LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton", "2017", "Dimension de Hausdorff", "certificat d'études primaires", "Henry McKean", "chou romanesco", "Massachusetts", "Google", "Collège de France", "Juifs", "Henri Queuille" ]
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Brian Kernighan
Brian Kernighan (; né le à Toronto, en Ontario) est un informaticien connu pour avoir coécrit le premier livre sur le langage de programmation C (avec Dennis Ritchie). Il est aussi le cocréateur des langages Awk, avec Alfred Aho et Peter Weinberger, et AMPL. En 1969, il obtient un doctorat d'électrotechnique à l'université de Princeton, où en 2004, il occupe un poste de professeur. En collaboration avec Lin Shen, il imagina les heuristiques bien connues pour deux problèmes d'optimisation NP-complet : partitionnement de graphe et le problème du voyageur de commerce (le premier est habituellement appelé algorithme de Kernighan-Lin, et le second est Lin-Kernighan). Kernighan est également connu comme à l'origine de l'expression « What you see is all you get » (WYSIAYG), (littéralement « Vous n'avez que ce que vous voyez ») une variante ironique de « What you see is what you get » (WYSIWYG) (littéralement « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez »). L'expression de Kernighan sous-entend que les systèmes WYSIWYG risquent de faire perdre à un document des informations potentiellement utiles en ne restituant que ce qui est visible. Il a révélé à l'occasion, que c'est son propre jeu de mots qui a conduit à l'utilisation du nom « Unix » (initialement Unics') pour le système d'exploitation de Ken Thompson et Dennis Ritchie. == Résumé des réalisations == Hello, world, (Bonjour, le monde), un programme initialement écrit par Brian Kernighan de Bell Labs dans Un tutoriel d'introduction au B awk, avec Alfred Aho et Peter Weinberger, et son livre The AWK Programming Language Le langage de programmation AMPL The Elements of Programming Style, avec RatFor, avec P. J. Plauger Software Tools in Pascal un livre et un ensemble d'outils pour Pascal, avec P. J. Plauger Unix Programming Environment, un livre tutoriel avec Rob Pike The C Programming Language, le premier livre sur le C avec Dennis Ritchie, son créateur Le langage de composition pic pour troff Le langage de composition eqn pour troff avec Lorinda Cherry La pratique de la programmation, avec Rob Pike Why Pascal is Not My Favorite Programming Language (Pourquoi le Pascal n'est pas mon langage de programmation favori), une critique populaire de Pascal, le langage de programmation de Niklaus Wirth. Certaines parties de la critique sont obsolètes depuis le ISO 7185 (langages de programmation - Pascal), la critique a été écrite avant que l'ISO 7185 ait été créé. ditroff, ou « device independent troff » qui a permis à troff d'être utilisé avec n'importe quel appareil Le langage de traitement de macros M4, avec Dennis Ritchie == Livres == Software Tools (1976 avec PJ Plauger) Software Tools in Pascal (1981 avec PJ Plauger) The C Programming Language ('K&R') (1978, 1988 avec Dennis Ritchie) The Elements of Programming Style (1974, 1978 avec PJ Plauger) The Unix Programming Environment (1984 avec Rob Pike) The AWK Programming Language (1988 avec Alfred Aho et Peter Weinberger) The Practice of Programming (1999 avec Rob Pike) ''AMPL: A Modeling Language for Mathematical Programming, éd. (2003 avec Robert Fourer et David Gay) The Go Programming Language (2016 avec Alan A. A. Donovan) UNIX: A History and a Memoir, (octobre 2019)
[ "Dennis Ritchie", "The Practice of Programming", "The Elements of Programming Style (book)", "Software Tools", "The AWK Programming Language", "problème du voyageur de commerce", "awk", "heuristique (mathématiques)", "C (langage)", "B (langage)", "AMPL", "What you see is what you get", "tutoriel", "analyse syntaxique", "The C Programming Language", "Hello world", "NP-complet", "Software Tools in Pascal", "théorie des langages", "2004", "The Unix Programming Environment", "Alan A. A. Donovan", "The Go Programming Language", "Awk", "Toronto", "Alfred Aho", "Ken Thompson", "M4 (langage)", "Pascal (langage)", "Peter Weinberger", "théorie des graphes", "Robert Fourer", "Niklaus Wirth", "PJ Plauger", "David Gay", "Rob Pike", "Lin Shen", "informaticien", "Laboratoires Bell", "Langage de script", "Ontario", "troff", "électrotechnique", "système d'exploitation", "université de Princeton" ]
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Buffy contre les vampires
Buffy contre les vampires () est une série télévisée américaine de 144 épisodes d'environ 43 minutes du genre fantasy urbaine créée par Joss Whedon et diffusée du au sur le réseau The WB, puis du au sur le réseau UPN. Elle raconte l'histoire de Buffy Summers (interprétée par Sarah Michelle Gellar), une Tueuse de vampires (ou Exterminatrice, dans certains épisodes) issue d'une longue lignée d'Élues luttant contre les forces du mal, et notamment les vampires et les démons. À l'instar des précédentes Tueuses, elle bénéficie des enseignements de son Observateur (ou Protecteur, dans certains épisodes), chargé de la guider et de l'entraîner, mais, a contrario des autres, est entourée par un cercle d'amis et une sœur qui combat à ses côtés. La première diffusion des épisodes de la série attira en moyenne entre 4 et 6 millions de téléspectateurs aux États-Unis, ce qui constitua un succès pour le relativement jeune et modeste réseau de diffusion The WB. Recevant des critiques généralement positives, la série a notamment été classée dans plusieurs listes établies par des magazines spécialisés. Elle a été plusieurs fois nommée aux Emmy Awards et aux Golden Globes, remportant au total trois Emmy Awards. == Résumé == Buffy Summers, la Tueuse de vampires en activité, vient d'emménager à Sunnydale avec sa mère et rencontre son nouvel Observateur, Rupert Giles, le bibliothécaire du lycée. Cet établissement est situé sur la Bouche de l'Enfer, ce qui attire en ville toutes sortes de créatures démoniaques (des vampires, des hyènes, Moloch (un démon), une marionnette psychopathe, un ogre monstrueux, une sociopathe invisible, une momie inca, des démons reptiliens, un croquemitaine tueur d'enfants, des hommes-poissons, les fantômes du lycée, des chiens de l'Enfer, etc.) et différents phénomènes paranormaux. Buffy se lie d'amitié avec deux autres lycéens, Willow Rosenberg et Alexander Harris, et ensemble ils engagent la lutte contre le Maître, un très vieux et puissant vampire qui tente d'ouvrir la Bouche de l'Enfer. Ils sont aidés par le mystérieux Angel, qui se révèle plus tard être un vampire doté d'une âme, et Buffy finit par éliminer le Maître, non sans avoir elle-même été cliniquement morte durant quelques secondes. Les saisons suivantes montrent la lutte de Buffy contre le maléfique Angelus (lors de l'épisode 13 de la saison 2, Angel perd son âme), un démon nommé le Juge, les vampires Spike et Drusilla, le Maire, Faith (une Tueuse rebelle qui fut une alliée du Scooby-Gang puis se rallie au Maire à la fin de la saison 3), Adam (un cyborg mi-humain, mi-démon), Gloria (une Déesse) et ses sbires, le Trio (Jonathan, Andrew et Warren), Dark Willow (Willow absorbe tous les recueils de Magie Noire à la fin de la saison 6, lorsque sa petite amie Tara est mortellement touchée par une balle perdue tirée par Warren), et enfin la Force, Caleb (un Prêtre qui se révèle être le bras droit de la Force) et les Bringers, dans la septième et dernière saison de la série. La fin de la saison 3 marque le départ de Cordelia pour Los Angeles (on la retrouve dans la série Angel). Les saisons suivantes marquent les apparitions d'Anya, Tara et Dawn Summers au sein du Scooby-Gang. Bien que Riley Finn soit présent dans toute la saison 4, il quitte Sunnydale à la moitié de la saison 5, appelé par les militaires pour une mission dans la jungle, mais revient le temps d'un épisode de la saison 6, où sa femme et lui traquent un démon. La fin de la saison 5 marque aussi la disparition de Joyce Summers, décédée d'une rupture d'anévrisme à la suite de son opération d'une tumeur au cerveau. Sunnydale est finalement détruite à la fin du dernier épisode de la série, Spike s'étant sacrifié pour sauver le monde et ayant par la même occasion définitivement fermé la Bouche de l'Enfer. == Distribution == Buffy Summers, jouée par Sarah Michelle Gellar, est la Tueuse de vampires, membre d'une longue lignée de jeunes femmes choisies par le destin pour combattre les forces du mal. La Tueuse est dotée d'une force surhumaine, ainsi que d'une grande agilité, d'une guérison accélérée, d'une intuition très forte et de clairvoyance (sous forme de rêves prophétiques). Buffy est guidée, entraînée et assistée par son Observateur, Rupert Giles (Anthony Stewart Head). Son rôle est aussi de rechercher la nature des créatures surnaturelles que Buffy affronte et ainsi lui fournir des moyens de les vaincre. Buffy est en outre aidée par les amis qu'elle a rencontrés au lycée de Sunnydale : Willow Rosenberg (Alyson Hannigan) et Alexander Harris (Nicholas Brendon). Willow est au début une intellectuelle réservée ; elle contraste avec la personnalité avenante de Buffy. À mesure que la série progresse, Willow gagne en assurance, devenant une sorcière puissante et affirmant son lesbianisme, qu'elle a découvert au cours de la série. Alex, quant à lui, n'a aucun pouvoir surnaturel (sauf à considérer sa formation militaire de soldat américain par magie lors de l'épisode Halloween qu'il garde : il sait manier un lance-roquette, des fusils, diriger les lycéens de Sunnydale lors de l'ascension du Maire, bien qu'il n'ait jamais pris de cours militaire) sert de faire-valoir et apporte ainsi l'élément comique et un point de vue terre à terre. Les autres personnages à avoir été présents au générique de la série sont Cordelia Chase (Charisma Carpenter), la garce pom-pom girl stéréotypée du lycée, Angel (David Boreanaz), un vampire doté d'une âme et premier grand amour de Buffy, Oz (Seth Green), un loup-garou guitariste et petit ami de Willow pendant un temps, Spike (James Marsters), vampire rebelle longtemps ennemi mortel de Buffy avant d'en tomber amoureux, Riley Finn (Marc Blucas), soldat de l'organisation militaire l'Initiative qui a une relation romantique avec Buffy, Anya Jenkins (Emma Caulfield), une ancienne démone vengeresse qui connaît une relation tumultueuse avec Alex, Dawn Summers (Michelle Trachtenberg), la petite sœur de Buffy qui apparaît mystérieusement au début de la saison 5, et Tara Maclay (Amber Benson), une sorcière dont Willow tombe progressivement amoureuse. À plusieurs reprises, Whedon s'amuse avec le statut de personnage principal. Il aurait par exemple souhaité inclure l'acteur Eric Balfour dans le générique, afin de choquer les spectateurs lors de la mort de son personnage mais la série n'avait pas un assez gros budget pour cela. Enfin le générique de Superstar, s'il ne crédite pas le personnage de Jonathan Levinson, est truffé d'images de lui. On peut ainsi penser qu'il est le véritable héros, ce qui est le principe de l'épisode. === Acteurs principaux === Sarah Michelle Gellar (VF : Claire Guyot) : Buffy Summers Nicholas Brendon (VF : Mark Lesser) : Alexander Harris Alyson Hannigan (VF : Virginie Ledieu) : Willow Rosenberg Charisma Carpenter (VF : Malvina Germain) : Cordelia Chase (saisons 1 à 3) Anthony Stewart Head (VF : Nicolas Marié) : Rupert Giles (saisons 1 à 5, récurrent saisons 6 et 7) David Boreanaz (VF : Patrick Borg) : Angel (saisons 2 et 3, récurrent saison 1, invité saisons 4, 5 et 7) Seth Green (VF : Franck Capillery / Serge Faliu) : Daniel « Oz » Osbourne (saisons 3 et 4, récurrent saison 2) James Marsters (VF : Serge Faliu) : Spike (saisons 4 à 7, récurrent saison 2, invité saison 3) Marc Blucas (VF : Bruno Raina) : Riley Finn (saisons 4 et 5, invité saison 6) Emma Caulfield (VF : Marine Boiron) : Anya Jenkins (saisons 5 à 7, récurrente saisons 3 et 4) Michelle Trachtenberg (VF : Chantal Macé) : Dawn Summers (saisons 5 à 7) Amber Benson (VF : Laurence Crouzet) : Tara Maclay (saison 6, récurrente saisons 4 et 5) Fichier:Sarah Michelle Gellar Comic-Con 5, 2011.jpg|Sarah Michelle Gellar dans le rôle de Buffy Summers Fichier:Nicholas Brendon Aug 2004.jpg|Nicholas Brendon dans le rôle d'Alexander Harris Fichier:Alyson Hannigan.jpg|Alyson Hannigan dans le rôle de Willow Rosenberg Fichier:Charisma Carpenter Toronto Comic-Con 2012.jpg|Charisma Carpenter dans le rôle de Cordelia Chase Fichier:Anthony Stewart Head (3088356).jpg|Anthony Stewart Head dans le rôle de Rupert Giles Fichier:David Boreanaz May 2004 white tshirt.jpg|David Boreanaz dans le rôle d'Angel Fichier:Seth Green by Gage Skidmore 2.jpg|Seth Green dans le rôle de Daniel "Oz" Osbourne Fichier:James Marsters.jpg|James Marsters dans le rôle de Spike Fichier:Emma Caulfield at Tampa Slayercon.jpg|Emma Caulfield dans le rôle d'Anya Jenkins Fichier:Michelle Trachtenberg (43904360470).jpg|Michelle Trachtenberg dans le rôle de Dawn Summers Fichier:Amber Benson.jpg|Amber Benson dans le rôle de Tara Maclay De nombreux personnages ont des rôles récurrents tout au long de la série, que ce soit en tant qu'alliés ou qu'antagonistes de Buffy. Ainsi, Joyce Summers (Kristine Sutherland), la mère de Buffy, ancre la vie des personnages dans la normalité. C'est le personnage qui apparaît dans le plus grand nombre d'épisodes sans jamais avoir été présent au générique. Jenny Calendar (Robia LaMorte), professeur d'informatique au lycée de Sunnydale, Faith Lehane (Eliza Dushku), une autre Tueuse de vampires, Wesley Wyndam-Pryce (Alexis Denisof), un Observateur maniéré et timoré, le proviseur du lycée Robin Wood (D. B. Woodside) et la Tueuse potentielle Kennedy (Iyari Limon) font également partie de l'entourage de Buffy durant des périodes diverses. === Acteurs récurrents === ==== Introduits lors de la saison 1 ==== Kristine Sutherland (VF : Danièle Douet) : Joyce Summers et la Force (saisons 1 à 5, invitée saisons 6 et 7) Mark Metcalf (VF : Hervé Bellon) : Le Maître et la Force (saison 1, invité saisons 2, 3 et 7) Julie Benz (VF : Catherine Privat [saison 1], Laurence Crouzet [saison 2] et Charlotte Marin [saison 5]) : Darla (saison 1, invitée saisons 2 et 5) Robia LaMorte (VF : Sophie Arthuys) : Jenny Calendar et la Force (saisons 1 et 2, invitée saison 3) Armin Shimerman (VF : Michel Paulin) : Principal R. Snyder (saisons 1 à 3, invité saison 4) : Collin / Le Juste des Justes (saisons 1 et 2) ==== Introduits lors de la saison 2 ==== Juliet Landau (VF : Dorothée Jemma) : Drusilla et la Force (saisons 2 et 7, invitée saison 5) Bianca Lawson (VF : Magali Barney) : Kendra Young Danny Strong (VF : Sébastien Desjours) : Jonathan Levinson et la Force (saisons 2, 3, 6 et 7, invité saison 4) ==== Introduits lors de la saison 3 ==== Eliza Dushku (VF : Séverine Morisot / Sophie Riffont) : Faith Lehane et Buffy Summers (saisons 3 et 7, invitée saison 4) Harry Groener (VF : Joseph Falcucci) : Richard Wilkins et la Force (saison 3, invité saisons 4 et 7) Alexis Denisof (VF : Éric Legrand) : Wesley Wyndam-Pryce K. Todd Freeman (VF : Bernard Métraux) : Mr. Trick Fab Filippo : Scott Hope Larry Bagby : Larry Blaisdell (saison 3, invité saison 2) ==== Introduits lors de la saison 4 ==== Leonard Roberts (VF : Bertrand Liebert) : Forrest Gates George Hertzberg (VF : Pascal Renwick) : Adam et la Force (saison 4, invité saison 7) Lindsay Crouse (VF : Emmanuèle Bondeville) : Maggie Walsh Mercedes McNab (VF : Valérie Siclay) : Harmony Kendall (saisons 4 et 5, invitée saisons 1 à 3) Phina Oruche : (épisode 22 de la saison 4 seulement) : Olivia Adam Kaufman (VF : Fabrice Josso) : Parker Abrams Bailey Chase (VF : Denis Laustriat) : Graham Miller (saisons 4 et 5) Paige Moss : : Veruca ==== Introduits lors de la saison 5 ==== Clare Kramer (VF : Laëtitia Godès) : Gloria et la Force (saison 5, invitée saison 7) Charlie Weber (VF : Mathias Casartelli) : Ben Joel Grey (VF : Jean Lescot) : Doc ==== Introduits lors de la saison 6 ==== Adam Busch (VF : Marc Saez) : Warren Mears, Willow Rosenberg et la Force (saisons 6 et 7, invité saison 5) Tom Lenk (VF : Laurent Morteau) : Andrew Wells (saisons 6 et 7), mignon d'Harmony (saison 5) Elizabeth Anne Allen (VF : Laura Préjean) : Amy Madison (saison 6, invitée saisons 1 à 4 et 7) Kali Rocha (VF : Véronique Alycia) : Halfrek (saison 6, invitée saisons 5 et 7) (VF : Philippe Colin) : Clement (saisons 6 et 7) ==== Introduits lors de la saison 7 ==== D. B. Woodside (VF : Thierry Desroses) : Robin Wood Iyari Limon (VF : Alexandra Garijo) : Kennedy Nathan Fillion (VF : Tanguy Goasdoué) : Caleb et la Force Sarah Hagan (VF : Fily Keita) : Amanda Clara Bryant (VF : Véronique Piccioto) : Molly Indigo (VF : Barbara Beretta) : Rona Felicia Day (VF : Catherine Desplaces) : Vi Dania Ramirez (VF : Caroline Lallau) : Caridad Kristy Wu : Chao-Ahn Azura Skye (VF : Marie-Laure Dougnac) : Cassie Newton et la Force == Production == === Développement === Le créateur Joss Whedon a déclaré que ''. Cette idée s'est développée pour devenir l'inversion de la formule hollywoodienne de la jeune fille blonde qui va dans une ruelle sombre et se fait tuer dans tous les films d'horreur. Whedon voulait « subvertir ce cliché et créer quelqu'un qui serait un héros ». Le concept a d'abord été exploité dans le film scénarisé par Joss Whedon, et sorti le , Buffy, tueuse de vampires, avec Kristy Swanson dans le rôle-titre. La réalisatrice, Fran Rubel Kuzui, décrit le film comme une comédie de culture populaire sur ce que les gens pensent des vampires. Whedon n'est pas d'accord J'avais écrit un film effrayant à propos d'une femme qui s'est émancipée, et ils en ont fait une comédie légère. C'était à vous briser le cœur. Le script reçut les éloges du milieu cinématographique, contrairement au film. En 1996, Gail Berman, une cadre de la Fox, contacte Whedon afin qu'il développe le concept de Buffy dans une série télévisée. Whedon explique qu'il a pensé au lycée comme un film d'horreur. Ainsi la métaphore est devenue le concept central de Buffy et c'est comme ça que je l'ai vendu. Les éléments surnaturels de la série servent ainsi de métaphore aux angoisses associées à l'adolescence et au début de l'âge adulte. Whedon a alors écrit un pilote non diffusé de 25 minutes qui est montré aux chaînes de télévision. La NBC, ne croyant pas dans le succès d'une série qui serait à la fois comique, horrifique et féministe et dont le personnage principal était une adolescente dotée de super-pouvoirs, décline le concept, ainsi que la Fox, qui accepte de produire la série mais pas de la diffuser. Le premier épisode est diffusé le . === Attribution des rôles === Le rôle-titre a été dévolu à Sarah Michelle Gellar, qui en 1995, à l'âge de 18 ans, avait gagné l'Emmy Award de la meilleure jeune actrice de série dramatique. Elle auditionna à l'origine pour le personnage de Cordelia Chase mais décida ensuite de tenter sa chance pour le rôle de Buffy et le décrocha après plusieurs auditions. Julie Benz, Charisma Carpenter, Elizabeth Anne Allen, Julia Lee et Mercedes McNab auditionnèrent également pour ce rôle mais en obtinrent finalement d'autres. Anthony Stewart Head avait déjà eu une carrière prolifique, à la fois en tant qu'acteur et chanteur mais était surtout connu aux États-Unis pour une série de publicités pour la marque Nescafé avant d'accepter le rôle de Rupert Giles. Contrairement aux autres acteurs réguliers de Buffy, Nicholas Brendon n'était pas un acteur expérimenté lorsqu'il a commencé la série. Il avait enchaîné les petits boulots, tels qu'assistant de production ou serveur. Il obtient le rôle d'Alexander Harris après quatre jours d'auditions. En 1996, le rôle de Willow Rosenberg avait été initialement donné à l'actrice Riff Regan lors de l'épisode pilote non diffusé mais Alyson Hannigan auditionna pour le rôle dans la série finale. . Alyson Hannigan a décidé d'en faire un événement heureux et cela lui a permis de définir le personnage. Cette approche inattendue lui a permis de décrocher le rôle. === Tournage === La série a été tournée en grande partie dans un des hangars de la ville de Santa Monica, près de Los Angeles, mais les scènes se passant au lycée de Sunnydale sont tournées à la Torrance High School, dans la ville de Torrance où ont également été filmés les extérieurs de la maison des Summers. Les scènes en extérieur se déroulant à l'université de Sunnydale ont quant à elles été tournées à UCLA alors que les nombreuses scènes se déroulant dans un cimetière ont été filmées dans un cimetière fabriqué de toutes pièces sur un parking des studios de Santa Monica ou dans l'Angelus-Rosedale Cemetery, au sud de Los Angeles et son mari Kaz Kuzui ont aussi été crédités en tant que producteurs délégués, mais n'ont pas participé à la série. Leurs droits et les royalties qu'ils touchent sont dus à leur investissement, ainsi que leur travail de production et de réalisation, sur le film Buffy, tueuse de vampires. === Scénaristes === Mutant Enemy, une entreprise de production créée par Whedon en 1997, s'occupait de l'écriture des scénarios. Les scénaristes les plus crédités sont Joss Whedon (26 épisodes), Marti Noxon (23 épisodes), Jane Espenson (23 épisodes), David Fury (17 épisodes), Doug Petrie (17 épisodes), David Greenwalt (8 épisodes), Rebecca Rand Kirshner (8 épisodes), Drew Z. Greenberg (6 épisodes), Rob Des Hotel et Dean Batali (5 épisodes en collaboration), Steven S. DeKnight (5 épisodes) et Drew Goddard (5 épisodes). Jane Espenson a expliqué le processus créatif en œuvre lors de l'écriture d'une saison de Buffy. Joss Whedon écrit d'abord l'arc narratif, puis les scénaristes écrivent les épisodes individuels. Chaque script est annoté par Whedon et ensuite corrigé pour être à nouveau annoté, jusqu'à ce que le produit final soit jugé satisfaisant. Pour écrire un épisode particulier, les scénaristes partent des situations émotionnelles auxquelles Buffy devra faire face et comment cela interagira avec sa lutte contre les forces surnaturelles. Ensuite, l'épisode est découpé en actes et scènes. À partir de cette découpe, le scénariste crédité pour l'épisode écrit la première version du script, qui est relue par Whedon ou Noxon. Une deuxième version est alors écrite et, après une brève réécriture effectuée par le showrunner, la version définitive est utilisée pour le tournage. === Diffusion et arrêt de la série === Aux États-Unis, la série a été diffusée du au sur le réseau The WB puis UPN. The WB diffusa les cinq premières saisons de la série, qui apporta beaucoup de recettes, notamment publicitaires, à la chaîne, mais un conflit sur la négociation des salaires du casting et de l'équipe conduisit à un non-renouvellement du contrat de diffusion. Après avoir brièvement envisagé un changement d'actrice principale, Joss Whedon et UPN décidèrent alors d'arrêter la série. En France, la série a été diffusée du au sur la chaîne câblé Série Club et en clair du au sur M6, d'abord diffusée le vendredi puis le samedi dans le cadre de La Trilogie du samedi. Depuis la fin de sa diffusion, la série a été multi-rediffusée sur les chaînes du groupe M6, notamment sur Téva et W9. La version remastérisée en HD de la série a été diffusée pour la première fois à partir du sur 6ter. Au Québec, la série a été diffusée à partir du sur VRAK.TV pour les cinq premières saisons, puis à partir du sur Ztélé. En Belgique, la série a été diffusée sur La Deux, puis en 2009, elle a été rediffusée sur Club RTL. === Générique === La musique du générique est composée et interprétée par le groupe Nerf Herder. Le groupe a été choisi par Whedon sur la suggestion d'Alyson Hannigan}}. Puis le thème change : l'orgue est supplantée par un son agressif de guitare électrique, replaçant ainsi [la série] dans la culture de la jeunesse actuelle. Par exemple, le groupe fictif des Dingoes Ate My Baby était joué par les Four Star Mary. Bien que rarement mis en avant, des artistes célèbres, tels que Sarah McLachlan, Blink-182, Third Eye Blind et The Dandy Warhols, ont pu être entendus dans la série, et certains, comme Aimee Mann, Angie Hart, Cibo Matto, Michelle Branch et K's Choice, sont même apparus à l'écran jouant sur la scène du Bronze. La popularité de la musique dans la série a permis la sortie de plusieurs albums : Buffy the Vampire Slayer: The Album, Radio Sunnydale, la bande originale de Que le spectacle commence, Buffy the Vampire Slayer: The Score, qui contient une sélection d'épisodes mis en musique par Christophe Beck, et Buffy the Vampire Slayer Collection, coffret de 4 cd paru en 2018, limité à 3 000 exemplaires, et regroupant une large sélection des musiques originales des saisons 2 à 7. === Format === L'histoire de Buffy est racontée sous forme de feuilleton télévisé ; chaque épisode raconte une histoire originale tout en contribuant à l'avancement d'un arc narratif plus grand. Chaque saison met en place un arc narratif complexe, dominé par une menace qui se dévoile progressivement. Ce dispositif laisse aussi de la place à des épisodes typiques présentant un méchant vaincu à la fin de l'épisode, soit un mélange des angoisses de l'adolescence et de surnaturel. Il a également cité le film La Nuit de la comète comme une influence majeure et reconnu que deux personnages de l'univers des X-Men avaient influencé celui de Buffy Summers : Kitty Pryde et Cyclope, alias Scott Summers (ce qui explique son patronyme). De manière générale, il a toujours voulu se servir du cliché des films d'épouvante, où la jeune fille blonde se fait assassiner par une créature, afin de l'inverser, pour que ce soit la jeune fille blonde qui règle son compte au monstre. == Épisodes == La première saison compte douze épisodes, alors que les saisons 2 à 7 en comptent vingt-deux chacune. La série comporte donc au total 144 épisodes d'une durée d'environ 40 minutes (excepté l'épisode Que le spectacle commence qui dure presque 50 minutes). == Thèmes et analyses == === Magie === Œuvre de fantasy urbaine, Buffy met en scène non seulement des vampires, mais, dès son troisième épisode, Sortilèges, d'autres créatures surnaturelles, notamment des sorcières et sorciers. Au début de la série, la magie est essentiellement utilisée comme support narratif permettant de faire avancer l'intrigue. La représentation de la Wicca dans Buffy s'inscrit dans la tradition hollywoodienne, présente à la même époque dans Dangereuse Alliance et Charmed, de représenter ce mouvement religieux uniquement via le biais de pratiquantes isolées ou en petit groupe, en contradiction avec les pratiques réelles de la Wicca, centrées sur la communauté. === Un parcours initiatique === ==== Enfants, adolescents, adultes ==== Buffy contre les vampires peut être lu comme la métaphore du passage de l'adolescence à l'âge adulte et des conflits qu'il suscite. Le romancier et essayiste Martin Winckler, auteur de nombreuses analyses sur les séries télévisées, présente Buffy comme l'épopée d'un groupe d'adolescents face aux démons de la vie. Joss Whedon a expliqué qu'un des thèmes majeurs de sa série était l'incompréhension des adultes à l'égard des adolescents. Il s'appuie notamment sur un passage de l'épisode Bienvenue à Sunnydale 2/2, où Joyce, la mère de Buffy interdit à sa fille de sortir le soir, pensant que l'adolescente veut s'amuser. L'adulte, persuadée d'incarner la raison et la responsabilité, prétend savoir ce que pense Buffy : Si tu ne sors pas, ce ne sera pas la fin du monde. Selon Whedon, cette phrase est prononcée par Joyce sur un mode ironique, mais il s'avère que c'est ce que pensent réellement les adolescents. Pour lui, ce dialogue symbolise le message de la série, à savoir qu'il est difficile d'être un adolescent incompris des adultes. Toujours selon Whedon, la fin de la scène, où Buffy cherche son matériel de Tueuse, caché dans le fond secret d'un coffre, sous ses affaires et jouets d'enfance, est une métaphore visuelle de ce qu'on ressent quand on est jeune. ==== Responsabilités et engagement ==== Buffy doit lutter constamment entre son devoir de Tueuse de vampires et toutes les contraintes et les sacrifices que cela implique, notamment au niveau de sa vie sociale. Pour le professeur de philosophie Sandra Laugier, son obstination à mettre son devoir au-dessus de tout la place dans une morale kantienne. ==== Homosexualité ==== Les scénaristes et producteurs de la série ont pris le parti, avec les personnages de Tara et Willow puis de Kennedy, de mettre en scène des couples de femmes lesbiennes ou bisexuelles sans faire de leur orientation sexuelle un sujet prépondérant. .. === Une série féministe === ==== Lutte contre des figures patriarcales ==== ==== Le pouvoir féminin ==== Pour le romancier Tristan Garcia, Buffy, c'est l'émergence d'une des premières figures féminines autonomes qui assume pleinement sa féminité. Pour Matt Roush, de TV Guide, la série tout entière est une allégorie du féminisme. === La rédemption === === L'Autre === Dans l'imaginaire américain, le vampire est souvent une représentation des minorités ethniques, de l'Autre, mais pour Rhonda Wilcox, spécialiste universitaire de la série, Buffy nous démontre que l'Autre c'est nous-mêmes, l'héroïne de la série étant par ailleurs la première à entretenir des relations amoureuses avec des vampires malgré son rôle de Tueuse. De même, il note le lien entre la Moisson évoquée dans l'épisode du même nom, censée se produire une fois par siècle et les inondations majeures en Californie, qui se produisent elles aussi tous les cent ans. Enfin, Tonkin remarque le rapport entre les attaques d'ours, cougars et meutes de coyotes et les attaques de loup-garous ainsi que la meute dévorant le principal Flutie dans l'épisode Les Hyènes de la série. == DVD et produits dérivés == Buffy contre les vampires a été commercialisée en DVD et a donné naissance à une large gamme de produits, officiels ou non, et notamment une série dérivée, des romans, des comics et des jeux vidéo. Le succès de la série a entraîné la création du terme Buffyverse pour désigner l'univers fictif dans lequel les histoires relatives à Buffy prennent place. === DVD === === Série dérivée et projets abandonnés === Après la saison 3 de Buffy contre les vampires, les personnages d'Angel, Cordelia et Wesley quittent Sunnydale pour Los Angeles. La série Angel, créée par Joss Whedon et David Greenwalt, raconte leur histoire. Lors de la cinquième et dernière saison de cette série, les personnages de Spike et Harmony rejoignent également le générique et plusieurs des personnages principaux de la série Buffy font de brèves apparitions dans Angel, notamment Buffy elle-même, Willow, Faith, Oz et Andrew. De son côté, le personnage d'Angel continue lui aussi à apparaître occasionnellement dans Buffy. Pour pallier la fin de la série principale, plusieurs productions furent envisagées pour poursuivre l'exploitation du Buffyverse, l'univers établi dans la série télévisée. On envisagea par exemple un téléfilm sur le personnage de Spike, l'un des personnages les plus populaires de la série. On pensa également à lancer une série ou un téléfilm focalisé sur le personnage de Rupert Giles, qui se serait appelé Ripper (soit le surnom de Giles utilisé dans ses jeunes années, et qui fait référence au côté sombre du personnage). Enfin, on envisagea de lancer éventuellement un spin-off autour du personnage de Dawn, projet écarté faute à un personnage peu apprécié des fans, ou un spin-off autour du personnage de Faith. Mais dans ce cas précis, c'est l'actrice Eliza Dushku elle-même qui refusa cette idée, préférant se lancer dans d'autres séries et d'autres rôles. Aucun de ces projets, quel que soit leur état d'avancement, n'aboutit sur quelque chose de concret et furent abandonnés les uns après les autres. Joss Whedon, interrogé à ce sujet lors d'un panel au Comic-Con de San Diego en 2011, a indiqué ne plus vouloir y faire référence ou en parler. Le 21 juillet 2018, Fox 21 Television Studios annonce qu'un spin-off de Buffy contre les vampires est en développement. La nouvelle Tueuse de vampires sera interprétée par une actrice afro-américaine. Il sera écrit en partie par et sera basé sur les aventures d'une nouvelle Tueuse. En août 2022, la productrice exécutive Gail Berman a annoncé que la série était mise « en pause » indéfiniment. En janvier 2024, Dolly Parton a déclaré que les producteurs travaillaient toujours sur le redémarrage et le « réorganisaient ». === Reboot 2025 === Le 3 février 2025, Variety a révélé qu’un pilote pour une suite de Buffy contre les vampires avait enfin été commandé par Hulu et allait bientôt entrer en production. Une nouvelle qui ravira les fans, d’autant plus que Sarah Michelle Gellar serait en discussions avancées pour rejoindre le projet. Elle reprendrait son rôle emblématique de Buffy, mais cette fois dans un cadre plus secondaire, laissant la place à de nouveaux personnages. Plusieurs noms ont déjà été évoqués pour encadrer ce renouveau. Nora et Lila Zuckerman devraient en assurer l’écriture et figurer parmi les showrunners. Côté réalisation et production exécutive, c’est Chloé Zhao qui prendrait les rênes. Connue pour son travail sur Les Éternels ainsi que pour ses Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisatrice avec Nomadland, elle apporterait une touche singulière à cette nouvelle version. En revanche, Joss Whedon, créateur de la série originale, ne semble pas impliqué dans le projet. Son absence pourrait être liée aux accusations portées contre lui par plusieurs acteurs de Buffy contre les vampires et Angel, notamment Charisma Carpenter (Cordelia), Amber Benson (Tara) et Michelle Trachtenberg (Dawn), qui l’ont accusé d’avoir instauré un environnement de travail toxique sur les tournages. === Série audio : Slayers : A Buffyverse Story === En septembre 2023, une série audio intitulée Slayers : A Buffyverse Story a été annoncée. Elle est sortie le 12 octobre 2023. La série se déroule 20 ans après les événements de la finale de la série et l'histoire est centrée sur le personnage de Spike (James Marsters). Charisma Carpenter, Anthony Head, Juliet Landau, Emma Caulfield, Amber Benson, James C. Leary et Danny Strong reprennent également leur rôle. La série a été écrite par Benson et Christopher Golden et réalisée par Benson, Golden et Kc Wayland. === Comics === Parmi les comics de Buffy contre les vampires, certains sont des réécritures des épisodes de la série ; d'autres approfondissent l'histoire de personnages ; enfin, Buffy contre les vampires, Saison huit et les quatre saisons suivantes sont dans la continuité de la série télévisée, tout comme Angel: After the Fall est dans la continuité d’Angel. Toujours dans cette même continuité, Willow, Spike et Faith sont également mis à l'honneur dans Willow : Wonderland, Spike : Un sombre refuge et Angel & Faith. Le comic Fray présente les aventures d'une Tueuse du futur. Ce comics exploite le même univers fictionnel dans un contexte futuriste, et une des armes apparues dans cette série, la Faux, réapparaît dans la saison 7 de Buffy. ==== Chez Dark Horse Comics ==== 2007-2011 : Buffy contre les vampires, Saison huit 2011-2013 : Buffy contre les vampires, Saison neuf 2011-2013 : Angel & Faith 2012-2013 : Spike: A Dark Place 2012-2013 : Willow: Wonderland 2014-2016 : Buffy contre les vampires, Saison dix 2014-2016 : Angel & Faith 2016-2018 : Buffy contre les vampires, Saison onze 2017 : Angel Season Eleven 2018 : Giles Season Eleven 2018 : Buffy contre les vampires, Saison douze ==== Chez BOOM! Studios ==== BOOM! Studios détient la license des comics du buffyverse depuis 2019. ===== Buffy contre les vampires (2019) ===== Dans ce reboot la série est transposée en 2019, avec les mêmes personnages. Les différences les plus notables sont qu'Anya tient la boutique de magie de la ville ; Jenny Calendar est déjà en couple avec Rupert Giles et possède des pouvoirs magiques de sorcellerie ; Willow a déjà conscience d'être lesbienne et l'assume totalement ; et Joyce Summers partage sa vie avec un certain Eric. La série a été publiée en 9 tomes en France par Panini Comics entre 2020 et 2023. ===== Angel + Spike ===== Angel, renommée Angel + Spike à partir de l'épisode 9, est un spin-off de Buffy contre les vampires (2019). La série n'est pas publiée en France. ===== La Bouche de l'enfer ===== Les deux séries se croisent dans une mini-série évenement de 5 épisodes. Elle a été publiée par Panini Comics en France. ===== Willow ===== Willow est un spin-off de 5 épisodes de Buffy contre les vampires (2019) qui suit le voyage du personnage éponyme hors de Sunnydale. Il fait suite aux évenements de La Bouche de l'enfer. La série n'est pas publiée en France. ===== Anthologies ===== Chosen Ones (2019) et Every Generation (2020) sont deux romans graphiques d'anthologie se déroulant dans l'univers de la série de comics Buffy contre les vampires (2019). Les livres ne sont pas publiés en France. ===== Buffy the Last Vampire Slayer ===== Une mini-série de 4 épisodes située dans un futur alternatif à la série télévisée originale est sortie en 2021. Elle est suivie d'un épisode spécial en mars 2023 puis d'une mini-série du même nom en 2023. Ces comics sont indépendants des autres reboots, ils ne sont pas publiés en France. ===== Angel (2022) ===== Ce reboot est une version alternative de la série Angel, sans continuité avec elle ni avec les autres reboots de BOOM! Studios. ===== The Vampire Slayer ===== The Vampire slayer se situe dans un univers alternatif qui croise les évènements de La Bouche de l'Enfer. La série est publiée aux Etats-Unis depuis 2022 et n'est pas encore publié en France. ===== Legacy Edition ===== BOOM! Studios annonce la sortie d'une nouvelle collection, qui regroupe et réédite d'anciens comics Buffy qui ne sont plus disponibles, ou difficilement trouvables. La collection est Buffy The Vampire Slayer: Legacy Edition. === Romans === Parmi les romans et nouvelles de Buffy contre les vampires, on peut noter des novellisations d'épisodes ainsi que des histoires écrites par des personnes non membres de l'équipe de création de la série. Ces histoires ne sont généralement pas considérées comme canoniques et sont supposées se passer dans un monde alternatif, sur le principe des fanfictions. ==== Projet particulier ==== En octobre 2007, la femme de lettres Chloé Delaume publie La nuit je suis Buffy Summers, expérimentation littéraire et tentative de livre-jeu créé à partir de l'univers de la série Buffy contre les vampires. === Jeux vidéo === Six jeux vidéo reprennent l'univers de Buffy contre les vampires. Bien que la plupart des acteurs leur aient prêté leurs voix, ces jeux ne sont pas considérés comme faisant partie du canon. Buffy contre les vampires développé par GameBrains, édité par Fox Interactive et distribué par THQ sur Game Boy Color en 2000. Buffy contre les vampires développé par The Collective, édité par Fox Interactive et distribué par Electronic Arts sur Xbox en 2002. Buffy contre les vampires : La Colère de Darkhul développé par Natsume, édité par Fox Interactive et distribué par THQ sur Game Boy Advance en 2003. Buffy contre les vampires : Chaos Bleeds développé par Eurocom, édité par Fox Interactive et distribué par Vivendi Universal Games sur GameCube, PlayStation 2 et Xbox en 2003. Buffy contre les vampires : The Quest for Oz développé par Indiagames et édité par Fox Interactive sur téléphone portable en 2004. Buffy contre les vampires : Sacrifice développé par Beast Studios et édité par 505 Games sur Nintendo DS en 2009. === Jeux de rôle === Un jeu de rôle basé sur la série est sorti en 2002. C'est à cette occasion que Joss Whedon a révélé le nom de famille de Faith, Lehane. === Jeu de société === Buffy the Vampire Slayer - The Game est un jeu de plateau édité par Hasbro et MB en 2000. Buffy contre les vampires - Menace sur Sunnydale est jeu de plateau édité par Tilsit en 2001. Buffy the Vampire Slayer - Chess Set est un jeu d’échecs édité par Trademark Toys Ltd en 2001. Buffy contre les vampires - Action Quizz est un jeu de plateau édité par Tilsit en 2003. Top Trumps - Buffy the Vampire Slayer est un jeu de cartes édité par Winning Moves en 2003. Buffy the Vampire Slayer - The Board Game est un jeu de plateau édité par Jasco Games en 2016. Legendary - Buffy the Vampire Slayer est un jeu de plateau édité par Upper Deck en 2017. Buffy the Vampire Slayer - The Board Game: Friends & Frenemies est une extension pour le jeu de plateau éditée par Jasco Games en 2018. === Jeux de cartes à collectionner === Le jeu de cartes à jouer Buffy contre les vampires est sorti en 2001. En janvier 2004, Score Entertainment a annoncé qu'il ne possédait plus les droits d'exploitation et donc qu'aucune extension ne verrait le jour. == Accueil == === Audiences === === Récompenses === La série a gagné de nombreuses récompenses, notamment les Saturn Awards de la meilleure série télévisée en 1998, 2001 et 2002 et de la meilleure actrice de télévision pour Sarah Michelle Gellar en 1999, l'Emmy Award de la meilleure musique originale en 1998 pour les compositions de Christophe Beck, et les SFX Awards de la meilleure série télévisée en 2004 et des meilleurs acteur et actrice de télévision pour les interprétations de James Marsters et Sarah Michelle Gellar en 2002 et 2004. == Impact == === Monde universitaire === Buffy a attiré l'intérêt de spécialistes universitaires de la culture populaire dans le cadre de leurs études sur ce sujet et la série a été incluse comme sujet d'étude littéraire et d'analyse. La National Public Radio a décrit Buffy comme étant tout spécialement suivie dans les milieux académiques, certains d'entre eux ayant revendiqué le fait de se consacrer à ce qu'ils appellent les Buffy Studies. Bien que n'étant pas pleinement reconnue comme une discipline distincte, le terme de Buffy Studies est communément utilisé parmi les spécialistes universitaires de travaux sur la série. Mais ces études ont également leurs détracteurs comme l'a noté Jes Battis, auteur de travaux sur la série, remarquant que les études sur Buffy rencontrent un certain dédain à l'intérieur des halls universitaires. En dépit de cela, la série a entraîné la publication d'une vingtaine de livres et de centaines d'articles étudiant ses thèmes à travers différentes perspectives, et notamment la sociologie, le langage, la psychologie, la philosophie et les études sur le féminisme. En 2012, le webzine Slate a estimé que Buffy était la série télévisée qui avait engendré le plus d'études académiques à son sujet. === Fandom === La popularité de Buffy a conduit à la création de nombreux sites web de fans, de forums de discussions sur la série, de nombreuses fanfictions et même de conventions organisées par des fans et dans lesquelles sont invités des membres du casting et de l'équipe. Pendant toute sa diffusion, la série a été la plus populaire des chaînes The WB et UPN avec une audience constituée en majorité d'adolescents et de 20-29 ans mais incluant également un pourcentage non négligeable de téléspectateurs de 30 ans et plus. La popularité de la série a donné naissance à toute une industrie de produits dérivés, à la création d'objets à l'effigie de la série et à un magazine spécialisé. L'activité sur les sites web consacrés à la série a été intense sur toute la période de sa diffusion, la série étant par exemple celle ayant généré le plus de trafic Internet et de buzz en 1999, et perdure encore plusieurs années après son arrêt. La série est par ailleurs créditée pour avoir créé son propre argot, le , constitué de mot-valises dont une partie fait parfois référence à un élément de la culture populaire. À la suite de son succès, la série est à son tour devenue le sujet de parodies et de clins d'œil, notamment dans des émissions télévisées et d'autres séries télévisées, mais aussi dans quelques films, jeux vidéo ou comics. Elle est par exemple parodiée dans un épisode de la série Le Loup-garou du campus intitulé Muffy contre les loups-garous (), et un clin d’œil discret dans la même série est fait à l'épisode La Soirée de Sadie Hawkins (une soirée du même nom étant également organisée dans le lycée du protagoniste dont la mère, Sally Dawkins, possède un nom paronymique). === Télévision === Buffy a marqué la télévision par sa mythologie complexe et le travail d'écriture fourni par l'équipe de scénaristes au niveau des arcs narratifs. Elle est ainsi devenue une référence culturelle et d'autres séries citent le nom de la Tueuse de Vampire, notamment Farscape et True Blood. Les créateurs des séries Dead Like Me et Doctor Who ont, entre autres, reconnu l'influence de Buffy sur leur travail. Ainsi, Bryan Fuller, créateur de Dead Like Me, a dit que Buffy a démontré que de jeunes femmes pouvaient être dans des situations à la fois fantastiques et réalistes, et au lieu de cantonner les femmes au rôle de faire-valoir, la série les a placées au centre de l'action. Russell T Davies, producteur de Doctor Who, a quant à lui affirmé que Buffy a prouvé au monde entier, et à l'ensemble de la profession, qu'écrire sur des monstres, des démons et la fin du monde n'était pas un travail d'écrivaillon, que cela pouvait égaler ce qui se faisait de mieux. Joss Whedon a élevé la barre pour chaque scénariste, non seulement les scénaristes de genre mais chacun d'entre nous. Buffy a également substantiellement influencé la série Supernatural, ainsi que les séries Roswell, Smallville et Charmed. Pour Matt Roush, du magazine TV Guide, la série a élargi le champ narratif habituel grâce à sa mythologie très dense qui oblige le téléspectateur à s'y plonger entièrement pour pouvoir la saisir dans son ensemble, et a en cela inspiré des séries telles que Alias et 24 heures chrono. Le magazine Empire place la série en de son classement des 50 meilleures séries télévisées de tous les temps alors que le magazine Entertainment Weekly la place en de son classement des 100 meilleures séries télévisées de tous les temps établi en 2013. La série est également présente dans la liste des 50 meilleures émissions télévisées de tous les temps du magazine TV Guide ainsi que dans celle des 100 meilleures émissions télévisées de tous les temps du Time Magazine. D'autre part, de nombreux scénaristes de Buffy ont par la suite travaillé sur d'autres séries télévisées. David Fury a ainsi participé à Lost et 24 heures chrono, Steven S. DeKnight a participé à Smallville et Daredevil et a créé Spartacus, Jane Espenson a participé à Battlestar Galactica et à Once Upon a Time, Drew Goddard à Alias et Lost, Doug Petrie aux Experts et à Daredevil, et Marti Noxon à Grey's Anatomy et à Mad Men.
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B. 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Liste des épisodes de Buffy contre les vampires
Cette page présente la liste des épisodes de la série télévisée Buffy contre les vampires. == Panorama des saisons == == Liste des épisodes == === Origine et pilote === (film) Buffy, tueuse de vampires (Buffy the Vampire Slayer) alias Bichette la terreur Pilote non diffusé (alias The Unaired Buffy pilot)- 30 minutes === Première saison (1997) === Bienvenue à Sunnydale, partie 1 (Welcome to the Hellmouth) Bienvenue à Sunnydale, partie 2 (The Harvest) Sortilèges (Witch) Le Chouchou du prof (Teacher's Pet) Un premier rendez-vous manqué (Never Kill a Boy on the First Date) Les Hyènes (the pack) Alias Angelus (Angel) Moloch (I Robot, You Jane) La Marionnette (The Puppet Show) Billy (Nightmares) Portée disparue (Out of Mind, Out of Sight) Le Manuscrit (Prophecy Girl) === Deuxième saison (1997-1998) === La Métamorphose de Buffy (When She Was Bad) Le Puzzle (Some Assembly Required) Attaque à Sunnydale (School Hard) La Momie inca (Inca Mummy Girl) Dévotion (Reptile Boy) Halloween (Halloween) Mensonge (Lie to Me) La Face cachée (The Dark Age) Kendra, partie 1 (What's My Line? - Part 1) Kendra, partie 2 (What's My Line? - Part 2) Le Fiancé (Ted) Œufs surprises (Bad Eggs) Innocence, partie 1 (Surprise) Innocence, partie 2 (Innocence) Pleine Lune (Phases) Un charme déroutant (Bewitched, Bothered and Bewildered) La Boule de Thésulah (Passion) Réminiscences (Killed By Death) La Soirée de Sadie Hawkins (I Only Have Eyes for You) Les Hommes-Poissons (Go Fish) Acathla, partie 1 (Becoming - Part 1) Acathla, partie 2 (Becoming - Part 2) === Troisième saison (1998-1999) === Anne (Anne) Le Masque de Cordolfo (Dead Man's Party) La Nouvelle Petite Sœur (Faith, Hope & Trick) Les Belles et les Bêtes (Beauty and the Beasts) Le Bal de fin d'année (Homecoming) Effet chocolat (Band Candy) Révélations (Revelations) Amours contrariés (Lover's Walk) Meilleurs Vœux de Cordelia (The Wish) Le Soleil de Noël (Amends) Intolérance (Gingerbread) Sans défense (Helpless) Le Zéro pointé (The Zeppo) El Eliminati (Bad Girls) Au-dessus des lois (Consequences) Les Deux Visages (Doppelgangland) Trahison (Enemies) Voix intérieures (Earshot) La Boîte de Gavrock (Choices) Les Chiens de l'enfer (The Prom) La Cérémonie, partie 1 (Graduation Day - Part 1) La Cérémonie, partie 2 (Graduation Day - Part 2) === Quatrième saison (1999-2000) === Disparitions sur le campus (The Freshman) Cohabitation difficile (Living Conditions) Désillusions (The Harsh Light of Day) Le Démon d'Halloween (Fear, Itself) Breuvage du diable (Beer Bad) Cœur de loup-garou (Wild at Heart) Intrigues en sous-sol (The Initiative) L'Esprit vengeur (Pangs) Le Mariage de Buffy (Something Blue) Un silence de mort (Hush) La Fin du monde (Doomed) 314 (A New Man) Piégée (The I in Team) Stress (Goodbye Iowa) Une revenante, partie 1 (This Year's Girl) Une revenante, partie 2 (Who Are You?) Superstar (Superstar) La Maison hantée (Where the Wild Things Are) Un amour de pleine lune (New Moon Rising) Facteur Yoko (The Yoko Factor) Phase finale (Primeval) Cauchemar (Restless) === Cinquième saison (2000-2001) === Buffy contre Dracula (Buffy vs Dracula) Jalousies (Real Me) Le Double (The Replacement) Quand Spike s'en mêle (Out of My Mind) Sœurs ennemies (No Place Like Home) Les Liens du sang (Family) La Faille (Fool for Love) Incantation (Shadow) Météorite (Listening to Fear) Par amour (Into the Woods) Triangle (Triangle) L'Inspection (Checkpoint) La Clé (Blood Ties) La Déclaration (Crush) Chagrin d'amour (I Was Made to Love You) Orphelines (The Body) Pour toujours (Forever) La Quête (Intervention) Magie noire (Tough Love) La Spirale (Spiral) Sans espoir (The Weight of the World) L'Apocalypse (The Gift) === Sixième saison (2001-2002) === Chaos, partie 1 (Bargaining - Part 1) Chaos, partie 2 (Bargaining - Part 2) Résurrection (Afterlife) La Tête sous l'eau (Flooded) Tous contre Buffy (Life Serial) Baiser mortel (All The Way) Que le spectacle commence ! (Once More, With Feeling) Tabula rasa (Tabula Rasa) Écarts de conduite (Smashed) Dépendance (Wrecked) La Femme invisible (Gone) Fast Food (DoubleMeat Palace) Esclave des sens (Dead Things) Sans issue (Older and Far Away) La roue tourne (As You Were) La Corde au cou (Hell's Bells) À la dérive (Normal Again) Entropie (Entropy) Rouge passion (Seeing Red) Les Foudres de la vengeance (Villains) Toute la peine du monde, partie 1 (Two To Go) Toute la peine du monde, partie 2 (Grave) === Septième saison (2002-2003) === Rédemption (Lessons) Démons intérieurs (Beneath You) Vice versa (Same Time, Same Place) La Prédiction (Help) Crise d'identité (Selfless) Folles de lui (Him) Connivences (Conversations with Dead People) Ça a commencé (Sleeper) Le Sceau de Danzalthar (Never Leave Me) L'Aube du dernier jour (Bring On The Night) Exercice de style (Showtime) La Relève (Potential) Duel (The Killer In Me) Rendez-vous dangereux (First Date) Retour aux sources (Get It Done) Sous influence (Storyteller) Un lourd passé (Lies My Parents Told Me) L'Armée des ombres (Dirty Girls) La Fronde (Empty Places) Contre-attaque (Touched) La Fin des temps, partie 1 (End Of Days) La Fin des temps, partie 2 (Chosen) == Liste des épisodes en comics == === Huitième saison (2007-2011) === Parution Américaine Numéro #1 : Un long retour au bercail, Partie 1, écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 14 mars 2007 Numéro #2 : Un long retour au bercail, Partie 2 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 4 avril 2007 Numéro #3 : Un long retour au bercail, Partie 3 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 2 mai 2007 Numéro #4 : Un long retour au bercail, Partie 4 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 6 juin 2007 Numéro #5 : The Chain écrit par Joss Whedon, illustré par Paul Lee, 1 août 2007 Numéro #6 : No Future For You, Part 1 écrit par Brian K. Vaughan, illustré par Georges Jeanty, 8 septembre 2007 Numéro #7 : No Future For You, Part 2 écrit par Brian K. Vaughan, illustré par Georges Jeanty, 3 octobre 2007 Numéro #8 : No Future For You, Part 3 écrit par Brian K. Vaughan, illustré par Georges Jeanty, 7 novembre 2007 Numéro #9 : No Future For You, Part 4 écrit par Brian K. Vaughan, illustré par Georges Jeanty, 5 décembre 2007 Numéro #10 : Anywhere but Here écrit par Joss Whedon, illustré par Cliff Richards, 2 janvier 2008 Numéro #11 : A Beautiful Sunset écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 6 février 2008 Numéro #12 : Wolves at the Gate, Part 1 écrit par Drew Goddard, illustré par Georges Jeanty, 5 mars 2008 Numéro #13 : Wolves at the Gate, Part 2 écrit par Drew Goddard, illustré par Georges Jeanty, 2 avril 2008 Numéro #14 : Wolves at the Gate, Part 3 écrit par Drew Goddard, illustré par Georges Jeanty, 7 mai 2008 Numéro #15 : Wolves at the Gate, Part 4 écrit par Drew Goddard, illustré par Georges Jeanty, 4 juin 2008 Numéro #16 : Time of your Life, Part 1 écrit par Joss Whedon, illustré par Karl Moline, 2 juillet 2008 Numéro #17 : Time of your Life, Part 2 écrit par Joss Whedon, illustré par Karl Moline, 6 août 2008 Numéro #18 : Time of your Life, Part 3 écrit par Joss Whedon, illustré par Karl Moline, 3 septembre 2008 Numéro #19 : Time of your Life, Part 4 écrit par Joss Whedon, illustré par Karl Moline, 26 novembre 2008 Numéro #20 : After These Messages... We'll Be Right Back! écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty et Eric Wight, 17 décembre 2008 Numéro #21 : Harmonic Divergence écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, 7 janvier 2009 Numéro #22 : Swell écrit par Steven S. Deknight, illustré par Georges Jeanty, 4 février 2009 Numéro #23 : Predators and Prey écrit par Drew Z. Greenberg, illustré par Georges Jeanty, 4 mars 2009 Numéro #24 : Safe écrit par Jim Krueger, illustré par Cliff Richards, avril 2009 Numéro #25 : Living doll écrit par Doug Petrie, illustré par Georges Jeanty, 6 mai 2009 Hors-Série : Tales of the Vampires écrit par Becky Cloonan, illustré par Vasilis Lolos, 3 juin 2009 Numéro #26 : Retreat, Part 1 écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, juillet 2009 Numéro #27 : Retreat, Part 2 écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, 5 août 2009 Numéro #28 : Retreat, Part 3 écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, 2 septembre 2009 Numéro #29 : Retreat, Part 4 écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, 7 octobre 2009 Numéro #30 : Retreat, Part 5 écrit par Jane Espenson, illustré par Georges Jeanty, 4 novembre 2009 Hors-Série : Willow écrit par Joss Whedon, illustré par Karl Moline, 23 décembre 2009 Numéro #31 : Turbulence écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, 13 janvier 2010 Numéro #32 : Twilight, Part 1 écrit par Brad Meltzer, illustré par Georges Jeanty, 3 février 2010 Numéro #33 : Twilight, Part 2 écrit par Brad Meltzer, illustré par Georges Jeanty, 3 mars 2010 Numéro #34 : Twilight, Part 3 écrit par Brad Meltzer, illustré par Georges Jeanty, 7 avril 2010 Numéro #35 : Twilight, Part 4 écrit par Brad Meltzer, illustré par Georges Jeanty, 5 mai 2010 Hors-Série : Riley écrit par Jane Espenson, illustré par Karl Moline, 18 août 2010 Numéro #36 : Last Gleaming, Part 1 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, septembre 2010 Numéro #37 : Last Gleaming, Part 2 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, octobre 2010 Numéro #38 : Last Gleaming, Part 3 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, novembre 2010 Numéro #39 : Last Gleaming, Part 4 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, décembre 2010 Numéro #40 : Last Gleaming, Part 5 écrit par Joss Whedon, illustré par Georges Jeanty, janvier 2011 Parution française Tome #1 : Un long retour au bercail 9 juillet 2008 (contient les numéros 1 à 5) Tome #2 : Pas d'avenir pour toi ! 24 septembre 2008 (contient les numéros 6 à 10) Tome #3 : Les loups sont à nos portes 18 février 2009 (contient les numéros 11 à 15) Tome #4 : Autre temps, autre tueuse 24 juin 2009 (contient les numéros 16 à 20) Tome #5 : Les Prédateurs 18 novembre 2009 (contient les numéros 21 à 25) Tome #6 : Retraite 9 juin 2010 (contient les numéros 26 à 30) Tome #7 : Crépuscule 10 novembre 2010 (contient les numéros 31 à 35) Tome #8 : La Dernière Lueur 18 mai 2011 (contient les numéros 36 à 40) === Neuvième saison (2011-2013) === Parution Américaine Numéro #1 : Freefall, Part 1 : 14 septembre 2011 Numéro #2 : Freefall, Part 2 : 12 octobre 2011 Numéro #3 : Freefall, Part 3 : 9 novembre 2011 Numéro #4 : Freefall, Part 4 : 14 décembre 2011 Numéro #5 : Slayer, Interrupted : 11 janvier 2012 Numéro #6 : On Your Own, Part 1 : 8 février 2012 Numéro #7 : On Your Own, Part 2 : 14 mars 2012 Numéro #8 : Apart Of Me, Part 1 : 11 avril 2012 Numéro #9 : Apart Of Me, Part 2 : 9 mai 2012 Numéro #10 : Apart Of Me, Part 3 : 13 juin 2012 Numéro #11 : Guarded, Part 1 : 11 juillet 2012 Numéro #12 : Guarded, Part 2 : 8 août 2012 Numéro #13 : Guarded, Part 3 : 12 septembre 2012 Numéro #14 : Billy the Vampire Slayer, Part 1 : 10 octobre 2012 Numéro #15 : Billy the Vampire Slayer, Part 2 : 14 novembre 2012 Numéro #16 : Welcome To The Team, Part 1 : 12 décembre 2012 Numéro #17 : Welcome To The Team, Part 2 : 9 janvier 2013 Numéro #18 : Welcome To The Team, Part 3 : 13 février 2013 Numéro #19 : Welcome To The Team, Part 4 : 13 mars 2013 Numéro #20 : The Watcher : 10 avril 2013 Numéro #21 : The Core, Part 1 : 8 mai 2013 Numéro #22 : The Core, Part 2 : 12 juin 2013 Numéro #23 : The Core, Part 3 : 10 juillet 2013 Numéro #24 : The Core, Part 4 : août 2013 Numéro #25 : The Core, Part 5 : septembre 2013 Parution française Tome #1 : Chute libre 9 mai 2012 (contient les numéros 1 à 5) Tome #2 : Toute seule 5 décembre 2012 (contient les numéros 6 à 10) Tome #3 : Protection 5 juin 2013 (contient les numéros 11 à 15) Tome #4 : Bienvenue dans l'équipe 6 novembre 2013 (contient les numéros 16 à 20) Tome #5 : Le Noyau 4 juin 2014 (contient les numéros 21 à 25) === Dixième saison (2014-2016) === La saison 10 débute en , se déroulant 6 mois après les événements de la saison 9. Parution américaine Numéro #1 : New Rules, Part 1 : mars 2014 Numéro #2 : New Rules, Part 2 : avril 2014 Numéro #3 : New Rules, Part 3 : mai 2014 Numéro #4 : New Rules, Part 4 : avril 2014 Numéro #5 : New Rules, Part 5 : juillet 2014 Numéro #6 : I Wish, Part 1 : août 2014 Numéro #7 : I Wish, Part 2 : septembre 2014 Numéro #8 : Return To Sunnydale, Part 1 : octobre 2014 Numéro #9 : Return To Sunnydale, Part 2 : novembre 2014 Numéro #10 : Day Off/Harmony In My Head : décembre 2014 Numéro #11 : Loves Dares You, Part 1 : janvier 2015 Numéro #12 : Loves Dares You, Part 2 : février 2015 Numéro #13 : Loves Dares You, Part 3 : mars 2015 Numéro #14 : Relationship Status: Complicated, Part 1 : avril 2015 Numéro #15 : Relationship Status: Complicated, Conclusion : mai 2015 Numéro #16 : Old Demons, Part 1 : juin 2015 Numéro #17 : Old Demons, Part 2 : juillet 2015 Numéro #18 : Old Demons, Part 3 : août 2015 Numéro #19 : Freaky Giles Day : septembre 2015 Numéro #20 : Triggers : octobre 2015 Numéro #21 : Pieces on the Ground, Part 1 : novembre 2015 Numéro #22 : Pieces on the Ground, Part 2 : décembre 2015 Numéro #23 : Pieces on the Ground, Part 3 : janvier 2016 Numéro #24 : Pieces on the Ground, Part 4 : février 2016 Numéro #25 : Pieces on the Ground, Part 5 : mars 2016 Numéro #26 : Own It, Part 1 : avril 2016 Numéro #27 : Own It, Part 2 : mai 2016 Numéro #28 : Own It, Part 3 : juin 2016 Numéro #29 : Own It, Part 4 : juillet 2016 Numéro #30 : Own It, Part 5 : août 2016 Parution française Tome #1 : Nouvelle règles 7 janvier 2015 (contient les numéros 1 à 5) Tome #2 : Le prix des souhaits 9 juin 2015 (contient les numéros 6 à 10) Tome #3 : Quand l'amour vous met au défi 24 février 2016 (contient les numéros 11 à 15) Tome #4 : Vieux Démons : 6 juillet 2016 (contient les numéros 16 à 20) Tome #5 : Repose en pièces : 15 mars 2017 (contient les numéros 21 à 25) Tome #6 : Savoir se prendre en main : 23 août 2017 (contient les numéros 26 à 30) === Onzième saison (2016-2017) === Parution Américaine Numéro #1 : The Spread of their Evil : novembre 2016 Numéro #2 : In Time of Crisis : décembre 2016 Numéro #3 : A House Divided : janvier 2017 Numéro #4 : Desperate Times : février 2017 Numéro #5 : Desperate Measures : mars 2017 Numéro #6 : Back to the Wall : avril 2017 Numéro #7 : Disempowered : mai 2017 Numéro #8 : Ordinary People : juin 2017 Numéro #9 : The Great Escape : juillet 2017 Numéro #10 : Crimes Against Nature : août 2017 Numéro #11 : Revelations : septembre 2017 Numéro #12 : One girl in all the World : octobre 2017 Parution française Aucune date prévue à ce jour === Douzième saison (2018) === Cette saison est la dernière et se concentre sur le futur avec le retour notamment de la Tueuse du futur : Fray. Parution américaine Numéro #1 : The Reckoning, Part 1 : juin 2018
[ "Toute la peine du monde", "Le Mariage de Buffy", "Predators and Prey", "Trahison (Buffy)", "Les Deux Visages", "La roue tourne (Buffy)", "La Fronde (Buffy)", "Moloch (Buffy)", "La Tête sous l'eau", "The WB Television Network", "Désillusions", "Un lourd passé", "Breuvage du diable", "Exercice de style", "Rendez-vous dangereux", "La Quête (Buffy)", "Sans défense (Buffy)", "Personnages de Buffy contre les vampires et d'Angel", "La Soirée de Sadie Hawkins", "Connivences", "Le Soleil de Noël", "La Momie inca", "L'Esprit vengeur", "fusillade de Columbine", "Tales of the Vampires", "Le Masque de Cordolfo", "La Femme invisible (Buffy)", "Retraite (Buffy Comic)", "Alias Angelus", "Quand Spike s'en mêle", "Anne (Buffy)", "Tabula rasa (Buffy)", "La Déclaration (Buffy)", "Sous influence (Buffy)", "Vice versa (Buffy)", "Fin de saison (télévision)", "Entropie (Buffy)", "Intrigues en sous-sol", "La Faille (Buffy)", "After These Messages... We'll Be Right Back!", "Le Puzzle (Buffy)", "La Métamorphose de Buffy", "L'Inspection", "Le Fiancé", "Le Double (Buffy)", "Disparitions sur le campus", "Météorite (Buffy)", "série télévisée", "Jalousies (Buffy)", "Ça a commencé", "Crépuscule (Buffy Comic)", "Superstar (Buffy)", "Chaos (épisode de Buffy)", "Fast food (Buffy)", "Saison 4 de Buffy contre les vampires", "Un amour de pleine lune", "La Fin du monde (Buffy)", "Meilleurs Vœux de Cordelia", "Voix intérieures", "Anywhere but Here", "La Prédiction", "Les Hyènes", "Triangle (Buffy)", "Un premier rendez-vous manqué", "La Spirale (Buffy)", "L'Armée des ombres (Buffy)", "Orphelines", "Saison (télévision)", "Harmonic Divergence", "Crise d'identité (Buffy)", "La Boule de Thésulah", "Par amour (Buffy)", "L'Apocalypse (Buffy)", "Cauchemar (Buffy)", "Cohabitation difficile", "Safe (Buffy Comic)", "Buffy contre Dracula", "Chagrin d'amour (Buffy)", "La Clé (Buffy)", "Baiser mortel", "Folles de lui (Buffy)", "La Face cachée (Buffy)", "Attaque à Sunnydale", "Buffy contre les vampires", "La Fin des temps, partie 2", "Pour toujours (Buffy contre les vampires)", "Liste des épisodes d'Angel", "Facteur Yoko", "Sans espoir", "Résurrection (Buffy)", "Rédemption (Buffy)", "Living doll", "Acathla", "Les Foudres de la vengeance", "314 (Buffy)", "Kendra (épisode de Buffy)", "Le Sceau de Danzalthar", "La Corde au cou (Buffy)", "Turbulence (Buffy Comic)", "Willow (Buffy Comic)", "Le Zéro pointé", "Le Démon d'Halloween (Buffy)", "Innocence (épisode de Buffy)", "Le Bal de fin d'année", "La Maison hantée (Buffy)", "Les Chiens de l'enfer", "United Paramount Network", "Saison 1 de Buffy contre les vampires", "Buffy, tueuse de vampires", "Œufs surprises", "À la dérive (Buffy)", "Démons intérieurs", "L'Aube du dernier jour", "Un long retour au bercail", "Vasilis Lolos", "Alyson Hannigan", "Piégée (Buffy)", "Pas d'avenir pour toi !", "Une revenante, partie 2", "Cœur de loup-garou", "Swell (Buffy Comic)", "Les Liens du sang (Buffy)", "Saison 7 de Buffy contre les vampires", "Tous contre Buffy", "Halloween (Buffy)", "Un silence de mort", "Retour aux sources (Buffy)", "La Boîte de Gavrock", "Sans issue (Buffy)", "Billy (Buffy)", "Contre-attaque (Buffy)", "El Eliminati", "Riley (Buffy Comic)", "Saison 2 de Buffy contre les vampires", "Saison 6 de Buffy contre les vampires", "Que le spectacle commence (Buffy)", "Dévotion (Buffy)", "Bienvenue à Sunnydale", "Une revenante, partie 1", "Incantation (Buffy)", "Sortilèges (Buffy)", "Time of your Life", "Sœurs ennemies", "Intolérance (Buffy)", "Duel (Buffy)", "A Beautiful Sunset", "Chronologie de la série Buffy contre les vampires", "Rouge passion", "La Cérémonie (épisode de Buffy)", "Saison 3 de Buffy contre les vampires", "Mensonge (Buffy)", "Réminiscence (Buffy)", "La Fin des temps, partie 1", "Saison 5 de Buffy contre les vampires", "La Marionnette (Buffy)", "La Relève (Buffy)", "Pleine Lune (Buffy)", "La Nouvelle Petite Sœur", "The Chain (Buffy Comic)", "Magie noire (Buffy)", "Révélations (Buffy)", "Stress (Buffy)", "Portée disparue", "Amours contrariés", "Au-dessus des lois (Buffy)", "Un charme déroutant", "La Dernière Lueur (Buffy Comic)", "Dépendance (Buffy)", "Les Hommes-Poissons", "Le Manuscrit (Buffy)", "Écarts de conduite (Buffy)", "Le Chouchou du prof", "Effet chocolat", "Phase finale", "Wolves at the Gate", "Esclave des sens", "Les Belles et les Bêtes" ]
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Bengali
Le bengali ou bangla (, ) est une langue indo-iranienne (sous-branche indo-aryenne) de la famille des langues indo-européennes. Avec l'assamais, il s'agit de la plus orientale des langues indo-européennes. Originaire de la région du Bengale à l'Est du sous-continent indien, première langue parlée au Bangladesh (en 2011, 76 % de la population l'ayant comme langue maternelle), soit de locuteurs ainsi que 13,8 % en tant que seconde langue, soit de locuteurs, pour un total de de locuteurs) et parlée en Inde, environ de locuteurs langue maternelle, soit environ de locuteurs langue maternelle dans le monde en 2011, le bengalais est la langue nationale du Bangladesh et langue officielle dans les États indiens du Bengale-Occidental, Tripura et certains districts d'Assam. En outre, il est parlé par d'importantes communautés en Amérique du Nord, Europe, Moyen-Orient, Sud-Est asiatique. C'est la langue maternelle d'environ de locuteurs ( ou rang au niveau mondial). La langue bengalaise dérive du prakrit magadhi, une forme vernaculaire de l'ancien sanskrit, comme d'autres langues dont les plus proches sont l'assamais et l'oriya. Le bengalais s'est développé en 1000-1200 ap. J.-C. Une grande partie de son vocabulaire a été empruntée au sanskrit, tout en recevant un apport lexical arabo-persan important. Il a influencé un grand nombre de langues tibéto-birmanes du nord-est de l'Inde, en particulier le metei qui lui a emprunté son écriture. Il est noté dans un semi-syllabaire qui lui est propre, dérivé de la brahmi et très proche de la devanagari, dont il respecte les principes généraux ; son tracé est cependant plus anguleux. Le bengalais par sa grande diversité de variantes régionales constitue un continuum linguistique. Le , plusieurs étudiants furent tuées lors d'une manifestation pour la langue bengalaise à l'université de Dacca, au Bangladesh. À cette période, le pays est encore sous la domination du Pakistan qui impose aux Bengalais l'ourdou, langue prédominante du Pakistan actuel. Pour cette raison en 1999, l'UNESCO décide de commémorer tous les 21 février la Journée internationale de la langue maternelle. Les représentants les plus connus du bengalais sont le lauréat du prix Nobel de littérature Rabindranath Tagore et l'écrivain cinéaste Satyajit Ray. == Famille et origine == Comme les autres langues indo-aryennes, sous-groupe des langues indiques orientales, le bengali résulte des langues indiques moyennes de l’Est du sous-continent indien. Avant 500 apr. J.-C., premières langues orales attestées de la région : prakrit magadhi maïthili En 500 apr. J.-C., elles évoluent avec la langue de Buddha en ardhamagadhi (« semi-magadhi »). Juste avant 1000 apr. J.-C., l’ardhamagadhi, comme pour tous les autres prakrit au Nord du sous-continent indien, commence à fonder ce qui était appelé le groupe apabhramsa. Le groupe de langues apabhramsa locales de l’est du sous continent, apabhramsa abahatta aussi appelé purvi, avahatta, s’est subdivisé en variantes régionales à l’époque, qui furent à leur tour à l’origine de 3 groupes aujourd’hui : le groupe bihari, le groupe oriya, et le groupe bengali-assamais. Certains arguent que les points de divergences ont eu lieu beaucoup plus tôt mais la langue n’était pas stable et fixée : différentes variétés coexistaient et les auteurs écrivaient souvent dans plusieurs de ces langues. Par exemple, il semble que le prakrit magadhi ait évolué en apabhramsa abahatta autour du VIe siècle, en concurrence avec le bengali pendant un certain temps. === Subdivisions historiques === L’histoire du bengali est généralement subdivisée en 3 périodes. === Moyenne période et début de la nouvelle période === Historiquement proche du pâli, le bengali était de plus en plus influencé par le sanskrit durant l’époque du bengali moyen (ère Chaitanya 1486 - 1534), et aussi durant la Renaissance du Bengale 1775- 1941, commencement du nouveau bengali. Parmi les langues indo-européennes sur le sous-continent indien, le bengali et le marathi maintiennent une large base de vocabulaire sanskrit tandis que l’hindi et les autres langues telles que panjabi, sindhi et gujarati sont plus influencées par l’arabe et le persan. === XVIIIe siècle, le siècle des grammaires === Jusqu’au XVIIIe siècle, personne n’avait encore essayé de documenter la grammaire du bengali. Le premier dictionnaire/grammaire bengali écrit Vocabolario em idioma Bengalla, e Portuguez dividido em duas partesé, le fut par le missionnaire portugais Manoel da Assumpção entre 1734 et 1742 durant son service au Bhawal. Nathaniel Brassey Halhed, un grammairien britannique, écrivit une grammaire moderne du bengali (A Grammar of the Bengal Language, 1778) qui utilisait une typographie bengali d’impression pour la première fois du bengali, qui écrivit aussi une grammaire, Grammar of the Bengali Language (1832). Ishwar Chandra Vidyasagar, qui écrivit le Sadhu Bangla, où fut découvert tardivement Barna-Parichaya, un texte qui encore aujourd’hui joue un grand rôle dans l’enseignement du bengali aux écoliers. Durant cette période, la forme Choltibhasha, utilisant des flexions simplifiées et d'autres modifications, émergea du Shadhubhasha (ancienne forme) comme la forme de choix pour le bengali écrit. === Époque contemporaine === Avec une longue et riche tradition littéraire, le bengali unit une région culturellement multiple. En 1951–52, au Pakistan oriental (aujourd’hui le Bangladesh), naît le Mouvement pour la Langue Bengali (Bhasha Andolon) au sein de la population animée, par la forte conscience d’appartenance linguistique. Bien que le bengali fût parlé par la majorité des populations de ce Pakistan oriental, l’ourdou avait été décrété comme la seule langue nationale. Le , protestataires étudiants et militants manifestaient pour maintenir l’écriture du bengali dans son alpha-syllabaire propre et pour obtenir sa reconnaissance comme langue d’État, lorsque police et militaires ouvrirent le feu à l’université de Dhaka. Trois jeunes étudiants et plusieurs autres personnes furent tués. Ce jour est depuis resté Journée du Mouvement pour la Langue au Bangladesh, puis plus tard en 1999, l’UNESCO décide de commémorer tous les 21 février comme Journée internationale de la langue maternelle. == Distribution géographique == Le bengali est originaire de la région orientale du sous-continent indien connu sous l’appellation Bengale, qui comprend le Bangladesh, l’Inde pour partie avec les états suivants : Bengale-Occidental, partiellement le Tripura, et 3 districts de celui d’Assam, formant ce qui est communément appelé la vallée de Barak : Cachar Karimganj Hailakandi Il est encore minoritairement parlé dans les États indiens Jharkhand et sur les îles Andaman-et-Nicobar.En outre il est parlé par d'importantes communautés aux Sud-Est asiatique : Malaisie, Népal, Singapour, Australie, Birmanie ; Moyen-Orient : Arabie saoudite, Émirats arabes unis ; Europe : Royaume-Uni, France ; Amérique du Nord : États-Unis. === Statut officiel === Le bengali est la langue officielle et nationale du Bangladesh et l’une des officielles reconnues par l'Inde. C’est la langue officielle des États : Bengale-Occidental, et Tripura. Cette langue couvre une aire de 300000 kilomètres carrés, dans le golfe du Bengale et périphérie. C’est aussi une langue coofficielle pour l’État d’Assam C’est une langue majeure dans le territoire de l’Union indienne Îles Andaman-et-Nicobar. Les hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh furent tous deux écrits par le prix Nobel bengali Rabindranath Tagore. Depuis 1987 et la loi Bangla Bhasha Procholon Ain, tous les dossiers et correspondances, lois, procédures judiciaires et autres actions en justice doivent être rédigés en bengali dans tous les tribunaux, bureaux gouvernementaux ou semi-gouvernementaux et institutions autonomes du Bangladesh. En 2009, les représentants élus du Bangladesh et du Bengale-Occidental ont demandé ensemble que la langue bengalie devienne une langue officielle de l’Organisation des Nations unies. === Écrit, parlé et variantes régionales === Le bengali parlé présente une grande variété de variantes régionales, constituant un continuum linguistique, à l’origine d’une diglossie entre la langue écrite et la langue parlée. La majorité des Bengalis est capable de communiquer dans plus d’une variété {{incise|bien souvent, les locuteurs parlent couramment le cholitobhasha (bengali parlé standard) et une ou plusieurs autres variantes régionales : Shadhubhasha (সাধু shadhu = 'chaste' ou 'sage'; ভাষা bhasha = 'langue') était la langue écrite avec des flexions verbales longues et un vocabulaire (তৎসম tôtshôm) plus proche du Sanskrit. Des chants tels que l’hymne national indien Jana Gana Mana (de Rabindranath Tagore) ou le chant national Vande Mataram (de Bankim Chandra Chattopadhyay) ont été composés en Shadhubhasha. Cependant, l’utilisation du Shadhubhasha dans la langue écrite moderne est négligeable, sauf intention délibérée d’obtenir certains effets ; Choltibhasha (চলতিভাষা) ou Cholitobhasha (চলিত cholito = courant), connu par les linguistes comme Manno Cholit Bangla (bengali parlé standard), est un bengali écrit présentant une prépondérance d’idiomes familiers et de formes verbales courtes. Standard pour le bengali écrit, il sert maintenant à la plupart des écrits. Il est devenu à la mode au tournant du XIXe siècle, lancé par les écrits Peary Chand Mitra (Alaler Gharer Dulal, 1857), Pramatha Chowdhury (Sabujpatra, 1914) et par les derniers écrits de Rabindranath Tagore. Il est formé par une base de variantes régionales du sud ouest (Rarh), notamment par la variante régionale parlée de la région de Shantipur. Elle se situe dans le district indien, de Nadia, Bengale-Occidental à la frontière du Bangladesh et non loin de la ville de Kolkata (ensuite nommée Calcutta par les Britanniques), centre culturel du Bengale durant la standardisation du bengali à la fin du .Il est souvent fait référence à cette forme de bengali sous les appellations « standard de Nadia » ou Shantipuri bangla. C’est ce bengali parlé standard : choltibhasha (চলতিভাষা) ou cholitobhasha, qui est aujourd’hui accepté comme une forme standard aussi bien au Bengale-Occidental qu’au Bangladesh. Le Sud-Est du Bengale-Occidental, Kolkata inclus, parle le bengali parlé standard, au contraire des autres zones, où est parlé le « bengali ». Comme le bengali est un continuum linguistique, les variations des variantes régionales du bengali seront mineures ou très différentes, voire pas compréhensibles. La majorité au Bangladesh parle des variantes notablement différentes du bengali parlé standard. ==== Différence d’usage ==== Dans certains cas, des locuteurs du bengali standard au Bengale-Occidental utiliseront un mot différent de ceux parlant bengali standard au Bangladesh, même si chacun de ces mots provient du bengali. Par exemple, ' (sel) à l’ouest correspond à ' à l’est Quelques exemples : bonjour : nômoshkar (S) correspond à assalamualaikum/slamalikum (A) ; invitation : nimontron/nimontonno (S) correspond à daoat (A) ; eau : jol (S) correspond à pani (S) ; père : baba (P) correspond à abbu/abba (A) ; (S = dérivé du sanskrit, P= dérivé du persan, A = dérivé de l’arabe). == Système d’écriture == Le système d’écriture du bengali n’est pas un système d’écriture alphabétique (comme l’alphabet latin), mais un abugida ou un alphasyllabaire, c'est-à-dire que ses graphèmes représentent une syllabe de base, formée d'une consonne et d'une voyelle inhérente. C’est une variante de l’écriture Nagari orientale utilisée à travers le Bangladesh et l’Est indien (Assam, Bengale-Occidental et le Mithila région du Bihar). L’écriture Nagari orientale semble avoir évolué d’une écriture Brahmique modifiée autour de 1000 ap. J.-C. et est similaire à l’alphasyllabaire devanagari utilisé pour le sanskrit et plusieurs autres langues modernes indiques (par ex. hindi, marâthî et nepâlî). L’écriture bengalie est très proche historiquement de l’écriture assamaise, l’écriture oriya (bien que cette proximité ne soit pas très évidente en apparence) et du mithilakshar (l’écriture originelle de la langue maïthili). L’écriture bengali est une écriture cursive. Il n’y a pas de distinction bicamérale, c'est-à-dire entre des majuscules et des minuscules, il n'y a qu'une seule forme de lettre et non deux, c’est donc une écriture monocamérale. On écrit de gauche à droite. Les mots sont séparés par des espaces. Comme pour le devanagari, l’écriture bengalie a une barre horizontale continue qui lie chaque caractère entre eux par leurs sommets. La voyelle par défaut de l'abugida ou de l'alphasyllabaire bengali est généralement une voyelle postérieure : soit par exemple মত « opinion » ; soit ), par exemple মন « esprit » ; variante possible comme une voyelle plus ouverte, la voyelle postérieure . Pour représenter emphatiquement une consonne sans sa voyelle par défaut, un diacritique spécial, appelé hôshonto (্) (cf. langue arabe sukūn), peut être ajouté en dessous du graphème consonantique de base (par exemple ম্ ). Ce diacritique n’est pas communément employé cependant, et sert principalement comme guide de prononciation. La nature alphasyllabaire du bengali n’est pas régulière. Souvent les syllabes consonantiques finale, qui ne portent pas de voyelle par défaut ne sont pas marquées par le hôshonto (par exemple le final ন dans মন ou le median ম dans গামলা ). La représentation des autres voyelles associées que la voyelle par défaut peut être réalisée par une grande variété de voyelles diacritiques allographes au- dessus, en- dessous, avant, après, ou même autour du graphème de base, afin de former ces syllabes omniprésentes, appelées ligatures. Ces allographes dépendants sont appelés kars (matras en hindi). Par exemple, le graphème মি représente la syllabe /mi/, constituée de la consonne et de la voyelle , où est représenté comme l’allographe diacritique ি (appelé i-kar), qui est placé au début du graphème. Ainsi en est-il des graphèmes মা , মী , মু , মূ , মৃ , মে /, মৈ , মো and মৌ représentant la consonne combinée avec les sept autres voyelles et les deux diphtongues. Ainsi l’écriture bengalie permet de représenter : neuf voyelles et deux diphthongues ; et autres modificateurs. === Romanisation === Plusieurs conventions existent pour romaniser les langues indiques, dont le bengali. Celles-ci utilisent l’« Alphabet International pour la Translittération du Sanskrit » ou IAST (basé sur les diacritiques), « Translittération des langues indiennes » ou ITRANS (alphabets de majuscules d'utilisations convenus pour les claviers ASCII), et le Système de romanisation de la bibliothèque nationale de Calcutta. Pour la romanisation du bangla, il faut distinguer la translittération de la transcription. La translittération est orthographique (l’orthographe originelle peut être retrouvée), tandis que la transcription est phonétique (la prononciation peut être reproduite). Ainsi pour le bangla, la translittération et la transcription seront différente, comme l’anglais ne possédait pas les sons du bangla et que la prononciation ne reflète pas complètement l’orthographe. == Phonologie == Pour chaque phonème, la prononciation (API), le caractère bengali et la romanisation (ISO 15919) sont indiqués. === Voyelles === === Voyelles nasalisées === === Consonnes === == Numération == La numération bengalie est un système de numération décimal.
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Boris Karloff
William Henry Pratt, dit Boris Karloff, né le à Dulwich (près de Londres) et mort le à Midhurst (Sussex), est un acteur britannique, principalement connu pour avoir incarné le monstre de Frankenstein dans le film classique Frankenstein (1931). Ce film de sa carrière l'établit en effet comme une icône du cinéma d'horreur, Boris Karloff reprenant ensuite ce rôle dans les films La Fiancée de Frankenstein (1935) et Le Fils de Frankenstein (1939). Karloff a aussi incarné le personnage d'Imhotep dans le film La Momie (1932), et a doublé le personnage du dans l'émission spéciale animée Comment le Grinch a volé Noël ! du Dr. Seuss en 1966, ce qui lui valut un Grammy Award. Outre ses nombreux rôles au cinéma (174 films), Karloff a joué dans de nombreuses pièces de théâtre et fait des apparitions également dans des dizaines d'émissions de radio et de télévision. Il a été honoré deux fois sur le Hollywood Walk of Fame, avec une étoile pour son parcours au cinéma et une autre pour la télévision. == Biographie == === Origines === William Henry Pratt est le dernier-né d'une famille de neuf enfants, après sept garçons et une fille. Son père travaillait à l'administration consulaire de l'Inde anglaise. Quand ses parents meurent alors qu'il est enfant, William est élevé par sa fratrie. Il est aussi le petit-neveu d’Anna Leonowens, préceptrice des enfants du roi de Siam. C'est en en 1909 qu'il décide de changer de nom pour Boris Karloff, alors qu'il se rend en train chez l'imprésario Walter Kelly à Seattle. Selon ses dires, le patronyme Karloff serait lié à la famille de sa mère, tandis que le prénom Boris aurait été choisi pour son côté exotique. === Carrière === Émigré au Canada, comme ouvrier agricole, Boris Karloff met du temps à percer à l'écran. À partir de 1916, il commence à faire de la figuration et entame finalement sa carrière d'acteur à partir de 1919. En 1931, il finit par se faire remarquer en jouant dans le film Le Code criminel d'Howard Hawks. C'est cette même année que James Whale et le maquilleur Jack Pierce inventent le masque de Frankenstein qui collera à Karloff toute sa vie. Il devient ainsi un célèbre acteur de films d'épouvante et fantastiques américains. Karloff joue dans de nombreux films, et c'est le rôle de la créature de Frankenstein qui le rend célèbre en 1931, dans le film du même nom réalisé par James Whale, dans lequel il n'est pourtant mentionné au générique que par un point d'interrogation. Qu'importe : le public adore. Acteur définitivement marqué par ce personnage hors normes auquel un visage anguleux et sévère convenait parfaitement, presque toute sa carrière sera consacrée aux personnages inquiétants, parfois dotés de pouvoirs surnaturels ou maléfiques. Dans cette perspective, il interprétera un nombre impressionnant de docteurs et professeurs aux pratiques bien peu conventionnelles. Il incarne le monstre de Frankenstein dans deux suites, La Fiancée de Frankenstein (1935) et Le Fils de Frankenstein (1939) et retourne à plusieurs reprises au thème de Frankenstein, d'abord dans La Maison de Frankenstein (1944) où il interprète un rôle de savant fou tout en donnant la réplique à Glenn Strange qui avait repris le rôle de la créature et, plus tard, dans la série B Frankenstein contre l'homme invisible (1958) où il joue cette fois le personnage du docteur Frankenstein. Il se fait aussi remarquer par ses talents d'acteur dramatique, notamment au théâtre dans la pièce Arsenic et Vieilles Dentelles de Joseph Kesselring. Il retrouve dans les années 1950 un certain succès avec le rôle du colonel March, sur le grand écran puis à la télévision. Un de ses derniers rôles, en 1966, est celui d'une grand-mère excentrique Mother Muffin dans la série Annie, agent très spécial, aux côtés de Robert Vaughn (Napoléon Solo) et Stefanie Powers. La même année, il joue également le rôle du Maharadjah de Karapur () dans la deuxième saison des Mystères de l'Ouest (épisode 2, La Nuit du Cobra d'Or). Il tourne dans environ qui, à l'en croire, ne lui ont apporté que peu de satisfactions en tant que comédien. === Vie privée === Boris Karloff s'est marié cinq fois : en 1912 avec Olive de Wilton (actrice), en 1920 avec Montana Laurena Williams (musicienne), en 1924 avec Helene Vivian Soulee (danseuse), en 1930 avec Dorothy Stein (libraire) et en 1946 avec Evelyn Hope Helmore (éditrice de scénarios). == Filmographie == === Année 1919 === 1919 : Par amour (The Lightning Raider) de George B. Seitz 1919 : The Masked Rider d' Aubrey M. Kennedy : un Mexicain au saloon 1919 : Sa Majesté Douglas (His Majesty, the American) de Joseph Henabery : l'espion 1919 : The Prince and Betty, de Robert Thornby : rôle indéterminé === Années 1920 === === Années 1930 === === Années 1940 === ==== Cinéma ==== ==== Théâtre ==== 1941 à 1944 : Arsenic et vieilles dentelles de Joseph Kesselring, Fulton Theatre, Hudson Theatre 1948 : The Linden Tree de John Boynton Priestley, Music box theatre === Années 1950 === ==== Cinéma ==== ==== Télévision ==== 1951 : Tales of Tomorrow (série) 1954-1956 : Les Aventures du Colonel March : le colonel Perceval March (série, 21 épisodes) 1955 : A Connecticut Yankee : le roi Arthur ==== Théâtre ==== 1950 : Peter Pan, comédie musicale, musique Leonard Bernstein avec Jean Arthur === Années 1960 === ==== Cinéma ==== ==== Télévision ==== === Années 1970 === Filmographie posthume == Distinctions et hommages == === Distinction === Grammy Awards 1968 : Grammy Award du « Best Recording For Children » pour la chanson dans l'émission spéciale animée Comment le Grinch a volé Noël !, bien que la voix du Grinch dans la chanson ait été en vérité doublée par l'acteur Thurl Ravenscroft. === Hommages === Pour l'ensemble de sa carrière, Boris Karloff reçoit le deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame, une au 1737 Vine Street pour son activité au cinéma, et une autre au 6664 Hollywood Boulevard pour son activité à la télévision. L'astéroïde (101383) Karloff a été nommé en son honneur.
[ "The Love Mart", "J. Walter Ruben", "Le Collectionneur de cadavres", "Le Procès Paradine (film, 1962)", "L'Honneur de son fils", "La Patrouille perdue (film)", "T. Hayes Hunter", "Soft Cushions", "Lionel Barrymore", "Edward José", "Hobart Henley", "1964 au cinéma", "1942 au cinéma", "Deux Nigauds contre le Dr Jekyll et Mr Hyde", "Le Génie fou", "Cerveaux de rechange", "Erle C. Kenton", "The Altar Stairs", "Seattle", "Le Démon de la mer", "Lloyd Corrigan", "Quelle averse !", "Two Sisters", "Lady Robinhood", "Le Spectre vert", "Charlie Chan à l'Opéra", "Sussex de l'Ouest", "La Momie (film, 1932)", "Norman Z. McLeod", "Des filles disparaissent", "L'Homme que j'ai ressuscité", "The Cave Girl", "Clarence Brown", "Joseph Pevney", "Un gentilhomme d'Amérique", "The Hope Diamond Mystery", "La Maison des Rothschild", "Peter Pan (comédie musicale, 1950)", "Sussex", "Bruce M. Mitchell", "Edward F. Cline", "Le Rossignol et l'Empereur de Chine (film, 1948)", "Saison 2 des Mystères de l'Ouest", "Vultures of the Sea", "À l'est de Shanghaï (film, 1937)", "David Smith (réalisateur)", "Lambert Hillyer", "Lewis Milestone", "1958 au cinéma", "Mr. Wong in Chinatown", "B. Reeves Eason", "savant fou", "The Little Wild Girl", "James Cruze", "Film d'horreur", "1969 au cinéma", "1954 à la télévision", "1937 au cinéma", "Duke Worne", "Edgar Georg Ulmer", "Michael Reeves", "The Guilty Generation", "La Sépulture maudite", "Le Visage masqué", "1972 au cinéma", "Alerte la nuit", "Thriller (série télévisée)", "John Francis Dillon", "Mark Robson", "Lewis H. Moomaw", "1931 au cinéma", "The Bad One", "James Patrick Hogan", "James Whale", "1962 à la télévision", "David Butler (réalisateur)", "Le Masque d'or", "John Ford", "Par amour (film, 1919)", "Alfred E. Green", "10e cérémonie des Grammy Awards", "Edward Dmytryk", "1923 au cinéma", "Douglas Sirk", "1930 au cinéma", "Vaincre ou mourir (film, 1926)", "Siam", "Maurice Tourneur", "1948 au cinéma", "The Incredible Invasion", "Ralph Ince", "Le Fantôme vivant", "Anna Leonowens", "The Secret World of Eddie Hodges", "Sharp Shooters", "Dr. Seuss", "William Asher", "William Bertram", "1926 au cinéma", "1960 à la télévision", "1944 au théâtre", "L'Halluciné", "1952 au cinéma", "Terry O. Morse", "Joseph Franz", "Jean Arthur", "Scott Pembroke", "Le Baron Gregor", "Vendredi 13 (film, 1940)", "George B. Seitz", "Allen Dale", "La Vie secrète de Walter Mitty (film, 1947)", "The Prince and Betty", "Tom Buckingham", "Les Conquérants d'un nouveau monde", "Nom de scène", "Le croque-mort s'en mêle", "1957 au cinéma", "Les Trois Visages de la peur", "William C. McGann", "The Utah Kid", "Raoul Walsh", "1946 au cinéma", "The Woman Conquers", "Le Mort qui marche", "1938 au cinéma", "The Infidel", "La Villa des piqués", "Noël Simsolo", "1967 au cinéma", "Henry Edwards (acteur)", "Acteur", "Ford Beebe", "1940 au cinéma", "cinéma d'horreur", "Lew Landers", "Stefanie Powers", "George Fitzmaurice", "Ray Taylor", "Daniel Haller", "Frank S. Mattison", "1941 au cinéma", "Leonard Bernstein", "Cracked Nuts", "Canada", "L'Île des morts (film, 1945)", "Tarzan et le Lion d'or (film)", "The Courage of Marge O'Doone", "Imhotep (La Momie)", "Alfred L. Werker", "Robert Vaughn", "Dick Tracy contre le gang", "1947 au cinéma", "Charles Barton", "George Marshall (réalisateur)", "(101383) Karloff", "1919 au cinéma", "ouvrier agricole", "Bikini Beach", "Le Messager du diable", "Voodoo Island", "The Vanishing Legion", "Riders of the Plains", "Cheated Hearts", "1936 au cinéma", "King of the Wild", "Jack Conway", "1928 au cinéma", "Thurl Ravenscroft", "La Maison de Frankenstein", "Charles Brabin", "Mr. Wong, Detective", "Stuart Paton", "La Cible (film, 1968)", "Mario Bava", "Chester Withey", "Roy William Neill", "1935 au cinéma", "Nick Grinde", "Royaume-Uni", "1921 au cinéma", "Annie, agent très spécial", "Jacques Jaccard", "Henry MacRae", "H. Bruce Humberstone", "La Passion du docteur Hohner", "1925 au cinéma", "Cabaret de nuit (film, 1932)", "1924 au cinéma", "1951 au cinéma", "Sa Majesté Douglas", "1922 au cinéma", "Behind That Curtain", "Omar the Tentmaker", "Dimitri Buchowetzki", "Juggernaut (film)", "1948 au théâtre", "Peter Bogdanovich", "Fred Niblo", "Le Corsaire masqué", "Richard Thorpe", "Lynn Reynolds", "Cecil B. DeMille", "Jules Bass", "1951 à la télévision", "John Rawlins", "The Bells (film, 1926)", "Tales of Tomorrow", "Jean-Pierre Andrevon", "Frankenstein contre l'homme invisible", "John Boynton Priestley", "1966 au cinéma", "The Nickel-Hopper", "The Meddlin' Stranger", "Nathan Juran", "The Masked Rider (film, 1919)", "1934 au cinéma", "Karl Freund", "The Invisible Menace", "1949 au cinéma", "Robert Stevenson (réalisateur)", "1965 au cinéma", "Rowland V. Lee", "Howard W. Koch", "caméo", "The Deadlier Sex", "La Fiancée de Frankenstein", "Irving J. Moore", "Frankenstein (film, 1931)", "Sabaka", "monstre de Frankenstein", "Éditions Robert Laffont", "Robert Wise", "Robert Day", "Roger Corman", "Mad Monster Party?", "1941 au théâtre", "Le Mystère du château noir", "Hollywood Boulevard", "1968 au cinéma", "Reginald Le Borg", "La Malédiction (film, 1940)", "Jiří Trnka", "La Frontière humaine", "The Miracle Man (film, 1932)", "Scarface (film, 1932)", "Raj britannique", "1944 au cinéma", "Le Rayon invisible (film, 1936)", "acteur", "Curse of the Crimson Altar", "Le Récupérateur de cadavres", "The Ghost in the Invisible Bikini", "Irving Cummings", "Deux Nigauds chez les tueurs", "British Intelligence Service", "Victor Frankenstein", "Angleterre", "Juan Ibáñez", "Fear Chamber", "Son gosse", "Mervyn LeRoy", "I Like Your Nerve", "Le Corbeau (film, 1963)", "Jack Hill", "Le Corbeau (film, 1935)", "Frank Lloyd", "1950 au théâtre", "Hugo Ballin", "Il Mostro dell'isola", "John Farrow", "1971 au cinéma", "Le Sang de la terre", "Five Star Final", "1920 au cinéma", "Harry S. Webb", "Howard Hawks", "Before I Hang", "Joseph Henabery", "Le Grincheux qui voulait gâcher Noël", "The Man from Downing Street", "Graft (film)", "Nuits parisiennes", "Glenn Strange", "Aubrey M. Kennedy", "Joseph Kesselring", "John G. Blystone", "Les Mystères de l'Ouest", "La Créature invisible", "James Young (réalisateur)", "Hollywood Walk of Fame", "Le Fils de Frankenstein", "1927 au cinéma", "Minuit sur le grand canal", "Arthur Lubin", "Cinéma fantastique", "The Fatal Hour (film, 1940)", "Dulwich", "Le Chat noir (film, 1934)", "Charles Lamont", "George Waggner", "Jacques Tourneur", "1963 au cinéma", "La muerte viviente", "Le Dernier des Mohicans (film, 1920)", "Roberto Bianchi Montero", "Herbert Blaché", "L'Inexorable", "1955 à la télévision", "Londres", "1966 à la télévision", "Midhurst", "Le Signal dans la nuit", "Bedlam (film)", "Le Beau Joueur", "Le Passeport jaune", "1970 au cinéma", "Tom Forman", "Celui qui avait tué la mort", "Le Code criminel", "1945 au cinéma", "Grammy Awards", "Une soirée étrange", "Alfred Santell", "The Fatal Warning", "The Prisoner (film, 1923)", "The Hellion", "Corridors of Blood", "1953 au cinéma", "F. Richard Jones", "The Daydreamer", "Comment le Grinch a volé Noël !", "L'Île du Diable (film, 1939)", "1932 au cinéma", "Le Mystère de Mr Wong", "William Nigh", "L'Avant-scène", "Le Château de la terreur", "J. P. McGowan", "Michael Curtiz", "Arsenic et Vieilles Dentelles", "1939 au cinéma", "1954 au cinéma", "Christy Cabanne", "The Devil Commands", "Robert Thornby", "Nan of the North", "Cette nuit ou jamais (film, 1931)", "Le Château des loufoques", "Two Arabian Knights", "The King of the Kongo", "A Connecticut Yankee (film, 1955)", "1929 au cinéma", "1933 au cinéma", "Les Affaires et le Plaisir", "Macabre sérénade", "La Tour de Londres (film, 1939)", "Francis Ford", "Monstre de Frankenstein", "The Public Defender", "Edward Sedgwick", "série B", "Le Singe tueur", "Wesley Ruggles" ]
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Bahreïn
, en forme longue , est un petit État insulaire d'Arabie, situé près de la côte ouest du golfe Persique, au Moyen-Orient. L'île de Bahreïn, qui est reliée à l'Arabie saoudite par la chaussée du roi Fahd vers l'ouest, constitue l'essentiel de son territoire. L'Iran se situe à environ au nord et le golfe de Bahreïn sépare l'île de la péninsule du Qatar au sud-est. En 2010, la population bahreïnienne est estimée à 1234571 personnes, dont plus de expatriés (soit 54 % de la population). Bahreïn a été l'un des lieux emblématiques de la civilisation antique de Dilmun, avant de tomber sous les dominations successives des empires parthe et sassanide. La région est convertie à l'islam en 628, ce qui en fait l'un des premiers pays musulmans. Après une période de domination par les Arabes, Bahreïn est occupé par les Portugais en 1521, avant d'être conquise par le Chah Abbas de l'Empire perse des Séfévides en 1602. En 1783, la tribu arabe Bani Utbah, venue du centre de la péninsule Arabique, s'empare de l'île et le pays est depuis dirigé par la famille royale Al Khalifa. À la fin du XIXe siècle, Bahreïn devient un protectorat britannique, et ce n'est qu'en 1971, à la suite du retrait britannique de la région à la fin des années 1960, que Bahreïn déclare son indépendance. Le pays se constitue en royaume sous l'impulsion de l'émir Hamed ben Issa al-Khalifa, qui devient le roi Hamed II. Le système politique est une monarchie. À partir du début de l'année 2011, le pays a connu des manifestations soutenues et répétées inspirées par les mouvements du Printemps arabe, principalement menées par la population de confession chiite (plus de 65 % de la population) et très vite rejointes par toutes les couches de la population : sunnites, riches, pauvres, hommes, femmes, adolescents. Mais l'enfermement du régime dans une répression de plus en plus sévère entraîne une escalade dans la violence de part et d'autre, avec le développement de groupes armés à l'action de plus en plus élaborée d'un côté, et une fermeture des options démocratiques toujours plus grande de l'autre. En 2021, le pays a un indice de développement humain très élevé (alors classé du monde). Aujourd'hui, les « deux mers » de Bahreïn peuvent faire référence : aux baies situées à l'est et à l'ouest de l'île ; aux mers du Nord et du Sud de l'île ; à l'eau salée de la mer et à l'eau douce des sources souterraines du territoire. En plus des puits dispersés dans le pays, la mer du nord compte quelques endroits, où l'eau douce émerge sur les plages d'eau salée, phénomène remarqué par les visiteurs du pays depuis l'Antiquité. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, « Bahreïn » (' en anglais) faisait référence à une région historique beaucoup plus importante que le territoire national actuel, incluant Al-Ahsa, Al-Qatif (aujourd'hui rattachées à la province orientale de l'Arabie saoudite) et les îles d’' (Bahreïn actuel). La région s'étirait depuis Bassorah en Irak, jusqu'au détroit d'Ormuz à Oman et s'appelait alors province de Bahreïn (). == Géographie == Bahreïn est un archipel de trente-trois îles, généralement plat et aride du golfe Persique, situé à l'est de l'Arabie saoudite. Il consiste en une large plaine désertique. L'archipel est composé de trente-trois îles. Bahreïn n'a comme frontière terrestre qu'une île artificielle non nommée, qui est partagée avec l’Arabie saoudite. L’État possède une côte littorale de . === Climat === Bahreïn possède un climat aride et enregistre deux saisons : un été extrêmement chaud, et un hiver relativement doux, et l'humidité ambiante rend la saison très inconfortable sans climatisation. De plus, un vent chaud et sec venu du sud, appelé ', souffle périodiquement à travers le Sud du pays jusqu'à Manama en été. Les pluies sont rares et se produisent l'hiver, avec un maximum enregistré à , et, en présence de pluie ou non, l'humidité dépasse souvent les 90%. Le ' () est un vent hivernal venu du nord-ouest amenant de l'air humide sur les îles. Quelle que soit la saison, les températures sont globalement uniformes sur l'ensemble de l'archipel (août 2010) }} == Histoire == === Le protectorat britannique du XIXe siècle à 1971 === Les Britanniques sont présents à Bahreïn et dans le reste du golfe dès le XVIIIe siècle. Mais des rivalités importantes existent entre les différentes tribus du golfe (notamment entre celles de Mascate, de Bahreïn et du Koweït, et l’expansion des Wahhabites). Ces tensions poussent les Britanniques à intervenir pour maintenir la paix et la sécurité de la route des Indes. C'est dans ce contexte que les Britanniques mettent en place divers traités de paix pour pacifier la région. Ainsi, nous retrouvons deux traités majeurs, celui de 1820 et celui de paix perpétuelle, qui est signé en 1853. Mais le cheikh de Bahreïn ne signe pas ce traité de paix perpétuelle avec les Britanniques et il conclut un traité avec la Perse en 1860, pour asseoir son pouvoir sur les autres tribus. La Grande-Bretagne voit dans cet agissement une action contraire à ses intérêts, et elle intervient militairement à Bahreïn pour forcer le cheikh de Bahreïn à signer un traité de paix perpétuelle avec elle, en mai 1861. En plus de ce nouveau traité, plusieurs conditions sont posées au cheikh : celui-ci doit reconnaître les traités déjà signés entre la Grande-Bretagne et ses prédécesseurs, il peut recevoir l’aide militaire de la Grande-Bretagne; en échange de quoi, il s’engage à ne pas faire la guerre, et enfin la Grande-Bretagne bénéficiera de liens commerciaux privilégiés avec Bahreïn. Ce traité est complété par un autre en 1880, dans lequel il est indiqué que les cheikhs de Bahreïn (celui présent et ceux à venir) ne peuvent nouer de liens avec d’autres États, sans l’accord de la Grande-Bretagne. En plus des rivalités avec les pays alentour et les conditions posées par la Grande-Bretagne, Bahreïn doit également régler des conflits de pouvoir internes à la famille Al Khalifa. Cette dynastie a été fondée par le cheikh Ahmad Ibn Muhammad Al-Khalifa en 1783, après avoir chassé les Perses présents sur son territoire du . Un système avec un double souverain est alors mis en place et dure jusqu'en 1869, ce qui renforce les querelles familiales. Entre-temps, les Al Khalifa occupent le Qatar de 1766 à 1867, ce qui provoque des ripostes entre les Qatariens et les Barheïniens. En 1869, les Britanniques nomment le cheikh Isa Ibn Ali al-Khalifa au pouvoir, afin de mettre un terme aux discordes familiales et également pour rétablir l'ordre avec le Qatar. Celui-ci s’appuie sur les Britanniques pour garantir son autorité face aux Perses et aux Ottomans. Un nouveau traité est signé en 1880, pour asseoir davantage la mainmise de la Grande-Bretagne sur la politique internationale de Bahreïn. En 1956, à la suite de la crise du canal de Suez, les Britanniques renforcent leurs forces armées dans le Golfe, et notamment à Bahreïn. Mais prétextant des difficultés économiques, ils choisissent finalement de se retirer en 1971. Le 15 août 1971, Bahreïn proclame son indépendance. La proclamation de l’indépendance de Bahreïn entraîne l’abolition des traités signés avec la Grande-Bretagne, mais les liens d’amitié subsistent entre les deux États. == Politique == === Monarchie === Bahreïn est une monarchie constitutionnelle, dirigée par le roi Hamed ben Issa Al Khalifa. L'« émirat » de Bahreïn a modifié son nom en « royaume » en 2002, mais sans changement concret. L'Assemblée nationale est composée de deux chambres, celle du Conseil des représentants (Majlis Al-Nuwab), la chambre basse, et celle du Conseil consultatif (Majlis Al-Shura), la chambre haute, dotées de chacune, depuis la proclamation de la nouvelle Constitution par le roi Hamad Al Khalifa le . La découverte du pétrole dans l'Entre-deux-guerres apporta la modernisation à Bahreïn et augmenta son influence politique mondiale, doublant l'intérêt qu'avait la Grande-Bretagne pour l'île. En 1973, l'émir Sheikh Issa ben Salmane Al Khalifa () fonde ses réformes sur une constitution. Celle-ci soulignait le caractère héréditaire de la domination du clan et créait une assemblée nationale de , dont 30 étaient élus et 14 nommés. Cette assemblée fut dissoute en 1975, après qu’un décret relatif à la sécurité nationale et violant les droits individuels fut la source d’intenses débats. Cette assemblée fut restaurée quand Hamed ben Issa Al Khalifa prit le pouvoir après son père. === Droits de l'homme === Les réformes politiques et les progrès sur les questions des droits de l'homme représentaient une avancée prudente pour le royaume de Bahreïn. Ceux-ci sont matérialisés par l'adoption d'une « charte nationale », en février 2001, prévoyant la restauration des institutions et en particulier, celle du Parlement. === Printemps arabe === Depuis le 14 février 2011, le pouvoir en place fait face à des manifestations populaires et politiques dans la lignée du Printemps arabe. Le royaume a alors décidé de recourir à la violence en usant de la torture, des assassinats et des arrestations arbitraires à l'encontre des manifestants. L'Arabie saoudite envahit Bahreïn avec des troupes du Conseil de coopération du Golfe en mars 2011 pour écraser la révolte démocratique et ses demandes de monarchie constitutionnelle, causant la mort de nombreuses personnes. Il est à noter que le pays a toujours eu des forces de protections étrangères sur son sol, notamment saoudiennes et américaines. En 2013, des manifestations de moindre ampleur contre le régime continueraient. La détention et le procès d'Ayat Al-Qurmezi, font de la poétesse et étudiante, une des figures du printemps arabe bahreïnien. === Politique étrangère === La monarchie est alignée ainsi sur ses deux voisins, protecteurs et donneurs d’ordres, saoudien et émirati. Ses rapports avec l'Arabie saoudite se sont toutefois momentanément détériorés en 2004 à la suite de la signature par Bahreïn d'un traité de libre-échange avec les États-Unis sans consultation préalable du Conseil de coopération du Golfe (CGG), qui regroupe les six monarchies de la péninsule arabe et qui est censé gérer ce type de traité. En représailles, l'Arabie saoudite a suspendu pendant plusieurs mois le versement des revenus issus du gisement pétrolier d'Abou Safah, que se partagent les deux pays. Ce rapprochement a été dans l’ensemble rejeté par la population et condamné par les partis d'opposition au régime. Bahreïn accueille la Cinquième flotte des États-Unis. === Subdivisions === Les premières élections « municipales » à Bahreïn se sont tenues en juillet 1919 ; les membres de la municipalité étaient alors élus annuellement. Partant d'une seule « commune » en 1919, le nombre passe à quatre en 1960 (Manama, Hidd, Muharraq et Riffa), pour atteindre douze communes dans les années 1990. Toutes ces communes étaient administrées depuis Manama sous le couvert d'un conseil municipal central, dont les membres étaient désignés par le roi. Les premières élections municipales après l'indépendance en 1971 se sont tenues en 2002, avec une refonte des subdivisions communales pour créer cinq gouvernorats, chacun d'entre-eux étant administré par un gouverneur. Depuis septembre 2010 il n'y a plus que quatre gouvernorats. == Économie == L’économie de Bahreïn est fortement tributaire du pétrole qui représente 60 % des exportations du pays, 70 % des revenus du gouvernement et 30 % du PIB. Bahreïn est le troisième pays du golfe Persique à avoir foré du pétrole en 1932 (après l'Iran et l'Irak) mais est également le premier à avoir asséché ses réserves de pétrole, l’Arabie saoudite lui venant en aide en lui cédant les revenus du champ pétrolier off-shore d'Abou Safa à cheval sur les deux territoires. Le pays a également des richesses agricoles et perlières du fait de sa situation géographique. Le secteur du bâtiment, avec de nombreux projets, est un autre moteur de l’activité. Néanmoins le chômage, particulièrement chez les jeunes, et l'épuisement des réserves de pétrole et d’eau souterraine sont des problèmes économiques à long terme. Selon le ministère des Finances de Bahreïn, le produit intérieur brut réel du royaume a diminué de 6,9 % par an au troisième trimestre de 2020. Cependant, au cours de la même période, l'économie a progressé de 1,4 % en rythme trimestriel. L'économie bahreïnienne avait été affectée par la pandémie de Covid-19, qui a poussé le gouvernement à approuver un plan financier de de dinars ( de dollars), alloué en priorité pour aider l'économie à faire face. La dette du pays s'élève en 2020 à de dollars, soit 130 % du PIB. Elle devrait grimper à 155 % du PIB en 2026 selon les estimations du FMI. Les dépenses militaires expliquent principalement cette hausse de la dette. === Infrastructures === Bahreïn possède un aéroport : l'aéroport international de Bahreïn (Muharraq International), dont le code IATA est BAH. Une des plus hautes tours se nomme la Trust Tower. === Télécommunications === Le secteur des télécommunications à Bahreïn a officiellement débuté en 1981 avec la création de la première entreprise, , qui détient le monopole jusqu'en 2004. En 1981, le pays compte 45000 téléphones et en 1999, Batelco annonce plus de 100000 contrats de téléphonie mobile. En 2002, sous la pression des organismes internationaux, Bahreïn met en place des lois sur les télécommunications, ce qui implique la création d'un groupe indépendant de régulation : la (). En 2004, Zain (une branche de Vodafone) commence ses opérations à Bahreïn et en 2010, VIVA (détenu par STC Group) devient la troisième entreprise à proposer ses services de téléphone mobile. En 2012, le pays compte 290000 lignes de téléphones fixes et plus de soit près d'un million de plus que le nombre d'habitants, soit un taux de pénétration de 77 % de la population. Compte tenu de la population totale, Bahreïn possède l'une des meilleures couverture réseau de tout le Moyen-Orient, avec un grand nombre de fournisseurs d'accès à Internet (22 en 2012). Le nombre de connectés à internet est exponentiel, passé de en 2000 à en 2008 puis à en 2012. Les chaînes de radio et de télévision nationales sont gérées par le gouvernement. Le pays passe la barre d'un million d'habitants en 2007. La proportion d'expatriés s'est également inversée, passant de 38 à 54 %. Si la population locale est d'origine arabe, un grand nombre de non-nationaux sont originaires d'Asie du Sud (Philippines, Inde, Pakistan, Sri Lanka) ou d'Iran. Les Indiens forment la plus grande communauté expatriée à Bahreïn, avec plus de 290000 personnes en 2008. La plupart des non-nationaux ayant immigré à Bahreïn sont des hommes. === Religion === La religion d'État est l'islam et la plupart des Bahreïniens sont musulmans. Selon le recensement national officiel de 2001 81,2 % de la population est musulmane. Les chrétiens issus de l'immigration totalisent 9 % des habitants. Les 9,8 % restants se répartissent entre hindouistes et bouddhistes (une synagogue existe dans la capitale. Parmi les musulmans, la proportion de chiites dépasse les 65 %, probablement un héritage de deux siècles de domination perse. Les chiites sont de courant jafarite, les autres musulmans sont sunnites. Parmi les sunnites, la famille régnante Al Khalifa suit l'école malékite, comme certaines tribus qui la soutiennent. En raison de l'influx massif d'immigrants venus de pays non-musulmans, comme l'Inde, les Philippines ou le Sri Lanka, le pourcentage de musulmans dans le pays a diminué ces dernières années. D'après le recensement de 2010, le pourcentage de musulmans est de 70,2 % (l'étude ne différenciait pas les autres religions entre elles). === Éducation === Le taux d'alphabétisation est de 88,80 % (2007). === Santé === === Langues === L'arabe est la langue officielle de Bahreïn, bien que l'anglais soit très largement utilisé. L'arabe bahreïnien est le dialecte le plus parlé à Bahreïn parmi les multiples dialectes de la langue arabe. Parmi la population non-bahreïnienne, de nombreuses personnes parlent persan, la langue officielle de l'Iran, ou ourdou, celle du Pakistan. Les langues indiennes, le malayalam et l'hindi principalement, sont également largement parlées par la communauté expatriée. == Culture == === Arts === L'île de Bahreïn pourrait être la Dilmun antique, un pays insulaire que l'on retrouve mentionné durant toute l'histoire de la Mésopotamie ancienne, depuis le IIIe millénaire av. J.-C. jusqu'au milieu du Ier millénaire av. J.-C., bien que l'île de Failaka au Koweït et, à un moindre titre, l’île de Tarout, sur les territoires côtiers du nord-est de la péninsule d'Arabie, soient également candidats. Dilmun pourvoyait les royaumes mésopotamiens en bois, en pierres précieuses et en cuivre mais ces produits venaient en fait d'autres régions, comme Magan (Oman) pour le cuivre ou Meluhha (la vallée de l'Indus), et ne faisaient que transiter par l'île. Dilmun est mentionnée dans de nombreux textes mythologiques mésopotamiens, en particulier dans Enki et Ninhursag qui attribue la création de Dilmun au dieu sumérien Enki (qui en fit sa résidence et un Jardin d'Abondance présentant des similitudes avec le paradis terrestre ou le jardin d'Éden où Dieu aurait créé l'Homme), dans le récit sumérien de la Création Enūma eliš (ce récit apparaît comme le texte inspirateur de la Genèse. En effet, selon l'archéologue israélien Israël Finkelstein (La Bible Dévoilée 2001), le récit de la Genèse ainsi que les autres textes de l'Ancien Testament auraient été rédigés à l'époque du roi Josias ( roi de Juda de -639 à -609 BC). Cette datation officielle basée sur de longues années d'étude archéologiques, place de fait les textes sumériens (fin du millénaire, début du millénaire) comme historiquement bien antérieurs à ceux qui ont servi à composer l'Ancien Testament). Dans le Poème du Supersage où est décrit le mythe mésopotamien de la Création des hommes (créés, sur proposition du dieu Ea / Enki, à l’image des dieux, et façonnés dans de l’argile, argile auquel la déesse-mère Ninmah insuffla la vie), et dans le passage de l’Épopée de Gilgamesh où est décrit le Déluge : on y voit le héros de l'Arche, appelé Ziusudra / Atrahasis / Uta-Napishtim (qui deviendra Noé sous le règne de Josias), aller s'établir dans le Jardin de Dilmun en compagnie d’Ea, après qu’Enlil le dieu suprême lui eut accordé l’immortalité. Bahreïn est l'un des pays les plus actifs dans le domaine de l'art contemporain. Il compte nationales pour les arts plastiques et un certain nombre de galeries. Le Centre d'art Riwaq est fondé en 1998 par Bayan Kanoo. Cet espace qui a commencé avec la structure d'une galerie présente la génération des jeunes artistes du pays (Waheeda Malullah, Anas Al-Cheikh). Un certain nombre d'entre eux ont participé à la Biennale de Charjah. === Sport === Depuis 2004, le royaume accueille chaque année le Grand Prix automobile de Bahreïn de Formule 1. La course se déroule sur le circuit international de Sakhir. L'édition 2011 fut annulée à la suite des émeutes populaires qui ont secoué le pays. Depuis l'édition de 2014, la course a la particularité de se dérouler de nuit, alors qu'auparavant, elle se déroulait de jour. En août 2020, le royaume de Bahreïn a acheté une participation mineure dans le Paris Football Club. Le but, selon les propriétaires de L'Équipe, étant d'attirer des touristes dans le royaume, ce qui pourrait aider à maintenir les dommages à la réputation causés au pays pendant le Printemps arabe. Les antécédents de Bahreïn en matière de droits de l'homme sont entachés d'abus, où les dissidents ont longtemps été écrasés pour avoir dénoncé le régime. Un rapport de l'Institut de Bahreïn pour les droits et la démocratie en 2020 a déclaré que le pays reste intolérant envers les manifestations politiques, les voix critiques et les critiques en ligne. En 2019, plus de ont été condamnées lors de procès de masse, où la justice a négligé les preuves physiques des pratiques de torture dans les centres de détention de Bahreïn, tout en s'appuyant sur des aveux. === Fêtes et jours fériés === Le , Bahreïn a modifié les dates de ses weekends, anciennement les jeudis et vendredis pour les vendredis et samedis, afin d'avoir un jour en commun avec les weekends des autres pays du monde.
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Belize
Le Belize ou Bélize ( ; ) est un royaume du Commonwealth (monarchie constitutionnelle unitaire dotée d'un régime parlementaire à tendance ministérielle) dont le territoire est situé en Amérique centrale, au sud-est du Mexique et au nord-est du Guatemala. Le pays a pour capitale Belmopan. Sa devise est (« Je fleuris à l'ombre ») et son drapeau est constitué de trois bandes horizontales respectivement rouge, bleue et rouge, avec au centre les armoiries du Belize. Son hymne est Land of the Free et sa monnaie est le dollar bélizien. La fête nationale se célèbre le , pour commémorer l'indépendance du pays vis-à-vis du Royaume-Uni en 1981. Sa langue officielle est l'anglais, mais l'espagnol, le kriol (créole), le maya et le garifuna sont également parlées. 58 % de la population bélizienne est de confession catholique et 34 % est de confession protestante. En 2021 et depuis plus d'une décennie, le Belize est un paradis fiscal figurant chaque année dans la liste des « principales juridictions de blanchiment d'argent » dans le monde et il est apparu très fréquemment dans les Pandora Papers. == Toponymie == Le Belize s’est appelé Honduras britannique de 1862 à 1973. La dénomination actuelle provient du nom de l’ancienne capitale — Belize — et du fleuve du même nom. == Civilisation maya == Cette civilisation amérindienne a occupé le Belize, comme les territoires proches du Yucatán (Mexique) et Guatemala. Se visitent notamment : la cité de Xunantunich qui prospéra entre 600 et 900 ap. J.-C. Les touristes peuvent observer la canopée depuis le sommet de la pyramide d' ; Caracol et ses au VIIe siècle ; Lubaantun, dont les temples ont été détruits par les conquistadors à la recherche d'or. == Histoire == XVIe siècle av. J.-C.-IVe siècle : expansion de la civilisation maya depuis le Nord de la péninsule du Yucatán Au XVIIe siècle, on comptait parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, huguenots ou puritains, la côte du Belize. 1588 : victoire britannique sur l'Armada espagnole. 1763 : les Britanniques exportent le bois, et en échange ils protègent les Espagnols contre la piraterie. 1765 : adoption de la première constitution du Belize, le Burnaby's code. 1783 : les Britanniques quittent la côte des Mosquitos (au Nicaragua). 1798 : bataille de St George's Caye : lors des guerres de la Révolution française, une expédition navale montée par les Espagnols, alliés de la France, est repoussée le . 1802 : immigration du peuple garifuna depuis l'île Saint-Vincent. 1862 : la colonie est baptisée « Honduras britannique ». Depuis 1854, les habitants les plus riches élisaient au suffrage censitaire une Assemblée de notables qui est remplacée par un Conseil législatif désigné par la monarchie britannique. 1919 : la population noire se soulève pour contester la suprématie blanche. Émergeant des hauts-fonds, on dénombre environ 450 îles et îlots appelés cayes. En mer, le trou bleu dit Great Blue Hole, avec ses 124 m de profondeur, est célèbre depuis les plongées du commandant Cousteau en 1971. Le climat local est tropical et est généralement très chaud et humide. La saison des pluies se déroule de mai à novembre avec des risques habituels mais fréquents comme les ouragans et les inondations. == Politique == Le Belize est une démocratie parlementaire et membre du Commonwealth. Le chef d'État est le roi , représenté dans le pays par un gouverneur général, qui doit avoir la nationalité bélizienne. L'organe exécutif primaire du gouvernement est le conseil des ministres, mené par le Premier ministre qui est chef du gouvernement. Les ministres du conseil sont des membres du parti politique majoritaire au parlement et tiennent habituellement des sièges d'élus en même temps que leurs positions de ministre. Le parlement du Belize est bicaméral, c’est l'Assemblée nationale, laquelle se compose d'une Chambre des représentants et d'un Sénat. Les de la Chambre des représentants sont élus pour cinq ans au suffrage populaire. Les membres du Sénat sont au nombre de treize, six sont choisis par le Premier ministre, trois par le chef de l'opposition, un sur recommandation du Conseil des Églises du Belize et de l'Association évangélique des Églises, un sur recommandation de la Chambre de commerce et d'industrie du Belize et du Conseil des entreprises du Belize, un sur recommandation du Congrès national des syndicats du Belize et du Comité de direction de la société civile et un par les organisations non gouvernementales (ONG) en règle. Le Sénat est dirigé par un président, qui est un membre abstentionniste désigné par la partie régissant. Le Belize est un membre actif de la Communauté caribéenne (Caricom). Jusqu'en 2016, l'homosexualité était illégale et pouvait conduire à d'emprisonnement. == Districts == Le Belize est divisé en 6 districts : district de Belize ; district de Cayo ; district de Corozal ; district d'Orange Walk ; district de Stann Creek ; district de Toledo. == Économie == Le Belize est considéré comme un paradis fiscal d'après The Guardian (2016). Jusqu'en 2019, il figure sur la liste noire de l'Union européenne des pays jugés non coopératifs. En octobre 2023, le Conseil de l'Union européenne l'a ajouté dans sa liste des pays qui ne coopèrent pas en matière d'information fiscale. Le , des mouvements populaires assez violents ont eu lieu lors de la mise en place de nouvelles taxes. == Criminalité == En 2015, le Belize affiche le taux de pour , l'un des plus élevés au monde. == Démographie == Peuplé de au . 56,6 % des habitants sont par ailleurs capables de tenir une conversation en espagnol. ==== Registre international Mémoire du monde ==== Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au ) : 2009 : registres des esclaves des Antilles britanniques 1817-1834 (Bahamas, Belize, Bermuda, Dominique, Jamaïque, St Kitts, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni). === Fêtes et jours fériés === == Communications == === Situtation générale === Le nombre des lignes fixes (classé 174e) et la pénétration du réseau mobile (classé 181e) au Belize restent inférieures à la moyenne de la région, principalement dû à une concurrence insuffisante sur le marché et d'un sous-investissement dans les services de télécommunications. Néanmoins, un investissement important dans les infrastructures, avec le lancement d'un service LTE-A fin 2016 et l'achèvement en 2017 d'un câble sous-marin jusqu'à Ambergris Caye, lui permettant de lancer un service FttP à San Pedro. Le Belize possède 8 chaînes de télévision privée, la télévision par câble multicanal donnant accès aux chaînes étrangères, et environ 25 stations de radio diffusant sur une cinquantaine de fréquences différentes. La radio publique a été privatisée en 1998 (2019). === Information complémentaire === Lignes de téléphone : 19 000 () (31000 en 1997). Téléphones portables : 260 000 () (3000 en 1997). Utilisateurs d'Internet : 248 000 () (12000 en 2000). Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 6 (en 2007). Postes de radio : 133000 (en 1997). Postes de télévision : 41000 (en 1997). == Transports == Routes : 2870 km (dont 488 km goudronnés) (en 2011). Voies navigables : 825 km (en 2011). Nombre d'aéroports : 47 (dont 6 avec des pistes goudronnées) (en 2013). == Cinéma == La Province oubliée, film documentaire d'Oliver Dickinson, 2009.
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Bhoutan
Le Bhoutan ( ; en dzongkha : , , translittération Wylie : ʼbrug-yul, ), en forme longue le royaume du Bhoutan, est un pays d'Asie du Sud, sans accès à la mer. Il est situé dans l'Est de la chaîne de l'Himalaya, enclavé entre l'Inde au sud, à l'est et à l'ouest-sud-ouest, avec laquelle il partage de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord et à l'ouest-nord-ouest, avec de frontières. Plus à l'ouest, il est séparé du Népal par l'État indien du Sikkim, et plus au sud il est séparé du Bangladesh par les États indiens d'Assam et du Bengale-Occidental. Sa capitale et sa plus grande ville est Thimphou. Le Bhoutan est un ensemble de fiefs mineurs en guerre jusqu'au début du XVIIe siècle, quand le lama et chef militaire Shabdrung Ngawang Namgyal, fuyant la persécution religieuse au Tibet, unifie la région et cultive une identité bhoutanaise distincte. À la fin du XVIIIe siècle, le Bhoutan entre en contact avec l'Empire britannique. Il en devient ensuite un protectorat. Le Bhoutan continue de maintenir des relations bilatérales fortes avec l'Inde, de laquelle il se détache en 1949. La géographie du Bhoutan varie des plaines subtropicales dans le sud aux montagnes de l'Himalaya au nord, où certains sommets excèdent . Sa superficie est de et le pays mesure environ dans sa plus grande longueur est-ouest, et dans le sens nord-sud. La religion d'État du Bhoutan est le bouddhisme vajrayāna (bouddhisme tibétain). Le bouddhisme est majoritaire parmi la population. L'hindouisme est la deuxième religion la plus pratiquée dans le pays. L'islam au Bhoutan compte 5% de fidèles. La population du pays est estimée à en 2020, allusion à la position du Bhoutan à l'extrémité sud du plateau tibétain et sa culture. Des noms similaires à Bhoutan, comme Bottanthis, Bottan et Bottanter, . Dans la Relação (lettre) du jésuite portugais Estêvão Cacella, écrite en octobre 1627, le Bhoutan est appelé Cambirasi (« parmi les Cooch Beharis »), Potente et Mon (un endonyme pour le sud du Tibet). Sur place, le Bhoutan a beaucoup de noms différents. Le nom local du pays est Brug-yul, souvent transcrit Druk Yul, il signifie « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen (« terre du dragon tonnerre »), le tonnerre étant interprété comme étant les grognements de dragons. D'autres noms recensés sont Lho Mon (« terres sombres du sud »), Lho Tsendenjong (« terres du sud du cyprès »), Lhomen Khazhi (« terres du sud des quatre chemins »), et Lho Men Jong (« terres du sud des plantes médicinales »). == Histoire == Des outils en différents matériaux, des armes, des ivoires et des ossements d'éléphants et des ruines de constructions en pierre témoignent de la présence humaine vers 2000 , mais il n'existe pas de documents écrits. Le Bhoutan aurait été peuplé entre 500 et 600 par l'ethnie Monba, pratiquant la tradition animiste du bön. Cette culture aurait existé dans l'État de Lho Mon (« terres sombres du sud ») ou Mon Yul (« terres sombres »). Le bouddhisme y prend racine au VIIe siècle de notre ère. Le roi tibétain Songtsen Gampo (régnant de 627 à 649) se convertit au bouddhisme et étend l'empire tibétain jusqu'au Sikkim et au Bhoutan : il ordonne la construction de deux temples bouddhistes, l'un à Jakar et l'autre à Kyichu (près de Paro, dans la vallée du Paro). Le bouddhisme se propage véritablement, sous le roi Sindhu Raja (aussi appelé Künjom, Sendha Gyab ou Chakhar Gyalpo), un roi indien exilé. Il établit un gouvernement au palais de Chakhar Gutho, dans le district de Bumthang. Le maître et saint indien Padmasambhava (aussi appelé Gourou Rinpoche) arrive en 747. La plus grande partie de l'histoire bhoutanaise n'est pas très bien connue car en 1827, un incendie a ravagé l'ancienne capitale, Punakha, détruisant les archives. Au Xe siècle, le développement politique du Bhoutan est très fortement influencé par la religion. Plusieurs variantes du bouddhisme y émergent, soutenues par divers chefs de guerre mongols. À la suite du déclin de la dynastie Yuan au XIVe siècle, ces ordres religieux luttent entre eux pour dominer la région politiquement et religieusement. Ceci mène à la victoire de l'ordre Drukpa au XVIe siècle. Au XIe siècle, le territoire est occupé par des forces militaires tibéto-mongoles. Jusqu'au début du XVIIe siècle, il n'est qu'une mosaïque de petits fiefs guerriers que va unifier le lama tibétain Shabdrung Ngawang Namgyal en créant un réseau de forteresses (dzong) à codirection administrative (penlop) et spirituelle (lama). Il promulgue la Tsa Yig, un code législatif qui aide à unifier les chefs locaux. Beaucoup de ces dzong existent toujours, et jouent encore un rôle spirituel et administratif. Les jésuites portugais Estêvão Cacella et João Cabral sont les premiers Européens dont on peut attester la présence au Bhoutan. Ils le traversent, en route pour Shigatsé, au Tibet. Ils y sont fort courtoisement reçus. Après presque huit mois dans la région, Cacella écrit une longue lettre décrivant ses voyages. Elle contient une des rares références contemporaines au Shabdrung. La mort de Ngawang Namgyal en 1592 reste secrète pendant . Après une période de consolidation, le Bhoutan est à nouveau le théâtre de conflits armés internes. En 1711 commence une guerre contre l'empire moghol et ses subedars, qui restaurent Cooch Behar dans le sud. Dans le chaos qui s'ensuit, les Tibétains cherchent à reprendre le Bhoutan en 1714, sans succès. Au XVIIIe siècle, les Bhoutanais envahissent et occupent le royaume de Cooch Behar au sud. En 1772, Cooch Behar fait appel à la Compagnie britannique des Indes orientales, qui l'aide à expulser les Bhoutanais et à attaquer le Bhoutan lui-même en 1774. Un traité de paix est signé et le Bhoutan se replie sur ses frontières de 1730. La paix est fragile : les escarmouches avec les Britanniques continuent pendant encore un siècle. Ces escarmouches mènent à la guerre du Bhoutan (1864-1865) pour le contrôle des Duars. Après sa défaite, le Bhoutan signe le traité de Sinchula avec l'Inde britannique. L'indemnité de guerre inclut la cession des Duars au Royaume-Uni en échange d'une rente de . Dans les années 1870, une guerre civile entre les gouverneurs (penlop) des vallées rivales du Paro et du Tongsa débouche sur la victoire d'Ugyen Wangchuck qui, soutenu par les Britanniques, instaure en 1907 la dynastie royale des Wangchuck. De sa base au centre du Bhoutan, Ugyen Wangchuck met en échec ses rivaux politiques et unifie le pays après plusieurs guerres civiles et rébellions de 1882 à 1885. Le 17 décembre 1907 (la fête nationale célébrée le 17 décembre commémore cet événement), Ugyen Wangchuck est unanimement élu roi héréditaire du pays par une assemblée de lamas, des penlops et des chefs de clans (nobles). Le gouvernement britannique reconnaît aussitôt la monarchie. En 1910, le Bhoutan signe le traité de Punakha, qui le place sous protectorat britannique : les Britanniques s'occupent des relations internationales mais s'abstiennent de s'immiscer dans les affaires intérieures du Bhoutan. Ce traité n'affecte pas les relations du Bhoutan avec le Tibet, indépendant de facto à ce moment. Lors de l'indépendance de l'Inde le 15 août 1947, le Bhoutan devient l'un des premiers pays à reconnaître le nouveau pays. Le 8 août 1949, un traité similaire à celui de 1910 est signé avec l'Inde. En 1965, il fonde le Conseil consultatif royal, et en 1968 le conseil des ministres. Le Bhoutan devient membre des Nations unies en 1971 après avoir été membre observateur pendant trois ans. Le couronnement du quatrième roi, Jigme Singye Wangchuck, en 1974, est l'occasion pour le royaume de s'ouvrir davantage sur le monde. Il introduit de nouvelles réformes politiques significatives. Il transfère la plus grande partie de ses pouvoirs administratifs au conseil des ministres, et permet la motion de censure du roi par une majorité de deux tiers de l'Assemblée nationale. Mais il cherche aussi à unifier le pays en imposant la langue bhoutanaise dzongkha et la culture bhoutanaise à tous les habitants, assimilant ainsi de force les minorités issues de l'immigration : en 1985, une loi prive de leur citoyenneté les Lhotshampas, population d'origine népalaise vivant dans les plaines du Sud ; leur langue est interdite, ils doivent porter la tenue vestimentaire drukpa. En septembre 1990, des manifestations contre la politique du gouvernement visant à éradiquer les cultures, les langues, les religions et les tenues vestimentaires non-drukpa sont réprimées et se soldent par . Des violences (vols, agressions, viols et meurtres) visant des citoyens bhoutanais d'origine népalaise répandent un climat de peur et d'insécurité qui déclenche, à partir de 1992, un exode des Lhotshampa vers l'Assam ou le Bengale-Occidental en Inde et vers le Népal. eux fuient la répression. Toutefois, pour Françoise Pommaret, directeur de recherche spécialiste du Bhoutan, si certains expulsés le furent de façon illégitime, la majorité d'entre eux n'étaient pas originaires du Bhoutan, où ils sont arrivés ces dernières décennies, à la recherche de terres et de services sociaux inexistants au Népal. En raison de leur tradition de castes, ils méprisaient les autres communautés et la plupart refusaient de parler le dzongkha, ce qui était mal perçu par les ethnies bouddhistes. En 1999, le gouvernement lève l'interdiction sur la télévision et internet. Le Bhoutan devient ainsi l'un des derniers pays du monde à avoir accédé à la télévision. Dans un discours, le roi annonce que la télévision est un pas critique en avant pour la modernisation du Bhoutan, et qu'elle contribuera au bonheur national brut. Toutefois, il met en garde contre « l'usage abusif » de la télévision, qui pourrait effacer certaines valeurs traditionnelles bhoutanaises. Une nouvelle constitution est présentée en 2005. Le Bhoutan rejoint Interpol le 19 septembre de la même année. Le , Jigme Singye Wangchuck abdique en faveur de son fils aîné, Jigme Khesar Wangchuck. Celui-ci est couronné le . Les premières élections parlementaires ont lieu en décembre 2007 et mars 2008. == Politique == Le système politique du Bhoutan est récemment passé d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. En 1999, le du Bhoutan crée le Lhengye Zhungtshog (le Conseil des ministres). Le Druk Gyalpo (roi de Druk Yul) est le chef d'État. Le pouvoir exécutif est exercé par le Lhengye Zhungtshog, et le pouvoir législatif par le gouvernement et l'Assemblée nationale. Le , le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, annonce que le royaume se transformera en une démocratie parlementaire en 2008 et qu'il abdiquera à cette date en faveur du prince héritier Dasho Jigme Khesar Wangchuck, son fils aîné, âgé de vingt-cinq ans en 2005. Il abdique le et délègue ses pouvoirs à son fils. Le , Jigme Khesar Namgyel Wangchuck est officiellement couronné cinquième roi du Bhoutan, et devient ainsi, à vingt-huit ans, le plus jeune roi de l'histoire du Bhoutan. Le , il épouse une roturière, Jetsun Pema. Le projet de Constitution, en préparation depuis 2001, prévoit la création d'un Parlement bicaméral, composé d'une Assemblée nationale de et d'un Conseil national de . Le chef de l'État demeure le roi, mais il pourrait être destitué par un vote réunissant les voix des deux tiers des membres du Parlement. Les élections pour la chambre haute (le Conseil national) ont lieu le et le , et celles pour la chambre basse (l'Assemblée nationale) le et le . Le , lors des premières élections législatives, le Parti vertueux du Bhoutan, dirigé par Jigme Thinley, âgé de et formé aux États-Unis, remporte sur 47 de la chambre basse du Parlement, contre le Parti démocratique populaire. Jigme Thinley devient Premier ministre le 9 avril. Dans les élections de 2013, le Parti démocratique populaire gagne avec 54,88 % des suffrages. Suivant sa constitution, le pays promet de maintenir au moins 60 % de son territoire sous couverture forestière. === Forces militaires et affaires étrangères === L'Armée royale du Bhoutan est la force militaire du pays. Elle inclut la Garde royale et la Police royale. Le service militaire est volontaire, l'âge minimum étant fixé à . L'armée compte membres et est formée par l'armée de terre de l'Inde. Son budget annuel est d'environ de dollars, soit 1,8 % du PIB du pays. N'ayant pas accès à la mer, le Bhoutan n'a pas de marine. Il n'a pas de forces aériennes : son armée de terre dépend du Commandement de l'Est de la Force aérienne indienne pour les actions aériennes. Le Bhoutan maintient des relations économiques, stratégiques et militaires étroites avec l'Inde voisine. Le , le Bhoutan et l'Inde signent un nouveau traité clarifiant le contrôle du Bhoutan sur ses propres relations internationales. Ce traité remplace celui signé en 1949. Le traité de 1949 est encore parfois interprété comme permettant à l'Inde de contrôler les affaires étrangères du Bhoutan, mais c'est le gouvernement du Bhoutan qui se charge de toutes les affaires étrangères du pays, y compris les sujets intéressant le gouvernement indien, comme la frontière entre le Bhoutan et la Chine. Le Bhoutan maintient des relations diplomatiques avec et l'Union européenne. Il a des ambassades ou consulats en Inde, au Bangladesh, en Thaïlande, au Koweït, et en Belgique, ainsi que deux missions aux Nations unies (l'une à New York et l'autre à Genève). Thimphou abrite deux ambassades, celles de l'Inde et du Bangladesh, ainsi qu'un consulat, celui de Thaïlande. D'autres pays maintiennent un contact diplomatique informel via leurs ambassades à New Delhi. Il existe des consulats bhoutanais honoraires à Londres et à Washington. Un accord de longue date permet aux citoyens de l'Inde et du Bhoutan de voyager dans le pays voisin sans passeport ni visa, mais avec leurs documents d'identité. Les Bhoutanais peuvent également travailler en Inde sans restriction aucune. Le Bhoutan ne maintient pas de relations diplomatiques formelles avec son voisin au nord, la Chine, mais en ces dernières années, il y a eu une hausse significative de réunions bilatérales. Le premier accord bilatéral entre la Chine et le Bhoutan est signé en 1998, et le Bhoutan a des consulats honoraires à Macao et à Hong Kong. La frontière avec la Chine est en grande partie non délimitée, et donc contestée à certains endroits. Environ restent contestés entre les deux pays. Le , des soldats chinois pénètrent les territoires contestés entre la Chine et le Bhoutan, et commencent à y construire des routes et des ponts. Le ministre bhoutanais des affaires étrangères, Khandu Wangchuk, parle du problème avec les autorités chinoises après une discussion à ce sujet au Parlement bhoutanais. Qin Gang, porte-parole de la Chine, répond que la frontière reste contestée et que les deux parties continuent à travailler afin de trouver une solution pour le conflit. Un officier du service de renseignement indien dit que la délégation chinoise au Bhoutan accuse les Bhoutanais de « dramatiser ». Le journal bhoutanais Kuensel dit que la Chine pourrait utiliser les routes construites pour promouvoir la possession chinoise de la région contestée. Une première rencontre internationale sur la définition de la prospérité a eu lieu en 2004 à l'Université Saint-Francis-Xavier, au Canada. Sur les quatre cents personnes venant de plus de dix pays différents, plus d'une trentaine étaient bhoutanaises, dont des enseignants, des moines et des responsables politiques. Elle a été suivie de rencontres en 2007 (en Thaïlande), en 2008 (au Bhoutan) et en 2011 (à l'ONU). Le discours sur le Bonheur national brut est remis en cause par le Premier ministre nommé en juillet 2013, Tshering Tobgay, qui explique que le gouvernement précédent a passé beaucoup plus de temps à en parler qu'à agir, et relève que le pays est confronté à quatre grands défis : l'endettement, la monnaie, le chômage (dont celui des jeunes), et la perception d'une corruption croissante. == Subdivisions == === Dzongkhag === Le Bhoutan est divisé en 20 dzongkhag : === Le gewog === Un gewog (en dzongkha « bloc ») est un groupe de villages formant une unité administrative géographique intermédiaire entre le village et le dzongkhag. Le pays comprend , qui couvrent chacun en moyenne une région de . Depuis la fin des années 1980, le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, poursuit un programme à long terme de décentralisation. En 1991, les gewog sont devenus des unités administratives officielles, chacun d'entre eux étant dirigé par un gup (« chef »). == Géographie == La superficie du Bhoutan est de . L'Himalaya domine le paysage du Nord du pays et de nombreux sommets dépassent les d'altitude. Le Kula Kangri est généralement considéré comme le point culminant du Bhoutan, à , mais la Chine le revendique. La forêt couvre 70 % du territoire national. La plus grande partie de la population est concentrée sur les hauts plateaux et dans les vallées de l'ouest. Frontières terrestres : (Inde ; Chine ) Littoral : Altitude : minimale + (Drangeme Chhu) ; maximale + (Gangkhar Puensum) Le climat du Bhoutan est un climat de montagne qui varie beaucoup d'une région à l'autre. Le climat bhoutanais varie au vu de sa diversité géographique et de ses différents degrés d'altitude. Le sud du Bhoutan est marqué par un climat tropical avec des périodes de mousson (pluies venues du golfe du Bengale). Le centre du pays est marqué par un climat semi-tropical tandis que le nord du pays (autour de Thimphou, Paro et Ha) est caractérisé par un climat rude et très froid, avec des chutes de neige en hiver qui peuvent bloquer certains cols. == Économie == L'économie du Bhoutan est une des moins développées au monde ; elle est fondée sur l'agriculture, l'élevage, l'exploitation forestière, l'industrie minière la vente à l'Inde d'électricité d'origine hydraulique et le tourisme. Au nord du pays, au-delà de d'altitude (région du Grand Himalaya), l'élevage du yack prédomine mais perd en rentabilité pour les éleveurs. Cette activité, en 2010, ne représente plus que 3 % de la production du beurre, du fromage et de la viande du pays. Elle a, par contre, l'avantage d'être utilisée pour les fêtes traditionnelles et surtout d'être un attrait touristique. === Caractéristiques === L'agriculture est en grande partie vivrière et comprend l'élevage. Les montagnes dominent le territoire et rendent la construction de routes et de toute autre infrastructure difficile et chère. L'économie est étroitement alignée sur celle de l'Inde par de forts liens commerciaux et monétaires et dépend fortement de l'aide financière de ce pays. Le secteur, très délaissé, de la technologie industrielle n'est pas une priorité et la plupart des productions proviennent d'ateliers familiaux. La majorité des projets de développement, tels que la construction de routes, est tributaire de la main-d'œuvre saisonnière indienne. Le potentiel de production hydro-électrique et l'activité touristique sont les ressources principales en capitaux du pays. Les programmes modèles sociaux d'éducation et d'environnement en cours se font avec l'appui d'organismes multilatéraux de développement. Chaque programme économique doit tenir compte de la politique gouvernementale de protection de l'environnement et des traditions culturelles du pays. Les contrôles poussés et les politiques dans les domaines de l'industrie, du commerce, du travail et des finances constituent une maîtrise de l'investissement étranger. Le pays ne s'est ouvert aux touristes qu'en 1974. Cette ouverture reste très mesurée et exclut le tourisme de masse par le prix élevé des séjours organisés, culturels et de randonnée. Le tourisme en 2002 fournissait un cinquième des ressources du pays. === Monnaie === La monnaie est le ngultrum, code BTN, qui est lié à la roupie indienne selon une parité fixe de 1/1. === Émission de timbres === Dans les années 1970 et 1980, le gouvernement royal du Bhoutan a émis des timbres-poste aux formes et dans des matières originales afin d'obtenir de nouveaux revenus. Ces timbres sont aujourd'hui très recherchés par les philatélistes. Le promoteur de cette production philatélique, l'Américain Burt Todd, en a fait commencer la production en 1962. Des timbres destinés à la poste aérienne ont été diffusés avant même que le pays soit doté d'un aéroport, en 1992. De manière générale, le courrier est très marginal au Bhoutan, pays de tradition bouddhiste où les familles vivent très rapprochées. Les timbres visent surtout à rapporter des devises. == Santé == === Systèmes de santé === Le système de santé est totalement gratuit pour tout le monde quel que soit le traitement. Tous les villages sont dotés d'une école et d'une antenne locale de santé. Le principal hôpital du pays, l'hôpital national de référence Jigme Dorji Wangchuck, se trouve à Thimphou. === Maladies === Le pays est régulièrement touché par le paludisme, surtout dans la zone méridionale. Les autres maladies présentes au Bhoutan sont la polio, la diphtérie, la méningite et la rougeole. == Démographie == Selon le de la CIA, la population s'élève à . Les Lhotshampas subissent une discrimination culturelle et ethnique au point que certaines professions leur sont interdites (administration, enseignement, etc.). La liste qui suit regroupe quelques statistiques démographiques : population par tranche d'âge : 0- : 26,76 % ; 15- : 67,11 % ; + : 6,12 % ; taux de croissance de la population : 1,11 %. En 2014, le Bhoutan passe un accord avec Renault-Nissan pour l'achat d'une centaine de voitures électriques. L'objectif fixé par le premier ministre Tshering Tobgay est d'atteindre à terme le « zéro émission ». == Religions == La religion principale (et religion d'État) du pays est le bouddhisme vajrayāna, le bouddhisme tibétain dans sa forme tantrique, appelé aussi lamaïsme, pratiqué par 75 % de la population. Le Bhoutan est actuellement le seul royaume au monde où le bouddhisme tantrique est religion d'État. Le reste de la population (25 %) a pour religion l'hindouisme indien (et à influence népalaise). D'après le site de l'Aide à l'Église en détresse, en 2009, les chrétiens seraient au nombre de 12255, dont catholiques baptisés. Ils ne représentent que 0,9 % de la population contre 84 % pour les bouddhistes, 11,4 % pour les hindous, 3,4 % pour les animistes et 0,3 % pour ceux n'entrant pas dans ces catégories. == Culture == La loi bhoutanaise incite la population à porter les vêtements traditionnels que sont le gho (pour les hommes) et la kira (pour les femmes). La musique bhoutanaise est proche des musiques tibétaine et indienne en raison de son passé colonial et sa culture bouddhiste. Du fait de la fermeture politique du pays, cette culture a été préservée jusqu'à très récemment. Il existe encore une nette délimitation entre musique religieuse et musique profane. Format : haute définition (HD). Durée : 26:36.}}, la première ayant une large prééminence et s'associant volontiers aux danses. Le dzong du Bhoutan est un monastère-forteresse bouddhiste. Il servait autrefois de centre religieux, militaire, administratif et social du district qu'il commandait. Il pouvait abriter une garnison si nécessaire ainsi qu'une armurerie. Il accueillait les structures administratives du district ainsi que les moines. C'était aussi un lieu d'échanges et souvent le site d'un tséchu ou festival religieux annuel. Les premiers dzongs furent construits dans le pays dès le XIIe siècle, mais leur âge d'or fut la première moitié du XVIIe siècle, qui vit le renforcement défensif du pays par le shabdrung ou grand lama Ngawang Namgyal (1594-1651), l'unificateur du Bhoutan moderne. Du côté sportif, le tir à l'arc est considéré comme la discipline sportive traditionnelle du pays. La joaillerie et l'argenterie sont au cœur de l'artisanat local. Parmi les objets les plus populaires figurent les récipients à alcool en bois sertis et décorés avec de l'argent martelé. La bijouterie est relativement peu développée mais comporte cependant un important savoir-faire : les boucles d'oreilles en or et turquoise, les bracelets et les ceintures en argent ou encore les colliers en perles baroques rendent l'artisanat bhoutanais singulier. == Télévision == Le Bhoutan est le dernier pays du monde à avoir reçu la télévision, en 1999. 48 chaînes peuvent être reçues par satellite. Le 2 juin 1999, à l'occasion du du couronnement du roi Jigme Singye Wangchuck, le pays se dota de sa première chaîne de télévision nationale (BBS TV) et de son premier accès Internet. La retransmission des événements sportifs sur Ten Sports causa des bagarres dans les cours de récréation. En regardant la chaîne sud-coréenne Arirang TV, des adolescentes se mirent à se décolorer les cheveux en blond et des bandes se formèrent pour la première fois dans la capitale. == Cinéma == Voyageurs et Magiciens (Chang hup the gi tril nung) de Khyentse Norbu (2003) est le premier long métrage entièrement produit et réalisé au Bhoutan. L'École du bout du monde (2019) est sélectionné aux Oscars du cinéma 2022 dans la catégorie meilleur film international, devenant ainsi le premier film bhoutanais à être sélectionné aux Oscars. Une partie de l'intrigue du film Les Animaux fantastiques : Les Secrets de Dumbledore (2022), de l'univers Harry Potter, sorti en 2022, se déroule au Bhoutan : c'est là qu'a lieu l'élection du chef suprême de la Confédération magique internationale des sorciers. Le cinéaste bhoutanais Pawo Choyning Dorji a réalisé en 2023 son deuxième film après L'École du bout du monde, Le Moine et le fusil. Ce film en forme de conte montre la découverte de la télévision par des villageois bhoutanais en 2006, et leur étrange apprentissage de la démocratie. == Tourisme == Le tourisme est volontairement limité dans le but de préserver l'environnement et la culture du pays. Le Bhoutan accueille principalement un tourisme de luxe. L'accès est néanmoins plus facile depuis la privatisation de l'industrie en 1991. La plupart des dzong, qui abritent toujours à la fois les services administratifs de la région et des locaux à usage religieux, sont ouverts aux étrangers. L'anglais est appris à l'école et la presque totalité des documents officiels (dont les affiches électorales) est publiée également en anglais. En 2005, on estimait à 7000 le nombre de touristes (hommes d'affaires compris) au Bhoutan. On estime que 24 % de ces touristes viennent des États-Unis, 17 % du Japon, 11 % du Royaume-Uni et 48 % d'autres pays. Chaque touriste doit s'affranchir d'un forfait de 250 dollars par jour, lequel comprend hôtel, repas, voiture avec chauffeur et guide.
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Bosnie-Herzégovine
La Bosnie-Herzégovine ou Bosnie-et-Herzégovine ( ; en serbe (cyrillique) : ; , ) est un État d'Europe du Sud appartenant à la région des Balkans. Elle est entourée par la Croatie au nord, à l'ouest et au sud, la Serbie à l'est et le Monténégro au sud. Elle dispose d'une ouverture large d'une vingtaine de kilomètres sur la mer Adriatique. La Bosnie-Herzégovine est une république fédérale séculière de près de d'habitants, désignés comme Bosniens. Ceux-ci sont divisés en trois principaux groupes ethniques qui parlent la même langue slave méridionale : le chtokavien, un parler de ce que les linguistes nomment « diasystème slave du centre-sud », jadis appelé « serbo-croate » et aujourd'hui « BCMS » d'après ses trois noms officiels actuels, bosnien pour les Bosniaques, croate pour les Croates et serbe pour les Serbes (auxquels il faut ajouter les Monténégrins). Ces trois peuples sont désignés comme « peuples constitutifs » par la constitution, et définis d'après leur histoire et leurs traditions culturelles : musulmane sunnite pour les Bosniaques, chrétienne catholique pour les Croates et chrétienne orthodoxe pour les Serbes. Le pays est administré par deux entités autonomes : la fédération de Bosnie-et-Herzégovine et la république serbe de Bosnie. En 1999 a été créé le district de Brčko, à partir de terres des deux entités. Il appartient officiellement aux deux, mais n'est régi par aucune des deux, et fonctionne sous un système décentralisé de gouvernement local. La capitale et la ville la plus peuplée est Sarajevo. Les autres villes importantes sont Banja Luka, Tuzla, Mostar, Zenica, Bihać, Travnik, Srebrenica, Goražde, Foča, Trebinje, Neum, Jajce et Sanski Most. La monnaie nationale est le mark convertible. Les premiers établissements humains permanents sur le territoire de l'actuelle Bosnie-Herzégovine remontent au Néolithique. Au cours des millénaires suivants, le pays est successivement peuplé par diverses civilisations illyriennes puis celtiques, avant d'être romanisé sous la domination romaine puis colonisé par des peuples slaves entre le . À cette même époque, le pays est christianisé et au XIe siècle la forme paulicienne du christianisme, dite « bogomile », est adoptée par une partie des habitants, tandis que les autres se partagent entre l'influence de Rome ou de Constantinople. Le banat de Bosnie, État vassal du royaume de Hongrie, est établi en 1154, avant de prendre son indépendance en devenant le royaume de Bosnie en 1377. Après un bref âge d'or sous le règne de , la Bosnie indépendante s'efface progressivement jusqu'à son annexion par l'Empire ottoman en 1463 par les troupes du Sultan Mehmed II. Commence alors une longue époque de domination turque qui va durer quatre siècles et durant laquelle les Ottomans convertissent progressivement à l'islam environ la moitié des habitants, modifiant durablement la société et la culture locale. En 1878, les troupes austro-hongroises s'emparent de la Bosnie conformément aux dispositions du congrès de Berlin. La période austro-hongroise se prolonge jusqu'en 1918 lorsque la Bosnie-Herzégovine intègre le royaume des Serbes, Croates et Slovènes, devenu Yougoslavie en 1929. Rattachée à l'État satellite croate mis en place par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste durant la Seconde Guerre mondiale, la Bosnie-Herzégovine devient une des républiques socialistes fédérées de la Yougoslavie communiste de l'après-guerre. Au cours du processus de dislocation de la Yougoslavie, le pays proclame son indépendance en 1992 et s'enfonce dans la sanglante guerre de Bosnie, laquelle prend fin avec les accords de Dayton le . La Bosnie-Herzégovine possède un haut niveau d'alphabétisation, d'espérance de vie et d'éducation et le secteur du tourisme y est important ; il représente 10 % du PIB du pays en 2018, avec une croissance moyenne du nombre de touristes de 24 % par an entre 1995 et 2020. Le pays est réputé pour son environnement naturel, son riche héritage culturel, sa cuisine, ses sports d'hiver, sa musique, son architecture et ses festivals, dont certains comptent comme les plus importants du sud-est de l'Europe. La Bosnie-Herzégovine a déposé sa candidature à l'adhésion à l'Union européenne en 2016 et a obtenu le statut officiel de candidat en 2022. Le jeudi 21 mars 2024 les négociations d’adhésion à l’Union-Européenne furent autorisées par les dirigeants européens. En outre, le pays est un candidat potentiel à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord depuis . == Dénominations == Bien qu'en français on dise couramment « Bosnie-Herzégovine », la traduction littérale du bosnien est « Bosnie-et-Herzégovine » (que l'on retrouve dans la plupart des autres langues). Le pays unit ainsi deux régions historiques, sans rapport avec les entités autonomes actuelles, et n'est pas réductible à une Bosnie à laquelle on accolerait un adjectif. Les habitants de la Bosnie étaient autrefois appelés « Bosniaques » , et depuis le début du XXe siècle, le nom de tous les habitants est «Bosniens». Aujourd'hui on appelle « Bosniaques » les habitants de ce pays qui sont de tradition musulmane, qui nomment « bosnien » leur parler chtokavien. La première mention largement reconnue et conservée d'une forme du nom Bosnie se trouve dans De Administrando Imperio, un manuel politico-géographique écrit par l'empereur byzantin au milieu du Xe siècle (entre 948 et 952) décrivant la « petite terre » (χωρίον en grec) de Bosona (Βοσώνα). On pense que le nom dérive de l'hydronyme de la rivière Bosna qui traverse le cœur de la Bosnie. Selon le philologue Anton Mayer, le nom Bosna vient de l'illyrien *Bass-an-as, qui à son tour pourrait dériver du proto-indo-européen bos ou bogh, signifiant « l'eau courante ». Certaines sources romaines mentionnent également Flumen Bathinus comme nom pour Bosona, ce qui signifierait « eau courante ». Le nom Herzégovine signifie « la terre du » (du duc, en allemand). Il tire son origine du titre du noble bosnien du XVe siècle, Stefan Vukčić Kosača, qui après la mort de est devenu "Herceg Humski i primorski". Hum (anciennement appelé Zachlumie) était une principauté du début du Moyen Âge qui avait été conquise par le Banat de Bosnie dans la première moitié du XIVe siècle. Après la chute du royaume de Bosnie et la conquête ottomane, Hum devint connue sous le nom de « sandjak d'Herzégovine », et fut incluse dans le vilayet de Bosnie. == Histoire == Tout au long de son existence la Bosnie a eu sa propre histoire, et sa propre culture, et cette culture a été partagée par des personnes de toutes les confessions religieuses. La région historique de Bosnie-Herzégovine a été successivement illyrienne, romaine, hongroise, ottomane, austro-hongroise et yougoslave (voir article détaillé). Avant la venue des Slaves sur le territoire, la population a été successivement illyrienne, grecque et dalmate. Actuellement ses populations sont presque exclusivement des Slaves du Sud qui sont, du point de vue religieux, musulmanes (sunnites) ou chrétiennes (catholiques et orthodoxes). Jadis, il y avait aussi des bogomiles d'inspiration paulicienne (Église bosnienne) et les musulmans affirment que ce sont leurs ancêtres. En , à la fin de la domination ottomane, une insurrection cristallise l'identité bosniaque, mais des forces centrifuges existent aussi, instrumentalisées par l'impérialisme austro-hongrois et le panslavisme russe : les orthodoxes s'appuient sur la Serbie elle-même soutenue par la Russie, tandis que les musulmans et les catholiques misent sur l'Autriche-Hongrie qui occupe le pays en 1878 (et l'annexe en 1908 en tant que condominium de Bosnie-Herzégovine). === Histoire ancienne === La Bosnie est habitée par des humains depuis le paléolithique, car l'une des plus anciennes peintures rupestres a été découverte dans la grotte de Badanj. Les principales cultures néolithiques telles que le culture de Butmir et le Kakanj étaient présentes le long de la rivière Bosna datant de - . Les Illyriens ont été parmi les premiers des Balkans à former des royaumes à partir de tribus, y compris ceux qui habitaient l'actuelle Bosnie-Herzégovine. Les plus célèbres d'entre eux étaient les Ardiens et les Daors, qui frappaient même leur propre monnaie. Les vestiges de l'ancienne ville de Daors, connue sous le nom de Daorson, sont encore visibles à Ošanić près de Stolac. La culture illyrienne du bronze en tant que forme d'art particulière a été remplacée par le fer à partir du septième siècle avant notre ère. Certaines parties de la Bosnie centrale étaient habitées par la tribu Daesitiates, le plus souvent associée au groupe culturel bosnien central. La culture de Glasinac est une culture archéologique le plus prononcé des âges du bronze et du fer dans les Balkans centraux et occidentaux. Comme le plateau de Glasinac (Bosnie) était la première et la plus importante zone d'où provenait la plupart des matériaux archéologiques trouvés jusqu'à présent, toute la culture s'appelle la culture de Glasinac. C'était l'époque des Illyriens, ou communauté ethnique les Autariates se démarquaient. Le conflit entre les Illyriens et les Romains a commencé en 229 , mais Rome n'a achevé l'annexion de la région qu'en 9 , lorsque la plupart de ces tribus ont été romanisées, et Illyrie divisé en Dalmatie et Pannonie. Avec l'arrivée des Slaves au septième siècle dans les Balkans, le territoire de la Bosnie est habité par diverses tribus slaves du sud. === Moyen Âge === La Bosnie est mentionnée pour la première fois comme une terre "Bosona" au milieu du Xe siècle. Indépendante du XIIe siècle, la Bosnie est devenue le royaume de Bosnie en 1377, date à laquelle ses frontières avaient été établies, coïncidant à peu près avec celles de la république moderne. Au cours de cette période, les circonstances politiques ont conduit à des conflits sur ces zones entre le royaume de Hongrie et l'Empire byzantin. À la suite d'un changement de pouvoir entre les deux au début du XIIe siècle, la Bosnie s'est retrouvée hors du contrôle des deux et a émergé comme le Banat de Bosnie (sous le règne des bans locaux). Le premier dirigeant bosniaque était ban (prince) Borić (1154-1163), le second Kulin (ban) (1180-1204) dont le gouvernement marqua le début de conflits religieux, liés à une Église bosnienne, souvent considérée comme hérétique par les catholiques romains et les byzantins orthodoxes, et plus tard associée au bogomilisme. En 1232, le ban Ninoslav fait du bogomilisme (ou « patarinisme ») la religion d'État. Après la chute du royaume de Bosnie, les Bosniaques de l'Église bosniaque schismatique, se convertiront progressivement à l'islam. En réponse aux tentatives hongroises d'utiliser la politique de l'Église concernant la question de l'hérésie comme moyen de regagner la souveraineté sur la Bosnie, Kulin (ban) a tenu un conseil des dirigeants de l'église locale pour renoncer à l'hérésie et a embrassé le catholicisme. Malgré cela, les ambitions hongroises sont restées inchangées longtemps après la mort de Kulin en 1204, ne diminuant qu'après une invasion infructueuse en 1254. La Serbie et la Croatie se considéraient souvent comme ayant droit à des parties de la Bosnie pour des raisons ethniques, cependant, à plusieurs reprises lorsque ces voisins étaient des États indépendants ou des provinces de royaumes plus grands, ils ne détenaient que des parties de la Bosnie, et seulement brièvement. Pendant ce temps, la population s'appelait Dobri Bošnjani ("Bons Bosniaques"). Les noms serbe et croate, bien qu'apparaissant occasionnellement dans les zones périphériques, n'étaient pas utilisés en Bosnie proprement dite. L'histoire de la Bosnie jusqu'au début du XIVe siècle a été marquée par une lutte de pouvoir entre les familles Šubić et Kotromanić. Ce conflit a pris fin en 1322, lorsque Kotromanić est devenu ban . Au moment de sa mort en 1353, il réussit à annexer des territoires au nord et à l'ouest, ainsi que Zachlumie et certaines parties de la Dalmatie. Il a été remplacé par son neveu ambitieux Tvrtko qui, après une lutte prolongée avec la noblesse et les conflits interfamiliaux, a pris le contrôle total du pays en 1367. En 1377, la Bosnie a été élevée au rang de royaume avec le couronnement de comme premier Roi de Bosnie à Mile près de Visoko au cœur de la Bosnie. C'était le royaume féodal le plus puissant de la région. Cependant, après sa mort en 1391, la puissance et l'influence de la Bosnie déclinèrent lentement. Epuisée par des conflits internes et livrée à elle-même, sous le règne du dernier roi Stjepan Tomašević, la Bosnie perd son indépendance en 1463. Au siècle suivant, l'ensemble du territoire de l'actuelle Bosnie-Herzégovine fait partie de l'Empire ottoman et est devenue sa province la plus à l'ouest. === Empire ottoman === La conquête ottomane de la Bosnie a marqué une nouvelle ère dans l'histoire du pays et introduit des changements drastiques dans le paysage politique et culturel. En 1580, la Pachalik de Bosnie a été fondée, qui comprenait la zone de l'ensemble de l'État actuel de Bosnie-Herzégovine, des parties de la Croatie, du Monténégro et du Sandjak de Novipazar de la Serbie, qui a finalement abouti au vilayet de Bosnie vers 1867. Lors de l'expansion de l'Empire ottoman en Europe centrale, la Bosnie a été épargnée en tant que province frontalière et a connu une longue période de prospérité et de progrès. De nombreuses villes (telles que Sarajevo et Mostar) ont été établies et sont devenues d'importants centres régionaux de commerce et de culture civique. La construction de nombreux bâtiments importants de l'architecture islamique a été financée, tels que le vieux pont de Mostar, la mosquée de Gazi Husrev-bey à Sarajevo et le pont Mehmed Pacha Sokolović de Višegrad. Le règne a duré quatre siècles et a entraîné des changements notables, y compris l'émergence d'une communauté musulmane qui est devenue majoritaire également pour des avantages sociaux, économiques et politiques, bien que les orthodoxes et les catholiques aient été protégés par décret impérial. Les nouveaux maîtres ottomans feront venir des Valaques de religion orthodoxe comme force de travail ainsi que pour repeupler les territoires désertés à cause de la guerre ou de divers fléaux. C'est à partir de ce moment que s'implante plus sérieusement le courant chrétien orthodoxe en Bosnie alors qu'il n'était que très peu présent auparavant. L'instabilité et les troubles dans le pays ont provoqué un soulèvement en Bosnie-Herzégovine. Le soulèvement s'est propagé rapidement et a été rejoint par plusieurs autres États et grandes puissances, forçant l'Empire ottoman à céder le contrôle de la Bosnie-Herzégovine à la monarchie austro-hongroise, selon le congrès de Berlin. Selon Victor Tissot, la Bosnie comptait vers 1880 un peu plus d'un million d'habitants dont , orthodoxes, catholiques, et séfarades issus de la péninsule Ibérique. === Empire austro-hongrois === Au congrès de Berlin, l'Autriche-Hongrie obtient l'administration de la Bosnie-Herzégovine. Profitant des troubles dans l'Empire ottoman, la diplomatie austro-hongroise tente d'obtenir l'approbation provisoire de la Russie pour modifier le statut de la Bosnie-Herzégovine et publie la proclamation d'annexion en 1908. Malgré les objections internationales, la Russie et la Serbie, l'annexion austro-hongroise de la Bosnie-Herzégovine a été acceptée en . La monarchie des Habsbourgs avait plusieurs préoccupations clés en Bosnie. Elle a tenté de dissiper le nationalisme sud-slave en contestant les revendications antérieures des Serbes et des Croates sur la Bosnie. Bien que relativement réussie sur le plan économique, la politique austro-hongroise qui reposait sur la promotion de l'idée d'une seule nation bosniaque multiconfessionnelle n'a pas réussi à freiner la croissance du nationalisme. Lors de la période de l'éveil des nationalismes au XIXe siècle, les catholiques de Bosnie commencent à s'identifier comme Croates alors que les orthodoxes s'identifient comme Serbes. Ces entreprises de et de la population chrétienne, menées par les intellectuels et missionnaires des pays voisins, seront alors décriées par le frère franciscain , lui-même catholique mais s'identifiant comme Bosniaque, et partisan d'un nationalisme bosniaque multiconfessionnel. Avec le temps, ce sont surtout les musulmans qui gardent un sentiment d'appartenance envers la Bosnie ; ils s'identifient comme « Bosniaques », tandis que le terme « Bosniens » désigne tous les habitants de la Bosnie-Herzégovine sans distinction de religion, conformément aux principes de la laïcité et du droit du sol. La monarchie des Habsbourgs a aussi essayé de prévoir la modernisation en codifiant des lois, en introduisant de nouvelles institutions politiques, en établissant et en développant des industries. Les tensions politiques entre Belgrade et Vienne culminèrent le , lorsque le jeune nationaliste serbe Gavrilo Princip assassina l'héritier du trône austro-hongrois François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo. Cet acte est considéré comme le déclencheur de la Première Guerre mondiale. === Royaume de Yougoslavie === Après la Première Guerre mondiale, la Bosnie-Herzégovine a rejoint le royaume des Serbes, Croates et Slovènes. La vie politique en Bosnie à cette époque était marquée par les troubles sociaux et économiques liés à la redistribution de la propriété et la formation de plusieurs partis politiques qui changeaient fréquemment de coalitions et d'alliances avec des partis d'autres régions yougoslaves. Le conflit idéologique dominant de l'État yougoslave, entre le régionalisme croate et la centralisation serbe, était abordé différemment par les principaux groupes ethniques de Bosnie et dépendait de l'atmosphère politique générale. Les réformes politiques apportées dans le royaume yougoslave nouvellement établi ont vu peu d'avantages pour les Bosniaques; selon le recensement final de la propriété foncière et de la population selon l'appartenance religieuse de 1910 effectué en Autriche-Hongrie, les musulmans (bosniaques) possédaient 91,1 %, les serbes orthodoxes 6,0 %, les catholiques croates 2,6 % et les autres 0,3 % de la propriété. À la suite des réformes, les musulmans bosniaques ont été dépossédés d'un total de 1175305 hectares de terres agricoles et forestières. La création du royaume de Yougoslavie en 1929 a entraîné le redécoupage des régions administratives en banates ou banovinas qui évitaient délibérément toutes les lignes historiques et ethniques, supprimant toute trace d'une entité bosniaque. L' Accord Cvetković-Maček qui a créé le banat croate en 1939 a encouragé ce qui était essentiellement une partition de la Bosnie entre la Croatie et la Serbie. Cependant, la menace croissante de l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler a forcé les hommes politiques yougoslaves à déplacer leur attention. Après une période marquée par des tentatives d'apaisement, la signature du traité tripartite et un coup d'État, la Yougoslavie est finalement envahie par l'Allemagne le . === Seconde Guerre mondiale === Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l'invasion de la Yougoslavie, le territoire de la Bosnie-Herzégovine est cédé en 1941 à l'état indépendant de Croatie allié du Troisième Reich. Certains Croates et Bosniaques s'y rallient ou s'y soumettent ; d'autres s'y opposent dans la guerre de résistance qui suit l'invasion. De nombreux Serbes rejoignent le mouvement, fidèle au gouvernement yougoslave en exil à Londres, des Tchetniks, un mouvement nationaliste serbe dans le but d'établir un État Grande Serbie. Un autre mouvement de résistance, multiethnique, se constitue : celui des partisans communistes. Un grand nombre de Bosniaques, Croates et Serbes, mais également des Slovènes, Macédoniens, Monténégrins ou Albanais s'y engagent. Une guerre à cinq commence alors : s'affrontent d'un côté les Allemands et les Oustachis Croates d'Ante Pavelić, d'un autre côté les Tchetniks du Serbe Draža Mihailović, et, à partir de l'été 1941 les partisans de Tito, qui affrontent aussi les Tchetniks à partir de 1943, poussant certains groupes à s'allier aux Oustachis, ou aux Italiens qui de leur côté, rejoignent les Alliés à l'automne 1943. Certains musulmans bosniaques étaient avec les Oustachi et un petit groupe est devenu membre de l'unité SS nazie, mais de nombreux musulmans bosniaques ont combattu aux côtés de partisans, qui ont promis à la Bosnie leur propre république et aux musulmans un statut spécial dans son sein. Les dirigeants de la NDH se sont lancés dans une campagne d'extermination des Serbes, des Juifs, des Roms ainsi que des Croates dissidents et, plus tard, des partisans de Josip Broz Tito. On estime que , soit 16,9 % de sa population en Bosnie, ont été tués pendant la guerre. Les Tchetniks, à leur tour, ont poursuivi une campagne génocidaire contre les musulmans et les Croates de souche, ainsi que la persécution d'un grand nombre de Serbes communistes et d'autres sympathisants communistes. Les populations musulmanes de Bosnie-Herzégovine et du Sandžak étant une cible principale. Sur les qui ont perdu la vie en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre,environ 30000 (principalement des civils) ont été tués par les Chetniks. Les massacres contre les Croates étaient de moindre ampleur mais similaires en action. Entre de Bosnie ont été tués entre et . Parmi ceux-ci, environ 18000 ont été tués par les Tchetniks. De ces affrontements et changements d'alliances sortent largement vainqueurs les partisans de Tito d'autant que les « cinq de Cambridge » ont réussi à convaincre Winston Churchill de miser sur Tito et de réserver à ses partisans l'essentiel de la logistique Alliée. Dans ce contexte se forme, le 29 novembre 1943 à Jajce, le Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie au cours de laquelle il a été décidé d'établir une Yougoslavie en tant que fédération avec six républiques, dont l'une serait la Bosnie-Herzégovine à l'intérieur de ses frontières à partir de la période Autriche-Hongrie. La fin de la guerre et la victoire des Partisans sont, conformément à ce programme, suivies de la proclamation de la république fédérative socialiste de Yougoslavie, dont la république socialiste de Bosnie-Herzégovine devient une entité fédérée. === République fédérative socialiste de Yougoslavie === Après la Seconde Guerre mondiale, avec la fondation de la république fédérative socialiste de Yougoslavie, un État fédéral avec les six républiques socialiste de Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine et Serbie avec les provinces autonomes du Kosovo et de la Voïvodine a émergé. Entre 1945 et le début des années 1990, la république socialiste de Bosnie-Herzégovine a connu une industrialisation, une modernisation et une urbanisation accélérées, et en même temps les institutions du pays ont été établies, soulignant son statut d'État et son indépendance institutionnelle. En raison de sa position géographique centrale au sein de la fédération yougoslave, la Bosnie a été choisie comme base pour le développement de l'industrie de la défense militaire. Cela a contribué à une grande concentration d'armes et de personnel militaire en Bosnie; un facteur important dans la guerre qui a suivi la dislocation de la Yougoslavie dans les années 1990. Cependant, l'existence de la Bosnie au sein de la Yougoslavie, pour l'essentiel, était relativement pacifique et très prospère, avec un taux d'emploi élevé, une économie industrielle et tournée vers l'exportation, un bon système éducatif et une sécurité sociale et médicale pour chaque citoyen de Bosnie-Herzégovine. Dans les années 1970, une forte élite politique bosnien est apparue, alimentée en partie par le leadership de Josip Broz Tito dans le Mouvement des non-alignés et les bosniens servant dans le corps diplomatique yougoslave. Tout en travaillant au sein du système socialiste, des politiciens tels que Džemal Bijedić, Branko Mikulić et Hamdija Pozderac ont renforcé et protégé la souveraineté de la Bosnie-Herzégovine. À cette époque, des institutions éducatives, scientifiques et culturelles ont été créées, telles que l'Académie des sciences et des arts de Bosnie-Herzégovine, les universités de Sarajevo, Banja Luka, Mostar et Tuzla, et la Radio-Televizija Bosne i Hercegovine. En 1971, les Musulmans (avec M pour distinguer la religion musulmane) ont été reconnus comme le sixième peuple du pays qui, avec les Serbes et les Croates, est l'un des peuples constitutifs de la république fédérative socialiste de Yougoslavie. En 1984, la capitale de la république, Sarajevo, a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 1984, qui ont rehaussé la réputation de la ville et de l'État à l'étranger. Au cours des années 1980, Sarajevo et la Bosnie-Herzégovine étaient le centre d'une sorte de culture pop en Yougoslavie. Ici, ils créent certains des cinéastes nationaux les plus populaires (Kusturica, Kenović), et les groupes pop et rock sont parmi les plus importants du pays. Au cours de cette période, la riche tradition littéraire se poursuit là où se trouvaient autrefois les auteurs bosniens les plus importants, tels que Ivo Andrić et Meša Selimović. Avec la mort de Tito, la chute du communisme et le début de la désintégration de la Yougoslavie, la doctrine de la tolérance a commencé à perdre de sa force, créant une opportunité pour les éléments nationalistes de la société d'étendre leur influence. === Indépendance === À la suite des déclarations d'indépendance de la Slovénie et de la Croatie vis-à-vis de la Yougoslavie, une scission importante s'est développée parmi les résidents de Bosnie-Herzégovine sur la question de savoir s'il fallait rester en Yougoslavie (très majoritairement favorisée par les Serbes) ou rechercher l'indépendance (très majoritairement favorisée par les Bosniaques et les Croates). Après la suppression de l'autonomie de la Voïvodine et du Kosovo, et l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie, quatre des huit membres de la Présidence de la Yougoslavie étaient des personnes fidèles à Milošević, de sorte que la Serbie prend le pouvoir en Yougoslavie et peut décider de toutes les questions importantes. N'acceptant pas de rester dans une Yougoslavie tronquée dominée par la Serbie, la souveraineté de la Bosnie-Herzégovine est proclamée le . Les députés serbes, ont abandonné le parlement central de Sarajevo et ont formé l'Assemblée du peuple serbe de Bosnie-Herzégovine le , ce qui a marqué la fin de la coalition tripartite qui gouvernait après les élections de 1990. Cette Assemblée a autoproclamé la république serbe de Bosnie sur une partie du territoire de la Bosnie-Herzégovine le . Le , l'Union démocratique croate (HDZ) en Bosnie-Herzégovine a créé la Communauté croate d'Herceg-Bosna sur un territoire majoritairement habité par des Croates de Bosnie, et elle se transforme en république croate d'Herceg-Bosna le mais sans proclamer son indépendance vis-à-vis de la Bosnie-Herzégovine. Ces républiques autoproclamées n'ont pas été reconnues par le gouvernement de Bosnie-Herzégovine, qui les a déclarées illégales. Leur formation est conforme aux accords entre le dirigeant serbe Slobodan Milošević et le dirigeant croate Franjo Tuđman sur la partition de la Bosnie, dans le but d'établir une Grande Serbie et une Grande Croatie. La déclaration de souveraineté du de la Bosnie-Herzégovine est suivie d'un rapport de la commission Badinter. Selon ce rapport, la Bosnie-Herzégovine ne peut être reconnue comme État indépendant par la communauté internationale que si un référendum national réclame cette reconnaissance. Ce référendum a lieu le , conformément à la constitution yougoslave et aux exigences de la commission Badinter. La question référendaire était : "Êtes-vous en faveur d'une Bosnie-Herzégovine souveraine et indépendante, un État de citoyens égaux et de nations musulmanes, serbes, croates et autres qui y vivent ?". Le taux de participation au référendum sur l'indépendance était de 63,4 %, et 99,7 % des électeurs ont voté pour l'indépendance. Il a été boycotté par la majorité des Serbes de Bosnie. Refusant les résultats de ce référendum, JNA et les milices serbes organisées par Radovan Karadžić, chef du parti nationaliste serbe SDS encerclent la ville de Sarajevo. Karadzić organise une conférence de presse où il déclare : une guerre interethnique et religieuse est inévitable, alors qu'Alija Izetbegović, élu président de la Bosnie, annonce qu'il n'y aura pas de guerre en Bosnie, ni interne ni importée. Le , le chef d'état major de l'armée yougoslave (JNA), le général Blagoje Adžić, déclare : La sécession de la Bosnie-Herzégovine est inacceptable et l'armée fédérale est prête à y intervenir pour défendre le peuple serbe menacé par une agression ouverte. === Guerre de Bosnie-Herzégovine === La Bosnie-Herzégovine a déclaré son indépendance le . La Communauté européenne et les États-Unis reconnaissent l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, le , et son adhésion dans l'Organisation des Nations unies a lieu le , en même temps que celles de la Croatie et de la Slovénie. Dès 1991, l’Armée populaire yougoslave (JNA), devenue armée serbe, utilise la Bosnie comme base pour des opérations de guerre en Croatie. À l'époque, elle mobilisait et armait les Serbes de Bosnie, occupait des positions stratégiques et préparait le siège des grandes villes. À la suite de la déclaration d'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, JNA et les milices serbes de Bosnie se sont mobilisées dans différentes parties du pays. Les forces gouvernementales étaient mal équipées et non préparées pour la guerre. La reconnaissance internationale de la Bosnie-Herzégovine a accru la pression diplomatique pour que l'Armée populaire yougoslave (JNA) se retire du territoire de la république, ce qu'elle a officiellement fait en . Les membres serbes de Bosnie de la JNA ont simplement changé d'insigne, formé l’Armée de la république serbe de Bosnie (VRS), et a continué les combats. Armée et équipée à partir des stocks de la JNA en Bosnie, soutenue par des volontaires et diverses forces paramilitaires de Serbie, et bénéficiant d'un important soutien humanitaire, logistique et financier de la république fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro), les offensives serbes en 1992 ont réussi à placer une grande partie du pays sous son contrôle. Bijeljina est la première ville bosniaque à être investie par l'armée yougoslave et par les milices serbes sous les ordres d'Arkan. « Nous avions l'ordre de tuer le plus de musulmans possible », confesse Goran Jelisić, un jeune mécanicien serbe recruté à Bijeljina par Arkan pour participer au nettoyage ethnique de Brčko dans le Nord de la Bosnie. Le , Zvornik a été attaqué par les Serbes. , du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, responsable pour l'ex-Yougoslavie, parvient à franchir le pont Mehmed Pacha Sokolović sur la Drina et à longer Zvornik avant d'être arrêté par un groupe de miliciens. Lorsqu'il eut quitté ses fonctions, il décrivit la scène suivante : Dans un virage, avant d'être interceptée, ma voiture a patiné sur du sang, j'ai croisé des camions remplis de cadavres. Dès la fin de 1991, l’Armée populaire yougoslave (JNA), a déployé de l'artillerie sur les collines autour de Sarajevo, préparant le siège de la ville. Ainsi, immédiatement après la déclaration d'indépendance de la Bosnie, le siège de Sarajevo a commencé et a duré quatre ans. Incapables de conquérir la ville, ils coupent l'eau, le chauffage et l'électricité de la ville isolée, et épuisent la population civile torturée par des bombardements aveugles quotidiens. Après le , les troupes de la JNA en Bosnie ont changé leur nom en Armée de la république serbe de Bosnie (VRS) et, avec les forces paramilitaires serbes, ont continué à bombarder la ville à partir des mêmes positions. Les forces serbes se sont concentrées en particulier sur la destruction des archives de la coexistence ethnique en Bosnie, comme le largage de bombes incendiaires sur la Bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo, brûlant la majeure partie de son contenu avec des milliers de textes irremplaçables. Des immeubles résidentiels, des hôpitaux, des boulangeries et d'autres installations non militaires ont été systématiquement bombardés. Près de 10000 personnes ont été tuées, dont plus de 1500 enfants, et 56000 autres ont été blessées et près de 15000 enfants. Pendant le siège, la ville a été touchée par une moyenne d'environ par jour, culminant à 3777 grenades le . Afin d'arrêter les massacres de civils, en , après des avertissements infructueux, l'OTAN intervient dans le conflit et bombarde les positions serbes autour de Sarajevo. À la suite de cela, les forces serbes de Bosnie ont pris en otage plus de deux cents casques bleus et observateurs de l'ONU pour empêcher de nouvelles frappes aériennes. Le nettoyage ethnique de Prijedor a commencé fin , à la suite de l'occupation de la zone par des unités paramilitaires et la JNA. Des milliers de non-Serbes ont été tués dans les villages et la ville de Prijedor, et leurs maisons incendiées. Plus de , femmes et enfants ont transité par les camps de concentration d' Omarska, Keraterm et Trnopolje, où massacres, tortures, viols et conditions de vie épouvantables ont rapidement décimé le nombre de prisonniers. Des dirigeants non serbes ont été éliminés, des fonctionnaires, des intellectuels, des dirigeants politiques et des hommes d'affaires emprisonnés ou déportés, et toutes les traces importantes de la culture et de la religion musulmanes et croates, y compris les mosquées et les églises catholiques, ont été détruites. Le nombre total de personnes tuées et déportées en 1993 était de 52 811. Aucune convention de guerre n'est appliquée et la barbarie se déchaîne (viols, tortures, assassinats, formation de camps de concentration). L'avancée des Serbes de Bosnie, a été accompagnée avec le nettoyage ethnique des Bosniaques et des Croates de Bosnie de toute la zone contrôlée par la VRS. Des dizaines de camps de concentration ont été établis dans lesquels les détenus ont été soumis à la violence et aux abus, y compris le Viol. En 1993, le Conseil de sécurité des Nations unies a créé le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie pour juger les personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide. Le nettoyage ethnique a culminé avec le massacre de Srebrenica de plus de 8000 hommes et garçons bosniaques en , qui a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Les forces croates de Bosnie et bosniaques ont également commis des crimes de guerre contre des civils de différents groupes ethniques, mais à plus petite échelle. La violence se déchaîne aussi entre Croates et Musulmans (combats de Mostar et dynamitage de son pont, sac de Stolac et dynamitage de sa mosquée…). Le conflit bosno-croate a pris fin en , avec la signature de l'accord de Washington, conduisant à la création d'une fédération de Bosnie-et-Herzégovine, qui a fusionné le territoire détenu par le HVO avec celui détenu par l'Armée de la république de Bosnie-Herzégovine(ARBiH). Les populations croato-bosniaques ont alors obtenu une aide logistique accrue de la part de la communauté internationale, qui isola la république fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) officiellement définie comme agresseur (même si les Serbes continuaient de dire qu'il s'agissait d'une guerre légitime pour permettre le maintien dans la Yougoslavie des populations désirant y rester). L'offensive conjointe en Croatie, en 1995, des forces croates de Croatie et de Bosnie, et des forces bosniaques, permit la conquête de tous les territoires serbes de Croatie. La population serbe de ces territoires a été expulsée vers la république serbe de Bosnie, où elle a repeuplé des territoires ethniquement nettoyés des non-Serbes, et une partie est allée en Serbie. Les efforts de la communauté internationale pour tenter de faire cesser le conflit et éviter les pertes humaines parmi la population eurent peu d'effets concrets malgré l'envoi de plus de 38000 militaires sous le drapeau de l'ONU. La Forpronu perdit et compta plus de . Le , les accords de Dayton ont été signés à Paris, mettant fin à la guerre et confirmant l'existence et la continuité juridique de l'État de Bosnie-Herzégovine à l'intérieur de ses frontières actuelles. Elle sera composée de deux entités : la fédération de Bosnie-et-Herzégovine (51 % du territoire et 70 % de la population) et la république serbe de Bosnie (49 % du territoire et 25 % de la population), chacune pouvant établir des "relations parallèles" avec les pays voisins. Comme l'a dit Florence Hartmann: «À Dayton, les grandes puissances ont récompensé ceux qui, quelques semaines plus tôt, avaient systématiquement déporté et tué la population musulmane de l’enclave en leur attribuant les champs de la mort et en leur permettant ensuite de les repeupler à leur guise afin d’en modifier à jamais la structure ethnique ». En 1995-1996, une force internationale de maintien de la paix (IFOR) dirigée par l'OTAN, comprenant , intervint en Bosnie afin de mettre en place et de surveiller les aspects militaires de l'accord. À l'IFOR succéda une force de stabilisation (Sfor) plus réduite (14000 soldats en 2003) dont la mission était d'empêcher la reprise des hostilités. À cette Sfor, a succédé en l'Eufor, une force militaire de l'Union européenne de 7000 hommes environ. La force de police internationale de l'ONU en Bosnie-Herzégovine a été remplacée fin 2002 par la Mission de police de l'Union européenne (MPUE), premier exemple pour l'Union européenne d'une telle force de police, ayant des missions de surveillance et d'entraînement. Les principaux dirigeants politiques et militaires de la république serbe de Bosnie sont reconnus coupables et condamnés pour crimes de guerre. Le président de la république serbe de Bosnie Radovan Karadžić et le chef de l'armée Ratko Mladić ont été reconnus coupables de génocide à Srebrenica et condamnés à la réclusion à perpétuité.Le président Serbie Slobodan Milošević, accusé de génocide et de crimes contre l'humanité au Kosovo, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, est décédé en prison avant la fin du procès. La guerre a causé la mort de « 100000 civils et militaires bosniaques, serbes et croates ; de personnes furent déplacées, tous groupes ethniques confondus. L'analyse ethnique de la population du territoire de la république serbe de Bosnie, d'après le recensement de la population de l'année 1991 en comparaison avec après-guerre en l'an 1997 (source : IMG, sur la base du recensement de la population de l'année 1991 et des estimations de l'UNHCR pour l'année 1997) montre la quasi-disparition des Bosniaques de ce territoire : 1991 : Serbes 54,30 % ; Bosniaques 28,77 % ; Croates 9,39 % ; autres 7,53 % ; 1997 : Serbes 96,79 % ; Bosniaques 2,19 % ; Croates 1,02 % ; autres 0,0 %. == Géographie == La Bosnie-Herzégovine se trouve dans les Balkans occidentaux, au sud-est de l'Europe. Elle borde la Croatie (956 km) au nord, au nord-ouest et au sud, la Serbie à l'est (345 km) et le Monténégro au sud-est (242 km). À l'extrême sud, dans la commune de Neum, elle débouche dans la mer Adriatique sur environ 20 km. Les frontières de la Bosnie-Herzégovine sont pour la plupart d'origine naturelle et sont majoritairement composées des rivières Drina, Sava et Una, et de montagnes, comme la Dinara au sud-ouest. La Bosnie-Herzégovine se compose de deux unités géographiques et historiques: la plus grande partie Bosnie au nord () montagneuse et couverte de forêts épaisses, et la plus petite partie Herzégovine au sud, constituée de collines rocheuses et de terres agricoles plates. === Topographie === Le pays est principalement montagneux, englobant les Alpes dinariques centrales. Les parties nord-est atteignent la plaine de Pannonie, tandis qu'au sud, elle borde la mer Adriatique. Les Alpes dinariques s'étendent généralement dans une direction sud-est-nord-ouest et s'élèvent vers le sud. Le point culminant du pays est le pic de Maglić à 2386 m, à la frontière du Monténégro. La Bosnie centrale est la partie la plus montagneuse de la Bosnie avec les montagnes importantes Vlašić, Čvrsnica et Prenj. D'autres montagnes plus grandes sont Volujak, Vranica, Vran, Lelija, Zelengora et Velež. La Bosnie orientale comprend également des montagnes comme Trebević, Jahorina, Igman, Bjelašnica et Treskavica. C'est ici que les Jeux olympiques d'hiver de 1984 ont eu lieu. Vers le nord-ouest, les montagnes dinariques sont un peu plus basses (Cincar, Dinara, Šator, Grmeč), et sont séparées par des champs karstiques (poljes): poljé de Livno, poljé de Duvno, Kupreško polje et Glamočko polje. La composition géologique de la chaîne de montagnes dinariques en Bosnie se compose principalement de calcaire, avec des gisements de fer, de charbon, de zinc, de manganèse, de bauxite, d’antimoine, de plomb et de sel présents dans certaines régions, en particulier dans le centre et le nord de la Bosnie. Dans l'ensemble, près de 42,8 % de la Bosnie-Herzégovine est boisée. La plupart des zones forestières se trouvent dans les parties centrale, orientale et occidentale de la Bosnie. Les terres agricoles représentent 42,2 %, les terres fertiles 13,6% de la superficie de la Bosnie-Herzégovine et seulement 2,96 % des terres sont utilisées pour l'agriculture. Le nord de la Bosnie contient des terres agricoles très fertiles le long de la rivière Sava et la zone correspondante est fortement exploitée. La partie sud du pays, Herzégovine, se compose principalement de collines rocheuses et de terres arables plates avec un climat méditerranéen, ce qui permet d'importantes activités agricoles. Fichier:Bjelašnica_and_Treskavica_from_Trebević.jpg|Vue sur Bjelašnica et Treskavica depuis Trebević. Fichier:Hajdučka Vrata.JPG|Hajdučka Vrata, mont Čvrsnica. Fichier:Jahorina_-_ogorjelica_-_2011_-_panoramio.jpg|Station de ski de Jahorina. Fichier:Np_sutjeska_planina_volujak.JPG|Le mont Volujak. === Hydrographie === L'eau peut être considérée comme la plus grande ressource naturelle de Bosnie-Herzégovine. Tous les fleuves appartiennent aux bassins de la mer Noire et de la mer Adriatique. Le réseau fluvial est très dense, ce qui fait surtout référence au bassin versant de la mer Noire, qui couvre la majeure partie du territoire. Il y a sept grands fleuves en Bosnie-Herzégovine : la Sava est le plus long fleuve et forme une partie importante de la frontière nord avec la Croatie ; la rivière Una coule le long de la frontière nord-ouest de la Bosnie avec la Croatie. Elle est populaire pour le rafting et les sports d'aventure ; la rivière Bosna a donné son nom au pays. Elle s'étend à travers la Bosnie centrale, depuis sa source près de Sarajevo jusqu'à Sava au nord ; la Drina traverse l'est de la Bosnie et marque la frontière naturelle avec la Serbie ; la Sana et la Vrbas qui coule au nord, sont des affluents droits de la Sava et appartient au bassin de la mer Noire ; la Neretva est le principal fleuve d'Herzégovine qui appartient au bassin de la mer Adriatique. C'est la seule rivière entièrement de surface, dans cette région qui contient un grand nombre de rivières souterraines. Une particularité des eaux de la Bosnie-Herzégovine est la présence d'un grand nombre de chutes d'eau abondantes qui ornent le paysage de la Bosnie-Herzégovine. Parmi les plus belles et les plus grandes figurent: Štrbački buk sur la rivière Una à Martin Brod, les chutes d'eau sur la Pliva à Jajce, et Kravica sur la rivière Trebižat. La Bosnie-Herzégovine est également riche en sources naturelles, dont beaucoup sont exploitées pour l'eau minérale en bouteille ou pour les stations thermales populaires. Une petite partie de la côte adriatique, longue d'environ 20 km, autour de la ville de Neum, au sud du delta de la Neretva, appartient à la Bosnie-Herzégovine. Il existe un grand nombre de lacs naturels et artificiels en Bosnie-Herzégovine. Dans le groupe des lacs naturels, généralement de petite superficie, les lacs de montagne, comme Boračko, Šatorsko et Kotlaničko, dominent numériquement. Les lacs artificiels sont plus grands et principalement conçus pour les besoins de la production d'électricité. Avec une superficie de le plus grand lac est Buško, qui se trouve à la frontière des municipalités de Livno, à une altitude de 716 m. L'accumulation du lac est de 782 millions de m3 et est donc l'un des plus grands lacs d'Europe. Les autres grands lacs sont Ramsko, Jablaničko, Modračko, et lac de Blidinje.Il existe de nombreux lacs de montagne, pour la plupart d'origine glaciaire, qui ont un potentiel touristique important, et les plus célèbres sont Prokoško (sur Vranica), Boračko, Orlovačko, Štirinsko, et le lac Kladopolje (sur Zelengora). Fichier:Štrbački_buk_1.jpg|Cascade Štrbački buk sur la rivière Una. Fichier:Visegrad bridge by Klackalica.jpg|Pont Mehmed Pacha Sokolović sur la rivière Drina à Višegrad. Fichier:Jajce-cascade.jpg|Cascade sur la rivière Pliva. Fichier:Waterfalls_Kravica_6,_Bosnia_and_Herzegovina.jpg|Kravica cascade. Fichier: Ramska_prehrada_s_desitkami_ostruvku_a_zalivu.jpg|Lac de Rama. Fichier: Ostrožac,_Jablanicko_jezero_i_most_20070603_113.jpg|Lac de Jablanica. Fichier: Prokosko_jezero.jpg|Lac de Prokoško. === Paysage et environnement === La Bosnie offre un large choix de paysages, avec des chaînes de montagnes boisées, des forêts intactes, des lacs, des rivières luxuriantes et des cascades. Environ les deux cinquièmes du pays sont boisés de pins, de hêtres et de chênes. Ce fait place la Bosnie-Herzégovine dans un groupe de pays européens possédant la plus grande richesse forestière. Toutes les caractéristiques géographiques expliquées précédemment ont influencé la formation de caractéristiques biogéographiques spécifiques de la Bosnie-Herzégovine, qui se reflètent dans la grande biodiversité. Au total, 3700 espèces de plantes à fleurs sont enregistrées, ainsi que plusieurs centaines d'autres plantes et champignons. Certains d'entre eux sont endémiques, comme le fameux Lilium bosniacum et Picea omorika. Une biodiversité élevée s'applique également au monde animal, mais ils sont considérablement réduits au fil du temps. Cette diversité de paysages et d'écosystèmes est menacée et nécessite une protection urgente. Il existe quatre parcs nationaux et huit parcs naturels en Bosnie-Herzégovine. La superficie totale de l'aire protégée ne représente que 1,13 % de son territoire total. La Bosnie-Herzégovine connaît un certain nombre de problèmes environnementaux. Cela comprend la pollution de l'air provenant des usines métallurgiques et des centrales électriques au charbon. Le manque de sensibilisation à l'environnement, la déforestation intensive et l'exploitation forestière illégale intensifient ce problème. Les décharges municipales sont limitées et les installations de traitement des eaux usées et de gestion des inondations sont inadéquates. Les mines terrestres laissées par la guerre civile de 1992-1995 constituent toujours une menace dans certaines régions. Le climat de la Bosnie-Herzégovine varie du continental tempéré dans la partie nord de la plaine pannonienne le long de la rivière Sava, au climat alpin dans les régions montagneuses et au climat méditerranéen dans la zone côtière et la région d'Herzégovine au sud et au sud-est. Selon Human Rights Watch en août 2022, les autorités de la Bosnie-Herzégovine n'ont pas réussi à lutter contre l'importante pollution atmosphérique du pays, qui tue des milliers de personnes prématurément chaque année et nuit à la santé de milliers d'autres. === Faune et flore === Selon Victor Tissot, on tuait environ chaque année en Bosnie à la fin du XIXe siècle, , , , , , , , et autant de martres dont les peaux étaient envoyées à Sarajevo pour être transportées de là, soit à Trieste, soit à Leipzig. == Politique == Le haut représentant international en Bosnie-Herzégovine, Christian Schmidt, est nommé par le Conseil de mise en œuvre des accords de Paix. Il est la plus haute autorité du pays et dispose de pouvoirs exécutifs tels que l'annulation de décisions de l'exécutif et du parlement de Bosnie-Herzégovine contraires à l'esprit des accords de Dayton, dont il est l'autorité finale pour toute interprétation. === Présidence collégiale === Trois présidents devant représenter respectivement les communautés Serbes, Croates et Bosniaques sont élus simultanément au scrutin uninominal majoritaire à un tour. L'un des candidats serbes est élu par les seuls électeurs de la république serbe de Bosnie tandis que les électeurs croates et bosniaques de la fédération de Bosnie-et-Herzégovine votent pour l'un ou l'autre des candidats croates et bosniaques. Les habitants du district de Brčko, qui ne fait partie d'aucune des deux entités, doivent se faire enregistrer sur les listes électorales de l'une ou l'autre. Les trois présidents alternent à tour de rôle à la tête de la présidence collégiale, pour des périodes de huit mois. === Élections municipales de 2008 === En , les ont eu lieu en Bosnie, et les clivages entre Musulmans, Serbes et Croates se sont retrouvés dans les résultats ; 55 % des d'électeurs se sont abstenus, ce qui représente le plus faible taux de participation des 4 élections depuis les accords de Dayton. Selon les premiers résultats partiels fournis par la Commission électorale centrale (CEC), l'Union des sociaux-démocrates indépendants (SNSD, serbe) a remporté de maires, le Parti de l'Action démocratique (SDA, musulman) 28, et la Communauté démocratique croate (HDZ) 15, dans les régions où chaque communauté est respectivement majoritaire. C'était également l'objectif des nationalistes serbes et croates pendant la guerre, qui ont mené des nettoyages ethniques pour diviser la Bosnie de force et annexer ses parties à la Serbie ou à la Croatie. Après la guerre, ces objectifs n'ont pas été abandonnés et tentent d'être atteints par d'autres moyens politiques. Le mouvement indépendantiste serbe se trouve renforcé dans sa volonté d'organiser un référendum au sujet de l'indépendance depuis l'annonce du soutien de l'indépendance du Kosovo par l'Union européenne et les États-Unis. Fin 2007, l'institut de sondage Partner qui est basé à Banja Luka a révélé que 77 % des Serbes de Bosnie étaient favorables à une sécession de la république serbe de Bosnie dans l'hypothèse où les Albanais du Kosovo se déclareraient indépendants de la Serbie. L'ancien ambassadeur des États-Unis à Belgrade, , soutient une division de la Bosnie, ainsi que du Kosovo. Les autorités de l'entité République serbe continuent de mener une politique déstabilisatrice et conflictuelle en Bosnie-Herzégovine. La poursuite des déclarations du président de la République serbe Milorad Dodik, niant le statut d’État de la Bosnie-Herzégovine, tout en prônant la sécession de la République serbe et son union avec la Serbie, est une attaque contre l'intégrité territoriale de Bosnie-Herzégovine. Il faut rappeler que les entités ne sont en aucun cas fondées à faire sécession, et la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine sont garanties par les accords de Dayton. En 2017, les États-Unis ont sanctionné le président de l'entité République serbe, Milorad Dodik, pour ses propos sécessionnistes. En faisant obstacle aux accords de Dayton, Milorad Dodik constitue une menace importante pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine. La sanction signifie que toute propriété ou intérêt dans la propriété de Dodik sous juridiction américaine est bloqué, et est toujours valable. La Commission de Venise a constaté que les pouvoirs de l'État central de Bosnie-Herzégovine, sont trop faibles et propose une révision constitutionnelle qui permettrait d'adapter le texte à la réalité politique par : le transfert de responsabilités des Entités vers l'État central ; une définition plus stricte du veto au nom des intérêts vitaux, afin que ce veto ne soit pas un simple pouvoir de blocage au nom d'intérêts partisans ; simplifier l'organisation territoriale par suppression des entités, ou passer d'un État fondé sur l'égalité de trois peuples constituants à un État fondé sur l'égalité des citoyens. Les États-Unis souhaitent voir disparaître la République serbe, considérée comme le seul résultat tangible de la politique menée par les nationalistes serbes. En 2019, Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé son ferme appui au plein respect de la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine. ==== Indépendantisme de la communauté croate au sein de la Fédération ==== Le parti nationaliste croate de Bosnie appelle régulièrement à la création d'une entité autonome croate, séparée de la communauté bosniaque. Les Croates (chrétiens catholiques) justifient cette demande par la crainte d’être mis en minorité par les Bosniaques (musulmans) qui détiennent la majorité de quatre cinquièmes au sein des institutions fédérales. === Décisions constitutionnelles précisant le statut de Bosnie-Herzégovine et de ses deux entités === : « Contrairement aux assertions des représentants de l’Assemblée populaire de la Republika Srpska, la Constitution de la Bosnie-Herzégovine n’envisage pas de préserver la souveraineté des Entités, ni n’envisage un droit à l’auto-organisation basée sur l’idée de la séparation territoriale. De la même manière, d’après l’article III/3 (a) de la Constitution de la Bosnie-Herzégovine, les « fonctions gouvernementales » sont attribuées aux institutions de la Bosnie-Herzégovine ou aux Entités, de façon que les compétences des Entités ne soient d’aucune manière l’expression de leur qualité d’État, mais résultent de cette allocation de compétences prévue par la Constitution de Bosnie-Herzégovine… toutes les dispositions du Préambule de la Constitution de la République serbe faisant référence à la souveraineté, à l’indépendance de l’État, à la création d’un État et à la réunion complète et étroite de la Republika Srpska avec d’autres États, constituent une violation de l’article I/1, au regard des articles I/3, III/2 (a) et 5 de la Constitution de BH, qui garantissent la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique et la personnalité internationale de Bosnie-Herzégovine » (Cour constitutionnelle de la Bosnie-Herzégovine, affaire U 5/98). : La cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine précise qu'aucun signe, drapeau ou hymne, autre que celui de l'État de Bosnie-Herzégovine ne saurait être admis publiquement sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine. Cette décision étant rendue à la suite de la demande de la fédération de Bosnie-Herzégovine et de la république serbe de Bosnie-Herzégovine, en vue de porter des signes particuliers les distinguant de l'État de Bosnie-Herzégovine auquel ils appartiennent. La décision s'inscrit dans une jurisprudence constante de la Cour et de la communauté internationale. Selon cette jurisprudence, les deux entités n'ont aucune qualité d'État, car elles sont uniquement des entités de l'État de Bosnie-Herzégovine. == Subdivisions territoriales == La Bosnie-Herzégovine présente deux organisations parallèles de subdivisions territoriales du fait de l'existence de deux entités constitutives de la fédération bosnienne : la fédération de Bosnie-et-Herzégovine () ; la république serbe de Bosnie () ; auxquelles s'ajoute une troisième entité, le district de Brčko situé entre les deux premières, au nord du pays, possédant un statut neutre et autonome, géré en partie par un superviseur international mandaté par l'ONU. == Démographie == La population, d'après le recensement effectué en 2013, est de . Pour des raisons économiques, de nombreux habitants de ce pays, vivent et travaillent à l'étranger (États-Unis, Allemagne, Serbie, Autriche, Slovénie, pays de la Scandinavie, Canada, Australie…). En 2006, une estimation donne de Bosniens vivant à l'étranger et en 2008, une autre estimation donne de citoyens. === Population === À l'époque de la Yougoslavie, les Bosniaques étaient majoritairement appelés « Musulmans », les trois peuples composant le pays étant les Musulmans, qui avaient la majorité relative, les Bosno-Croates et les Bosno-Serbes. La composition de la population a varié et surtout a changé de répartition géographique à la suite des diverses opérations de nettoyage ethnique, et les gentilés ont été changés afin d'éviter toute confusion entre le peuple musulman et la religion musulmane et pour répondre à la volonté de reconnaissance des Bosniaques en tant que nation, nommés ainsi jusque l'invasion austro-hongroise. Ainsi les habitants du pays sont désormais officiellement appelés « Bosniens », les trois « nationalités » majoritaires étant les Bosniaques, les Croates et les Serbes. Par « nationalité » il ne faut pas entendre ici la citoyenneté bosnienne ni la langue BCMS que tous partagent, mais l'appartenance à une communauté confessionnelle et historique définie par la religion musulmane sunnite pour les Bosniaques, chrétienne catholique pour les Croates et chrétienne orthodoxe pour les Serbes, appartenances qui changent aussi le nom de la langue (respectivement bosnien, croate et serbe ; dans ce dernier cas, la langue s'écrit majoritairement en caractères cyrilliques, ces derniers étant admis en bosnien). La nationalité yougoslave n'a pas pour autant disparu, et correspond à la population continuant à se déclarer Yougoslave, et non de l'une des « nationalités » bosniaque, croate ou serbe : il s'agit en majorité de couples mixtes. Cette nationalité disparaît à partir du recensement de 2013. Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent, en 2010, 15,5 % de la population. Environ 40 % d'entre elles vivraient dans une grande pauvreté, alors qu'il n'existe en Bosnie-Herzégovine aucun programme d’aide publique en faveur des personnes âgées et que les pensions de retraite y sont généralement médiocres. === Groupes ethniques === Résultats finaux publiés le incluant les statistiques sur les groupes ethniques en Bosnie-Herzégovine. Au temps où la Bosnie-Herzégovine était un territoire ottoman (officiellement jusqu'en 1908, mais sous occupation austro-hongroise depuis 1878), le territoire était administré en langue turque. Lorsque la Bosnie-Herzégovine devint un condominium austro-hongrois (1908 à 1918), le territoire fut administré en langue allemande. La Bosnie-Herzégovine est un pays observateur au sein de l'Organisation internationale de la francophonie. === Religions === Article détaillé : Islam en Bosnie-Herzegovine La répartition religieuse du pays s'établit ainsi : les musulmans constituent 51 % de la population, les chrétiens orthodoxes constituent 31 % tandis que les chrétiens catholiques constituent 15 %, et 1,2 % pour les autres groupes religieux (y compris les juifs et les protestants). Il y a aussi 0,8 % d'athées et 0,3 % d'agnostiques. Le taux de pratique religieuse est relativement faible parmi les groupes religieux traditionnels, mais la tradition religieuse jouant un rôle identitaire majeur, très peu de Bosniens se définissent comme incroyants. Certaines communautés sont plus pratiquantes que d'autres, comme les Croates catholiques d'Herzégovine ou les musulmans de Bosnie centrale. En outre, la religion sert de lien social lors des rites significatifs de passage comme la naissance, le mariage et la mort. À l'époque du communisme yougoslave, il y avait beaucoup d'athées et d'agnostiques parmi les Bosniaques, puis les religions ont connu un fort regain de pratique à la suite de la guerre de 1992-1995, expression de l'identification accrue de chacun avec son héritage ethnique et culturel. Durant les années 2010, la presse pointe néanmoins du doigt un radicalisme religieux salafiste dans une partie de la communauté musulmane. Les combattants étrangers, venus dans le pays lors de la guerre (1992-1995), seraient à l’origine de ce nouvel intégrisme. Quelque 300 Bosniens se trouvent ainsi, en 2015, à faire le djihad en Syrie, ce qui ramené au nombre d’habitants forme le taux de départ pour le jihad le plus élevé d’Europe. Le pape a alerté sur la situation des catholiques de Bosnie, dont beaucoup des jeunes se sont enfuis lors de la guerre, mais ne peuvent pas revenir. Il leur est également impossible de construire une église ou une école. {| class="wikitable centre" |+ Résultats finaux publiés le incluant les statistiques sur les affiliations religieuses en Bosnie-Herzégovine. == Transport == == Tourisme == Liste du patrimoine mondial en Bosnie-Herzégovine == Sport == Les Jeux olympiques d'hiver se sont déroulés à Sarajevo en 1984, le pays faisant alors partie de la Yougoslavie. Avant que n'éclate la Yougoslavie, tous les clubs jouaient sous une même fédération, la Fédération de Yougoslavie de football, Fédération yougoslave de basket-ball ou la Fédération yougoslave de handball. En handball, le RK Borac Banja Luka de la ville de Banja Luka remporte la Coupe des clubs champions européens en 1976, un an après avoir échoué en finale, et la coupe EHF en 1991. En 1979, le KK Bosna, club de basket-ball de Sarajevo remporte la Coupe d'Europe des clubs champions chez les hommes, et le Jedinstvo Aida, de Tuzla, remporte la Coupe d'Europe des clubs champions en 1989 chez les femmes. Les clubs de football comme le FK Sarajevo, le FK Željezničar Sarajevo et le FK Velež Mostar sont parmi les clubs les plus connus du pays. La Bosnie-Herzégovine se qualifie pour la première coupe du monde de football de son histoire en 2014. Un an plus tard, le , l'équipe nationale de handball se qualifie pour la première fois de son histoire à une compétition majeure, le Championnat du monde 2015 disputé au Qatar. === Sportifs célèbres === Basket-ball : Kenan Bajramović, Edin Bavčić, Mirza Delibašić, Henry Domercant, Nenad Marković, Mirza Teletović, Jusuf Nurkić Football : Sergej Barbarez, Mécha Baždarević, Asmir Begović, Edin Džeko, Asim Ferhatović, Vahid Halilhodžić, Vedad Ibišević, Zvjezdan Misimović, Ivan Osim, Miralem Pjanić, Hasan Salihamidžić, Sejad Salihović, Emir Spahić, Safet Sušić Handball : Danijel Šarić, Edin Bašić, Nebojša Grahovac, Mirsad Terzić, Muhamed Toromanović Rugby : Džoni Mandić, Kenan Mutapčić Tennis : Amer Delić, Damir Džumhur Volley-ball : Rusmir Halilović
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Botswana
Le Botswana ( ), terme tswana signifiant « pays des Tswanas » du nom de l'ethnie principale, en forme longue la république du Botswana, en tswana , est un pays d'Afrique australe sans accès à la mer, entouré de l'Afrique du Sud au sud et sud-est, de la Namibie à l'ouest, de la Zambie au nord et du Zimbabwe au nord-est. Sa capitale est Gaborone. Les habitants s'appellent les Botswanais. Autrefois, le protectorat britannique était appelé Bechuanaland. Le Botswana adopta son nom après son indépendance à l'intérieur du Commonwealth le . Son économie, majoritairement liée à son voisin sud-africain, est dominée par les services (43 % en part du PNB en 1999), les mines (48 %), les industries (4 %) et l'agriculture (5 %). Son taux de transparence est de 6,1 en 2011 (5,4 en 2007) sur une échelle de 10, faisant du Botswana le pays le moins corrompu du continent africain. Le pays est régulièrement placé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence ( sur selon l’Indice 2012 de la perception de la corruption de Transparency International). Ce pays est surnommé « le miracle africain », « l’exception du continent » ou encore « la Suisse de l’Afrique ». == Histoire == À la fin du XIXe siècle, les hostilités éclatent entre les Tswanas, habitant le Botswana, et les tribus Ndebele migrant sur ce territoire depuis le désert du Kalahari. Les tensions montent également d'un cran avec les colons Boers venant du Transvaal. Après les demandes d'assistance lancées par les dirigeants botswanais Khama III, Bathoen et Sebele, le gouvernement britannique met le Bechuanaland sous sa protection le . La partie nord de ce territoire passe sous administration directe en tant que protectorat du Bechuanaland, formant le Botswana actuel. La partie sud du territoire est intégrée à la colonie du Cap, et fait maintenant partie de la province nord-ouest de l'Afrique du Sud. La majorité des personnes parlant setswana vivent aujourd'hui en Afrique du Sud. Lorsque l'Union de l'Afrique du Sud est formée en 1910, englobant les principales colonies britanniques de la région, le protectorat du Bechuanaland, le Basutoland (actuel Lesotho) et le Swaziland (actuel Eswatini) - les High Commission Territories - ne sont pas inclus, mais leur incorporation ultérieure est prévue. Toutefois, l'Empire britannique s'engage vaguement à consulter au préalable les habitants de ces territoires. Bien que les gouvernements successifs d'Afrique du Sud cherchent plusieurs fois à intégrer ces territoires, le Royaume-Uni ne cesse de retarder sa décision, et cette intégration n'a finalement jamais eu lieu. En 1948, le National Party est élu au gouvernement, et il institue l'apartheid en Afrique du Sud. Il se retire de la communauté du Commonwealth en 1961, mettant ainsi fin à toute perspective d'intégration de ces territoires dans l'Afrique du Sud. Une expansion de l'autorité centrale britannique et l'évolution du gouvernement tribal aboutissent à la création en 1920 de deux conseils consultatifs représentant les Africains et les Européens. Les proclamations de 1934 régularisent les lois et pouvoirs des tribus. Un conseil consultatif euro-africain est formé en 1951, et la constitution de 1961 crée un conseil consultatif législatif. En , le Royaume-Uni accepte les propositions de création d'un gouvernement autonome élu démocratiquement au Botswana. En 1965, le siège du gouvernement est transféré depuis Mafikeng en Afrique du Sud, vers Gaborone nouvellement créée. La constitution de 1965 mène aux premières élections générales et à l'indépendance, le . Seretse Khama, un chef de file du mouvement pour l'indépendance, est élu premier président de la république du Botswana. Réélu à deux reprises, il meurt en fonction en 1980. La présidence est transmise au vice-président, Quett Masire, qui est élu en son nom propre en 1984 et réélu en 1989 et 1994. Masire prend sa retraite de son poste en 1998. La présidence est transmise au vice-président, Festus Mogae, qui remporte ensuite l'élection de 1999 et est réélu en 2004. Le président suivant est le lieutenant-général Ian Khama qui entre en fonction 2008, en prévision des élections de 2009. Il est le fils du premier président du Botswana, et un ancien chef de l'armée du Botswana (BDF). Élu formellement en 2009 et réélu en 2014, il demeure en fonction jusqu'en 2018, date à laquelle il démissionne pour laisser la place au vice-président Mokgweetsi Masisi qui lui succède. == Politique == La politique du Botswana s'effectue dans le cadre d'une république, alliant un régime présidentiel à une démocratie représentative, dans lequel le président de la République est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par le gouvernement et l'Assemblée nationale, mais le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif. C'est également un système multipartite, dominé par le Parti démocratique du Botswana après l'indépendance jusqu'en 2024, date de la première alternance démocratique. D'après le tableau d'indice de démocratie, le Botswana est le pays ayant le régime démocratique qui se rapproche le plus d'une démocratie complète en Afrique. === Défense === Au moment de l'indépendance, le Botswana n'a pas de force armée. À la suite de conflits avec la Rhodésie (actuel Zimbabwe), le Botswana se dote d'une force armée, les Forces de défense botswanaises (BDF), en 1977. Le président du Botswana en est le commandant en chef, et il désigne un conseil de défense. La BDF compte aujourd'hui près de . À la suite de l'évolution de la situation politique en Afrique du Sud et dans la région, les missions de la BDF sont de plus en plus centrées sur les activités de lutte anti-braconnage, la préparation aux catastrophes, et des opérations de maintien de la paix à l'étranger. Les États-Unis sont le plus gros contributeur étranger au développement de la BDF, et une grande partie de son corps des officiers a reçu une formation américaine. === Relations internationales === Le Botswana met l'accent sur son intégration économique et politique en Afrique australe. Il cherche à faire de la Communauté de développement d'Afrique australe un outil de développement économique, et encourage les efforts permettant à la région d'assurer elle-même sa propre diplomatie préventive, de résoudre localement les conflits et assurer une bonne gouvernance. Le Botswana a accepté amicalement l'Afrique du Sud post-apartheid comme partenaire dans ces efforts. Le Botswana s'associe généralement au consensus africain sur la plupart des grandes questions internationales et est membre d'organisations internationales telles que les Nations unies, le Commonwealth et l'Union africaine (UA). Le Botswana est également membre de la Cour pénale internationale, avec un accord bilatéral d'immunité pour l'armée américaine (couvert par l'article 98 du Statut de Rome). == Subdivisions == Le Botswana est partagé en 10 districts : Central Ghanzi Kgalagadi Kgatleng Kweneng Nord-Est Nord-Ouest Sud-Est Sud Chobe Les principales villes sont Gaborone et Francistown, mais d'autres agglomérations de taille plus réduites existent : (dans l'ordre décroissant de population) Molepolole Selebi-Phikwe Maun Serowe Kanye Mahalapye Mochudi Mogoditshane Gabane Tutume Lobatse Molapowabojang Palapye Tlokweng Ramotswa Thamaga Moshupa Tonota Jwaneng Orapa Letlhakane Bobonong Orapa Shashe/Semotswane == Géographie == === Localisation, frontière et superficie === Le Botswana est un pays de l'Afrique australe, situé entre la Zambie, le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la Namibie. Son territoire est enclavé et ne dispose d'aucun accès direct à la mer, sauf par la voie fluviale offerte par le fleuve Zambèze. En termes de superficie, avec ses , le Botswana est placé au mondial (juste après l'Ukraine) et son territoire est d'une taille équivalente à l'île de Madagascar. ==== Territoires limitrophes ==== === Topographie, relief et hydrographie === Le Botswana est majoritairement plat, formant un plateau vallonné. Le bassin du fleuve Limpopo constitue le principal relief de l'ensemble de l'Afrique australe, et notamment du Botswana. Le delta de l'Okavango, situé dans le nord-ouest du pays, est le second plus grand delta intérieur du monde avec une superficie de ; et l'Okavango, le plus long fleuve, mesure 1600 km. === Paysages et environnement === Le Botswana est dominé par le désert du Kalahari, couvrant pratiquement 70 % de la superficie du pays, se situe dans le sud-ouest du pays. Quant au reste de son territoire, il est notamment constitué d'un ensemble hostile de collines rocailleuses, de marais salants asséchés et de buissons épineux. Également, le pays possède divers types d'habitat pour la faune sauvage, dont le delta de l'Okavango, le désert du Kalahari, la prairie et la savane. Le pan de Makgadikgadi, un grand désert de sel, est quant à lui situé dans le nord. === Répartition de la population === La population humaine occupe et vit sur seulement moins de 2 % du territoire, surtout dans l'est et le sud-est (Gaborone) du pays. == Économie == Le Botswana pourrait facilement passer pour un modèle de réussite économique sur le continent africain. Il a bâti son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et un sous-sol riche en diamants (dont il est le troisième producteur mondial) et en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il s'agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 % ; il est en outre le seul pays avec le Cap-Vert en 2007, les Maldives en 2011 et les Samoa en 2014 à être sorti du groupe des pays les moins avancés, en 1994. En 2024, le Botswana est classé en pour l'indice mondial de l'innovation. Cette richesse théorique est cependant menacée par une trop grande dépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de SIDA qui sévit dans toutes les couches de la population. Le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux en , mais en est sorti en 2020. Le gouvernement de Mokgweetsi Masisi lève en 2019 l'interdiction de la chasse à l'éléphant et propose dans des ventes aux enchères auprès d'entreprises des permis de chasse. Ces entreprises les revendent par la suite, avec une marge, aux chasseurs de trophées. L'Afrique australe est devenue le théâtre d'un tourisme de chasse, en provenance majoritaire des États-Unis. En 2023, la place de l'industrie du diamant représente le tiers du PIB. Le gouvernement exige d'obtenir un meilleur partage des bénéfices avec le concessionnaire, la société De Beers. Un accord est trouvé en juin permettant au pays de vendre directement une part de la production : le gouvernement reçoit 10% de la valeur brute des pierres. == Démographie == La population du Botswana est estimée à en 2016 par le The World Factbook. L'espérance de vie est en 2013 de pour les hommes et de pour les femmes. === Religions === Environ 79 % de la population est chrétienne, 15 % n'a pas de religion. Le Français est la seule langue étrangère proposée dans le système éducatif. == Culture == === Artisanat === Dans la partie nord du Botswana, les femmes des villages de Etsha et Gumare sont connues pour leur aptitude à l'élaboration de paniers tressés à partir de la fibre de palmier Mokola (Hyphaene petersiana) et de colorants locaux. Les paniers sont généralement de trois types : de grands paniers avec couvercles utilisés pour le stockage, de grands paniers ouverts pour transporter des objets sur la tête ou pour vanner du grain battu, et de petites plaques de vannage pour grains pilés. Dans la partie sud-est du Botswana, l'artisanat local s'exprime aussi au travers de la poterie de Thamaga et des tissages du village d'Oodi. Dans le désert du Kalahari, les plus anciennes peintures de cette région de l'Afrique furent l'œuvre des Khoisan (Kung San! / San) il y a environ vingt mille ans, et dépeignent la chasse, des animaux et des figures humaines. === Littérature === Les paysages du Botswana ont inspiré de nombreux romans, et quelques écrivains l'habitant développèrent la littérature de ce pays. Bessie Head (1937-1986) est une écrivaine du Botswana. Elle a fui le régime de l'apartheid en Afrique du Sud pour vivre et écrire sur le Botswana. Elle y a vécu de 1964 (quand il était encore le protectorat du Bechuanaland) jusqu'à sa mort, à l'âge de , en 1986. Elle a vécu à Serowe, et ses plus célèbres ouvrages, When Rain Clouds Gather (1968), Maru (1971) et A Question of Power (1973) y sont exposés. Le Botswana sert de décor à une série de romans populaires et mystérieux d'Alexander McCall Smith. Le personnage principal, Precious Ramotswe, vit à Gaborone. Le premier roman de la série, The No. 1 Ladies' Detective Agency, est publié en 1998 au Royaume-Uni (et en 2001 aux États-Unis). Ces romans sont appréciés pour leur intérêt humain et leur couleur locale. Un film a été tourné en Kgalewood, au pied du Mont Kgale, au Botswana. Norman Rush, qui a servi en tant que directeur du Corps de la paix au Botswana de 1978 à 1983, utilise ce pays comme décor pour l'ensemble de ses livres publiés, qui mettent généralement l'accent sur la communauté expatriée. Unity Dow (née en 1959), magistrate, militante des droits de l'homme, et écrivaine. Elle vient d'un milieu rural qui tend vers des valeurs traditionnelles africaines de la nature. Sa mère ne savait pas lire l'anglais, et la plupart des décisions sont prises par les hommes. Elle devint avocate et une grande partie de son enseignement se fait en Occident. Son éducation occidentale lui a valu un mélange de respect et de suspicion. En tant qu'avocate, elle est principalement connue pour ses positions sur les droits des femmes. Elle s'est portée partie civile dans une affaire qui a permis aux enfants dont seule la mère est de nationalité Botswana d'obtenir également cette nationalité. La tradition et la loi avant cette affaire indiquaient que seuls les descendants de père Botswana obtenaient la nationalité. Plus tard, elle devint la première femme Botswana juge de la Haute Cour. En tant que romancière, elle écrivit trois livres. Ces livres concernent le plus souvent les questions relatives à la lutte entre les valeurs traditionnelles et occidentales, et marquent également son intérêt pour les questions de genre et la pauvreté du pays. L'auteur et historienne britannique Susan Williams écrivit un livre, Colour Bar: The Triumph of Seretse Khama and His Nation, qui raconte l'histoire du mariage et des luttes de Sir Seretse Khama et Lady Ruth Williams Khama. Parmi les autres écrivains botswanais notables, citons Moteane Melamu et Andrew Sesinyi. === Sport === L'équipe du Botswana de football porte le surnom de Zebras (les zèbres en anglais). Au 10 février 2022, elle est classée au classement de la Fifa. Les Zebras se sont qualifiés pour la première fois de leur histoire à une coupe internationale de football en se qualifiant pour la Coupe d'Afrique des Nations, qui s'est déroulée au Gabon et en Guinée équatoriale du 21 janvier au 12 février 2012. Le Botswana a remporté sa première médaille olympique lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012 grâce à la médaille d'argent obtenue par Nijel Amos sur 800 mètres. Il décroche ensuite la deuxième médaille de son histoire aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 avec l'équipe masculine du relais (composée de Isaac Makwala, Baboloki Thebe, Zibane Ngozi et Bayapo Ndori) qui prend la troisième place de la finale derrière les États-Unis et les Pays-Bas. Par ailleurs, l'athlète paralympique Tshotlego Morama remporte une médaille d'or en 400 m T46 lors des Jeux de 2004. Le Botswana participe également aux Jeux du Commonwealth depuis les Jeux de 1974 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Il est l'un des rares États africains à ne pas boycotter les Jeux de 1986 à Édimbourg. Les Botswanais ont remporté à ce jour dix-sept médailles, dont cinq en or (toutes en athlétisme) : onze en athlétisme, sept en boxe, et une en boulingrin (la médaille de bronze de Flora Anderson en simple femmes en 1986). === Médias === Le Botswana possède cinq chaînes de télévision, dont l'une est publique (Botswana TV) et 4 sont privées : Now TV, Khuduga HD, Maru TV et EBotswana. Il existe cinq stations de radio locales : RB1, RB2, Duma FM, Gabz FM et Yarona FM. Il y a treize journaux : Mmegi, Sunday Standard, The Telegraph, Business Weekly, The Botswana Gazette, The Voice, The Guardian, Echo, Botswana People's Daily, DailyNews, Tswana Times, Weekend Post et The Monitor qui publient régulièrement. === Miss Univers 1999 === Mpule Kwelagobe a été élue à Chaguaramas au Trinité-et-Tobago Miss Univers 1999 dans la nuit du devant plus d'un milliard de téléspectateurs. Ce fait a contribué à populariser le Botswana. == Jours fériés == Le premier lundi suivant Noël est également férié. == Éducation == L'éducation moderne a longtemps été assurée par les seuls ordres missionnaires catholiques. Le Botswana a fait de grands progrès dans le développement de l'éducation depuis l'indépendance en 1966. À cette époque, il y avait très peu de diplômés dans le pays, et seul un très faible pourcentage de la population parvenait jusqu'à l'école secondaire. Avec la découverte de filons de diamants et l'augmentation du budget du gouvernement qui s'est ensuivi, le Botswana a acquis les moyens financiers pour développer le domaine de l'éducation. Tous les étudiants sont garantis de bénéficier de dix ans d'éducation de base, conduisant à un certificat de qualification junior. Environ la moitié de la population scolaire participe à deux autres années de l'enseignement secondaire menant à l'attribution du (BGCSE). Après avoir quitté l'école, les élèves peuvent s'inscrire dans l'un des six collèges techniques du pays, ou de suivre un cours de formation professionnelle pour l'enseignement ou pour devenir infirmier, par exemple. Les meilleurs élèves entrent à l'université du Botswana de Gaborone, une université moderne et bien équipée, avec une population étudiante dépassant les dix mille inscrits. Les gains quantitatifs n'ont pas toujours été récompensés par un gain qualitatif. Les écoles primaires en particulier, manquent encore de ressources, et les enseignants sont moins bien rémunérés que leurs collègues du secondaire. Le gouvernement du Botswana espère qu'en investissant une large part de recettes nationales dans l'éducation, l'économie du pays deviendra moins dépendante des revenus du diamant, mais également moins dépendante des expatriés pour alimenter son marché du travail en travailleurs qualifiés. En janvier 2006, le Botswana annonce la réintroduction des frais de scolarité après deux décennies d'éducation exclusivement financée par l'État. Néanmoins, le gouvernement prévoit toujours d'accorder des bourses à tout étudiant de l'université du Botswana ou si la formation n'est pas assurée localement, comme les études de médecine, lorsqu'il doit étudier à l'étranger.
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Brunei
Brunei ou Brunéi, en forme longue Brunei Darussalam (), est un micro-État situé dans le nord de l’île de Bornéo, en Asie du Sud-Est. Il partage l'île avec la Malaisie et l’Indonésie. Son territoire, coupé en deux parties, est bordé par la mer de Chine méridionale et totalement enclavé dans l'État malaisien de Sarawak. Depuis 1968, il est dirigé par le sultan Hassanal Bolkiah. Ancien protectorat britannique, il est l'un des cinq membres du Commonwealth (avec l'Eswatini, le Lesotho, la Malaisie et les Tonga) qui possède sa propre monarchie. == Étymologie == Depuis l'époque des dynasties du Sud (420-589), les textes chinois mentionnent un lieu nommé tour à tour « Boni », « Funi », « Polo », « Poli », « Wenlai », vraisemblablement situé dans la partie Nord-Ouest de Bornéo. Selon l'historien Robert Nicholl, la plus ancienne mention de ce lieu se trouve dans le Manshu (蠻書) ou Document sur les barbares de Fan Chuo (樊綽, mort à la fin du IXe siècle), publié vers 860 de notre ère. Pour Johannes L. Kurz, la plus ancienne mention de « Boni » (渤泥) se trouve dans la Taiping huanyuji (太平環宇記) ou Géographie universelle de l'ère de la Grande paix de Yue Shi (樂史, 930‐1007). On ne connaît pas exactement les origines du nom « Brunei ». Une étymologie proposée est le nom de Varuna (devanāgarī वरुण [ʋəruɳə]), le dieu de l'océan dans l'hindouisme, qui au XIVe siècle aurait donné « Barunai ». Brunei a donné son nom à l'île de Bornéo. Cette confusion entre l’île et un des États qui s’y trouvait vient des Portugais de Malacca (conquise en 1511), qui parlent de « Burney », de « Burneo » ou de « Burne ». Le nom officiel du pays, « Negara Brunei Darussalam », semble avoir pour origine une expression que l'auteur chinois Huang Sheng-ts'eng traduit dans son Hsi-yang-chao-kunglien-lu (1520) par Chang-ning-chen, c'est-à-dire Marché de la Paix perpétuelle, pour désigner un des quartiers de Boni. En effet Darussalam (بروني دارالسلام) signifie en arabe « demeure de la paix », tandis que negara signifie « État » en malais. Ce dernier terme vient lui-même du sanscrit Nagara (नगर) qui signifie « ville ». == Géographie == Brunei a une superficie de . Il possède des frontières terrestres de 381 km avec la Malaisie, dont une bande de territoire coupant le pays en deux. Son littoral a une longueur de 161 km. Le point le plus élevé du pays est à une altitude de 1850 mètres. == Faune == On trouve à Brunei de nombreuses espèces qui sont en voie de disparition dans les pays voisins : nasique, civette-loutre, chat à tête plate, ours malais, pygargue blagre, écureuil géant, chat marbré, cigogne de Storm, chat bai, varan malais, calao, gibbon, pangolin, panthère nébuleuse, serpent vert, etc. On y trouve également plus de de papillons. == Histoire == Brunei est un royaume vieux de plus d'un millénaire. Il était alors un grand port de commerce, ayant des relations commerciales tant avec l'Inde qu'avec la Chine, et cela dès 977. On sait que cette année-là, Brunei envoya une ambassade dans l'Empire du milieu. On a trouvé à Brunei une tombe chinoise musulmane. Datée de 1264, elle est celle d'un « Maître Pu » et porte la plus ancienne tombe musulmane de Brunéi. En 1363, Awang Lak Betatar devient le premier souverain musulman de Brunei. Il est fondateur de la dynastie royale des Bolkiah. Le nom de Brunei est attesté dès le XIVe siècle. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365 dans le royaume javanais de Majapahit, mentionne en effet « Buruneng » parmi les quelque cent « contrées tributaires » du royaume. En réalité, le territoire contrôlé par Majapahit ne s'étendait que sur une partie de l'est et du centre de Java. Les contrées tributaires étaient en fait des comptoirs formant un réseau commercial dont Majapahit était le centre. Majapahit y envoyait des dignitaires dont le rôle était de s'assurer que ces comptoirs ne s'adonnaient pas à un commerce privé qui échapperait au royaume. Le royaume de Brunei se développe rapidement après la chute de Majapahit, s'étendant à Bornéo et dans l'archipel philippin. C'est à cette période de son apogée historique, dans les années 1520, que le royaume de Brunei, islamisé, devient un sultanat. Il s'affaiblit ensuite peu à peu alors que les régions voisines sont colonisées par les grandes puissances occidentales (Portugal, Royaume-Uni et Espagne) qui y établissent également des comptoirs commerciaux. Le pays perd peu à peu ses possessions, puis devient en 1906 un protectorat britannique. Du pétrole y est découvert en 1903 et commence à être exploité en 1929, le premier puits de pétrole est installé à Séria. À l'époque de la décolonisation (deuxième moitié du XXe siècle), le pays change de nombreuses fois de statut. En 1959, toujours sous protectorat britannique, il accède à l'autonomie interne. Un mouvement nationaliste et démocratique se développe à cette période : il aboutit en 1962 à une violente rébellion, rapidement écrasée par les Britanniques. C'est alors que l'état d'urgence est décrété, et la Constitution abolie : depuis, le sultan gouverne seul et par décret. Conformément à un accord avec le Royaume-Uni, Brunei accède à l'indépendance le . Le sultan actuel est Hassanal Bolkiah. La doctrine Melayu Islam Beraja (MIB) qui définit l'identité brunéienne comme « malaise, musulmane et monarchique », est érigée en idéologie d'État. == Politique == Il reçoit des conseils en matière législative d'un corps de non élus. Le seul parti autorisé, le Parti national solidarité, est sous les ordres du sultan et n'a aucune existence réelle. Le pays est membre de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), du Commonwealth depuis son indépendance, après avoir été longtemps sous protectorat britannique. En 2009, Hayati Salleh était la première femme à devenir procureur général. Et, en 2011, deux anciennes boursières parties à l'étranger, Salbiah Binti Sulaiman et Zatia binti Sirin, étaient nommées au Conseil législatif de Brunei. En , avec une mise en application progressive au cours des six mois suivants et après d'efforts du sultan en ce sens (depuis 1996), Brunei a instauré la charia (également appelée loi ou code pénal islamique) qui ne s'applique qu'aux musulmans, les deux tiers de la population de ce pays qui compte environ (les bouddhistes représentent 13 % de la population, les chrétiens 10 %). Le sultan a déclaré à cette occasion que les Brunéiens remplissaient ainsi leur devoir envers Allah. Certains habitants de Brunei voient une contradiction entre la mise en application de la charia et l'ouverture du pays au monde moderne. Le , l'humoriste et animatrice Ellen DeGeneres appelle également au boycott des hôtels après la promulgation par le sultan d'une peine de lapidation à mort pour les personnes accusées d'homosexualité. Devant le tollé, Hassanah Bolkiah annonce un moratoire sur l'application des jugements relevant du code pénal de la charia. Par la suite, dès la mise en place effective de la charia, une autre interdiction a été décidée par le sultan, celle de fêter Noël. Seule la population musulmane est concernée. Les autres habitants peuvent célébrer cette fête mais en privé uniquement et sans en faire la promotion. Les décorations et les chapeaux de Père Noël sont formellement interdits. Les contrevenants s'exposent à une peine de de prison et 20000 dollars d'amende. Critiquer le gouvernement est passible d’une amende, voire d'une peine de prison. == Relations étrangères == === Organisations internationales et régionales === C’est en 1984 que le tournant diplomatique de Brunei s’opère sur la scène internationale lorsque le pays intègre les Nations Unies : « En septembre 1984, lors de son entrée aux Nations Unies, il a fait don d'un million de dollars américains à l'Organisation des Nations Unies », le Commonwealth et, de surcroît, le Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) Il est également membre du Dialogue Asie Europe depuis sa création en 1998, dont il est d’ailleurs un des membres fondateurs. Brunei a rejoint l’ASEAN au lendemain de son indépendance en 1984. Brunei a, selon l’ASEAN, fortement contribué aux développement des relations diplomatiques entre l’association et la Chine. D’une part, le pays a mené un travail d’amélioration et d’augmentation des relations diplomatiques entre les dirigeants chinois et les responsables de l’ASEAN. De l’autre, il a également joué un rôle central dans les négociations concernant le conflit toujours présent, en mer de chine méridionale. En 2013, un sommet a été organisé à Brunei, avec les membres du gouvernement chinois et les principaux responsables de l’ASEAN dans le but de discuter du conflit. À l’issue de ce sommet, la Chine a accepté d’entrer en consultation avec l’ASEAN concernant la mise en place d’un code de conduite concernant cet enjeu maritime. === Relations bilatérales === ==== Japon ==== Le Japon est l’un des pays avec lequel Brunei échange le plus, économiquement parlant. En effet, en 2012 le pays est le premier partenaire économique de Brunei. 44 % du total des exportations sont à destination du Japon, dont 87 % sont représentés par la vente de gaz naturel. Ceci n’est pas un phénomène récent. Depuis plus de trente ans, les deux pays commercent ensemble dans la vente du gaz naturel. Depuis 1972, les deux pays ont signé des conventions bilatérales concernant les exportations de gaz naturel, renouvelées à quatre reprises. La dernière convention a été ratifiée en 2013 pour une durée de dix ans. Cependant, les relations diplomatiques entre les deux États ne se limitent pas seulement à la coopération économique énergétique. Depuis des années, le Japon se montre coopératif dans le partage du savoir faire technologique avec Brunei dans leurs efforts de diversification économique, notamment, en matière d’énergie renouvelable. En 2011, aux alentours de Séria, l’entreprise automobile nippone Mitsubishi a financé la construction de champs de panneaux photovoltaïques. Depuis 2010, avec la nouvelle diplomatie américaine mise en place par l'administration Obama envers le sud est asiatique « Pivot to Asia », les États-Unis investissent et développent de plus en plus de relations bilatérales avec les États du sud est asiatique. De fait, Brunei est désormais un partenaire économique et diplomatique des États-Unis. En effet, les États-Unis et Brunei ont ainsi développé la mise en place et l'application de deux programmes bilatéraux : Le « ». Ce programme vise a renforcer la présence et la bonne utilisation de l’anglais au sein de l’ASEAN à travers des formations linguistiques dispensées par des experts de Brunei et des États-Unis. Ces formations sont ainsi majoritairement suivies par les membres du gouvernement de Brunei et ou les membres de l’ASEAN. Le « US-Asia Pacific Comprehensive Energy Partnership ». Ce programme inclut également la participation de l’Indonésie. Il vise à développer l’accès aux énergies pour les populations des régions d’Asie Pacifique. ==== Chine ==== La Chine et Brunei ont une relation diplomatique vieille de plus de remontant à la dynastie des Han. Jusque dans les années 1500, les deux pays commerçaient régulièrement. À la suite du protectorat britannique, ces relations se sont peu à peu éclipsées. Ce n’est que lors de la période de la Guerre Froide que les relations diplomatiques entre les deux pays se sont progressivement rétablies. En 1991, les deux pays ratifient des accords de relations diplomatiques. Les deux pays ont cependant signé des accords d’explorations communes sur la zone du litige. Contrairement aux autres États revendiquant aussi le territoire, les deux États n’ont pas mené de bataille frontale et physique. À l’instar de ce à quoi on a pu assister entre la Chine et les Philippines ou la Chine et le Vietnam. Par ailleurs, Brunei n'insiste pas non plus de manière formelle sur sa revendication envers le récif Luisa, qui fait pourtant partie de sa zone économique exclusive, comme notifié au sens de la Convention des Nations Unies régissant le droit de la mer. La gestion non conflictuelle et peu médiatisée du différend territorial entre Brunei et la Chine illustre la stratégie diplomatique de base de Brunei en matière de gestion des litiges à l’international. ==== Australie ==== En 1984, l’Australie est devenue l’un des premiers pays à établir des relations diplomatiques avec Brunei. Les deux pays entretiennent des relations bilatérales animées par un passé historique commun ; les militaires australiens ayant libéré Brunei de l'occupation japonaise en juin 1945. Au Brunei, sur la plage de Muara, à Bandar Seri Begawan, un monument commémorant cet événement fut érigé et est désormais le lieu ou se déroule une cérémonie annuelle. Celle ci est la journée de l’ANZAC (corps d'armée australien et néo-zélandais) célébré annuellement en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Samoa, aux Tonga, aux îles Cook, à Niue, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, et dorénavant à Brunei. De plus, le sultan de Brunei possède deux palaces emblématiques de la capitale française, Le Meurice et le Plaza Athénée. Cet élément a cependant déclenché une vive polémique au sein de la société française. En effet, à l’annonce de cette acquisition, de nombreux médias et associations françaises ont alors appelé au boycottage des deux palaces. Quelques jours plus tard, le phénomène prend une ampleur mondiale. Le motif invoqué est le suivant : l’application de la loi islamique au sein de Brunei. Depuis 2013, le pays applique la Charia. Celle-ci implique notamment la lapidation des homosexuels et des personnes ayant des relations extra-conjugales (adultère), l’amputation de la main en cas de vol, la pénalisation de la consommation d’alcool et de l’avortement, l'embrigadement des enfants Ces éléments ont suscité une indignation de la part d’une grande partie de la population française, et de surcroît, de la communauté internationale. De nombreuses personnalités étant habituées de ces deux palaces, ont ainsi exprimé le fait que, par souci d’éthique et de conscience, elles ne pouvaient plus séjourner dans les établissements concernés. L’Organisation non gouvernementale Human Rights Campaign a ainsi relayé la parole de plusieurs de ces personnalités, notamment la rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue Anna Wintour. Cette dernière a ainsi déclaré à propos de l’hôtel Meurice ne plus pouvoir y séjourner, ainsi que toute son équipe, en bon état de conscience. Le patron du groupe Kering, François-Henri Pinault, a également déclaré, par le biais de sa fondation Kering For Women, dans un tweet du 9 mai 2014 « Je condamne fermement la décision du Sultan de Brunei et boycotte ses hôtels ». Militairement, les deux pays coopèrent activement. Ainsi, les forces armées de Singapour ont formé des soldats de Brunei. Dès 1994, les deux pays organisent des exercices militaires communs, le plus connu étant l’exercice Pélican. entre les deux armées navales. Un des buts de cet exercice est notamment de s’entraîner à exercer une défense rapide dans le cadre du conflit en mer de Chine méridionale. Les exercices concernent les forces aériennes et navales. En 2017, les deux pays mettent en place une politique bilatérale de défense. ==== Philippines ==== Depuis l’indépendance de Brunei en 1984, les deux pays ont commencé a établir des relations diplomatiques. Les Philippines ont même établi un consulat général en 1983, l’année précédant l’indépendance de Brunei, à Bandar Seri Begawan. Brunei s’est quant à lui établi la même année dans la ville de Makati (située dans la périphérie de Manille), avec une ambassade. Ainsi, Brunei et la Malaisie durent conjointement cesser leurs explorations de ressources en hydrocarbures. En 2009, un accord officieux est passé entre les deux pays. Depuis, la région est toujours source de tensions. Les deux pays ont des revendications de souveraineté territoriale en mer de Chine méridionale. Cependant, ils ont tous deux décidé de suivre une diplomatie en adéquation avec les principes plus pacifistes et non frontaux de la ligne diplomatique de l'ASEAN. De plus, en novembre 2002, l'ASEAN ratifie la déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Brunei et la Malaisie, à l'instar d'autres États revendiquant des intérêts en mer de Chine méridionale, suivent cette déclaration. == Subdivisions == Actuellement, Brunei, d'une superficie de , est séparé en quatre districts, ayant chacun un chef-lieu : Belait, d'une superficie de , a pour chef-lieu la ville de Kuala Belait ; Brunei-Muara, district de la capitale Bandar Seri Begawan qui en est le chef-lieu, d'une superficie de ; Temburong, d'une superficie de , a pour chef-lieu Bangar ; Tutong, d'une superficie de , a pour chef-lieu Tutong. == Économie == L'économie de Brunei est fondée essentiellement sur une seule ressource : les hydrocarbures, et principalement le pétrole, exploité dans ce pays à partir de 1929. La commercialisation de cette ressource permet au pays d'atteindre une croissance annuelle importante (4,1 % en 2001), ce qui se répercute sur le développement humain du pays : Brunei, qui a un IDH de , est au Liste des pays par IDH| rang mondial (sur ) en 2021. Il affiche un PIB par habitant de 31800 dollars, un taux de chômage insignifiant. Brunei est, selon la Banque mondiale, l'un des pays d'Asie où l'on vit le mieux. En 2024, Brunei est classé en pour l'indice mondial de l'innovation. Bien que Brunei dispose sans doute du meilleur système social de la région (logements subventionnés voire gratuits, gratuité des soins hospitaliers, de l'éducation et de l'université, impôts inexistants), sa société demeure plus disparate qu'il n'y paraît. En effet, près de 20 % des Brunéiens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ces dernières années, la présence des étrangers et le dynamisme économique ont permis d'améliorer la condition des femmes sur le territoire. Seules 20 % d'entre elles travaillaient en 1971, elles sont 57 % en 2012, dont 28 % de cadres supérieures. Brunei fait partie de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) depuis 1989. Brunei est signataire de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) en 1992 et fait donc partie de l'OMC depuis 1995. En , le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux. L'État brunéien a lancé une politique facilitant l'installation d'entreprises étrangères : zones franches, exonération d'impôts… En dix ans, une cinquantaine de sociétés se sont déjà implantées à Brunei. Depuis 2007, Brunei tente aussi de développer l'écotourisme. Contrairement à ses voisins (Malaisie, Indonésie), Brunei n'a jamais encouragé le commerce du bois. Résultat : 75 % du territoire est encore occupé par la jungle. == Démographie == Selon le recensement de 2011, la population de Brunei est de , contre en 2001. En 2012, cette population était composée de manière estimée à 25 % de moins de , à 71,3 % de personnes entre 15 et et à 3,7 % de personnes de ou plus. La densité de population est à cette date de 71,7 /km. Le pays connait une espérance de vie de en 2013. Le taux de croissance de la population de 1,6 % en 2012, avec un taux de natalité de , un taux de mortalité de , un taux de mortalité infantile de , un taux de fécondité de /femme et un taux de migration de . === Langues === La langue des habitants de Brunei est le malais de Brunei (Melayu Brunei), une forme de malais qui est classée dans le sous-groupe dit malais local des langues malaïques de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Ancien protectorat britannique, Brunei a au moins 50 % de sa population qui parle anglais (), qui de plus, est la langue commerciale, avec le mandarin. L'arabe est une langue de culture, et religieuse, connue surtout par des religieux ou des étudiants en madrasas islamique : il serait parlé parfaitement par environ 10 % de la population du royaume. De nombreux autres musulmans de Brunei ont des connaissances partielles, ou limitées de l'arabe. Hajah Norsiah binti Haji Abdul Gapar est une femme écrivain brunéienne célèbre. == Religions == La population de Brunei comprend 78,8 % de musulmans. Les habitants figurent parmi les musulmans les plus pratiquants et conservateurs d'Asie : obligation d'assister à la prière collective du vendredi (avec fermeture de tous les commerces conformément au verset 9 de la sourate 62 du Coran) et vente d'alcool interdite sur le territoire. Si 78,8 % de la population est musulmane, 8,7 % est chrétienne, 7,8 % est bouddhiste, et 4,7 % autre, dont une part d'animistes. En , les Hindous ne sont plus que quelques centaines dans le pays. En mai 2014, Brunei instaure la charia.
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Burkina Faso
Le Burkina Faso (prononciation : ou ), « patrie des (personnes) intègres » ou « patrie de l'intégrité » (Burkina se traduisant par « intégrité, honneur » en mooré et Faso se traduisant par « terre ou patrie » en dioula, est un pays d'Afrique de l'Ouest. Sans accès à la mer, il est entouré de six pays : le Niger à l'est-nord-est, le Bénin à l'est-sud-est, le Togo au sud-est, le Ghana au sud, la Côte d'Ivoire au sud-ouest et le Mali au nord-ouest. Sa capitale politique, Ouagadougou, est située au centre du pays. Sa capitale économique, Bobo-Dioulasso, est située dans les Hauts Bassins, dans le sud-ouest du pays. En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français, avant de devenir la colonie de Haute-Volta en 1919, puis à nouveau en 1947, après sa suppression en 1932. Indépendant de la France depuis le , la république de Haute-Volta est renommée Burkina Faso en 1984 sous le régime de Thomas Sankara. Ce dernier est renversé par Blaise Compaoré et assassiné en 1987. Le pays ne connaît pas de régime démocratique avant le et l'accession à la présidence de Roch Marc Christian Kaboré. Cette première période démocratique s'achève en 2022, lors des coups d'État de janvier et de septembre qui aboutissent à l'instauration d'une dictature militaire sur fond de multiplication des attentats terroristes. Le pays est en effet, depuis le milieu des années 2010, victime de l'extension des actions des groupes armés djihadistes à l'ensemble du Sahel. Sa population est estimée à . Le Burkina Faso a une superficie de . Il est classé sur 191, avec un indice de développement humain de 0,449 en 2021. Il est membre de nombreuses organisations comme l'Organisation des Nations unies (ONU), la Banque africaine de développement (BAD), l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ou encore l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) ou encore de la confédération Alliance des États du Sahel (AES) mais est suspendu de nombreuses organisations (Union africaine (UA), Organisation internationale de la francophonie (OIF)…) en raison des coups d'État de janvier 2022 et de septembre 2022 dans le pays. == Géographie == === Topographie === Le pays est plutôt plat, avec quelques accidents de terrain localisés. Son altitude moyenne est de 400 m et le différentiel entre les deux points extrêmes ne dépasse pas 600 m. Le point culminant du pays est le mont Tenakourou, situé à 749 m d'altitude. === Reliefs === Deux grands types de paysages existent au Burkina : La plus grande partie du pays est couverte par une pénéplaine. Elle forme un relief très légèrement vallonné avec par endroits quelques collines isolées, ultimes vestiges d'un massif du Précambrien. C'est un paysage assez uniforme, avec un sol le plus souvent coloré en ocre par la latérite. Il a un relief plat qui ne retient pas de grandes quantités d'eau d'où l'insuffisance hydrique dans certaines régions ; La partie sud-ouest du pays forme un massif gréseux. Le point culminant du pays s'y trouve : le Tenakourou (749 m). Le massif est limité par des falaises très escarpées atteignant 150 m de haut : falaise de Banfora, pics de Sindou, cavernes de Douna, etc. === Hydrographie === Quoique peu élevé et assez peu arrosé, le Burkina dispose d'un réseau hydrographique relativement dense, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d'eau se rattachent à trois bassins principaux : les bassins de la Volta, de la Comoé et du Niger. Le pays devait son ancien nom de Haute-Volta aux trois cours d'eau qui le traversent : le Mouhoun (Volta Noire), le Nakambé (Volta Blanche) et le Nazinon (Volta Rouge). Le Mouhoun est le seul cours d'eau permanent du pays avec la Comoé qui coule au sud-ouest. ==== Système hydrologique ==== Le système hydrographique burkinabé se compose, dans l'ensemble, des éléments suivants : Le bassin de la Volta, le plus important, s'étend au centre et à l'ouest du pays sur une superficie de . Il est constitué par trois sous-bassins majeurs : ceux du Mouhoun, du Nakambé et du Nazinon. Les eaux de ces bassins se rejoignent au centre du Ghana, où elles forment le lac Volta. Le Mouhoun (Volta Noire), seul cours d'eau permanent avec un bassin versant de , parcourt le pays sur une distance d'environ , prend sa source sur le versant nord du massif gréseux de la falaise de Banfora, dans une région où les précipitations dépassent par an. Il coule d'abord vers le nord-est puis s'infléchit brusquement vers le sud. Au confluent du Sourou, le bassin versant du Mouhoun et ses principaux affluents (Plandi, Kou, Voun Hou) fournissent un débit moyen de . Ce débit est cependant très irrégulier. Le Nakambé (Volta Blanche), prend sa source à l'est de Ouahigouya dans une région qui reçoit 500 à d'eau par an. Il draine un bassin versant de . Il draine toute la partie centrale et le nord du plateau central et ne coule que pendant la saison des pluies. Le Nazinon (Volta Rouge), et son principal affluent la Sissili, drainent la partie sud-ouest du plateau central avec un bassin versant de . Leur régime hydrologique est très voisin de celui du Nakambé. Le Pendjari, quant-à-lui, forme la frontière sud-est du Burkina avec le Bénin et reçoit en rive droite trois affluents (le Doudodo, le Singou et la Kompienga) dont les bassins versants totalisent . Ces affluents apportent moins de 30 % du débit moyen de la Pendjari qui elle-même tarit complètement une année sur deux en avril à Porga au Bénin. Le Comoé, draine l'extrémité sud-ouest du pays sur un bassin versant de comprenant de nombreux affluents, prend sa source dans les falaises autour de Banfora, notamment dans le village de Takalédougou-Koko. Son cours, coupé par des rapides et des chutes, communique avec des mares permanentes situées au pied de la falaise de Banfora, comme le lac de Tengréla. Les écoulements sont permanents. Le bassin du Niger, draine le nord-est et l'est du pays. Son bassin versant a une superficie de . Les affluents burkinabés du Niger les plus septentrionaux sont en grande partie endoréiques (le Béli, le Gorouol, le Goudébo et le Dargol) et sont à l'origine de crues importantes. Par contre, les affluents soudano-sahéliens (la Faga, la Sirba, la Bonsoaga, le Diamangou et la Tapoa) ont des régimes un peu moins irréguliers et contribuent à la crise dite soudanienne du Niger qui se produit en septembre. Ces cours d'eau de faible débit ne forment souvent qu'un chapelet de mares. Toutes les rivières du Burkina, exceptés le Mouhoun et celles du sud-ouest (bassin de la Comoé), sont temporaires : elles ne coulent que de juillet à octobre. En dehors du réseau hydrographique, il existe des bassins fermés qui alimentent de nombreuses grandes mares ou lacs naturels, sans écoulement permanent ou temporaire, qui occupent les bas-fonds ou les espaces interdunaires : les lac de Tengréla, de Bam et de Dem, les mares d'Oursi, de Béli, de Yomboli et de Markoye. Les observations effectuées sur la mare d'Oursi et le lac de Bam laissent penser que le fond de ces lacs se colmate par des dépôts argileux. Le manque d'eau est souvent problématique, surtout dans le nord du pays. === Climat === Le Burkina Faso possède un climat tropical de type soudano-sahélien (caractérisé par des variations pluviométriques considérables allant d'une moyenne de au nord à plus de au sud-ouest) avec deux saisons très contrastées : la saison des pluies avec des précipitations comprises entre et , et la saison sèche durant laquelle souffle l'harmattan, un vent chaud et sec, originaire du Sahara. La saison des pluies dure environ , entre juin et septembre, sa durée étant plus courte dans le nord du pays. On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques : zone sahélienne, au nord du pays : moins de de pluviométrie par an et amplitudes thermiques élevées (15 à ) ; zone soudano-sahélienne, entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C'est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations ; zone soudano-guinéenne, au sud du pays : plus de de pluie par an et des températures moyennes relativement basses. On distingue deux saisons, de durées inégales : une saison d'hivernage, très courte, de 3 à (juin à septembre) ; une saison sèche, de 8 à (octobre à juin). La rareté et la mauvaise répartition des pluies provoquent des migrations de plus en plus fortes des populations principalement du Nord et du centre vers les villes, le sud-ouest du Burkina Faso et les pays de la côte. La température varie de 16 à . L'évaporation moyenne annuelle est estimée à et la recharge annuelle de la nappe souterraine à . === Milieu naturel === La savane soudanienne occidentale couvre la grande majorité du pays, à l'exception de la pointe nord. Dans les années 1980, alors que la conscience écologique est encore très peu développée, le président du Burkina Faso Thomas Sankara est l'un des rares dirigeants africains à considérer la protection de l'environnement comme une priorité. Il s'engage dans trois combats majeurs : contre les feux de brousse « qui seront considérés comme des crimes et seront punis comme tel » ; contre la divagation du bétail « qui porte atteinte au droit des peuples car les animaux non surveillés détruisent la nature » ; et contre la coupe anarchique du bois de chauffe « dont il va falloir organiser et règlementer la profession ». Les habitants du Burkina sont des Burkinabè. La Constitution nationale nomme les habitants du Burkina Faso les Burkinabè (mot invariable en genre et en nombre), où le suffixe « -bè » provient du fulfuldé (ou peul) et signifie « les habitants de » ou « les gens de ». Ainsi, le mot « burkinabè » désigne les habitants du Burkina Faso, combinant le terme « Burkindi » (intégrité) du mooré et le suffixe « bè » du fulfuldé. Cette combinaison linguistique reflète l'unité et la diversité des langues et des cultures au sein du pays (plus de soixante ethnies). Dans la francophonie, les habitants du Burkina peuvent être désignés comme Burkinabés : le Gourma, pays des Gourmantchés et des Bembas ; le Môogo ou Moogho, pays des Mossé ; le Gwiriko, pays des Bobo-Dioulasso ; le Bissa, pays des Bisa ; le Liptako, pays des Peuls, et des Bellas. On trouve peu de témoignages sur cette époque au Burkina Faso. Toutefois, une chronologie des royaumes mossé existe. Les rares contacts entre européens et le Mossi, nom alors donné au territoire, se sont produits peu avant la colonisation. Le compte rendu Du Niger au Golfe de Guinée du voyage de Louis-Gustave Binger (1856–1936) relate son séjour, en juin 1888, chez Boukary Koutou, le frère du Mogho Naaba Sanem de Ouagadougou. Lequel Boukary devait devenir le Mogho Naaba Wobgho qui résista aux Français, avec des moyens bien limités devant leurs armes modernes. Binger décrit un royaume organisé suivant un système féodal. === Période coloniale === En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français. En 1898, la majeure partie de la région correspondant à l'actuel Burkina Faso est conquise. En 1904, ces territoires sont intégrés à l'Afrique-Occidentale française au sein de la colonie du Haut-Sénégal et Niger. De nombreux habitants participèrent à la Première Guerre mondiale au sein des bataillons de tirailleurs sénégalais. En 1915 et 1916 a lieu la guerre du Bani-Volta pour protester contre les recrutements forcés. Près de trente mille personnes furent tuées par les troupes de l'Afrique-Occidentale française. Le , Édouard Hesling devient le premier gouverneur de la nouvelle colonie de Haute-Volta. Celle-ci est démembrée le et le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger. La population indigène est fortement discriminée. Par exemple, les enfants africains n'ont pas le droit d'utiliser une bicyclette ou de cueillir des fruits aux arbres, privilèges réservés aux enfants des colons. Contrevenir à ces règlements pouvait mener les parents en prison. Le , la Haute-Volta est reconstituée dans ses limites de 1932. Le , elle devient la république de Haute-Volta, une république membre de la Communauté française, et elle accède à l'indépendance le . Le nom Burkina Faso est adopté le . === Après l'indépendance === ==== 1960-1983 ==== Le premier président de la république de Haute-Volta est Maurice Yaméogo. Le , le lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana le remplace au pouvoir après un soulèvement populaire. Au début des années 1980, la Haute-Volta est l'un des pays les plus pauvres du monde : un taux de mortalité infantile estimé à 180 pour 1000, une espérance de vie se limitant à , un taux d'analphabétisme allant jusqu'à 98 % et un produit intérieur brut par personne de 53356 francs CFA (soit 72 euros). Son gouvernement défend la transformation de l'administration, la redistribution des richesses, la libération de la femme, la mobilisation de la jeunesse et des paysans dans les luttes politiques, la lutte contre la corruption. ==== Régime de Blaise Compaoré (1987–2014) ==== Le capitaine Blaise Compaoré prend le pouvoir lors d'un putsch le . Au cours de ces événements, il aurait fait assassiner son prédécesseur Thomas Sankara. La mort de ce dernier est sujette à controverses. La période suivant le coup d'État est baptisée « Rectification » par Blaise Compaoré. Une nouvelle constitution est adoptée par référendum et le , Blaise Compaoré est élu président de la République (taux d'abstention : 74 %). Il est réélu en 1998, 2005 et en 2010. Les violences policières et les meurtres d'opposants au président Blaise Compaoré scandent les décennies 1990 et 2000 : Dabo Boukary en 1990 ; deux étudiants en 1995 ; Flavien Nébié () en 2000. Tous étaient militants ou manifestants. Le Burkina Faso connaît aussi des mouvements d'émeutes : en 1998 après l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, en 2006 avec l'arrestation de certains étudiants à la suite d'une conférence de presse à l'université de Ouagadougou, en 2007–2008 contre le coût élevé de la vie. La révolte de 2011 secoue le pays en même temps que le Printemps arabe. En 1999, à la suite de la loi ivoirienne de 1998 sur le domaine foncier rural, un conflit foncier a lieu à Tabou, en Côte d'Ivoire, entre Burkinabés et Ivoiriens. d'entre eux fuient au Burkina Faso. En septembre 2000, de nouveau, un conflit foncier, à San-Pédro cette fois, provoque l'évacuation d'un millier de Burkinabés. Enfin, en 2001, à la suite de l'élection de Laurent Gbagbo, des émeutes se multiplient. 80000 Burkinabés rentrent au Burkina Faso. Le , Blaise Compaoré fait face à un soulèvement populaire contre son projet de modification de l'article 37 de la loi fondamentale limitant le nombre de mandats présidentiels, afin de se représenter en 2015. À la suite des émeutes, Blaise Compaoré quitte le pouvoir. ==== Première transition et élection du président Kaboré ==== Le chef d'état-major des armées Honoré Traoré annonce le 31 octobre la création d'un « organe de transition », chargé des pouvoirs exécutif et législatif, dont l'objectif est un retour à l'ordre constitutionnel « dans un délai de douze mois ». Le , l'armée publie un communiqué qui affirme son soutien à Isaac Zida comme président de transition. Honoré Traoré en est un des signataires, ce qui implique son renoncement au pouvoir. Le , le diplomate Michel Kafando est nommé président de transition. Il nomme Isaac Zida Premier ministre. Le , des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) retiennent en otage le président et le Premier ministre et annoncent la dissolution du gouvernement transitoire. Gilbert Diendéré, ancien chef d'état-major particulier de l'ancien président Blaise Compaoré, se proclame chef d'État, dans un climat de tensions importantes au sein du pays. Le coup d'État entraîne la suspension du Burkina Faso parmi les membres de l'Union africaine. Le , l'armée entre à Ouagadougou pour exiger la reddition des putschistes. Le jour même, le chef des putschistes annonce que le président de la transition sera « remis en selle » après que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) a demandé à son régiment de déposer les armes. Le , le président de la transition, à travers une allocution à la Nation annonce la fin du coup d'État et reprend son poste. Le Burkina Faso est réintégré comme membre de l'Union africaine fin septembre. Le , à la suite des élections présidentielle et législatives, Roch Marc Christian Kaboré (MPP) est élu au premier tour, président du Burkina Faso avec 53,49 % des voix devant Zéphirin Diabré (UPC), qui récolte 29,65 % des voix, les candidats se partageant le reste. Il est le deuxième président civil depuis l'accès à l'indépendance du Burkina Faso après Maurice Yaméogo. Le nouveau président doit rapidement faire face à des attaques djihadistes, dans le nord du pays, à la frontière avec le Mali. Et la politique intérieure est marquée par un marasme et une contestation montante du président élu en 2015. ==== Début de la guerre du Sahel au Burkina Faso ==== Le pays enregistre sa première grande attaque terroriste dans la nuit du 15 au , signe que l'extension de la guerre du Sahel touche désormais profondément le pays. Bilan : une trentaine de morts et une centaine de blessés. Dans la nuit du 3 au 4 février 2019, un groupe terroriste attaque la ville de Kaïn dans le département du même nom, au nord de la province du Yatenga. Le bilan est de civils. L'armée réagit rapidement, avec des actions contre les groupes terroristes dans le nord-ouest du pays, déclarant avoir alors neutralisé 146 terroristes. À la veille du début de l'année de la présidence par le pays du G5 Sahel, l'attaque terroriste porte à près de 300 le nombre d'habitants assassinés par ces groupes depuis 2015. Le jour inaugural du G5 Sahel, mardi 5 février, un détachement de la gendarmerie est attaqué à Oursi, cinq militaires meurent, contre selon l'armée, 21 assaillants tués lors de l'attaque. L'insécurité croissante a entraîné la multiplication des milices. En 2020, le pays compterait près de de koglweogo, mobilisant entre . Pour faire face au crime organisé (attaques à main armée dans les lieux de travail et habitations, vols d'animaux et autres formes de violences ciblant notamment les populations rurales et périurbaines), des groupes d'autodéfense se sont constitués au sein de certaines communautés. Dénommés « koglwéogo », ils sont indépendants de l'État, ne rendent comptes à personne et agissent hors de tout cadre légal. Ils ont localement fait reculer la délinquance, mais des exactions commises par certains de leurs membres créent une nouvelle source d'insécurité et de péril pour les droits humains, et affaiblissent encore le système judiciaire (déjà critiqué pour son inefficacité par la population et les médias). Au sein des koglwéogo qui, sous prétexte d'une réponse citoyenne à la crise sécuritaire, s'arrogent le droit d'arrêter, de juger et de sanctionner, par des amendes, sévices corporels et humiliations, au terme de tribunaux populaires expéditifs, de graves violences (torture notamment) sont observées. De présumés voleurs sont ligotés au pied d'un arbre, fouettés avec des branches enflammées de tamarinier, le tout en public, et ce jusqu'à ce qu'ils avouent leur crime, bafouant les droits humains via une justice expéditive. Selon Amnesty International, « les Koglwéogo ont commis des exactions, telles que des passages à tabac et des enlèvements, poussant ainsi des organisations de la société civile à reprocher à l’État de ne pas agir suffisamment pour empêcher ces violences et y remédier ; une levée de boucliers qui avait amené l'État à condamner en septembre 2016 quatre Koglwéogo à d'emprisonnement, et 26 autres à des peines allant de de prison avec sursis. Dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, une nouvelle attaque djihadiste tue plus de 160 personnes dont « une vingtaine d'enfants » à Solhan, un village situé au nord-est du pays. C'est l'attaque la plus meurtrière enregistrée au Burkina Faso depuis le début des assauts djihadistes, en 2015. En six ans, les violences ont déjà fait plusieurs milliers de morts, plus particulièrement dans les zones proches des frontières avec le Mali et le Niger. ==== Coups d'État de 2022 ==== Le 23 janvier 2022, un coup d'État renverse le président Kaboré. Les putschistes, rassemblés sous la bannière du « Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration » et menés par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, annoncent la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale ainsi que la « suspension » de la Constitution. Le 24 janvier 2022, certains médias locaux et internationaux relaient une information selon laquelle le président de Faso serait détenu par des soldats mutins. D'autres médias assurent que c'est une information erronée. Le , Paul-Henri Sandaogo Damiba, le chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, signe un plan pour entamer une transition de trois ans vers la démocratie. En , Mahamadou Issoufou, médiateur de la CÉDÉAO pour le Burkina Faso, estime que 40 % du territoire du Burkina « sont hors du contrôle de l'État ». En , le gouvernement estime que 71 % du territoire est sous son contrôle. Le , un groupe de militaires menés par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l'unité des forces spéciales antijihadistes « Cobra » dans la région de Kaya (nord), annonce à la télévision nationale la mise à l'écart du chef de la junte Paul-Henri Damiba. Celui-ci est « accusé d'avoir trahi l'idéal commun de départ de libérer les territoires occupés, des zones jadis paisibles étant passées sous contrôle terroriste » depuis le premier coup d'État de janvier. La situation sécuritaire au Burkina Faso s'est considérablement détériorée ces dernières années, marquée par une multiplication d'attaques meurtrières perpétrées par des groupes armés islamistes alliés à Al-Qaïda et à l'État islamique au Grand Sahara (EIGS) à l'encontre de civils. Par conséquent, de nombreux civils fuyent les combats : en , l'ONU estime leur nombre à 2 millions. Une première tentative de déstabilisation du régime se déroule en et est suivie d'une deuxième tentative de putsch contre le gouvernement de transition par différents officiers, perpétrée le . Ibrahim Traoré déclare par la suite que la sécurité du pays est prioritaire contrairement à la tenue de l'élection présidentielle prévue en . Fin août 2024, le pays subit l'attaque terroriste jihadiste la plus meurtrière de son histoire frappant le village de Barsalogho dans le centre-nord du pays, où 300 à 400 habitants sont massacrés par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. En 2025, le Burkina Faso, tout comme le Mali et le Niger, quittent effectivement la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. == Démographie == === Chiffres === Voici quelques statistiques démographiques pour ce qui concerne le Burkina Faso : Population : (en 2018). Distribution des classes d'âge : 0- : 45,04 % ; 15- : 52,52 % ; + : 2,44 % Densité : Taux de natalité : (en 2014) Taux de fécondité : (en 2014). Les Touaregs, un peuple Amazigh d'Afrique du Nord, est aussi présent au Burkina Faso dans la région de Seno et en général dans la région du Sahel, située dans la zone sahélienne de l'Afrique, à la frontière avec le Mali et le Niger. Les Gourounsis, les Sénoufos, les Lobis, les Bobos et les Samos sont aussi des ethnies du Burkina Faso. === Diaspora === Le Burkina Faso compte une très forte diaspora. Ainsi, trois millions de Burkinabés vivent au Ghana Espérance de vie des hommes : (en 2014). Il y a une sous-représentation des femmes dans l'enseignement secondaire et supérieur, mais elles sont de plus en plus présentes. Le Burkina Faso a ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes en 1984. En 1996, une loi fait entrer l'interdiction de l'excision dans le Code pénal, bien qu'elle continue malgré tout à être pratiquée, en particulier dans les zones rurales. En 2003, 65 % des Burkinabées entre ont été excisées, un chiffre qui tombe à 57,6 % en 2010. Depuis les années 1990, 45 comités provinciaux de lutte contre la pratique de l'excision (CPLPE) sont chargés de parcourir le pays afin de convaincre les familles et les chefs coutumiers de ne pas faire exciser les jeunes filles. Il y a une soumission des femmes à l'autorité masculine (père, mari, frère…). Le Burkina Faso a l'un des taux de mariage forcé dans le monde les plus élevés. Les filles qui accouchent peuvent souffrir de problèmes tels que la fistule obstétricale. Un numéro vert pour dénoncer les violences faites aux femmes est mis en place en 2021. === Langues === Le français, langue officielle jusqu'en 2023, est une langue de travail des institutions, des instances administratives, politiques et juridiques, des services publics, des textes et des communiqués de l'État, de la presse écrite et des écrivains. Il s'agit de la seule langue à l'écrit des lois, de l'administration et des tribunaux. De plus, le Burkina Faso est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Selon une estimation de la CIA de 2003, seule 21,8 % de la population de et plus savait lire et écrire {{incise|dont 29,4 % des hommes et 15,2 % des femmes d'où le fait que le français ne soit compris que par environ 15 % de la population, dont seulement 5 % de francophones réels selon la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Malgré la supériorité numérique des langues nationales, le français ancienne langue officielle et langue internationale, pèse encore dans la vie sociale et économique du pays. Le français jouissait jadis, sur le plan social, d'un statut de prestige associé à une participation au monde moderne. Il s'agit de la langue de la promotion sociale. Selon le dernier rapport de l'OIF, le français devient de plus en plus la langue première des Burkinabés : ainsi, seules déclaraient le français comme première langue couramment parlée en 1985 (soit 0,42 % de la population du pays), 49647 en 1996 (0,75 %), puis 151184 en 2006 (1,66 %), dont 104700 à Ouagadougou (soit 9,54 % des Ouagalais). Selon André Magord et Rodrigue Landry, Depuis quelques années, dans les villes principales telles que Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Banfora, la langue française s'étend à d'autres situations de communication que celles juste décrites. Devant la dimension de plus en plus multilingue de ces villes, le français s'impose de façon croissante comme lingua franca chez les commerçants et lors des échanges liés à tous les petits métiers qui se multiplient dans ces grandes villes. La langue française parlée n'est plus alors le français standard mais un français qui, sans la base de l'écrit, se transforme, se réinvente pour une part. Cette expansion du français est relayée par l'affichage publicitaire très présent dans les villes et qui propose des slogans en français. Ces slogans deviennent vite populaires dans une société burkinabée à forte tradition orale. Cette variété de français endogène qui résulte d'une hybridation linguistique est un pidgin en voie de créolisation. Ainsi comme dans le pays voisin la Côte d'Ivoire est apparu un français populaire au Burkina Faso. Dans ce français appelé parfois français de Ouaga et qui reste essentiellement une langue orale, s'est créé un certain nombre d'interférences entre le français standard et le français populaire du Burkina du fait de l'influence des langues africaines dans la pratique locale du français. On assiste de plus en plus à des mariages mixtes constituant des familles dont la langue première est le français. Enfin, l'Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) de même que les villes de Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouagadougou, Tenkodogo, Banfora, Dédougou, Manga, Ouahigouya et Yako sont membres de l'Association internationale des maires francophones. Il existe plus de dont les principales sont : le moré langue parlée par les Mossis, le san parlé par les Samos, le peul parlé par les Peuls, le gourmantché parlé par les Gourmantchés dans l'Est du Burkina Faso, le dagaara parlé par les Dagaris, le dioula qui est une langue commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest (la Côte d'Ivoire, le Mali, la Guinée…) parlé par les Dioulas, le lobiri parlée par les Lobis, le marka ou soninké parlé par les Markas (Soninkés) communément appelés « Dafing », le bobo, le bwamu parlé par les Bwabas, le Touareg qui est un dialecte Berbère parlé par les Touaregs dans le Sahel au Nord du pays, le sénoufo parlé par les Sénoufos, le toussian parlé par les Toussians, le kassena et le lyélé parlées par les Gourounsis et le bissa parlé par les Bissas. === Religion === Selon les estimations de l'Encyclopædia Britannica (2010), le Burkina Faso compte 61,6 % de musulmans ; 23,2 % de catholiques ; 7,3 % d'animistes et de croyances traditionnelles ; 6,7 % de protestants ainsi que 1,2 % d'autres confessions ou de sans religion. Le quatrième recensement général de la population et de l'habitation du Burkina Faso réalisé au mois de décembre 2006 donne un chiffre concordant pour la proportion de musulmans (60,5 %) mais significativement plus basse pour les chrétiens (23,2 % de chrétiens, dont 19 % de catholiques et 4,2 % de protestants) au profit des animistes (15,3 % d'animistes, 0,6 % d'autres religions et 0,4 % de sans religion) |- ! scope=col | Religion !! scope=col | Pourcentage !! scope=col | Population |- | Musulmane || 60,53 % ||8485149 |- | Christianisme (catholiques/protestants) || 23,2% ||2664236 |- | Animiste || 15,34 % ||2150309 |- | || || |- | Autres religions || 0,6 % ||79485 |- | Sans religion || 0,38% ||52929 |- | Total || 100,00 % ||14017262 |} == Politique et administration == === Institutions === De nombreuses langues nationales ont désormais le statut de langues officielles, depuis le changement de constitution de 2023 ayant déclassé le français (ancienne langue coloniale). Aujourd'hui, les langues officielles sont : le moré, le dioula, le gourmantché et le foulfouldé (peul). Depuis son indépendance en août 1960, le Burkina Faso a connu plusieurs régimes politiques : État de droit et État d'exception. À partir de 1991, le pays a officiellement opté pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives. Aujourd'hui, des institutions républicaines sont mises en place : Les élections du premier et du deuxième président de la respectivement en 1991, 1998, 2005, 2010 et 2015 ; Les élections législatives en 1992, 1997, 2002, 2007, 2012 et 2015 ; La mise en place de l'appareil judiciaire ; Il s'agit donc d'un État démocratique à trois pouvoirs qui sont : le pouvoir exécutif assuré par le gouvernement ; le pouvoir législatif constitué de l'Assemblée nationale ; le pouvoir judiciaire. En outre, d'autres institutions viennent consolider l'État de droit. Ce sont notamment : Le Conseil constitutionnel ; Le Médiateur du Faso ; Le Conseil économique et social (CES) ; Le Conseil supérieur de la communication (CSC) ; L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) ; La Commission nationale de la décentralisation (CND) ; La commission nationale des droits humains (CNDH) ; Le Haut conseil pour la réconciliation et l'unité nationale (HCRUN). === Politique === La Constitution du , approuvée par référendum, a instauré un régime semi-présidentiel à deux chambres ouvert au multipartisme : le président du Faso « (Faso » remplace le mot « république »), élu par le peuple pour cinq ans lors d'un scrutin à deux tours. Il ne peut être réélu qu'une seule fois ; l'Assemblée nationale est la seule instance législative du pays. Elle peut être dissoute par le président du Faso après consultation du Premier ministre et du Président de l'Assemblée nationale ; la chambre des représentants qui avait un rôle consultatif se renouvelait tous les trois ans et a été dissoute le . Mais la révision constitutionnelle du a réintroduit une seconde chambre, le Sénat, qui n'a pas pu fonctionner. Le Sénat a été supprimé, la constitution du Burkina Faso a été révisée à trois reprises respectivement en janvier 1997 pour lever le verrou de la limitation du mandat présidentiel, avril 2000 pour non seulement ramener la durée du mandat présidentiel de 7 à et aussi pour introduire à nouveau sa limitation à renouvelable une fois, janvier 2002. Il existe également un conseil constitutionnel composé de dix membres et un conseil économique et social dont le rôle est purement consultatif. === Subdivisions et administrations régionales et locales === Le territoire du Burkina Faso est divisé en et subdivisé en , , de plein exercice dirigées par des maires élus et environ. Le Burkina Faso est divisé 13 régions administratives regroupant 45 provinces (qui étaient les anciennes subdivisions principales du pays mais ne sont plus des collectivités territoriales depuis le ). Les régions sont dirigées administrativement par un gouverneur représentant l'État auprès du conseil régional et qui est lui-même représenté dans les provinces par des hauts-commissaires. Les conseils régionaux réunissent les représentants des départements qui autrefois se réunissaient dans les conseils de province. Il n'y a plus, depuis 2011, d'assemblée consultative dans les provinces qui sont de simples intermédiaires administratifs entre les régions et les départements, les anciens conseils de province où étaient représentés les communes ayant été regroupés dans les conseils régionaux. De plus les départements ont pour la plupart été érigés en municipalités de plein droit, et donc des collectivités territoriales, avec à leur tête un maire devant un conseil municipal. Selon le cas, les départements ont soit le statut de « commune urbaine », soit celui de « commune rurale ». Parmi les communes urbaines, les plus peuplées ont aussi le statut de « ville ». Toutefois légalement ces différents statuts sont tous des départements. Le département est la circonscription électorale de base pour toutes les institutions nationales et celles des collectivités territoriales. Enfin de nombreuses fusions de communes ont eu lieu (avant ou après la création des départements, qui aujourd'hui presque partout ne comptent plus qu'une seule municipalité). Toutefois les communes urbaines les plus peuplées sont divisées en « arrondissements municipaux » (à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso), eux-mêmes divisés en « secteurs » administratifs. Les autres communes urbaines de plus de peuvent être aussi divisées en secteurs. Toutes les autres communes (urbaines ou rurales) sont ensuite divisées en « villages ». Ni les arrondissements, ni les secteurs urbains, ni les villages ne sont des collectivités territoriales : ils servent essentiellement comme outils de planification et de développement et d'unités territoriales statistiques (celles-ci étant basées sur des sous-ensembles de population d'environ , selon l'Institut national de la statistique et de la démographie qui établit la nomenclature officielle de toutes les collectivités territoriales, des provinces et des autres plus petites unités territoriales statistiques). Ainsi les « villages » concernent des territoires essentiellement ruraux à l'intérieur des communes, et qui peuvent rassembler de nombreux hameaux autour d'une petite agglomération rurale. Le Burkina Faso compte ainsi plusieurs milliers de villages ou secteurs urbains, dans lesquels peuvent subsister d'encore plus nombreux hameaux (à la population très changeante du fait des fortes migrations vers de plus grandes villes, ou de la croissance de la périphérie de ces villes sur d'anciens territoires ruraux, lesquelles absorbent alors leurs anciens hameaux voire des villages entiers). Les arrondissements, secteurs ou villages peuvent aussi avoir localement des conseils consultatifs (conseils de quartier, conseils de villages traditionnels, etc.), qui ne sont pas des collectivités territoriales mais des associations (de droit privé, ou paritaire), qui peuvent parfois recevoir des subventions et d'autres moyens de la part des départements ou des régions pour certaines missions développées en partenariat, ou des financements privés de la part de leurs membres (certaines collectivités territoriales adhèrent à ces structures de coopération locale). Ces associations peuvent aussi avoir compétence couvrant d'autres territoires voisins (y compris faisant partie d'autres arrondissements ou départements). En 2016, la frontière avec le Niger a été modifiée : 14 villages nigériens sont rattachés au Burkina Faso tandis que 4 villages burkinabés sont rattachés au Niger. === Autorités traditionnelles === Le Burkina Faso compte sept rois supérieurs : le Mogho Naaba, empereur des Mossi ; le Yatenga Naaba, roi du Yatenga ; le Boussouma Naaba, roi de Boussouma ; l'émir du Liptako ; le roi de Tenkodogo ; le M'Baro, roi du Gulmu ; le chef suprême des Bobo Mandarè. == Économie == === Données économiques === PIB : $ en 2015 ; PIB par habitant : en 2015 et est le où il fait le plus bon vivre (2017) ; En 2024, le Burkina Faso est classé en pour l'indice mondial de l'innovation. === Agriculture === Le Burkina Faso est un pays en voie de développement, où l'agriculture représente 32 % du produit intérieur brut et occupe 80 % de la population active. Il s'agit principalement d'élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de cultures de sorgo, de mil, de maïs, d'arachides et de riz. Il a été le deuxième producteur africain de coton derrière l'Égypte, malgré l'aridité des sols. La filière coton, dans beaucoup de pays producteurs a pris de la vigueur, avec d'excellentes récoltes, même si sur le marché mondial, le cours de la livre de fibre était en 2015 autour de , relativement bas comparé au pic des 2 dollars la livre qu'il avait atteint en 2011. À la fin des années 1990, les « compagnies juniors » canadiennes multiplient les contrats avec des pays africains. Au Burkina, elles ont pour nom Axmin, Orezone Resources, Goldcrest Resources ou Etruscan Resources, et sont souvent présentes dans des pays voisins car le Burkina est un prolongement géologique de la riche zone aurifère du Ghana. A l'issue de la transaction avec SEMAFO d'Endeavour Mining en 2020, ce dernier devient le plus grand producteur d'or au Burkina Faso mais aussi le premier employeur privé du pays. En décembre 2022, la société russe Nordgold obtient l'attribution d'une nouvelle exploitation de mine d'or sur le territoire sur le site de Yimiougou d'une superficie de . La durée de l'exploitation est de quatre ans et permettra une production totale estimée à 2,53 tonnes d’or. === Transfert d'avoirs de la diaspora à l'étranger === Le Burkina Faso compte une très forte diaspora : par exemple, trois millions de Burkinabés vivent au Ghana, trois millions également vivent en Côte d'Ivoire et au Soudan. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, ces migrants envoient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, le nombre de ces migrants provoque également des tensions avec les pays d'accueil. La dernière crise remonte aux évènements de 2003 en Côte d'Ivoire, qui ont entraîné le retour temporaire de . Le Burkina Faso est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine et de l'Autorité de Liptako-Gourma, qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sècheresses par la coopération de chaque pays membre. == Éducation == L'analphabétisme est majoritaire au Burkina Faso), le système éducatif burkinabé est structuré comme suit : === Éducation de base === Elle comprend l'éducation de base formelle et l'éducation de base non formelle. Elle est obligatoire pour tous les enfants de . L'éducation de base formelle comporte trois niveaux : le premier niveau est l'éducation préscolaire de . Ce niveau comprend trois sections. La petite section pour les enfants de trois à quatre ans, la moyenne section pour ceux de quatre à cinq ans et la grande section pour ceux de ; le deuxième niveau est l'enseignement primaire de . Il est sanctionné par le Certificat d'études primaires (CEP). Le taux de scolarisation au niveau primaire pour la période de 2007 à 2009 était de 64 % selon les données statistique de l'UNICEF. Le taux brut de scolarisation est passé à 77,6 % en 2011 puis à 79,6 % en 2012. Malgré ces progrès, un important nombre d'enfants n'ont pas toujours accès à l'éducation. En 2011/2012, de sont hors du système scolaire. == Culture == === Fêtes et jours fériés === === Festivals === Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le plus grand festival de cinéma africain sur le continent a lieu tous les deux ans à Ouagadougou (février, années impaires). Les Récréatrales, manifestation bisannuelle, constituent depuis 2002 un évènement théâtral culturel majeur du Burkina Faso, avec le Festival international de théâtre et de développement (FITD). Étienne Minoungou en est l'initiateur. Le Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), a lieu lui aussi tous les deux ans, principalement les années paires (fin octobre - début novembre). C'est le plus grand salon de promotion de l'artisanat africain. La Semaine nationale de la culture (SNC) a lieu également tous les deux ans à Bobo-Dioulasso durant une semaine. Elle constitue tremplin de la culture nationale ou régionale et de celle de la diaspora. Le Festival Ciné Droits Libres pour les droits de l'homme et la liberté de la presse ; La Foire internationale du livre de Ouagadougou Le Festival international des cultures urbaines Waga Hip Hop qui se déroulent chaque année depuis 2000 ; le Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou (FITMO) du professeur Jean Pierre Guingané ; le Festival de Jazz à Ouaga ; les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) ; le Festival international de théâtre pour le développement (FITD) ; le Festival Dilembu au Gulmu (FESDIG), etc. Le « SOKO Festival », lancé en 2015 au Burkina Faso par l'Association DAMBE, est un festival de musique et d'initiation artistique qui a lieu chaque année au mois de janvier. Portant le sens Bambara de « retour à la source », il ambitionne de réunir divers styles musicaux et générations autour de la défense et la valorisation de la culture africaine. L'évènement se définit également comme un marché des arts du spectacle à travers une plateforme de rencontre dénommé « Yaar Music ». Yaar signifie marché en langue mooré. === Littérature === Les débuts de la littérature burkinabée sont datés de 1962, avec Crépuscule des temps anciens, de Nazi Boni. La production ultérieure se répartit à parts égales entre romans et poésie, complétés de nouvelles, contes et pièces de théâtre. === Cinéma === Le cinéma numérique ambulant est présent au Burkina Faso. Depuis 2003, le cinéma numérique ambulant a réalisé en Afrique plus de pour des millions de spectateurs. Par ailleurs, le Burkina Faso possède plusieurs réalisateurs de talent : voir la page Cinéma burkinabé. === Presse culturelle === La presse culturelle tient une place de choix. On peut citer L'Observateur dimanche, Sidwaya Mag Plus, Africa star et Évasion. Depuis deux ans, une association de jeunes journalistes culturels du nom de Planète Culture couvre les principaux festivals du pays. === Musées === Le secteur muséal est en pleine évolution. On peut signaler principalement les musées suivants : à Ouagadougou : le musée de la musique, qui expose des instruments traditionnels de musique ; le musée national ; le musée de la femme de Kolgondiéssé le musée des forces armées ; le musée de l'eau, dans les environs de la ville ; le musée de Manéga, à 55 km de Ouagadougou. à Bobo-Dioulasso : le musée Sôgôssira Sanou ; le musée de la musique d'hier et d'aujourd'hui ; le centre culturel Sénoufo. à Gaoua : le musée des civilisations du Sud-Ouest. à Kaya : le musée de Kaya. === Sport === Au Burkina Faso la vie sportive est dominée par le football qui est pratiqué par la majorité des jeunes. Le championnat national, le Fasofoot, est organisé chaque année et regroupe . Il y a aussi la coupe du Faso et la Supercoupe du Faso qui rythment la vie footballistique du pays. L'équipe nationale, les Étalons, est sacrée vice-championne d'Afrique lors de la de la Coupe d'Afrique des nations de football, en 2013. === Nouvelles technologies === Des structures technologiques sont présentes pour promouvoir ou réguler les technologies de l'information et de la communication (TIC) au Burkina Faso. L'ANPTIC (Agence nationale de promotion des TIC) au Burkina Faso a pour but d'être un incubateur d'entreprises technologiques de pointe et d'aider à la valorisation et à la diffusion des systèmes et produits conçus et réalisés localement tout en mettant des spécialistes à disposition des établissements publics et privés de formation en informatique afin de promouvoir des formations d'excellence. L'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a pour but de mettre en place un système de formalisation et de régulation dans le domaine des nouvelles technologies. La BCLCC (Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité) vise à réprimer les infractions en matière informatique et toutes celles faites à travers les technologies de l'information et de la communication. Des incubateurs technologiques tels que BeogoLab, OuagaLab devenu WakatLab, Jokolabs, SiraLab, des entreprises technologies comme Softnet Burkina, CFAO Technologie ont été mis en place pour développer les TIC. == Infrastructures et transports == === Réseau routier === Le réseau routier inventorié du Burkina Faso a une longueur totale de dont sont classés : Le réseau classé a fait l'objet d'une classification administrative et d'une classification technique. Cependant la majeure partie n'est pas bitumée mais en terre (souvent en latérite qui soulève beaucoup de poussière rouge au passage des véhicules) ; Le réseau non classé est constitué de pistes rurales. === Voies ferrées === Le Burkina Faso dispose d'un seul corridor ferroviaire qui le relie au port d'Abidjan en Côte d'Ivoire, c'est la liaison Kaya – Abidjan, longue de et répartie quasiment à longueur égale dans les deux pays. Pour la partie au Burkina Faso, la ligne Kaya – Niangoloko (à la frontière de la Côte d'Ivoire : ) est elle-même divisée en deux sections : Ouagadougou – Bobo-Dioulasso – Toussiana – Banfora – Niangoloko : ; Ouagadougou – Kaya : . Cette ligne ferroviaire est à écartement métrique et en voie unique sur la presque totalité de sa longueur. La charge maximum à l'essieu est de et la vitesse d'exploitation est de pour les trains de passagers et de pour les trains de transport de marchandises. === Aéroports === Le pays compte 2 aéroports et des aérodromes, dont seulement un aéroport international, l'aéroport international de Ouagadougou (qui est un des deux seuls, avec l'aéroport de Bobo-Dioulasso depuis 2007, à posséder des pistes goudronnées). Le futur aéroport international - Donsin - en construction depuis début 2010 est situé à 35 kilomètres de Ouagadougou. Il aura une capacité d'accueil de près d'un million de passagers. L'aérogare sera opérationnelle d'ici 2024.
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Bob Black
Bob Black, né à Détroit le , est un anarchiste américain, principalement connu pour son livre L'Abolition du travail. == Brève biographie == Diplômé en sciences sociales et en droit, Bob Black formera, de 1977 à 1983, à peu près seul, la « Dernière Internationale », consacrée à la production d'affiches à tendance anarchiste/situationniste/absurdiste. == Œuvre == Bob Black a écrit des articles et des essais dans des centaines de petits périodiques, mais aussi dans le Wall Street Journal, le Village Voice, Semiotext(e), Re-Search. Il collabore régulièrement au journal américain Anarchy, a Journal, a Desire Armed. Son livre, L'Abolition du travail (ou Travailler, moi ? Jamais !), de 1985, a été traduit dans sept langues, en particulier pour la première fois en français dans la revue Interrogations en 1990. Il y définit en quoi le travail est un crime contre l’humanité en lui-même ou à travers ses conséquences. Pour l’abolir, il propose une révolution ludique : « Les employés, enrégimentés toute leur vie, happés par le travail au sortir de l’école et mis entre parenthèses par leur famille à l’âge préscolaire puis à celui de l’hospice, sont accoutumés à la hiérarchie et psychologiquement réduits en esclavage. Leur aptitude à l’autonomie est si atrophiée que leur peur de la liberté est la moins irrationnelle de leurs nombreuses phobies. » Il a participé aussi à l'édition de deux anthologies, l'une de divagations (1989), l'autre de diatribes contre le travail (1990). Il a publié, en 2002, Anarchy after Leftism. === Déicide === ==== Crime imaginaire ==== Bob Black écrit === Ouvrages originaux en anglais === . . . . === Ouvrages traduits en français === .
[ "1983", "anarchisme", "Détroit (Michigan)", "sciences sociales", "Internationale situationniste", "1977", "Travail (économie)", "L'Esprit frappeur", "anthologie", "L'Abolition du travail", "1985", "1990", "2002", "Wall Street Journal", "droit", "situationnisme", "Julius Van Daal", "1989" ]
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Breton
Le breton (en breton , souvent prononcé ou dans les dialectes majoritaires KLT, ou dans certains parlers vannetais) est une langue celtique parlée en Bretagne. Ses locuteurs sont des brittophones ou bretonnants. Le breton appartient au groupe des langues celtiques brittoniques. Il est apparenté au cornique et au gallois, langues parlées au Royaume-Uni, bien que plus proche de la première. Le breton est reconnu comme langue régionale ou minoritaire de France et depuis 2004, comme langue de la région Bretagne, aux côtés du français et du gallo par le conseil régional. Il est classé comme « langue sérieusement en danger » selon l'Unesco. Sa pratique traditionnelle est majoritairement concentrée dans l'ouest de la péninsule, au-delà d'une ligne allant de Plouha au nord jusqu'au pays de Muzillac au sud. Au Xe siècle, le breton était pourtant parlé à de Rennes. La région brittophone de l'ouest de la péninsule correspond à la Basse-Bretagne, appellation qui tend toutefois à s'estomper depuis les années . Selon le sondage TMO pour la région Bretagne réalisé en , il y aurait environ actifs de plus de dans les cinq départements de la Bretagne historique, dont 51 % dans le Finistère, ce qui représente au total 5,5 % de la population bretonne. En 2025, un nouveau sondage TMO estime le nombre de locuteurs à 107 000 personnes. Jusqu'en 2018, le breton était après le français la première langue parlée dans la région de la Bretagne. == Histoire == Le breton est une langue celtique de la branche brittonique, en cela proche du gallois et plus encore du cornique. Son histoire en Bretagne « continentale » commence à la fin de l’Antiquité et la langue s’y implante autour du Ve siècle à la faveur des migrations de populations bretonnes vers la péninsule armoricaine. Du fait de sa proximité immédiate avec le roman, puis le gallo et le français, la langue bretonne a intégré au fil des siècles de nombreux mots d'origine latine. Certains termes aujourd'hui jugés fautifs ou considérés comme de récents emprunts à la langue française sont ainsi utilisés en breton depuis très longtemps. C'est notamment le cas pour les termes partout (« partout »), déjà relevé en 1575 et langaj (« langage »), signalé sur le Catholicon en 1499. Le breton est généralement scindé en trois phases historiques : le vieux breton, du au XIe siècle ; le moyen breton, du au XVIe siècle ; le breton moderne, du à nos jours. Cette langue est traditionnellement parlée dans la partie occidentale de la Bretagne (ou Basse-Bretagne) à partir d'une ligne allant de Saint-Brieuc (au nord) au pays de Guérande (au sud). === Antiquité === Sous l'Empire romain, le brittonique dont est issu le breton, était parlé dans la province romaine de Britannia, soit à l'ouest des Pennines environ jusqu'à la Clyde (rivière de Glasgow), le latin n'ayant pas remplacé la langue vernaculaire. C'est dans ce breton qu’écrivent les poètes Aneurin et Taliesin dans les royaumes bretons du sud de l'Écosse actuelle. Au XIXe siècle en France, on commence à appeler cette langue le brittonique pour le distinguer du breton armoricain. Ce terme désigne aussi la langue bretonne avant le VIIe siècle. Avec le déclin de l'Empire romain d'Occident, des communautés entières de Britto-Romains émigrent dans une partie de l'Armorique depuis les régions de l’ouest de la Bretagne insulaire (aujourd’hui appelée « Grande-Bretagne »), surtout depuis le Devon et la Cornouailles. Ces émigrants apportent avec eux leur culture, leur organisation et leur langue et se mélangent à la population gallo-romaine d'Armorique. Certains historiens, comme Léon Fleuriot dans son ouvrage Les Origines de la Bretagne : l'émigration (1980), se fondant sur César et Tacite, ont proposé une proximité du breton avec le gaulois. Dans les années 1950, le chanoine Falc'hun avança que le breton aurait bénéficié d’un apport du gaulois. Pour lui, ceci expliquerait la principale différence du vannetais avec les autres dialectes bretons, à savoir l'accent sur la finale des mots et non la pénultième. Son premier argument consistait en la persistance du gaulois chez les Arvernes jusqu'à une époque tardive, ce qui lui faisait supposer qu’il devait en être de même en Armorique. Cette hypothèse a été contestée entre autres par Kenneth Jackson dans son ouvrage sur l’histoire de la langue bretonne en 1969, et elle est aujourd’hui rejetée par les spécialistes. Ce dernier a par ailleurs utilisé lAtlas linguistique de basse-Bretagne, de Pierre Le Roux, afin de mettre en évidence le rôle des routes dans la diffusion des influences depuis le centre-Bretagne. On sait aujourd’hui que : le KLT (voir l’article ou les explications plus bas) comme le gallois sont accentués sur la pénultième ; le vieil irlandais était accentué sur la première syllabe ; le gaulois était accentué sur l’antépénultième, l’initiale ou la finale. Cette diversité de la position de l’accent tonique dans les langues celtiques interdirait toute supposition sur la place de l’accent en vieux celtique et ne permettrait pas d’expliquer par un substrat gaulois les spécificités du vannetais. Par contre, la romanisation semble avoir été bien plus avancée dans le vannetais, où les vestiges gallo-romains sont bien plus nombreux que dans le reste de la Bretagne. Les Vénètes armoricains constituaient un peuple gaulois, qui au résidait dans l'actuel département du Morbihan et a donné son nom à la ville de Vannes (Gwened en breton). Il est essentiellement connu à travers les mentions de Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. De plus, la palatalisation de /k/ et /g/ est un phénomène inhérent au bas-latin des , donc avant les premières immigrations bretonnes. Enfin, le vannetais et le bas-cornouaillais ont effectué plus d’emprunts au roman que les autres dialectes, surtout le long de la route Vannes-Quimper. L'accentuation du vannetais aurait été celle du vieux-breton dans son ensemble. Son maintien ne peut cependant être dû en tout à l’influence romane, puisque les langues romanes privilégient les paroxytons, c’est-à-dire les mots accentués sur l’avant-dernière syllabe === Haut Moyen Âge === À la suite de la bataille de Jengland (851), la Bretagne s'agrège les Marches de Bretagne, comprenant notamment Nantes et Rennes. Ces villes romanes exerceront une influence notable dans le recul du breton parmi l’élite bretonne : dès le haut Moyen Âge, le roman de l'Ouest (ancêtre du gallo actuel) tend à remplacer le breton dans l’administration ducale et le dernier duc de Bretagne à parler breton est supposé être Alain IV Fergent (mort en 1119). L'historien Jean Kerhervé affirme n'avoir jamais retrouvé au cours de ses dépouillements d'archives un quelconque document financier en breton. Par ailleurs, aucun des derniers ducs de Bretagne ne s'exprima officiellement en breton, et leur effort de centralisation s'appuyait exclusivement sur l'utilisation du français. En 1794, Barère effectue une présentation au Comité de salut public de son « rapport sur les idiomes », dans lequel il déclarait que le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton (Le fédéralisme étant présenté par ce Comité comme ennemi de la « République une et indivisible »). Cet usage imposé de la langue française, principalement dans l'enseignement, est présenté aussi par ses promoteurs comme visant à élever le niveau de connaissance de la population par l'instruction ainsi que par la diffusion d'une langue commune. Pour les révolutionnaires, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale est un obstacle à la démocratie et aux débats démocratiques, c'est les laisser à la merci de l'arbitraire, mais c'est également un obstacle à la diffusion des idées révolutionnaires : « La monarchie avait des raisons de ressembler à la tour de Babel ; dans la démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale, incapables de contrôler le pouvoir, c'est trahir la patrie […] Nous devons aux citoyens « l'instrument de la pensée publique, l'agent le plus sûr de la Révolution », le même langage ». De l'idée de « langue commune », on passe rapidement à l'idée de « langue unique » demandant l'éradication des autres langues. L’abbé Grégoire déclare en 1793 devant de Comité de l'instruction publique : « il est plus important qu'on ne pense, en politique, d'extirper cette diversité d'idiomes grossiers, qui prolongent l'enfance de la raison et la vieillesse des préjugés. », et l'année suivante il rend son « Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française. ». === Période romantique : renouveau de la langue bretonne === En 1805, l’Académie Celtique est fondée par Napoléon . C’est la première association étudiant la langue et la culture bretonne. Le président est Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret. Mais cette académie n'échappe pas aux dérives de la celtomanie, qui prétendait démontrer que la langue bretonne était à l'origine de toutes les autres langues, théorie jugée farfelue par certains et défendue par d'autres hommes tels que Jacques Le Brigant et Jean-François Le Gonidec. En 1807, Jean-François Le Gonidec publie une Grammaire celto-bretonne, dans laquelle il réforme l’orthographe du breton, puis en 1821 un Dictionnaire celto-breton, en s'employant à retrouver une pureté de la langue. Mais, trop intellectuelle et trop à contresens des idées dominantes, son œuvre resta théorique. Ce sont les jeunes bretonnants depuis le début du XXe siècle qui se sont réapproprié leur langue et mis en application l'enseignement de Le Gonidec, ce qui continue aujourd’hui. D'après Abel Hugo, vers 1835 le langage « brezounecq » , vulgairement nommé bas-breton, était la langue maternelle de plus de habitants sur les qui composaient la population des départements du Morbihan, du Finistère et des Côtes-du-Nord. En 1839, Villemarqué publie le Barzaz Breiz, recueil de chants traditionnels en breton, présentant une « histoire poétique de la Bretagne ». On sait aujourd’hui que certains des textes collectés ont été revus et modifiés par l’auteur, comme le faisaient les auteurs de contes populaires tels Charles Perrault et Grimm, et certains autres textes ont été entièrement composés par lui, mais Donatien Laurent a montré dans sa thèse soutenue en 1974 que ces arrangements ne représentent qu'une part minime du recueil. C’est de son œuvre que date le renouveau littéraire breton. D'autres recueils comme ceux de l'abbé Augustin Conq contenant notamment la chanson Breiz-Izel paraissent en 1937. En 1864, Charles de Gaulle, oncle du futur Général de Gaulle, lance son Appel aux Celtes pour la renaissance littéraire et linguistique de la Bretagne et des pays celtes frères. === Politique linguistique sous la République === ==== La lutte contre l'utilisation du breton dans les églises ==== La circulaire Dumay du énonce qu'« en principe le budget de l'État n'a pour but que de rétribuer des services accomplis dans la langue nationale et dans l'intérêt français ». Elle vise donc directement les membres du clergé qui, en Basse Bretagne et ailleurs, font usage d'une autre langue que le français pour la prédication et l'instruction religieuse, notamment le catéchisme. Mais cette circulaire ne fut pas appliquée. Par contre la circulaire du , signée par Émile Combes, alors président du conseil, mais aussi ministre de l'intérieur et des cultes, fut appliquée : les maires devaient signer chaque trimestre en vertu du Concordat un certificat de résidence attestant de la présence des curés, desservants et vicaires dans leur commune afin qu'ils puissent recevoir leur traitement ; ce certificat de résidence "modèle 5" fut modifié en fonction de la circulaire, un rajout indiquant pour chaque prêtre « et a fait au cours du trimestre qui vient de s'écouler les instructions religieuses, y compris le catéchisme, en français ». Plusieurs maires refusèrent de signer un tel document, d'autres rayant ce rajout sur le certificat de résidence. En conséquence, 87 prêtres furent, dans le seul département du Finistère, frappés en 1903-1904 par des suspensions de traitement pour « usage abusif de la langue bretonne dans l'enseignement du catéchisme et la prédication » (d'autres l'étant aussi dans les parties bretonnantes des Côtes-du-Nord et du Morbihan, 127 prêtres bretons furent en tout concernés, même si la suspension de traitement ne fut pas appliquée à tous les prêtres qui auraient pu être concernés). Selon une déclaration faite par Émile Combes à la Chambre des députés le , dans trois communes du Finistère seulement, le catéchisme était alors enseigné uniquement en français : Brest, Saint-Pierre-Quilbignon et Le Relecq-Kerhuon. ==== La lutte contre l'utilisation du breton dans les écoles ==== Sous la République, les pouvoirs publics désirent assurer l’unité française et faciliter la promotion sociale au sein de la nation. Pour ces raisons, les responsables de l’enseignement public commencent à proscrire l’usage de tous patois ou parlers régionaux à l’école. À partir du milieu du XIXe siècle, le breton est appelé yezh ar moc'h, « la langue des oies et des cochons » En 1902, le ministère Combes promulgue par décret l’interdiction de « l’usage abusif du breton. » Les écoles religieuses suivent rapidement et le breton n’est plus enseigné à partir du début du XXe siècle mais continue à être transmis de génération en génération par voie orale. Il faut noter quelques initiatives particulières tendant à promouvoir un certain enseignement de la langue bretonne dans les écoles chrétiennes, depuis celle du frère Constantius au début du siècle, au pays de Léon principalement, jusqu’à celle du frère Seité, après la dernière guerre. Au milieu du XIXe siècle, selon François Vallée, il existait des écoles privées chrétiennes qui, entre autres choses, apprenaient à lire en breton et en latin, et enseignaient quelques rudiments de français littéraire. Un certain nombre d’évêques, également au XIXe siècle, en Basse-Bretagne, l'évêque de Quimper Joseph-Marie Graveran en particulier, ont essayé d’organiser un enseignement du breton et de l’histoire de la Bretagne, parfois en breton, comme le montre l’histoire de Bretagne en breton rédigée par , religieuse de la congrégation du Saint-Esprit. La politique scolaire contre le breton date de la fin du XIXe siècle. Elle utilise alors deux méthodes : d’une part, le breton n’est plus enseigné à l’école, car on fait fermer les écoles en breton ; d’autre part, le français doit être la seule langue utilisée dans les écoles républicaines, y compris dans les cours de récréation. Comme les autres locuteurs des langues parlées en France et dans les possessions françaises d’Outre-Mer, les élèves bretonnants subissent des persécutions officielles au moyen notamment de pratiques humiliantes. Ainsi se répand la pratique du symbole, petit objet qui passe au cou d’élève à élève pendant la récréation à chaque fois que l’un d’entre eux parle breton, avec une punition pour le dernier élève à l’avoir. Certains pensent que la politique française vise à imposer pour des motifs idéologiques la langue française comme langue unique de la République. Pour illustrer la vigueur de cette politique, ils s’appuient notamment sur une phrase qui aurait été longtemps affichée dans certaines écoles primaires : Il est interdit de parler breton et de cracher par terre, phrase qui associe deux interdictions de nature différente, une liée à l’hygiène et une à l’emploi de la langue, censée illustrer la politique d’amalgame et de dévalorisation employée pour parvenir à éradiquer le breton en Bretagne. Or à ce jour aucune affiche de ce type n'a été mise au jour et les exemplaires étudiés se sont révélés être des montages récents. Ainsi, récemment il a été affirmé que le Musée rural de l’éducation de Bothoa à Saint-Nicolas-du-Pélem dans les Côtes-d'Armor possédait une telle affiche, or après enquête ce musée ne possède aucune affiche portant une telle mention. Fañch Broudig qui a mené une étude sur le sujet a conclu à un faux pour un autre cas impliquant le Musée de l'école rurale de Trégarvan: Toutefois, il convient de noter que le ministère de l’Éducation chercha à proscrire le breton dans les écoles via plusieurs directives. Le même auteur cite, en outre, le Règlement pour les écoles primaires élémentaires de l’arrondissement de Lorient, adopté et arrêté par le Comité supérieur de l’arrondissement en 1836 et approuvé par le recteur d'académie en 1842, qui dispose : Art. 21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré. S’exprimer en breton et parler « grossièrement » font l’objet de la même prohibition. Cette action de l'État contre la langue a été « essentiel[le], et, […] déterminant[e] » pour son recul, selon Fañch Broudig, même s'il admet que la disparition du breton se passa dans l'indifférence des Bretons qui adoptèrent librement le français après-guerre afin d'accéder à d'autres connaissances et opportunités. L'accusation d'une « culture humiliée » par l'État est née au XXe siècle et a été développée ensuite par le Mouvement breton. === Entre-deux-guerres et Occupation === Avant la Première Guerre mondiale, la moitié de la population de Basse-Bretagne ne connaissait que le breton, l’autre moitié étant bilingue breton-français. Régulièrement, des voix s’élèveront en faveur de l'enseignement du breton, mais elles resteront minoritaires. En particulier, de grandes pétitions ( dans les années 1930, la grande pétition populaire d’Emgleo Breiz en 1967) et des manifestations régulières demanderont l’enseignement du breton. À partir de 1925, grâce à Roparz Hemon la revue Gwalarn vit le jour. Au cours de ses dix-neuf années d’existence, elle tenta d’élever cette langue au niveau des autres grandes langues « internationales » en créant des œuvres originales couvrant tous les genres et en proposant des traductions du patrimoine littéraire de l’humanité. Cependant, l’œuvre d’Hémon suscitera de nombreuses controverses politiques à la suite de sa collaboration pendant l'Occupation. Pourtant, une première partie des bretonnants passera au français dans les années 1930 pour plusieurs raisons : profitant du fait que le breton soit une langue orale et très peu écrite (les enfants partant bien souvent en mer avec les aînés), l'État impose le français comme langue de communication formelle ; c’était le moyen de communiquer avec le reste de la Bretagne et de la France, à la suite du brassage national accéléré par le service militaire, la Première Guerre mondiale et l'amélioration des voies de communication ; l'éducation nationale interdisait et réprimandait toujours l'usage du breton. le français était également perçu par les Bretons comme la langue du progrès, permettant de grimper dans l'échelle sociale, face au breton qui restait yezh ar vezh, la langue de la honte, et parler des "ploucs". l'expatriation de nombreux Bretons, qui partent chercher du travail en dehors de Bretagne, et dont les enfants seront élevés en français. Fin mars 1941, Joseph Barthélemy, ministre de la Justice du gouvernement de Vichy déclare : je m’opposerai à l’enseignement de la langue bretonne dans les écoles primaires. Pourtant, le régime de Vichy, influencé par le traditionalisme maurassien et barressien, se montre conciliant à l'égard des langues régionales : les premières lois en faveur de l'enseignement de ces langues sont dues au ministre vichyssois Jérôme Carcopino. L'objectif de la Révolution nationale, l'idéologie officielle du Régime de Vichy, est de vivifier le nationalisme français chez les enfants en développant chez eux l'attachement au sol natal notamment par l’arrêté du qui autorise l’enseignement facultatif des « parlers locaux » dans les écoles primaires. Le régionalisme pétainiste prétend unir la grande et la petite patrie présentée comme une communauté réelle par opposition aux « abstractions » administratives issues de la Révolution française et de la République. Ces lois comme l’ensemble des mesures prises par le gouvernement de Vichy, seront abrogées à la Libération. Yann Kerlann crée la première école en breton (cinq élèves issus de familles du mouvement breton) à Plestin-les-Grèves en novembre 1942, non loin de Lannion, définitivement interrompue en 1944. Cette école est dirigée par Yann Kerlann qui après la mort de Yann Sohier a été le responsable d’Ar Falz, mouvement qui regroupait les instituteurs publics partisans de l’enseignement du breton. En 1942, R.Panier indique dans la revue "Le Français moderne", que du fait de l'école primaire, du service militaire ou bien encore de la vie administrative, la totalité de la Bretagne bretonnante est désormais bilingue. === Paradoxe de l'Après-guerre === Alors que des mesures viennent favoriser l'enseignement des langues régionales, l'abandon du breton par les classes populaires s'intensifie. Le reste des bretonnants, après la Seconde Guerre mondiale, passera au français pour plusieurs raisons : l’idée que les opportunités de travail et la promotion sociale (par exemple pour les emplois administratifs et militaires) passent par la maîtrise du français ; le chemin de fer a considérablement augmenté les brassages de population (venue de touristes, exode rural vers les villes) ; avec la généralisation des congés payés, on assiste, notamment en été, au retour des émigrés de deuxième génération (nés hors de Bretagne) qui ne parlent plus breton ou le parlent mal ; la reconstruction faisant suite aux bombardements anglais et américains durant la guerre a nécessité des travailleurs mieux formés, donc des élèves mieux éduqués. Ceci n'était possible que par l'intermédiaire des écoles publiques de la République française dans lesquelles la langue bretonne reste prohibée. En , le Conseil de la faculté des lettres de Rennes émet un vœu en faveur de l’admission du breton à l’oral du baccalauréat : Les signataires tiennent à affirmer le loyal attachement à la France de tous les Bretons, attachement que garantiraient, s’il en était besoin, les quatre années de résistance acharnée soutenue par la Bretagne contre l’Allemagne et l’échec retentissant infligé aux tentatives de division des complices de l’ennemi.. En 1945, Ar Falz propose de reprendre aux laïques de Bretagne la pétition interrompue par la guerre, en faveur de l’enseignement de la langue bretonne. C'est dans les années 1950 que l'abandon du breton s'est réellement développé en Basse-Bretagne, pour des motifs que Fañch Broudic analyse comme suit : Selon l'auteur, c'est en définitive le désir de modernité et de changements économiques qui a conduit à l'adoption volontaire du français. Ce remplacement de langue sur quelques décennies, en favorisant les échanges, a eu pour effet de stimuler l'économie de la Bretagne et a profondément changé la société. === Recul de la langue bretonne à travers les siècles === L'existence de deux Bretagnes linguistiquement distinctes est attestée de bonne heure. Au XVe siècle, la chancellerie pontificale, qui demandait au clergé de parler la langue de ses ouailles, distingue la Brittania gallicana et la Brittannia britonizans. Cette limite linguistique qui définit toujours la frontière entre Basse et Haute-Bretagne a fluctué depuis l'émigration bretonne en Armorique au profit du gallo, puis du français. Francis Gourvil situe cette frontière le long d'une ligne allant de Plouha (Côtes-du-Nord, à l'époque) à l'embouchure de la rivière de Pénerf (Morbihan). Cette frontière linguistique distinguait historiquement deux régions : la Haute-Bretagne et la Basse-Bretagne. En 1950, il n'y avait plus que 100000 monolingues bretons, leur nombre est quasi nul depuis les années 1980. Aujourd'hui, le breton est encore parlé et compris par 13000 personnes, selon les estimations les plus basses et 350000 personnes selon les estimations les plus hautes, essentiellement des personnes âgées (64 % des locuteurs ont plus de 60 ans). L’Unesco classe le breton parmi les langues « sérieusement en danger ». En 1999, 27 % des parents bretonnants transmettaient leur langue à leurs enfants (Insee, Le Boëtté), ils sont en 2007 entre 35 et 40 % (F. Broudic). Fañch Broudic et l'équipe de TMO renouvellent leur sondage en 2009 et évaluent le nombre total de locuteurs à minimum , dont 60 % sont retraités. La pratique occasionnelle reste prédominante : seulement parlent le breton quotidiennement. En 2018, un sondage a été effectué par TMO à la demande de la Région Bretagne ; plus de ayant été interrogées, il a été possible d'avoir des données par pays. Un nouveau sondage commandé par la Région Bretagne en 2024 à l'institut TMO révèle que le nombre de locuteurs s'est fortement réduit et est désormais estimé à 127 000 personnes. L'âge moyen des brittophones est néanmoins passé de 70 ans en 2018 à 59 ans en 2024. Le breton compte désormais moins de locuteurs que le gallo. il est encore très difficile de mettre en place ou développer l’enseignement du breton. Selon les partisans de nouvelles classes bilingues, dans les écoles publiques, les difficultés d’assurer la continuité de l’enseignement du breton dans les collèges ou lycées, ou d’assurer l’enseignement du breton comme deuxième langue vivante (légalement possible, pratiquement inexistante) ou comme troisième langue sont dues à : l’interdiction aux élèves étudiant le breton de choisir certaines options (langues ou sciences économiques et sociales, filière S) dans certains établissements, comme le lycée Émile-Zola à Rennes ; les propositions répétées de regroupement des classes de breton en un seul établissement ; la mutation des professeurs de breton malgré la signature d’un accord l’interdisant ; le remplacement de professeurs par des cours par visioconférence, à l’efficacité douteuse ; la diminution du nombre de postes ouverts au concours du CAPES (concours d’enseignement) de breton. ==== Diwan et le changement des années 1980 ==== C’est au vu de cette situation qui rendait difficile l’enseignement du breton que sont créées en 1977, les écoles Diwan (le germe), qui pratiquent la méthode par immersion pour l’apprentissage du breton. (Voir encore l’article Controverses sur le breton). En 1982, la circulaire Savary ouvre la possibilité d’une filière de classes bilingues dans l’enseignement. Se mettent alors en place des classes bilingues breton/français dans l’enseignement public à partir de 1983, et dans l’enseignement catholique à partir de 1990. Les parents de ces élèves bilingues sont regroupés dans deux associations : Div Yezh (deux langues) créée en 1979 pour les écoles publiques, et Dihun (éveil) pour les écoles catholiques (1990 : Dihun-56 ; 1993 : Dihun Penn-ar-Bed et Dihun-Breizh). La rentrée de septembre 2024/2025 voit les effectifs croître légèrement avec inscrits. 3915 dans les écoles Diwan, toujours en recul 11057 dans les écoles publiques (Div Yezh) 5308 dans les écoles catholiques (Dihun), en léger recul ==== Promotion du breton ==== En 1999 est fondé l'Office de la langue bretonne (Ofis ar Brezhoneg en breton), association chargée de promouvoir le breton dans tous les domaines de la vie sociale et publique. Une de ses activités consiste à proposer et diffuser les terminologies bretonnes adaptées à la vie contemporaine. L'OLB coordonne le développement de la signalisation routières sur les axes départementaus et communaux ainsi qu'à l'intérieur des agglomérations. Il est à l'origine de la création du logo « spilhennig » et de la charte « Ya d’ar brezhoneg » (Oui au breton) qui vise à promouvoir l'emploi du breton dans les organismes, entreprises et communes de la Bretagne historique. Stumdi est un centre de formation crée pour apprendre le breton à un public néophyte ou souhaitant s'améliorer (trois-cent cinquante personnes formées chaque année). En 2010, l'Office de la langue bretonne (OLB) est devenue un établissement public sous le nom de Ofis publik ar brezhoneg - Office public de la langue bretonne. Le , le conseil régional de Bretagne reconnaît officiellement et à l’unanimité le breton et le gallo comme langues de la Bretagne, au côté de la langue française. Par ce vote, la région s'engage, en recherchant la plus large association de ses partenaires, et en particulier des cinq départements bretons [les quatre départements de la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique], afin de permettre la pérennisation de la langue et de la culture bretonnes. La région envisage la formation de 150 enseignants par an, et espère atteindre 20000 élèves dans les filières bilingues en 2010. Elle demande de nouveau à la France de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. ==== Médias ==== Aujourd’hui, les médias jouent un rôle important dans la diffusion de la langue bretonne. En tout cas, il s’agit, comme il est mentionné sur la page web www.kervarker.org « des émissions de radio et de télévision en breton », car « il n’y a toujours pas de chaînes émettant en breton, comme en gallois au pays de Galles par exemple. » ===== Les plus vieux enregistrements en breton ===== Léon Azoulay a enregistré avec son phonographe sur 17 rouleaux de cire 40 minutes et 39 secondes de divers dialectes bretons lors de l'exposition universelle de 1900 à Paris. Cet enregistrement, découvert en 2016 par Mathilde Roquet dans les archives de la Bibliothèque nationale de France, a été analysé par Tudi Crequer qui a retrouvé le nom de certains locuteurs comme le poète Pierre Laurent (de Belz), Jeanne-Marie Le Gouill (de Quimper), Marie-Joseph Rio (de Pluvigner), le chanteur Jean Mathurin Pocard (d'Erdeven) et le sonneur de bombarde bigouden Alain-Pierre Guéguen, ce dernier exerçait la profession de tailleur d'habits. Le linguiste François Vallée a entrepris, aussi avec un phonographe, une entreprise similaire entre le 26 et le en enregistrant sur 27 rouleaux de cire des gwerziou chantés par Marc'harit Fulup à Pluzunet. ===== Radio ===== En ce qui concerne la radio, les stations locales diffusent plusieurs heures d’émissions en breton par semaine. Il faut quand même mentionner que jusqu’en 2011 aucune radio bretonne n’était diffusée sur l’ensemble du territoire de la Bretagne. Au fil du XXe siècle, on rencontre des émissions en langue bretonne. Les premières avaient lieu pendant la deuxième guerre mondiale dans la Radio Rennes Bretagne. La radio Quimerch (Kimerc’h) a débuté en 1946 avec des émissions de sketches et pièces de théâtre des auteurs Pierre Trépos et Pierre-Jakez Hélias. En 1969 la radio Quimerch est devenue Radio Armorique et de 1977 à 1982, des émissions en breton ont été diffusées 5 heures 30 minutes chaque semaine, en accord avec la « Charte culturelle bretonne ». La Charte culturelle Bretonne a été signée en 1977 entre l’État français d’une part et l’Établissement public régional de Bretagne, les conseils généraux des Côtes-du-Nord (aujourd’hui des Côtes-d'Armor), du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et de la Loire-Atlantique d’autre part. En citant la charte, il s’agit d’un acte « de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l’engagement d’en garantir le libre épanouissement. » La charte a trois points fondamentaux, l’enseignement du breton et de la culture bretonne, la diffusion de la langue et de la culture bretonnes dans la radio et la télévision et finalement elle traite le patrimoine et les activités culturelles. Radio France a créé une nouvelle station consacrée au breton – Radio France Bretagne Ouest, en 1982. C’était seulement en Basse-Bretagne où les bretonnants peuvent la capter. En 2000 cette radio a changé de nom pour France Bleu Breizh Izel et 12 heures d’émissions en breton par semaine ont été ajoutées, ensemble avec 21 heures de plus pour les émissions français-breton. L’année 1983 a apporté deux nouvelles radios indépendantes. Il s'agissait de Radio Bro Gwened et Radio Kreiz Breizh. Les deux radios sont toujours diffusées aujourd'hui dans certaines zones de Bretagne. Radio Bro Gwened dispose de son propre site web, et Radio Kreiz Breizh d'une page dédiée sur le site de l'association Radio Stalig où on peut trouver les objectifs de cette radio : Promouvoir la langue bretonne en lui donnant le plus d’importance possible dans les diverses émissions radiophoniques. Informer la population du Centre Bretagne et du Trégor en lui faisant entendre, connaître et comprendre les réalités de ce pays. Donner la parole aux représentants de la vie associative, aux responsables politiques, socio-économiques et à l’ensemble des citoyens. Être un outil de diffusion culturelle ouvert à toutes les musiques, à toutes les formes d’expression artistique et plus particulièrement des artistes locaux. Produire et diffuser des créations musicales et orales. En 1992, le réseau Radio chrétienne de France a lancé une nouvelle Radio-Rivages qui a proposé aussi des émissions en langue bretonne. Les radios entièrement bretonnantes, Radio Kerne et Arvorig FM, sont nées en 1998. Le conseil général du Finistère a accordé une aide financière à l’association An Tour Tan, qui a commencé en 2001 à « retransmettre en différé sur Internet certains des émissions en breton de ces dernières (sauf celles de Radio Bro Gwened, qui n’est pas dans le département) ». Les premières émissions écoutées en direct sur l’internet ont été lancées en 2003 par la Radio Kerne. Depuis 2005, l’association Stalig assure la diffusion par internet de Radio Kerne, Arvorig FM, Radio Bro Gwened et Radio Kreiz Breizh. En 2008 est officialisé « Brudañ ha Skignañ », un réseau de radios associatives en langue bretonne. Il regroupe Radio Kreiz Breizh, Radio Bro Gwened, Radio Kerne et Arvorig FM. Ce réseau est soutenu par le Conseil régional de Bretagne, et les conseils départementaux du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Il permet aux radios associatives de produire un journal d'information quotidien en langue bretonne basé sur la mise en commun du travail des journalistes des différentes rédactions. ===== Télévision ===== En 2006 fut créé Brezhoweb, la première chaîne de télé intégralement en langue bretonne. Cette chaîne de télé conventionnée par le CSA est diffusée sur le web. Les autres chaînes télévisées présentent aussi des émissions en langue bretonne, telles que France 3 Bretagne qui diffuse des émissions en breton depuis 1971, TV Breizh (groupe TF1) qui a été créée en 2000 a diffusé des programmes en breton jusqu'en 2011, ou encore les chaînes locales comme Tébéo, TébéSud et TV Rennes lancée en 2005. ont un sentiment négatif envers la télévision et ses émissions : À la télévision moins d’une heure hebdomadaire, régulièrement diminuée à l’occasion d’événements sportifs, est loin de satisfaire le public bretonnant. Il n’existe pas d’émissions pour enfants ni pour les personnes apprenant la langue. À noter que FR3 touche en plus de la redevance des subventions du conseil général du Finistère ainsi que du conseil régional pour le développement de ces émissions. Résultats : aucun. Où va l’argent et Ya (hebdomadaire), ou en version électronique sur Internet, comme Bremaik. Parmi les représentants de la presse bretonne se trouvent des revues littéraires, linguistiques et culturelles : Aber, Al Lanv, Al Liamm, Brud Nevez, Hor Yezh, Kannadig Imbourc'h, Nidiad. Elles fonctionnent sur la base du bénévolat, aucun rédacteur n'étant payé. Il est intéressant de mentionner les articles écrits en langue bretonne et paraissant dans la presse régionale française. Ils ne sont pas nombreux, mais on peut trouver des exemples dans le travail d’Annaig Renault, les articles de Lionel Buannic dans Le Télégramme et l'édition d'une page en breton le jeudi Spered ar yezh. Quelques journaux locaux publient régulièrement des articles en breton. On trouve, ainsi des articles en breton dans des revues à faible tirage avec souvent une couleur politique, telles que An Dasson, Le Huchoèr, Le Peuple breton, Minihi Levenez, Tudjentil Breizh ou War Raok !. Ou dans des journaux apolitiques comme l'hebdomadaire Le Trégor. ==== Vie publique ==== En ce qui concerne la vie publique, le breton ne dispose d’aucun statut officiel. En outre, les gouvernements français ont jusqu’à ce moment toujours refusé l’idée de négocier le statut des langues régionales. La constitution de la République dit en 1992 que « la langue de la République est le français » et ajoute en 2008 que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». C’est tout en ce qui concerne le cas du breton. Cette situation est décrite par Texier, Kerrain, Sav-Heol Roazhon (maison d’édition) sur la page web du site Kervarker : La langue bretonne serait donc un anachronisme de l’Ancien Régime, et l’on se souviendra du discours de Barrère à la Convention : « la superstition parle bas-breton ». Le français bénéficie donc, contrairement au breton qui n’existe pas légalement, de la protection de la constitution et des lois, car si tous les citoyens sont égaux, une seule langue est plus égale que les autres. === Influence catholique === Nombre de catholiques bretons prirent la défense de la langue et l’illustrèrent de leurs œuvres. L’Église n’a pas toujours été indifférente à la spécificité linguistique bretonne. Elle n’a tenté à aucun moment, dans les siècles passés, de faire adopter la langue française officielle aux Bretons qui parlaient leur langue et restaient attachés à leurs traditions. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que l’Église a largement abandonné le breton dans ses œuvres, langue qu'elle réserve aujourd’hui à quelques prières lors de pardons ou à de rares messes en breton. ==== Usage de la langue bretonne dans l’Église ==== Le breton était le véhicule privilégié de l'évangélisation et de l'apostolat en Basse-Bretagne. Ainsi en fut-il au Moyen Âge où l'ensemble des prêtres parlaient cette langue, en plus du latin, et mirent en place la première orthographe unifiée du breton (caractérisée par la notation de la nasalisation en « -ff ») que l'on retrouve dans les textes en vieux-breton. L'apostolat en langue bretonne a perduré jusqu'au début du XXe siècle comme l'atteste l'édition de catéchismes en langue bretonne et le succès d’œuvres religieuses telles que Buhez ar sent (« vie des saints » en langue bretonne, 1907). À partir des réformes orthographiques du père Maunoir, particulièrement aux , l’Église a publié quantité d’ouvrages religieux en langue bretonne, ou même de divertissement honnête, destinés à la population des campagnes. Nombre de ces œuvres alliaient édification religieuse et divertissement telles Ar Basion (1532), Melezour ar galonou de Julien Maunoir (XVIe siècle) ou An nouelou ancient ha devot du père Tanguy Gueguen (1650) ; le genre du mystère — pièce de théâtre d'origine religieuse — était répandu dans les campagnes bretonnantes et était l'objet de fêtes populaires. La tradition de ce théâtre breton d'origine religieuse a perduré jusqu'au début du XXe siècle avec les pièces vannetaises de l'abbé Joseph Le Bayon (Nikolazig, Santéz Noluen, Pasion Gonéri…) ou les pièces léonardes de l'abbé Jean-Marie Perrot (Dragon sant Paol…). Les premiers efforts pour fixer la langue bretonne et rédiger des études linguistiques furent fournis par des hommes d'Église qui publièrent les premiers dictionnaires de langue bretonne tels que Jehan Lagadeuc avec son Catholicon (1464) ou les grammaires et lexiques de dom Grégoire de Rostrenen (XVIIIe siècle). Ceci s'explique par le fait que, dans la société bretonne traditionnelle, seuls les prêtres avaient accès à l'écriture et aux bibliothèques, et par un amour certain de la langue qui était l'objet d'études au cours des années passées au séminaire. C'est aussi au clergé de Bretagne que l'on doit les premières méthodes d'apprentissage du breton que sont les colloques, calqués sur la méthode d'apprentissage du latin, tels que les Colloques françois et bretons du père Guicquer (1753) ou les Colloques français et bretons du père Jean Hingant (1800). Aujourd'hui, en dehors des publications de la maison d'édition Minihi Levenez qui est liée au diocèse de Quimper et Léon ou de celles de la maison d'édition Imbourc'h, qui publie Kannadig Imbourc'h, organe de l’organisation de laïcs catholiques bretonnants Emglev An Tiegezhioù (L'Entente des familles), le breton est très peu l'objet de créations dans l’Église. Le Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier organise cependant régulièrement des messes en breton, appréciées du public brittophone encore très présent. ==== Position de l’Église vis-à-vis du breton au XXe siècle ==== Au moment du conflit entre l’Église et l’État sous la Troisième République (début du XXe siècle), le clergé de l’évêché de Quimper, auquel les autorités avaient interdit de prêcher et de faire le catéchisme en breton, a mené pendant un certain temps un véritable combat pour la langue bretonne. Dans un port de pêche faisant à cette époque figure de petite ville, alors que le catéchisme dans cette localité se faisait en breton et en français, le catéchisme en français étant réservé aux familles bourgeoises, les prêtres de la paroisse passaient dans les familles populaires pour demander aux parents d’envoyer leurs enfants au catéchisme en breton, la tendance des couches populaires étant de s’intégrer culturellement à la classe bourgeoise dominante et donc d’envoyer leurs enfants au catéchisme français. Après la seconde guerre mondiale, l'apostolat et le catéchisme se font rarement en breton. On tient cela du fait que l’Église avait affaire à des fidèles qui comprenaient de moins en moins le breton, et qui réclamaient souvent que la prédication et le catéchisme se fassent en français ; dans un article publié en 1957 par la revue Les Cahiers du Bleun-Brug, peu de temps avant sa nomination comme évêque auxiliaire de Quimper, le chanoine Visant Favé s’inquiète de l’abandon de la langue bretonne par ses concitoyens, et observe qu’une « langue qu’on ne parle plus aux petits enfants au foyer est une langue condamnée à disparaître comme langue vivante ». À ces impératifs pratiques, il faut aussi ajouter que l’Église, acceptant l’État français tel qu'il est et vivant en concorde avec celui-ci, accepta de développer des catéchismes et une liturgie en langue française, en adéquation avec les politiques de francisation de la population bretonne, et en dépit de la langue bretonne. Mais l'explosion de l'enseignement bilingue, notamment dans les écoles catholiques, et l'engouement nouveau pour la langue bretonne à partir des années 1970 puis 2000, amènent l’Église à reconsidérer peu à peu la prise en compte de la langue bretonne. ==== Mouvements et publications d’inspiration chrétienne avant-guerre ==== À la suite du conflit entre l’Église et l’État, pour réagir, il fallait mettre en place tout un système d’enseignement du breton. Il y eut quelques initiatives vers 1900-1914 dont le Bleun Brug créé en 1905 par l’abbé Perrot. Tandis que l'évêque Adolphe Duparc facilitait l'apprentissage du breton dans les écoles catholiques du diocèse de Quimper et Léon, puis y rendait obligatoire l'enseignement du breton en 1942, avant que la mesure ne soit rapportée quelques années plus tard. De nombreux mouvements d’inspiration chrétienne de défense de la langue bretonne, se sont fait jour en Bretagne occidentale : Dans le Finistère, le mensuel Feiz ha Breiz, relancé en 1900, est entièrement rédigé en breton ; il fera peu à peu office d'organe de l'association catholique bretonnante Bleun-Brug ; Dans le Trégor, par exemple, sont parus pendant longtemps des hebdomadaires populaires entièrement rédigés en breton et inspirés par l’Église, plus ou moins directement : Kroaz ar Vretoned, dirigé par François Vallée (Abherve), né en 1860, et qui fut publié jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale ; Breiz, dont les rédacteurs furent Erwan Ar Moal (Dir-Na-Dor) et Aogust Bôcher (Ar Yeodet) (journal hebdomadaire catholique qui fut imprimé jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale). Au pays de Vannes, l’évêché, bien qu’il y ait eu des publications chrétiennes en breton publiées par la librairie Galles-Lafolye (dont la revue Brediah er Fé), n’était pas intervenu pour créer ou soutenir un mouvement bretonnant d’inspiration catholique au début du siècle dernier, les manifestations bretonnes dans cette région étant organisées sous la responsabilité du « Bleun-Brug » du diocèse de Quimper. Cependant, la revue mensuelle rédigée entièrement en breton vannetais, « Dihunamb », fondée au début du siècle par Loeiz Herrieu et André Mellac, qui parut jusqu’en 1944, bien qu’étant parfaitement indépendante, peut être considérée comme une revue catholique. Il faut citer aussi les ouvrages catholiques en langue bretonne et destinés aux fidèles. Ainsi les nombreux livres de cantiques et missels qui ont permis la conservation de cantiques anciens. Un des exemples les plus célèbres fut le livre Buez ar Zent (La Vie des saints) écrit par le chanoine Morvan à la fin du XIXe siècle, qui décrit en breton et parfois de manière très romancée la vie des saints en suivant le calendrier catholique. Écrit en breton cornouaillais, ce livre était lu chaque jour dans toute la Bretagne bretonnante. ==== Mouvements et revues d’inspiration chrétienne après-guerre ==== À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les revues catholiques populaires en breton répandues en Léon, Cornouaille et Trégor disparurent : Feiz ha Breiz, dirigé par l’abbé Perrot de 1911 à 1943 ; , fondée par les Capucins de Roscoff. Lesquelles furent remplacées pendant un certain temps par : Kroaz Breiz, devenue Bleun-Brug en 1951. Cette dernière revue subsista comme revue d’étude bilingue, dirigée par le chanoine François Mevellec, jusqu’en 1984 ; diverses revues d’étude dirigées surtout par l’abbé Loeiz Ar Floc'h, la revue de l’abbé Marsel Klerg : Barr-Heol, qui parut de 1954 à 1977, la revue d’étude pédagogique intitulée Skol, entièrement rédigée en breton, de l’abbé Armand Le Calvez, qu’il fit paraître pendant une dizaine d’années. Dans les années 1960-70, seront publiées : une revue d’inspiration chrétienne pour les enfants Wanig ha Wenig, au début sous la responsabilité de l’abbé Armand Le Calvez et de l’abbé Youenn Troal. la revue Ar Cʼhrist d'an Indianed, (Le Christ aux Indiens), inspirée surtout par l’expérience missionnaire de l’abbé Youenn Troal sous l’égide du « Fidei Donum » au Pérou ; cette revue parut au cours des années 1960. La revue Imbourc'h publia le journal de son second séjour parmi les Amérindiens à la fin des années 1980. À son retour, il fut recteur de Plounéour-Ménez, dans la région de Morlaix, et fit paraître à cette époque des textes d’inspiration religieuse dans la revue Ar Fulenn (L’Étincelle) dirigée par lui. la revue Kaierou Kenvreuriez ar Brezoneg eskopti Kemper ha Leon, dirigée par l'abbé Pèr-Yann Nédélec de 1969 à 1971, puis par l'abbé Job Seité jusqu'en 1979. la revue d’étude mensuelle Imbourc'h, liée à une initiative laïque, qui paraît régulièrement depuis 1969, et qui a publié un grand nombre d’œuvres religieuses, comme la traduction des Confessions de saint Augustin ou des écrits autobiographiques de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ainsi qu’une version en breton du Bréviaire romain, en une dizaine de volumes. , depuis les années 1990, subsistent principalement trois associations : Minihi Levenez, installée à Tréflévénez, qui, en plus de ses activités directement religieuses (messes et récollections, pèlerinages et jusqu'au début des années 2010, catéchèse et aumônerie), est également devenu une maison d'édition publiant des ouvrages liturgiques et catéchétiques en breton pour le diocèse de Quimper-et-Léon dans l'écriture dite "universitaire" ; Emglev An Tiegezhioù qui regroupe des laïcs et des prêtres qui s'occupent des éditions Imbourc'h et cherchent à maintenir une sensibilité catholique au sein de l'Emsav politique et culturel actuel ; et Tiegezh Santez Anna, installée à Roudouallec, qui allie une vie spirituelle ascétique en breton (Liturgie des Heures faite quotidiennement en langue bretonne) et la défense des traditions bretonnes, notamment les pardons et costumes bretons. ==== Ouvrages liturgiques en breton ==== Plusieurs religieux bretons étaient en contact avec l’École biblique et archéologique française de Jérusalem et en avaient suivi les cours, avaient appris l’hébreu et formeront des groupes de travail bibliques. Ces prêtres se feront remarquer par des travaux de recherches et de traduction de la Bible qu’ils traduiront directement en breton à partir du texte original en hébreu ou du grec en breton pour le Nouveau Testament. La personnalité la plus éminente de ces groupes de travail était l’abbé Loeiz Ar Floc'h. Il faut citer aussi l’abbé Guilherm Dubourg, l’abbé Job Lec'hvien, l’abbé . Ces deux derniers fondèrent les Éditions An Tour Tan à Kergrist-Moëlou. Parmi les activités inspirées par la foi et s’exprimant en breton, il faut signaler : les retraites prêchées par l’abbé Ar Floc'h, ainsi les « carêmes » qui furent également prêchés plusieurs fois de suite en breton au cours des années 1960-1970, dans une des paroisses de la ville de Brest. la « Kenvreuriez ar Brezoneg » (« Confrérie du Breton »), association fondée au séminaire de Quimper en 1894 et refondée en 1942 avec les encouragements d'Adolphe Duparc comme association de prêtres chargée de « maintenir et de propager la langue bretonne dans le diocèse ». Après une période de sommeil après la Seconde Guerre mondiale, la « Kenvreuriez ar Brezoneg » fut relancée après le concile Vatican II. Sous la direction de Vincent Favé, entre 1965 et 1997, elle assurera la traduction en breton de l'Ordo Missae, du lectionnaire des dimanches et des rituels des sacrements, destinés plus spécialement au diocèse de Quimper ; elle publiera une traduction des quatre évangiles en 1982 : Aviel Jezuz-Krist, puis des autres livres du Nouveau Testament en 1988. La « Kenvreuriez ar Brezoneg » avait ainsi une sorte d’existence officielle au diocèse de Quimper. À cela s'ajoutent des événements religieux régulièrement tenus en breton (pardons, messes), depuis des cérémonies entièrement en breton, jusqu'à celles contenant quelques prières ou cantiques en breton. Les chrétiens rassemblés au pardon de Sainte-Anne-d'Auray pour la visite du pape Jean-Paul II le 20 septembre 1996 se souviennent des quelques mots qu'il a prononcé en breton (première visite d'un pape en Bretagne, et première fois qu'un pape s'exprime publiquement en breton). Jusque récemment, il n’existait aucune œuvre bretonnante soutenue officiellement par aucun des évêchés bretons, sauf le centre de rencontre bretonnant de Minihi Levenez, dirigé par l’abbé Job Irien, qui publie une revue bimestrielle ainsi que des traductions de textes liturgiques, particulièrement une partie de la Prière du Temps Présent (Pedenn an deiz, 1988), un missel des fidèles (Leor an overenn hag ar zakramanchou, 1997) et une nouvelle traduction du Nouveau Testament en 2002 (An Testamant Nevez. Kelou Mad Jezuz, or Zalver). Cependant l’ensemble des activités des bretonnants catholiques du diocèse de Quimper, même soutenues par la hiérarchie, se situe au niveau d’une élite. Le , Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier crée officiellement une commission « foi et culture bretonne » préparée en mai 1995 au Guiaudet en Lanrivain, pour « se mettre à la disposition des recteurs et de tous ceux qui souhaiteraient réfléchir afin que la population bretonnante prenne conscience de sa richesse culturelle, de son patrimoine religieux et vive sa foi sans renier son identité ». « Nous ne pourrions pas prétendre être attentif à la vie des hommes sans tenir compte des racines culturelles de chacun et plus particulièrement de celles qui ont été entretenues par l'appui d'une langue particulière ». « Il se trouve qu'une grande partie du diocèse s'exprime en langue bretonne...etc ». Cette commission élaborera une charte concernant la foi et la culture bretonne que Fruchaud signera le ; elle sera actualisée et complétée le . Le , à la demande de son conseil presbytéral, Clément Guillon, évêque de Quimper et de Léon, institue une commission diocésaine « langue et culture bretonnes » « pour promouvoir l'utilisation de la langue bretonne dans la vie de notre Église diocésaine là où c'est possible et souhaitable, par exemple dans les domaines de la liturgie et de la catéchèse, et plus largement, de prendre en compte tout ce qui touche à la culture bretonne et à ses rapports avec l'Église ». En , François-Mathurin Gourvès, évêque de Vannes et bretonnant de naissance, publie une lettre pastorale intitulée « Le renouveau de la culture bretonne : un défi pour l'Église » où il rappelle l'importance de la langue bretonne comme référence culturelle et religieuse. D'autre part, depuis l’année 2000 et à l'initiative de l'évêché de Saint-Brieuc et Tréguier, il existe une commission interdiocésaine mise en place par les trois évêchés de la Bretagne occidentale pour établir de nouveaux textes liturgiques et un missel à l’usage de ces trois évêchés ; les évêques de la Bretagne occidentale répondent ainsi à la demande formulée par Rome de présenter une version unique du missel pour les trois évêchés, la version antérieure ayant été établie uniquement pour le diocèse de Quimper. Ce travail pour un missel romain a reçu l'imprimatur du Vatican en 2013. === Histoire du recensement lexical breton === Le premier dictionnaire breton, le Catholicon, se trouve être aussi le premier dictionnaire du français. Il a été rédigé par Jehan Lagadec en 1464 et publié en 1499 ou avant. C’est un ouvrage trilingue breton-français-latin. Les recensements suivants eurent lieu deux siècles plus tard par : R. P. Julien Maunoir (1659) ; Pierre de Chalons (1723) ; Grégoire de Rostrenen (1732) ; Claude Cillart de Kerampoul, dit l'Armerye (1744) ; Dom Louis Le Pelletier (1752). Édition d’un dictionnaire latin-breton par Alain Dumoulin en 1800. Une date importante a été celle du Dictionnaire celto-breton de Le Gonidec (1821), augmenté par La Villemarqué vers 1847 : pour la première fois, certains mots se rapprochant du français sont systématiquement écartés, et des mots gallois, ou de vieux breton, sont incorporés au lexique sans plus de précision (cf. Controverses sur le breton). Le colonel Troude sera plus réaliste, en 1886, en ne retenant que des mots entendus réellement (ou sinon en indiquant que le terme n’est plus en usage). Par contre, le bannissement du lexique breton d’origine latine continue. Il faut cependant remarquer que cela résulte d’un état d’esprit de l’époque, dans lequel le breton est une langue secondaire dans la Basse-Bretagne, complémentaire au français : ces dictionnaires ne prétendent pas présenter une langue universelle, mais surtout recueillir des mots originaux. Ce « purisme celtique », expression utilisée par les détracteurs de cette attitude, sera plus ou moins général jusqu’aux années 1990, à l’exception notable du dictionnaire que Émile Ernault constitue pour le vannetais en 1904. Vocabulaire breton-français d’Émile Ernault, 1927 Côté KLT mais incorporant de nombreux termes vannetais, le Grand dictionnaire français-breton de François Vallée, aidé de René Le Roux (Meven Mordiern) et Émile Ernault, en 1931, incorpore de nombreux néologismes en première publication. L’entreprise de François Vallée, ayant tout un réseau d’informateurs à travers la Bretagne, permettra de recueillir en outre dans les dialectes de nombreux mots et expressions inédits. Il s’agit du premier exemple d’un travail d’équipe en lexicographie bretonne, et reste, à ce jour le plus important et le plus riche dictionnaire français-breton, avec celui de René Le Gléau. Parallèlement, Pierre Le Roux travaille à un Atlas linguistique de la Basse Bretagne, paraissant à partir 1924, mais ne se focalisant que sur les variantes des vocables les plus communs. L’après-Seconde Guerre mondiale est une période douloureuse pour la culture bretonne : le mouvement nationaliste breton, pour avoir collaboré avec les occupants, se trouve discrédité aussi bien en Bretagne que dans le reste de la France. Paraîtront depuis cette époque, entre autres : Les Nouveau dictionnaire Français-Breton, puis Breton-Français de Roparz Hemon, 1970, Dictionnaire historique du breton de Roparz Hemon, 36 tomes et 3232 pages. Donne la première occurrence lexicale dans le contexte, Le Dictionnaire breton des Éditions Garnier, sous la direction de Pierre-Jakez Hélias, 1986, Dictionnaire classique français-breton de René Le Gléau, 1983-1994, 10 tomes et 4064 pages, surtout fondé sur la production écrite entre 1850 et 1950, avec, en outre, des mots recueillis dans sa région natale de Saint-Renan, ou à l’écoute de la radio. Enfin, à partir de 1992 paraît le (Dictionnaire du breton contemporain) de Francis Favereau aux éditions Skol Vreizh, sous forme papier et CD-ROM. Cet ouvrage ne rejette pas systématiquement les mots rares ou sortis de l’usage, mais les signale par un signe « - », ou les néologismes, signalés par des guillemets ; il reprend un bon nombre des termes issus des dictionnaires précédents, ainsi les mots d’origine française du Catholicon par exemple ou issus d’autres ouvrages, et les emprunts populaires (ce sont quelquefois les mêmes). Ce dictionnaire est le fruit de vingt ans de travail et de collectage dans le Poher et autour de Poullaouen particulièrement, aire où portait la thèse de l’auteur, soutenue avant qu’il ne se décide à publier son dictionnaire. Francis Favereau a produit l'un des dictionnaires bretons les plus complets jamais créés, avec pas moins de 50000 entrées et le double de mots composés. Malgré le manque de soutien financier pour sa création, le dictionnaire s’est tout de même bien vendu et a eu plusieurs réimpressions. Une réédition est en vue, et son contenu devrait augmenter de 25 % par rapport à l’édition actuelle. Aujourd’hui, d’autres dictionnaires bilingues anglais / breton, allemand / breton, espagnol / breton… montrent bien la volonté de la nouvelle génération de bretonnants d’inscrire la langue dans le paysage linguistique international. Tous ces travaux se font quasiment de façon bénévole. Chose nouvelle pour la langue bretonne, l'éditeur An Here a publié deux dictionnaires unilingues : le Geriadur brezhoneg (13000 entrées) paru en 1995 sous la direction de Jean-Yves Lagadeg et Martial Ménard et le Geriadur Brezhoneg An Here (21300 entrées) paru en 2002 sous la direction de Martial Ménard et Iwan Kadoret. Ils visent à extraire des textes littéraires reflétant ou non un langage populaire, les termes de la langue écrite et orale contemporaine. Ce dictionnaire sera l’objet d’une polémique connue sous le nom de l'« affaire du dictionnaire breton » menée par le journal Le Canard enchaîné. Ils incluent un certain nombre de néologismes (parfois empruntés au gallois mais le plus souvent créés à partir des racines du vieux-breton, voir Controverses sur le breton). De même, l'Office public de la langue bretonne et des éditeurs (Preder, Ti embann ar skolioù) publient des dictionnaires plurilingues spécialisés par domaine : psychanalyse, économie Les mots proposés sont en général des néologismes dont c’est la première apparition sur papier, ou des mots qui ne sont connus que d’une centaine de locuteurs ; là réside leur intérêt : faire découvrir des néologismes et étendre le champ lexical du breton à des domaines où il est traditionnellement peu présent. Depuis 1985, l'association scientifique Kreizenn ar Geriaouiñ élabore un dictionnaire des sciences et techniques (brezhoneg21.com) correspondant au vocabulaire utilisé dans la scolarité jusqu'au niveau universitaire. Ce travail a permis de lancer et de conforter l'enseignement des sciences dans le réseau Diwan avant de s'élargir à d'autres applications (astronomie, terminologie de la botanique, nom de papillons, d'anodontes, de plantes sauvages...). Par ailleurs les éditions Sav-Heol ont publié en 2004 un lexique bilingue de locutions et tournures populaires sous le titre . En 2001 et 2005 paraîtront successivement une Initiation au breton familier et argotique puis une nouvelle collecte lexicale nommée Tammoù Gwaskin Au cœur du breton légitime par Jean-Yves Plourin, aux éditions Armeline, qui fait découvrir au lecteur pas moins de 2000 mots inédits collectés au nord-ouest et au sud-est du centre du domaine bretonnant et plus de 6000 acceptions ainsi que des notes grammaticales et phonologiques inédites. La collection « Teñzor ar brezhoneg » (Trésor de la langue bretonne) chez An Alarc'h a édité des vocabulaires de domaines lexicographiques jusque-là délaissés, comme un vocabulaire des argots bretons (« argot » au sens strict du terme) (2003), ou celui du breton enfantin et des tout-petits (2005). == Frontière linguistique == L’Est de la Bretagne n'est traditionnellement pas bretonnante, mais on y parle traditionnellement gallo et français, Vannes, Brest ou Quimper connaissaient les deux langues (par exemple, en 1636, la ville de Saint-Brieuc est indiquée comme bilingue par un voyageur) et, avec le développement des écoles bilingues, ainsi que la réappropriation de la culture bretonne, des communautés bretonnantes réapparaissent dans ces villes. En 2004, on estimait à 12 % le nombre de personnes connaissant le breton en Basse-Bretagne (pourcentage en perpétuelle diminution depuis les années 1950) et à 2 % ceux qui le connaissent en Haute-Bretagne (pourcentage en augmentation depuis les années 1970). == Dialectes == Comme la majorité des langues, la langue bretonne varie d’un endroit à l’autre. En breton, ces différences dialectales touchent avant tout la prononciation et une faible partie du vocabulaire. Certains dialectes présentent aussi une syntaxe un peu différente. Les différences sont généralement faibles de proche en proche, mais plus on s’éloigne d’un point, plus le breton est différent. En règle générale, il n’y a pas de frontière nette entre dialectes, mais un changement progressif. Traditionnellement, on liste les dialectes bretons en fonction des anciens évêchés, bien que du point de vue linguistique ces limites se révèlent souvent arbitraires : Le cornouaillais, parlé dans : les deux tiers sud du Finistère (Carhaix, Quimper, Pont-Aven, Quimperlé, Douarnenez, Pont-l'Abbé, Sein, Châteaulin, Plougastel-Daoulas…), dans le sud-ouest des Côtes d’Armor (Rostrenen, Saint-Nicolas-du-Pélem…) ainsi que dans une petite partie du Morbihan (Gourin, Langonnet, Le Faouet…) à Belle-Île-en-Mer. Le léonard est considéré comme le plus proche du breton littéraire. Parlé dans le tiers nord du département du Finistère (Brest, jusqu’à Morlaix, Plouguerneau, Landerneau, Saint-Pol-de-Léon, Landivisiau, Ouessant…) Le trégorrois, parlé dans le nord-est du Finistère (à partir de Morlaix), et dans le nord-ouest des Côtes-d’Armor (Guingamp, Lannion, Tréguier…) Le breton du Goëlo, parlé dans la région de Paimpol, souvent considéré comme inclus dans le trégorrois (Ses différences les plus notables concernent la prononciation /v/ des terminaisons -v là ou les autres dialectes prononcent /o/, /w/, la position de l’accent tonique (souvent placé sur le radical), ainsi que certaines nuances de conjugaison et de vocabulaire…). Le vannetais, parlé dans : toute la zone bretonnante du département du Morbihan (à l’exception de Belle-Île et des régions autour du Faouët et de Gourin) : Vannes, Pontivy, Lorient, Plouay, Guémené-sur-Scorff, Baud, Auray, Quiberon, Sarzeau, Arzon… la canton finistérien d'Arzano. Le breton nantais, dans la région de Guérande, dont les derniers locuteurs natifs sont décédés dans les années 1960-70, et que l’on commence à redécouvrir. Le vannetais est bien différencié des autres dialectes, à de nombreux points de vue, et on peut le distinguer d’un ensemble KLT (abréviation de : Cornouaille, Léon, Trégor). Le découpage du breton en quatre groupes dialectaux, une division religieuse et politique jusqu’à la Révolution, est contesté du point de vue linguistique. Certains linguistes, comme Jean-Yves Plourin (cf. Tammoù Gwaskin éd. Armeline) considèrent que le breton se présente sous deux formes parlées principales, celle du Nord-Ouest et celle du Sud-Est, séparées selon le système d’accentuation et la palatalisation. D’autres, comme Erwan Vallerie proposent une différenciation Est/Ouest. D’autres, enfin, présentent la dialectisation selon une opposition entre zones archaïsantes et zone innovante. Les premières seraient constituées de deux centres de prestige (Saint-Pol-de-Léon et le vannetais), et une troisième zone autour de Quimperlé, et d’autre part une vaste zone centrale où un breton « moyen » s’est formé et où se sont opérées la très grande majorité des innovations linguistiques. Il est probable que ce sont les carrefours de route et les échanges économiques qui ont conduit à cette évolution. Ce breton est parfois appelé « breton de Carhaix ». Ce breton moyen s’est progressivement étendu, isolant le breton du Goëlo (qui par certains traits est proche des archaïsmes léonais), mordant dans le domaine du vannetais en s’infiltrant par les routes. Ce breton tend à acquérir une identité chez les bretonnants : dans le sondage sur la langue bretonne réalisé par Fañch Broudic en 2009, à la question « quel breton parlez-vous ? », certains sondés ont répondu spontanément « le breton de Centre Bretagne ». == Conventions orthographiques == Le breton s’écrit avec l’alphabet latin. Il n’utilise plus la lettre c mais y ajoute le digramme ch, le trigramme cʼh, des lettres accentuées ñ, ù, é, â, ê, à, ü ainsi que l’apostrophe. Autrefois, d’autres lettres étaient utilisées, comme le digraphe ʼf qui dénotait un son intermédiaire entre f et v (ce digraphe est encore employé en écriture universitaire). De même, au XIXe siècle fut utilisée la lettre Ꝃ (« K barré ») afin d’abréger le préfixe Ker- (correspondant au substantif kêr, signifiant « ville ») des noms de famille et des toponymes, cette dernière étant fréquente dans ces types de noms. L'usage de cette lettre dans les documents officiels fut interdit afin de lutter contre la confusion chez les clercs d’état civil hors de Bretagne. === Histoire === Ce n’est qu’à partir du début du XVIIe siècle que des linguistes, grammairiens et écrivains ont essayé de normaliser l’écriture du breton. Plusieurs graphies ont été successivement mises au point dans ce but, dont trois sont encore utilisées : la première orthographe moderne, celle du père Julien Maunoir au XVIIe siècle, les réformes de Jean-François Le Gonidec au début du XIXe siècle, de 1908 à 1938, l’unifiée (), adoptée en 1941-42, en 1953, l’universitaire (), en 1975, l’interdialectale (). L’orthographe est la plus employée aujourd’hui. La graphie « unifiée », ou littéralement « tout à fait unifiée » ('), dite aussi KLTG (pour Kerne, Leon, Treger, Gwened, c’est-à-dire des parlers bretons en Cornouaille, Léon, Trégor et Vannetais), a été créée dans le but de faire une synthèse de ces quatre parlers. Elle est devenue largement majoritaire. La graphie dite « universitaire » (') est fondée sur la phonologie ; elle regroupe le KLT d’un côté et possède une variante pour le parler vannetais. Enfin, la graphie « interdialectale » (), fondée sur l’étymologie, a pour but, de la même façon que l’écriture dite unifiée, de faire une synthèse des parlers KLTG dans un système orthographique cohérent. Malgré des controverses importantes sur la norme orthographique à adopter, les querelles entre partisans des différentes graphies se sont beaucoup atténuées depuis quelques années. === Valeur des graphèmes === La prononciation des lettres varie selon le contexte (notamment celle des consonnes initiales qui subissent de fréquentes mutations dont certaines, mais pas toutes, sont orthographiques). Le trigramme cʼh, notamment, a une prononciation qui varie depuis le simple h aspiré jusqu’au son de la jota espagnole. Il se distingue du digramme ch dont la prononciation est la même que le son ch dans le mot français chien. Ces polygrammes ont parfois été écrits avec des lettres uniques, comme cela a pu être aussi le cas pour d’autres langues celtiques. La lettre n est utilisée pour noter la nasalisation des voyelles par un digramme, de façon toutefois encore plus systématique qu’en français et en marquant explicitement celle-ci d’un tilde (ñ) dans les orthographes modernes (dans ce cas, seule la voyelle nasale se prononce, mais pas la consonne de base n elle-même). === Usages === ==== Le digramme zh ==== La graphie zh est utilisée dans des mots où la prononciation est différente entre vannetais d’une part et KLT d’autre part. La prononciation est [h], [ɣ] ou [x] en vannetais, [z] ou [s] sinon. En vérité, il a deux interprétations : en peurunvan, il indique que la lettre était « z » dans la graphie KLT, et « h » dans la graphie vannetaise, en interdialectal, il indique que la lettre provient d’un ancien « th » (/θ/) sauf quand il provient d'une mutation. Les deux systèmes se suivent, sauf dans quelques mots. ==== L’apostrophe ==== L’apostrophe est utilisée à trois fins : Comme lettre modificative dans le trigramme cʼh. On utilise dans ce cas . Pour noter la contraction, par exemple : ' → ', en utilisant la ponctuation apostrophe unifiée avec . Pour noter l’ellipse (absence d’un mot) dans le registre parlé, par exemple : ' → ', avec le même caractère que le précédent. En typographie informatique simplifiée, on admet couramment dans tous les cas l’usage de telle qu’elle se trouve sur les claviers hérités. ==== Les diacritiques ==== Le breton utilise plusieurs diacritiques en chef (suscrits) : Le tréma indique que la voyelle qui précède doit être prononcée séparément et ne fait pas partie d'un digramme (par exemple : , « heureux »). L’accent circonflexe et l’accent grave sont également utilisés pour distinguer des homonymies (par exemple : ' (« circuit, virée ») de ' (« pied »). Le tilde se trouve dans la graphie , utilisée pour indiquer que la voyelle qui précède est parfois nasalisée. Ex. Avec et : sans tilde, se prononce : , avec tilde, se prononce comme en français : , == Caractéristiques grammaticales notables == === Structure de la phrase === En breton, l'ordre des éléments dans une phrase n'est pas seulement grammatical mais aussi sémantique : l'élément le plus important d'une phrase est toujours en tête, quelle que soit sa fonction (sujet, verbe ou complément). Cette première position a pour effet de le mettre en valeur. La phrase en français « Je parle breton » pourra ainsi être traduite (le élément de la phrase est entre crochets) : « Komz a ran brezhoneg », litt. « [Parler] je fais breton » : je sais parler breton, ou je parle habituellement breton ; « Komz brezhoneg a ran », litt. « [Parler breton] je fais » : ce que vous entendez là, c'est du breton ; « Me a gomz brezhoneg », litt. « [Je] parle breton » : c'est moi ici qui parle breton ; « Emaon o komz brezhoneg », litt. « [Je suis] parlant breton » : en ce moment particulier, je suis en train de parler breton ; « Brezhoneg 'vez komzet ganin », litt. « [Du breton] est parlé avec moi » : c'est (habituellement) en breton que je parle. Le verbe conjugué est toujours en position sauf quand il est lui-même l'élément mis en avant (il passe alors en place). Souvent, les autres éléments de la phrase sont rangés aussi par ordre d'importance décroissante. Cette souplesse dans la structure donne à la phrase bretonne une expressivité difficile à rendre en français. En Bretagne, on entend des bretonnismes, formulations de phrase en français influencées par cette structure grammaticale : « Du café tu auras ? » (tu veux du café) « De l'argent j'ai assez pour payer » === Expression du nombre === ==== Pluriel ==== Les substantifs forment leur pluriel par l'addition d'une terminaison spécifique. Il y a quelques règles simples pour les déterminer, mais elles souffrent de nombreuses exceptions. Par contre, les adjectifs restent invariables en nombre, quelle que soit leur fonction (épithètes ou attributs). La terminaison la plus courante est en où / ioù yezh → yezhoù « langues » levr → levrioù « livres » Pour les êtres animés, le pluriel est souvent en ed Kelt → Kelted « Celtes » al loened « les animaux » Le pluriel des métiers et activités est en ien ou ion (simple différence régionale) kemener → kemenerien « tailleurs » soner → sonerien « musiciens » On trouve aussi des pluriels irréguliers ki « chien » → ar chas « les chiens » (le pluriel kon est vieilli et régional) dant « dent » → dent « dents » (inflexion) karr « voiture, charette » → kirri « voitures » (inflexion + suffixation) Certains mots ont plusieurs pluriels park « champ » → parkoù « champs » (quelques-uns), parkeier « les champs » (au sens général) Contrairement à la majorité des langues européennes, le breton n'exprime qu'une fois le nombre dans le groupe nominal ainsi que dans le groupe verbal. Ainsi, on dira : Avec le nom au pluriel : = « des livres ». Mais le nom reste au singulier avec un nombre : = « deux livres ». ==== Formes duelles et collectives ==== Le breton connaît le duel, qui n’est pas un pluriel lagad « œil » → daoulagad « les deux yeux d’une personne » Les noms collectifs sont courants. Cette forme sera souvent traduite par un pluriel en français al logod « les souris (en général) » krampouezh « des crêpes » Pour parler d’un élément en particulier, on utilisera une désinence en -enn appelée singulatif logod → logodenn « une souris » krampouezh → krampouezhenn « une crêpe » Ces désinences peuvent elles-mêmes être portées au pluriel quand on se situe dans un contexte précis logodennoù « plusieurs souris (dans un contexte précis) » Le breton distingue plus fréquemment que le français le contenu et le contenant ur sac’h « un sac » → ur sac’had « le contenu d’un sac » ur werenn « un verre (l’ustensile) » → ur werennad « un verre (le contenu d’un verre) » === Formes verbales === ==== Conjugaison ==== Quand le sujet est explicite, le verbe est invariable, ne prenant que la marque du temps : = « Je, tu, il, nous, vous, ils dit des mensonges » Quand le sujet est élidé, le verbe se conjugue en personne et en nombre : = « Je dis, tu dis, il dit, nous disons, vous dites, ils disent des mensonges » ==== Aspect progressif / itératif ==== Comme en gaélique ou en anglais, il existe en breton deux formes par temps verbal, qui se distinguent par l’aspect selon que l’action est itérative ou non. Ainsi au présent distingue-t-on la forme itérative de la forme progressive : (« moi, je suis en train de parler avec mon voisin »). (« je suis en train de parler avec mon voisin. ») (« moi, je parle avec mon voisin (tous les matins) »). Le verbe « être » (et sa périphrase qui rend le sens de « avoir ») en revanche présente deux formes distinctes avec ou sans périphrase « verbe être + o/é + nom verbal »: (« je suis fatigué aujourd’hui »). (« je suis fatigué le vendredi »). (« j’ai faim ce soir »). (« j’ai faim tous les soirs »). (« tous les matins je suis en train de parler avec mon voisin »). === Prépositions conjuguées === Comme dans les autres langues celtiques modernes, le breton conjugue les prépositions selon la personne (prépositions fléchies), tout comme les verbes. Souvent les pronoms fusionnent avec la préposition qui les précède. Si l’on regarde rapidement les pronoms, on peut comparer avec les prépositions. Par exemple, le breton conjugue la préposition gant selon le même paradigme que celui des verbes, avec l'aide (ou non) du pronom personnel correspondant (forme plus ou moins emphatique), sauf aux 3es personnes du singulier et du pluriel, où le pronom est devenu la désinence : ' (mot à mot « un livre est avec-moi''' »), , ' (anciennement gant-hañ'''), ' (anciennement gant-hi'''), , , ' (anciennement gant-he'''). le cornique procède de la même manière avec la préposition gans (vy) (mot à mot « est livre avec-moi »), ' (mot à mot « est livre avec-toi''' »), ' (mot à mot « est livre avec-lui''' »), ' (mot à mot « est livre avec-elle''' »), ' (mot à mot « est livre avec-nous''' »), ' (mot à mot « est livre avec-vous''' »), ' (mot à mot « est livre avec-eux/elles''' »), le gallois fait exactement de même avec la préposition gan: ' (mot à mot « des enfants sont avec-moi''' »), (« Tu as des enfants »…), (« Il… »), (« Elle… »), , , . On retrouve le même phénomène en irlandais : ' (« j’ai un livre » ; mot à mot « est livre à-moi''' »), (« tu as une boisson »), (« il a un ordinateur »), (« elle a un enfant »), (« nous avons une voiture »), (« vous avez une maison »), (« ils ont de l’argent »). === Mutations consonantiques === Comme toutes les langues celtiques modernes, le breton connaît le phénomène de la mutation consonantique, c’est-à-dire la modification du premier son du mot selon le contexte. C'est un des éléments les plus complexes de cette langue. Quelques exemples : ' (père) → ' (mon père), ' (voiture) → ' (la voiture), ' (vieux) → ' (Grand-mère). == Accent tonique == == Quelques mots bretons == === Emprunts lexicaux bretons en français === ==== Mots francisés ==== baragouin, baragouiner, « parler de façon inaudible ou peu compréhensible », probablement de ' (pain) et ' (vin), en référence, dit l’étymologie populaire, au parler incompréhensible des Bretons pour les francophones, qui ne retenaient que ces mots ; bernique ou bernicle, qui désigne le coquillage, est issu du breton brennig ; bijou, de ' « doigt », dont le pluriel, ', signifie « anneau » ; binioù, la cornemuse bretonne, a été emprunté tel quel par le français ; en breton, ce mot est une des formes au pluriel de benveg, instrument (de musique ou autre). cohue, de « Halle » ; cotriade, de kaoteriad, contenu d’un chaudron, d’une marmite ; darne « grosse tranche de poisson », de darn, en gallois darn, « morceau, partie », mais le mot peut être gaulois ; goéland du breton (« pleurer »), en gallois gwylan (> anglais gull, seagull); goémon du breton , en gallois gwymon ; mine « aspect », de « museau, visage », à moins que ce mot soit issu d'un terme gaulois semblable ; plouc est un mot qui n’existe pas en breton. Ce terme méprisant est construit à partir des nombreux noms de lieux de Bretagne qui commencent par Plou-, il désigne un Breton à partir de la fin du XIXe siècle. Le mot est construit sur la racine plou, du latin plebs « plébéïens, bas peuple » ; elle désigne étymologiquement en breton une paroisse primitive. Aujourd'hui, le mot sert à désigner les campagnards en général ou toute personne considérée comme particulièrement ringarde; sonneur, de ', joueur de biniou ou de bombarde : le mot est d’abord passé du français au breton avec le sens de joueur d’instrument de musique, puis est tombé en désuétude en français ; il est resté vivace en breton et revient en français en raison de la popularité de la musique bretonne ; on parle également en français de penn sonneur pour désigner le premier sonneur d’une marche (de ' tête), sur le même mode que le penn danseur d’une danse traditionnelle bretonne ; dolmen a été introduit par Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne au XVIIIe siècle a été récolté en Loire-Atlantique où les mutations se font beaucoup moins, mais la forme est fautive en breton littéraire. Les formes taol-vaen et maen-hir « menhir » (maen → vaen « pierre ») existent bien en breton, en toponymie par exemple, et ceci bien avant La Tour d’Auvergne. Mais le terme le plus utilisé en breton est peulven ou peulvan (littéralement, « pieu de pierre ») ; troménie, dérivée de ' (tour) et ' (qui désigne un lieu où habite un moine, au Haut-Moyen Âge). minihi est un sanctuaire monastique au Moyen Âge, et qui a aussi donné des noms propres. pote : du breton paotr (garçon) . Discuté, il provient plus sûrement du français (voir plus bas la partie « Les mots qui ne viennent pas du breton »). Il est également à noter que de nombreux prénoms en breton sont passés dans l’usage sous une forme francisée dans la plupart des pays francophones. Quelques exemples non exhaustifs : Loïc (de ' l'hypocoristique de Gwilhoù = Guillaume), Yannick (', l’hypocoristique de Yann), Pierrick (', hypocoristique de Pierre), (de '), Ronan, , Gwénaël(le) (de '), (' en breton), Gwenola, Annick (de ', petite Anne), Arthur, Corentin, Soizick (de , petite Françoise), Judikael, (de '), Nolwenn, Rozenn (Rose en breton), Tristan, etc. Yoann n’est pas d’origine bretonne. ==== Mots conservés dans leur forme initiale ==== Aber, délaissé pour le galicien ria, ce mot reste d’usage local ; il reste dans la toponymie : l'Aber-Wrac'h (Bretagne), Aberdeen (Écosse), Aberystwyth (Pays de Galles) Ankou, personnification de la mort ; à rapprocher du gallois Angau, de même sens ; bagad, troupe ou meute, est passé en français pour désigner un ensemble musical de binious, de bombardes et de percussions, proche du « pipe band » écossais ; à noter qu’en français, on peut trouver ce mot au pluriel dans la forme correcte du breton, ; chouchen ou chouchenn, nom local de l’hydromel. Autre nom : chufere, mélange de chouchenn et de cidre, ou chupites ; fest-noz, littéralement « fête de nuit » ; kabig, veste à capuchon en laine imperméable ; néologisme provenant du breton (cape) ; korrigan, sur la racine , nain, est une sorte de lutin ; corgi, mot gallois, en breton , chien nain, est une race de chien prisée dans une cour royale d’outre-Manche ; kouign-amann, gâteau fait à base d’une pâte feuilletée, de beurre et de sucre ; kig-ha-farz, pot-au-feu d’origine léonarde, littéralement viande-et-far ; Morbihan du breton , petite mer, qui désigne initialement différentes mers intérieures de la côte sud, notamment le golfe du Morbihan ; petra, « quoi », attesté dans les anciens dictionnaires est un sobriquet dont on affuble les Bas-Bretons ; pillig (ar billig), large plateau métallique circulaire sur lequel on fait cuire les crêpes et les galettes. kenavo parfois utilisé sur le même mode que le ciao italien. Il signifie « au revoir » et ne doit être employé qu'en se quittant. pennti qui désigne une petite maison en Bretagne. À noter que le français parlé en Basse-Bretagne emprunte au moins des centaines de mots au breton : ' pour moucherons, patates ' pour pommes de terre sautées, ' pour morose, le ' pour le petit chemin, ' pour miettes, ' pour de travers, le ' pour la veste, des ' pour des remèdes, des médicaments, en pour « en goguette » === Les mots qui ne viennent pas du breton === cromlech signifie en gallois « pierre courbe » ou « cercle de pierres » (même sens en français). L’expression que dalle (« rien »), d’origine obscure, est parfois rapprochée du mot breton (« aveugle ») dans l’expression « n’y voir que dalle » ; Florian Vernet y voit une origine occitane, la locution que d’ala étant attestée en argot marseillais depuis 1881 et signifiant, littéralement, « que de l’aile », c’est-à-dire pas grand-chose à manger. De même, dail est attesté dans l’argot parisien depuis le début du XIXe siècle au moins. boëtte ou bouette, terme de pêche pour « appât » et proche du breton (nourriture), mouette et varech sont issus du normand, l'un d'origine anglo-saxonne ou noroise, l'autre d'origine noroise. granit : de l'italien granito, « grenu ». pingouin a une sonorité qu’on serait tenté de rapprocher de ' (tête) et ' (blanc), mais c’est une erreur (les pingouins ont la tête noire) ; ce mot viendrait du néerlandais, lui-même d’origine inconnue ; cependant cette étymologie est discutée et l'existence du mot serait attestée dans d'autres langues britanniques à la même époque. On note cependant que le grand pingouin, disparu au XIXe siècle, possédait des taches blanches sur le front. pote : une étymologie fait venir ce mot de , « garçon », volontiers employé amicalement en breton ; il provient plus sûrement de l’abréviation de « poteau », « ami sur lequel on peut s’appuyer », usage attesté dès le Moyen Âge. kermesse : on pourrait attribuer à tort ce mot à la langue bretonne par analogie avec les nombreux noms toponymiques qu’on trouve principalement dans l’ouest de la Bretagne. En effet, (lieu habité) est un mot que l’on retrouve dans beaucoup de noms de lieux, suivi d’un nom ou d’une caractéristique : Keranna, Kervaria (Maria), Kerhuon (Huon), Kersaoz (la maison de l’Anglais, francisé en Kersauce), Kervilin (milin c’est-à-dire moulin). Kermesse est en réalité un mot d’origine néerlandaise, kerkmisse c’est-à-dire « foire d’église, fête patronale ». triskell : du grec triskélès qui signifie à « trois jambes ». Les prénoms Yves et Yvon (ancien cas régime) passent souvent à tort, semble-t-il, pour des prénoms bretons, or le prénom Yves fait d'abord référence à un évêque de Chartres du XIe siècle : Yves de Chartres, antérieur de deux siècles à Yves Hélory de Kermartin, dont la popularité explique la fréquence du prénom en Bretagne de nos jours. Saint Yves de Chartres était originaire de Beauvais en Picardie et son nom est considéré comme étant d'origine germanique Ivo. En outre, le patronyme Yvon était surtout fréquent dans le département de la Sarthe avant la Grande Guerre, quant au patronyme Yves, il n'était bien représenté en Bretagne que dans le département d'Ille-et-Vilaine. En toponymie, il est essentiellement attesté en Normandie : Yvetot, Yvetot-Bocage, Yvecrique, Boisyvon, La Chapelle-Yvon Ce prénom est en réalité rendu par les prénoms bretons ', Youenn ou Eozen pour des raisons mal éclaircies. « Yves » a aussi été adapté au breton sous sa forme diminutive ' (petit Yves). === Mots courants en breton === Voir aussi Nombres dans le monde.
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Barbade
La Barbade ( ) est un micro-État insulaire situé en mer des Caraïbes à proximité de la limite de celle-ci avec l'océan Atlantique, soit à environ trois kilomètres au large de la pointe la plus orientale de l'île. Située environ sur le parallèle 13°10' nord et sur le méridien 59°30' ouest, la Barbade fait partie des Petites Antilles. Les îles les plus proches sont les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Sainte-Lucie, à l'ouest. Au sud, se trouve Trinité-et-Tobago et la côte sud-américaine. La superficie totale de la Barbade est d'environ carrés ; sa densité est la plus élevée d'Amérique ( mondial). Son altitude est assez basse, les pics les plus élevés étant à l'intérieur du pays. Le point le plus élevé de la Barbade est le mont Hillaby (340 m) dans la commune de Saint Andrew. La structure géologique de la Barbade n'est pas d'origine volcanique. C'est principalement un calcaire corallien né de la subduction de la plaque sud-américaine en collision avec la plaque caraïbe. L'île a un climat tropical, avec des alizés de l'océan Atlantique maintenant des températures douces. Certaines parties moins développées de ce pays grand comme trois fois Marie-Galante abritent des forêts tropicales et des mangroves. D'autres parties de l'intérieur du pays connaissent une mise en œuvre agricole destinée à la production de cannes à sucre. Ce pays vit principalement du tourisme. Pendant plus de trois siècles, la Barbade a été sous domination britannique. Elle obtient son indépendance le en qualité de royaume du Commonwealth, avec pour monarque la reine . Le , la gouverneure générale, Dame Sandra Mason, annonce la prochaine proclamation de la république, à l'occasion du d'indépendance de l'île, précisant qu'il est temps de laisser le passé colonial derrière nous, lors d'un discours écrit par la Première ministre Mia Mottley. Le , la Barbade devient officiellement une république, tout en restant membre du Commonwealth. Élue le 20 octobre, Dame Sandra Mason devient la première présidente de la Barbade. L'Église anglicane était religion d'État, jusqu'à ce que le Parlement barbadien, après l'indépendance, prononce sa séparation vis-à-vis de l'État. == Histoire == Le nom de Barbade vient de l'explorateur portugais Pedro A. Campos qui nomma l'île en 1536 Os Barbudos (Les Barbus). Il la nomma ainsi en voyant les longues racines aériennes de certains ficus qui lui faisaient penser à des barbes. En 1819, une révolte d'esclaves éclate le jour de Pâques. La révolte est matée dans le sang, les têtes sont exposées sur des piquets. Néanmoins, la brutalité de la répression choque jusqu’en Angleterre et renforce le mouvement abolitionniste. L'abolition de l'esclavage dans les colonies britanniques en 1833 conduit à la libération de 83 000 hommes, femmes et enfants à la Barbade. Leurs anciens propriétaires perçoivent de l’État un large dédommagement. La minorité constituée par les planteurs reste au pouvoir grâce à un cens élevé qui exclut 70 % de la population de la vie politique. Le revenu minimal donnant accès au droit de vote fut abaissé en 1942, puis le suffrage universel fit son apparition en 1951. Adams fut élu Premier ministre en 1958. La Barbade devient indépendante le en tant que royaume du Commonwealth. Le , la monarchie est abolie et la Barbade devient une république, tout en restant dans le Commonwealth. La gouverneure générale Sandra Mason devient la première présidente de la Barbade, mettant fin au règne d’Élisabeth II. == Géographie == La Barbade est une île relativement plate d'une superficie de , se relevant doucement dans la région centrale montagneuse, le point le plus élevé est le mont Hillaby à 340 m. Son littoral a une longueur de 97 km. L'île, située en mer des Caraïbes, a cependant une position plus excentrée vers l'océan Atlantique que les autres îles des Petites Antilles. Elle se trouve à 145 km à l'est-sud-est de l'île Sainte-Lucie et à 159 km à l'est de l'île Saint-Vincent. Le climat est tropical, avec une saison des pluies à partir de juin jusqu'à octobre. La capitale est Bridgetown. D'autres villes à signaler sont Holetown et Speightstown. === Géologie === La Barbade est la partie émergée d'un prisme d'accrétion, en effet la partie océanique de la plaque nord-américaine se trouvant sous l'Atlantique est en subduction sous la plaque caraïbe, ce qui entraîne au niveau de la fosse océanique l'obduction des sédiments océaniques. Ceux-ci s'accumulent et atteignent parfois la surface de l'eau : c'est ce qui s'est passé à la Barbade. Elle est donc une île constituée de roches sédimentaires contrairement à la majorité des îles des Antilles qui ont pris naissance grâce au volcanisme de subduction. Cette structure géologique se manifeste également par le promontoire rocheux de l'île connu sous le nom de Pico Teneriffe. Celui-ci tire son nom d'une croyance de la population locale selon laquelle l'île de Tenerife, en Espagne, serait la première terre rencontrée vers l'est depuis le territoire de la Barbade. === Faune === === Subdivisions === La Barbade est divisée en : Christ Church ; Saint Andrew ; Saint George ; Saint James ; Saint John ; Saint Joseph ; Saint Lucy ; Saint Michael ; Saint Peter ; Saint Philip ; Saint Thomas. == Politique == La Barbade est une république parlementaire multipartite, membre du Commonwealth. Le président en est le chef d'État, avec un rôle essentiellement symbolique. Le Premier ministre, chef du gouvernement, exerce le pouvoir exécutif. Le Parlement, composé de deux chambres, le Sénat et l'Assemblée, exerce le pouvoir législatif. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l’exécutif et du législatif. La Barbade est jusqu'en 2021 une monarchie parlementaire multipartite et un royaume du Commonwealth. La reine est jusqu'à cette date le chef d'État, et est représentée sur place par un gouverneur général. En , Freundel Stuart, alors Premier ministre de la Barbade, annonce qu'un projet de loi est en cours d'adoption au Parlement afin que l’État devienne une république (république du Commonwealth). Cette réforme est finalement annoncée le pour devenir effective au , sous l'impulsion de Mia Mottley. À partir de cette date, la reine cesse d'être reine de la Barbade et est remplacée par un président élu. Le , Dame Sandra Mason est élue première présidente de la Barbade par le parlement ; la République est proclamée le . === Politique étrangère === La Barbade est membre de la Communauté caribéenne, un regroupement d'États principalement anglophones des Caraïbes qui intervient politiquement et économiquement afin de favoriser le développement du territoire sous sa juridiction. == Démographie == La Barbade est peuplée d'environ (estimations de 2023), avec une croissance démographique de (estimations de 2023). == Économie == == Culture == Cinéma caribéen Liste de films caribéens === Principales fêtes en Barbade === Les principales fêtes de la Barbade sont : fête de l'Indépendance () : fête nationale ; Marathon de la Barbade () : événement sportif ; Noël () : beaucoup de lumières de Noël. Le poinsettia, une fleur locale, est à l'honneur à Noël. Le repas de Noël comprend principalement du jambon, de la dinde et du porc. == Patrimoine == === Patrimoine civil === === Patrimoine religieux === ==== Catholicisme ==== La cathédrale Saint-Patrick à Bridgetown, édifiée au XIXe siècle. ==== Anglicanisme ==== La cathédrale Saint-Michel-et-Tous-les-Anges, à Bridgetown édifiée au XVIIIe siècle. == Personnalités barbadiennes == Rihanna chanteuse.
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Bokken
Le ou est un sabre japonais en bois imitant la forme du katana. Il peut être utilisé avec la garde (tsuba) qui protège les mains, ou sans la garde. Il est employé dans l'aïkido, le iaido, le jōdō, le kendo, le kenjutsu et le ninjutsu. Il est également utilisé comme arme pour l'entrainement au chanbara. Utilisé à l'origine pour l'entraînement, il est aussi devenu une arme de combat. Le samouraï Miyamoto Musashi est réputé pour ses combats au bokken, notamment lors de son duel contre Sasaki Kojirō. Il est l'arme par excellence du kenjutsu dans la plupart des koryū. Comme les katana, les bokken ont suivi leur époque, et chaque école traditionnelle historique possède des caractéristiques physiques, poids, courbure, longueur, pointe, épaisseur, adaptée à la technique de cette école. Il existe aujourd’hui plus d’une centaine de modèles, dont environ la moitié est toujours utilisée. == Dénomination == Au Japon, le terme le plus usité pour désigner un sabre de bois est , le terme étant un synonyme plus rare. C'est cependant ce dernier terme qui est le plus utilisé hors du Japon. En japonais, le caractère s'emploie de préférence au début d'un mot pour les termes ayant un rapport avec l'escrime, comme dans ou . Le caractère est plutôt utilisé comme un suffixe, comme dans et . == Provenance, matériaux et fabrication == La plupart des bokken sont fabriqués en Chine populaire, à Taïwan et au Japon. Les premiers représentent la majorité des bokken vendus comme jouets ou comme souvenirs, tandis que les bokken taïwanais ou japonais sont plutôt destinés à la pratique des arts martiaux. Il existe également une production de bokken destinés à la pratique des arts martiaux en France. Parmi les bokken de fabrication japonaise, 90 % sont issus de l'île de Kyūshū, en particulier de la ville de Miyakonojō. De nombreuses essences de bois sont utilisées dans la fabrication des bokken : le chêne du Japon (blanc, plus dense, ou rouge, plus léger), le buna (Fagus crenata), le néflier (en japonais biwa), le yuzu (ou isu no ki, dont on utilise le cœur, sunuke), et différents types d'ébènes. Le chêne fournit un bois dur aux fibres serrées, résistant aux impacts. Le néflier et le sunuke donnent un bois au grain très fin, donc des bokken à la surface douce. Les bokken en ébène sont beaucoup plus lourds, au grain encore plus fin. Les chênes servant à la fabrication des bokken sont âgés d'au moins 70 ou 80 ans, tandis que les autres arbres doivent avoir au moins 200 ans pour disposer de troncs suffisamment importants. Il précise aussi que l'usage des bokken permet de développer le ki (« énergie ») de la pratique du sabre sans dommages corporels. === Gendai budō === Les gendai budō sont les budō modernes nés après 1868. ==== Aïkido et aïkibudo ==== Dans l'aïkido et l’aïkibudo, il est employé à la fois pour matérialiser des directions de coupe employées dans les techniques à mains nues, dans le cadre de techniques de désarmement et dans le cadre d'exercices où les deux pratiquants sont armés (il s'agit alors de l’aikiken) ou encore dans un travail proche du jōdō, bokken contre jō. ==== Iaidō ==== En iaidō, le bokken est utilisé pour travailler les katas, pour les illustrer, pour l'échauffement, pour travailler les katas à plusieurs partenaires. Il est le pendant du iaito. Il existe des bokken avec saya (fourreau) afin de se rapprocher de la pratique du katana. ==== Judo ==== En judo, le bokken est utilisé dans le kime-no-kata. ==== Kendo ==== En kendo, le bokken est utilisé pour les katas. ==== Wadō-ryū ==== En wadō-ryū, le bokken est utilisé pour les tachi dori. ==== Shintō musō-ryū ==== En shintō musō-ryū, le bokken est utilisé par tori (celui qui exécute l'exercice) pour ces attaques contre uke (celui qui subit l'exercice) qui contre avec un jō. == Variantes == Il existe des variantes du bokken, soit destinées à des types de travail technique spécifique, soit représentant des lames de longueur différente de celle du katana. Parmi les plus répandues, on trouve : le suburi bokken ou suburitō, pour reproduire le poids du katana dans le cadre d'un travail de la frappe droite (shomen), le suburitō présente une lame plus épaisse. Ce type de travail permet de développer la musculature, mais peut être à l'origine de tendinites. L'équilibre du suburitō est différent de celui d'un katana ou d'un bokken ; le shoto, un wakizashi en bois. Il est employé dans les katas des koryu sous le terme de kodachi. Il est aussi utilisé dans la pratique des deux sabres, présente dans plusieurs koryu (Hyoho Niten Ichi Ryu, Suio Ryu, Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū) et dans l'école d'aïkido de Mitsugi Saotome senseï ; en aïkido, on emploie des tantō (poignards) en bois fabriqués de la même manière que les bokken.
[ "chanbara", "budō", "shinai", "aikiken", "iaidō", "saya (fourreau)", "wakizashi", "iaido", "sōke", "Hyoho Niten Ichi Ryu", "kusarigama", "katana", "kodachi", "kenjutsu", "tendinite", "Jō (arme)", "Sensei", "Tenshin Shoden Katori Shintō Ryu", "sabre (arme)", "Kyūshū", "tachi", "Mitsugi Saotome", "Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū", "Miyakonojō", "tori et uke", "néflier", "ébène", "ère Meiji", "bois", "judo", "rabot", "Sasaki Kojirō", "Qi (spiritualité)", "iaito", "musculature", "arts martiaux japonais", "jo (arme)", "Itsukushima-jinja", "tsuba", "aïkibudo", "Suiō-ryū", "Affixe", "Quercus acutissima", "koryū", "koryu", "kendo", "naginata", "kime-no-kata", "gendai budō", "wadō-ryū", "jōdō", "aïkido", "samouraï", "kobudō", "Miyamoto Musashi", "kata", "tantō", "shintō musō-ryū", "yuzu", "ninjutsu" ]
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BCE (homonymie)
BCE est un sigle qui peut faire référence à : Banque-Carrefour des Entreprises, un registre central des entreprises en Belgique ; Banque centrale européenne ; Before Common Era, (en français, avant l'ère commune), un suffixe indiquant des dates antérieures à l'année zéro ou avant notre ère ; Béji Caïd Essebsi (1926-2019), président de la République tunisienne du au ; Bell Canada Entreprises, un groupe de télécommunications canadien ; Banque commune d'épreuves, un concours de l'enseignement supérieur français ; Base centrale des établissements, un répertoire national des établissements d'enseignement, maintenu par le Ministère de l'Éducation nationale, en France ; Banco Central del Ecuador, la banque centrale de l'Équateur; Boundary-Control-Entity (en français, Entité-Contrôle-Frontière) un patron d'architecture dans le domaine du génie logiciel. BCE est un code qui peut faire référence à : , dans l'Utah aux États-Unis.
[ "année zéro", "Entity-control-boundary", "Ministère de l'Éducation nationale (France)", "président de la République tunisienne", "Base centrale des établissements", "Béji Caïd Essebsi", "Bell Canada Entreprises", "Before Common Era", "1926", "Banque-Carrefour des Entreprises", "Banco Central del Ecuador", "banque centrale", "avant l'ère commune", "2019", "Équateur (pays)", "Utah", "Banque centrale européenne" ]
505
Bactérie chimiotrophe
Les bactéries chimiotrophes sont des organismes unicellulaires (essentiellement procaryotes) qui utilisent l'énergie de l'oxydation de composés chimiques comme source initiale d'énergie chimique. On les distingue des bactéries phototrophes, lesquelles utilisent l'énergie lumineuse. Ces bactéries utilisent des composés chimiques, par oxydoréduction pour élaborer leurs propres constituants organiques. Selon la nature du composé utilisé, minéral ou organique, on en distingue deux grands types : les bactéries chimiolithotrophes utilisent des composés minéraux ; les bactéries chimioorganotrophes utilisent des composés organiques. Elles constituent l'immense majorité des eubactéries chimiotrophes.
[ "Eubacteria", "Bactérie photosynthétique", "énergie chimique", "Réaction d'oxydoréduction", "Composé organique", "Prokaryota", "minéral", "Énergie électromagnétique", "bactérie chimio-lithotrophe", "Chimiotrophie", "Chimiohétérotrophie", "Règne (biologie)" ]
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Blé Norin 10
Le est une variété cultivée (cultivar) semi-naine de blé tendre (Triticum aestivum L.) à très gros épis, qui a été sélectionnée dans les années 1930 par Gonjiro Inazuka à la station expérimentale agricole d'Iwate, Japon. Les allèles de nanisme du blé 'Norin 10' étaient présents dès 1993 dans plus de la moitié des variétés mondiale de blé tendre. En conférant aux blés à paille courte une bonne résistance à la verse, ils ont permis une augmentation sensible des rendements. C'est grâce à des variétés semi-naines plus productives dérivées de 'Norin 10' que l'Inde qui fut longtemps déficitaire en blé est devenue un exportateur net. Le terme « Norin » est un acronyme composé de la première lettre, en caractères latins, de chaque mot de l'expression japonaise désignant la station d'expérimentation agricole d'Iwate. == Caractéristiques == La stature semi-naine du cultivar 'Norin 10' est contrôlée par les gènes du nanisme Rht1 (Rht-B1b) et Rht2 (Rht-D1b). Ces gènes diminuent la sensibilité des tissus reproducteurs et somatiques à la gibbérelline endogène, ce qui entraîne une diminution de la longueur des entre-nœuds et donc des tiges. Ils réduisent la hauteur des plantes et leur confèrent une résistance élevée à la verse. Cela améliore la réponse des plantes à la fertilisation azotée, contribuant ainsi à l'amélioration du rendement. Les gènes Rht ont été largement utilisés au cours des 60 dernières années pour développer des variétés de blé à haut rendement. Le biologiste Salomon a fait parvenir des semences de ce blé à aux États-Unis. C'est cette variété que Norman Borlaug et ses collaborateurs croisèrent avec des variétés traditionnelles mexicaines. Ils obtinrent les variétés à haut rendement qui furent testées en Inde (notamment 'Lerma Rojo 64' et 'Sonora 64'). Le blé Norin 10 a aidé les pays en développement comme l'Inde et le Pakistan à augmenter la productivité de leurs cultures de blé d'environ 60 % pendant la révolution verte. == Origine génétique == L'ascendance génétique du 'Norin 10' remonte à une variété indigène japonaise à paille courte appelée 'Daruma'. Celle-ci a été croisée successivement avec deux variétés traditionnelles américaines, d'abord en 1917 avec 'Glassy Fulz' (blé tendre dérivé de la variété 'Fulz' importée au Japon en 1892), puis l'hybride obtenu a été croisé en 1924 avec 'Turkey Red' (blé dur d'origine ukrainienne). A cette époque, la sélection a porté sur deux lignées sœurs, issues du même croisement, à tiges courtes ou longues, nommées respectivement 'Norin 10' et 'Norin 14', et enregistrées en même temps. Les chercheurs supposaient que l'expression du nanisme récessif de ces lignées résultait de combinaisons de 3 gènes et ont tenté de déterminer la longueur de tige correspondant à chacune des combinaisons.
[ "Inde", "Honshū", "Fondation Rockefeller", "Préfecture d'Iwate", "Seconde Guerre mondiale", "blé dur", "Pakistan", "Norman Borlaug", "Centre international d'amélioration du maïs et du blé", "céréale", "Révolution verte", "Biodiversité", "Variété à haut rendement", "Washington (État)", "Acronymie", "États-Unis", "Photopériodisme", "fertilisation", "Rendement agricole", "pays en développement", "Département de l'Agriculture des États-Unis", "blé tendre", "Kōnosu", "Japon", "épi (botanique)", "Mexique", "Orville Alvin Vogel", "tige", "révolution verte", "Culture sélective des plantes", "Dominance (génétique)", "prix Nobel de la paix", "université d'État de Washington", "productivité", "Red Turkey", "verse", "années 1930", "Samuel Cecil Salmon", "gène", "Nanisme (plantes)", "gibbérelline", "préfecture d'Iwate", "Rouille brune du blé", "cultivar", "Pullman (Washington)" ]
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Biosphère
La biosphère est l'ensemble des organismes vivants et leurs milieux de vie, donc la totalité des écosystèmes présents que ce soit dans la lithosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère. La biosphère a fait l'objet d'un colloque important à l'Unesco du 4 au 13 septembre 1968, « Utilisation et conservation de la biosphère ». En 1971, l'Unesco a créé officiellement le Programme sur l'homme et la biosphère (MAB, en anglais Man and Biosphere). == Histoire du terme == Le mot « biosphère » aurait été créé par le géologue Eduard Suess en 1875. Il intègre ainsi aux sciences de la Terre et notamment à la géologie les éléments de la révolution darwinienne. Les aspects biogéochimiques et écologiques du concept de biosphère ont été développés dans les années 1920 par Vladimir Vernadsky, qui a défini l'écologie comme étant la science de la biosphère en 1926. À l'époque où Arthur George Tansley développait au Royaume-Uni la notion d'écosystème, vulgarisée par un « article décisif » de 1935, Vladimir Soukatchev (1880-1967) - qui comme Alexey Severtsov (1866–1936) et Ivan Schmalhausen (1884-1963) fut un membre éminent de l'Académie des sciences de Russie (puis d'Union soviétique) proche de  Vladimir Vernadsky - développait dans son pays  le concept de biogéocénose. Ce concept est très proche de l'écosystème anglo-saxon, mais avec un caractère pédologique beaucoup plus prononcé, hérité de l'immense influence qu'eut en Russie (et en Ukraine), dans le milieu des naturalistes et des biologistes évolutionnaires, Vassili Dokoutchaïev le père de la science des sols (la pédologie), dont Soukatchev et Vernadsky furent de grands disciples. Georgy S. Levit a pu montrer que la biogéocénose, par les relations qu'elle établit entre les organismes vivants, l'atmosphère, le sol organique et la roche mère minérale, peut être considérée comme une biosphère en miniature, et pour le moins comme l'unité structurale élémentaire de la biosphère, au point qu'il pourra définir cette dernière (et plus précisément l'écosphère - voir plus bas le paragraphe Biosphère et/ou Écosphère ?) comme « la somme de toutes les biogéocénoses », soit une définition que ne sauraient rejeter les « biogéochimistes ». Les géochimistes donneraient quant à eux au terme biosphère le sens de somme totale des organismes vivants (ce qui sera nommé biomasse ou biote par les biologistes et les écologues), soit une définition plus restrictive que la précédente, et selon laquelle la biosphère serait un des quatre constituants du modèle géochimique (avec la lithosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère). Puis le concept holistique et interdisciplinaire de biosphère a peu à peu été associé à l'astronomie, la géophysique, la météorologie, la biogéographie, la biologie évolutive, la géologie, la géochimie, l'écologie, la thermodynamique, et d'une façon générale toutes les sciences de la Terre et du vivant. James Lovelock a proposé pour sa part le nom de « symbiosphère » pour souligner l'interdépendance entre les espèces et le tout qu'elles constituent. Mais certains estiment que le flou sémantique et conceptuel entourant le terme de biosphère se retrouve dans les débats actuels portant sur la biodiversité, le développement durable… Selon eux, l'utilisation du terme biosphère issu du vocabulaire des géochimistes serait une conséquence de l'organisation très spécialisée de la science actuelle. Certains préfèrent désormais le terme d'écosphère, qui date des années 1960-70, époque à laquelle est apparue la notion de crise écologique pouvant menacer jusqu'à la biosphère entière. ===Biosphère et/ou Écosphère ?=== Confronté au cours de sa recherche doctorale aux larges ambiguïtés d'interprétation courant dans la communauté scientifique occidentale à propos des concepts de biosphère et d’écosphère, très souvent confondus ou opposés du fait même de ces ambiguïtés, un chercheur a entrepris d'établir une clarification sémantique de nature séminale concernant ces deux concepts et leurs contenus, au regard d'une étude très approfondie de l’œuvre de Vladimir Vernadsky et de son école. Dans son rapport de recherche primitif, repositionné ensuite dans le contexte élargi de sa thèse en économie écologique, il ambitionnera de démontrer, théories scientifiques, recherche épistémologique et schémas à l'appui, que les deux concepts ne seraient ni identiques, ni contradictoires, mais devraient être au contraire perçus comme complémentaires au sein d'une vision systémique globale, où l'écosphère serait un sous ensemble de la biosphère emboîté dans celle-ci à l'image d'une poupée russe. Dans ce cadre sémantique, l'écosphère apparaît comme l'ensemble des organismes vivants (eucaryotes) et de leurs habitats, produits par ces mêmes organismes, au sein d'une biosphère déjà existante produite par les microorganismes (procaryotes). La biosphère et l'écosphère caractériseraient ainsi ces deux «champs thermodynamiques» emboîtés l'un dans l'autre que Vernadsky lui-même a nommés : (1) Le «Domaine du vivant» (ou champ thermodynamique de stabilité vitale, habitat de la matière vivante), à savoir la biosphère, et (2) La «Maison du vivant» (ou champ thermodynamique de l’existence vitale, habitat des organismes vivants), qui prendrait ici le nom d'écosphère, terme inexistant à son époque. La distinction de ces deux champs thermodynamiques au long de leur formation serait quant à elle le produit de l'endosymbiose, cette étape significative de la biologie de l'évolution identifiée par Lynn Margulis. == Pour les tenants de la géophysiologie == La Biosphère est le système écologique global, auto-entretenu (« autocatalytique »), qui intègre tous les êtres vivants et les relations qu'ils tissent entre eux et avec les compartiments que sont la lithosphère (les roches), l'hydrosphère (l'eau), et l'atmosphère (air), dans un métabolisme qui transforme sans cesse la surface de la Terre en recyclant ou stockant les éléments et en créant de la complexité et de la néguentropie là où sans la vie, il n'y aurait que de l'entropie. Le concept de « biosphère » a - dans le contexte de sa licence ès sciences naturelles, alors qu'il suivait à la Sorbonne les conférences de Wladimir Vernadsky - beaucoup intéressé Teilhard de Chardin, lequel a aussi utilisé, tout comme Vernadsky , celui de noosphère (comme étant constituée par le phénomène humain, au-dessus de la biosphère). Au-delà des croyances, la compréhension des concepts de l'écologie scientifique moderne a popularisé l'appellation et a développé la perception de l'environnement de la planète Terre, hôte de la biosphère. == « Biosphère profonde » == C'est la partie profonde et sous-marine de la biosphère et probablement la moins connue. Elle est essentiellement constituée de bactéries et d'archées et de virus marins adaptés à la vie en condition extrêmes. Un programme international de recherche, soutenu par l'Union européenne, dénommé DARCLIFE (pour Deep subsurface Archaea : carbon cycle, life strategies, and role in sedimentary ecosystems) vise - à partir d'avril 2010 à mieux l'étudier, ce qui demande des moyens s'apparentant plus à l'exploration spatiale qu'à l'océanographie développée sur le plateau continental ou dans les couches supérieures de la mer. == Expérience Biosphère II == À deux reprises, on a tenté, en vain, de faire vivre en autarcie un petit groupe humain dans une sphère vitrée sans communication avec l'extérieur. L'équipe devait produire sa propre nourriture et recycler ses déchets sans autre appoint que l'énergie du soleil.
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Skinhead néonazi
Les skinheads néonazis, plus simplement skinheads nazis, forment un mouvement d'extrême droite imprégné d'idéologie néonazie, néofasciste et de racisme suprémaciste blanc. D'origine britannique, le mouvement a essaimé en Europe continentale, et dans le monde anglo-saxon de l'Amérique du Nord à l'Asie, en Australie et à l'Afrique du Sud. Ces skinheads d'extrême droite valorisent le nationalisme, le néofascisme, le néonazisme, ainsi que la ratonnade, l'antisémitisme, l'homophobie, le racisme, la discrimination, l'anticommunisme de manière violente, allant de l'action de rue à la lutte armée. Le mouvement ne reflète pas l'ensemble de la mouvance skinheads. Certains membres apolitiques et une minorité d'extrême gauche considèrent cette position contraire aux racines musicales et culturelles pluriethniques de la mouvance, et qualifient péjorativement ces skinheads de boneheads (sic) alors qu'à l'inverse, les skinheads ne considèrent pas les SHARP comme de vrais skins car selon eux, ces-derniers nient le paki-bashing et le patriotisme fort des premiers skinheads et leur donnent le nom de poseur. Le port de lacets blancs signifie parfois « White Power » et les bretelles rouges National-Socialist (nazi) ; en Angleterre, mais aussi en France, les skinheads avaient coutume de porter des lacets rouges (bande du KLAN) avant que ceux-ci soient vus dans l'imagerie collective adoptés par les redskins. Les lacets blancs sont également arborés par des skins apolitiques ou SHARP en référence au damier noir et blanc du label de musique ska anti-raciste 2 Tone. Il arrive fréquemment que les skinheads nazis s'habillent tout en noir ou en paramilitaire et aient le crâne rasé à blanc, mais une partie conserve un look se rapprochant de celui des autres skinheads. Ils sont par ailleurs considérés comme un mouvement repoussoir dans l'extrême droite dont la plupart des partis et organisations refusent leur présence en leur sein. == Historique == La radicalisation d'une minorité de skinheads, devenue boneheads, à l'extrême droite a été amorcée par la dérive du groupe britannique Skrewdriver, au départ apolitique avant sa refondation par son leader Ian Stuart. Au tournant des années 1970-1980, le rôle du parti d'extrême droite anglais National Front (avec, dans une moindre mesure, le British Movement) a été très important dans la transformation d'une partie de la mouvance skinhead en bras armé des néonazis anglais. Le revirement d'une partie importante des skinheads vers l'extrême-droite est à la fois une réaction violente face à la crise qui dévaste l'emploi industriel en Grande-Bretagne et le rejet de la politique travailliste inopérante face au chômage et à la misère galopante, et une radicalisation du nationalisme dans ce contexte, à partir d'un patriotisme très présent en Angleterre, comme chez tous les insulaires en général, et notamment chez les jeunes. Le port de l'Union Jack se retrouve d'ailleurs aussi chez les skinheads apolitiques et des punks. Le changement est à l'image du groupe Skrewdriver qui se reforme en 1979 sous forme politisée nationaliste, dans lequel le chanteur Ian Stuart montre son admiration pour Adolf Hitler. Dans son sillage, un certain nombre de groupes musicaux à la motivation principalement politique (, Skullhead, Battlezone, Squadron, English Rose, Razors Edge...) s'éloignent de plus en plus de la matrice Oi! originelle pour former le « White Noise » (« Bruit blanc », musique raciste et suprématiste blanche) qui donnera naissance au RAC (Rock Against Communism, rock anticommuniste) et à Blood & Honour (« Sang et Honneur », devise des Jeunesses hitlériennes), sorte d'internationale des skinheads néo-nazis rassemblant leurs activités d'agitation politique et d'organisation de concerts, édition et distribution musicale et de propagande, vente par correspondance... En Italie, les skinheads d'extrême droite sont aussi proche du courant de la musique alternative de droite, un courant identitaire. == Activités == Ils sont connus pour leurs agressions physiques, surtout contre les immigrés pakistanais dans la lignée de leurs prédécesseurs (le « paki bashing », lynchage de Pakistanais), et contre des hippies, homosexuels, juifs, musulmans, ainsi que des militants d'extrême gauche (communistes en particulier), mais ont aussi pris pour cible les skinheads antiracistes () et les skinheads RASH. C'est en réaction à cette politisation brutale et à l'extrême-droite qu'apparait Skinheads Against the Nazis, label affilié à l'Anti-Nazi League, elle-même propulsée par le SWP (Socialist Workers Party - trotskiste) pour tenter d'organiser ses sympathisants skinheads autour d'un label circonstancié plutôt que dans un groupe militant effectif mais qui ouvrira la porte aux divers courants "redskins" (Red Action Skinhead, skinheads qui ont suivi en 1981 la scission de Red action, petit groupe exclu du SWP pour son radicalisme sur la question de l'auto-défense et de la violence anti-fascistes ; Red & Anarchist skinheads, fondé au début des années 1990 aux États-Unis pour organiser les skinheads de gauche et d'extrême-gauche) et autres mouvances skinheads anti-racistes, comme le SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice - Skinheads contre les préjugés raciaux) fondé au milieu des années 1980 aux États-Unis dans la ville de Cincinnati et importé en Europe vers 1989 par le chanteur du groupe de Oi! gallois The Oppressed, Roddy Moreno. === États-Unis === Dans les années 1980, des Skinheads américains dérivent vers l'extrême droite et se rapprochent du Ku Klux Klan et des néo-nazis américains. Afin de les différencier des autres Skinheads, cette mouvance de skinheads néo-nazis est appelée White power skinhead. Ils commencent à se faire connaitre à partir de 1988 par une série de crimes : agressions contre des Vietnamiens, des Afro-Américains, des Coréens, des homosexuels en vandalisant des églises et des maisons et en défilant régulièrement en criant White Power ! White Power !. Deux groupes ou gangs se font particulièrement remarquer la Hammerskin Nation et le . Certains skinheads d'extrême droite ont été impliqués dans des meurtres dont les victimes étaient des antifascistes, des juifs, des communistes et même des skinheads antiracistes. C'est le cas de Lin Newborn et de Daniel Shersty, deux skinheads antiracistes américains assassinés par des skinheads suprémacistes blancs dans le désert du Mojave, au Texas. === Italie === D'autres actions visent à intimider leurs opposants. Ainsi, en novembre 2017, des membres du groupuscule italien entrent dans un local appartenant à une association pro-réfugiés, accusant les membres de cette association de faire le jeu du capitalisme. === France === Les premières bandes skinheads d’extrême droite apparaissent en 1983-1984, lors du retour de jeunes hommes de déplacements en Angleterre. Elles se font remarquer à partir du défilé Jeanne d’Arc de 1985. Si le Front national cherche de suite à en démarquer, certains groupuscules tentent de les satelliser (Troisième voie et ses Jeunesses nationalistes-révolutionnaires) ou de les incorporer (le Parti nationaliste français et européen). Dans les années 1990, la scène française se radicalise dans sa violence comme dans ses idées, sous l’effet de l’importation des thèses des skinheads néonazis américains, telles que celles de David Lane. == Symbolique == La croix celtique écourtée (White Power) : symbole solaire européen par excellence, représentant la course du temps, les saisons, le cycle de la vie jusqu'à la mort, l'héritage des peuples européens apparenté à la roue solaire, symbole païen millénaire détourné ; La rune d'Odal : symbole nordique d'honneur et de fidélité à l'héritage des ancêtres ; elle est ici dite « pattée », les pattes étant les deux branches remontant à ses extrémités. La rune d'Odal pattée était, sous le Reich, le symbole des Jeunesses hitlériennes ; Le poing blanc : symbole du combat des peuples indo-européens pour leur survie ; La croix de fer avec croix gammée, à ne pas confondre avec la croix de Malte ; La Sieg Rune (« rune de la victoire »), symbole de la SS : symbole du soleil, de la victoire et du feu, repris par les nazis ; La Totenkopf (« tête de mort ») : l'insigne que portaient la division SS-Totenkopfverbände chargée des camps de concentration. Ce sont les symboles les plus affichés par les nazi-skinheads. Il en existe d'autres, moins portés ou déjà connus tels que la croix gammée. Leurs symboles font aussi parfois référence à la culture celte ou germanique. Ils s'inspirent surtout de la mouvance néopaïenne. La symbolique reprise n'est pas cautionnée et parfois même condamnée par des néopaïens. On retrouve également des symboles codés tels que « 88 », le 8 pour la huitième lettre de l'alphabet qui est le H, ce qui donne « HH » pour Heil Hitler, ou le S, si on prend l'alphabet à l'envers, ce qui veut alors dire « SS ». On trouve aussi fréquemment le « 18 » pour Adolf Hitler, repris par des groupes néonazis, qu'ils soient musicaux ou militants comme C18 (Combat 18). Le nombre 14 fait quant à lui référence aux Fourteen Words du suprémaciste blanc américain David Lane : « We must secure the existence of our people and a future for white children » (« Nous devons garantir l'existence de notre peuple et l'avenir des enfants blancs »). Le nombre 84, toujours basé sur l'ordre des lettres dans l'alphabet, est également parfois utilisé, celui-ci signifiant alors Heil Deutschland. Néanmoins ce nombre est aussi utilisé par des groupes patriotiques allemands et anglais qui, bien qu'étant proches du RAC (Rock Against Communism - Rock contre le communisme, d'inspiration raciste et fasciste plus qu'anti-communiste à proprement parler), ne se définissent pas comme nationaux-socialistes. À propos de la Totenkopf (Tête de mort), il est à noter que celle-ci est couramment utilisée comme symbole par des groupes de supporters d'équipes de football dits « ultras », qui n'ont parfois rien à voir avec quelconque engagement néonazi. Le plus connu est celui des supporters Brigate Rossonere du Milan AC qui arborent une Totenkopf depuis 1975. == Organisations de skinheads d'extrême droite == Les organisations ci-dessous n'ont pas toutes la même idéologie, même si elles prônent toutes un nationalisme de droite : Hammerskins : organisation de skinheads suprémacistes blancs présente dans tous les pays à majorité blanche. : skinheads néofascistes italiens de Vénétie Blood and Honour : Royaume-Uni Bloed-Bodem-Eer en Trouw : Région flamande, Belgique Combat 18 (groupe armé) Samouraï Spirit Skinhead : skinheads japonais prônant le nationalisme japonais Yellowside 28 : similaire à B&H au Japon Carecas do ABC : groupe nationaliste brésilien, accepte des Afro-Brésiliens) Orgullo Skinhead : groupe d'extrême droite en Uruguay Nomad 88 : organisation armée en France : skinheads suprémacistes blancs canadien == Dans la culture == Dans la culture de masse, des films et jeux vidéo prennent pour sujet les skinheads. Quelques films documentaires vont à leur rencontre. === Films === Made in Britain (1982) Romper Stomper (1992) (1993) Fièvre à Columbus University (1995) The Infiltrator (1995) Nattbuss 807 (1997) Tic Tac (1997) American History X (1998) (1998) Danny Balint (2001) Manhunt (2003) Skinhead Attitude (2003) White Terror (2005) This Is England (2006) (2006) (2009) titre original : Šisanje (2010) Guerriere (Kriegerin en v.o.) (2012) Un Français (2015) Imperium (2016) Skin (2018) === Jeux vidéo === Ethnic Cleansing (2002) : Le joueur peut incarner un skinhead néonazi ou un membre du Ku-Klux-Klan, son objectif est de tuer des hispaniques, des noirs et des juifs. Angry Goy 2 (2018) : Un jeu vidéo néo-nazi, dans lequel on doit tuer des Redskins, des homosexuels, des noirs, des musulmans, des membres de Fake news et des juifs, afin de porter secours à Donald Trump. Jesus Strikes Back: Judgment Day (2019) : un jeu vidéo raciste où on incarne Adolf Hitler
[ "communiste", "Samouraï Spirit Skinhead", "Ratonnade", "Orgullo Skinhead", "Région flamande", "Musique alternative de droite", "Désert des Mojaves", "Texas", "croix celtique", "Skinhead Attitude", "croix de fer", "Fièvre à Columbus University", "suprémacisme blanc", "1988 aux États-Unis", "Rassemblement national", "rock anticommuniste", "1975", "Danny Balint", "Nationalisme blanc", "trotskiste", "Hammerskins", "communistes", "ska", "Paolo Berizzi", "Nationalisme", "Anticommunisme", "Parti socialiste des travailleurs (Royaume-Uni)", "poseur", "Skullhead", "Blood & Honour", "Croix de Malte (symbole)", "Agression physique", "radicalisation", "culture de masse", "Sōwilō", "American History X", "White Power", "militant", "néopaganisme", "italie", "Drapeau du Royaume-Uni", "Néofascisme", "Skinhead", "musique alternative de droite", "Parti nationaliste français et européen", "ratonnade", "documentaire", "racisme", "solaire", "Totenkopf (insigne)", "National socialist black metal", "France", "Red and Anarchist Skinheads", "nationalisme", "antisémitisme", "anticommunisme", "hippie", "Anti-Nazi League", "Belgique", "David Lane", "Nazi punk", "Yellowside 28", "Courrier international", "Jeunesses hitlériennes", "Celtes", "Carecas do ABC", "Canada", "Red action", "Daniel Shersty", "discrimination", "Croix gammée nazie", "Vénétie", "Ian Stuart Donaldson", "Cincinnati", "nazisme", "patriotique", "Néonazisme aux États-Unis", "White Terror", "pakistan", "1980 aux États-Unis", "Blood and Honour", "Bretelle (vêtement)", "France-Soir", "nationalisme japonais", "Isabelle Sommier", "capitalisme", "païen", "skinhead", "SS-Totenkopfverbände", "néofasciste", "Bloed-Bodem-Eer en Trouw", "La Repubblica", "Adolf Hitler", "Made in Britain", "National Front", "This Is England", "skinheads Against Racial Prejudice", "Néonazisme", "Jeunesses nationalistes révolutionnaires", "Milan AC", "extrême gauche", "Skin (film, 2018)", "Européens", "Rock anticommuniste", "juifs", "Ōthalan", "Suprémacisme blanc", "Ku Klux Klan", "immigré", "antifascistes", "Ethnic Cleansing", "homophobie", "Fourteen Words", "Oi!", "Imperium (film, 2016)", "redskin", "Troisième Reich", "Nomad 88", "Romper Stomper", "Schutzstaffel", "2 Tone Records", "Japon", "Internationale (politique)", "Nicolas Lebourg", "Un Français", "Royaume-Uni", "Supporter de football", "Troisième Voie (France)", "néofascistes", "apolitisme", "Skrewdriver", "British Movement", "Afro-Brésiliens", "symbole", "Racialisme", "Skinheads Against Racial Prejudice", "Combat 18", "indo-européens", "2017", "Guerrière (film)", "Uruguay", "Manhunt (jeu vidéo)", "Jean-Yves Camus", "brésil", "suprémaciste", "Têtu (magazine)", "extrême droite", "Lin Newborn" ]
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Blue beat
Le blue beat (ou bluebeat) est un terme générique pour décrire tous les styles de musique pop jamaïcaine ancienne. Son nom vient du label discographique britannique Blue Beat Records, qui popularise la musique jamaïcaine de style blues (rhythm and blues ou shuffle), ska, rocksteady et reggae dans les années 1960 et les décennies suivantes au Royaume-Uni. Le terme est généralisé à des artistes qui ne sont pas associés au label originel. == Histoire == Melodisc Records, label fondé à Londres en 1947, se spécialise dans la diffusion de calypso et de mento et de la musique de jazz américaine importée. Il appartient à Emil E. Shalit, qui crée Blue Beat Records en 1960 à Londres. Ce label est lancé à la suite du succès pour Melodisc du titre ' de Laurel Aitken, un chanteur jamaïcain né à Cuba, surnommé le ' (« le parrain du ska »). Blue Beat Records publie dans les années 1960 et les décennies suivantes, plusieurs centaines de 45 tours, principalement au Royaume-Uni autour du style blues jamaïcain et le RnB sous influence américaine, qui évoluent plus tard vers le ska, puis le rocksteady. Un des titres les plus connus du label est Al Capone de Prince Buster. Sigimund Siggy Jackson est nommé responsable du label par Emil Shalit. C'est lui qui choisit le nom Blue Beat qui, selon lui, est une adaptation de (Ça sonne comme du blues et il y a un bon rythme) ou « Blues Beat », qui serait un terme générique pour la musique blues jamaïcaine à l'époque. Le mouvement blue beat est associé à la sous-culture mod.
[ "Prince Buster", "sous-culture", "musique jamaïcaine", "Cuba", "label discographique", "Disque microsillon", "Cardiff", "calypso (musique)", "musique populaire", "mento", "Al Capone (chanson)", "rocksteady", "Jamaïque", "Royaume-Uni", "Grande-Bretagne", "Shuffle (musique)", "reggae", "ska", "Londres", "Laurel Aitken", "rhythm and blues", "1947", "jazz", "Mod (sous-culture)" ]
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Bertrand Delanoë
Bertrand Delanoë, né le à Tunis, en Tunisie (alors sous protectorat français), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS), il est conseiller de Paris de 1977 à 2014, député de 1981 à 1986, sénateur de 1995 à 2001, puis maire de Paris de 2001 à 2014. == Biographie == === Origines familiales, enfance et vie privée === Bertrand Delanoë naît le à Tunis, en Tunisie (alors sous protectorat français), d'un père géomètre athée et d'une mère infirmière catholique. Ses arrière-grands-parents paternels quittent la baie de Saint-Malo, d'où ils sont originaires, pour s'installer à Saint-Pierre-et-Miquelon, où son grand-père paternel, Auguste, naît et passe son enfance. Puis, la famille revient s'installer dans la région de Saint-Malo et Auguste part alors en Tunisie pour devenir capitaine du port de La Goulette. Il y épouse Anita, une Italienne. Bertrand Delanoë grandit à Bizerte. Il est présent, à l'âge de onze ans, lors de la crise de Bizerte. À l'âge de treize ans, ses parents divorcent au moment de la fermeture de la base de Bizerte. Sa mère vient s'installer à Rodez (Aveyron) avec son fils. Bertrand Delanoë y fait ses études secondaires à l'Institution Sainte-Marie. Il part ensuite pour Toulouse pour y faire des études en droit. Le , dans l'émission Zone interdite de la chaîne M6, il fait son coming out, devenant ainsi l'une des rares personnalités politiques à parler de son homosexualité. === Parcours politique === ==== Avant la mairie de Paris ==== Il adhère au Parti socialiste (PS) en 1971. Il fait ses premiers pas en politique à l'âge de 23 ans, à Rodez, en tant que secrétaire de la fédération socialiste de l'Aveyron. Il est remarqué pour ses talents d'orateur par François Mitterrand, alors Premier secrétaire du PS, qui le fait monter à Paris au début des années 1970. Aux élections municipales de 1977, il est élu au Conseil de Paris en compagnie de Lionel Jospin, Claude Estier et Daniel Vaillant, sur la liste de gauche emmenée par le député communiste Louis Baillot. Aux élections municipales de 1983 et de 1989, il est candidat sur la liste du de Paris conduite cette fois par Lionel Jospin, toujours aux côtés de Claude Estier et Daniel Vaillant ; mais la « bande du » est battue, en 1983 comme en 1989, par le RPR Alain Juppé (la droite réalisant d'ailleurs le « » sur la capitale à chacun de ces deux scrutins). Les membres de ce groupe trouvent plus tard leur apogée : en 2001, Bertrand Delanoë devient maire de Paris, Lionel Jospin est Premier ministre, Daniel Vaillant ministre de l'Intérieur et Claude Estier président du groupe socialiste au Sénat. Il est élu député (PS) de Paris en 1981 dans la circonscription de Montmartre ( de Paris), emportant le scrutin avec 53,6 % des voix contre son adversaire politique et néanmoins ami Joël Le Tac, Compagnon de la Libération, sortant et réélu sans discontinuité depuis la première législature de la Cinquième République. Il devient alors porte-parole du PS, soit numéro trois national. À l'occasion des élections législatives de 1986 qui ont lieu à la proportionnelle départementale, il tente de quitter Paris pour s'implanter électoralement à Avignon, mais son parachutage est refusé par les militants locaux. Il s'investit alors davantage dans ses activités professionnelles de conseil en communication, tout en conservant sa place au Conseil de Paris. En 1988, il est candidat aux élections législatives dans la de Paris. Il est alors battu par le candidat RPR Alain Juppé, conseiller du , adjoint au maire de Paris et ancien ministre du Budget (1986-1988). En 1993, il succède à Georges Sarre (démissionnaire à la suite de son départ pour le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement), comme président du groupe socialiste au Conseil de Paris, devenant ainsi le chef du principal groupe de l'opposition municipale. En 1995, il mène la campagne municipale de la gauche parisienne contre Jean Tiberi, candidat RPR à la succession de l'ancien maire Jacques Chirac, élu président de la République. Les listes de gauche remportent alors six arrondissements (3, 10, 11, 18, 19 et de Paris) sur les vingt que détenait la droite depuis 1983 (monopole alors surnommé le « grand chelem »). En , il est élu sénateur (PS) de Paris et devient secrétaire de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Au moment des débats sur le PACS, il défend ce dispositif mais s'oppose à toute idée de mariage entre personnes de même sexe, au nom de la lutte contre le communautarisme. Il changera d'avis, une fois élu maire de Paris, lorsqu'il participera à la première marche des fiertés de son mandat, demandant l'instauration du mariage entre personnes de même sexe. ==== Élection à la mairie de Paris ==== La droite se présente divisée aux élections municipales de mars 2001, avec deux candidats : Jean Tiberi, maire RPR dissident et sortant, et Philippe Séguin, ancien député RPR des Vosges, ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien président du RPR, allié à l'UDF et DL. De leur côté, les socialistes organisent des primaires entre Jack Lang, alors maire de Blois, et Bertrand Delanoë, chef de l'opposition municipale depuis 1993, mais peu connu du grand public. Contre toute attente, Jack Lang abandonne la compétition pour devenir ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Lionel Jospin, permettant à Bertrand Delanoë de remporter l'investiture avec pour mission de rassembler la gauche. Au soir du second tour, le , les listes d'union de la gauche et des Verts obtiennent 49,63 % des voix, contre 50,37 % à la droite divisée (32,32 % pour les listes Seguin, 15,20 % pour les listes Tiberi et 2,85 % pour des listes divers droite). Minoritaire d'environ mais majoritaire en nombre de conseillers de Paris (163 élus en tout, à la fois conseillers municipaux et conseillers généraux, Paris étant à la fois ville et département), la gauche gagne douze arrondissements sur vingt. La géographie électorale confirme la traditionnelle fracture géographique droite/gauche de Paris : tous les arrondissements gagnés par la gauche se situent à l'est et au centre-est. Le , Bertrand Delanoë est élu maire de Paris. Il succède à Jacques Chirac, dont le mandat aura duré 18 ans (1977-1995), et à Jean Tiberi (six années, 1995-2001). C'est la première fois depuis 1871 — lors de la Commune de Paris — que la gauche (grâce à son alliance avec les écologistes) prend, hors contexte révolutionnaire, la tête du conseil municipal (il n'y a pas eu de maire de Paris de 1871 à 1977, année d'élection de Chirac, mais le conseil municipal avait toujours été dominé par la droite). À la suite de son élection à la mairie, Bertrand Delanoë démissionne du mandat de sénateur qu'il occupe depuis 1995. La victoire de la gauche et des Verts aux élections municipales de 2001 a été notamment expliquée par les divisions exacerbées au sein de la droite parisienne qui l'ont conduite à présenter deux listes concurrentes dans chaque arrondissement. Ce serait donc grâce à cette conjoncture exceptionnelle d'une droite fracturée et d'une gauche unie et alliée avec les écologistes au second tour que Delanoë aurait gagné. L'image négative véhiculée par des affaires politico-financières, auxquelles Jean Tiberi et plusieurs autres membres de la majorité municipale étaient alors soupçonnés d'avoir participé, aurait également profité aux listes de gauche. Plusieurs journaux (L'Express, Le Figaro, Le Point, Le Monde, Le Nouvel Observateur) ont en outre partiellement expliqué la victoire de Delanoë par le vote d'une nouvelle catégorie sociale surnommée « bobos » (bourgeois-bohème), qui aurait fait la différence en faisant basculer à gauche certains arrondissements « traditionnellement » de droite (, , et ). ==== Agression ==== Le , Bertrand Delanoë est poignardé pendant les festivités de la première Nuit blanche en plein hôtel de ville. Pour expliquer son geste, son agresseur, Azedine Berkane, a déclaré à la police détester « les politiciens, particulièrement les homosexuels ». Le , la justice rend un non-lieu en sa faveur, déclarant que « son état mental le rendait irresponsable pénalement », et le fait interner en hôpital psychiatrique. ==== Réélection à la mairie de Paris ==== Bertrand Delanoë annonce, le dans un entretien au journal Le Parisien, sa candidature pour un second (et dernier) mandat aux élections municipales de 2008. Il présente au début de l'année 2008 ses têtes de listes. Le maire sortant de Paris a, face à lui, l'UMP Françoise de Panafieu. Il se présente en sur la liste PS du de Paris conduite par Daniel Vaillant. Il vient soutenir sa tête de liste dans le de Paris, Lyne Cohen-Solal, contre le maire sortant UMP depuis 1983, Jean Tiberi (sauf la période 1995-2001 durant laquelle celui-ci fut maire de l'ensemble de la ville). Bertrand Delanoë se fixe en effet pour objectif de faire basculer plusieurs arrondissements de droite, le considéré comme le plus susceptible de tomber dans son escarcelle, mais aussi le 1 et le 15. Le , au soir du premier tour, les listes « Un temps d'avance » soutenues par Bertrand Delanoë arrivent largement en tête avec 41,6 % des voix. Le 16 mars suivant, les listes de gauche sortent victorieuses du second tour (57,7 %) : le groupe PS-PRG-MRC gagne 21 sièges au Conseil de Paris, alors que Les Verts n'obtiennent que 9 élus, contre 23 lors de la précédente mandature. Pourtant, malgré cette victoire, aucun arrondissement ne bascule à gauche comme le souhaitait le maire de Paris. ==== Congrès de Reims : « libéral et socialiste » ==== En , Bertrand Delanoë annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en vue du congrès de Reims, prévu en novembre de la même année. À cette occasion, il publie un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin, intitulé De l'audace et dans lequel il s'affirme « libéral et socialiste », faisant allusion aux thèses défendues depuis quelques années par Monique Canto-Sperber et à des propos de Vincent Peillon. Cette affirmation lui vaut de s'attirer l'ire de sa principale concurrente dans cette compétition, Ségolène Royal, qui déclare alors que « le libéralisme est une valeur défendue par [les] adversaires [du Parti socialiste] ». Elle suscite également des polémiques au sein du Parti socialiste avec les oppositions de Julien Dray, de Benoît Hamon ou de Jean-Marc Ayrault. Alors qu'il était donné favori par les sondages, la motion dont il est l’auteur recueille 25,24 % des voix le et se place en deuxième position après celle proposée par Ségolène Royal. Après ce résultat, il renonce à déposer sa candidature pour le poste de premier secrétaire du PS et apporte son soutien à Martine Aubry, dont la motion est arrivée en troisième position. Il se tient dès lors en retrait de la vie politique nationale. ==== Retrait de la vie politique ==== Il ne se représente pas à la mairie de Paris lors des élections municipales de 2014. Retiré de la vie politique, Bertrand Delanoë décline, en mai 2014, la proposition d'être nommé Défenseur des droits. ==== Ralliement à Emmanuel Macron ==== Le , Bertrand Delanoë, jusqu'alors peu présent sur la scène politique électorale, prend position en faveur du candidat d'En marche, Emmanuel Macron, plutôt que pour le candidat socialiste, Benoît Hamon, déclarant : [Le programme de Benoît Hamon] est dangereux, parce qu'il ne rassemble pas la gauche. Philosophiquement, il n'est pas en mesure de produire du vrai progrès social. Le , il annonce voter de nouveau pour Emmanuel Macron aux prochaines élections et non pour Anne Hidalgo, qui lui a succédé à la mairie de Paris. == Prises de position == === Cumul et durée des mandats === Bertrand Delanoë est favorable au raccourcissement de tous les mandats électifs à cinq ans, à l'interdiction d'enchaîner un troisième et même mandat consécutif, à la limitation stricte du cumul de mandats (partisan d'un mandat exécutif ou parlementaire renouvelé une seule fois). Dès son élection, s'interdisant tout cumul de mandat et voulant être « maire à temps plein », il démissionne de son mandat de sénateur de Paris. Il choisit en 2001 de ne nommer aucun maire d'arrondissement parmi ses 33 adjoints, leur préférant des élus issus de la plupart des arrondissements, y compris des arrondissements où la droite est restée majoritaire (ainsi Anne Hidalgo est élue première adjointe, Jean-Yves Mano devient adjoint chargé du Logement, Lyne Cohen-Solal s'occupe du Commerce de l'Artisanat des Métiers d'Art & Professions libérales et la jeune féministe médiatique Clémentine Autain – apparentée PCF – à la Jeunesse). L'accord passé avec les Verts au soir du premier tour de l'élection de 2001 imposait, tant au niveau de la mairie centrale que des conseils d'arrondissement, un nombre d'élus et d'adjoints Verts proportionnel au résultat des écologistes par rapport à ceux de la gauche, c'est ainsi que certaines des plus importantes délégations furent données à des Verts dont Yves Contassot et Denis Baupin. === Homosexualité === Alors sénateur et conseiller de Paris, Bertrand Delanoë évoque publiquement son homosexualité en 1998 et s'engage sur les questions LGBT en participant régulièrement à la Marche des fiertés et en soutenant des actions et revendications des associations homosexuelles pour l'égalité des droits. Il augmente les subventions municipales de celles-ci (Centre LGBT Paris-Île-de-France, SOS Homophobie, Festival gay et lesbien de Paris…) et des organisations de lutte contre le sida (Sol En Si, Solidarité sida, Centre régional d'information et de prévention du sida, Act-Up, Ikambéré…). Après s'y être opposé en exprimant des réserves au nom de la lutte contre le communautarisme, il se prononce finalement en faveur du mariage homosexuel et soutiendra sans réserves le projet de loi instaurant le « Mariage pour tous » le . === Union européenne === En 2004, Bertrand Delanoë se prononce, comme la majorité du Parti socialiste, en faveur du « oui » au référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. Le , alors que la France rejette le traité constitutionnel, le « oui » obtient un score de 65 % à Paris. La coupure géographique et sociologique est visible dans la capitale, les catégories les plus aisées se prononçant très largement en faveur du « oui ». Il appelle en 2007 les socialistes à ratifier le traité de Lisbonne, négocié par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection à la présidence de la République, afin de sortir l'Union européenne de l'« impasse » provoquée par les « non » français et néerlandais au traité établissant une Constitution pour l'Europe. === Droit de vote des étrangers === Bertrand Delanoë est favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales. === Parti socialiste === En juillet 2006, il soutient la décision du bureau national du PS d'imposer la candidature de George Pau-Langevin (avocate et ancienne présidente du MRAP) sur la de Paris au détriment de Sophia Chikirou, proche assistante du député PS sortant Michel Charzat. Le , Bertrand Delanoë annonce sa candidature pour un second mandat à la mairie de Paris dans un entretien accordé au journal Le Parisien. Il annonce ensuite qu'il s'appuiera sur Patrick Bloche, député de la de Paris et premier secrétaire de la fédération parisienne du PS, qui est nommé directeur de campagne. Les deux porte-parole de la campagne qui a pour slogan « Un temps d'avance » seront Anne Hidalgo, sa première adjointe, et Annick Lepetit, députée de la de Paris. Il présente ses listes en décembre 2007 comprenant notamment en position éligibles de nouvelles têtes issues de la société civile comme le sociologue Jean-Louis Missika, le comédien Philippe Torreton, l'actrice Firmine Richard, la réalisatrice Yamina Benguigui, l'ex-président de l'UNEF Bruno Julliard, ou l'avocat Patrick Klugman. Le , un an après la défaite de la gauche à l'élection présidentielle, il est le premier signataire d'un texte intitulé « Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste » dans la perspective du Congrès de Reims du Parti socialiste en . === Divers === Il fut un membre actif, comme parlementaire, de la Ligue des droits de l'homme (LDH). Il a aussi consacré plusieurs interventions (discours, chapitre de livre…) à défendre le droit à l'eau potable dans le monde, et a fait en sorte que la société Eau de Paris (SAGEP) finance des projets concrets d'accès à l'eau dans des pays pauvres. Il se déclare favorable à l'euthanasie. Il est membre du Comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Depuis des décennies, il se déclare très vigilant contre l'antisémitisme, contre tous les racismes et le sexisme, invoquant son enfance à Bizerte, en Tunisie, où musulmans, juifs et catholiques vivaient plutôt en bonne entente. En juin 2006, comme d'autres conseils généraux de tous bords et avec le soutien de l'Association des départements de France (ADF), il réclame à l'État le remboursement « à l'euro près » de d'euros dus pour 2005 au titre du RMI, dorénavant géré et versé par les conseils généraux, les nouvelles lois de décentralisation introduites dans la Constitution prévoyant que l'État rembourse ces sommes aux collectivités. Le , Bertrand Delanoë inaugure la place Theodor Herzl, dans le , à l'intersection des rues Turbigo et Réaumur. Le , le parvis de la cathédrale Notre-Dame est rebaptisé « Parvis Notre-Dame-Place Jean Paul II, 1920-2005, pape (1978-2005) » par Bertrand Delanoë, sur proposition du groupe UMP de la municipalité de Paris en dépit de l'opposition d'une partie des élus verts. Le , il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne. En 2010, il prend position en signant une pétition contre le boycott d'Israël. == Actions à la mairie de Paris == === Projets phares === ==== Réduction de la circulation automobile et de la pollution ==== Poursuite de la mise en œuvre et de la finalisation du projet de tramway lancé en décembre 2000 et finalement construit sur les boulevards des Maréchaux (, , ) intégré en tant que « T3 » au réseau, doublant la capacité du tronçon du bus PC. Après onze ans d'études et trois ans de travaux, il est inauguré en décembre 2006. Mise en œuvre d'une nouvelle étude au côté du STIF et de la RATP pour étendre ce tramway entre la porte d'Ivry et la porte de la Chapelle voire jusqu'à la porte d'Asnières. Augmentation du nombre de pistes cyclables, de couloirs protégés (« en site propre », selon le terme légal) pour les bus, vélos, taxis et véhicules d'urgence (pompiers, police, ambulances, Samu). Création en 2007 du Vélib', système de location de vélos en libre-service sur le modèle utilisé dans plusieurs villes de provinces comme Lyon ou La Rochelle. Selon Le Canard enchaîné du , l'entreprise Decaux a remporté l'appel d'offre de la mairie de Paris face à son concurrent Clear Channel. Le contrat a été signé pour une exploitation du service pour 10 ans, jusqu'en 2017. Decaux est chargé d'installer et d'entretenir 20600 vélos et 35000 bornes d'accrochage dans la capitale. Il doit également verser Extension aux jours fériés et à un mois pendant l'été (à l'occasion de Paris Plages) de l'interdiction temporaire de la circulation sur certaines portions des voies sur berges (effective tous les dimanches depuis 1995), suppression de plusieurs axes rouges. Stationnement : de nouveaux tarifs résidentiels (à par jour) ont été instaurés en 2001 pour inciter les résidents à moins se déplacer en voiture. Depuis 2006, plus de de parkings souterrains non utilisées de l'OPAC sont proposées à la location aux riverains, à des tarifs préférentiels. Dans le même temps, de nombreuses places de stationnement de surface ont été supprimées, rendant la recherche d'une place de stationnement plus difficile et plus coûteuse. Si le taux de diminution de la pollution automobile à Paris est constant depuis 1998, en raison des progrès de l'industrie automobile notamment, une étude de l'organisme scientifique Airparif (organisme francilien chargé de mesurer la qualité de l'air) sur l'impact de la politique des transports sur la qualité de l'air faisait état en décembre 2006 d'une baisse de 32 % de la pollution de l'air en 5 ans (période de 2002 à 2007) dans la capitale, liée à la fois à l'amélioration technologique des véhicules (carburants plus propres, moteurs moins polluants) mais aussi à la maîtrise des flux automobiles (6 %). Toutefois, selon une étude d'un doctorant et de deux professeurs d'Université, la politique engagée par la Mairie, en réduisant la vitesse de circulation et en augmentant les embouteillages, « a eu pour effet d'augmenter sensiblement la pollution à Paris ». D'autre part, la polémique lancée en 2014 par Anne Hidalgo sur l'achat de bus au diesel par la mairie de Paris a montré que, pendant les mandats de Bertrand Delanoë, l'effort nécessaire en matière de transport en commun propres n'a pas été fait. Adoption en octobre 2007 d'un plan climat territorial élaboré par l'adjoint Vert Yves Contassot prévoyant de réduire en 2020 de 30 % les émissions globales de gaz à effet de serre et la consommation énergétique par rapport à 2004. Il promeut Autolib', un service public d'autopartage de voitures électriques en libre-service disponible dans l'agglomération parisienne. Ce projet « automobiles en libre-service » (ALS) est relancé au début de 2008, quelques mois avant les élections municipales. Le service, présenté par Bertrand Delanoë comme « une révolution urbaine » et devant dégager 56 millions d'euros par an de bénéfices, est « lancé en fanfare » en 2011. ==== Logements sociaux et espaces verts ==== Bertrand Delanoë exprime dès son entrée en fonction la volonté d'amener l'équité et la transparence dans l'attribution des logements sociaux. Il met ainsi en place des commissions composées d'élus et de représentants d'associations impliquées dans le logement chargées d'attribuer les logements disponibles en fonction de critères prioritaires. Selon un article de Valeurs actuelles du , des failles demeurent cependant dans l'attribution ou l'occupation des logements sociaux citant les cas de Patrick Dupond ou encore de Valérie Lang, fille de Jack Lang, ce que confirme le chef de cabinet de Jean-Yves Mano, l'adjoint au logement de la mairie de Paris tout en assurant n'y être pour rien. Mise en place d'un nouveau plan local d'urbanisme (PLU) prévoyant l'aménagement d'un nombre minimum de logements sociaux (25 %) dans les nouveaux programmes immobiliers de plus de . Rachats par préemption, ou par négociation avec les propriétaires privés, d'immeubles entiers dans les quartiers de l'ouest et du centre parisien afin de tenter de diminuer le déséquilibre géographique de logement social avec l'est de la capitale. En juin 2006, dans le cadre du vote du plan local d'urbanisme (PLU), Bertrand Delanoë proposa de déclasser une partie d'un espace vert protégé, le parc Sainte-Périne dans le , afin de faire construire, sur environ 6 % de sa superficie (correspondant à la partie boisée autour du parc dans l'enceinte de l'hôpital Sainte-Périne), un ensemble immobilier de 210 logements déclarés « à vocation sociale » dont la moitié aurait été destinée au personnel de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Ce projet suscita la mobilisation des commerces, des riverains, des écoles proches, du conseil de quartier et de celui d'arrondissement ainsi que de la Ligue de protection des oiseaux. Cette opération de promotion immobilière est finalement mise en échec par la conjonction d'un vote de l'UMP, de l'UDF et des Verts parisiens. Le , le représentant du maire de Paris au Conseil de l'AP-HP fait adopter un nouveau vœu (un vœu pour soi-même) afin de demander à la mairie de Paris d'annuler le vote du 12 juin et de rendre constructible cet espace vert protégé. La polémique rebondit lors de la campagne des élections municipales de 2008 après les déclarations de Bertrand Delanoë dans les journaux du matin de Canal+ et LCI le où il qualifiait d'aberration le vote des élus parisiens à propos du parc et annonçait qu'il ne signerait un accord de gestion avec les Verts parisiens que si ces derniers renonçaient à leur blocage des constructions de 210 logements à la place de cet espace vert parisien. Le candidat vert Denis Baupin prend néanmoins ostensiblement de nouveau la défense du parc au côté des habitants et des élus du quartier, dénonçant alors un « maire bétonneur » en la personne de Bertrand Delanoë. Inscription dans le budget d'un financement de sociaux à construire ou aménager dans Paris durant la mandature 2008-2014. Selon le bilan (contesté) de la mairie à fin 2005, un total de en cinq années aurait été financé, comprenant la réfection de logements anciens. Priorité donnée dans le budget de 2008 au financement de la construction de sociaux sur l'année (ce qui serait une progression de 28 % par rapport à l'année précédente). À trois mois des élections municipales de mars 2008, cette mesure est considérée comme un gage accordé aux Verts et au Parti communiste qui réclamaient la construction de plus de sociaux par an. Cession d'immeubles notamment en 2002 à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans le arrondissement (22 rue Wilhem) afin de loger son personnel (à charge pour cette dernière de ne pas renouveler les baux à leur terme, de rompre ceux indûment renouvelés par l'ancien bailleur ou de proposer le rachat de leur appartement aux anciens locataires). Opposition au projet de construction du nouveau tribunal de grande instance (considéré par Bertrand Delanoë comme étant à l'étroit sur l'île de la Cité), à Tolbiac (), la mairie préférant Masséna ( aussi), afin de préserver le nombre de futurs logements et la taille d'un espace vert d'un seul tenant. Immeubles insalubres : engagement du maire de Paris de faire disparaître tous les immeubles insalubres de la ville d'ici à la fin de l'année 2007, dont au moins 1000 immeubles catalogués comme taudis (en 2005, 136 étaient en voie de réhabilitation et six réhabilités). Durant l'été 2005, après que deux immeubles ont brûlé dans Paris, causant la mort de nombreuses personnes, sa politique du logement est remise en cause. Bertrand Delanoë réplique en accusant l'État qu'il juge responsable des délais légaux imposés pour prendre en main les immeubles insalubres privés, et dont il critique le manque d'engagement sur cette question. En septembre 2005, une crise politique au sein de la majorité municipale éclate à propos des solutions d'urgence à mobiliser contre l'insalubrité à la suite de l'adoption de cinq vœux et amendements du PC et des Verts obtenus par le soutien des votes de l'UMP. Christophe Girard, initiateur de la Nuit Blanche et adjoint à la Culture, quitte alors les Verts pour rejoindre le PS jugeant que les « votes convergents avec l'UMP » signaient, pour les Verts parisiens, la rupture de leur « engagement majoritaire ». Le débat est clos par la décision donnant raison aux Verts d'augmenter le nombre de logements dévolus aux personnes habitant des immeubles insalubres, et par le reclassement de 500 logements de la ville actuellement classés en logement intermédiaire. En janvier 2008, le groupe socialiste fait repousser un vœu des Verts parisiens demandant que les logements indûment occupés récupérés par la RIVP soient intégrés au parc social, préférant les mettre en vente au prix du marché. ==== Petite enfance ==== En janvier 2002, dans un discours intitulé « L'enfant dans la ville », Bertrand Delanoë remarquait qu'un enfant de moins de trois ans sur trois à Paris ne bénéficiait d'aucune solution de garde financée par les pouvoirs publics (tous modes de garde confondus, que ce soit en crèche, en halte-garderie, à domicile, en milieu scolaire ou auprès d'une assistante maternelle). Plusieurs mesures furent alors prises dans le domaine de la petite enfance. Aménagement d'une crèche au sein même de l'hôtel de ville dans l'ancien appartement privé du maire de Paris (doté d'un jardin privatif), de , Bertrand Delanoë continuant à occuper son logement personnel. Engagement de livrer 5200 nouvelles places de crèche et de halte-garderie à Paris pour mars 2008 ( ont été créées à fin mars 2006). Cependant, les effectifs du personnel sont jugés insuffisants par les représentants syndicaux CFTC, CGT, FO, UNSA du personnel de la petite enfance, qui réclament en 2006 la création de 1300 postes alors que la mairie affirme avoir généré supplémentaires depuis 2001. Un rapport de la Chambre régionale des comptes, en décembre 2006, observe que les effectifs réels consacrés à la petite enfance sont inférieurs aux effectifs budgétaires, significatif d'une pénurie d'agents qualifiés pour accueillir les jeunes enfants, accentué par des mouvements sociaux et un taux d'absentéisme élevé même si les effectifs municipaux semblent permettre le respect des normes d'encadrement dans les établissements. Le même rapport observe que la gestion des ressources liées à la petite enfance est entachée de deux anomalies significatives : notamment le fait pour la Ville de Paris d'accorder à ses agents des tarifs privilégiés pour l'accueil de leurs propres enfants dans les établissements municipaux, constituant ainsi une pratique illégale méconnaissant le principe d'égalité devant le service public. Cet avantage (tarif dit « préférentiel », à 50 %), qui était aussi octroyé aux fonctionnaires de police, aux pompiers et à d'autres catégories de professionnels, a été supprimé depuis. Création d'une allocation municipale d'aide aux familles monoparentales n'étant pas titulaires de l'allocation de parent isolé (API). Suppression en de l'Allocation Paris Petite Enfance (APPE), allocation universelle (sans condition de ressources) qui était destinée aux ménages ou aux familles monoparentales, quels que soient leurs revenus, ayant recours à une nourrice à domicile, faute de place en crèche. Elle est finalement remplacée en par une nouvelle mouture appelée PAPADO (Paris petit à domicile), soumise à condition de ressources et excluant les enfants gardés par une assistante maternelle agréée. Cette nouvelle disposition basée sur des critères de revenu global, réduisant ainsi le nombre de bénéficiaires, permet à la ville, selon l'APEGE (Association de parents employeurs de garde d'enfants), de diminuer substantiellement sa participation financière par rapport à l'APPE. Augmentation des aides au logement (dorénavant accessibles dès le et non plus le ) et création d'aides au paiement des factures d'électricité et de gaz, accordées sous conditions de revenus . Refus d'organiser un service minimum de garde des enfants dans les écoles en cas de grève des enseignants, comme le propose en 2008 le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos, estimant que les fonctionnaires de Paris seraient des casseurs de grèves des fonctionnaires nationaux. Le rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France observe en décembre 2006 que la proportion d'enfants gardés par un employé à domicile était plus élevée à Paris qu'au niveau national, mais qu'entre 2001 et 2005, en se basant sur les chiffres fournis par la ville de Paris, le taux de service public en termes d'accueil de la petite enfance était passée de 65,27 % en 2001 à 64,67 % en 2005 et était estimé pour l'année 2006 à 67,10 %. ==== Culture et événements festifs ==== Instauration en décembre 2001 de la gratuité pour les collections permanentes de ses 15 musées municipaux (Petit Palais, Musée d'art moderne de la ville de Paris, Musée Carnavalet, Musée Cernuschi, Musée de la vie romantique, Maison de Victor Hugo, etc.). Lancement de la construction de deux médiathèques dans Paris (Marguerite Yourcenar rue d'Alleray dans le et Marguerite Duras rue de Bagnolet dans le ). Nouvelles manifestations festives comme la mise en place d'une plage géante sur les bords de la Seine (Paris Plages), événement populaire mais dont le coût réel est trois fois supérieur à celui annoncé par la Ville de Paris ou la Nuit Blanche consacrée à l'art contemporain. Aménagement des anciennes pompes funèbres, au 104 rue d'Aubervilliers (), en centre culturel le Centquatre-Paris, inauguré fin 2008. Le lieu est consacré à des artistes et créateurs du monde entier, en résidence au minimum trois mois. Se trouve aussi sur place la « Maison des Petits » pour les jeunes enfants, aménagée par la designer Matali Crasset. En dépit d'une importante subvention de 8 millions par an, sur un budget de 12 millions de la part de la ville de Paris, le Cent Quatre se révèle rapidement incapable de trouver son public, suscitant diverses polémiques, la presse épinglant une « vision naïve et coûteuse de la culture ». Aménagement du théâtre de la Gaîté (), consacré aux arts numériques et musiques électroniques, d'un coût de 85 millions d'euros et avec une subvention de fonctionnement de 5,45 millions d'euros pour un budget global de 9,5 millions en 2010. Création de la Maison du Geste et de l'Image, dotée d'une subvention de 800000 €, et qui permet à plus de dix jeunes défavorisés de s'initier aux arts plastiques visuels et de l'expression corporelle, sous la supervision d'artistes à même de les faire profiter de leur parcours multiculturel. Plan annuel de restauration d'églises appartenant à la ville. Cofinancement des travaux de l'église Saint-Sulpice et de la tour Saint-Jacques en partenariat avec le Ministère de la Culture pour moitié chacun (projet de restauration déposé en 2000 par l'architecte en chef des bâtiments historiques de France mais acté en 2006). Création en janvier 2002 d'une Mission Cinéma pour préserver l'exception culturelle parisienne en ce domaine et relancer une politique de soutien en faveur du cinéma, dans le cadre d'une concertation entre la Ville de Paris et l'État (Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France et le Centre national de la cinématographie), autour des salles indépendantes, de l'éducation au cinéma, des événements festifs, du forum des images et des tournages à Paris. Dans ce cadre, le réaménagement du Forum des images (fondé dans les années 1960) et l'installation de la bibliothèque François-Truffaut au Forum des Halles s'inscrit dans le projet de « rue du Cinéma » que devrait former le nouvel ensemble Forum des Images, bibliothèque et complexe UGC Ciné Cité. Désengagement du « Festival du film de Paris » (dirigé par Louisa Maurin via sa société LM Festivals, celle-ci avait été félicitée pour son travail et sa bonne gestion par Bertrand Delanoë en avril 2001) et mise en place d'un nouveau festival du cinéma intitulé « Paris Cinéma » après avoir échoué à acquérir le label « festival du film de Paris ». Inauguration du Centre musical Fleury Goutte d'Or-Barbara en janvier 2008. Rachat en mars 2001 de la Maison des Métallos (ancien siège de la CGT) dans le 11 arrondissement, pour en faire un lieu consacré au spectacle vivant, dirigé par Gérard Paquet, Malgré le financement à 75 % par des subventions municipales, l'établissement demeure déficitaire. Création de la « Cité de la Mode et du Design » dans les anciens bâtiments des Magasins Généraux (13 arrondissement), appelés « Docks en Seine ». Cofinancement de la « Maison du hip-hop » dans le 10 arrondissement. Instauration dès 2001 d'une enveloppe de 1 euro par an, par arrondissement et par habitant (proportionnelle à la population de l'arrondissement) pour des actions culturelles locales (expositions, festivals, projections…). === Autres réalisations et projets === Citoyens d'honneur de Paris : En 2002, au nom d'une certaine conception de la lutte contre la peine de mort et contre la discrimination raciale, la majorité municipale de la Ville de Paris fait citoyen d'honneur Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 aux États-Unis pour le meurtre d'un policier. La franco-colombienne Íngrid Betancourt, ex-otage de la guérilla d'extrême-gauche des FARC, a aussi été faite citoyenne d'honneur de Paris. En 2011, le Chef Raoni, défenseur de la forêt amazonienne, devient le citoyen d'honneur de la ville de Paris. Wi-Fi : En avril 2006, Bertrand Delanoë a confirmé depuis San Francisco sa volonté de doter Paris d'un réseau Wi-Fi gratuit sur plus de 400 bornes reparties sur 260 sites municipaux (jardins, bibliothèques, Maisons des associations, etc.). Le réseau Paris Wi-Fi a été inauguré en septembre 2007 et est en service depuis. Il a également signé avec Gavin Newsom la convention dite des « Villes Numériques Sœurs » qui comprend déjà San Francisco, Toronto, Singapour, Prague, Mexico et Madras. Réseau Internet à très haut débit : En janvier 2006, Bertrand Delanoë a aussi souhaité équiper Paris en très haut débit (jusqu'à 100 fois plus rapide que le réseau haut débit ADSL qui couvre alors déjà 100 % de la capitale). Il présente à l'été un plan pour réaliser ce projet : comme impulsion clef, la ville baisse dès lors fortement les droits de passage dans son réseau d'égouts, ce qui évite de creuser des tranchées dans toutes les rues, par exemple pour déployer de la fibre optique. Plusieurs opérateurs, dès 2006, annoncent qu'ils commencent le déploiement de ce réseau, avec des zones tests dans plusieurs arrondissements la même année. Politique internationale de la capitale : En mai 2006, il propose au président socialiste de la Bolivie, Evo Morales, d'accroître l'aide de la capitale française au pays, notamment par une aide d'urgence destinée à favoriser l'accès à l'eau potable dans la région de Cochabamba. Bertrand Delanoë travaille aussi sur l'importance des collectivités locales à l'échelle mondiale. Comme maire de Paris, il préside l'Association internationale des maires francophones (AIMF), principalement active pour la coopération (subventions, aides techniques sur l'urbanisme, les transports, l'eau potable, etc.) et les échanges avec des villes d'Afrique et d'Asie. De à , il est coprésident puis président de Cités et Gouvernements locaux unis (CGLU), organisation qui a pour objet la coopération internationale grâce à l'échelon administratif local et la reconnaissance par l'ONU du rôle des collectivités locales. Candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012 : En 2005, Bertrand Delanoë soutient la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques de 2012. Lorsque Londres est finalement choisie, le , Bertrand Delanoë accuse publiquement Tony Blair et la direction du comité de candidature de Londres de ne pas avoir respecté trois des règles édictées par le Comité olympique international (CIO), et ce dernier d'« avoir franchi la ligne jaune ». === Gestion de la mairie === Emplois municipaux : Recrutement de 8000 nouveaux agents portant à 50000 le nombre de fonctionnaires de la mairie (et du département) — notamment pour appliquer la loi sur la RTT que la Ville ne prenait pas en compte jusqu'en 2001 — répartis en plus de 120 métiers et vingt-deux directions administratives. La majorité des nouveaux emplois créés sont affectés aux nouveaux équipements municipaux (petite enfance, sports, culture…) et aux services de la propreté. En décembre 2007, Bertrand Delanoë annonce refuser d'appliquer le décret relatif au rachat des jours de RTT au personnel de la ville de Paris, décret qu'il estime injuste socialement, annonçant un dispositif significatif en faveur du pouvoir d'achat du personnel parisien qu'il présentera au vote lors du prochain Conseil de Paris. Un rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France dévoilé en septembre 2010 pointe plusieurs « anomalies » dans le recrutement de la Mairie de Paris, parmi lesquelles des emplois abusifs et le versement d'importantes primes, dont le montant global est passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009. Impôts et finances : Comme son prédécesseur, Jean Tiberi, il obtiendra pour la ville la meilleure note financière de l'agence Standard & Poors (AAA), qui juge de la capacité de la ville à rembourser ses emprunts et qui lui permet entre autres d'emprunter aux meilleurs taux. Si le recours à l'emprunt a doublé la dette par habitant pour financer un milliard d'euros de dépenses (450 millions les années précédentes), Paris est restée l'une des villes les moins endettées de France, grâce notamment à la richesse de son tissu économique et à son important potentiel fiscal. En dépit d'un niveau de dépenses d'équipement élevé, en partie financé par l'emprunt, et de marges de manœuvre modestes sur les dépenses de gestion, la non-augmentation des impôts locaux durant le premier mandat et une augmentation limitée au début du second ont pu se réaliser grâce aux rentrées exceptionnelles engrangées par le boom de l'immobilier. En 2006, les droits de mutation atteignaient 870 millions d'euros (deux fois plus qu'au début de la mandature), soit 15 % des recettes de fonctionnement. En octobre 2006 puis au cours de la campagne municipale de mars 2008, Bertrand Delanoë annonce clairement la possibilité d'augmenter de manière « mesurée », pendant deux années de suite en début de mandature (2009 et 2010), les impôts locaux dans l'hypothèse d'un second mandat afin de financer l'augmentation des dépenses sociales (plus de 70 % depuis 2001) et les dépenses d'investissement. En novembre 2008, conformément à ses promesses de campagne, il annonce pour l'année 2009 une augmentation de 9 % des impôts locaux, à laquelle il ajoute une nouvelle taxe foncière départementale portant cette augmentation fiscale à 12 % pour les propriétaires fonciers à Paris (). En septembre 2010, la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France relève des hausses des impôts locaux plus fortes que prévu : alors que Bertrand Delanoë s'était engagé à les augmenter de 10 % au maximum, les augmentations sont souvent de l'ordre de 30 %. Quelques semaines après son élection, Anne Hidalgo annonce qu'il manquera 400 millions d'euros en 2015 pour boucler le budget de la ville, un déficit, selon le mensuel Capital, « comme jamais Paris n'en avait enregistré dans son histoire », dû notamment à la baisse des dotations de l'État (200 millions d'euros) et aux 500 millions d'euros qui devraient être prélevés au titre de la péréquation. Comptes rendus de mandat : Des réunions, tenues chaque année dans tous les arrondissements de Paris, permettent au maire de présenter les actions de la municipalité, mais aussi aux habitants de le questionner sur des problèmes locaux et sur les différents aspects de la politique municipale. Certains de ces comptes rendus sont parfois chahutés. === Polémiques === En 2003, Abu-Jamal, condamné à mort pour le meurtre d'un policier à Philadelphie, est fait citoyen d'honneur de la Ville de Paris par Bertrand Delanoë. En outre, en 2006, la ville de Saint-Denis a donné son nom à une rue. Pour ces motifs, en , la ville de Philadelphie dépose une plainte au pénal contre Paris et Saint-Denis pour apologie de crime. Cette plainte fait suite à une première protestation de parlementaires du Congrès des États-Unis. Le porte-parole du maire de Paris répond que cet acte a symbolisé le refus de la peine capitale. François Devoucoux du Buysson, fondateur du site internet satirique Le Perroquet Libéré, reproche à Bertrand Delanoë d'avoir privilégié les « paillettes » plus que les réformes de fond, faisant référence à la manifestation festive Paris Plages. Cette critique est amplement reprise, depuis la fermeture du Perroquet, par Serge Federbusch, conseiller du et fondateur du site d'opposition Delanopolis. Une critique récurrente adressée à la majorité municipale est d'avoir détérioré les conditions de circulation en voiture dans la ville (notamment dues, d'après ces critiques, à l'élargissement des couloirs de bus), tout en n'ayant pas fait baisser le taux de pollution de manière significative. Ses détracteurs, qu'ils soient issus de sa propre majorité comme Europe Écologie Les Verts ou de son opposition comme l'UMP ou l'Union des démocrates et indépendants, en parlant de « ville des aisés et des aidés », accusent également Bertrand Delanoë de ne pas avoir enrayé la fracture sociale à Paris, voire de l'avoir accentuée. Si les derniers recensements Insee ont montré que, pour la première fois depuis 40 ans, la population de Paris a légèrement augmenté (+ depuis 2000), certains dénoncent le fait que le fossé entre classes sociales s'est, lui, accentué. Ils reprochent ainsi au maire de ne pas avoir réussi à lutter contre la hausse des prix de l'immobilier à Paris. Comme le montrent les études de la Chambre des Notaires, cette hausse n'est pas exclusive à Paris, même si elle est comme chaque année supérieure à celle de l'ensemble du pays, s'élevant au second trimestre 2007 sur toute la région à 2,4 % (2,7 % à Paris) dans une conjoncture de ralentissement de la hausse immobilière. Ils pointent encore le manque de logements accessibles aux ménages de la classe moyenne, qui sont de plus en plus souvent contraints de quitter Paris pour la petite voire la grande couronne. Jean-François Lamour déplore en 2010 que Bertrand Delanoë reste moins de deux heures dans l'hémicycle du Conseil de Paris alors qu'il dure deux jours, et que Nicolas Revel, directeur de cabinet de mars 2008 à mai 2012, « pilote tout ». À la suite d'une succession d'échecs et polémiques (congrès de Reims, accord dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, interdiction de l'exposition de Larry Clark aux mineurs, réaménagement du Forum des Halles), le maire de Paris est alors dépeint par Le Point comme « démotivé », fonctionnant « pour l'essentiel par notes » et s'appuyant « surtout sur deux ou trois collaborateurs ». Les détracteurs de Bertrand Delanoë, notamment Nathalie Kosciusko-Morizet, lui reprochent régulièrement une politique clientéliste aggravée par rapport à ses prédécesseurs, reconnaissant implicitement qu'une telle pratique était préalablement le fait des élus de la droite parisienne. == Synthèse des résultats électoraux == === Élections législatives === === Élections municipales === Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste. == Détail des mandats et fonctions == === Au Parlement === Député de la de Paris (de 1981 à 1986). Sénateur de Paris (de 1995 à 2001). === Au niveau local === Conseiller de Paris (de 1977 à 2014). Vice-président du groupe socialiste au Conseil de Paris (de 1979 à 1983). Président du groupe socialiste au Conseil de Paris (de 1993 à 2001). Maire de Paris (de 2001 à 2014). === Au sein du PS === Secrétaire adjoint de la fédération socialiste de l'Aveyron (de 1973 à 1979). Membre du comité directeur du PS (de 1979 à 1983). Délégué général à la coordination auprès de Lionel Jospin, alors secrétaire général du PS (de 1979 à 1984). Secrétaire national adjoint chargé de la presse, porte-parole du Parti socialiste (de 1981 à 1983). Secrétaire national du PS, chargé des fédérations, de l'organisation et du contentieux (de 1983 à 1985). Membre du bureau exécutif du PS (de 1983 à 1987). Membre du conseil national du PS (depuis ). Membre du bureau national du PS (de 1997 à 2008 et de 2009 à 2012). === Autres fonctions === Président de l'Association internationale des maires francophones (depuis 2001). Président de l'organisation mondiale des villes « Cités et Gouvernements locaux unis » (depuis le ). == Distinctions == Docteur honoris causa de l'université du Québec à Montréal (Canada) en . Citoyen d'honneur de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso dans le cadre des relations de coopération et de partenariat (délibération du conseil municipal du ). Prix « Doha capitale culturelle arabe » de 10000 euros décerné par l'ambassade du Qatar en France. == Décorations == Commandeur de l'ordre national du Mérite (Tunisie, 2016) . le . == Ouvrages == Pour l'honneur de Paris, éd. Calmann-Lévy, 1999. . .
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Buzz Aldrin
Buzz Aldrin, né Edwin Eugene Aldrin Jr. le à Glen Ridge dans le New Jersey aux États-Unis, est un militaire, pilote d'essai, astronaute et ingénieur américain. Il effectue trois sorties dans l'espace en tant que pilote de la mission Gemini 12 de 1966 et, en tant que pilote du module lunaire Apollo de la mission Apollo 11 de 1969, il est, avec le commandant de la mission Neil Armstrong, l'un des deux premiers hommes à marcher sur la Lune. Aldrin est issu de la promotion 1951 de l'Académie militaire de West Point avec un diplôme en génie mécanique. Il est affecté à l'armée de l'air américaine et devient pilote de chasseur à réaction pendant la guerre de Corée. Il effectue au total de combat et abat deux MiG-15. Après avoir obtenu un doctorat en astronautique du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Aldrin est choisi pour faire partie du groupe d'astronautes 3 recruté par la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Sa thèse de doctorat portant sur les techniques de rendez-vous orbitaux avec équipage, il reçoit le surnom de « Dr. Rendezvous » de la part de ses collègues astronautes. Sa première mission spatiale est aussi la dernière du programme Gemini. Elle a lieu en 1966 à bord de Gemini 12 et il effectue plus de cinq heures de sortie extravéhiculaire. Trois ans plus tard, Aldrin pose le pied sur la Lune le , quelques minutes après Armstrong, tandis que le pilote du module de commande Michael Collins reste en orbite lunaire. À son départ de la NASA en 1971, il devient commandant de l'école des pilotes d'essai de l'United States Air Force. Il prend sa retraite de l'armée de l'air en 1972, après de service, et entame une difficile reconversion à la vie civile. Ses principales autobiographies, Return to Earth (1973) et Magnificent Desolation (2009), relatent ses problèmes de dépression et d'alcoolisme au cours des années qui suivent son départ de la NASA. Il continue à plaider en faveur de l'exploration spatiale, en particulier d'une mission habitée sur Mars, et met au point une trajectoire particulière pour un vaisseau spatial qui rend le voyage vers cette planète plus rapide et économe en énergie. Il reçoit de nombreux hommages, dont la médaille présidentielle de la Liberté en 1969, et fait partie de plusieurs temples de la renommée. == Biographie == === Enfance et formation === Edwin Eugene Aldrin Jr. naît le au de Glen Ridge dans le New Jersey. Ses parents, Edwin Eugene Aldrin Sr. et Marion Aldrin (née Moon), vivent dans la ville voisine de Montclair. Ils sont d'origine écossaise et suédoise. Son père est aviateur de l'armée pendant la Première Guerre mondiale et commandant adjoint de l'école de pilotes d'essai de l'armée à McCook Field dans l'Ohio de 1919 à 1922. Quittant l'armée en 1928, il devient cadre à la Standard Oil. Sa mère est la fille d'un aumônier militaire, provient de la déformation du mot ' (« frère » en anglais) par sa sœur Fay qui le prononce ', et qui a ensuite été abrégé en « Buzz ». Il est donc connu de tous par ce surnom. Pratiquant le scoutisme, Aldrin atteint le rang « » (« pied-tendre »). Lorsqu'en 1942 les États-Unis décident de s'engager dans la Seconde Guerre mondiale, son père, rappelé, est affecté loin de sa famille et ne fait plus que de courts séjours au domicile. Sa mère, dont le nom de jeune fille signifie « Lune » en anglais, devient dépressive et a des problèmes d'alcoolisme. Malgré cela, Aldrin réussit bien à l'école, en maintenant « A » de moyenne. Il joue au football américain dans l'équipe de la Montclair High School. En 1946, il est le centre titulaire de cette équipe, invaincue et championne de l'État de cette année. Son père voulant qu'il aille à l'Académie navale d'Annapolis dans le Maryland, l'inscrit à la Severn School, une école préparatoire située à proximité d'Annapolis. Il obtient même un rendez-vous avec Albert W. Hawkes, l'un des sénateurs du New Jersey. Aldrin fréquente la Severn School en 1946, mais il a d'autres souhaits pour sa future carrière car il a le mal de mer et considère peu les navires face aux avions. Il demande à son père de solliciter Hawkes pour modifier sa candidature pour l'Académie militaire de West Point, dans l'État de New York. Aldrin entre à West Point en 1947. === Carrière militaire === Comme il est l'un des premiers de sa promotion, Aldrin a le choix de son affectation. Il choisit l'United States Air Force (USAF), qui est devenue une arme distincte de l'armée américaine depuis 1947, mais ne dispose pas encore de son académie et suit une formation de base en vol sur T-6 Texan à la base aérienne de Bartow (futur aéroport municipal de Bartow) en Floride. Parmi ses camarades de classe figure Sam Johnson, qui devient plus tard un prisonnier de guerre notable au Viêt Nam et avec lequel il se lie d'amitié. Lors de sa formation, Aldrin évite de peu un accident mortel lorsqu'il subit un voile gris dans une tentative de double immelmann sur T-28 Trojan. Ces dernières sont publiées dans le magazine Life car il s'agit de la première éjection filmée en combat. Les combats en Corée prenant fin, Aldrin quitte le pays en . Il est affecté en tant qu'instructeur de tir aérien à la base aérienne de Nellis. En , il devient aide de camp du brigadier général Don Z. Zimmerman, doyen de la faculté de l'école de l'armée de l'air inaugurée en 1955. David Scott et Edgar Mitchell, deux autres officiers de l'armée de l'air devenus ultérieurement astronautes, suivent ce cours à peu près à la même époque, tandis qu'un autre, Charles Duke, prépare sa maîtrise en 1964 au MIT sous la direction de Laurence R. Young. Aldrin apprécie le travail scolaire et décide rapidement de poursuivre un doctorat. En , il obtient un doctorat en sciences en astronautique. Sa thèse de doctorat s'intitule (« Techniques de rendez-vous orbital à vue entre vaisseaux avec équipage ») et elle mentionne notamment le message : « Dans l'espoir que ce travail puisse contribuer d'une certaine manière à l'exploration de l'espace, il est dédié aux membres d'équipage des programmes spatiaux habités actuels et futurs de ce pays. Si seulement je pouvais les rejoindre dans leurs efforts passionnants. La mission ne comporte pas de nouveautés : des rendez-vous spatiaux ont déjà été réalisés avec succès par Gemini 9, et l'exercice de véhicule amarré, par Gemini 11. Même la stabilisation par gradient de gravité avait été tentée par Gemini 11, bien que sans succès. Gemini 12 est lancée à partir du complexe de lancement 19 de cap Canaveral le . Le véhicule cible Agena l'avait été environ une heure et demie auparavant, Armstrong décline la proposition, déclarant qu'il n'a aucun problème à travailler avec Aldrin et estimant que Lovell mérite son propre commandement. Les premières versions de la planification d'une sortie extravéhiculaire sur la Lune mentionnent que le pilote du module lunaire est le premier à poser son pied sur la surface lunaire. Quand Aldrin apprend que cela pourrait être modifié, il fait pression au sein de la NASA pour que la procédure initiale soit suivie. Plusieurs facteurs contribuent à la décision finale, notamment le positionnement physique des astronautes dans le module lunaire très compact ou l'habitude et l'expérience de l'utilisation de certains tableaux de bord. C'est pour ces raisons qu'Armstrong est le premier à pouvoir quitter le vaisseau spatial. De plus, les points de vue d'Aldrin sont peu soutenus par les astronautes expérimentés qui commandent les missions Apollo ultérieures. Collins commente qu'il pense qu'Aldrin « [avait du ressentiment] de ne pas être le premier sur la Lune plus qu'il appréciait être le deuxième ». Aldrin et Armstrong n'ont pas le temps d'effectuer beaucoup de formation en géologie. En outre le premier alunissage a surtout pour objectif de réaliser entièrement la manœuvre et de permettre le retour sur Terre en toute sécurité et les aspects scientifiques purs sont secondaires. Le duo est néanmoins formé par les géologues de la NASA et de l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS). Ils font une excursion géologique dans l'ouest du Texas. La présence de la presse et d'un hélicoptère rend les activités difficiles pour Aldrin, Armstrong et leurs instructeurs. Le matin du , environ un million de spectateurs assistent au lancement d'Apollo 11 depuis les autoroutes et les plages situées à proximité de la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride. Ce lancement est diffusé en direct à la télévision dans 33 pays, avec environ 25 millions de téléspectateurs rien qu'aux États-Unis. Des millions d'autres personnes écoutent le lancement à la radio. Propulsé par une fusée Saturn V, Apollo 11 décolle du complexe de lancement 39 au centre spatial Kennedy à UTC et entre en orbite terrestre douze minutes plus tard. Après une orbite et demie, le moteur du troisième étage S-IVB pousse l'engin spatial sur sa trajectoire trans-lunaire. Environ trente minutes plus tard, les manœuvres de transposition, d'amarrage et d'extraction sont effectuées : il s'agit de séparer le module de commande et de service Columbia de l'étage S-IVB, de faire demi-tour avec et de s'amarrer avec le module lunaire Eagle. Après l'extraction du module lunaire du S-IVB, le vaisseau combiné se dirige vers la Lune, tandis que l'étage de la fusée vole sur une trajectoire au-delà du satellite naturel de la Terre. Le à UTC, Apollo 11 passe derrière la Lune et démarre son moteur de propulsion de service pour entrer en orbite lunaire. Au cours des trente orbites qui suivent, l'équipage examine le site d'alunissage dans le sud de la mer de la Tranquillité à environ 19 kilomètres au sud-ouest du cratère Sabine D (futur cratère Collins). Le à UTC, Aldrin et Armstrong pénètrent dans le module lunaire Eagle et commencent les derniers préparatifs en vue de la descente lunaire. À UTC, Eagle est séparé du module de commande et de service Columbia. Collins, seul à bord de Columbia, inspecte Eagle lors du retournement de ce dernier afin de s'assurer que le module n'est pas endommagé et que le train d'atterrissage s'est correctement déployé. Tout au long de la descente vers la Lune, Aldrin renseigne Armstrong sur les données de navigation car il est occupé à piloter le module lunaire. Cinq minutes après le début de la descente et à 1800 mètres d'altitude, l'ordinateur de vol Apollo Guidance Computer (AGC) du module lunaire distrait l'équipage en lançant successivement plusieurs alarmes inattendues indiquant qu'il ne pourrait pas mener à bien toutes ses tâches en temps réel et doit en repousser une partie, ce qui complique l'approche finale. Eagle atterrit à UTC le alors qu'il ne lui reste plus qu'environ 25 secondes d'autonomie en carburant. Dans le module lunaire, en tant que diacre presbytérien, Aldrin est le premier à organiser une cérémonie religieuse sur la Lune. Il envoie un message radio à la Terre : « Je voudrais saisir cette occasion pour demander à toutes les personnes qui écoutent, peu importe le lieu et l'endroit où elles se trouvent, de faire une pause un instant pour contempler les événements des dernières heures et remercier tout le monde. À sa manière ». À l'aide d'une trousse que lui a donnée son pasteur, il communie et prend le pain et le vin. Enfin, il lit les paroles de Jésus-Christ extraites du Nouveau Testament (Jean, 15:5) : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire ». Cependant, cette cérémonie est gardée secrète et n'est pas diffusée par la NASA par crainte de recours judiciaires ; un procès étant en cours sur la lecture de la Génèse lors de la mission . En 1970, il déclare : Il [est] intéressant de penser que le tout premier liquide jamais versé sur la Lune et le premier aliment mangé [sont] des ceux de la communion. Dans son livre de 2009, Aldrin ajoute : Peut-être, si je devais recommencer, je ne choisirais pas de célébrer la communion, bien que ce fût pour moi une expérience profondément significative, mais il s'agissait d'un sacrement chrétien et nous étions venus sur la Lune au nom de l'humanité tout entière, [qu'elle soit chrétienne, juive, musulmane, animiste, agnostique ou athée]. Mais à l'époque, je ne pouvais penser à un meilleur moyen de reconnaître l'énormité de l'expérience d'Apollo 11 qu'en rendant grâce à Dieu. Aldrin cite également quelque chose de plus universel en diffusant publiquement sa lecture du psaume 8:3–4 de l'Ancien Testament : Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la Lune et les étoiles que tu as créées : qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ?. Des photographies de ces documents révèlent le développement complexe de l'expression de la foi d'Aldrin. Les préparatifs de la sortie extravéhiculaire commencent à UTC. Une fois qu'Armstrong et Aldrin sont prêts à sortir, Eagle est dépressurisé et la trappe est ouverte à le . Aldrin pose le pied sur la Lune à , dix-neuf minutes après le premier pas d'Armstrong. Armstrong et Aldrin deviennent respectivement la première et la deuxième personne à marcher sur la Lune. Les premiers mots d'Aldrin après son arrivée sur la Lune sont Magnifique vue, ce à quoi Armstrong réplique : N'est-ce pas quelque chose [de fort] ? Une vue magnifique ici. Aldrin répond à son tour : Magnifique désolation. Les deux astronautes peinent à assembler le Lunar Flag Assembly, support télescopique qui permet de déployer puis de planter le drapeau des États-Unis sur le sol lunaire, mais y parviennent finalement. Aldrin salue le drapeau et Armstrong prend une photo emblématique de la scène. Aldrin se positionne devant la caméra et commence à expérimenter différentes méthodes de locomotion pour se déplacer sur la surface lunaire afin de transmettre son expérience aux futurs marcheurs lunaires. Au cours de leurs expériences, le président des États-Unis Richard Nixon appelle les deux hommes pour les féliciter pour la réussite de l'alunissage. Nixon conclut en disant : Merci beaucoup, et nous avons tous hâte de vous voir jeudi sur [l'USS] Hornet. Aldrin répond alors : J'attends cela avec impatience, monsieur. Puis Aldrin inspecte le module lunaire en vue du vol retour et le photographie pour fournir aux équipes au sol des informations pour les misions suivantes. Aldrin et Armstrong installent ensuite un sismomètre pour analyser la structure interne de la Lune et un réflecteur laser qui permettra de mesurer la distance Terre-Lune avec une meilleure précision. Alors qu'Armstrong inspecte un cratère, Aldrin commence à prélever un échantillon du sol lunaire mais la tâche est difficile, le régolithe devenant particulièrement dur à quelques centimètres de profondeur. La plupart des photographies emblématiques d'astronautes d'Apollo 11 sur la Lune montrent Aldrin. Armstrong n'apparaissait que dans seulement deux photographies en couleur. Aldrin explique : Au fur et à mesure que la séquence des opérations lunaires évoluait, Neil avait la plupart du temps un appareil photographique, et la majorité des photos prises sur la Lune, y compris [celles avec] un astronaute [me mettent en scène]. L'examen des photographies révèle qu'il n'existe, en effet, que peu d'images de Neil Arsmtrong : C'est peut-être ma faute, mais nous ne l'avions jamais simulé pendant notre formation. Les deux astronautes ne s'éloignent guère du module lunaire. Aldrin réintègre lEagle en premier, mais, avant de gravir l'échelle, il raconte amusé qu'il a dû soulager un besoin naturel dans [sa] poche à urine. À chacun sa première sur la Lune s'explique-t-il. Avec difficulté, Armstrong et Aldrin récupèrent le film photographique Hasselblad et hissent les boîtes d'échantillons contenant de sol lunaire vers la trappe du module lunaire à l'aide d'un dispositif à poulie à câble plat. Armstrong rappelle à Aldrin qu'un sac contenant des objets commémoratifs se trouve dans la poche de sa manche et Aldrin jette le sac au sol. Il contient un bout de tissu avec l'emblème de la mission Apollo 1 (où trois astronautes ont trouvé la mort dans un incendie), des médaillons commémorant Youri Gagarine (le premier homme dans l'espace), une photo de Vladimir Komarov (le premier homme à mourir lors d'un vol spatial) et un disque de silicium gravé de messages de bonne volonté émanant de 73 nations. Aldrin, qui conserve sur lui l'autobiographie du pionnier de l'astronautique Robert Goddard, hésite à la laisser également sur place, avant de se raviser. Après être entrés dans le module lunaire, les deux hommes amorcent la procédure permettant la phase d'ascension pour le retour en orbite lunaire en jetant les équipements qui ne leur sont plus utiles. La porte est refermée à , ils repressurisent le module lunaire et s'endorment après de sortie extravéhiculaire. À UTC, l'étage d'ascension de lEagle décolle pour rejoindre Collins à bord du module de commande et de service Columbia resté en orbite lunaire. Après le rendez-vous spatial des deux vaisseaux et le transfert des deux astronautes dEagle à Columbia, le premier est largué dans l'espace et la manœuvre de retour sur Terre commence. La capsule amerrit dans l'océan Pacifique le à 2660 kilomètres à l'est de l'atoll de Wake à UTC . La durée totale de la mission est de 195 heures, 18 minutes et 35 secondes. Pour parer à la transmission d'agents pathogènes lunaires sur la Terre, les hommes-grenouilles dépêchés par les hélicoptères de récupération fournissent des vêtements d'isolation biologique aux astronautes et les aident à monter dans le bateau pneumatique. Les trois hommes sont hélitreuillés à bord de l’Helicopter 66 à destination du porte-avions . Un dîner officiel est organisé ce soir-là à Los Angeles pour célébrer l'exploit. Le président des États-Unis Richard Nixon remet à chacun d'entre eux le prix civil américain le plus prestigieux, la médaille présidentielle de la Liberté. Le , les astronautes prennent la parole devant une session conjointe du Congrès des États-Unis où ils remercient les représentants pour leur soutien antérieur et les engagent à continuer à financer l'effort spatial. Les astronautes entreprennent une tournée mondiale de 38 jours le , qui les conduit dans 22 pays et comprend des rencontres avec de nombreux chefs d'État. L'équipage rentre aux États-Unis le . Après Apollo 11, Aldrin, moins réservé qu'Armstrong, fait de nombreuses conférences et apparitions publiques. En , il rejoint les cosmonautes soviétiques Andrian Nikolaïev et Vitali Sevastianov lors de leur tournée des centres spatiaux de la NASA. Il participe également à la conception de la navette spatiale américaine. À la fin du programme Apollo, Aldrin, alors colonel, a peu de perspectives à la NASA et décide de retourner dans l'armée de l'air le . Au cours de sa carrière à la NASA, il a passé 289 heures et 53 minutes dans l'espace, dont 7 heures et 52 minutes en sortie extravéhiculaire, un record pour l'époque. À l'époque, la stigmatisation liée aux maladies mentales est importante et il est conscient que cela peut non seulement mettre fin à sa carrière, mais également entraîner son ostracisme social. En , le général George S. Brown rend visite à la base d'Edwards et informe Aldrin que la formation des astronautes est abandonnée. Avec la fin du programme Apollo et la réduction des budgets de la force aérienne, l'intérêt de celle-ci pour l'espace diminue. Aldrin choisit de prendre sa retraite de colonel le après 21 ans de service. Son père et le général James H. Doolittle, un ami proche de son père, assistent à la cérémonie de départ à la retraite. ==== Retraite de l'armée ==== ===== Écriture, dépression et alcoolisme ===== Le père d'Aldrin meurt le des complications d'une crise cardiaque. Les deux principales autobiographies d'Aldrin, (1973) et (2009), relatent ses problèmes de dépression et d'alcoolisme au cours des années qui ont suivi son départ de la NASA. Encouragé par un thérapeute à occuper un emploi régulier, Aldrin travaille dans la vente de voitures d'occasion, pour laquelle il estime n'avoir aucun talent. Les périodes d'hospitalisation et de sobriété alternent avec des épisodes de forte consommation d'alcool. Finalement, il est arrêté pour « », puis en , il cesse définitivement de boire. Aldrin tente d'aider d'autres personnes ayant des problèmes d'alcool, notamment l'acteur William Holden. La petite amie de Holden, Stefanie Powers, avait interprété Marianne, une femme avec laquelle Aldrin avait une liaison, dans la version télévisée de Return to Earth (1976). Aldrin est attristé par la mort de Holden en 1981, mort liée à l'alcool. Aldrin publie principalement cinq ouvrages, rédigés en collaboration et tous centrés sur l'aventure spatiale. Trois sont écrits sous l'angle autobiographique : (1973), (1989) et (2009) et deux sont des romans de science-fiction, écrits avec John Barnes : (1996) et (2000). ===== Plaidoyer pour l'exploration spatiale et Mars ===== Après avoir quitté la NASA, Aldrin continue à plaider en faveur de la poursuite et du développement de l'exploration spatiale. En 1985, il rejoint la John D. Odegard School of Aerospace Sciences de l'université du Dakota du Nord (UND) à l'invitation de John D. Odegard, le doyen de l'école. Aldrin contribue à l'élaboration du programme d'études spatiales de l'UND et invite David C. Webb de la NASA à présider la première chaire universitaire de l'école. Pour promouvoir davantage l'exploration spatiale et commémorer le anniversaire du premier alunissage, Aldrin s'associe à Snoop Dogg, Quincy Jones, Talib Kweli et Soulja Boy pour créer le single de rap et le clip vidéo , afin de générer des fonds à ShareSpace, une fondation à but non lucratif créée par Aldrin. En 1985, Aldrin propose une trajectoire particulière pour un vaisseau spatial qui rend le voyage spatial plus rapide en termes de temps et d'économie en énergie et elle est maintenant connue sous le nom de « ». Cette théorie, qui peut être répétée en cycles, est notamment pertinente pour Mars qui est la prochaine « frontière ». Il poursuit ses recherches sur ce concept avec des ingénieurs de l'université Purdue. En 1996, Aldrin fonde Starcraft Boosters, Inc. (SBI) pour concevoir des lanceurs réutilisables. Membre de la National Space Society, il est aussi très actif sur les réseaux sociaux. En , Aldrin publie dans le New York Times un article d'opinion critiquant les objectifs de la NASA. Dans ce document, il s'inquiète du développement par la NASA de l'Orion, un engin spatial limité au transport de quatre astronautes à la fois, avec peu ou pas de capacité de transport de cargaison, et juge négativement le choix de renvoyer des astronautes sur la Lune car pour lui, c'est plus facile d'atteindre la gloire passée plutôt que de lutter pour de nouveaux triomphes. Dans un article d'opinion publié dans le New York Times en , Aldrin soutient une mission habitée vers Mars et considère la Lune non pas comme une destination, mais comme un point de départ, un chemin qui positionne l'humanité sur la trajectoire de Mars. En , en association avec l'Institut technologique de Floride, il présente un plan directeur à la NASA pour étude, dans lequel des astronautes chargés d'une mission de dix ans établissent une colonie sur Mars dans les années 2040. ===== Accrochage avec Bart Sibrel ===== Le , Aldrin est pris à partie dans un hôtel de Beverly Hills par Bart Sibrel, un fervent partisan des théories conspirationnistes sur le programme Apollo. Ce dernier lui demande devant une équipe de tournage de jurer sur une Bible que les alunissages sur la Lune sont vrais. Aldrin lui demande de le laisser tranquille, mais Sibrel est particulièrement insistant et traite alors Aldrin de lâche et de menteur. Malgré ses 72 ans et la grande taille de Sibrel, Aldrin lui assène un direct à la mâchoire. Aucune plainte n'est retenue par la police de Beverly Hills après que l'enregistrement révèle qu'Aldrin a été injurié. ===== Discussions sur un supposé ovni ===== En 2005, alors qu'il est interviewé pour le documentaire de la chaîne scientifique Science Channel, Aldrin déclare qu'il a vu un objet volant non identifié (ovni) mais qu'il s'agissait probablement de l'un des quatre grands panneaux adaptateurs situés entre le module de commande et le troisième étage de la fusée Saturn V, panneaux chargés de protéger le module lunaire Apollo et détachés du vaisseau spatial lors de l'injection trans-lunaire. Ces panneaux, largués avant la manœuvre de séparation, se trouvent sur la même trajectoire que le véhicule spatial jusqu'à la première correction à mi-parcours. Ce fait avait été également rapporté dans les mêmes termes par Neil Armstrong lors d'une interview pour la télévision française en 1979. Or, les documentaristes de Science Channel omettent les explications détaillées d'Aldrin et ne diffusent que la brève introduction relative à un ovni. Aldrin demande à Science Channel d'apporter une correction, mais sa demande est refusée. Ultérieurement, dans The Howard Stern Show le , Aldrin dit que ses propos sur l'observation supposée d'un ovni ont été sortis de leur contexte et confirme qu'aucune observation jugée extraterrestre n'avait été observée et qu'il était sûr à 99,9 % que l'objet concerné était un panneau détaché. ===== Visite en Antarctique ===== En , par l'intermédiaire d'une entreprise de tourisme privée, il fait partie d'un groupe de touristes qui visitent la base antarctique Amundsen-Scott. Âgé alors de 86 ans, il obtient ainsi le record de la personne la plus âgée à avoir atteint le pôle Sud. Mais en raison de sa santé fragile et des rudes conditions locales, il doit être évacué vers la base antarctique McMurdo sur l'île de Ross, puis vers Christchurch en Nouvelle-Zélande . Il s'était rendu au pôle Nord en 1998. === Vie privée et apparitions publiques === Aldrin s'est marié quatre fois. Son premier mariage a lieu le avec Joan Ann Archer, une ancienne élève de l'université Rutgers et de l'université Columbia. Ils ont trois enfants, James, Janice et Andrew. Ils demandent le divorce en 1974. Son deuxième mariage est celui avec Beverly Van Zile, qu'il épouse le et divorce en 1978. Il épouse ensuite Lois Driggs Cannon le . Leur divorce est officialisé en . La presse s'est déjà fait écho, en 2018, d'une procédure judiciaire entre Aldrin et deux de ses enfants et son ancienne représentante, réglée après quelques mois. Le 20 janvier 2023, jour de son anniversaire, Aldrin annonce avoir épousé « son amour de longue date », Anca Faur, 30 ans plus jeune que lui. Il a résidé principalement dans la région de Los Angeles, comme Beverly Hills, Laguna Beach, Emerald Bay ou encore Westwood. En 2018, il vit à Satellite Beach en Floride. En 1988, il a légalement changé son nom en Buzz Aldrin. Aldrin est un partisan actif du Parti républicain. Il organise des collectes de fonds pour ses membres du Congrès et soutient ses candidats. Il a par exemple participé à un rassemblement pour George W. Bush en 2004 et a fait campagne pour Nick Lampson au Texas en 2006, Paul Rancatore en Floride en 2008, Mark Treadwell en Alaska en 2014 et Dan Crenshaw au Texas en 2018. Il est apparu au discours sur l'état de l'Union en 2019 en tant qu'invité du président Donald Trump. Avec l'équipage d'Apollo 11, il est régulièrement invité officiellement pour des commémorations. President Ronald Reagan during a ceremony for the 15th Anniversary of The Lunar Landing.jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11 lors d'un discours présidentiel.| anniversaire avec Ronald Reagan (). President George Bush and Apollo 11 Astronauts - GPN-2000-001665.jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11 lors d'un discours présidentiel.| anniversaire avec George H. W. Bush (). Apollo 11 30th anniversary press conference (KSC-99pp0849).jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11 lors d'un discours au centre spatial Kennedy.| anniversaire au Centre spatial Kennedy (). President George W. Bush Welcomes Apollo 11 Astronauts.jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11 échangeant avec le président américain.| anniversaire avec George W. Bush (). President Obama Meets with Crew of Apollo 11 (200907200016HQ) (explored) DVIDS723610.jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11 échangeant avec le président américain.| anniversaire avec Barack Obama (). President Obama Meets with Crew of Apollo 11.jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11, sans Armstrong, échangeant avec le président américain.| anniversaire avec Barack Obama (). -Apollo50th (48356637732).jpg|alt=Photographie en couleur de l'équipage d'Apollo 11, sans Armstrong, avec le président américain.| anniversaire avec Donald Trump (). == Distinctions, hommages et postérité == === Distinctions et hommages === Aldrin reçoit l'Air Force Distinguished Service Medal en 1969 pour son rôle de pilote du module lunaire sur Apollo 11. En 1972, des feuilles de chêne y sont ajoutées au lieu d'une seconde médaille pour son rôle dans la guerre de Corée et dans le programme spatial des États-Unis. Il est récipiendaire de la médaille du service distingué de la NASA en 1970 pour la mission Apollo 11. Aldrin est l'un des dix astronautes Gemini intronisés à l' du musée de l'histoire spatiale du Nouveau-Mexique en 1982. Il est également intronisé au United States Astronaut Hall of Fame du Centre spatial Kennedy en 1993, au National Aviation Hall of Fame en 2000 et au New Jersey Hall of Fame en 2008. En 1999, alors qu'il célèbre le de l'alunissage, le vice-président des États-Unis Al Gore, également vice-chancelier du conseil de supervision de la Smithsonian Institution, remet à l'équipage d'Apollo 11 la médaille d'or Langley pour l'aviation de la Smithsonian Institution. Après la cérémonie, l'équipage se rend à la Maison-Blanche et présente au président Bill Clinton un rocher lunaire dans un présentoir. L'équipage d'Apollo 11 reçoit la médaille d'or du Congrès (New Frontier) dans la rotonde du Capitole des États-Unis en 2011. Lors de la cérémonie, l'administrateur de la NASA, Charles F. Bolden, déclare : Ceux d'entre nous qui ont eu le privilège de voler dans l'espace ont suivi la piste qu'ils ont tracée. L'équipage d'Apollo 11 est distingué du trophée Collier en 1969. Le président de la National Aeronautic Association (NAA) remet un trophée en double à Collins et Aldrin lors d'une cérémonie. L'équipage reçoit le trophée de l'espace du général Thomas D. White en 1969. Le désigne l'équipage vainqueur du trophée commémoratif du Robert H. Goddard pour les réalisations spatiales de 1970, décerné chaque année pour la plus grande réussite dans le domaine des vols spatiaux. Les astronautes d'Apollo 11 reçoivent le trophée Harmon pour les aviateurs en 1970, conférés par le vice-président des États-Unis Spiro Agnew en 1971. Agnew leur présente également la médaille Hubbard de la National Geographic Society (NGS) en 1970 en disant : Vous avez gagné une place aux côtés de Christophe Colomb dans l'histoire américaine. En 1970, l'équipage d'Apollo 11 est co-lauréat du prix Iven C. Kincheloe de la Society of Experimental Test Pilots (SETP) avec Darryl Greenamyer, qui a battu le record du monde de vitesse des avions à moteurs à pistons. Pour leurs contributions à l'industrie télévisuelle, ils sont aussi honorés par une plaque ronde sur le Hollywood Walk of Fame. En 2001, le président des États-Unis George W. Bush nomme Aldrin à la , aux côtés notamment de l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson et du directeur de Lockheed Martin Robert J. Stevens. Aldrin reçoit le prix humanitaire 2003 de , qui, selon l'organisation, est attribué à une personne qui a démontré une compréhension, une empathie et un dévouement inhabituels pour l'humanité. En 2006, la Space Foundation lui attribue sa plus haute distinction, le . Aldrin reçoit des diplômes honorifiques de six collèges et universités. Il est membre du conseil des gouverneurs de la National Space Society (NSS) et en assure la présidence. En 2016, la Montclair High School, où il a étudié, est renommée Buzz Aldrin Middle School. Le cratère Aldrin sur la Lune près du site de l'alunissage d'Apollo 11 et l'astéroïde (6470) Aldrin sont nommés en son honneur. Buzz Aldrin's spacesuit for Apollo 11 2007-06-27.jpg|alt=Portrait en couleur d'une combinaison spatiale exposée dans un musée.|Combinaison spatiale A7L d'Aldrin exposée au National Air and Space Museum (NASM). Apollo 11 Buzz Aldrin.JPG|alt=Portrait en couleur d'une paire de gants spatiaux exposée dans un musée.|Les gants d'entrainement aux sorties extravéhiculaires d'Aldrin pour la mission Apollo 11, exposés au centre spatial Kennedy. 345 30 ani aselenizare 072099.jpg|alt=Timbre moldave avec le portrait dessiné d'Aldrin.|Timbre moldave commémorant le du débarquement d'Apollo 11. HollywoodWalkOfFameMoonAtHollywoodAndVine.jpg|alt=Plaque commémorative sur un trottoir.|Plaque ronde sur le Hollywood Walk of Fame. Apollo 11 Saturn V Rocket Projected On The Washington Monument (NHQ201907190157).jpg|alt=Diffusion de la photographie couleur inconique de l'empreinte de pas d'Aldrin sur un monument lors d'une commémoration.|Empreinte de pas d'Aldrin projetée sur le Washington Monument dans le cadre du cinquantenaire d'Apollo 11. === Postérité === Buzz Aldrin est apparu et a joué dans de nombreux documentaires, séries, téléfilms et films en raison de sa notoriété de deuxième marcheur lunaire. L'une de ses premières apparitions est dans L'Enfant bulle (1976) et, l'une des plus notables, dans Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (2011). En 1994, il prête sa voix dans l'épisode Homer dans l'espace de la série d'animation Les Simpson, en 1997 dans Space Ghost Coast to Coast (épisodes Brilliant Number One et Brilliant Number Two), en 1999 dans La Cour de récré (épisode Space Cadet), en 2011 dans Futurama (épisode Cold Warriors) et dans Miles dans l'espace (dans un épisode, 2017). Il apparaît dans les séries Da Ali G Show (2003), Numbers (épisode Toujours plus haut, 2006), 30 Rock (épisode The Moms, 2010), The Big Bang Theory (épisode The Holographic Excitation, 2012) ou encore (épisode 3, 2015). Il est présent dans les documentaires Moonwalk One (1972) et In the Shadow of the Moon (2007), le manga Space Brothers (2012) ou encore prête sa voix dans le film Fly Me to the Moon (2008) et le jeu-vidéo Mass Effect 3 (2012). Aldrin est aussi consultant sur le jeu vidéo Buzz Aldrin's Race Into Space (1993). En 2010, il participe à la saison de l'émission Dancing with the Stars, en 2016 comme invité à The Late Show with Stephen Colbert et en 2017 de nouveau comme invité à Hell's Kitchen. Aldrin est interprété par Cliff Robertson dans Return to Earth (1976) , Larry Williams dans Apollo 13 (1995), Xander Berkeley dans Apollo 11 (1996) , Bryan Cranston dans la mini-série De la Terre à la Lune (1998) et Magnificent Desolation: Walking on the Moon 3D (2005), James Marsters dans Mission Apollo 11, les premiers pas sur la Lune (2009), Cory Tucker dans Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (2011). Il est interprété par Felix Scott dans l'épisode 7 de la saison 3 de The Crown et par Chris Agos dans la première saison de la série télévisée For All Mankind. Enfin, Buzz l'Éclair est le nom utilisé pour l'un des protagonistes des longs-métrages d'animation en images de synthèse des studios Pixar Toy Story, puis dans ses suites Toy Story 2, Toy Story 3 et Toy Story 4 qui forment la série de films Toy Story et ses dérivés (le film Buzz l'Éclair, le film : Le Début des aventures et la série animée télévisée Les Aventures de Buzz l'Éclair). Ce nom est directement inspiré de Buzz Aldrin. Dans la bande dessinée De cape et de crocs, scénarisée par Alain Ayroles et dessinée par Jean-Luc Masbou, les trois Cadets de la Lune se nomment Colin, Aldrin et Fort-à-Bras, faisant référence aux trois astronautes d'Apollo 11. Aldrin y est dit « de Redondie », venant d'une région de la Lune où les habitants s'expriment systématiquement en termes redondants. Il est également un des personnages récurrent de la bande dessinée de vulgarisation scientifique de l'illustratrice Marion Montaigne, Dans la combi de Thomas Pesquet qui relate la sélection, formation et l'entrainement intensif des astronautes européens à partir de 2009. Il y est décrit avec humour comme un ancien astronaute excentrique prodiguant des conseils aux aspirants que sont Thomas Pesquet et Luca Parmitano. == Ouvrages == . . . . . . . . . . . .
[ "Robert J. Stevens", "trajectoire", "Edwards Air Force Base", "The Big Bang Theory", "Neil Armstrong", "Texas", "mal de mer", "Orion (véhicule spatial)", "Académie militaire de West Point", "North American F-86 Sabre", "Construction aéronautique", "Deke Slayton", "rendez-vous spatial", "Maxwell Air Force Base", "Parti républicain (États-Unis)", "Toy Story 2", "Lockheed NF-104A", "Da Ali G Show", "Society of Experimental Test Pilots", "Mécanique spatiale", "Dans la combi de Thomas Pesquet", "Gemini 11", "Laguna Beach (Californie)", "National Air and Space Museum", "Robert Goddard (physicien)", "Les Aventures de Buzz l'Éclair", "Lune", "astronaute", "Corey Stoll", "Quincy Jones", "Mass Effect 3", "complexe de lancement 39", "Dan Crenshaw", "Vitali Sevastianov", "New Jersey Hall of Fame", "géologie", "Bible", "université du Dakota du Nord", "Richard Battin", "Lanceur (astronautique)", "pôle Nord", "doctorat en sciences", "De la Terre à la Lune (mini-série)", "Agena (fusée)", "George S. 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Biophysique
La biophysique est une discipline à l'interface de la physique et la biologie où les concepts physiques et les outils d'observation et de modélisation de la physique sont appliqués aux phénomènes biologiques. Plusieurs domaines de la biologie dans son sens le plus large ont bénéficié des avancées réalisées par la biophysique. L'écologie, l'évolution des espèces, le développement, la médecine, la biologie cellulaire ou encore la biologie moléculaire sont quelques exemples de l'application de la compréhension biophysique. Une approche héritée de la physique y est utilisée pour (imagerie, rayonnement, détection, optique), la biophysique moléculaire (structure des protéines, interactions protéine-protéines, structure en 3D de l'ADN), la biophysique cellulaire (mécanique de la cellule et de ses composants, modélisation de réseaux de signalisation génétiques), la biophysique des tissus (processus de croissances des organes, biomécanique, phénomènes de migration collective) et la biophysique environnementale et des populations (composants de l'environnement, de la biosphère, théorie de l'évolution). == Bref historique == Les physiologistes, qui furent les premiers biophysiciens, démontrèrent plus tard que les lois de la physique sont nécessaires et suffisantes pour expliquer le vivant. Vers le milieu du XIXe siècle, une école multidisciplinaire se structure à Berlin, autour de figures comme Johannes Müller et Hermann von Helmholtz, et explore en particulier le rôle de courants électriques dans les processus nerveux, ou l'optique physiologique. Au début du XXe siècle, Darcy Thompson publie son magnum opus, Forme et croissance, où il montre comment des processus complexes du développement de la forme d'embryon peuvent être expliqués par des principes physiques et mathématiques simples, s'inspirant par exemple de la physique des mousses. Au cours du XXe siècle, la théorie du vitalisme tombe en désuétude, et la biophysique prend pour but général la caractérisation du vivant au moyen de techniques physiques et chimiques. Après la seconde guerre mondiale, plusieurs chercheurs, notamment à l'Université de Cambridge révolutionnent la biophysique, en utilisant par exemple la cristallographie aux rayons X pour découvrir la structure de l'ADN (James Watson, Francis Crick, Maurice Wilkins et Rosalind Franklin, les trois premiers obtenant le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1962 pour cette découverte), l'électrophysiologie pour découvrir la propagation du potentiel d'action dans les nerfs (Alan Lloyd Hodgkin et Andrew Huxley, obtenant le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1963), ou le rôle de processus chimiques dans la formation de motifs dans l'embryon (Alan Turing en 1952). == Aspect théorique == La biophysique entend expliquer les phénomènes biologiques par les mêmes lois qui s'appliquent au reste du monde. Elle est en cela l'héritière directe de la physiologie du début du XXe siècle. Comme pour beaucoup d'autres systèmes complexes (plasmas, supraconducteurs...), les biophysiciens cherchent à développer des théories adaptées aux phénomènes typiques du monde vivant. Dans bien des cas, de telles théories mettent en évidence certains points communs entre observations a priori très différentes, et ouvrent de nouvelles perspectives. Il se trouve que les organismes vivants font partie des systèmes physiques les plus complexes et les plus variés qui soient accessibles à notre observation. Pourtant, il existe une unité remarquable au niveau cellulaire, déjà mise en évidence par les premières observations de cellules au microscope (Schleiden 1838, Schwann 1840, Virchow 1855). Un des principaux exemples d'universalité dans la description physique et mathématique de processus biologique est la théorie de réaction-diffusion développée par Turing en 1952 pour expliquer la formation ex nihilo de motifs tels que les rayures ou pois dans le pelage des animaux lors de leur développement. Cette théorie, qui fait toujours l'objet d'intenses recherches en biologie du développement, s'applique aussi pour décrire des processus chimiques, écologiques ou géologiques. La découverte progressive de l'unité des processus physiques intervenant dans toutes les cellules vivantes a été un moteur important pour le développement de la biophysique. Les physiciens cherchent en effet à expliquer l'essentiel des observations en proposant des théories synthétiques. Les succès les plus importants sont obtenus lorsque plusieurs observations dans des contextes différents, chez des organismes différents, sont rattachées à une même explication physique. Articles spécialisés : biophysique des membranes () : biophysique des canaux ioniques, transport membranaire, canal ionique ; polymères biologiques ; biomécanique ; biomécanique des muscles ; moteur moléculaire ; vésicules ; biomimétisme ; réaction-diffusion. Domaines de la physique théorique particulièrement importants en biophysique : physique statistique hors d'équilibre ; dynamique des fluides ; rhéologie ; physique des polymères : structure de la matière : physique de la matière molle ; spectroscopie et rayonnement ; électrostatique, magnétisme. == Aspect expérimental == Techniques d'observation développées essentiellement grâce aux progrès en physique : la résonance magnétique nucléaire (RMN), qui permet de résoudre la structure tridimensionnelle de petites molécules ; l'imagerie par résonance magnétique (IRM) ; la diffraction de rayons X utilisée en cristallographie, qui permet de résoudre la structure de molécules de toute taille, à la condition qu'elles forment des cristaux réguliers ; la résonance paramagnétique électronique (RPE) ; la résonance plasmon de surface (SPR) ; la spectrométrie de masse, qui permet d'identifier des protéines ; l'électrophysiologie, qui mesure l'activité électrique des cellules, potentiellement d'une seule cellule à la fois grâce à la technique du Patch-clamp ; la biophotonique et la microscopie de fluorescence ; la microcalorimétrie, qui mesure les changements de chaleur au cours d'une réaction, par exemple la liaison de molécules d'eau à une protéine ; la microtensométrie, qui permet de mesurer les forces d'interaction au sein d'une bicouche lipidique ; la réaction en chaîne par polymérase (polymerase chain reaction ou PCR), dont les applications dans le domaine de la manipulation de l'ADN sont nombreuses. Tout ceci nécessite la manipulation et la purification de ces molécules en utilisant la chromatographie liquide à haute pression (HPLC en anglais), l'électrophorèse, la cristallogenèse, la cytométrie en flux, le génie génétique et des techniques permettant d'obtenir en quantité suffisante des molécules identiques, telles que la réaction en chaîne par polymérase. Les appareillages ne sont pas encore capables de « voir » une molécule mais en « éclairant » un grand nombre de molécules identiques avec un rayonnement contrôlé, des rayons X aux ondes radio (RMN, RPE), il est possible d'en déduire leur structure commune par l'analyse du rayonnement réémis. L'utilisation d'un modèle théorique fondamental à base de physique quantique, et donc l'emploi de l'outil informatique, est indispensable. Le rayonnement réémis est aussi utilisé pour localiser ces molécules dans l'espace ; c'est ce qui est utilisé en imagerie. Cela implique souvent le couplage de la molécule d'intérêt à un fluorophore biophotonique. Les exemples d'utilisation de ces techniques en médecine sont innombrables. On pourra retenir, par exemple, le génome décodé, sida et protéine TAT (sida et ), utilisation de la RPE. Une discipline utilise ces différents outils et techniques afin de les appliquer à la médecine : génomique structurale.
[ "sida et protéine TAT", "Biomathématique", "rayonnement", "réaction-diffusion", "rayon X", "le génome décodé", "Système complexe", "transport membranaire", "biophotonique", "vitalisme", "biophysique des membranes", "Acide désoxyribonucléique", "résonance magnétique nucléaire", "protéine", "Rosalind Franklin", "biomimétisme", "électrophysiologie", "spectroscopie", "Matière", "Biotechnologies", "médecine", "radiothérapie", "Université de Cambridge", "électrostatique", "résonance paramagnétique électronique", "Détermination d'une structure cristalline", "physique statistique hors d'équilibre", "organite", "physique des plasmas", "magnétisme", "biologie", "microcalorimétrie", "D'Arcy Wentworth Thompson (1860-1948)", "Prix Nobel de physiologie ou médecine", "chromatographie liquide", "canal ionique", "physique", "stéréomicroscope", "réaction en chaîne par polymérase", "Hermann von Helmholtz", "sida", "Andrew Huxley", "biophysique des canaux ioniques", "cytométrie en flux", "biologie moléculaire", "cristallographie", "optique physiologique", "Biochimie", "On Growth and Form", "génie génétique", "Imagerie par résonance magnétique", "biomécanique des muscles", "molécule", "Biologie du développement", "Cellule (biologie)", "Alan Lloyd Hodgkin", "génomique structurale", "James Dewey Watson", "Francis Crick", "biosphère", "rhéologie", "tomographie par émission de positons", "électrophorèse", "Maurice Wilkins", "diffraction de rayons X", "Système de réaction-diffusion", "James Watson", "cristallographie aux rayons X", "Vésicule (biologie)", "potentiel d'action", "résonance plasmon de surface", "moteur moléculaire", "Interdisciplinarité", "imagerie par résonance magnétique", "Patch-clamp", "spectrométrie de masse", "Johannes Peter Müller", "Alan Turing", "physiologie", "Supraconductivité", "biomécanique", "cristallogenèse", "pince optique", "physique des polymères", "biologie cellulaire", "Capteur CCD", "Pierre-Yves Turpin", "physique quantique", "Société française de biophysique", "microscope à fluorescence", "matière molle", "dynamique des fluides", "radiographie", "organisme (physiologie)" ]
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Cryptographie
La cryptographie est une des disciplines de la cryptologie s'attachant à protéger des messages (assurant confidentialité, authenticité et intégrité) en s'aidant souvent de secrets ou clés. Elle se distingue de la stéganographie qui fait passer inaperçu un message dans un autre message alors que la cryptographie rend un message supposément inintelligible à autre que qui de droit. Elle est utilisée depuis l'Antiquité, mais certaines de ses méthodes les plus modernes, comme la cryptographie asymétrique, datent de la fin du XXe siècle. == Étymologie et vocabulaire == Le mot cryptographie vient des mots en grec ancien kruptos (κρυπτός) « caché » et graphein (γράφειν) « écrire ». Beaucoup des termes de la cryptographie utilisent la racine « crypt- », ou des dérivés du terme « chiffre » : chiffrement : transformation, à l'aide d'une clé connue, d'un message en clair (dit texte clair) en un message incompréhensible (dit texte chiffré) pour celui qui ne dispose pas de la clé de déchiffrement (en anglais encryption key ou private key pour la cryptographie asymétrique) ; chiffre : un ensemble de règles permettant d'écrire et de lire dans un langage secret ; cryptogramme : message chiffré ; cryptosystème : algorithme de chiffrement ; déchiffrer : retrouver le message clair correspondant à un message chiffré grâce à la clé connue. décrypter : retrouver le message clair correspondant à un message chiffré sans posséder la clé de déchiffrement (terme que ne possèdent pas les anglophones, qui eux « cassent » des codes secrets) ; cryptographie : étymologiquement « écriture secrète », devenue par extension l'étude de cet art (donc aujourd'hui la science visant à créer des cryptogrammes, c'est-à-dire à chiffrer) ; cryptanalyse : science analysant les cryptogrammes en vue de les décrypter ; cryptologie : science regroupant la cryptographie et la cryptanalyse ; cryptolecte : jargon réservé à un groupe restreint de personnes désirant dissimuler leur communication. Plus récemment sont apparus les termes « crypter » (pour chiffrer) et « cryptage » pour chiffrement. Ceux-ci sont acceptés par l'Office québécois de la langue française dans son grand dictionnaire terminologique, qui note que « La tendance actuelle favorise les termes construits avec crypt-. ». Le Grand Robert mentionne également « cryptage », et date son apparition de 1980. Cependant le Dictionnaire de l'Académie française n'intègre ni « crypter » ni « cryptage » dans sa dernière édition (entamée en 1992). Ces termes sont d'ailleurs considérés comme incorrects par exemple par l'ANSSI, qui met en avant le sens particulier du mot « décrypter » (retrouver le message clair à partir du message chiffré sans connaître la clef) en regard du couple chiffrer/déchiffrer. Contexte dans lequel le mot « crypter » (chiffrer un message à l'aide d'une clé inconnue) n'a pas de sens. == Histoire == La cryptographie est utilisée depuis l'antiquité, et l'une des utilisations les plus célèbres pour cette époque est le chiffre de César, nommé en référence à Jules César qui l'utilisait pour ses communications secrètes. Mais la cryptographie est bien antérieure à cela : le plus ancien document chiffré est une recette secrète de poterie datant du , notée sur une tablette d'argile qui a été découverte dans l'actuel Irak. L'historien en cryptographie David Kahn considère l'humaniste Leon Battista Alberti comme le « père de la cryptographie occidentale », grâce à trois avancées significatives : « la plus ancienne théorie occidentale de cryptanalyse, l'invention de la substitution polyalphabétique, et l'invention du code de chiffrement ». Bien qu'éminemment stratégique, la cryptographie est restée pendant très longtemps un art, pour ne devenir une science qu'au XXIe siècle. Avec l'apparition de l'informatique, son utilisation se popularise et se vulgarise, quitte à se banaliser et à être utilisée sans que l’utilisateur n'en ait conscience : https, chiffrage des puces de cartes bancaires, des cartes SIM... Enfin, la Cryptographie post-quantique est une sous-discipline de la cryptographie qui cherche à proposer des algorithmes résistant au calculateur quantique. == Utilisations == Les domaines d'utilisations de la cryptographie sont vastes et vont du domaine militaire, au commercial, en passant par la protection de la vie privée. === Protection de la vie privée et limites === Les techniques de cryptographie sont parfois utilisées pour protéger notre vie privée. Ce droit est en effet plus facilement bafoué dans la sphère numérique. Ainsi les limites de la cryptographie quant à sa capacité à préserver la vie privée soulève des questionnements. Deux exemples qui illustrent bien ce sujet sont à trouver dans le domaine de la santé et celui de la blockchain. La santé est un domaine sensible quant à la protection des données : le secret médical est remis en question avec l’informatisation de la médecine. La cryptographie permet en théorie de protéger les données médicales pour qu’elles ne soient pas accessible à n’importe qui, mais elle n’est pas suffisante. En effet, tant que le droit et la jurisprudence ne sont pas suffisamment précis et étoffés, il existe des failles qui permettent à certains acteurs du Web d’utiliser des données personnelles. Et ce, dès l'accord de l'usager donné. Or, cet accord est exigé pour l'accès au service, faisant ainsi perdre à l'utilisateur la possibilité de contrôle de ses accès à nos données personnelles. De plus, l’inviolabilité des données médicales est remise en question par les développements qui permettent le déchiffrement de ces données. En effet, selon Bourcier et Filippi, l’« anonymat ne semble plus garanti de façon absolue en l’état actuel des techniques de cryptographie ». Avec cette double constatation, ils proposent de protéger nos données médicales avec une réforme juridique qui permettrait de faire rentrer les données personnelles médicales non pas dans le droit à la vie privée qui est un droit personnel, mais dans un droit collectif qui permettrait de protéger plus efficacement des données telles que les données génétiques qui concernent plusieurs individus. La création d’un droit collectif pour la santé permettrait ainsi de compenser les limites de la cryptographie qui n’est pas en mesure d’assurer à elle seule la protection de ce type de données. La blockchain est elle aussi l’une des applications de la cryptographie en lien avec la protection de la vie privée. C’est un système décentralisé qui se base entre autres sur des techniques de cryptographie destinées à assurer la fiabilité des échanges tout en garantissant en principe la vie privée. Qui dit système décentralisé implique qu’il n’y a pas de tierce personne par laquelle passe les informations. Ainsi seuls les individus concernés ont accès aux données vu que les données sont chiffrées, d’où un respect important de la vie privée. En pratique cela dit, ce système présente des limites : « la décentralisation est acquise au prix de la transparence ». En effet un tel système ne protège pas les informations concernant la transaction : destinataire, date, et autres métadonnées qui sont nécessaires pour s’assurer de la légitimité. Ainsi une protection complète de la vie privée en blockchain nécessite que ces métadonnées soient elles aussi protégées, puisque celles-ci sont transparentes et donc visibles par tout le monde. Cette protection supplémentaire est rendue possible par de nouvelles techniques d'anonymisation des signatures telles que la signature aveugle, qui sont réputées garantir la légitimité des transactions sans les rendre publiques. Mais ce processus n’est pas encore applicable partout et n’est qu’à l’état embryonnaire pour certaines techniques. {{Quand|Malgré tout avec le temps de plus en plus de systèmes permettront de résoudre cette limitation. == Politique == === Démocratie === Bien que la cryptographie puisse paraître être une opportunité pour la démocratie au premier abord, la réalité n’est pas forcément si unilatérale. Il est clair que l’utilisation de cette technologie permet de protéger la liberté d’expression. Toutefois, cela ne suffit pas à dire que la cryptographie est bénéfique à la démocratie, puisque l'enjeu démocratique dépasse la simple liberté l’expression. En particulier, la démocratie suppose un système de lois et de mécanismes de sanctions qui mène la liberté d’expression vers une activité politique constructive. ==== Stratégie de prohibition ==== La stratégie de prohibition consiste à restreindre l’utilisation de la cryptographie en imposant des contrôles d’import-export, des restrictions d’utilisation ou encore d’autres mesures pour permettre à l’État et ses institutions de mettre en œuvre dans le monde virtuel la politique (principes et lois) du « vrai » monde. Cette stratégie est généralement appliquée dans des pays à régime politique autoritaire, par exemple en Chine avec le Grand Firewall ou en Corée du Nord, est un mouvement créé en 1991 œuvrant pour défendre les droits civils numériques des citoyens, à travers la cryptographie. Essentiellement composé de hackers, de juristes et de militants de la liberté sur le web ayant pour objectif commun une plus grande liberté de circulation de l'information, ce groupe s'oppose à toute intrusion et tentative de contrôle du monde numérique par des grandes puissances, en particulier les États. Les crypto-anarchistes considèrent la confidentialité des données privées comme un droit inhérent. En s'inspirant du système politique libéral américain, ils défendent le monde numérique en tant qu'espace à la fois culturel, économique et politique à l'intérieur d'un réseau ouvert et décentralisé, où chaque utilisateur aurait sa place et pourrait jouir de tous ses droits et libertés individuelles. Les crypto-anarchistes cherchent à démontrer que les libertés numériques ne sont pas des droits à part, contraints d’exister seulement dans le domaine technique qu’est internet mais que maintenant le numérique est un élément important et omniprésent dans la vie quotidienne, et ainsi, il est primordial dans la définition des libertés fondamentales des citoyens. Les droits et libertés numériques ne doivent pas être considérées comme moins importante que celles qui régissent le monde matériel. , remplit un des objectifs du mouvement en offrant une monnaie digitale intraçable en ligne mais permet également l'expansion de marchés illégaux sur le web. L’apparition de nouvelles techniques (logiciels de surveillance de masse comme Carnivore, PRISM, XKeyscore...) a en fait mené à plus de surveillance, moins de vie privée, et un plus grand contrôle de la part des États qui se sont approprié ces nouvelles technologies. Crypto-anarchistes (pour l’anonymisation des communications) et États (pour le contrôle des communications) s’opposent le long de ces arguments. Un axiome central du mouvement Cypherpunk est que, pour rééquilibrer les forces entre l’État et les individus, il faut la protection des communications privées ainsi que la transparence des informations d’intérêt public, comme l’énonce la devise : « Une vie privée pour les faibles et une transparence pour les puissants ». Dans ce sens, Julian Assange (un des plus importants membres du mouvement Cypherpunk) a créé WikiLeaks, un site qui publie aux yeux de tous, des documents et des secrets d’État initialement non connus du grand public. Les événements du 11 septembre 2001 ont été des arguments de poids pour les États, qui avancent qu'une régulation et un contrôle du monde d'internet sont nécessaires afin de préserver nos libertés. L'apparition de lanceurs d'alerte comme Edward Snowden en 2013 est un événement important en faveur du mouvement crypto-anarchiste qui s'oppose au contrôle de l’État dans le monde numérique. === Autres mouvements === D'autres groupes/mouvements importants sont créés pour défendre les libertés d’internet, partageant des objectifs avec le mouvement Cypherpunk : Les Anonymous qui défendent la liberté d'expression sur internet et en dehors. L'Electronic Frontier Foundation (EFF) qui défend la confidentialité des données numériques. Le Parti Pirate qui défend l’idée des partages des données et se bat pour les libertés fondamentales sur Internet (partage d’informations, de savoirs culturels et scientifiques qui sont parfois bannis d’internet).
[ "Hacker (sous-culture)", "RC4", "MISTY1", "XKeyscore", "WikiLeaks", "Hypertext Transfer Protocol Secure", "démocratie", "antiquité", "Antiquité", "Carte SIM", "stéganographie", "grec ancien", "Archives nationales de France", "Guerre", "Cryptographie symétrique", "grand dictionnaire terminologique", "Catégorie:Algorithme de hachage", "Jacques Stern (cryptologue)", "Electronic Frontier Foundation", "Cypherpunk", "Niels Ferguson", "SHA-1", "blockchain", "Problème du dîner des cryptographes", "Cryptologie et littérature", "Projet NESSIE", "signature numérique", "Julian Assange", "Dictionnaire de l'Académie française", "Standard de chiffrement avancé", "Primavera De Filippi", "Éditions Berger-Levrault", "Corée du Nord", "liberté de circulation", "Cryptographie quantique", "Circuit intégré", "Solitaire (chiffrement)", "confidentialité", "Histoire de la cryptologie", "Histoire des codes secrets", "Cryptographie post-quantique", "CRC Press", "code source", "décrypter", "Algorithmique", "Éditions Dunod", "vie privée", "Triple DES", "Data Encryption Standard", "Alfred J. Menezes", "MD5", "Chine", "Chiffrement", "Logiciel libre", "cryptanalyse", "Masque jetable", "fonction de hachage", "sécurité du système d'information", "Anonymous (collectif)", "Chiffrement RSA", "cryptologue", "cryptographie asymétrique", "Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information", "Catégorie:Algorithme de cryptographie asymétrique", "déchiffrer", "Commerce", "clé de chiffrement", "Jules César", "Parti pirate international", "OpenSSH", "données personnelles", "Cryptologie", "Blockchain", "art", "applet", "ANSSI", "Gallica", "Seconde Guerre mondiale", "Code secret", "David Kahn", "Advanced Encryption Standard process", "informatique", "tiers de confiance", "algorithme de Shor", "Preuve de sécurité", "Chiffre (cryptologie)", "Alphabetum Kaldeorum", "chiffrement", "cryptographie post-quantique", "Clé de chiffrement", "années 1970", "Stéganographie", "Scott A. Vanstone", "Edward Snowden", "Catégorie:Cryptologue", "chiffre (cryptologie)", "Chiffrement du courrier électronique", "Carnivore (FBI)", "Dark web", "tablette d'argile", "chiffre de César", "Portail:Médecine", "Leon Battista Alberti", "World Wide Web", "Digital Signature Algorithm", "signature aveugle", "2305843009213693951", "cryptolecte", "Secret médical en France", "Chiffre de Vigenère", "PRISM (programme de surveillance)", "Grand Firewall de Chine", "RC5 (chiffrement)", "courriel", "cryptosystème", "ROT13", "calculateur quantique", "Chiffre de César", "Cryptographie asymétrique", "Liberté d'expression", "Irak", "Java (langage)", "Catégorie:Algorithme de cryptographie symétrique", "Le Grand Robert", "Pretty Good Privacy", "cryptogramme", "Office québécois de la langue française", "authentification", "échange de clés Diffie-Hellman", "Application (mathématiques)", "Algorithme", "SHA-256", "Interstices", "Informatique médicale", "science", "Catherine Coqueret", "cryptologie", "Chiffre d'Agapeyeff", "Carte de paiement", "métadonnée", "Intégrité (cryptographie)", "France Culture", "attentats du 11 septembre 2001", "Vie privée" ]
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Conseil de sécurité des Nations unies
Le Conseil de sécurité des Nations unies est l'organe exécutif de l'Organisation des Nations unies (ONU). Il est défini comme ayant la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale selon la Charte des Nations unies et dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que l'établissement de sanctions internationales et l'intervention militaire. Certaines décisions, appelées résolutions, du Conseil de sécurité ont force exécutoire et les Membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité. Il se réunit au siège des Nations unies à New York après avoir siégé dans différentes capitales, telles que Paris ou Addis-Abeba. Ses membres doivent y être présents en permanence, du fait que le Conseil peut être réuni à tout moment, notamment en cas de crise exceptionnelle, ce que ne permettait pas la Charte de la Société des Nations. Le Conseil de sécurité est composé de quinze membres : cinq permanents pourvus du droit de veto (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et dix élus pour une durée de deux ans (renouvelés par moitié tous les ans). == Histoire == La première session du Conseil de sécurité s'est tenue le , dans le bâtiment Church House, à Londres. Depuis, les séances du Conseil de sécurité ont lieu au siège de l'ONU, à New York. Il fut, dès l'origine, composé de cinq membres permanents, les États-Unis, l'Union soviétique, le Royaume-Uni, la France et la république de Chine, à la fois, parce que ce sont les principaux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, et parce que représentant à ce moment-là la majorité de la population mondiale (en comptant les empires coloniaux), chacun à peu près à égalité. Le jargon onusien utilise les acronymes et pour parler respectivement des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Permanent Five) et des trois membres permanents occidentaux (États-Unis, France et Royaume-Uni). Lors de l'adoption de la charte, étaient aussi prévus six membres non permanents, nombre porté à dix par un amendement adopté le . La résolution de cet amendement fixa aussi, dans son article 3, le nombre de représentants par zone géographique. La composition permanente du Conseil de sécurité n'a subi qu'une seule modification, au cours de l'année 1971, lorsque l'Assemblée générale a voté, avec une majorité de pays du tiers monde, pour évincer les représentants de la république de Chine (Taïwan) au profit de ceux de la république populaire de Chine. À cette date, par la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies, le gouvernement de la république populaire de Chine prit la place de Taïwan au Conseil de sécurité ainsi que dans toutes les autres instances onusiennes. Ce choix a été fait en raison de la victoire des maoïstes durant la guerre civile chinoise, après laquelle l'ancien gouvernement qui siégeait toujours au Conseil de sécurité se replia sur l'île. N'étant alors plus représentatif de la nation élue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il dut abandonner son siège. De telles circonstances ne sont possibles qu'avec l'accord de tous les membres du Conseil de sécurité à l'exception du membre visé, comme l'y autorise l'amendement de l'article 23 de la Charte des Nations unies. Après la dissolution de l'URSS, le président Boris Eltsine informera par lettre le secrétaire général de l’ONU, le , que la fédération de Russie succède à l’Union soviétique au Conseil de sécurité, décision entérinée par le Conseil en janvier 1992. == Fonctionnement == === Rôle === L'article 24 de la Charte définit le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi : Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses Membres confèrent au Conseil de sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Les attributions exactes et les modalités d'action du Conseil sont précisées dans le chapitre V (Conseil de sécurité), article 26, dans les chapitres VI (Règlement pacifique des différends) et VII (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression), et dans certains articles du chapitre VIII (Accords régionaux). === Présidence === Selon le règlement intérieur du Conseil, la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies est tournante et mensuelle. Elle est assurée à tour de rôle par chacun des membres du Conseil, dans l'ordre alphabétique anglais des noms des pays. Le président du Conseil représente celui-ci en tant qu'organe des Nations unies. === Réunion === C'est le président du Conseil qui réunit le Conseil. Il peut le faire à la demande de tout membre du Conseil de sécurité ou lorsqu'un différend ou une situation est soumis à son attention. L'Assemblée générale des Nations unies peut également renvoyer des questions devant le Conseil de sécurité. Le secrétaire général peut lui aussi attirer l'attention du Conseil de sécurité sur une affaire. Le secrétaire général assiste aux réunions. Il établit l'ordre du jour provisoire de chaque séance qui doit être approuvé par le président du Conseil. L'ordre du jour est ensuite adopté par le Conseil. Tout point de l'ordre du jour qui ne sera pas abordé en séance sera reporté sur l'ordre du jour de la séance suivante. Généralement, le Conseil de sécurité se réunit à New York, au siège de l'Organisation des Nations unies. Un membre du Conseil ou le secrétaire général peut proposer que le Conseil de sécurité se réunisse dans un autre lieu (article 28.3 de la Charte des Nations unies). Il se trouve que la première réunion du Conseil se tint à Londres, le , dans le bâtiment Church House. En 1972, le Conseil a tenu une session à Addis-Abeba et en 1973 à Panama. Les réunions du Conseil de sécurité sont publiques, sauf décision contraire du Conseil. Le procès-verbal de chaque séance est signé par le président du Conseil et publié ainsi que les documents annexes. Pour une séance privée, le Conseil de sécurité fait publier un communiqué par les soins du secrétaire général. Selon la Charte des Nations unies (article 31 et 32), tout membre de l'Organisation qui n'est pas membre du Conseil de sécurité peut participer, sans droit de vote, à la discussion de toute question ou différend soumis au Conseil de sécurité, chaque fois que celui-ci estime que les intérêts de ce membre sont particulièrement affectés ou quand ce membre (voire un État non membre de l'ONU) est partie à un différend examiné par le Conseil de sécurité. Si un État membre faisant partie du Conseil est en cause dans une question discutée, il s'abstient de voter. === Procédures === Toute décision du Conseil de sécurité doit être promulguée par un texte voté selon un quorum précis ; on nomme ces textes votés des résolutions. Chaque membre du Conseil de sécurité dispose d'une voix. Il existe deux types de résolutions, celles portant sur des questions de procédure, et les autres. Chacune ont un quorum différent : la première : les décisions […] sur des questions de procédure sont prises par un vote affirmatif de neuf membres (article 27, alinéa 2) ; et la deuxième, les décisions du Conseil de sécurité sur toutes autres questions sont prises par un vote affirmatif de neuf de ses membres dans lequel sont comprises les voix de tous les membres permanents, étant entendu [qu']une partie à un différend s'abstient de voter (article 27, alinéa 3). La condition du deuxième cas sur le vote affirmatif […] de tous les membres permanents est celle qui est qualifiée de droit de veto. Le droit de veto au Conseil de sécurité ne consiste pas à invalider a posteriori un texte adopté, mais à empêcher a priori l’adoption d’un texte. Les résolutions du Conseil de sécurité sont des décisions à portée obligatoire : l'article 25 de la Charte dispose ainsi : Les Membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité conformément à la présente Charte. Un débat actuel concerne l'étendue de la soumission du Conseil de sécurité à l'État de droit et la possibilité d'examiner la légalité de ses décisions. Actuellement, les décisions du Conseil sont limitées à travers trois moyens principaux que sont : l'usage du droit de veto par l'un des membres du Conseil ; le vote d'une motion de censure par l'Assemblée générale (art. 10 de la Charte) ; et l'établissement d'une question préjudicielle à la Cour internationale de justice par l'Assemblée générale. Ce problème a pu être soulevé par certains tribunaux, notamment dans l'affaire Tadić par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (1997), l'affaire de l'attentat de Lockerbie par la Cour internationale de justice (avril 2002), et l'arrêt Kadi de 2008 de la Cour de justice des communautés européennes === Vote et veto === Pour qu'une résolution soit adoptée, celle-ci doit recueillir neuf votes positifs sur les quinze votants du Conseil. Un siège, qu'il soit permanent ou non, représente une voix. En revanche, il ne doit pas y avoir de vote négatif de la part d'un des cinq membres permanents. Si c'était le cas, la décision serait bloquée. C'est ce qu'on appelle le droit de veto. La Charte des Nations unies stipule que les décisions du Conseil de sécurité doivent être prises par un vote affirmatif de neuf de ses membres, dont tous les membres permanents. Dans la pratique, l'abstention des membres permanents, sans être un vote positif, n'est cependant pas considérée comme un veto. Sur les questions de procédures, le vote négatif d'un membre permanent n'est pas considéré comme un veto. Une décision du Conseil sur ces questions de procédures requiert neuf voix sur quinze, quelle que soit la position des cinq membres permanents. Le droit de veto au Conseil de sécurité est controversé. Les analystes critiques du droit de veto disent qu'ils est l'élément le plus antidémocratique de l'ONU, et la principale cause d'inaction concernant les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, car il empêche effectivement l'ONU d'agir contre les membres permanents et leurs alliés.Selon Amnesty International les cinq membres permanents ont utilisé leur droit de veto pour « promouvoir leur intérêt politique ou leur intérêt géopolitique au-delà de l'intérêt de protéger les civils ». Les partisans du droit de veto le considèrent comme un facteur de stabilité internationale, et un moyen de contrôler les interventions militaires. Depuis la création de l'ONU, la majorité des veto au Conseil de sécurité ont été exercés par l'Union soviétique. Entre 1946 et janvier 2024, sur 218 propositions de résolution bloquées par un veto, 123 ont fait l'objet d'un veto de l'URSS puis de la Russie (dont 15 conjointement avec la Chine) ; 84 des États-Unis (dont 22 avec le Royaume-Uni et/ou la France) ; 29 du Royaume-Uni (dont 24 avec les États-Unis et/ou la France) ; 16 de la France (dont 15 avec les États-Unis et/ou le Royaume-Uni) ; 18 de la Chine (dont 8 avec la Russie), incluant un usage du veto par Taïwan qui occupa le siège de la Chine jusqu'en 1971. Pour plus de la moitié, ces vétos se firent dans la première décennie après la création de l'ONU et dans la décennie 1976-1985 : 83 et 60 respectivement, soit 143 au total. Durant les années 1996-2006, il fut utilisé treize fois seulement, soit moins souvent que dans la précédente décennie qui en compta le moins (1956-65 avec ). Entre 1946 et 2006, on constate une inversion entre les États-Unis et l'URSS (puis la Russie) puisque, dans les trois premières décennies, les premiers ont utilisé ce moyen seulement douze fois (dont aucune fois dans les deux premières), contre pour les seconds, alors que dans les trois dernières décennies les premiers en usèrent , contre neuf fois pour les seconds (dont une seule dans la dernière décennie). Parmi ces vétos, un bon nombre (59) furent des refus d'admission de nouveaux membres, surtout dans les deux premières décennies (membres généralement admis ultérieurement) et surtout par l'URSS. == Composition == === Membres permanents === === Membres non permanents === En plus de ces cinq membres permanents, le Conseil de sécurité est composé de 10 membres non permanents, non pourvus du droit de veto. La résolution 1991 de l'Assemblée générale des Nations unies (votée le ) a fixé leur répartition de la manière suivante : cinq États membres du groupe des États d’Afrique et du groupe des États d’Asie-Pacifique (en général, trois d'Afrique et deux d'Asie-Pacifique) ; un État membre du groupe des États d’Europe orientale ; deux États membres du groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes ; deux États membres du groupe des États d’Europe occidentale et autres États. Les membres non permanents ont un mandat de deux ans ; chaque année, ils sont renouvelés par moitié par un vote à la majorité des deux tiers de l'Assemblée générale ; les membres sortants ne sont pas immédiatement rééligibles. Plus de 50 États Membres des Nations unies n’ont jamais été membres du Conseil de sécurité. Les membres non permanents sont : {| class="wikitable" style="text-align:center; width:80%;" |+ - . ==== Groupes de travail ==== == Problèmes et dysfonctionnements == === Membres === ==== Membres permanents ==== La vague de décolonisations, de la fin des années 1940 au milieu des années 1960, la progression démographique de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine, la stagnation parallèle de l'Union soviétique (et de la CEI) et son éclatement, la stagnation de la Russie, la France et du Royaume-Uni, font qu'aujourd'hui, même avec les de Chinois, ces membres permanents ne représentent en 2006 que 30 % de la population mondiale, dont 20 % pour la seule Chine, contre plus de 50 % en 1945, dont moins de 15 % pour la Chine. Cette situation explique pourquoi une large partie des États membres, depuis les années 1970 surtout, conteste, sinon l'existence même des membres permanents, du moins le choix de ceux actuels ou le nombre de membres permanents, voire de non permanents. C'est ainsi que des pays comme l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Allemagne, le Brésil, l'Égypte, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, le Nigeria ou l'Italie souhaitent devenir membres permanents. Une autre source de problème est la clause sur le vote affirmatif […] de tous les membres permanents, qui empêche régulièrement l'adoption de résolutions répondant pourtant aux critères exposés dans les chapitres VI et VII, parce qu'un ou plusieurs membres permanents désirent, pour des raisons diverses, que les questions posées ne soient pas réglées au niveau du Conseil de sécurité, notamment quand ces résolutions proposent des mécanismes coercitifs (embargos, blocus) ou des interventions directes de forces sous mandat de l'ONU. Cela est le cas avec l'attaque d'Israël sur le Liban, le non-respect de ses engagements en matière nucléaire de l'Iran, l'essai d'une bombe nucléaire par la Corée du Nord, ou dans le cadre de la guerre civile syrienne : dans chacun de ces cas, l'un des membres permanents a bloqué l'adoption d'une résolution coercitive, y compris quand une précédente résolution avait posé une date butoir après laquelle ce type de mesures devait être prise. ==== Membres non permanents ==== La question de la représentativité des membres non permanents et de leur nombre est récurrente depuis les années 1960. L'amendement à la Charte de décembre 1963 visait précisément à corriger cela en faisant passer leur nombre de six à dix et en fixant des quotas par zones. Mais depuis, la bascule démographique et les changements géopolitiques font que certaines régions sont sous-représentées. Le groupe Asie-Afrique, par exemple, représente 65 % de la population, hors membres permanents, pour 50 % des sièges, alors que l'Amérique latine représente 10 % de la population et 20 % des membres. Plusieurs propositions ont été faites ces trois dernières décennies, dont certaines sont exposées ci-après. Autre problème récurrent, la concurrence pour les sièges non permanents qui entraîne quelquefois de sévères blocages. On a le cas notable, en 1979, des de scrutin qui ne parvinrent pas à départager Cuba, soutenue par le bloc de l'Est et la Colombie soutenue par l'Occident. C'est finalement le Mexique, plus neutre, qui fut élu. En 2006, on a retrouvé un problème similaire, cette fois entre un candidat réputé mondialiste (le Guatemala) contre un candidat réputé altermondialiste (le Venezuela). Après de scrutin, au , ni le Guatemala ni le Venezuela n'avaient réussi à obtenir les nécessaires (deux tiers des votants à l'Assemblée générale qui compte membres). C'est finalement au profit du Panama, candidat de consensus, que les deux pays se retireront. Le 7 novembre 2006, le Panama est élu membre non permanent au Conseil de sécurité pour deux ans, représentant le groupe des pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Il a recueilli au de scrutin. === Résolutions === L'activité du Conseil de sécurité a notablement augmenté depuis la fin de la guerre froide. En effet, il s'était réuni 2903 fois entre 1946 et 1989, adoptant , soit moins d'une quinzaine par an, alors que pour la seule décennie 1990-2000, il se réunit 1183 fois, adoptant , soit environ 64 par an. Par ailleurs, lors des années du Conseil, celui-ci adopta sous le chapitre VII de la Charte ; en 1993, il en adoptait autant chaque année. Il s'agit, pour la France, que cette structure centrale de l'ONU « s'adapte aux réalités du siècle », c'est-à-dire en prenant en compte l'émergence de nouvelles grandes puissances sur la scène internationale et la fin de l'affrontement idéologique entre les deux blocs de la guerre froide. La France soutient les candidatures de l'Allemagne, du Brésil, de l'Inde et du Japon à un poste de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle souhaite également une meilleure représentativité de l'Afrique, « notamment parmi les membres permanents ». Sans se positionner, elle propose enfin de discuter de l'hypothèse de la présence d'un pays arabe au Conseil comme membre permanent. ==== Le choix de Kofi Annan ==== Pour sa part, le septième secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, soutient un plan comprenant l'ajout de six nouveaux membres permanents. Outre les quatre pays proposés par la France, il s'agirait d'attribuer deux sièges à l'Afrique. Les États pouvant y prétendre pourraient être l'Afrique du Sud, pays le plus prospère du continent, et l'Égypte, qui représenterait alors les pays musulmans et le monde arabe. On se retrouverait ainsi avec vingt-et-un membres dont onze permanents couvrant l'ensemble des continents et des grandes religions. ==== Antagonismes régionaux ==== Organe principal de l'ONU, le Conseil de sécurité est incontournable. C'est lui qui porte la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Les pays qui y siègent, en permanence ou non, en tirent une capacité d'influence et ont, par conséquent, un poids politique particulier. Sur le plan diplomatique, l'hypothèse d'un élargissement entraîne donc des rivalités régionales. Dans le cas du scénario français, la perspective de voir l'Inde devenir un membre permanent se heurte à des réticences pakistanaises. Idem en Europe, avec la candidature allemande qui pourrait froisser l'Italie ou l'Espagne. En Asie, le Japon aura à composer avec les réserves de la Chine et de la Corée du Sud. Enfin, le Brésil fera face au mécontentement argentin et mexicain. Concernant le plan soutenu par Kofi Annan, c'est le Nigeria ou l'Algérie qui pourrait donner de la voix pour contester les sièges égyptien et sud-africain. === Réforme du droit de veto === Les discussions en vue d'améliorer la réactivité de l'ONU évoquent souvent une réforme du droit veto du Conseil de sécurité de l'ONU. Les propositions comprennent : la limitation du recours au veto aux questions vitales de sécurité nationale ; le fait d'exiger accord de plusieurs États avant d'exercer son droit de veto ; l'abolition totale du droit de veto; et le fait entreprendre la transition stipulée à l'Article 106 de la Charte, qui exige que le principe du consensus reste en place. Une réforme du droit de veto risque d'être très difficile. Les articles 108 et 109 de la Charte des Nations unies accordent le droit de veto aux cinq Présidents des États membres permanents pour toute modification apportée à la Charte, leur demandant d'approuver toute modification du droit de veto du Conseil de sécurité des Nations unies qu'ils détiennent eux-mêmes. En 2013, la France a proposé l'autorégulation par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui s'engageraient à s'abstenir de l'utiliser contre les mesures visant à mettre fin aux atrocités massives. L’ancien ministre français de la Défense Paul Quilès proposait en 2000 de restreindre le veto aux questions de recours à la force, et d’obliger à motiver sa mise en œuvre pour remédier à l’immobilisme. Au moment des exactions en Syrie, en 2012, le secrétaire général d'Amnesty International Salil Shetty a déclaré qu'Il doit y avoir un moyen qui, lorsqu'il s'agit d'abus de droits de l'Homme à l'échelle dont nous parlons, rend l'utilisation du droit de veto tout simplement inacceptable. En 2024, les États-Unis propose la création de deux sièges permanents au Conseil de sécurité pour des pays africains, en cas d’élargissement du Conseil de sécurité. === Réforme du régime des sanctions économiques === Celles-ci sont limitées dans le temps depuis 2000 ; on est passé ainsi d’une logique punitive à une logique incitative. Des obstacles importants demeurent pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité. La procédure de révision de la charte est en effet très contraignante : elle est prévue par l'article 109 de la Charte. Un vote à la majorité des deux tiers de l’Assemblée générale des Nations unies est nécessaire afin de réunir une Conférence générale des membres des Nations unies. La conférence recommande des modifications de la Charte qui entreront en vigueur lorsque 2/3 des États membres les auront ratifiées, conformément à leur droit interne, les cinq membres permanents compris. == Lieu de réunions == Le Conseil de sécurité se réunit dans une salle destinée à ses activités qui se trouve au deuxième étage du siège des Nations unies. La salle a été partiellement financée par le gouvernement norvégien. Elle a été conçue par l'architecte Arnstein Arneberg, un ami du secrétaire général de l'époque Trygve Lie. Une table circulaire se trouve au centre de la pièce. Les chaises qui l'entourent ont été conçues par Finn Nilsson. == Dans la fiction == La salle du conseil a servi au tournage de plusieurs films, parmi lesquels L'Interprète de Sydney Pollack (2005), Che de Steven Soderbergh (2008), Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier (2014) ainsi que dans les séries télévisées Ugly Betty et New York, police judiciaire. En 2014, la Russie appose son veto au tournage de la série américaine House of Cards à l'intérieur de l'enceinte.
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Carl Sagan
Carl Sagan (), né le à Brooklyn (New York) et mort le à Seattle (Washington), est un scientifique et astronome américain. Il a étudié l'astronomie et l'astrophysique à l'université de Chicago, où il a obtenu son doctorat en 1960 avec une thèse de planétologie. Il devient ensuite professeur et directeur de laboratoire à l'université Cornell. Il participe à la plupart des missions d'exploration du système solaire des années 1970 et 1980 et notamment le programme Pioneer, pour lequel il conçoit avec sa femme, , la plaque de Pioneer, et le programme Voyager où il poursuit les messages à l'adresse d'éventuelles intelligences extraterrestres avec le . Carl Sagan est également connu pour ses contributions à la vulgarisation scientifique. Il a été le concepteur et l'animateur de la série télévisée Cosmos, qui a été diffusée dans le monde entier et qui a contribué à faire connaître la science auprès du grand public. Il a également écrit plusieurs livres à succès sur l'univers et la science, dont et le livre Cosmos, dérivé de la série. Il est l'un des fondateurs de l'exobiologie, et a soutenu le programme SETI de recherche d'intelligence extraterrestre. Il est aussi connu pour son militantisme en matière de scepticisme scientifique et d'écologie. == Biographie == === Jeunesse et formation === Issu d'une famille juive immigrée d'Europe orientale, il naît à Bensonhurst un quartier de Brooklyn, le . Son père, Samuel Sagan, est un ouvrier couturier originaire de Kamianets-Podilskyï, une ville située alors dans une région de l'Empire russe rattachée par la suite à l'Ukraine. Sa mère, Rachel Molly Gruber, était une femme au foyer new-yorkaise. Le prénom de Carl lui est donné en l'honneur de la mère biologique de Rachel, Chaiya Clara, qui était selon les mots de Sagan la mère qu'elle n'avait jamais connue, étant décédée en mettant au monde son deuxième enfant. Le père de Rachel s'était alors remarié à une femme prénommée Rose. Selon Carol, la sœur de Carl, Rachel n'accepta jamais Rose en tant que mère. Elle savait qu'elle n'était pas celle qui lui avait donné naissance ... Elle était une enfant puis une jeune adulte plutôt rebelle ... une « femme émancipée » comme on dirait de nos jours. La famille vivait dans un modeste appartement de Bensonhurst, tout près de l'océan. Ils étaient membres de la communauté des Juifs réformés, le plus libéral des quatre principaux groupes du judaïsme nord-américain. Carl et sa sœur s'accordent à dire que leur père n'était pas spécialement religieux, mais que leur mère croyait vraiment en Dieu, fréquentait la synagogue ; [...] et ne servait que de la viande cacher. Au plus profond de la Grande Dépression, son père travaille comme ouvreur de théâtre. Selon son biographe Keay Davidson, la guerre intérieure de Sagan est le résultat de sa relation étroite avec ses deux parents, qui étaient à bien des égards opposés. Sagan fait remonter ses pulsions analytiques à sa mère, une femme qui dans son enfance avait vécu dans l'extrême pauvreté à New York pendant la Première Guerre mondiale et les années 1920. Elle avait dans sa jeunesse, nourri ses propres ambitions intellectuelles, mais elles avaient été frustrées par les restrictions sociales : sa pauvreté, son statut de femme, d'épouse, et de juive. Davidson note qu'elle a donc vénéré son fils unique, Carl, qui réaliserait ses rêves inassouvis. Cependant, il affirme que son sens de l'émerveillement lui vient de son père, qui, pendant son temps libre, donnait des pommes aux pauvres ou aidait à apaiser les tensions entre les travailleurs et les patrons dans l'industrie du vêtement à New York. Impressionné par les capacités intellectuelles de Carl, il accepte la curiosité de son fils sans objections, la considérant comme faisant partie de sa croissance. Dans ses derniers écrits, Sagan s'inspirera souvent de ses souvenirs d'enfance pour illustrer des points scientifiques, comme dans son livre (l'Ombre des ancêtres oubliés''). Sagan y décrit l'influence de ses parents sur sa pensée ultérieure : L'un des moments les plus marquants de son enfance est celui où ses parents l'emmènent à l'Exposition universelle de New York de 1939, alors qu'il n'a que . Cette visite marque un tournant dans sa vie. Il se souviendra plus tard de la carte mobile de l'exposition ' : On y voyait de belles autoroutes, des trèfles et des petites voitures General Motors transportant des gens vers des gratte-ciels, des bâtiments avec de belles flèches, des arcs-boutants — et c'était super !. Mais il conserve aussi les souvenirs d'autres démonstrations : comment une lampe de poche éclairant une cellule photoélectrique créait un crépitement et comment le son d'un diapason devenait une onde sur un oscilloscope. Le jeune Sagan est également témoin de la naissance de la technologie médiatique du futur, celle qui allait remplacer la radio : la télévision. Il écrit à ce sujet : le monde recelait tout simplement des merveilles d'un genre que je n'avais jamais deviné. Comment un son pouvait-il devenir une image et la lumière un bruit ? Il assiste également à l'un des événements les plus médiatisés de la foire, l'enterrement d'une capsule temporelle à Flushing Meadows, qui contenait des souvenirs des années 1930 devant être récupérés par les descendants de la Terre dans un futur millénaire. La capsule temporelle a enthousiasmé Carl, écrit Davidson. À l'âge adulte, Sagan et ses collègues allaient créer des capsules temporelles similaires — des capsules qui seraient envoyées dans la galaxie : la Plaque de ' et le , qui étaient tous des retombées des souvenirs de Sagan de l'Exposition universelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale la famille de Carl s'inquiète du sort de sa branche européenne. Cependant, Sagan ignorait les détails de la guerre en cours. Il écrit : Bien sûr, nous avions des parents qui ont été pris dans l'Holocauste. Hitler n'était pas un type populaire chez nous... Mais d'un autre côté, j'étais assez isolé des horreurs de la guerre. Sa sœur, Carol, déclare que leur mère voulait avant tout protéger Carl... Elle a passé des moments extraordinairement difficiles à gérer la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste.. Le livre de Sagan, (1996) reprend ses souvenirs de cette période conflictuelle, où sa famille devait faire face aux réalités de la guerre en Europe tout en essayant d'empêcher qu'elle ne sape son esprit optimiste. Dès sa tendre enfance, il s'abreuve de livres scientifiques, se passionne pour l'astronomie et, selon ses propres dires, se drogue à la science-fiction. Dans les années 1950, il commence à s'intéresser à l'origine de la vie, une préoccupation qui ne l'abandonnera plus. Après des études secondaires à Rahway, achevées en 1951, Sagan, alors âgé de , s'inscrit à l'Université de Chicago, l'un des seuls établissements américains d'enseignement supérieur acceptant des jeunes de moins de 18 ans. Le chancelier de l'université, Robert Hutchins, entendait faire de son université une « méritocratie », et, pour cette raison, n'avait pas d'égard pour l'âge des impétrants. D'ailleurs, il s'était assuré la collaboration des plus grands scientifiques de l'après-guerre, dont Enrico Fermi et Edward Teller, mettant à leur disposition l'observatoire Yerkes. Au cours de ses années de licence, Sagan travaille dans le laboratoire du généticien H. J. Muller et consacre son mémoire aux origines de la vie, sous la direction du physico-chimiste Harold Clayton Urey. Sagan adhère à la Ryerson Astronomical Society, obtient son Baccalauréat ès lettres en 1954, sa licence ès sciences (1955) et sa maîtrise de physique (1956), puis soutient sa thèse de doctorat, consacrée à l'« étude physique des planètes, en 1960. Il passe ses mois d'été avec l'astronome Gerard Kuiper, le physicien George Gamow et le chimiste Melvin Calvin. Le titre de sa thèse témoigne de l'influence de Kuiper qui, tout au long des années 1950, avait été président de la commission « Étude des conditions physiques sur les Planètes et Satellites » de l'Union astronomique internationale. En 1958, les deux hommes travaillent sur un dossier classé secret défense, le « Projet A119 » de l'US Air Force, visant à faire exploser une bombe atomique sur la Lune. === Carrière universitaire === Carl Sagan devient professeur puis directeur de laboratoire à l'université Cornell, contribuant à la plupart des missions automatiques d'exploration spatiale du Système solaire. Il est ainsi sollicité pour créer un message inaltérable et universel, qui pourrait être compris par une intelligence extraterrestre ; ce message qu'il conçoit est gravé sur une plaque et apposé sur les deux sondes Pioneer. Plus tard, il participe également à la création du contenu du disque des sondes Voyager. Il est également connu pour avoir co-rédigé un article annonçant les dangers de l'hiver nucléaire. Pendant la première guerre du Golfe, Sagan prédit que la fumée engendrée par les incendies des puits de pétrole du Koweït, allumés par les forces militaires irakiennes pour couvrir leur retraite, entraînera des conséquences proches de l'hiver nucléaire si on les laisse brûler pendant des mois (le problème était qu'on manquait d'équipes pour les éteindre plus rapidement). Au cours d'un débat, Fred Singer prédit qu'au contraire les fumées ne dépasseront pas 1000 m et que les vents et les pluies les dissiperont en quelques jours. Finalement, aussi bien l'hypothèse de Sagan que celle de Singer se sont révélées incorrectes : les fumées des incendies se sont élevées beaucoup plus haut que ce qu'avait annoncé Singer (près de 4000 m) et ont perduré pendant près d'un mois, mais bien qu'elles aient absorbé 75 à 80 % des radiations solaires dans le golfe Persique, elles n'ont eu qu'un effet négligeable sur le climat mondial. === Vulgarisateur scientifique === Sagan est surtout connu du grand public pour ses œuvres de vulgarisation scientifique. Il a écrit et raconté la série de documentaires télévisés Cosmos (treize épisodes vus par lors de leur diffusion initiale) dans laquelle il développe, entre autres, un calendrier cosmique. Celui-ci est souvent repris par la suite dans plusieurs livres et documentaires de vulgarisation de l'astronomie. Il fonde en 1980 The Planetary Society, une organisation à but non lucratif qui participe — et en est parfois l'initiatrice — à plusieurs projets de recherche en astronomie et astronautique. Il est l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation, dont Cosmos, tiré de la série, et Un point bleu pâle, sur la place de l'Humain et de la Terre dans l'Univers. Il a aussi écrit un roman, Contact, publié en 1985, centré sur le programme SETI et l'hypothèse d'une réception d'un signal d'origine extraterrestre, dont l'adaptation au cinéma est sortie en 1997 (soit quelques mois après sa mort). Ce livre a reçu le prix Locus du meilleur premier roman en 1986. Sagan est l'un des pères fondateurs d'un des groupes sceptiques nord-américains, le , qui considère qu'aucune preuve de l'existence du paranormal n'a été apportée à ce jour. Si son ouvrage est ouvert à la possibilité que l'hypothèse extraterrestre puisse expliquer le phénomène OVNI, il devient de plus en plus sceptique, au fur et à mesure qu'il vieillit, vis-à-vis des prétentions de l'ufologie (voir à ce sujet le modèle sociopsychologique du phénomène ovni). Il critique énormément l'ufologie dans son dernier ouvrage, , considéré comme un classique du scepticisme scientifique. En 1994, il attaque Apple pour avoir nommé le projet de développement du « Carl Sagan ». Il est débouté par les juges, néanmoins Apple décide de renommer le projet en « BHA », pour « » (« Astronome stupide » en français). Atteint depuis longtemps de myélodysplasie, Carl Sagan meurt d'une pneumonie le à l'âge de 62 ans. == Distinctions et hommages == L'astéroïde (2709) Sagan, découvert en 1982, a été nommé en son honneur. Le a également été nommé en son honneur. En 1998, il est récipiendaire à titre posthume du prix Gerard-P.-Kuiper. En 2008, le compositeur Benn Jordan rend hommage à Carl Sagan en dédiant son album En 2014, Neil deGrasse Tyson rend hommage à Carl Sagan, en relatant son parcours et la façon dont il l'a encouragé à devenir un scientifique, dans le premier épisode de Cosmos : Une odyssée à travers l'univers, série documentaire créée sur le modèle de Cosmos. Le visage de Carl Sagan est visible sur une montagne d'une planète fictive dans le jeu . En février 2015, le groupe de metal symphonique Nightwish lui dédie une chanson intitulée Sagan. En mai 2018, le groupe Matt Hollywood & The Bad Feelings lui rend hommage dans la chanson Carl Sagan. Dans la saison 2 de Young Sheldon, dérivée de The Big Bang Theory, le jeune Sheldon Cooper se déguise en Carl Sagan pour la fête d'Halloween (diffusion originale en 2018). En avril 2020, le groupe Nightwish cite à nouveau Carl Sagan, notamment sa description de la photographie Un point bleu pâle, dans « Ad Astra », le dernier mouvement de la chanson All the Works of Nature Which Adorn the World de l’album Human. :II: Nature.. En 2021, la pièce de théâtre Dans le nuage de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais s'inspire de l'aventure du comité du Voyager Golden Record où le personnage de Carl Sagan est interprété par Robin-Joël Cool. === === La sonde Phoenix, qui a quitté la Terre le , a emporté à son bord un message audio de Carl Sagan destiné aux futurs colons de la planète Mars. La sonde s'est posée sur Mars en . Le message de Carl Sagan est inclus au mini-CD , un projet de la , qui contient des romans et des nouvelles de science-fiction à propos de la planète rouge. == Publications == (sic) avec Thornton Page (1972, , puis Barles & Noble 1996) — Livre tiré des déclarations préparées lors du Symposium sur les OVNIs de l'AAAS les 26 et à Boston (Massachusetts), où Sagan développe le chapitre consacré à l'HET et aux autres hypothèses pour expliquer les phénomènes attribués à des OVNIs . , 1977, ou Les Dragons de l'Éden, 1980, (anglais) ou (français). Cosmos, 1981, (anglais) ou (français). . (en collaboration avec Ann Druyan), 1993, ou . , , , New York . ou Le froid et les ténèbres: le monde après une guerre atomique (en collaboration avec P. R. Ehrlich, D. Kennedy et W. Orr. Roberts), 1985, ou . Comète (en collaboration avec Ann Druyan), 1985, Édition Calmann-Lévy). L'Hiver Nucléaire (en collaboration avec ), 1991. Contact, 1985 (anglais) ou (français) — Roman qui donna lieu à l'adaptation cinématographique Contact de Robert Zemeckis avec Jodie Foster dans le rôle principal. .
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Cryptographie symétrique
La cryptographie symétrique, également dite à clé secrète (par opposition à la cryptographie asymétrique), est la plus ancienne forme de chiffrement. Elle permet à la fois de chiffrer et de déchiffrer des messages à l'aide d'un même mot clé. On a des traces de son utilisation par les Égyptiens vers 2000 av. J.-C. Plus proche de nous, on peut citer le chiffre de Jules César, dont le ROT13 est une variante. == Clé et sécurité == L'un des concepts fondamentaux de la cryptographie symétrique est la clé. Une clé est une donnée qui (traitée par un algorithme) permet de chiffrer et de déchiffrer un message. Toutes les méthodes de chiffrement n'utilisent pas de clé. Le ROT13, par exemple, n'a pas de clé. Quiconque découvre qu'un message a été codé avec cet algorithme peut le déchiffrer sans autre information. Une fois l'algorithme découvert, tous les messages chiffrés par lui deviennent lisibles. Si l'on modifiait le ROT13 en rendant le décalage variable, alors la valeur de ce décalage deviendrait une clé, car il ne serait plus possible de chiffrer et déchiffrer sans elle. L'ensemble des clés possibles comporterait alors 25 décalages ( si l'on considère le décalage nul). Cet exemple montre le rôle et l'importance de la clé dans un algorithme de chiffrement ; et les restrictions qu'elle implique. Auguste Kerckhoffs (La Cryptographie militaire, 1883) énonce le principe de Kerckhoffs : pour être sûr, l'algorithme doit pouvoir être divulgué. En outre, il faut aussi que la clé puisse prendre suffisamment de valeurs pour qu'une attaque exhaustive — essai systématique de toutes les clés — soit beaucoup trop longue pour être menée à bien. Cela s'appelle la sécurité calculatoire. Cette sécurité calculatoire s'altère avec le progrès technique, et la puissance croissante des moyens de calcul la fait reculer constamment. Exemple : le DES, devenu obsolète à cause du trop petit nombre de clés qu'il peut utiliser (pourtant 256). , 280 est un strict minimum. À titre indicatif, l'algorithme AES, dernier standard d'algorithme symétrique choisi par l'institut de standardisation américain NIST en , utilise des clés dont la taille est, pour l'une de ses versions, de , autrement dit il y en a 2128. Pour donner un ordre de grandeur sur ce nombre, cela fait environ possibles ; l'âge de l'univers étant de 1010 années, si on suppose qu'il est possible de tester de clés par seconde (soit par an), il faudra encore plus d'un milliard de fois l'âge de l'univers. Dans un tel cas, on pourrait raisonnablement penser que notre algorithme est sûr, du moins tant qu'il n'y a pas de meilleure attaque que celle par force brute. Cette notion de sécurité calculatoire pose la question de la sécurité absolue. On sait depuis Claude Shannon et son article (1949) que le chiffrement de Gilbert Vernam qui consiste à ajouter au message en clair une clé de la même longueur (voir XOR) est parfaitement sûr. C'est le seul pour lequel nous soyons capables de prouver une telle chose. L'inconvénient est que pour chiffrer un message de , il faut au préalable avoir échangé une clé de avec le destinataire du message, et cela par une voie absolument sûre, sinon chiffrer devient inutile. Très peu de cas nécessitent un tel système, mais c'était toutefois le système utilisé pour le Téléphone rouge entre le Kremlin et la Maison-Blanche. == Petite taxinomie du chiffrement symétrique classique == Jusqu'aux communications numériques, les systèmes utilisaient l'alphabet et combinaient substitutions — les symboles sont changés mais restent à leur place — et transpositions — les symboles ne sont pas modifiés mais changent de place. La substitution est dite monoalphabétique quand l'algorithme de codage n'utilise aucun autre paramètre que la lettre à coder, de sorte qu'une lettre est toujours remplacée par la même lettre (relation 1→1). C'est le cas d'un algorithme à décalage simple. Quand l'algorithme de codage utilise un ou plusieurs autres paramètres (ex : sa position dans le message), chaque lettre à coder peut alors être remplacée par plusieurs lettres différentes selon les cas (relation 1→n). On parle alors de substitution polyalphabétique — e.g. le chiffre de Vigenère, Enigma. La substitution peut utiliser la méthode du décalage, où chaque lettre est transformée en la lettre plus loin dans l'alphabet, en rebouclant, c’est-à-dire la lettre suivant 'z' est 'a'. On parle de décalage simple — est également connu sous le nom de chiffre de Jules César- quand le décalage est identique pour toutes les lettres du message. Avec le chiffre de Blaise de Vigenère, on applique un nombre quelconque n de décalages, le premier décalage est utilisé pour chiffrer la lettre numéro 1, puis la 1+n, 1+2n, … le second décalage pour la lettre numéro 2, 2+n, 2+2n, … Usuellement, la valeur de ces décalages est donnée par un mot de longueur n dont la i lettre donne la valeur du i décalage. Clarifions par un exemple. Message clair : wikipedia Mot clé : crypto Message chiffre : yzixisfzy Un 'a' dans le mot clé correspond à un décalage de 0, un 'b' à un décalage de 1, etc. Dans notre exemple, la clé a , donc les lettres 1 ('w') et 7 ('d') sont chiffrées par le même décalage, à savoir 2. La machine Enigma utilisée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale est également basée sur les substitutions, mais avec un mécanisme beaucoup plus sophistiqué. Une autre forme de la substitution est le dictionnaire : au lieu de changer les symboles du message un à un, ce sont des mots entiers que l'on remplace. Pour les transpositions on modifie l'ordre des symboles du texte clair. Une technique consiste à se donner un mot clé, à écrire le message sous ce mot clé et à lire le texte en colonne, par ordre alphabétique. Message : wikipediaestuneencyclopedielibre Mot clé : crypto on écrit sous wikipe le mot clé diaest uneenc yclope dielib re**** lettre du mot clé (ordre alphabétique) coprty on ordonne les weiipk colonnes dteisa ucenne yeocpl dbliie r**e** Message chiffré : wduydr etceb* ieeol* iincie psnpi* kaele* Les astérisques sont ajoutés pour le déchiffrement et les espaces dans le message chiffré uniquement pour la lisibilité. Le message, s'il était par exemple envoyé à un destinataire qui connaît le mot clé, serait le suivant : Message chiffré : wduydretceb*ieeol*iinciepsnpi*kaele* == Techniques modernes == Depuis l'avènement du numérique, les paradigmes du chiffrement symétrique ont bien changé. D'une part, la discipline s'est formalisée, même si la conception de système de chiffrement garde inévitablement un aspect artisanal. En effet dans ce domaine, la seule chose que l'on sache prouver est la résistance face à des types d'attaques connues. D'autre part, la forme du texte chiffré ayant changé, les méthodes ont suivi. Les algorithmes modernes chiffrent des suites de bits. On distingue deux types d'algorithmes, les algorithmes en blocs, qui prennent n bits en entrée et en ressortent n, et les algorithmes à flots, qui chiffrent bit par bit sur le modèle du chiffre de Vernam. Dans ce dernier cas, l'algorithme engendre une suite de bits qui est ajouté (cf. XOR) à la suite binaire à chiffrer. Les techniques utilisées pour générer la suite que l'on ajoute -- appelée la suite chiffrante -- sont diverses. Elles peuvent utiliser des registres à décalage à rétroaction linéaire, composés de façon non linéaire (par exemple A5/1 ou E0, mais pas RC4 qui est ou a été très répandu) ... ou utiliser un chiffrement par bloc en mode avec un mode opératoire adapté. La seconde famille d'algorithmes, ceux en blocs, est en général construite sur un modèle itératif. Ce modèle utilise une fonction F qui prend une clé k et un message M de n bits. C'est cette fonction F qui est itérée un certain nombre de fois, on parle de nombre de tours. À chaque tour, la clé k utilisée est changée et le message que l'on chiffre est le résultat de l'itération précédente. C_1=F(k_1, M) ; C_2=F(k_2, C_1) ; … C_r=F(k_r, C_{r-1}) ; Les clés k_i utilisées sont déduites d'une clé maître K qui est la quantité secrète que doivent partager émetteur et destinataire. L'algorithme générant ces clés à partir de K est appelé l'algorithme de cadencement de clés. Pour qu'un tel système puisse fonctionner, la fonction F utilisée doit être injective par rapport à M pour un k fixé, c'est-à-dire qu'il faut pour toute clé k et message M pouvoir recalculer M à partir de F(k,M), autrement le déchiffrement n'est pas possible et par conséquent on ne dispose pas d'un algorithme utilisable. Formellement, cela signifie qu'il existe une fonction G vérifiant G(k, F(k,M))= M. La sécurité d'un tel système repose essentiellement sur deux points : l'algorithme de cadencement de clé, et la robustesse de la fonction F. Si l'algorithme de cadencement est mal conçu, les k_i peuvent être déductibles les unes des autres, ou mal réparties, etc. Dire de la fonction F qu'elle est robuste signifie qu'on la suppose difficile à inverser sans connaître la clé k ayant servi dans le calcul de C=F(k,M). La propriété qui garantit cela est que F soit une fonction pseudo-aléatoire, c'est-à-dire qu'il n'existe pas de méthode efficace pour distinguer l'ensemble des sorties possibles de cette fonction de celles d'une fonction dont la sortie est générée aléatoirement. Une condition nécessaire pour cela est que F soit surjective; sinon, il existe des éléments de l'ensemble d'arrivée qui peuvent forcément être généré aléatoirement, mais pas par F. Comme on a vu infra que F est aussi injective par nécessité de pouvoir déchiffrer (existence de G), c'est nécessairement une bijection, autrement dit, une permutation (puisque son ensemble de départ est le même que son ensemble d'arrivée). En d'autres termes, quand F est une fonction pseudo-aléatoire, si on connaît seulement C, F et G, on ne peut pas retrouver le message M, si ce n'est en effectuant une recherche exhaustive de la clé k, c'est-à-dire en calculant 1) X=G(k, C) ; 2) Y=F(k,X) ; et cela pour toutes les clés k jusqu'à ce que l'on en trouve une pour laquelle Y est égal à C. On est alors assuré d'avoir le message M qui n'est autre que X. Le problème étant que si k est constitué de l bits, il faut en moyenne 2^l/2=2^{l-1} essais. En prenant l assez grand, on peut être sûr que cela n'est pas réalisable en pratique : supposons que l'on puisse essayer 109 (un milliard) clés par seconde, soit environ 230, il y a par an, soit 225, en conséquence on peut tester 255 clés par an. Si on prend pour l une valeur de , il faudrait , plus de d'années. Une technique très répandue pour fabriquer des fonctions F est celle du schéma de Feistel. Dans ce schéma, le message à chiffrer est découpé en de bits, M=(L,R) et le message chiffré est C=(R,L \oplus f(k,R)) où le '⊕' est le XOR et f est une fonction quelconque, on n'a plus à supposer que c'est une permutation. En effet, on peut retrouver M à partir de la clé k 1) connaissant C, on connaît R qui est sa partie gauche, 2) on calcule f(k,R), 3) on ajoute le résultat du calcul précédent à la partie droite de C, et on retrouve L, cela sans restriction sur f. Clairement, dans ce schéma, la robustesse de F repose sur la fonction f. == Liste d'algorithmes symétriques communs == AES Blowfish DES, Triple DES Serpent Twofish Livre-code
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Client-serveur
Le protocole client–serveur désigne un mode de transmission d'information (souvent à travers un réseau) entre plusieurs programmes ou processus : l'un, qualifié de client, envoie des requêtes ; l'autre, qualifié de serveur, attend les requêtes des clients et y répond. Le serveur offre ici un service au client. Par extension, le client désigne souvent le terminal ou la machine sur lequel est exécuté le logiciel client, et le serveur, l'ordinateur sur lequel est exécuté le logiciel serveur. Les machines serveurs sont généralement dotées de capacités supérieures à celles des ordinateurs personnels en ce qui concerne la puissance de calcul, les entrées-sorties et les connexions réseau, afin de pouvoir répondre de manière efficace à un grand nombre de clients. Les clients sont souvent des ordinateurs personnels ou terminaux individuels (téléphone, tablette), mais pas systématiquement. Un serveur peut répondre aux requêtes de plusieurs clients : c'est le cas d'un serveur d'impression contrôlant le partage d'imprimantes, des sites d'achat en ligne ou des jeux massivement multijoueurs ; mais parfois, client et serveur sont sur la même machine : c'est le cas pour le système d'affichage X Window. === Types d'architecture standard === ==== Architecture pair à pair ==== Une architecture pair à pair ( ou P2P en anglais) est un environnement client–serveur où chaque programme connecté est susceptible de jouer tour à tour le rôle de client et celui de serveur. Le programme est client lorsqu'il demande et récupère des données, et devient serveur lorsqu'il fournit des données. ==== Architecture à deux niveaux ==== De base la relation entre un client en un serveur se fait entre deux processus, deux logiciels ou deux machines. On peut parler d'une architecture à deux niveaux ou une architecture deux tiers ( en anglais). Dans ce cas, le client demande une ressource au serveur qui la fournit directement à partir de ses propres ressources, sans solliciter d'autres machines. === Types d'architecture évoluées=== ==== Architecture à trois niveaux ==== Une architecture à trois niveaux ou une architecture trois tiers ( en anglais) ajoute un niveau permettant de spécialiser les serveurs, ce qui apporte un avantage de flexibilité, de sécurité et de performance : un client demande une ressource via une interface utilisateur (généralement un navigateur web) chargée de la présentation de cette ressource ; un serveur d'application (appelé middleware) fournit la ressource, mais en faisant appel à un autre serveur un serveur de données fournit au serveur d'application la ressource requise pour répondre au client. Il faut noter que le serveur d'application est ici client du serveur de données. ==== Architecture à N niveaux ==== Une architecture à N niveaux ou architecture N tiers ( en anglais) n'ajoute pas de niveau à l'architecture à 3 niveaux, mais introduit la notion d'objet qui offre la possibilité de distribuer les services entre les 3 niveaux selon N couches, permettant ainsi de spécialiser plus finement les serveurs. === Types de clients applicatifs === Les clients applicatifs, sont des logiciels qui tournent sur les machines ou terminaux des utilisateurs. Il est possible d'en distinguer 3 types majeurs. ==== Client léger ==== Un client léger est une application où le traitement des requêtes du client (le plus souvent un navigateur Web, avec des pages web n'utilisant pas ou peu de JavaScript côté client, terminaux Terminal Services, Secure Shell, Apple Remote Desktop, Citrix XenApp, TeamViewer, etc.) est entièrement effectué par le serveur, le client se contente de recevoir et mettre en forme pour afficher les réponses calculées et envoyées par les serveur. Quelques avantages: peu de puissance de calcul est nécessaire au niveau du client. la mise à jour de l'application s'effectue uniquement sur le serveur, excepté l'éventuelle mise à jour du client Web. plus grande indépendance du développement de l'application et du serveur vis-à-vis de la machine cliente et de son environnement. un travail de développement concentré sur le serveur ==== Client lourd ==== Un client lourd est une application (applications de bureau, applications mobile) où les traitements sont principalement effectués sur la machine locale dite cliente. Le serveur se contentant principalement de répondre aux demandes de données du client. Quelques avantages: le client peut parfois fonctionner même en cas de déconnexion du serveur une partie des traitements est réalisé par le client, ce qui soulage les ressources du serveur. plus grande indépendance vis-à-vis des temps de réponse réseau et serveur ==== Client riche ==== Un client riche est une application où le traitement des requêtes du client (applications Web utilisant beaucoup de JavaScript côté client) est effectué majoritairement par le serveur, le client recevant les réponses « semi-finies » et les finalisant. C'est un client léger plus évolué permettant de mettre en œuvre des fonctionnalités comparables à celles d'un client lourd. C'est un compromis entre les clients légers et lourds. == Comparaison des architectures centralisées et distribuées == === Fonctionnement === Avant que n'apparaisse l'environnement client–serveur, les réseaux informatiques étaient configurés autour d'un ordinateur central ( en anglais) auquel étaient connectés des terminaux passifs (écran adjoint d'un clavier sans unité centrale et n'effectuant aucun traitement). Tous les utilisateurs étaient alors connectés sur la même unité centrale. === Avantages des architectures centralisées === Toutes les données sont centralisées sur un seul serveur, physique ou virtuel, ce qui simplifie les contrôles de sécurité, l'administration, la mise à jour des données et des logiciels. La complexité du traitement et la puissance de calculs sont à la charge du ou des serveurs, les utilisateurs utilisant simplement un client léger sur un ordinateur terminal qui peut être simplifié au maximum. Recherche d'information : les serveurs étant centralisés, cette architecture est particulièrement adaptée et véloce pour retrouver et comparer de vastes quantités d'informations (moteur de recherche sur le Web), par rapport à l'architecture distribuée beaucoup plus lente, à l'image de Freenet. Maintenance matériel minime. Grande vélocité sur des grands volumes de données et de traitements. === Inconvénients des architectures centralisées === Ces inconvénients sont ordinairement ceux des files d'attente : si trop de clients veulent communiquer avec le serveur au même moment, ce dernier risque de ne pas supporter la charge (alors que les architectures distribuées peuvent répartir la charge si les serveurs sont démultipliés) ; si l'ordinateur serveur n'est plus disponible, plus aucun des clients ne fonctionne (les architectures distribuées peuvent continuer à fonctionner, si les serveurs utilisés sont démultipliés) ; pour cette raison même, la mise à jour (logicielle ou matérielle) du serveur demande un soin particulier, afin de minimiser le temps d'interruption du service. Cette opération étant critique, elle est peu fréquente, et l'architecture client-serveur est sujette à obsolescence. == Exemples client-serveur == La consultation de pages sur un site Web fonctionne sur une architecture client–serveur. Un internaute connecté au réseau via son ordinateur et un navigateur Web est le client, le serveur est constitué par le ou les ordinateurs contenant les applications qui fournissent les pages demandées. C'est le protocole de communication HTTP ou XML socket qui est utilisé. Les courriels sont envoyés et reçus par des clients et gérés par un serveur de messagerie. Ce sont les protocole de communication SMTP, POP ou IMAP qui sont utilisés. Le système X Window fonctionne sur une architecture client–serveur. En général le client (une application graphique, xeyes par exemple) tourne sur la même machine que le serveur mais peut être aussi bien lancé sur un autre ordinateur faisant partie du réseau. L'organisation en client léger, façon terminal-serveur, a donné naissance à des projets innovants comme le projet LTSP ou la technologie NX.
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Clovis Ier
, en latin Chlodovechus, né vers 466 et mort à Paris le , est roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511. Issu de la dynastie des Mérovingiens, il est le fils de , roi des Francs saliens de Tournai (en actuelle Belgique), et de la reine Basine de Thuringe. Chef militaire, il accroît considérablement le territoire du petit royaume des Francs saliens, dont il hérite à la mort de son père, pour unifier une grande partie des royaumes francs, repousser Alamans et Burgondes et annexer les territoires des Wisigoths dans le Sud de la Gaule ainsi que le Royaume de Soissons contrôlé par Syagrius et qui correspond à une partie de la Lyonnaise romaine. Le règne de Clovis est surtout connu par la description qu'en fit Grégoire de Tours, évêque gallo-romain dont l'Histoire des Francs est riche d'enseignements. La visée de ce livre, essentiellement édifiante, manque de précision et de cohérence historique. Les éléments de la vie de Clovis ne sont pas connus de manière certaine et leur « habillage » est le plus souvent suspect. Clovis est considéré dans l'historiographie comme l'un des personnages les plus importants de l'histoire de France.
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535
Clotaire Ier
dit le Vieux (ou Chlotar, Clothar, Chlotochar ou Hlothar), né vers 498, mort le 29 novembre ou le 31 décembre 561, est un roi franc de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, roi des Francs. Clotaire devient roi de Soissons en 511, roi d'Orléans en 524, roi des Burgondes en 534, roi des Francs de l'Est en 555, roi de Paris en 558 ; entre 558 et 561, il est seul à la tête du royaume des Francs réunifié comme sous le règne de Clovis. == Introduction == === Fonctionnement des mariages et des successions === ==== Le mariage chez les Francs ==== Les Francs, comme les autres peuples germains, pratiquent l'endogamie au sein de la Sippe ou clan (groupe de parenté étendu). Le mariage y prend plusieurs formes. Le père est le chef de la famille et exerce son autorité (mundium ou munduburdium) sur ses femmes, ses enfants, ses esclaves. Il a le pouvoir d’accepter ou de refuser les mariages de chaque membre de sa familia. Les jeunes nobles francs pratiquent une éducation sentimentale auprès des esclaves de leur familia ou des filles de leurs proches. Il en résulte souvent plusieurs mariages avec ces épouses de jeunesse (friedelfrau), qualifiées d’épouses de second rang ou d’épouses morganatiques. Ce type de mariage, la friedelehe, est généralement hypergamique et est conclu de façon privée entre le mari et la femme. Le chef de famille peut décider d’établir pour les jeunes Francs arrivés à maturité, des mariages avec des épouses prestigieuses dites de premier rang. Ce type de mariage, célébré en public, permet le rapprochement des familles, assurant une alliance diplomatique. Cette polygynie entraîne la confusion chez les chrétiens traditionnellement monogames, qui appliquent naturellement le droit matrimonial romain et qualifient à tort ces épouses de concubines ou de maîtresses, croyant leurs enfants illégitimes. Or, les enfants issus des différents mariages sont tous égaux en matière de succession. Le père garde cependant le droit d’écarter de sa succession les enfants de son choix. ==== La politique matrilinéaire de parentèle ==== Afin d'étendre son influence et d'agrandir son domaine, Clotaire pratique une politique de famille large, nommée parentèle dans les lois germaniques. Le but recherché est de maintenir la paix et d'assurer la conservation du patrimoine que constitue le royaume et les territoires conquis, considéré comme propriété personnelle suivant la pratique de la patrimonialité, pour sa descendance. En multipliant les unions avec différentes épouses, le roi renforce le lien avec ses « ventres de souveraineté » qui sont au centre du système matrilinéaire germanique. Le mélange de leur sang les lie en un groupe uni à vie, garantissant ainsi que ses enfants à naître héritent du patrimoine parental, ceci à la condition que les différentes épouses n'aient pas eu d'enfants lors de mariages antérieurs. Le roi pouvait toujours se débarrasser des enfants non issus « de sa propre semence ». ==== La succession dans la dynastie mérovingienne ==== Dans la tradition germanique, le mode de succession des rois sur le trône, la tanistry (nom celtique désignant la succession par le cadet et non par le fils), se fait entre frères, de l'aîné au benjamin, puis aux oncles et aux neveux) distincts, permettant à chaque prince d'exercer une royauté complète dans le sous-royaume attribué, plutôt que de diviser l'exercice du pouvoir avec les autres princes sur l'ensemble du territoire. == Biographie == === Enfance === Clotaire est le cinquième fils de Clovis et le quatrième de la reine Clotilde. Son nom signifie « Armée de gloire » en vieux haut-allemand. === Partage du royaume des Francs (511) === Après la mort de Clovis survenue le , le royaume des Francs est partagé entre Clotaire et ses trois frères : , Clodomir et . En raison du droit de la mère (Mutterrecht), il est attribué aux différentes reines, pour leurs fils, une portion de royaume en tenant « la balance égale ». Clovis ayant eu deux épouses, le royaume est d'abord divisé en deux. L'aîné, Thierry, fils de la première épouse, est largement avantagé en recevant le royaume de Reims. Clotaire partage la deuxième moitié avec ses deux autres frères. Clotaire reçoit la partie nord, Childebert la partie centrale (royaume de Paris) et Clodomir la partie sud (royaume d'Orléans). Le royaume de Clotaire se compose de deux parties, l'une en Gaule belgique, correspondant au royaume des Francs saliens, où il établit sa capitale à Soissons, ce qui incite les rois francs à lancer une offensive, sauf Thierry, marié à une fille de Sigismond. En 523, quand la jeunesse les tenait tranquille, Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire attaquèrent Sigismond, roi de Bourgogne, fils de leur grand-oncle Gondebaud, comme détenteur injuste du bien de leur mère. Clodomir fut celui des frères qui eut la plus grande part à cette guerre ; il prit Sigismond, et le fit mourir avec sa femme et ses enfants. Mais son frère Godomar le remplace sur le trône avec le soutien de l'aristocratie et les Francs sont obligés de repartir. Une nouvelle campagne a lieu en 524, incluant cette fois Thierry. Les Francs s'avancent jusqu'à la vallée de l'Isère, mais, le , subissent une défaite grave lors de la bataille de Vézeronce (ou de Voirons). ==== Mariage de Clotaire avec Gondioque (reine d'Orléans) ==== Clotaire épouse alors Gondioque, la veuve de Clodomir, ce qui lui assure la possession du trésor de Clodomir et lui assure les droits que détient Gondioque en tant que seule héritière du roi Godégisile ; la loi gombette permet à une fille d'hériter des terres en l'absence de fils. Mais cela ne suffit pas pour obtenir le territoire de son défunt frère : la loi salique impose normalement le partage du royaume entre les fils de Clodomir. ==== Mariage de Clotaire avec Arnégonde ==== Ingonde lui ayant demandé de trouver un mari digne de sa haute lignée à sa sœur Arnegonde, le roi ne trouve finalement pas meilleur prétendant que lui-même, et décide d'épouser Arnégonde. Elles devront vivre ensemble jusqu'au décès d'Ingonde vers 546. === Les années 530-540 === ==== Campagne de Thuringe (531) ==== En 531, Hermanfred, roi des Thuringiens, a promis à Thierry une partie du royaume de Thuringe s'il l'aide à se débarrasser de son frère Baderic. Thierry accepte, mais se trouvant lésé après la victoire, il fait appel à Clotaire pour se venger de Hermanfred. Leur alliance leur permet de conquérir la Thuringe qui se retrouve annexée au royaume des Francs. Lors du partage du butin, les deux rois se disputent âprement la princesse Radegonde, mais finalement, Clotaire la récupère, du fait qu'elle a été capturée par ses hommes. ==== La princesse Radegonde ==== Il la fait conduire dans la villa royale d’Athies en Vermandois. Lorsque Clotaire veut la recevoir à Vitry-en-Artois, elle profite de la nuit pour s’enfuir avec des compagnons. En 538, elle est amenée à Soissons pour épouser le roi, en tant que « reine non illégitime mais légitime et tente de rester proche de Dieu. Alors que le statut de reine rendait nécessaire le maintien de son rang par une apparence vestimentaire illustrant la prospérité et la puissance du mari qui utilisait ce « trésor animé » comme une vitrine, durant les banquets, Radegonde reste en vêtements simples, afin d'affirmer son humilité chrétienne. Elle refuse de succomber au faste alimentaire, un serviteur dut prendre le pain pour le donner aux pauvres. Elle trouve également des prétextes pour se retirer et aller chanter des psaumes et se lève la nuit pour s'étendre en prière jusqu'à en geler. Une fois revenue dans sa chambre, elle évite le roi en se gardant de retourner dans le lit ou de se réchauffer auprès du foyer. Cette attitude irrite Clotaire qui s'entend dire avoir épousé une moniale plutôt qu'une reine, provoquant des disputes que Radegonde tente de calmer. La vocation spirituelle de Radegonde faisant passer prioritairement Dieu par rapport au roi, finit par rendre Clotaire insultant lorsque, se sentant négligé, il réclame son épouse à sa table, ce qui l'oblige à racheter ses paroles par des cadeaux. Elle arrive cependant à jouer un rôle en influençant, par l'intermédiaire des flatteurs, la justice du roi en faisant appel à sa clémence vis-à-vis des condamnés à mort. La mort de son frère Hermanfred, assassiné sur ordre du roi. . Au bout d'un an, des rumeurs viennent aux oreilles de la reine disant que Clotaire souhaite la ramener à Soissons. Elle demande alors à un ermite nommé Jean qui s'est emmuré pour vivre reclus, de prier pour elle et pour « ce qui la terrifiait, car, si le roi persistait en son dessein, la reine préférait mourir plutôt que d'être réunie à un roi de la terre après avoir connu les embrassements du Roi du Ciel ». . Elle préfère se retirer dans un couvent, plutôt que de vivre à ses côtés. Elle fonde à Poitiers l'abbaye Sainte-Croix (ciseaux) et une épée nue. Il demanda alors à la reine ce que devaient faire ses fils avec leurs neveux : les laisser vivre comme moines ou les étrangler. La coutume germanique non-écrite reconnaissait une autorité de chef de la lignée à la reine, le mutterrecht (droit de la mère). Écœurée, Clotilde répondit que s'ils ne devaient pas régner, alors elle préférait les voir morts que tondus. Les deux oncles massacrèrent les enfants de Clodomir : Clotaire assassina Thibaut d'un coup de couteau dans l'aisselle. Gunthar se jeta aux pieds de Childebert qui se mettait à pleurer et faillit céder aux suppliques de son neveu. Mais Clotaire lui fit remarquer qu'il était à l'initiative de l'entreprise. Childebert rejeta alors Gunthar contre son frère qui le poignarda et l'étrangla. Thibaut et Gonthaire avaient respectivement dix et sept ans. Le dernier, Clodoald resta en vie en parvenant à s'enfuir, caché par des partisans fidèles. Il renonce à sa part, et choisit la vie monastique. Clotaire et Childebert peuvent alors librement se partager le territoire de leur frère. Clotaire, Childebert et leur neveu Théodebert en profitent cette fois pour envahir le royaume Burgonde, dénué de protecteur. Le royaume Burgonde est alors partagé entre les couronnes franques mais cette situation ne dura pas car il fut progressivement reconstitué par et, à sa mort, transmis tel quel à son fils Gontran. ==== Conquête de la Provence (537) et échecs de l'invasion de la Septimanie wisigothique (542) ==== L'empereur (518-527) propose aux Francs de s'emparer de la Provence ostrogothique en échange d'un soutien dans sa reconquête de l'Italie. Après la mort de Théodoric en 526 les rois ostrogoths notamment Vitigès leur font la même offre en échange de leur neutralité. En 537, les rois Francs Childebert et Théodebert acceptent l'offre des Ostrogoths et s'emparent de la Provence en commençant par Arles sa capitale puis Marseille, porte ouverte sur le grand commerce méditerranéen ainsi que le nord des Alpes par l'accaparement de la haute vallée du Rhin, le Main et le haut Danube avec une souveraineté sur les Alamans. De l'ancienne Gaule romaine, il ne restait aux Francs qu'à conquérir la Septimanie wisigothique mais les campagnes successives notamment celle de 531 et de 541 ne connurent de succès durables. Au printemps 542, Childebert et Clotaire, accompagné de trois de ses fils dont Chilpéric, conduisent une armée jusqu’en Hispanie wisigothique. Ils s’emparent de Pampelune et assiègent Saragosse, qu’ils sont finalement obligés d’abandonner après avoir conquis la plus grande partie du pays à cause de l’armée du roi Theudis qui les poursuit au-delà des Pyrénées. ==== Péripéties familiales ==== Les Francs voulant récupérer les conquêtes de Clovis que les Goths avaient reprises, Théodebert et Gonthier, fils aîné de Clotaire, sont envoyés pour réclamer les terres. Mais parvenu à Rodez, Gonthier retourne sur ses pas pour une cause inexpliquée, pendant que Théodebert s'empare des places fortes de Dio-et-Valquières et Cabrières. Clotaire profite de l'agonie de Thierry, gravement malade, pour tenter de récupérer son royaume, avec l'aide de Childebert. Mais Théodebert, alors occupé à assujettir Arles, retourne précipitamment auprès de son père Thierry qui décède quelques jours après son arrivée. Soutenu par ses leudes, Théodebert réussit à conserver son royaume et réfrène l'avidité de ses oncles en les comblant de dons. Clotaire se voit contraint de se réfugier dans une forêt pour se protéger d'une alliance que Childebert et Théodebert ont conclue contre lui. Tandis qu'ils assiègent Clotaire, une tempête ravage le matériel, met en fuite les chevaux, et désorganise l'armée. Ils abandonnent alors le siège et concluent la paix avec Clotaire. La mort de la fille de Théodoric le Grand et d'une sœur de , qui a été assassinée par le roi des Ostrogoths Théodat, pour venger le crime que cette « prostituée » avait perpétré contre sa propre mère, fait l'objet d'un chantage diplomatique de la part des rois Francs. Ceux-ci exigent le versement d'une rançon en guise de compensation. Théodat leur envoie donc 50000 pièces d'or que Childebert et Thibert interceptent et se partagent entre eux de sorte que Clotaire n'ait rien. Mais ce dernier ayant fait main basse sur le trésor de Clodomir, il leur avait volé beaucoup plus d'argent qu'eux ne purent voler. Le 3 juin 548, Clotilde meurt dans la ville de Tours. Childebert et Clotaire la font transporter par un cortège funèbre dans la basilique des Saint-Apôtres pour y être ensevelie aux côtés de son époux, le roi , et de sainte Geneviève. === Les années 550 === ==== Le rattachement du royaume de Thibaut (555) ==== Thibaut (fils de Thibert et petit-fils de ) meurt sans descendance en 555. Clotaire se rend immédiatement sur place pour prendre possession du royaume de son défunt petit-neveu, cela au mépris du partage prévu par la loi salique avec son frère. Il épouse alors Vuldetrade, veuve de Théodebald et fille du roi Lombard Waccho. Il s’assure ainsi de la succession en douceur auprès des Grands du royaume, ainsi que d’une alliance avec les Lombards établie depuis le règne de Thibert. Mais les évêques condamnent ce mariage incestueux et Clotaire accepte de délaisser Vuldetrade pour la donner en mariage au duc Bavarois Garibald, lui permettant ainsi de renforcer l’entente avec ce peuple. L’âge avancé de Clotaire expliquerait sa sensibilité face aux hommes de Dieu. Pour compenser la rupture du mariage avec Vuldetrade, Clotaire donne à marier au prince Alboïn, futur roi des Lombards, sa fille Clodoswinthe, le domesticus (grand administrateur du palais) du roi Thibaut conserve ses fonctions après le rattachement du royaume. ==== Soumission des Saxons et de la Thuringe ==== En 555, il affronte et anéantit les Saxons révoltés, peuples situés dans la haute vallée de la Weser, l'Elbe, et le littoral de la mer du Nord. En guise de soumission, Clotaire leur impose de verser au fisc (terre, forêt ou mine appartenant à la couronne) un tribut annuel de cinq cents vaches. Il effectue à la suite une expédition punitive contre la Thuringe qui a aidé les Saxons. Entre 555 et 556, les Saxons, peut-être à l'incitation de Childebert, se révoltent à nouveau. Face aux Saxons, Clotaire préfère parlementer et éviter un massacre, car ceux-ci acceptent de continuer le versement d'un tribut malgré un refus antérieur. Mais ses hommes, pleins d'intentions belliqueuses et désireux d'en découdre, contestent sa décision. Les pourparlers cessent lorsque les soldats de sa troupe le forcent, par injures et menaces de mort, à se jeter sur les Saxons. Après un carnage abominable, les Saxons et les Francs font la paix, qui est peut-être le fruit d'une sanglante défaite. ==== La mise sous tutelle de l'Auvergne ==== L’Auvergne, autrefois province romaine prospère, qui avait résisté aux Wisigoths et avait espéré des Francs qu’ils seraient de meilleurs maîtres, s’était opposée à Thierry qui, en représailles, la ravagea. Thibert l’avait ensuite pacifiée en la faisant gouverner par des sénateurs Auvergnats et en épousant une gallo-romaine de Cabrières. Afin d’anticiper un possible soulèvement, à la suite du décès de Thibaut, Clotaire envoie son fils Chramn prendre possession de l’Auvergne pour surveiller cette région ainsi que l’Aquitaine première. Ce dernier a pour consigne de résider à Clermont de mater les turbulences de la région, et de régler une question épiscopale (Unterkönigtum) d’Aquitaine. Grégoire de Tours nomme Chramn rex, une monnaie a été retrouvée à Bordeaux avec l’inscription Chramnus et Chramn émet lui-même des préceptes. Son vice-royaume est composé des cités de Poitiers, Tours, Limoges et Clermont qu’il occupe l’une après l’autre. Mal conseillé et entraîné par le désir d’indépendance aquitain, il se laisse porter par le désir d’établir un royaume indépendant de celui de Clotaire. Les cités de l'Aquitaine première lui ont probablement été accordées, c’est-à-dire Bourges, Le Puy, Javols, Rodez, Cahors, Albi et même Toulouse. Clotaire, alors contraint de guerroyer contre les Saxons, envoie ses fils Charibert et Gontran mener une armée à la rencontre de Chramn. Ils se rendent alors en Auvergne, puis à Limoges, et enfin retrouvent Chramn à Saint-Georges-Nigremont, dans le canton de Crocq de l'actuel département de la Creuse. Leurs armées se font face au pied d'une « montagne noire » où ils incitent Chramn à rendre les terres appartenant à leur père. Il refuse et une tempête empêche la bataille. Chramn envoie un messager à ses demi-frères, les informant de la mort de Clotaire, qui se bat contre les Saxons. Charibert et Gontran se rendent aussitôt en Burgondie. Il se peut que cette rumeur ne soit donc pas une ruse de Chramn, avec qui Childebert est en relation. Chramn en profite alors pour étendre son influence jusqu’à Chalon-sur-Saône. Il assiège la ville et la conquiert. Il rencontre ensuite Childebert dans la place forte de Dijon mais se voit refuser l'accès à la ville, fille du comte d’Orléans Wiliachaire (Willacharius) qui est subordonné à Childebert. === La réunification du royaume (558) === Le 558, Childebert meurt sans descendance d’une longue maladie, ce qui permet à Clotaire de réunifier à nouveau le Regnum Francorum de son père Clovis et de s'emparer du trésor de son frère, son beau-père. Ce dernier, poursuivi par Clotaire, se refugie avec sa femme dans la basilique Saint-Martin de Tours qu'il incendia. Dénué de soutien, Chramn est obligé de se soumettre à l’autorité de son père qui lui accorde son pardon. Mais Chramn récidive en 560. Il s’enfuit avec sa femme et ses filles dans le Poher, auprès du comte de Bretagne Conomor, , qu’il a dû rencontrer à la cour de son oncle. Entre le et le , avec l’aide des Bretons, Chramn pille et détruit un grand nombre de lieux appartenant à son père. Clotaire, accompagné de son fils Chilpéric, s’avance vers la Domnonée dans laquelle il arrive en 560. Lors de la bataille, localisée dans le territoire de Vannes près de la côte, que le duc Willachaire aurait dû disputer aux Bretons, Conomor est vaincu et tué alors qu’il tourne le dos à l’ennemi. Conomor possédait des terres des deux côtés de la Manche et Chramn avait peut-être l’intention, pour fuir Clotaire, de se réfugier en Grande-Bretagne avec le soutien de Conomor. Il s’enfuit pour prendre la mer mais tente d'abord de secourir sa femme et ses filles. Il est alors capturé et aussitôt condamné à mort. Enfermé dans une masure avec son épouse et ses filles, il y est étranglé avant que le feu ne soit mis à l'édifice. Clotaire est dès lors seul maître du regnum francorum. === Fin de vie === , Clotaire tente d'augmenter les impôts des églises malgré l'exemption accordée par le droit romain dont elles bénéficient et qui est confirmé régulièrement par les édits royaux. En effet, accorda des immunités aux églises. L'évêque Injuriosus de Tours s'y refuse et Clotaire abandonne son dessein. À la mort de l'évêque, le roi le fera remplacer par un membre de sa domesticité nommé Baudin. Ingonde et Clotaire accordent une décoration au tombeau de Saint-Germain d'Auxerre, la basilique y conserve un calice donné par la reine. Clotaire épouse encore Chunsine, puis Vulderade (555), veuve de Thibaut, son petit-neveu d'une pneumonie aiguë à 60 ans, laissant son royaume à ses quatre fils qui allèrent l'enterrer à Soissons, dans la basilique Sainte-Marie qu'il avait commencé à faire construire sur le tombeau de saint Médard. Devenue abbaye Saint-Médard, victime d’un incendie qui la ravagea lors des invasions normandes au IXe siècle, détruite par les Huguenots en 1567 lors des guerres de Religion et démantelée jusqu’à la crypte à la Révolution, le tombeau de Clotaire a disparu. On lui prête ces dernières paroles sur son lit de mort : === Succession === L'héritage patrimonial est partagé : Caribert reçut l'ancien royaume de , situé entre la Somme et les Pyrénées, ayant Paris pour capitale et comprenant le bassin parisien, l'Aquitaine et la Provence ; Gontran reçoit la Burgondie avec une partie du royaume d'Orléans dans laquelle il installe sa capitale ; Sigebert reçoit le royaume de l'Est avec comme capitale Reims puis Metz ; Chilpéric reçoit les territoires au nord, le royaume de Soissons. == L'édification du monachisme féminin == Clotaire finance la construction du monastère Sainte-Croix de Poitiers dans lequel se replie Radegonde et fait transférer les reliquaires que la reine a accumulés lors de son séjour auprès du roi jusqu'au monastère de Sainte-Croix. == Mariages et descendance de Clotaire == === Historique === Selon Grégoire de Tours, « Le roi Clotaire a eu sept fils de diverses femmes, à savoir : d’Ingonde il eut Gonthier, Childéric, Charibert, Gontran, Sigebert, et une fille, nommée Clodoswinthe ; d'Arnegonde, sœur d'Ingonde, il eut Chilpéric ; et de Chunsine, il eut Chramn ». Elle lui donne pour fils Gonthier vers 517, Childéric vers 518, Caribert vers 519, Gontran vers 528 et Sigebert en 535. Ils ont également une fille nommée Clodoswinthe. Sa mort survient bien au-delà de l'année 536. Clotaire se marie également avec Chunsine, probablement sa deuxième reine. En 524, il épouse la reine franque Gondioque, veuve de son frère aîné Clodomir. Elle lui donne deux fils nommés Gondebaud et Gothard et une fille appelée Clodeswinthe. Entre 525 et 527, il épouse Arnegonde qui lui donne un fils, Chilpéric. En 538, il se marie avec la princesse thuringienne Radegonde dont il n'aura aucun enfant. En 555 enfin, il épouse la princesse lombarde Vuldetrade, veuve de son petit-neveu Thibaut. Elle est ensuite répudiée. Une femme, qui était d'un rang plutôt aisé, présente son fils nommé Gondovald, né à la fin des années 540 ou au début des années 550, comme un fils de Clotaire. Clotaire « ayant semé des enfants dans toute la Gaule », il s'agit là d'une « affirmation aussi plausible qu'invérifiable » car si la mère le certifie, Clotaire lui-même doute de cet enfant. Il reçoit une éducation littéraire et se laisse pousser les cheveux, signe de son appartenance royale. Sa mère l'amène à la cour du roi à qui elle certifie qu'il s'agit de son neveu. Childebert, n'ayant pas de descendant mâle, accepte de le garder à ses côtés mais Clotaire le réclame. Il refuse cependant de le reconnaître comme son fils et le fait tondre préférant le garder en vie au cas où Gondovald serait vraiment son fils. Une fausse généalogie trouvée dans les trophées de Brabant, réalisée au IXe siècle durant le règne de Charles le Chauve, invente une fille de Clotaire nommée Blithilde qui se serait unie à Ansbert de Rouen, fils de . De ce mariage, serait né le duc Arnoald, père d'Arnoul de Metz, rattachant ainsi les dynasties mérovingienne et carolingienne, faisant ainsi croire que les Carolingiens régnaient par droit d'hérédité, mais aussi en les rattachant aux populations romaines par leur filiation avec la famille sénatoriale des Ferreoli. Cluny - Mero - Bague de Ingonde - Paris CdM BN - Or 532.jpg | Bague d'Ingonde, épousée vers 516. Cluny - Mero - Bague de Arégonde - VIe siècle- Or.jpg | Bague d'Arégonde, épousée entre 525 et 527. Cluny - Mero - Bague de Radegonde - Airvault - Or 538.jpg | Bague de Radegonde, épousée en 538. === Tableau généalogique === == Représentations dans les arts == === Télévision === 1991 : L'Enfant des loups, téléfilm franco-espagnol de Philippe Monnier, avec Maurice Barrier dans le rôle de Clotaire.
[ "Clotilde (femme de Clovis)", "Georges Duby", "Noyon", "Sigismond (saint)", "Albi", "Theudis", "domaine médiéval", "Bourges", "évêque", "Monogamie", "Saragosse", "Tournai", "Danube", "Charles le Chauve", "Arégonde", "tanistry", "clan", "Septimanie Wisigothique", "Vuldetrade", "Sigebert Ier", "Ingonde (épouse de Clotaire Ier)", "Berry", "Burgondie", "Injuriosus", "Trèves (Allemagne)", "Saint Sigismond", "primogéniture", "Clodoald", "Ansbert de Rouen", "Les Larmes de Brunehilde", "Soissons", "Childebert Ier", "Alboïn", "Heiric d'Auxerre", "dynastie capétienne", "Somme (département)", "Liste des rois de Bourgogne", "Thuringe historique", "martyrologe d'Usuard", "Jonas de Bobbio", "Périgueux", "Poitiers", "Autun", "Saint-Georges-Nigremont", "561", "Isidore de Séville", "polygynie", "Bruno Dumézil", "Godégisile", "Athies (Somme)", "Septimanie", "Michel Rouche", "tanistrie", "Philippe Monnier (réalisateur)", "Généalogie des Mérovingiens", "Liber historiæ Francorum", "Huguenots", "Charles Higounet", "Maîtresse royale", "Radegonde", "Hermanfred", "mer du Nord", "Cabrières (Hérault)", "Clotilde (465-545)", "basilique Saint-Martin de Tours", "Brest", "Liste des monarques de France", "Venance Fortunat", "Famille matrilinéaire", "Bazas", "Vitigès", "Conomor", "Théodoric le Grand", "Alamans", "Royaumes francs", "Neustrie", "Siège d'Arles (534)", "Rodez", "Arnegonde", "Arras", "Athalaric", "Thuringiens", "Clodomir", "loi salique", "524", "Ingomer", "endogamie", "Chalon-sur-Saône", "Royaume de Bourgogne (534-843)", "Ostrogoths", "555", "Europe", "Dio-et-Valquières", "Jean-Louis Fetjaine", "Poher", "Rhin", "Domnonée", "Tours", "Arnoald", "Provence", "Chramn", "Limoges", "Toulouse", "Théodat", "Procope de Césarée", "Médard de Noyon", "Main (rivière)", "Chronique de Frédégaire", "droit canonique", "Saix", "Aquitaine première", "Thibert Ier", "Pyrénées", "Weser", "pneumonie", "Histoire de l'Aquitaine", "Vermandois", "L'Enfant des loups", "Clodoswinthe (fille de Clotaire Ier)", "Radegonde de Poitiers", "Auxerrois (région)", "Ivan Gobry", "Bretons", "Patrick Geary", "Regnum Francorum", "Faux Mérovingiens", "Francs saliens", "Godomar III", "Anne Bernet", "diocèses", "Alpes", "Audoflède", "Thibaut (roi des Francs)", "Waccho", "Hispanie wisigothique", "Wisigoths", "Marius d'Avenches", "Ingonde (femme de Clotaire Ier)", "Bernard Bachrach", "loi gombette", "Lombards", "Orléans", "Augustin Cabanès", "Gontran (roi)", "Province de Brabant", "Allemagne", "Thierry Ier", "abbaye Sainte-Croix de Poitiers", "Saxons", "Reims", "Pampelune", "Hypergamie", "Bretagne", "Cahors", "Amalasonthe", "fisc", "Mérovingiens", "Gondioque", "Agathias", "Agen", "Gondovald", "Javols", "bataille de Vézeronce", "Dieu (christianisme)", "Compiègne", "Ferdinand Lot", "1991 à la télévision", "Eugen Ewig", "Souverains français enterrés hors de Saint-Denis", "Régime matrimonial", "Clovis Ier", "Arnoul de Metz", "Colomban de Luxeuil", "Clermont-Ferrand", "sainte Geneviève", "guerres de Religion", "Prosopography of the Later Roman Empire", "Vitry-en-Artois", "Poitou", "Gaule", "511", "Sens (Yonne)", "Manche (mer)", "Musée de Soissons", "Sidoine Apollinaire", "Dijon", "Abbaye Saint-Médard de Soissons", "Grégoire de Tours", "Clotilde (fille de Clovis Ier)", "Elbe (fleuve)", "Metz", "Creuse (département)", "concubine", "Amiens", "Saxe primitive", "Maurice Barrier", "Gaule aquitaine", "Auvergne", "Austrasie", "Caribert Ier", "Le Puy-en-Velay", "Les Voiles de Frédégonde", "Saint-Quentin", "Chilpéric Ier (roi des Francs)", "Gaule belgique", "Vannes", "vieux haut-allemand" ]
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Chronologie
La chronologie (aussi appelée annale ou chronique) est une science qui étudie la succession d'événements dans le temps, afin de dater aussi précisément que possible les événements historiques. Considérée comme une discipline auxiliaire de l'histoire, la chronologie est une manière d'appréhender l'histoire par les événements. Pour cela, elle sélectionne et met en valeur les événements selon le mode de pensée de la zone géo-culturelle étudiée, en particulier en ce qui concerne l'établissement de son « point zéro ». Une chronologie se rapportant à un sujet spécial organise des événements selon leur ordre temporel d'occurrence mais aussi selon l'objectif poursuivi par l'auteur chargé de la dresser. On ne mettra pas en valeur les mêmes événements selon qu'on dresse une chronologie de l'évolution, une série des temps géologiques ou la succession généalogique d'une dynastie royale. == Rome antique == Dans l'Antiquité romaine, le temps est décompté depuis l'année de fondation mythique de la ville de Rome. Néanmoins, l'ère Anno Urbis Conditae, comme l'ère Anno Domini, n'est pas utilisée systématiquement dans l'Antiquité. Elle n'est employée systématiquement pour la première fois que vers l'an 400, par l'historien ibère Orosius. == Sphère culturelle chrétienne == Bien que le moine Denys le Petit, vers l'an 500, soit probablement au courant de l'existence de l'ère romaine Anno Urbis Conditae, il ne s'y réfère pas. À Rome, c'est le pape Boniface IV qui, vers l'an 600, semble être le premier à faire la connexion entre l'ère romaine et l'ère chrétienne dressée par Denys le Petit : AD 1 = AUC 754. Dans les cultures judéo-chrétiennes, les dates historiques dans une chronologie absolue se référent à l'ère chrétienne, avant l'an 1582 en relation avec le calendrier julien et après l'an 1582 en relation avec le calendrier grégorien. Les termes usuels « calendrier » et « ère » (dans la signification d'un système cohérent d'années calendaires numérotées) correspondent à deux notions complémentaires. Denys le Petit fut le fondateur d'un comput proprement chrétien, qui est de nos jours le système de datation le plus répandu dans le monde. Son premier usage avéré date des environs de l'an 900. L'ère Anno Domini de Denys le Petit, qui contient seulement les années calendaires AD, est étendue par Bède le Vénérable à l'ère chrétienne complète, qui inclut les années du calendrier avant Jésus-Christ mais pas l'année zéro. Bède fonde ainsi la discipline du comput. Le moine anglais Birtferth, vers l'an 1000, reprend les études sur le comput, en s'appuyant sur deux disciplines du quadrivium (arithmétique et astronomie) et deux disciplines du trivium (grammaire et dialectique). Pendant huit siècles, le calendrier adopté au VIIIe siècle par Bède le Vénérable, le calendrier julien, est la référence en Occident. Après l'an 1582, la nécessité de tenir compte de corrections astronomiques sur les années bissextiles entraîne l'adoption progressive du calendrier grégorien. Dix siècles après Bède, les astronomes français Philippe de La Hire (en l'an 1702) et Jacques Cassini (en l'an 1740), en vue de simplifier certains calculs, utilisent pour la première fois le système des jours juliens (à ne pas confondre avec le calendrier julien), proposé en l'an 1583 par Joseph Scaliger, et introduisent l'usage d'une ère astronomique qui contient une année bissextile zéro et l'année 1 qui suit. Les astronomes n'ont jamais proposé de remplacer l'ère d'emploi courant par l'ère astronomique, qui coïncide exactement avec l'ère chrétienne lorsqu'elle décrit les années calendaires après l'an 4. Quelques années plus tard, en 1750, les moines bénédictins de la congrégation de Saint-Maur écrivent L'Art de vérifier les dates. La Révolution française abandonne en 1793 le calendrier grégorien pour le calendrier républicain, mais ce nouveau calendrier est abandonné en 1806. La méthode des moines de la congrégation de Saint-Maur est reprise au XIXe siècle par les historiens de l'école méthodique (Charles Seignobos et Charles-Victor Langlois), mais leurs travaux se limitent aux sources écrites connues à cette époque. La chronologie est aussi le résultat de l'enquête historique dans son élaboration précise de l'enchaînement des causes et des conséquences. En cela, elle est une force critique de l'idéologie. En physique, le fait de définir le temps est un discours sur le temps, donc au sens propre une chronologie. === Ligne du temps === La ligne du temps qui est souvent utilisée est celle qui représente l'ère chrétienne. S'y trouve un moment zéro au lieu d'une année zéro, contrairement à la ligne du temps de l'ère astronomique, dont l'année zéro est bissextile, et cependant n'est pas exactement égale à l'année 1 avant Jésus-Christ. == Méthodes utilisées == Il existe plusieurs types de chronologie en fonction de la méthode utilisée pour dater un évènement ou un objet : la radiochronologie, la géochronologie et la biochronologie, chronologie se reposant sur la biostratigraphie. == Exemples de chronologies == === Chronologie suivant la Genèse === Le premier livre de la Bible, la Genèse (hébreu : בְּרֵאשִׁית, Berechit, « au commencement »), contient une chronologie mentionnant comme point de départ la création du monde. Différents chronologistes assignent des intervalles variés entre la création du monde et la naissance de Jésus-Christ : === Chronologies réputées === Tabari (838-?), Chronique de Tabari (arabe : Nazm al-Jawhar) traduite du perse de Belami par Zotenberg et Dubeux : de la création et des saints patriarches (avec diverses anecdotes) jusqu'à Mahomet, allé à l'an 302 de l'Hégire sur les dynasties omeyyades et les califes musulmans. George Sychelle (863-810), Chronologia Georgius Syncellus et Nicephorus - Corpus scriptorum historiae byzantinae : depuis Adam jusqu'au règne de Dioclétien. Euthychius Barhebraeus Saïd Ibn al Batriq (877-940), Contextio Gemmarum, sive Eutychii Patriarchae Alexandrini Annales, publié par Ioannes Seldenus, traduit en latin par Pococke : histoire depuis la création et généalogie antédiluvienne jusqu'en 936 A.D. (Anno Domini/av. J-C). Isidore de Séville (560-636), Isidori Hispalensis Episcopi Etymologiarum sive originum, en latin : encyclopédie universelle qui comprend une chronologie du temps des premiers pères et leur généalogie. === Chronologies sacrées === Calendrier maya Éphrem le Syrien [306-373], The Book of the Cave of Treasures, rédigé en syriaque, traduit par Budge et publié par The Religious Tract Society : des patriarches et leurs descendants, va jusqu'à la dispersion des apôtres. Moïse (~3000 ans du monde), Livre des jubilés (guéze : Mashafa Kufale) : transcrite sur le Mont Horeb, cette chronologie s'établit en cycles de 49 ans ou jubilés et couvre la genèse jusqu'à la sortie d'Égypte des fils de Jacob (fils d'Isaac, fils d'Abraham). Joseph Flavius (37-100), Antiquités judaïques, en hébreu : de la création jusqu'au Ier siècle de tous les événements et guerres impliquant le peuple et la terre d'Israël, incluant les noms des rois qui ont dominé ses villes et provinces. Apôtre Pierre, le Qalémentos, rédigé par Clément, son disciple ; publié dans la Revue de l'Orient Chrétien (tome VI) et traduit du guéze par Grébaut : de la création jusqu'à l'an 64 de notre ère. Estela C de Tres Zapotes.jpg|Stèle calendaire maya (Tres Zapotes) Antiquités judaiques et la guerre des juifs de Flavius Josephus - Soane Museum Ms1 f11 (Meurtre d'Aristobule).jpg|Le Meurtre d'Aristobule III, miniature tirée des Antiquités judaiques et La Guerre des juifs de Flavius Josèphe (vers 1478-1480). Bonifacius IV.png|Boniface IV. Médaillon en mosaïque de la frise des papes à Saint-Paul-hors-les-Murs.
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Cuisine médiévale
La cuisine médiévale regroupe les plats, les habitudes alimentaires et les méthodes de cuisson des diverses cultures européennes et méditerranéennes, durant le Moyen Âge, entre le et le XVe siècle. L'histoire de la confection des aliments est associée à celles des métiers de l'hôtellerie et des tavernes depuis l'Empire romain. == Généralités == Cette période commence par une période de fortes chaleurs (optimum climatique médiéval) qui a pour conséquence l'accroissement de la population mondiale et se termine par des hivers très froids (« petit âge glaciaire ») qui mettent à mal l'agriculture, et fait se déboiser les forêts pour le chauffage ou encore la construction (ces forêts où par ailleurs se réfugient les indésirables et pillards, font l'objet du droit de coupe et du droit de ramassage variables selon les rois et comtes). Cette longue période climatique connaît son apogée sous le règne de Louis XIV avec des années comportant 1 ou 2 millions de morts de froid et de faim et n'est en rien une période d'abondance. Le Moyen Âge en conséquence voit une démographie très oscillante (an mil : 8-10 millions de français, an 1300 : 20-22 millions, an 1450 : 10-12 millions). Il comporte diverses épidémies (dont la peste, qui causa des millions de morts), et que la médecine ne pouvait combattre alors. Cependant l'Hygiène domestique avec les ablutions religieuses correspondantes autant que la thérapeutique est une préoccupation de médecins dans des villes où existent des étuves . La société de la période médiévale dans le monde a pour caractéristique fondamentale la guerre essentiellement causée par la religion installée (le deuxième pouvoir en Europe) qui impose les croisades aussi bien à la population instruite et riche qu'aux rustres (sauvages) illettrés (voir la guerre de Cent Ans). Cette société où le droit divin prime trie les saints reconnus ou non, invente l'Enfer et diabolise pour finir la sorcellerie qui met dos à dos les traditions établies dans les campagnes et les villes avec les guérisseurs et les médecins. L'imprimerie débute en Occident à la fin de cette période ; on y édite des livres importants et une grosse partie de l'édition consiste en « manuels agricoles » concernant les terres. Si les premiers livres de cuisine fondamentaux de la culture occidentale sont constitués jusqu'au Haut Moyen Âge par les collections de recettes copiées à la main et font partie de la bibliothèque des érudits, ils sont imprimés à partir du Bas Moyen Âge. Les régimes alimentaires et la préparation des plats répertoriés évoluèrent donc assez lentement au regard de l'époque moderne qui suivit, période où se reconstituent les économies locales, par le repeuplement dans les pays. Ces changements posèrent les bases de la cuisine actuelle européenne et américaine qui y fut importée. Alors que passablement des nourritures sont communes aux hommes et animaux domestiques et font à ce titre partie de l'économie régionale, il est difficile de les localiser-distinguer par les traces écrites comptables. Au point qu'à la fin de la période Moyenâgeuse , les plantes d'agrément des jardins et parcs laïcs et monastiques ont été en fait des plantes culinaires et des arbres à fruits esthétiques. La géométrie du jardin change, il évolue d'enclos déambulatoire à parc avec allées et parterres comme les jardins Orientaux. Les plantes « reconstituantes », les légumes, dans ces jardins sont considérées en plus comme des plantes condimentaires et médicinales . Parce que « l'économie européenne fonctionne comme un marché. Le riz n'est introduit que tardivement en Europe. La pomme de terre, qui n'arrive qu'en 1536, ne fait pas partie de cette cuisine (et n'est pas consommée à grande échelle avant plusieurs siècles). L'orge, l'avoine et le seigle, pour les pauvres, et le blé pour les riches, servent à fabriquer les pains, les bouillies et les pâtes qui sont consommés par toute la population. Les fèves et les légumes sont des suppléments importants au régime essentiellement à base de céréales des plus pauvres. La viande est plus associée au statut social (nourriture plus prestigieuse) et à sa symbolique religieuse qu'à son coût . Le porc est l'élevage type dans les monastères, la chèvre ainsi que le cheval ont, dans la boucherie, un statut particulier (Charte de Mirepoix (1303)). Le gibier par interdit de chasse ne se trouve que sur les tables de la noblesse à la fin de l'époque médiévale. Les viandes les plus répandues sont le poulet et les autres volailles, le porc, tandis que le bœuf, qui demande plus d'investissement, est plus présent au Haut Moyen Âge que précédemment, en faisant l'objet d'une sélection pour obtenir des bêtes plus fortes et plus charnues. La morue et le hareng sont incontournables pour les régions littorales et ils peuvent être transportés vers l'intérieur des terres s'ils sont séchés, fumés ou salés. Une grande variété de poissons de rivière est également consommée (et braconnée). Les méthodes de conservation des aliments, basées exclusivement sur le séchage, la salaison, le fumage et le saumurage ont constitué la première industrie humaine. Au Moyen Âge la lenteur des moyens de transport rendent très coûteux le commerce des produits sur de longues distances et les marchandises pondéreuses ordinaires ne peuvent en valoir la peine sur les places de marché, où se font les ventes en dehors des commandes de particuliers. L'alimentation de la noblesse est plus liée aux influences étrangères connues que l'alimentation populaire, la notion sociale de délicatesse s'imposant au fur et à mesure. Une cuisine raffinée s'écartant du modèle de l'alimentation antique se développe au Moyen Âge tardif sous influence des cuisines méditerranéennes et arabes. Elle devient la norme au sein de la noblesse de toute l'Europe enrichie par le servage qui par ailleurs dispose de plus en plus à un droit de nom (fournisseur de « X »). Les assaisonnements courants de la cuisine médiévale de la noblesse incluaent le verjus, le vin et le vinaigre, en combinaison avec des épices comme le poivre noir, le safran et le gingembre. L'emploi répandu du sucre (qui est une épice venue par la route de la soie par la médecine) ou du miel donne un goût aigre-doux à de nombreux plats. Les amandes, particulièrement en tant que lait d'amande, sont très populaires en tant qu'agent épaississant pour les soupes, les ragoûts, les sauces et les carpaccio. La dépendance au blé resta significative tout au long du Moyen Âge et se propagea vers le nord avec l'expansion du christianisme. Dans les climats plus froids, le blé était cependant inabordable pour la plus grande partie de la population et était réservé à la noblesse. L'importance du pain dans les rituels religieux comme l'eucharistie lui attribuait un prestige vis-à-vis d'autres aliments. Seuls l'huile d'olive et le vin avaient une valeur comparable mais ils étaient rares en dehors des régions chaudes où la vigne et les oliviers étaient cultivés. Le rôle symbolique du pain est illustré dans un sermon donné par Augustin d'Hippone : . On considérait que ces boissons étaient plus nourrissantes et plus bénéfiques à la digestion et avaient l'avantage inestimable de réduire les risques de contamination grâce à l'alcool. Le vin était consommé tous les jours dans la plus grande partie de la France et dans tout l'ouest du bassin méditerranéen, où la vigne était cultivée. Plus au nord, il restait la boisson privilégiée de la bourgeoisie et de la noblesse qui pouvaient en acheter, mais les paysans et les ouvriers lui préféraient la bière et l'ale ou le cidre venu depuis l'Égypte par le Sud-Ouest de l'Europe. Les jus de fruits, de même que les vins, réalisés à partir d'une grande variété de fruits et de baies étaient connus dès l'Antiquité et étaient consommés pendant le Moyen Âge. On trouvait des vins réalisés avec des grenades et des mûres ; le cidre et le poiré étaient populaires en Europe du Nord, où les pommes et les poires étaient abondantes. Certaines boissons médiévales, comme le prunellé, réalisé à partir de prunes sauvages (actuelle slivovitz) et le vin de gin de mûres existent toujours aujourd'hui. De nombreuses variantes d'hydromel, alcoolisées ou non, étaient présentées dans les recettes médiévales. Cependant, les boissons à base de miel devinrent moins courantes vers la fin de la période et furent finalement reléguées en tant que produits d'usage médical. L'hydromel a souvent été présenté comme la boisson des Slaves. Il avait en effet une grande valeur symbolique et était souvent offert en tant que présent lors des grandes occasions, comme la signature de traités. On l'utilisait également lors des mariages et des baptêmes, mais en quantités limitées, du fait de son prix élevé. Dans la culture médiévale polonaise, l'hydromel avait un statut équivalent à celui des produits de luxe d'importation, comme les épices et les vins. Le koumis, le lait de jument ou de chameau fermenté, était connu en Europe mais, de même que l'hydromel, il était essentiellement prescrit par les médecins. Le lait boisson n'était pas consommé par les adultes riches et était réservé aux malades, aux enfants et aux personnes âgées, essentiellement sous forme de babeurre et de petit-lait. Le lait non transformé était moins consommé que les autres produits laitiers car il n'existait pas de méthodes pour l'empêcher de tourner. Le thé et le café étaient populaires en Asie et dans le monde musulman durant le Moyen Âge, mais aucune de ces boissons ne fut consommée en Europe avant le début du XVIIe siècle. === Vin === Le vin était largement consommé et était considéré comme une boisson prestigieuse et saine. Selon les idées de Galien, le vin était chaud et sec et ces qualités étaient modérées lorsqu'il était coupé avec de l'eau. À la différence de l'eau et de la bière, considérées comme froides et humides, on pensait que la consommation de vin (en particulier le vin rouge), entre autres choses, aidait à la digestion, générait du bon sang et améliorait l'humeur. Les qualités du vin différaient considérablement suivant les vendanges, le type de raisin et, plus important, le nombre de grappes pressées. La première pression était la plus prestigieuse et était réservée aux catégories aisées. Les pressions suivantes étaient de qualité et de teneur en alcool inférieure. Les moins aisés devaient se contenter de vin rosé ou blanc, issus des deuxième ou troisième pressions, qui pouvaient être consommés en grandes quantités sans risquer l'ivresse. Pour les plus pauvres (ou les plus pieux), le vinaigre coupé avec de l'eau était souvent le seul choix possible. La maturation du vin rouge de grande qualité nécessitait des connaissances spécialisées de même que des équipements coûteux. Néanmoins, la conservation du vin était un problème répandu. Le livre de cuisine du XIVe siècle, le Viandier de Taillevent, présente de nombreuses méthodes pour sauver un vin se détériorant, comme l'ajout de lie de vin blanc ou de grains de raisins blancs séchés et bouillis, qui étaient des bactéricides efficaces, même si les processus chimiques en jeu étaient inconnus à l'époque. Non seulement, le vin chaud ou épicé était populaire auprès des riches, mais les médecins le jugeaient également sain. Les épices utilisées dans le vin rouge pouvaient être le gingembre, la cardamome, le poivre, la maniguette, la muscade, le clou de girofle et le sucre. Ces épices pouvaient être présentées dans de petits sachets destinés à infuser dans le vin, ou sur lesquels on versait le liquide, pour produire de l'hypocras ou du clairet. À partir du XIIIe siècle, ces sachets pouvaient être achetés tout prêts chez des marchands d'épices. === Bière === Si le vin était la boisson la plus commune dans la plus grande partie de l'Europe, cela n'était pas le cas dans les régions du nord où la vigne n'était pas cultivée. Ceux qui le pouvaient buvaient du vin d'importation, mais il était courant, même pour les nobles, de boire de la bière ou de l'ale, en particulier vers la fin du Moyen Âge. En Angleterre, dans les Pays-Bas, en Allemagne du Nord, en Pologne et en Scandinavie, la bière était consommée de manière journalière par toutes les catégories sociales et par tous les groupes d'âge. La bière était brassée à partir de toutes les céréales disponibles, et on pouvait y ajouter diverses plantes comme du genièvre ou du myrte des marais. Cependant, la forte influence des cultures arabe et méditerranéenne dans la science médicale (en particulier liée à la Reconquista et à l'arrivée de textes arabes), signifiait que la bière était largement méprisée. Pour la plupart des Européens de l'époque, c'était une mixture humble, comparée aux boissons et aux ingrédients du sud comme le vin, le citron et l'huile d'olive. Même des produits exotiques comme le lait de chameau ou la viande de gazelle recevaient des commentaires plus positifs de la part des textes médicaux. La bière était juste une alternative acceptable à laquelle on attribuait des qualités négatives. En 1256, le médecin Aldebrandin de Sienne décrivit ainsi la bière : On considérait que l'ivresse causée par la bière durait plus longtemps que celle causée par le vin, mais on admettait qu'elle n'entrainait pas la fausse soif associée au vin. Bien que de manière moins prononcée qu'au nord, la bière était consommée dans le nord de la France et en Italie. Peut-être en conséquence de la conquête normande et des déplacements de nobles entre la France et l'Angleterre, une variante d'origine française décrite dans le livre de cuisine du XIVe siècle, Le Ménagier de Paris, était appelée godale (probablement un emprunt direct à l'anglais good ale, bonne bière) et était fabriquée à partir d'orge et d'épeautre, mais sans houblon. En Angleterre, la poset ale était réalisée avec de la bière brune froide et du lait chaud, et la brakot, ou braggot, était une bière épicée préparée à la manière de l'hypocras. Avant l'introduction du houblon, il était difficile de préserver ce breuvage et il était généralement consommé frais ; on a néanmoins des références à l'usage du houblon dans la bière dès 822. Avant le IXe siècle, la bière était donc à proprement parler une cervoise. On pouvait y ajouter du miel, dans ce cas on parlait de « cervoise galloise ». Que le houblon puisse être utilisé pour donner du goût à la bière était connu, au moins depuis l'époque carolingienne, mais son adoption fut lente du fait des difficultés pour établir les proportions convenables. Avant la découverte du houblon, le gruit, un mélange de différentes herbes, avait été utilisé. Le gruit n'avait pas les mêmes propriétés conservatrices que le houblon et le résultat devait être consommé rapidement avant l'inévitable détérioration. Une autre méthode pour améliorer le goût était d'augmenter la proportion d'alcool, mais cela était plus coûteux, et donnait à la bière la caractéristique non désirée de provoquer rapidement l'ivresse. Durant le haut Moyen Âge, la bière était essentiellement brassée dans des monastères et, sur une plus petite échelle, dans des foyers individuels. À partir du Moyen Âge classique, les brasseries des communes naissantes du nord de l'Allemagne commencèrent à assurer la production. Si la plupart des brasseries étaient des petites entreprises familiales qui employaient moins de dix personnes, la production régulière permettait d'investir dans de meilleures techniques et équipements. Ces opérations se répandirent ensuite en Hollande au XIVe siècle, puis dans les Flandres et le Brabant, et arrivèrent en Angleterre au XVe siècle. En Angleterre et dans les Pays-Bas, la consommation annuelle par personne était d'environ 300 L et la bière était consommée pendant presque tous les repas, les bières légèrement alcoolisées lors du petit-déjeuner et les plus fortes plus tard dans la journée. Lorsque la technique fut au point, le houblon permettait de conserver la bière durant près de six mois et cela permit d'accroitre les échanges commerciaux. Dans l'Angleterre de la fin du Moyen Âge, la bière fut désignée comme forte ou douce, cette dernière, moins alcoolisée, était considérée comme une boisson adaptée pour les personnes modérées et appropriée pour les enfants. En 1693, John Locke avança que la seule boisson qu'il considérait appropriée pour les enfants de tous âges était la bière douce, même s'il critiquait la pratique apparemment commune de ses concitoyens de donner du vin et des alcools forts à leurs enfants. Selon les standards modernes, le processus de brassage était relativement inefficace mais capable de produire des alcools relativement forts si on le voulait. Une tentative récente pour recréer la bière forte de l'Angleterre médiévale, avec des techniques et des recettes de l'époque (avec néanmoins l'emploi de levures modernes), produisit une boisson relativement alcoolisée avec une densité primitive de moût de 1,091 (correspondant à un degré de 9 %) et un goût de pomme plaisant. === Jus de fruits fermentés === === Spiritueux === Les anciens Grecs et Romains connaissaient la technique de la distillation mais elle ne fut pas pratiquée à grande échelle en Europe avant le XIIe siècle, lorsque les innovations arabes dans le domaine, combinées aux alambics refroidis à l'eau, furent introduits. Les érudits du Moyen Âge considéraient que la distillation permettait de produire l'essence des liquides purifiés, et le terme d'aqua vitæ (eau de vie) était employé de façon générique pour tous les distillats. Les nombreux distillats, alcoolisés ou non, étaient initialement utilisés comme principe médical et pour la cuisine dans une diététique associée; le sirop de raisin mélangé à du sucre et à des épices était prescrit pour soigner de nombreuses maladies et l'eau de rose était employée comme parfum, pour se purifier les mains et aussi comme ingrédient culinaire. Les spiritueux étaient également utilisés pour créer des entremets « flamboyants », en trempant un morceau de tissu dans l'alcool, puis en le mettant dans la gueule de l'animal cuisiné, en l'enflammant juste avant de le présenter, cependant que la purification par le flambage du mets se met en place. L'aqua vitæ dans sa forme alcoolique était largement louée par les médecins du Moyen Âge. En 1309, Arnaud de Villeneuve écrivit que cela prolongeait la bonne santé, dissipait les humeurs superflues, réanimait le cœur et maintenait la jeunesse. À la fin du Moyen Âge, la consommation de spiritueux s'était tellement répandue que des restrictions sur la vente et la production commencèrent à être appliquées. En 1496, la ville de Nuremberg interdit la vente d'eau-de-vie les dimanches et les jours fériés. == Herbes, épices et condiments == Les épices étaient parmi les produits les plus luxueux disponibles au Moyen Âge et les plus communes étaient le poivre noir, la cannelle (et son alternative moins coûteuse, la casse), le cumin, la noix de muscade, le gingembre et le clou de girofle. Toutes ces épices provenaient d'Asie et d'Afrique, ce qui les rendaient extrêmement chères et leur donnait un statut particulièrement prestigieux ; le poivre était ainsi entreposé, échangé et donné à la manière de l'or. Il a été estimé qu'environ 1000 t de poivre et 1000 t d'autres épices étaient acheminées chaque année en Europe occidentale vers la fin du Moyen Âge. La valeur de ces marchandises était équivalente à celle de l'alimentation d' de personnes pendant un an. Si le poivre était l'épice la plus commune, la plus rare était le safran, qui était utilisé autant pour sa couleur orangée que pour sa saveur, car selon la théorie des humeurs, le jaune signifiait chaud et sec, des qualités recherchées. Le curcuma fournissait un substitut jaune et une touche dorée lors des repas qui satisfaisait au gout médiéval de l'ostentation et aux exigences diététiques des théories de Galien ; lors du somptueux banquet que le cardinal Riario offrit à la fille du roi de Naples en juin 1473, le pain était doré. Certaines épices prisées au Moyen Âge sont aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le poivre long, le macis, le nard, le galanga, le cubèbe ou la maniguette, une espèce cousine de la cardamome, qui avait presque entièrement supplanté le poivre dans la cuisine du nord de la France. Contrairement à aujourd'hui, le sucre était considéré comme une épice du fait de son coût élevé et de ses qualités médicinales. Les herbes aromatiques, comme la sauge, la moutarde, le persil, le carvi, la menthe, le fenouil et l'aneth, étaient cultivées et consommées dans toute l'Europe. Ces plantes étaient cultivées dans des jardins inclus dans l'architecture médiévale des demeures bourgeoises, seigneuriales, laïques et étaient des alternatives plus abordables aux épices exotiques. La moutarde était particulièrement populaire avec la viande et elle fut décrite par Hildegarde de Bingen (1098-1179) comme la nourriture du pauvre. Comme elles étaient cultivées localement, les herbes étaient moins prestigieuses que les épices et si elles étaient utilisées par les catégories aisées, c'était généralement uniquement pour ajouter de la couleur. Les recettes médiévales demandaient souvent d'ajouter de la saveur aux plats avec différents liquides acides et aigres. Le vin, le verjus (jus de raisin blanc n'ayant pas mûri), le vinaigre et les jus de différents fruits, en particulier ceux avec des saveurs aigres, étaient des incontournables dans la cuisine de la fin du Moyen Âge. Associés aux édulcorants et aux épices, ils produisaient une saveur fruitée et piquante. Les amandes étaient employées pour compléter ces ingrédients acidulés et elles étaient disponibles sous plusieurs formes, entières, décortiquées, tranchées, écrasées, mais le plus souvent, elles étaient présentées sous forme de lait d'amande. Cette préparation était l'une des plus importantes dans la cuisine de la fin du Moyen Âge, car elle permettait d'associer les arômes des épices et des liquides aigres avec une texture crémeuse et une saveur douce. Le sel était omniprésent et indispensable dans la cuisine médiévale. La salaison et le séchage étaient les formes de conservation les plus courantes, viande et poisson étant souvent fortement salés. De nombreuses recettes médiévales avertissaient des dangers de l'excès de sel et elles recommandaient de tremper certains produits dans l'eau pour se débarrasser du sel en trop. De manière générale, plus l'hôte était riche et prestigieux, plus le récipient contenant le sel était élaboré et décoré, et plus le prix et la qualité du sel étaient élevés. Le sel pouvait ainsi être présenté dans des ménagères en matières précieuses et finement décorées. La taille des grains de sel et leur couleur indiquaient également le prestige des convives. Le sel pour la cuisine, la conservation et pour l'usage général des personnes du peuple, était à gros grains, alors que le sel de mer, en particulier, contenait des impuretés modifiant sa couleur, qui était décrite comme allant du noir au vert. Le sel des plus riches s'avérait semblable à celui que l'on utilise aujourd'hui. == Desserts == Le dernier plat à être servi dans un repas est le dessert. La notion de dessert n'était, au Moyen Âge, pas tout à fait la même qu'aujourd'hui : le dessert était bien le dernier service avant de quitter la table mais ne consistait pas forcément en produits sucrés. Le dessert médiéval était typiquement composé de dragées et de vin chaud et épicé diététiques, il était éventuellement accompagné de fromage. À la fin du Moyen Âge, on pouvait y ajouter des fruits couverts de sucre, de miel ou de sirop et des pâtes de fruits et des flans aux œufs, pratique répandue en Europe. Il existait une grande variété de crêpes sucrées, de beignets, de lait d'amande et de pâtisseries qui pouvaient contenir des fruits, de la moelle ou du poisson. Les livres de cuisine de l'Angleterre normande comprenaient de nombreuses recettes pour des custards, des potages, des sauces et des tartes aux cerises, aux pommes et aux prunes. Les chefs anglais aimaient également utiliser des pétales de fleur comme les roses, les violettes et les sureaux. Une première forme de quiche peut être rencontrée dans The Forme of Cury, un livre de recettes du XIVe siècle et contenait du fromage et du jaune d'œuf. Dans le Nord de la France, un grand assortiment de gaufres et d'oublies était consommé avec du fromage et de l'hypocras, ou un vin doux (issu de malvoisie). Le gingembre, la coriandre, l'anis et les autres épices étaient prises à la fin du repas pour fermer l'estomac. Comme leurs coreligionnaires musulmans en Espagne, les conquérants arabes de la Sicile introduisirent de nouveaux desserts qui furent ensuite adoptés dans le reste de l'Europe. La Sicile était connue pour ses dragées et son nougat (torrone, ou turrón, en espagnol). Les Arabes introduisirent l'art de la crème glacée pour produire des sorbets, diverses pâtisseries à base de massepain et la ricotta adoucie. == Variations régionales européennes == Les spécificités régionales qui sont une caractéristique des cuisines modernes et contemporaines ne sont pas mises en évidence dans les rares documents qui nous sont parvenus. Néanmoins, la cuisine médiévale peut être différenciée par les céréales et les huiles qui définissaient les normes culinaires, et tracèrent les frontières ethniques, puis nationales. Les variations régionales étaient essentiellement liées aux influences du climat, de l'administration politique et des coutumes locales. Bien qu'il faille éviter les généralisations hâtives, on peut discerner des zones où certains aliments étaient dominants.Au sud, le vin était la boisson courante pour les riches et les pauvres (bien que ces derniers devaient généralement se contenter d'un vin de mauvaise qualité). Les îles Britanniques, le nord de la France, les Pays-Bas, les régions nordistes de langue allemande, la Scandinavie et la région de la Baltique étaient généralement trop froides pour permettre la culture de la vigne et des olives, alors que la bière était la boisson de base du peuple au nord, car le vin était un produit d'importation coûteux. Les agrumes et les grenades étaient courants autour de la Méditerranée. On pouvait trouver des figues et des dattes au nord, mais elles étaient rarement utilisées dans la cuisine. L'huile d'olive était un ingrédient incontournable autour de la Méditerranée, mais elle restait coûteuse au nord, où elle était remplacée par les huiles de pavot, de noix et de noisette, bien plus abordables. Le beurre et le lard, particulièrement après l'importante perte de population à la suite de la peste noire, étaient utilisés en grandes quantités dans les régions du nord et du nord-ouest. L'amande était employée dans la cuisine des milieux aisés, dans toute l'Europe, généralement sous la forme de lait, pour remplacer les œufs ou les produits laitiers. === Structure calorique === Les apports caloriques et la structure du régime médiéval évoluèrent au cours du temps, d'une région à l'autre et entre les catégories sociales. Cependant, pour la plupart des personnes, le régime alimentaire tendait à être riche en glucides, car l'essentiel des calories provenait des céréales et des alcools (comme le vin par symbole chrétien puis la bière par coutume), et la plus grande partie des dépenses y était consacrée. L'apport calorique global est sujet à débat. L'estimation standard est qu'un homme adulte a besoin de par jour et une femme adulte de 2150 kilocalories. Les personnes réalisant des exercices physiques importants, comme les paysans, les marins ou les soldats, avaient sans doute besoin de 3500 kcal par jour, voire plus. Les apports des aristocrates étaient peut-être de par jour, et les moines consommaient 6000 kcal les jours normaux, et 4500 kcal les jours de jeûne. Par conséquent, l'obésité était courante dans les milieux aisés et les moines, en particulier, souffraient de maladies liées à ce surpoids, comme l'arthrite. ==== Pour l'Angleterre ==== Dans l'Angleterre du XIIIe siècle, la viande ne contribuait que pour une part négligeable des apports caloriques d'un ouvrier agricole standard. Sa part augmenta cependant après l'épidémie de peste noire, et, au XVe siècle, elle représentait 20 % du total. Même au sein de la noblesse de l'Angleterre médiévale, les céréales représentaient 65 à 70 % des apports caloriques au début du XIVe siècle, mais la part du poisson et de la viande était importante, et elle augmenta après l'épidémie de peste noire. Des documents détaillés sont disponibles pour la résidence de Richard de Beauchamp, un aristocrate anglais du début du XVe siècle, et ces derniers indiquent que les gentry (nobles sans titres) du foyer recevaient la quantité impressionnante d' de viandes diverses dans un repas de viande typique de l'automne, et d' pendant l'hiver ainsi que 400 g de pain et de bière ou de vin (et il y avait certainement deux repas de viande par jour, cinq jours par semaine en dehors du carême). En 1469, dans la résidence d'Henry Stafford, les membres de la gentry recevaient 950 g de viande par repas et tous les autres en avaient 480 g ; chacun avait également 200 g de pain et d'alcool. En plus de ces quantités, certains membres de ces résidences (habituellement une minorité) prenaient un petit déjeuner qui n'incluait pas de viande, mais comprenait probablement un autre litre de bière ; de plus, des quantités inconnues de pain et de bière pouvaient être consommées entre les repas. Le régime du seigneur du domaine différait quelque peu de ce schéma et comprenait moins de viande rouge, plus de gibier, de poisson frais, de fruits et de vin. Dans les monastères, la structure basique du régime avait été définie par la règle de saint Benoît au VIIe siècle et avait été resserrée par le pape Benoît XII, en 1336, mais (comme mentionné supra), les moines savaient comment contourner ces règles. Le vin était limité à environ 26 cl, par jour mais il n'existait aucune limite équivalente sur la bière et, à l'abbaye de Westminster, chaque moine recevait une autorisation pour de bière par jour. Dans l'ensemble, un moine de l'abbaye de Westminster de la fin du XVe siècle pouvait manger chaque jour 1 kg de pain, 5 œufs (sauf les vendredis et durant le carême), 900 g de viande (sauf les mercredis, les vendredis et les samedis et durant le carême et l'Avent), 900 g de poisson ( par semaine et tous les jours, durant l'Avent et le carême). Cette structure calorique reflétait en partie le statut aisé des monastères anglais de la fin du Moyen Âge, et en partie celui de l'abbaye de Westminster, qui était l'un des monastères les plus riches du pays ; l'alimentation des moines des autres monastères était certainement plus modeste. === Influences réciproques des cuisines latino-chrétienne et arabo-musulmane === La cuisine arabo-musulmane rencontre et intègre la cuisine gréco-latine dès les premières conquêtes mais aussi dans les sociétés multiculturelles de la Sicile normande, d'Al-Andalus, et les États Croisés. Par exemple, les pâtes dont les Fidâwish (italien fedeli, fededelini) séchées au soleil d'Ibn Razin al-Tuyibi, les Sha'îriyya en forme de grains d'orge et cuite au bouillon de Hasan al-Baghdadi, les pâtes carrées, les rondes sont autant d'occasions pour évoquer les pâtes italiennes. Mohamed Oubahli a montré en détail dans Manger au Maghreb (2006) l'interpénétration des cuisines des pâtes du Maghreb à l'Europe latine. Le rôle de diffuseur joué par l'Italie ou l'Espagne entre le monde arabo-musulman et l'Europe chrétienne est bien documenté pour le café, l'escabèche « sikbaj » et la cuisine au vinaigre. Le Kitâb al-tibâkha, ouvrage tardif rédigé à Damas au XVe siècle montre comment les pâtes arabes d'Asie Centrale passent dans la cuisine ottomane, elle-même diffusée en Europe centrale. Réciproquement la gastronomie arabo-musulmane a une influence décisive sur l'évolution de la cuisine médiévale chrétienne : Toby Peterson (1980) montre le lien entre le goût des épices et la cuisine arabe: intriguée par les plaisirs sensuels de manger tels qu'ils sont décrits dans le Jardin, l'Europe [chrétienne] a commencé à associer une cuisine luxueuse à la nourriture des Arabes, et ainsi le passage de ce qui était une cuisine étrange et étrangère a été facilité. On retrouve également son influence dans l'Est de l'Afrique et jusqu'en Inde. == La cuisine arabo-andalouse == Le Sud de la péninsule Ibérique est musulman du début du VIIIe siècle à 1492. L'agriculture arabo-andalouse, la richesse des livres de cuisine écrits en arabe et la cuisine qu'ils décrivent influencent durablement l'Europe chrétienne. === La cuisine arabe médiévale === La rapide extension arabe qui conduit à la formation du vaste empire musulman à partir du VIIe siècle voit à la naissance d'une cuisine d'une étonnante richesse aromatique toujours vivante dans l'espace méditerranéen et proche-oriental. D'un côté les interdits alimentaires de l'islam (alcool, même si le vin est consommé, porc, le sang, règle d'abattage des animaux) sont restrictifs, mais à l'opposé l'accès permanent aux aromates asiatiques, les progrès agricoles (introduction du riz, de la canne à sucre, culture des agrumes, etc.), le développement du transport maritime (rôle du pèlerinage à la Mecque), et le mélange des traditions culinaires de l'Asie centrale au Magrhreb et à l'Europe du Sud (Espagne, Portugal, Italie où le présence des féodaux du nord de l'Europe crée une mixité culturelle), de Byzance à l'Arabie engendrent une cuisine et des manières de table cohérentes. Lilia Zaouali note aussi que l'islam n'exprime pas d'injonction contre le plaisir de la nourriture, Abû l'Alâ ' al-Ma'arrî végétalien est accusé d'hérésie car est blasphématoire le refus de consommer les nourritures créées pour l'homme. L'existence de cours califales extrêmement riches, éduquées et raffinées donne des gastronomies complexes (double ou triple cuisson, large utilisation des fruits, gout pour l'abondance) et pour la première fois dans l'histoire de l'humanité la maitrise de la production du sucre raffiné va susciter une diversité étonnante de pâtisseries sucrées, de sirops et confitures. Le sucre-acide était le goût dominant de la plupart des plats cuisinés du Moyen Âge classique. Enfin l'institution de Ramadan donne pendant le mois de jeune diurne l'occasion de longues préparations culinaires très élaborées et roboratives qui sont servies dans toutes les classes de la société le soleil couché. ==== Une cuisine syncrétique ==== D'une part ce sont les arabes de la péninsule arabique qui apportent avec l'islam leur cuisine moitié nomade faite de dates, yaourt, orge, riz, pains et viande de mouton (ou de dromadaire), les antagonismes, synergies, la potentialisation la tolérance, la toxicité sont des notions généralisées en usage permanent dans les livres de cuisine, la connaissance de l'anatomie est exploitée pour recommander ou éviter les aliments. L'Anonyme Andalou joint à ses recettes un Traité des sirops et électuaires à vocation thérapeutique. L'École de médecine de Salerne diffuse ses connaissances et ses recherches, elle contribue à une réputation de la cuisine arabo-musulmane. Et ces livres regorgent de conseil que l'hygiène en cuisine et à table, le Kitab al Waslat contient un long développement sur les aromates de la cuisine arabe médiévale (rose, musc, ambre gris, encens, santal, etc.) sur les parfums, les rafraîchisseurs d'haleine, antitranspirants, lave-mains et le dernier chapitre sur les eaux distillées parfumées. ==== Des ustensiles de cuisine et de table spécialisés ==== L'expansion arabe permet la diffusion de la technique de la céramique à glaçure à travers l'empire et en Asie centrale. La vaisselle en poterie émaillé remonterait aux Abbasides. À son apogée la céramique en al-Andalus inspirera les potiers italiens puis l'Europe du Nord, de même pour le verre soufflé ou gravé. Ces plats colorés autour desquels on s'assemblait ont amené le perfectionnement de la cuillère, indispensable pour les plats en sauce ou les sorbets, qui devient maniable et décorée. La cuisine élaborée, y compris la cuisine de rue, des arabo-musulmans suppose le perfectionnement du matériel de cuisine : ustensiles de cuisson en cuivre étamé, diversité des fours (à étage, romain, etc.), diffusion de couscoussier et de la cuisson à la vapeur, etc.. === Auteurs et livres de cuisine arabe du Moyen Âge === Entre parenthèses on trouve le nombre estimé de recettes de cuisine, pâtisserie, confiserie, boissons admis par la littérature, sachant qu'une même recette peut être décrite avec des variantes. Daniel Newman (Université de Durham-2020) donne un total brut de 4178 recettes connues dont il faudrait retrancher les copies pour obtenir les recettes nettes publiées. Cet ordre de grandeur donne l'ampleur de l'intérêt arabo-musulman pour la cuisine et la table. Al Andalus en représente presque le quart, l'Égypte 45 %. Il faut ajouter que, comme dans le monde latin, les traités de médecine et de botanique traitent de l'alimentation (épices, cuisson des viandes) et contiennent des recettes, en premier lieu le Kitāb al-Adwiya al-Mufrada wa l-Aghdhiya Livre des aliments et médicaments d'Isaac Israeli ben Salomon dès le IXe siècle. IXe siècle, Bagdad, Kitab al-Tabikh de Ibrahim ibn al-Mahdî (40 conservées). Xe siècle, Bagdad, Kitab al-Tabikh de Ibn Sayyar al-Warraq (615). XIIIe siècle, Al-Andalus, Fudalat al-Khiwan de Ibn Razin al-Tuyibi (428). XIIIe siècle, Al-Andalus, Kitab al-Tabikh, Anonyme Andalou, livre et auteur (521, y compris les électuaires). XIIIe siècle, Bagdad, Kitab al-Tabikh de Muhammad bin Hasan al-Baghdadi (161). XIIIe siècle, Le Caire, Kitab al Waslat, traditionnellement attribué à Ibn al-Adim (entre 635 et 700 selon les sources). XIVe siècle, Le Caire, Kanz al-fawāʾid Fi Tanwi' Al-Mawa'id, auteur inconnu (830). XVe siècle, Le Caire, Zahr al-ḥadīqa fī al-aṭʿima al-anīqa attribuée à Shihāb al-Dīn Aḥmad Ibn Mubārak Shāh (332). XVe siècle, Damas, Kitâb al-tibâkha, attribué à Ibn al-Mabrad ou Mubarrad (55 conservées). Les pages consacrées à ces ouvrages donnent des extraits (recettes) traduits. == Les cuisines extrême orientales et du nouveau monde == === Influences des cuisines situées à l'occident de la Chine sur la Chine et de la Chine sur l'Europe === Les aliments venus de l'étranger ont été adoptés dans l'Extrême-Orient par les Chinois avant la période de l'an 1000. Sans compter de nombreux fruitiers dont les agrumes, l'empire musulman qui va jusqu'à la Chine et commerce avec l'Orient apporte au Proche-orient et en Europe deux importantes innovations : la culture du riz et de la canne à sucre d'où est tiré le sucre blanc raffiné. Pour les Européens (avant leurs grandes explorations migratoires de la Renaissance), les épices qui étaient récoltés-cultivés en Chine ont fait partie de la cuisine luxueuse, ils étaient diffusés de proche en proche sur le continent. === Cuisine chinoise === Plusieurs textes, comme le Dongjing Meng Hua Lu (Rêves de Splendeur de la Capitale de l'Est), détaillent des menus de restaurants, de tavernes, ou de menus de banquets, de festivals, de carnavals. Les assaisonnements utilisés, tels que le poivre, le gingembre, la sauce soja, l'huile, le sel et le vinaigre, suggèrent que la cuisine de Hangzhou n'était pas trop différente de la cuisine chinoise d'aujourd'hui. D'autres assaisonnements et ingrédients supplémentaires comprennent des produits importés depuis leur occident par les chinois, comme le sorgho, les olives ; le vin de raisin est délaissé pour le vin de riz. La cuisine chinoise des provinces est à la fois liée à la société très régulatrice, à la médecine chinoise et ses mandarins (fonctionnaires) et à la philosophie chinoise (qui est totalement séparée de la philosophie médiévale). La philosophie de la nutrition « douce » et spirituelle (cf. Yin et yang) est déjà codifiée par le Shennong bencao jing, un équivalent du Pharmakos occidental et africain qui ne porte pas la même éthique. ==== Les ustensiles et la philosophie de leur usage ==== Culinairement, les couteaux (qui sont connus dès la préhistoire comme « agressifs » ) et la cuillère sont utilisés presque de la même manière dans ces deux espaces de civilisation distincts, Chine et Europe. La fourchette existe avant la fin du Moyen Âge en Europe pour prendre les aliments à la place des doigts dans les repas. Les fourchettes servaient à la cuisine depuis l'antiquité égyptienne puis romaine . En Europe les couteaux étaient portés à la bouche non seulement pour des morceaux piqués mais en apportant sur leur plat de la nourriture à la bouche du convive . La fourchette est jugée dangereuse en Chine, un instrument non convivial. L'assiette à la table du repas médiéval signifie service dans le sens non de « service de table » mais de « service à la personne ». --> Les baguettes ont servi tout autant d'un côté comme de l'autre à faire la cuisine. Cependant elles ont été exclusivement l'ustensile pour leurs repas des asiatiques } ... Il est clair que l'usage du bol est mondial dans cette période des écuelles européennes ; avant la période suivante de la pratique de l'assiette (vaisselle). === Cuisine indienne et pakistanaise === En Inde Ancienne, après le VIIe siècle on examinait le pouls, sous l'influence des Chinois... La Pharmacopée indienne était abondante et variée. Le médecin Charaka a recensé plus de cinq cents médicaments surtout d'origine végétale... Le Yoga apparait au IIe siècle. « Médicaments et incantations étaient employés concurremment. ». === Cuisine sud-américaine === === Cuisine africaine === == Historiographie et sources == Les recherches sur les habitudes alimentaires au Moyen Âge ont été assez négligées jusque dans les années 1980. Les dernières décennies sont en revanche très actives d'abord pour les mondes byzantin et islamique puis chrétiens et européens. La cuisine médiévale était décrite comme peu appétissante, du fait des combinaisons inhabituelles de saveurs, d'un apparent manque de légumes et de l'emploi généreux des épices. L'usage important des épices était souvent avancé pour soutenir l'idée qu'elles servaient à camoufler le goût de la viande avariée, une conclusion non soutenue par la réalité historique et les sources contemporaines. La viande fraiche était disponible toute l'année pour ceux qui pouvaient se l'acheter. Les techniques de conservation de l'époque, bien que rudimentaires selon les standards modernes de l'hygiène passant par l'industrialisation, étaient parfaitement adéquates. Le prix astronomique et le prestige important des épices, et donc la réputation de l'hôte, auraient été gâchés si elles avaient été utilisées sur des nourritures de mauvaise qualité et mal préparées. La méthode courante d'écraser et de broyer les ingrédients en pâtes, et les nombreux potages et sauces, a été utilisée comme argument pour affirmer que la plupart des adultes de la noblesse perdaient leurs dents à un âge précoce et étaient donc forcés de ne manger que des soupes et des viandes moulues. L'image de la noblesse forcée de ne manger que de la bouillie a existé avec la vision contradictoire d'une foule de voyous grossiers (déguisés en nobles seigneurs) qui, lorsqu'ils ne sont pas en train de s'envoyer d'énormes rôtis de viande grasse à travers la salle de banquet, les dévorent avec un assortiment parfaitement sain d'incisives, de canines, de prémolaires et de molaires. Les sources privilégient les repas d'exception, ceux des jours de fête ou ceux des élites ; néanmoins, afin d'étudier l'alimentation ordinaire, les historiens peuvent s'appuyer sur les rentes en nature exigées par les seigneurs ou encore sur les plaisanteries des nobles, des clercs et des bourgeois au sujet des habitudes alimentaires des ruraux. Dans le milieu citadin, l'alimentation ordinaire peut être approchée au travers des menus des hospices. Les documents de gestion seigneuriaux conservent la trace des dépenses effectuées pour nourrir les salariés agricoles ; les budgets alimentaires y sont consignés en trois catégories : vin, pain et companage (ce qui accompagne le pain et ce sont à l'époque les légumes en ce qu'ils ne sont pas considérés comme plantes fourragères pour alimenter le bétail). Dans ces documents le pain représente 64 % des dépenses, étant donné le prix relativement modeste du pain, il est possible de déduire qu'il est consommé en grandes quantités. === Livres de recettes === L'usage de classer les sources écrites par la langue des auteurs ne doit pas cacher l'hétérogénéité des influences, par exemple l'éclectisme culinaire le Liber de coquina attribué à Théodore d'Antioche (XIIIe siècle, savant arabisant syrien au service de la cour de Sicile) : le paon ou l'oie sont rôtis à la broche, la graisse colorée au safran, et servis en sauce aigre douce au jus de citron sucré côtoie des recettes germaniques ou françaises (De brodio theutonico,.. ad modum gallicorum). ==== Cuisine des mondes latin et chrétien ==== Avant le XIIIe siècle, le seul livre de recettes disponible était un ouvrage du IVe siècle, intitulé De re coquinaria. La mise à l'écrit du savoir culinaire correspond à un moment où les cuisiniers devinrent des artisans reconnus au sein de la société. Les livres de cuisine comptent parmi les sources historiques les plus importantes pour la cuisine médiévale. Ces sources présentent cependant plusieurs limites : les livres de cuisine étaient centrés sur une cuisine faite pour les élites, ils n'ont pas conservé la mémoire de la cuisine populaire ; leur contenu était également assez sommaire : les étapes des recettes étaient indiquées mais les quantités d'ingrédients étaient rarement précisées et aucune mention n'était faite des temps de cuisson. S'ils décrivaient de véritables plats, les spécialistes considèrent qu'ils n'étaient pas utilisés comme les livres actuels, à la manière d'un guide détaillant chaque étape de la recette et que l'on garde près de soi. Peu de cuisiniers de l'époque auraient été capables de lire et les livres se seraient rapidement détériorés. Les cuisiniers professionnels apprenaient leur métier sur le tas et par apprentissage, et ils devaient avancer le long de la stricte hiérarchie de la cuisine. Un cuisinier médiéval employé dans une grande résidence, un queux, devait planifier et préparer un repas sans l'aide de recettes ou d'instructions écrites. On peut ajouter qu'ils sont bien plus nombreux (10 à 13 sur 7 siècles, selon les sources). Enfin à la différence du monde latin et Chrétien ces livres ne sont pas écrits par des cuisiniers et leur scribes mais par des lettrés ou des compilateurs. Parmi les ouvrages publiés et traduits, le plus ancien est le Kitab al-Tabikh (livre de recettes) de Ibrahim ibn al-Mahdî (IXe siècle, Bagdad) qui donne une vue générale de la gastronomie des cours abbassides, cuisine sous forte influence perse et orientale. Cet ouvrage représente un sommet de raffinement, il est durablement cité et recopié dans la cuisine arabe. Le Kitab al-Tabikh d'Ibn Sayyar al-Warraq, volumineux ouvrage de 600 recettes écrit à Bagdad en 940 avec une description des manières de table, des ustensiles de cuisine est le plus ancien livre de cuisine arabe conservé. Il décrit la cuisine califale de l'aristocratie (aristocratie structurellement différente de l'aristocratie européenne par les pouvoirs transmissibles par lignée familiale) qui se passionnait pour la cuisine. La seconde grande vague de la gastronomie et de l'art de la table est le XIIIe siècle, époque de brassage des traditions et de circulation des sources écrites. Deux livres donnent les recettes d'Al-Andalus, cuisine qui intègre des influences magrébines berbères, des pastorales aux plus aristocratiques : le Kitab al-Tabikh, de l'Anonyme Andalou dont il existe deux bonnes traductions en français et Fudalat al-Khiwan du murcien Ibn Razin al-Tuyibi. Le foyer le plus important de la littérature gastronomique du siècle est l'Égypte et l'Irak mamelouk: le Zitab al-Ṭabīkḫ est une compilation écrite à Bagdad en 1226 par Muhammad bin Hasan al-Baghdadi qui retourne aux sources de la cuisine califale de l'apogée abbasside, traduit en turc dès le XIIIe siècle il est un modèle de la cuisine ottomane, il est le premier livre de cuisine arabe publié en anglais (en 1934). Le Kanz al-fawāʾid Fi Tanwi' Al-Mawa'id, auteur inconnu, est un recueil de 830 recettes avec une abondante information sur les manières de table, les matières premières, etc. Le Kitab al Waslat traditionnellement attribué à Ibn al-Adim est une source de recettes et des eaux aromatiques utilisée à table ou en cuisine. Enfin le Kitâb al-tibâkha, bref et sommaire, attribué au damascène Ibn al-Mabrad (ou Mubarrad) XVe siècle est le dernier manuscrit conservé avant l'époque moderne. En l'absence d'introduction et de commentaire, à la manière du Ménagier de Paris, on y voit l'influence ottomane : prédominance des recettes de viande, appauvrissement de l'usage des épices et des aromatiques sont cuisiné avec raffinement. L'influence du bouddhisme végétarien a commencé avec les Tang (l'empereur Tang Wenzong avait interdit l'abattage du bétail). est consacré au bambou sur le modèle du livre de Lu Yu avec les 13 façons de l'utiliser dans la cuisine. Le de Lin Hong (林洪), Les recettes de l'Hermite de la montagne donne une centaine de plats - majoritairement végétariens, ni bœuf, ni mouton ou porc - et boissons. Il contient l'orange farcie au crabe (l'orange vidée de sa palpe est remplie de crabe, cuite à la vapeur avec du vin de riz, du vinaigre et de l'eau et mangée avec du vinaigre et du sel). Le de Wang Zhuo (王 灼) (1154) ne donne pas de recette mais est la première monographie sur le sucre de canne. Le de Gao Sisun (高 似 孙) monographie sur le crabe donne un trentain de recettes. Il fait partie des Dongjing Meng Hua Lu Notes au pinceau de Meng Yuanlao (entre 1090 et 1150) qui contiennent centaine de plats et collations, recette de restaurants de pâtes. ====== Dynastie Jin et Yuan ====== Sous les dynasties Jin (1115-1234) et Yuan (1271-1368) le remarquable Yinshan zhengyao Les justes principes du boire et du manger de Hu Sihui (qu'on peut suspecter d'être mongol, notamment avec 72 recettes sur 95 à base de chair de mouton) contient une partie intitulée Recueil de mets précieux et extraordinaires dont Françoise Sabban (1983) écrit qu'elle est «la réplique chinoise aux conceptions arabes, indiennes et européennes de la cuisine à cette époque», elle parle de «présentation rigoureuse et moderne» des recettes. Cet ouvrage met en évidence la place importante des pâtes alimentaires dans la haute cuisine chinoise, et liste les épices fines (qui se vendaient en mélanges) en usage : cannelle, galanga, poivre long, cardamome, ou muscade, zeste de mandarine, Amomum vilto- sum, badiane, fenouil, clavalier, amandes d'abricots, réglisse, bois de santal qui s'ajoutent aux épices courantes assa-foetida, galanga, safran, moutarde, basilic, curcuma, Amomum xanthioides, ail, aneth, mastic, camphre, fenugrec, nard, clou de girofle et d'eau de rose. La cuisson du riz après trempage est réglée selon le dosage de la quantité d'eau (Manda, 14 vol pour 1 de riz, Yavugu 6 pour 1, Peya anna et vilepi 4 pour 1). Les soupes et bouillies sont nombreuses. Pakadarpana (1200) détaille les méthodes de cuisson, les préparations des boissons et des produits laitiers. L'influence des saisons sur la préparation des aliments, celles des épices et assaisonnement. ==== Cuisine et gastronomie précolombienne ==== En l'absence de sources écrites, cette cuisine qui repose sur des savoir-faire agricoles avancés en Amérique du Sud et centrale est reconstituée à partir de sources multiples. Les textes laissés par Bernardino de Sahagún (1500-1590) permettent d'avoir une bonne idée de la cuisine aztèque. Cette cuisine qui ne connait pas la friture est construite autour du maïs, des haricots et la courge, elle est riche en épices et condiments dont le piment et les tomates dont la diffusion est de nos jours mondialisée. La cuisine andine inca et pré-incaïque est reconstituée à partir de sources indirecte, elle est intéressante par l'abondance des tubercules en particulier chez les habitants des hauts plateaux, parmi eux la pomme de terre et le quinoa eux aussi promis à un avenir mondialisé.
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Charles Martel
Charles Martel (en ; en ), né vers 688 à Andenne, en Belgique actuelle, et mort le à Quierzy en France actuelle, est un homme d’État et chef militaire franc qui, en tant que duc des Francs et maire du palais, était de facto dirigeant de la Francie de 718 jusqu'à sa mort. Fils de l'homme d'État franc Pépin de Herstal et d'une noble nommée Alpaïde, Charles Martel affirme avec succès ses prétentions au pouvoir en successeur de son père, et en tant que maire du palais, dans la politique franque. Continuant et s'appuyant sur l'œuvre de son père, il rétablit le gouvernement centralisé en Francie, et commence la série de campagnes militaires qui rétablit les Francs comme les maîtres incontestés de toute la Gaule. Après un travail pour établir l'unité en Gaule, l'attention de Charles est tournée sur les conflits étrangers, et notamment l'avance musulmane en Europe de l'Ouest, qui est une préoccupation majeure. Les forces musulmanes arabes et berbères ont conquis la péninsule ibérique (711-726), franchi les Pyrénées (720) et saisi la Gaule narbonnaise, qui était une importante dépendance des Wisigoths (721-725). Après des affrontements intermittents, sous la direction d'Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Ghafiqi, wali d'al-Andalus, ils avancent vers la Gaule et sur Tours, la ville sainte de la Gaule. En octobre 732, l'armée omeyyade dirigée par al-Ghafiqi rencontre les forces franques et aquitaines dirigées par Charles dans une zone comprise entre les villes de Tours et de Poitiers (centre-ouest de l'actuelle France), menant à une importante et historiquement décisive victoire franque connue comme la bataille de Poitiers (le nom « », « bataille du Pavé des Martyrs » présent dans les sources arabes pourrait la désigner, bien que l'expression se réfère plus vraisemblablement à la bataille de Toulouse), mettant fin à la dernière des grandes invasions arabes de France, une victoire militaire qualifiée de brillante du côté de Charles. Après l'affrontement, Charles dirige l'offensive, détruisant des forteresses à Agde, Béziers et Maguelone, et engageant les forces musulmanes à Nîmes, mais ne parvenant pas à récupérer Narbonne (737) ni l'intégralité de la Narbonnaise wisigothe. Le pape , dont le royaume était menacé par les Lombards, et qui ne pouvait plus compter sur l'aide de Constantinople, demanda à Charles de défendre le Saint-Siège, et lui offrit le consulat romain, bien que Charles refusât. Il divise la Francie entre ses fils, Carloman et Pépin. Ce dernier devient le premier des Carolingiens. Le petit-fils de Charles, Charlemagne, afin d'inclure une grande partie de l'ouest, a étendu les royaumes francs, et est devenu le premier empereur d'Occident depuis la chute de Rome. == Biographie == Charles Martel est le fils de Pépin de Herstal et de sa deuxième femme Alpaïde. Il avait un frère nommé Childebrand, qui devint plus tard le dux franc (c'est-à-dire duc) de Bourgogne. Dans l'historiographie ancienne, il était commun de décrire Charles comme « illégitime ». Ceci est encore largement répété dans la culture populaire aujourd'hui. Mais, la polygamie était une pratique franque légitime à l'époque et il est peu probable que Charles ait été considéré comme illégitime. Il est probable que l'interprétation de l'« illégitimité » dérive du désir de la première épouse de Pépin, Plectrude, de voir sa progéniture comme héritière du pouvoir de Pépin. Après le règne de (629-639), les Mérovingiens cédèrent effectivement le pouvoir aux maires pépinides du palais, qui gouvernèrent le royaume franc d'Austrasie en tout mais nominalement. Ils contrôlaient le trésor royal, dispensé de patronage et accordaient des terres et des privilèges au nom du roi de la figure de proue. Le père de Charles, Pépin de Herstal, réussit à unir le royaume des Francs en conquérant la Neustrie et la Bourgogne. Il fut le premier à se proclamer duc et prince des Francs, un titre plus tard repris par Charles. === Prise du pouvoir difficile === À la mort en 714 de Pépin de Herstal dit « Pépin le Jeune », son fils Charles fut tout désigné pour reprendre la charge de maire du palais qu'occupait le défunt, ses deux demi-frères Drogon de Champagne et étant eux aussi morts. Mais aux yeux de Plectrude, la première épouse de Pépin de Herstal, Charles était considéré comme un enfant illégitime parce que né d'Alpaïde, une autre uxor nobilis et elegans (épouse noble et élégante) que Pépin avait prise bien qu'étant déjà marié. Plectrude fit donc tout pour l'écarter du pouvoir et préserver l'avenir de son petit-fils Théodebald (ou Thibaut, Thiaud), le fils de , âgé de six ans à peine, et l'héritier légitime. Elle fit donc enfermer Charles. Mais c'était compter sans l'opinion des différentes provinces du royaume, qui n'acceptèrent pas de voir une femme les diriger ; les révoltes commencèrent alors à éclater, d'abord en Neustrie en 715, lorsque Rainfroi (Rainfroy ou Ragenfred), maire du palais de Neustrie, battit l'armée de Plectrude en forêt de Cuise, et mena ses troupes jusqu'aux abords de la Meuse. Ce fut ensuite le peuple du Nord de l'Italie qui se souleva et se rallia à la Neustrie. Puis ce fut au tour des Saxons et des Austrasiens… C'est à ce moment que Charles parvint à s'évader (715), et à prendre la tête des révoltés d'Austrasie. Il dut tout d'abord affronter les Neustriens de et de Rainfroi : après deux batailles victorieuses (Bataille de l'Amblève - 716, Vinchy - ), il les repoussa jusqu'à Paris. Puis il se dirigea vers Cologne, que Plectrude avait choisie pour s'installer avec son petit-fils. Celle-ci n'eut d'autre option que de reconnaître sa défaite et de livrer la mairie d'Austrasie à Charles. À la suite de l'intervention du duc d'Aquitaine et de Vasconie, Eudes, qui les arrêta une première fois à Toulouse, en 721, les premières tentatives furent repoussées. Fort de sa victoire, le duc d'Aquitaine voulut prévenir le retour des troupes musulmanes venues de la péninsule Ibérique en s'alliant à Munuza, gouverneur musulman de la Septimanie. Munuza était en révolte contre ses coreligionnaires d'al-Andalus. Eudes lui arrangea son mariage avec sa fille. Mais Munuza fut tué en affrontant le gouverneur d'al-Andalus Abd el-Rahman qui, dans la foulée, lança une expédition punitive contre les Vascons. Il engagea donc en 732 une double offensive au sud de l'Aquitaine, du côté de la Vasconie, et dans la vallée du Rhône . En tout état de cause, il est certain que ce surnom a surtout « frappé » les esprits, ce qui a contribué à la création du mythe de Charles Martel. Ainsi, selon l'historien allemand Karl Ferdinand Werner, la Provence fut si bouleversée par les exactions de Charles Martel que le surnom « Martel-Marteau » pourrait venir de là et non de la victoire contre les musulmans. L'historien Mohammed Arkoun remarque que les écrits contemporains sont muets sur des pillages faits par les Francs en Aquitaine peu après la bataille, parce que leur existence est contestée. Les troupes musulmanes ne sont pas, pour autant, battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735, puis attaquent la Bourgogne. Beaucoup de seigneurs bourguignons et provençaux, dont le duc Mauronte, pactisent alors avec les musulmans, mais Charles Martel parvint à les refouler dans le Sud de la vallée du Rhône en 736. La Provence s'était déjà soulevée contre l'autorité de Pépin de Herstal et de Charles Martel dans les années 714-716 avec le patrice Antenor. En 739, il s'allie à Liutprand, roi des Lombards, pour reprendre la Provence. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les Sarrasins sont châtiés et leurs biens donnés aux guerriers francs. Les musulmans ne possèdent alors plus que Narbonne, qui sera prise en 759 par Pépin le Bref. Ces batailles ont grandement contribué à unifier le Royaume franc autour de Charles Martel. === Création de la lignée carolingienne === À la mort du roi (737), Charles, fort de son très grand pouvoir, décida de ne pas lui choisir de successeur, le rôle des monarques mérovingiens étant devenu totalement insignifiant. Il prit donc réellement le pouvoir du Royaume franc, et régna donc ainsi en toute illégalité jusqu'à sa mort. Il meurt le 15 ou le à Quierzy. Son pouvoir fut alors partagé entre ses deux fils : Carloman obtient l'Austrasie, l'Alémanie et la Thuringe ; Pépin le Bref obtient la Neustrie, la Bourgogne et la Provence. Bien qu'il n'obtînt jamais le titre de roi, il eut malgré tout plus de pouvoir que les souverains francs de l'époque, la dynastie mérovingienne était déjà à ce moment en pleine décadence. Son pouvoir marque les prémices de la lignée carolingienne, confirmée par le sacre de Pépin le Bref le . == Tombeau == Charles obtint le privilège de reposer après sa mort en 741 dans la basilique royale de Saint-Denis, dans un imposant sarcophage en marbre au nord du maître-autel de l’abbatiale. Les liens entre la lignée carolingienne et l’abbaye existaient déjà à l'époque de Charles Martel. Charles avait en effet confié l’éducation de ses deux fils aux moines dionysiens et choisi Saint-Denis comme lieu de sépulture. On ne sait exactement où se trouvait celle-ci. Au XIIIe siècle, les restes supposés de Charles et de son fils Pépin le Bref furent ramenés sous la croisée du nouveau transept pour y recevoir les gisants qui existent encore. Entre la translation des cendres royales, ordonnée par et effectuée en deux campagnes durant l’année 1264, et la dédicace des nouveaux tombeaux en 1267, trois ans s’étaient écoulés permettant la commande et la réalisation des monuments funéraires. Ces effigies n’étaient pas réalistes. Les gisants étaient conçus comme des figures en pied malgré leur position horizontale. Le gisant de Charles Martel le représente comme s'il avait été roi, avec une couronne et un sceptre. == Mariages et enfants == Charles Martel épouse en premières noces Rotrude († 724), probablement robertienne, qui donne naissance à : Carloman (705/710 † ), maire du palais d'Austrasie de 741 à 747, avant de se retirer au monastère du Mont-Cassin ; Pépin le Bref (v.715 † 768), maire des palais de Bourgogne, de Neustrie (en 741) et d'Austrasie (en 747), roi des Francs de 751 à 768 ; Hiltrude († 754), mariée en 741 à Odilon, duc de Bavière ; probablement Landrade ; Alda, mariée à Théodoric, comte d'Autun, et mère de Guillaume de Gellone. Il épouse ensuite Chrotais, probable cousine de la précédente, sans que l'on sache si elle est une épouse principale morte peu de temps après ou une épouse secondaire. Chrotais donne le jour à un seul fils.
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Cuisine japonaise
La cuisine japonaise peut être définie strictement comme la cuisine traditionnelle du Japon, appelée en japonais ou précédant l'ère Meiji, par opposition à la cuisine répandue au Japon qui tire ses origines de l'importation et l'adaptation de plats occidentaux à la suite de l'abrogation du sakoku (isolement relatif du pays) par l'empereur Meiji. Elle est constituée de poissons, de riz ou de nouilles, de légumes et d'algues, généralement assaisonnés avec des condiments locaux. La saveur est présente dans de nombreux plats ; la viande est en général absente de la cuisine traditionnelle. Il est fréquent de manger en accompagnement lors d'un repas une petite soupe ainsi que des légumes macérés appelés , le tout en utilisant des baguettes. Les plats les plus typiques sont les sushis et les sashimis, les nouilles udon et soba, les plats à la sauce teriyaki, ainsi que le tōfu et le nattō. Les Japonais ont aussi importé des recettes qui ont été adaptées et sont ensuite devenues des classiques comme les fritures tempura, le katsudon, le riz au curry ou les rāmen. Il existe également des boissons (thé, alcool de riz) et des pâtisseries saisonnières (wagashi) typiquement japonaises. On trouve de nombreux ustensiles spécifiques à cette cuisine, notamment des couteaux, l'art de la coupe étant très développé au Japon. == Histoire == De par la nature même de l'archipel japonais, composé de nombreuses îles et s'étendant sur plus de 3500 kilomètres, la cuisine japonaise est avant tout une cuisine de région (voire locale) où certains principes majeurs se déclinent au gré des goûts et des ingrédients locaux à disposition. Il en résulte une très grande diversité de plats ; cependant, ces cuisines ont été progressivement marquées à la fois par des évolutions communes du mode de consommation dans tout le pays et par des innovations étrangères (nouveaux ingrédients, nouvelles techniques culinaires) rapidement acceptées, diffusées et adaptées partout dans le pays. Tirant ses origines des traditions des peuples de chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire, la cuisine japonaise se nourrit pendant près de 2000 ans d'influences chinoises et coréennes. Entre l'époque de Nara (710-794) et l'époque Edo (1603-1868), la cuisine traditionnelle se construit lentement. Elle est influencée pendant longtemps par les pratiques bouddhiques végétariennes, la consommation de viande étant prohibée pendant plusieurs siècles, ainsi que par l'apport chinois des nouilles ou de la sauce soja. Les techniques comme la fermentation (base de nombreux plats japonais) ou encore l'art de la coupe, se complexifient ; les repas sont alors codifiés et donnent naissance à une grande cuisine japonaise actuelle, le kaiseki. La prospérité économique et le développement font de l'époque Edo l'apogée de la cuisine traditionnelle. Durant l'époque Meiji (1868-1912), l'abrogation du sakoku par l'empereur Meiji entraîne l'apparition de plats d'origines occidentales ou , chinoises ou coréennes. Parmi les réformes, l'empereur lève l'interdiction de consommer de la viande rouge, et promeut la cuisine de l'Occident, qui était perçue comme la cause de la grande taille des Occidentaux. L'adaptation de ces plats aux goûts et ingrédients locaux donne naissance à de nouvelles recettes propres au Japon. Dans les années 1950, le Japon lance une grande réforme de ses pratiques alimentaires dans le but d’occidentaliser la manière dont les Japonais se nourrissent. Promue par l’État et le secteur privé, elle visait à passer du modèle traditionnel basé sur le riz, les tubercules, et le soja, à une alimentation à l’occidentale plus riche en matières grasses et en protéines avec de la viande, des produits laitiers, des œufs, et des céréales autres que le riz : le petit déjeuner qui peut être traditionnel ou occidental ; le repas de midi, qui est souvent dégusté rapidement sur les lieux de travail et l'école et parfois à des horaires décalés, et est très souvent constitué de repas préparés à l'avance à la maison et emportés dans des sortes de gamelles japonaises appelées bentō ; le repas du soir, qui est souvent plus respectueux de la tradition. Il est aussi habituel de manger le soir dans de petits restaurants ou bars comme les izakaya, ou encore dans des yatai. Le menu de base partagé en famille suit la règle de l’, soit du riz, une soupe et trois accompagnements, ou plus simplement de l’, avec, dans ce cas, un seul accompagnement. Le riz (gohan) est tellement lié à la notion d'aliment de base, que par extension il désigne aussi le repas. Les repas au restaurant ou pris sur le pouce peuvent être constitués d'un seul plat : soupe de ramen, de udon, plats de gyoza (raviolis chinois fortement aillés), yakisoba (nouilles grillées), nabe (aliments saisis à table dans une marmite de bouillon). Il existe de plus de nombreuses spécialités plus ou moins locales, certaines s'étant répandues dans l'ensemble du Japon, comme l’okonomiyaki, originaire d'Ōsaka et de Hiroshima, ou les takoyaki d'Ōsaka. == Cuisine traditionnelle == En dehors des menus du quotidien des familles japonaises consommés de nos jours, il existe différents types de cuisine traditionnelle raffinée, hérités des traditions des daimyo, des samouraïs ou de la cour impériale. Ces différentes cuisines constituent la grande cuisine japonaise. On peut citer chronologiquement : la est la cuisine de fête de la noblesse. Elle date de l'époque de Heian (794-1185), et se pratique encore dans la région de Kyoto. la est celle des samouraïs. Née à l'époque de Muromachi (1336-1573), elle est considérée comme étant la cuisine japonaise formelle à l'époque d'Edo (1600-1868), mais décline à partir de l'époque de Meiji (1868-1912). On la retrouve aujourd'hui sous une forme dérivée dans la région de Kōchi sur l'île de Shikoku, appelée . la est celle des marchands et des artistes. Son origine se confond avec celle de son homonyme , cuisine de la cérémonie du thé. C'est la grande cuisine japonaise la plus répandue de nos jours. La plupart de ces cuisines suivaient le principe ichijū sansai jusqu'à l'époque d'Edo, mais sont aujourd'hui composées de plus d'une dizaine de plats. Il existe également une cuisine bouddhiste végétarienne d'origine zen appelée , introduite de Chine au XIIIe siècle, issue du végétarisme bouddhique. Il existe aussi une multitude de cuisines locales, la plus célèbre étant la cuisine d'Okinawa. De nombreuses spécialités locales existent : on en trouve traces dans les chinmi (goûts rares japonais), qui sont souvent constitués de poissons ou de fruits de mer pêchés localement et préparés suivant diverses recettes locales. De plus, de nombreux plats, pâtisseries ou boissons sont liés à des fêtes japonaises. Il existe des traditions autour du Nouvel An, comme le zoni, une soupe dégustée lors du passage à la nouvelle année, les , des plats traditionnels préparés à l'avance que l'on mange après le Nouvel An, ou encore une tradition consistant à manger du poulet aux alentours de Noël. D'autres spécialités sont plus liées à des rituels, comme le , un kayu aux sept herbes mangé lors de nanakusa-no-sekku une fête ayant lieu en début d'année, les , de longs maki qui doivent être mangés en un seul morceau lors de Setsubun, aussi appelée « Fête des haricots », une fête de célébration du printemps, ou encore les , mochi dégustés lors de Kagami biraki (une fête autour du saké). Il existe aussi des boissons qui sont bues dans des occasions particulières, comme l’amazake, un alcool de riz bu lors de Hina Matsuri, ou encore l’amacha, thé bu lors de Hana matsuri. Enfin, il existe des sucreries et pâtisseries que les enfants dégustent lors de fêtes qui leur sont dédiées, comme les et , pâtisseries de tango-no-sekku, dégustés lors de la Fête des garçons ou la , littéralement « sucrerie de mille ans », savourée lors de Shichi-go-san. == Techniques de cuisine == === Techniques de cuisine japonaise === Les plats de la cuisine japonaise peuvent pour la plupart être catégorisés suivant la façon dont les ingrédients sont cuisinés. Cette classification prend toute son importance lorsque l'on déguste un repas suivant un type de cuisine particulier (kaiseki-ryōri, cha-kaiseki, shōjin-ryōri ou honzen-ryōri pour citer les plus connus). Dans ces repas, chaque plat doit apparaître dans un ordre précis, voire dans une position précise sur les plateaux sur lesquels ces repas sont dressés. Les ingrédients sont alors souvent laissés à la discrétion du chef (et sont souvent dictés par la saison), mais le type de technique de cuisine à employer pour les préparer est imposé. Les noms des plats contiennent souvent le nom de la technique utilisée (par exemple yaki pour yakitori) ; lorsque l'on parle des plats, le suffixe mono est accolé au nom de la technique. Parmi les techniques les plus souvent utilisées, on peut citer : les plats grillés ou sautés à la poêle appelés , dont les yakitori sont l'exemple le plus célèbre ; les dont font partie les tempura ; les plats crus comme le sashimi et les soupes et bouillons et , dont la traditionnelle soupe miso ; les tsukemono qui accompagnent très souvent le menu traditionnel, qui sont des plats saumurés ou en salaison. L', se traduisant généralement par « savoureux », est un goût omniprésent de la cuisine japonaise. Les plats mijotés ou , les soupes et les plats en marmite reposent souvent sur des bouillons à base de sauce soja, tout comme l'assaisonnement des plats. L'utilisation de cette sauce riche en umami ainsi que l'utilisation des divers ingrédients forts en umami (poisson, crustacés, champignons, chou chinois) donnent cette saveur particulière à un grand nombre de plats. === L'art de la coupe === Dans la cuisine japonaise, les aliments devant être découpés pour être saisis avec des baguettes, la coupe est d'une importance capitale. Les légumes découpés artisanalement sont la marque d'une nourriture de qualité et du respect que l'on offre aux invités ; les coupes à la râpe sont considérées comme bâclées et réservées à la restauration rapide. Autour de la coupe, il existe une longue tradition de coutellerie japonaise. Les couteaux sont spécialisés par aliments et par style de coupes. Il existe de nombreuses , parmi lesquelles : , en dés, , en demi-lunes, , en dés, , en copeaux, , en lanières, , en baguettes, , en rondelles, ou encore ou , en lamelles, qui donne des morceaux rectangulaires et épais et est réservée aux légumes. On trouve également des découpes de décoration appelées , telle que : en forme de fleurs. Ces découpes sont notamment utilisées par les mères japonaises pour agrémenter les bentō des enfants de personnages appelés alors , diminutif de « character bentō ». Une autre tradition connexe est le , l'art traditionnel de la sculpture sur fruits. Il consiste à graver des images traditionnelles dans la peau des fruits ou de certains légumes, ou encore à sculpter dans des légumes (comme le daikon, la carotte ou l'aubergine) des formes décoratives comme des fleurs ou des éventails. == La cuisine japonaise dans le monde == La cuisine japonaise, considérée comme saine et équilibrée, s'est répandue dans les années 1990 à travers le monde. En 2012, on comptait environ 30000 restaurants dits japonais dans le monde : 14000 en Amérique du Nord, 10000 en Asie et 2500 à travers l'Europe. La connaissance de la cuisine japonaise et des différents plats est de plus véhiculée par les et anime (アニメ) en France notamment, où ils connaissent un franc succès. De nombreux mangas contiennent des scènes de repas, des allusions à des plats spécifiques ; certains manga spécialisés reposent sur l'univers culinaire. Cependant, le vocable de « cuisine japonaise » désigne dans le monde des habitudes de consommation très diverses, et pour la plupart assez éloignées des habitudes de consommation japonaises. Des recettes dites japonaises ont été adaptées aux goûts locaux par des restaurateurs japonais ou étrangers, comme le teppanyaki mis à la mode aux États-Unis par un restaurateur japonais ou encore les california rolls créés par un chef japonais en Californie pour adapter les maki aux ingrédients disponibles là-bas. Ces recettes adaptées sont pour la plupart considérées comme japonaises dans les cultures dont elles sont originaires ; inversement, au Japon, elles restent souvent en dehors de la cuisine japonaise. À l'inverse, certains plats pourtant consommés au Japon sont très rarement proposés à l'étranger. De plus, la structure d'un repas traditionnel japonais est rarement respectée à l'étranger. Par exemple, les menus comprenant sushi et yakitori souvent proposés en France sont apparus dans les années 1970, et sont une invention franco-chinoise ; ce type de repas ne conviendrait pas à un Japonais, qui le trouverait trop lourd. Pour remédier à la méconnaissance de la cuisine japonaise dans le monde, le JETRO (Japanese External Trade Organization) organise en France et dans le monde diverses initiatives pour que la cuisine japonaise consommée dans le monde soit plus authentique ; en 2012, le gouvernement japonais a soumis la cuisine japonaise traditionnelle (washoku) comme candidate à l'inscription au sein de la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO. La candidature a connu un accueil favorable, et le washoku est inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité en novembre 2013. === La cuisine japonaise au Japon === Les pratiques alimentaires sont rythmées par trois repas quotidiens, un petit déjeuner (soit occidental, soit japonais), un repas à midi souvent rapide et consommé sous forme de bentō et, enfin, un repas du soir plus traditionnel, quand il n'est pas consommé à l'extérieur ou constitué de plats yōshoku, chinois, ou occidentaux. Le riz est prédominant et la consommation de sushi est occasionnelle. Les repas japonais traditionnels faits de trois plats véritablement japonais, servis avec du riz et une soupe au miso sont désormais rarement consommés à la maison. La mode du sushi entraîne des ouvertures en masse, le nombre d'ouvertures de restaurants japonais ayant augmenté de 300 % entre 2007 et 2012 au Royaume-Uni. Elle compterait en outre 1 600 restaurants spécialisés en sushis, dont un tiers en province et les 2 autres tiers en région parisienne. === La cuisine japonaise aux États-Unis === La cuisine japonaise aux États-Unis est principalement le fait de chefs américains : environ 10 % des établissements dits japonais sont effectivement tenus par des Japonais. Grand marché en Californie, l'industrie du sushi aux États-Unis se rapproche donc d'une cuisine fusion. == Recettes les plus connues == === Riz, nouilles et pâtes === La cuisine japonaise comprend une grande variété de , et de préparations qui en contiennent, appelées . La plupart des nouilles actuelles (, , ) ont pour origine des nouilles importées de Chine par un prêtre bouddhiste en 1247, et prendront leur forme actuelle pendant l'ère Eiroku (1558-1570). Toutes cependant ne partagent pas cette origine. Par exemple, les ramen ont été importées au Japon au début du XXe siècle (ère Meiji) et sont maintenant considérées comme un plat japonais. Parmi les plus répandues dans la cuisine, on peut citer les (pâtes blanches et épaisses, servies soit froides sur un plat, soit en soupe), les (pâtes fines de sarrasin, de couleur brune, servies comme l’udon), les (pâtes de blé fines et blanches, servies sur un lit glacé en été), les ramen (pâtes d'origine chinoise mangées en soupe chaude) et enfin les . Une soupe qu'il est traditionnel de manger durant le nouvel An japonais est le , ou o-zōni. C'est un bouillon qui se mange avec des baguettes de saule non laquées et qui est constitué de , légumes et sauce soja ou miso blanc. Sa composition varie en fonction des régions du Japon. === Plats contenant du poisson, des fruits de mer ou de la viande === ==== Crus ==== Les plats de fruits de mer ou de poissons crus japonais sont sûrement les plats les plus emblématiques à l'étranger de la cuisine japonaise. Parmi les préparations les plus connues, on peut citer le et . Les sont des bouchées (servies par paires ou en assortiment) faites de tranches de poisson ou de fruits de mer, très frais et crus, disposées sur un canapé de riz légèrement vinaigré (nigiri) et légèrement sucré au mirin, auquel elles adhèrent par une petite portion de moutarde wasabi. On les assaisonne avec du shōyu. Le chirashizuchi ou chirashi est composé des mêmes ingrédients que les autres sushis, mais consiste en un bol de riz à sushi (assaisonné de vinaigre de riz) sur lequel sont déposées les garnitures (du poisson cru et des légumes). Il présente l'avantage d'être simple à préparer et souvent copieux. Le est une assiette de tranches de poisson ou coquillages crus (ou macérées dans du sel pour les poissons à peau bleue), de seiche, poulpe ou crevettes (passées rapidement à l'eau bouillante) et parfois de filets de viande ou de poulet. Les ingrédients sont les mêmes que le sushi, y compris la sauce, mais sans canapé de riz. Il existe aussi de multiples recettes de poissons mi-cuits comme le tataki. ==== Grillés ==== Les plats grillés ou sont très populaires au Japon et déclinés au travers de nombreuses spécialités. Les , des brochettes qui sont le plus souvent composées d'une seule et même partie de poulet (blanc de poulet, peau de poulet, ailes de poulet par exemple) ou d'un autre animal (langue de bœuf par exemple), comptent parmi les plats les plus connus en France. Les , grillades sur plaque chauffante, ont été adaptées en une cuisine spectacle aux États-Unis où on compte de nombreux restaurants spécialisés dans ce type de plats. On trouve aussi différents plats comme le (littéralement « viande grillée », venant de Corée), le (viande grillée ou rôtie dans une sauce de soja sucrée (viande laquée)), le (qui indique un mode de cuisson : grillé, ou sauté, au sel, par opposition à shōyuyaki : à la sauce soja), les (tranches de porc, voire de bœuf, marinées dans une sauce à base de gingembre et de shōyu et grillées, ou encore les (spécialité d'Ōsaka, se présentant sous forme de six à dix boulettes de pâte à crêpe contenant des petits morceaux de poulpe, et cuites en moule, comme les gaufres). En général, ces derniers sont vendus en kiosque pour être emportés ou consommés dehors. ==== Frits ==== Les plats frits ou rassemblent des plats dont les origines sont plutôt récentes. Il existe diverses techniques de fritures où varient les ingrédients de l' éventuelle pâte à beignet ainsi que les possibles traitements avant cuisson pratiqués sur les aliments. Parmi les plus connus, le (porc pané nappé d'une sauce spéciale type sauce Worcestershire) et le (beignet de légumes, tranches de poisson, huîtres, crevettes ou viande de porc mangés dans une sauce à base de radis daikon râpé, jus de citron, ou vinaigre de riz, et shōyu) sont tous deux des adaptations de plats introduits par les moines jésuites portugais installés à Nagasaki au XVIe siècle. Ils ont été largement adoptés : chez les étudiants japonais existe la coutume de manger un tonkatsu avant un examen à cause d'un calembour avec le verbe japonais qui signifie "gagner". Les , brochettes japonaises, en friture (on dit aussi ) et le , friture de légumes et de fruits de mer, trouvent également leurs racines dans la cuisine portugaise. Enfin, les , croquettes à la japonaise, un peu sucrées, font partie des plats introduits pendant l'époque Meiji (1868-1912). ==== Séchés ==== Une douzaine d'espèces de méduses sont consommées séchées au Japon (kurage). L'espèce la plus consommée est Rhopilema esculentum. Chaque année, les Japonais en consomment environ 13 tonnes. ==== Bouillis ou étuvés ==== Appelés en japonais , les plats bouillis ou étuvés sont courants dans la cuisine japonaise, quand l'hiver approche. Le , de fines tranches de viandes, légumes et champignons que l'on fait blanchir soi-même dans un grand caquelon, en une ambiance conviviale comme pour la fondue bourguignonne, en est un exemple, tout comme le , une sorte de fondue japonaise, avec un assortiment de viandes, poissons, légumes et champignons, refroidis dans de l'œuf cru et assaisonnés de sauces spéciales (assez sucrées). Il est à rapprocher du shabu-shabu et servi en général dans les mêmes restaurants. Parmi les autres plats qui utilisent ce type de cuisson, on peut citer le (fondue à la viande et au poisson) ou l', sorte de pot-au-feu japonais avec des quenelles de poisson, des œufs durs et divers légumes (surtout des tubercules). Comme ce plat est assez insipide, on le relève de karashi. Enfin, on trouve les , raviolis originaires de Chine, à base de viande de porc hachée mélangée à du chou râpé, qui sont soit rôtis, puis cuits à l'étouffée (yakigyōza), soit bouillis (suigyōza). === Plats d'accompagnement === Les plats d'accompagnement sont plus légers que les précédents, et servis toujours en sus de l'un des plats contenant poisson, viande ou fruits de mer décrits ci-dessus. Si les tsukemono sont les plus présents dans l'alimentation japonaise, on peut aussi citer le (pâte issue du lait de soja servie grillée, pochée, en ragoût, en dessert) comme complément alimentaire régulièrement consommé au Japon. Les (prunes ume macérées dans le sel avec des feuilles de shiso rouge), le (flan à l'œuf mélangé de bouillon et cuit à la vapeur), ou encore les ou (légumes, poissons ou fruits de mer macérés dans le vinaigre de riz) sont également dégustés couramment. Certains plats sont souvent servis au petit déjeuner : le (haricots de soja fermentés et gluants, à odeur d'ammoniaque rappelant un peu le camembert, servis sur le bol de riz chaud ou enveloppés de nori), et le , une omelette japonaise en rouleau. === Plats uniques === Certains plats sont servis directement avec du riz, et alors considérés comme des plats uniques. Le terme de , littéralement « bol », fréquemment abrégé en don, désigne un bol de riz sur lequel des garnitures, le plus souvent du poisson ou de la viande, sont disposées. On peut citer le (avec du tonkatsu (porc pané)), le (bœuf en lamelle avec des oignons), le (poulet en lamelles avec œuf et oignons) ou encore l' ou (filets d'anguille braisés au feu de bois en kabayaki (sauce proche de teriyaki) et relevés de graines de sanshō). Il existe aussi des plats complets à base de riz comme le (gratin à la béchamel, accompagné de fruits de mer ou de viande sur du riz), l' (une omelette garnie de riz cantonais) ou encore le très populaire , un riz au curry à l'anglaise, garni de bœuf, poulet ou crevettes. On trouve également des plats de pâtes/nouilles garnis qui font partie des plats chinois importés durant l'époque Meiji (1868-1912), comme les célèbres (plat fait de fines pâtes de blé servies en soupe avec d'autres condiments et garnitures (viande, légumes, œuf)) ou encore les : des soba sautées. Les , galettes ou crêpes à base de blé ou de pâtes, garnies "à volonté" (d'où leur nom) de viandes, fruits de mer et légumes, originaires du Kansai et de Hiroshima (Hiroshima-yaki) cuites sur plaque, souvent devant ou par les clients eux-mêmes, sont aussi un plat unique fort répandu. Enfin, il existe des plats à emporter. Le , ou o-bentō avec une marque de respect, est un assortiment de petits plats servis ensemble dans un coffret en bois laqué (bentō traditionnel) compartimenté ou en boîte jetable. Comme la gamelle occidentale d'autrefois, il est préparé à la maison tous les matins pour être consommé à l'école ou au travail le midi, et pour pique-niquer. Beaucoup les achètent dans les bentōya, les konbini ou les kiosques des gares. Il s'agit d'un repas complet, mais assez peu copieux. Enfin, les sont des boules de riz façonnées à la main, souvent triangulaires, contenant différentes farces (bonite, umeboshi, etc.), et généralement enveloppées d'une feuille de nori. Repas de survie, c'est le sandwich ou pan bagnat japonais. === Pâtisserie japonaise === Comme dans la plupart des pays d'Asie, la notion de dessert, c'est-à-dire de « douceur » servie à la fin d'un repas, n'est entrée en usage que depuis la seconde moitié du XXe siècle, sous l'influence de la cuisine occidentale. Le terme de ou même de désigne donc essentiellement les gâteaux, entremets et sucreries accompagnant le thé, avec ou sans cérémonie. Les ingrédients de base sont le sucre de canne, les haricots azuki ou leur pâte appelée ou , et la farine de riz ou de blé, ainsi que le kudzu ou l' pour les gelées. On peut répartir les wagashi en diverses catégories : les gelées ou yōkan, les sucreries ou telles que les konpeitō ou karintō ; les petits pains cuits à la vapeur nommés manjū, dont le fameux anpan, parfois salés ; les gâteaux à base de mochi (pâte de riz) appelés tels que les dango ou daifuku ; les gâteaux de pâte de riz proches du mochi comme le yatsuhashi ; les gâteaux à base de pâte à gaufre cuits au four nommés ; et enfin divers desserts ou biscuits cuits ou frits comme les senbei, des gâteaux salés à base de mochi, et autres arare et kakipī que l'on mange en Occident en gâteaux apéritifs. On trouve bien sûr des desserts mélangeant diverses préparations tels que l’an-mitsu et le zenzai. Enfin, un dessert considéré comme japonais, mais d'origine portugaise : la kasutera, un gâteau mousseline. == Ingrédients == Les ingrédients de la cuisine japonaise sont très variés et incluent, outre les aliments les plus consommés mondialement, nombre de plantes et espèces animales endémiques à l'archipel. Comme pour la majeure partie de ses voisines asiatiques, l'entomophagie a fait partie de l'alimentation japonaise, mais est maintenant tombée en désuétude et reste cantonnée à certaines localités dont les insectes sont la spécialité. === Viandes et poissons === La cuisine japonaise est principalement constituée de plats ou de recettes contenant du poisson. Un des ingrédients les plus communément utilisés comme base de cuisson quand il s'agit de préparations bouillies ou mijotées est le dashi, un bouillon de konbu (une algue) et de bonite séchée. On trouve aussi une grande variété de : des aliments à base de pâte de poisson (chikuwa, jakoten, hanpen, narutomaki, Satsuma age), dont l'exemple le plus connu à l'étranger sous le nom de surimi est le kamaboko. Dans ces préparations, le poisson est mixé et mélangé à divers ingrédients (fécule de pomme de terre ou de blé, blanc d'œuf, huile). Suivant le type de pâte de poisson, il peut être consommé cru ou cuit, seul, ou être utilisé à des fins décoratives. On trouve aussi du poisson séché comme le niboshi qui peut être utilisé comme base de bouillon ou être consommé à l'apéritif, ou encore de fines lamelles séchées de bonites appelées katsuobushi qui servent de condiment. À ces ingrédients de base viennent s'ajouter de nombreuses recettes de poissons, crus, mi-cuits ou cuits, ou encore séchés, les recettes de poisson les plus connues à l'étranger étant les préparations à base de poisson crus que sont les sushis et les sashimis. Les Japonais consomment de nombreuses espèces de poisson, qu'ils soient de mer ou de rivière. Si les consommations de thon rouge, de baleine ou encore de fugu sont les plus connues à l'étranger pour les problèmes divers qu'elles peuvent engendrer, elles ne sont pas représentatives des poissons les plus usuels, la consommation de baleine tendant même à disparaître. Base du dashi et présente sous de nombreuses autres formes, la bonite est certainement le poisson le plus emblématique ; de nombreuses espèces connues mondialement sont consommées, comme le thon obèse, la , la , le , la , la , ou encore le . Il est à noter que les Japonais consomment plus de que de viande (le double en 2005 : dix millions de tonnes contre cinq). Les œufs de poisson ou rogues sont également dégustés. Ils font souvent partie des chinmi, des plats très appréciés des Japonais dont il existe beaucoup de déclinaisons locales, et sont souvent dégustés en hors-d'œuvre. On peut citer par exemple l'ikura (du russe ) (œufs de saumon), le (œufs de lieu noir), (œufs de colin d'Alaska, ou encore œufs de poisson volant. Les rogues sont consommées crues, fumées ou traitées en salaison. Certaines sont chères et délicates, et consommées tout en buvant du saké ; d'autres comme le tarako peuvent être mangées crues au petit déjeuner, utilisées pour fourrer des onigiri ou encore être la base d'une sauce. Les œufs sont parfois employés pour faire un type de sushi particulier, le gunkanmaki. Les sont aussi largement consommés depuis la nuit des temps : au bord de la mer du Japon comme du Pacifique, de nombreux amas coquilliers de la période Jōmon témoignent de la présence forte dans l'alimentation de crustacés et fruits de mer. De nos jours, le Japon est le plus grand importateur mondial de produits de la mer. Les principales importations sont les crevettes, le crabe, les œufs de poisson, le poulpe et les calmars. Le Japon exporte aussi massivement, entre autres des pétoncles et des rogues de morue. Parmi les fruits de mer couramment consommés au Japon, on peut citer la , la , l', l', la , la , et la , etc. Preuve de cet attachement aux produits de la mer, le principal marché de la métropole de Tokyo, plus connu sous le nom de , est le plus grand marché de gros du monde pour les poissons et fruits de mer. Il se trouve dans le quartier de Tsukiji, arrondissement de Chūō, à Tokyo, et est une attraction prisée des touristes. Les consommées sont le , le et le ; le est parfois mangé cru en sashimi. Au Japon, la viande la plus appréciée est le porc, la quantité consommée de porc étant à peu près égale à celles de bœuf et de poulet réunies. La viande la plus renommée produite au Japon est le bœuf de Kobe (en japonais : 神戸ビーフ, Kōbe bīfu), qui est élevé et produit en suivant une tradition stricte. Il existe enfin une consommation marginale de mouton, due à l'introduction de cette espèce à la suite d'un plan gouvernemental japonais de 1918 visant à atteindre un cheptel d'au moins un million d'agneaux, qui est consommé grillé (jingisukan ou yakiniku). === Légumes, légumineuses et céréales === Les légumes ont une place importante dans la cuisine japonaise depuis toujours, les premiers témoignages chinois sur les habitants du Japon du Ier siècle faisant mention de leur consommation de légumes crus. Le nom de provient du nom de l'ancienne province de Satsuma dans laquelle elle fut introduite originellement. Un autre légume racine courant est le , connu sous le nom vernaculaire générique de taro, qui est souvent préparé mijoté dans du dashi. Le est un légume que l'on transforme en une pâte appelée konnyaku, qui a de multiples utilisations : il est utilisé au Japon pour faire de gros bonbons en gelée aromatisés aux fruits baptisés . Cependant, ce bonbon de plusieurs centimètres de large ayant déjà été la cause de plusieurs morts par étouffement au Japon (17 entre 1995 et 2008), il est interdit dans l'Union européenne et en Corée du Sud. L' est souvent utilisé en le râpant pour obtenir une préparation visqueuse dénommée . Enfin, l' fait aussi partie de l'alimentation japonaise. Parmi les plantes herbacées utilisées au Japon, on peut citer le , le aussi appelé par ses noms chinois et , introduit de Chine dans les années 1970. Le qui, quand il est lacto-fermenté en saumure, s'appelle takuan (沢庵), en l'honneur de son inventeur Takuan Sōhō, est un classique de la cuisine japonaise. Il est souvent artificiellement coloré en jaune moutarde. Le est aussi utilisé. Enfin, le ou « moutarde japonaise » est utilisé en salade. Il existe également des typiques, bien que l'on trouve des , parmi lesquels les , les , les , les , les , les , les ou encore les . Enfin, les sont des produits omniprésents dans la cuisine japonaise. La est connue mondialement, car elle est le constituant principal des feuilles d'algue enroulées autour des makis. Le est un des deux ingrédients du dashi, bouillon et base de très nombreuses préparations culinaires. Le est souvent consommé en salade. Enfin l', une algue noire, est aussi utilisée dans la cuisine macrobiotique. Parmi les légumineuses, le soja est sans conteste le plus omniprésent des ingrédients. Il est à la base de l'assaisonnement de la cuisine japonaise, à travers la sauce soja ou le miso, mais est aussi consommé sous de multiples formes : tofu, edamame, nattō ou encore zunda. C'est l'une des plus anciennes plantes cultivées au Japon, des preuves existant de la sélection d'espèces par la main de l'homme avant - 5000 av. J. C., et en grande quantité à partir de -3000. Enfin, pour les céréales, le riz et le blé, au travers des nouilles, sont des ingrédients indispensables de la cuisine japonaise. Certaines espèces de riz sont typiques, comme le riz koshihikari. === Fruits === Les Japonais consomment de nombreux fruits ; ceux-ci sont réputés coûteux en dehors du Japon, mais leur prix reste relativement normal la plupart du temps. Cette réputation est due au fait que certains fruits, lorsqu'ils sont de grande qualité, peuvent atteindre des prix importants (10000 yen pour un melon par exemple). La cuisine japonaise utilise des fruits que l'on connaît dans le monde entier, mais aussi des fruits plus exotiques. Le goût de la fraise est très apprécié au Japon, le pays étant le plus grand producteur et consommateur de desserts au goût de fraise au monde. Certaines recettes à base de ces assaisonnements ont perduré jusqu'à nos jours. À la base de la cuisine japonaise, on peut citer les différentes , pouvant être de concentrations diverses et plus ou moins sucrées, le miso, base indispensable de nombre de bouillons et soupes devenu populaire à l'époque de Kamakura (1185-1333), et le , saké sucré pour la cuisine, qui prend la place importante qu'il occupe actuellement dans les recettes traditionnelles à l'époque Edo. Le , le et le viennent compléter la liste des condiments les plus utilisés pour créer des sauces japonaises ; la plupart de celles-ci contiennent au moins trois ingrédients issus de cette liste. L'ordre idéal d’assaisonnement est : sucre, sel, vinaigre, sauce soja et enfin miso, suivant en cela le syllabaire japonais (hiragana ou katakana). Le , moutarde verte proche du raifort, est le condiment le plus connu à l'étranger à cause du succès des sushis. C'est un assaisonnement traditionnel du sushi : il doit être dilué dans un peu de sauce soja, et le sushi est trempé dans ce mélange côté poisson pour respecter la manière japonaise de le consommer. La tige de wasabi râpée doit être consommée rapidement car son activité enzymatique s'estompe à partir d'un quart d'heure après la préparation. Ainsi, la pâte de wasabi disponible dans les restaurants japonais européens ou américains ainsi qu'en grande surface est en fait un ersatz composé en réalité de raifort et/ou de moutarde. Parmi les autres condiments utilisés en cuisine japonaise, on peut citer le , le (vinaigre léger à base de citron japonais), le (pâte à base d'eau et de graines de moutarde brune), le (condiment fait à base du zeste de yuzu, de piments verts, parfois rouges et de sel, qu'on laisse fermenter (spécialité de Kyūshū)), le (sous la forme de ou de ), les (mélange des « sept épices »), le (brisures d'ingrédients en mélange pouvant comporter poissons séchés, algues, sésame, sel et sucre, et , sésame et sel, destinés à être saupoudrés sur le riz blanc), laonori, une algue séchée utilisée parfois sur les okonomiyaki ou les katsuobushi, des lamelles de bonite séchées qu'on utilise sur les okonomiyaki ou encore dans la soupe miso. On trouve également divers types d'huile (de colza, de sésame, etc.), ainsi que des condiments internationaux qui sont adaptés localement, comme la mayonnaise. Des sauces préparées à l'avance existent aussi pour des plats appréciés des Japonais, par exemple le curry japonais. == Ustensiles == Voir aussi : liste d'ustensiles de cuisine japonais === Les couteaux === La coutellerie japonaise tire ses origines de la fabrication des sabres japonais, les katana. La majeure partie de la coutellerie japonaise de qualité vient de la région de Sakai, où les couteaux sont produits depuis le XIIIe siècle. Les couteaux artisanaux peuvent être très coûteux et atteindre des milliers d'euros. De plus, chaque site de production, voire chaque artisan possède ses propres techniques. Outre les techniques spécifiques de production, les couteaux japonais diffèrent des couteaux occidentaux par leur façon d'être équilibré. Le mouvement utilisé par un chef japonais lors de la coupe est un mouvement du bras entier, à opposer aux techniques occidentales où le mouvement de coupe est principalement l'œuvre du poignet. Pour réduire les efforts et les douleurs qui peuvent se produire lors d'une utilisation intensive d'un couteau, il est nécessaire d'équilibrer son poids : les couteaux occidentaux sont équilibrés de manière que le poids soit sur le haut du couteau, pour appuyer la coupe, alors qu'un couteau japonais est équilibré de manière centrale. De plus, certains couteaux japonais ne sont aiguisés que d'un seul côté : il existe donc des couteaux pour droitiers et pour gauchers. Les couteaux japonais sont de diverses formes, tailles et tranchant ; chacun est spécialisé dans un type précis d'aliment (l'anguille ou le poulpe par exemple). Divers types sont produits au Japon, et peuvent être classés en trois catégories. Premièrement, les . Cette catégorie comprend notamment le aussi appelé ou plus généralement , un couteau multi-usages ; le , principalement pour le poisson ; l’, principalement pour les légumes, le pour le poisson cru ou encore l’, littéralement « pour l'anguille ». On trouve aussi des utilisés pour les aliments introduits par l'Occident au Japon : le pour la viande ; le pour la viande aussi, mais plus fin que le précédent ; le pour les os ; le pour les os, on parle aussi de sabaki ; le pour les fruits et légumes ; le pour le pain, et le pour les produits congelés. Enfin des couteaux, d'origine diverse ou inconnue, sont utilisés : le pour les pâtes et les nouilles, le (un couteau chinois), l’, percé de trous et le , proche du précédent. Il est à noter qu'il existe une production de couteaux dits japonais hors du Japon qui produit des répliques de qualités diverses : le couteau tout-usage santoku est le plus présent à l'étranger. === Autres ustensiles === La céramique japonaise, l'une des formes d'art les plus anciennes, remonte à la période néolithique ( av. J.-C.). Hormis cette production de vaisselle ayant avant tout une valeur esthétique, il existe des ustensiles de cuisine typiquement japonais. Le repas japonais étant basé sur le riz, on trouve le , accompagné d'une spatule appelée ou . Les et sont respectivement un mortier et un pilon pour transformer le riz en mochi. Divers ustensiles existent aussi pour préparer les ingrédients, comme la ou , râpe métallique utilisée pour les légumes, ou encore les et qui sont un mortier et un pilon. Il existe des ustensiles dédiés à la préparation des sushis et des maki : le , ou est un récipient en bois utilisé pour assaisonner le riz à sushi, ou encore le , petit tapis en fines tiges de bambou servant principalement à donner une forme de rouleau aux sushi (maki) ou aux omelettes que l'on trouve relativement facilement dans des magasins en France. Pour la cuisson, on utilise des , de longues baguettes pour manipuler les aliments lors de la cuisson, ou encore une ou , poêle rectangulaire pour faire les , ou l', grille de métal. Le , un couvercle en bois que l'on pose directement sur les aliments qui mijotent, est typique. On trouve aussi des , boîtes en bambou utilisées pour la cuisson à la vapeur, présentes également dans la cuisine chinoise. Enfin, il existe des paniers ou assiettes en bambou pour présenter les aliments, les .
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Centre-Val de Loire
Le Centre-Val de Loire (appelé Centre jusqu'au , cette région, majoritairement de plaine, couvre la partie sud du Bassin parisien (Beauce, Berry, Brenne, Drouais, Gâtinais, Orléanais, Pays-Fort, Perche, Puisaye, Sancerrois, Sologne, Thimerais, Touraine) et une petite partie du nord du Massif central (, Marche). Les terrains sont âgés du Paléozoïque (chaîne varisque) au Quaternaire, en passant par le Mésozoïque et le Cénozoïque. Les formations géologiques les plus récentes sont les alluvions fluviatiles quaternaires de la Loire et de ses affluents (Beuvron, Cher, Cosson, Indre, Sauldre) ainsi que des autres cours d'eau (Anglin, Arnon, Claise, Creuse, Sauldre, Yèvre). S'ajoutent aussi les dépôts de lœss en Beauce, synonymes de sols fertiles propices à l'agriculture céréalière intensive. Les formations du Cénozoïque présentent une variété de roches sédimentaires d'origine marine et continentale (lacustre, fluviatile, altérites) occupant majoritairement les régions naturelles de la Beauce, de la Sologne, de la Brenne et des Gâtines. Les formations du Mésozoïque englobent également des roches sédimentaires d'origine marine et continentale dont les âges évoluent du sud vers le nord, des roches les plus anciennes du Trias (Boischaut, Marche, Val de Germigny) aux plus récentes du Crétacé (Drouais, Gâtinais, Pays-Fort, Perche, Touraine) en passant par celles du Jurassique (Berry, Blancois, Richelais, Sancerrois). Enfin, les formations du Paléozoïque sont composées de roches magmatiques et métamorphiques (Boischaut, Marche) appartenant au Massif central et formées au cours de l'orogenèse varisque. La géodiversité de la région Centre-Val de Loire a largement influencé les différents paysages, ces derniers ayant été aménagés par l'Homme au fil des siècles. Par exemple, le sous-sol argilo-sableux de la Sologne a favorisé l'implantation de milliers d'étangs artificiels, tout comme en Brenne. L'Homme a aussi su mettre à profit les ressources minérales du sous-sol régional avec la célèbre pierre de tuffeau, les faluns de Touraine, le calcaire de Beauce, les silex du Grand-Pressigny ou les « pierres à fusil » de la vallée du Cher (Meusnes, Couffy). Du pétrole est toujours exploité dans le Loiret au sein de sables du Crétacé à environ 600 m de profondeur. Comme toutes les régions françaises, le Centre-Val de Loire bénéficie d'un inventaire en continu des sites géologiques d'intérêt patrimonial, dans le cadre de l'Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG). La géodiversité couplée à la biodiversité constituent le patrimoine naturel. À ce jour, géologiques d'intérêt patrimonial ont été recensés par la Commission Régionale du Patrimoine Géologique du Centre-Val de Loire (CRPG). La liste des sites est consultable sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN). === Topographie et hydrographie === Le relief qui se dessine de part et d'autre de son lit est constitué de plaines et de plateaux aux caractéristiques géographiques différentes. Au plateau calcaire légèrement ondulé de la Champagne berrichonne, au sud-est, succèdent la Brenne (pays « aux mille étangs »), et les plateaux argileux de la Touraine dans le sud-ouest. Au sud et à l'est se dessinent des cuestas avec des plateaux calcaires et des dépressions argileuses en bordure du Massif central (Motte d'Humbligny (collines du Sancerrois), ). Au nord et au centre s'étendent les plateaux de Beauce, de la Sologne et de la forêt d'Orléans. En Sologne, la nature des sols a favorisé l'implantation de milliers d'étangs artificiels, ainsi que des landes et des taillis. C'est le paradis des oiseaux et du gibier. Le Centre-Val de Loire est traversé par le plus long fleuve de France (la Loire, ) qui connaît des débits des plus irréguliers. De plus, de nombreux et divers affluents viennent s’y greffer. Le Centre-Val de Loire est soumis à trois types de crues, dont certaines ont marqué l'histoire de la région (ex. 1856, 1866) : les crues d’origine océanique caractérisées par une lente montée des eaux issue de dépressions provenant de l’ouest ; les crues d’origine cévenoles caractérisées par des précipitations intenses et longues se produisant sur les hauts bassins de la Loire et de l’Allier ; les crues dites « mixtes » mêlant les deux origines. === Environnement === ==== Milieux ==== Au-delà des images de grandes étendues céréalières, le Centre-Val de Loire dispose d’une grande diversité de paysages et de milieux naturels : forêts, étangs, pelouses calcaires sèches, landes, tourbières, et la Loire et ses bancs de sable et forêts alluviales. La région abrite la plus grande forêt domaniale de France, la forêt d'Orléans qui s’étend sur plus de au nord de la Loire et d’Orléans. 23 % du territoire régional, soit , est couvert par les forêts et les autres boisements, principalement la forêt d’Orléans, la Sologne et l’est de la forêt du Perche. Les forêts sont en très grande majorité privées (85 %). Disparu du territoire métropolitain au cours du XIXe siècle, le rapace avait trouvé un dernier refuge en Corse où il ne subsistait que trois couples en 1974. Les zones humides régionales recèlent une grande diversité d’insectes et constituent une ressource importante pour les nombreuses espèces des cinq classes de vertébrés. ==== Flore ==== Bien qu’encore incomplets selon les départements, les inventaires floristiques du Centre-Val de Loire font état d’une grande diversité des milieux, de grands espaces forestiers comme la Sologne aux grandes plaines comme la Beauce. Le département du Loiret, par exemple, abrite presque un tiers de la flore française avec plus de . ==== Espaces protégés ==== Le territoire régional abrite trois parcs naturels régionaux : la Brenne, Loire-Anjou-Touraine et le Perche. ==== Impacts sur les milieux naturels ==== ===== Fragmentation des milieux ===== La région est écologiquement très fragmentée. En 2010, la DREAL et la Région ont lancé l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), visant à restaurer dans la région un réseau écologique plus fonctionnel. En 2001, une première cartographie de la trame verte et bleue et des milieux naturels a été réalisée qui permettra de préparer le SRCE, traduction administrative du projet de Trame verte et bleue européenne (réseau écologique paneuropéen, national et régional pour les six départements de cette région, dans le cadre de la loi Grenelle II et de la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité (2010-2011). ===== Aménagements et exploitation ===== Les aménagements fluviaux perturbent la dynamique fluviale avec à terme une disparition des zones humides et des vallées alluviales. Les zones d’extraction de granulats ont augmenté par exemple de 30 % en dix ans (16 % au niveau national). Cette disparition entraîne la réduction de la biodiversité de la région. Les peuplements piscicoles reflètent la dégradation du milieu aquatique et restent majoritairement (61 %) perturbés ou dégradés. ===== Agriculture ===== En 2023, Greenpeace recense 103 fermes usines sur le territoire régional, concentrant à elles seules de volailles, plus de 117000 porcs, 550 vaches laitières et 2050 veaux et autres bovins. === Axes de communication et transports === De nombreuses autoroutes traversent le Centre-Val de Loire et relient - Paris à Lyon (A6) - à Bordeaux (A10) - à Clermont-Ferrand (A71) - à Rennes et à Nantes (A11) - à Nevers (A77) - à Toulouse (A20). Trois autoroutes transversales, Orléans-Sens (A19), Vierzon-Tours-Angers (A85) et Tours-Le Mans-Rouen (A28), complètent le réseau. Côté transport par voie ferrée, le conseil régional finance le réseau TER Centre-Val de Loire, dont il délègue la gestion à la SNCF. Du côté du transport aérien, un projet de petit aéroport est en cours à Châteaudun. D'ailleurs, le Grand Châteaudun a programmé, dans le mois de mai, trois réunions publiques sur le thème du devenir de l’aérodrome de Châteaudun (Eure-et-Loir). Après les trois premières réunions qui avaient été organisées à Cloyes-les-Trois-Rivières, Brou et Châteaudun, en octobre 2021, le Grand Châteaudun souhaite repartir à la rencontre de ses habitants afin de rendre compte de l’avancée du projet de reconversion de l’aérodrome civil de Châteaudun (OACI : LFOC). === Tourisme === La cathédrale de Chartres est l'une des attractions majeures de la région, et peut être observée au loin par les randonneurs en raison du relief très peu accidenté. Elle est visible du vélorail du Pays Chartrain, un trajet de aller-retour sur une ancienne ligne ferroviaire du Centre-Val de Loire, l'axe Paris-Chartres par Gallardon. La ville de Châteaudun dispose de d'atouts touristique avec son Château, ses grottes, son musée des beaux arts et d'histoire naturelle et ses brocantes. De plus la région est connue dans le monde entier pour les châteaux de la Loire incise pour la plupart au patrimoine mondial, parmi les plus connus peuvent être cités celui de Chambord, de Chenonceau, de Blois, de Cheverny, de Loches, de Chaumont-sur-Loire, d'Azay-le-Rideau, du Clos Lucé, d'Amboise, d'Ussé, etc. En plus des châteaux et hôtels particuliers, la région comporte de nombreux monuments à l'image des pont-canal de Briare ou de celui sur la Sauldre, ou de la pagode de Chanteloup, par exemple. La région abrite aussi le zoo de Beauval, proche de Saint-Aignan (Loir-et-Cher). == Histoire == Historiquement, les départements du Centre-Val de Loire ont été constitués globalement à partir de trois provinces historiques : l'Orléanais (Loiret, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher) ; le Berry (Cher et Indre) ; la Touraine (Indre-et-Loire). Celles-ci sont entrées très tôt dans le domaine royal (Orléans ayant, avec Paris, constitué le noyau d'origine de ce domaine), à la formation duquel elles contribuèrent très largement : les châteaux de la Loire — de Gien à Chinon, en passant par Chambord, Blois, Chenonceau, Azay-le-Rideau, La Ferté-Saint-Aubin… témoignent d'un héritage commun. La région a vu naître ou a accueilli de nombreuses célébrités littéraires : Honoré de Balzac, René Descartes, François Rabelais, Pierre de Ronsard, George Sand, Charles Péguy, Marcel Proust, Jules Romains, Anatole France, Max Jacob, Maurice Genevoix, Gaston Couté, François Villon, Alain-Fournier, Étienne Dolet, Guillaume de Lorris, Alfred de Vigny, Voltaire, Beaumarchais, etc. === Controverse identitaire === L'histoire du Centre-Val de Loire est marquée par une problématique identitaire. Elle se compose en effet d'anciennes provinces hétérogènes (Berry-Orléanais-Touraine). Ces différences eurent une répercussion d'abord sur le choix de la préfecture régionale, puis sur le nom de la région. La préfecture fut attribuée à Orléans en 1964, bien que Tours soit plus peuplée. La raison de ce choix s'expliquerait notamment par une rivalité compliquée entre Jean Royer et Michel Debré, tous deux ministres gaullistes, et respectivement maires de deux villes de Touraine que sont Tours et Amboise. On prête également à Michel Debré d'avoir influé sur le choix d'Orléans, à la suite de son échec personnel lors des élections législatives de 1962 en Indre-et-Loire. Ce choix anima les crispations entre ces deux villes. Baptisée « Région Centre » en 1956 par les services du ministère de l'Intérieur, l'appellation de la région souleva aussi des débats. Si ce nom avait l'avantage de ne pas mettre en avant l'une ou l'autre province, il ne revêtait aucune identité et était ambigu puisque la région ne se situe pas tout à fait au centre de la France. En 1990, les élus régionaux ambitionnent un changement de nom plus évocateur en France et à l'étranger. Quatre propositions sont faites : « Val de France », « Val de Loire », « Cœur de France » et « Centre-Val-de-Loire ». À l'automne 1994, les élus votent pour le nom « Centre-Val-de-Loire ». Cependant la loi dispose que tout changement de nom d'une région est soumis à l'accord des autres régions. L’opposition du président de la région des Pays de la Loire à l'utilisation du nom de « Loire », interdit alors le changement du nom de la région Centre. Ce n'est que par la loi du relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, que le nom de « Centre-Val de Loire » sera officialisé pour la région. Pour résoudre ce problème d'identité et d'image, il avait été évoqué en 2014 de créer une région Val de Loire associée avec le Maine-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne. Ce découpage correspondait au nom de la région naturelle, aux châteaux de la Loire et aux vignobles de la vallée de la Loire. Désormais, la cohabitation au sein de la région est apaisée, les universités d'Orléans et de Tours s'étant, par exemple, réunies pour créer Centre - Val de Loire Université. Flag of Orléanais.svg|Drapeau de l'Orléanais. Berry flag.svg|Drapeau du Berry. Flag of Touraine.svg|Drapeau de la Touraine. == Politique et administration == === Tendances politiques et élections === ==== Récapitulatif des résultats électoraux récents ==== ==== Circonscriptions législatives ==== Le Centre-Val de Loire compte au total 23 circonscriptions (soit une moyenne de par circonscription) : [a] : En suppléance de Marc Fesneau, entré au gouvernement. === Coopération décentralisée === Le Centre-Val de Loire et la région de Mopti (Mali) ont signé un accord de coopération décentralisée en décembre 2005. Dans le cadre de cette coopération, le projet « Loire-Niger ». Un autre accord a été signé avec la région du Gorgol en Mauritanie. == Économie == Le Centre-Val de Loire est la première région céréalière en Europe et la sixième région industrielle française. Une agence de développement économique, appelée Centréco, a été créée en 1994 par le Conseil régional du Centre pour favoriser la venue d'investissements et l’implantation de nouvelles entreprises en région Centre-Val de Loire. Celle-ci assure une mission d’information et de promotion économique en France et à l’international, d’accompagnement d’entreprises régionales à l’export et de valorisation des produits régionaux via une signature régionale, du Centre. Depuis le samedi , l’agglo du Grand Châteaudun devient officiellement propriétaire et gestionnaire de la plate-forme aéronautique qui a abrité durant des décennies la Base aérienne 279 – Lieutenant Marcel-Beau avec pour projet la transformation de l'ancienne base en petit aéroport. En 2022, est installée la première Maison des Brocanteurs de la région à l'Hôtel-Dieu de Châteaudun. === Économie verte === Le Centre-Val de Loire totalise exerçant une profession verte et 141562 une profession verdissante, selon le rapport "Économie verte en Centre-Val de Loire" publié en juin 2022. === Énergie === La principale production d’énergie du Centre-Val de Loire est d’origine nucléaire et ne sert pas exclusivement le niveau régional. Quatre centrales — Chinon, Saint-Laurent-des-Eaux, Belleville et Dampierre — représentent la quasi-totalité de la production énergétique régionale et produisent 15 % de l’énergie nucléaire française. La proximité de l'Île-de-France, forte consommatrice d’électricité a justifié l’implantation de ces centrales. Pour le transport de l'énergie, un réseau dense de lignes électriques de hautes et très hautes tensions est présent sur tout le territoire régional ( au ). Il y a trois barrages hydroélectriques sur l’Indre. La consommation régionale représente 4 % de la consommation d’énergie nationale ce qui reste proportionnel à la population. La tendance globale est à l’augmentation de la consommation liée, entre autres, à l’évolution des comportements individuels. Les ressources utilisées sont les produits pétroliers, le gaz naturel et l’électricité nucléaire. La consommation de gaz naturel et d’énergie nucléaire a presque doublé en seize ans (pour la période 1982/1998). Le potentiel d’énergies renouvelables disponibles a été estimé à plus de (tonne d'équivalent pétrole/an), sachant que la consommation totale est évaluée à six millions de tep. Le bois est le premier gisement d’énergie renouvelable du Centre-Val de Loire. Le taux de boisement atteint 22 % et a connu un accroissement de 40 % en un siècle. La région compte d’exploitation ou de scierie. L’usage de la paille peut également être associé à la filière bois. La région est la première productrice de colza, elle produit également du diester (additif du gazole à hauteur de 5 %) et de l’éthanol (à partir de blé ou de betterave) permettant la création de biocarburants. Il existe par ailleurs une petite production de pétrole dans le département du Loiret, d'environ par an (soit moins de par jour). . En 2017, selon RTE, la région Centre-Val de Loire possède une capacité éolienne de . Une centrale solaire va installer Châteaudun en territoire à énergie positive avec 83 ha de surface, 196000 panneaux solaires, 106 MW... la ferme solaire du Grand Châteaudun va alimenter en énergie verte. == Population et société == === Démographie === Le Centre-Val de Loire a connu une forte croissance démographique. La population de l'axe ligérien est près de dix fois supérieure à celle du siècle dernier. Environ 10 % de la population de la région habite en zone inondable. Orléans, par exemple, s'est développée beaucoup plus vite en zone inondable qu'en zone non inondable. Une crue similaire à la grande crue de 1856 provoquerait en région des dommages estimés à cinq milliards d'euros touchant , sur . Lors du recensement partiel de 2004, le Centre-Val de Loire a gagné par rapport au chiffre de 1999, pour atteindre . Le taux de croissance reste stable autour de 0,32 %, inférieur aux chiffres nationaux. Au niveau population, la région est la douzième (sur 13). Le recensement de dénombre dans la région . ==== Communes les plus peuplées ==== === Éducation === L'académie d'Orléans-Tours regroupe six inspections académiques représentant les départements de la région : Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret. L'enseignement supérieur est délivré par l'université d'Orléans, l'université de Tours, l'INSA Centre Val de Loire, le centre hospitalier régional d'Orléans - en cours de transformation à compter de 2022 en centre hospitalier universitaire, décision saluée et soutenus par la plupart des élus nationaux et locaux du Loiret et de la région de tous bords -, le centre hospitalier régional universitaire de Tours entre autres. == Patrimoine culturel == === Patrimoine architectural historique === La cathédrale Notre-Dame de Chartres, l'une des plus grandes cathédrales de France, connue pour ses vitraux et sa nef gothique, est construite au début du XIIIe siècle et inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979. La cathédrale Saint-Étienne de Bourges, dont la construction a débuté en 1183 et duré trois siècles, est également inscrite depuis sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Seule cathédrale française à six travées, elle est la clé de la route Jacques-Cœur, qui rassemble les 18 plus beaux monuments du Cher. Elle est aussi le point de rassemblement des Riches Heures du Duc du Berry et des palais et châteaux des princes et rois de la famille d'Orléans, avec plus de deux cents châteaux de la Loire et du Cher, alliant de superbes châteaux historiques du Berry à la Touraine, bâtis pour la plupart de 920 après J.-C. à 1870. Les cathédrales d'Orléans et de Tours sont d’autres exemples d'art gothique (celle d'Orléans, bien qu'en grande partie détruite en 1568 par les protestants lors des guerres de Religion, conserve des éléments des -XVe siècles (chapelles rayonnantes du chœur) mais a été en grande partie reconstruite « à l'identique » aux , et XIXe siècles sous l'impulsion des Bourbons Henri IV, Louis XIV, Louis XV). Dès le XVe siècle, et avec l'accélération des rois de la Renaissance, dont François , mécène de Léonard de Vinci, les châteaux de la Loire reçoivent toute la Cour et les princes dans de somptueux écrins de pierre, destinés aussi à profiter des douceurs de la Loire et des forêts giboyeuses. Parmi ces très nombreux châteaux et les forteresses médiévales, le plus connu est le château de Chambord, entouré de 300 ha de bois et forêts. On peut également citer les châteaux de Blois, Chenonceau, Azay-le-Rideau, Cheverny, Villandry, Valençay, Loches, Amboise, Château-Gaillard (Amboise), Chinon, Ussé, Chaumont-sur-Loire, Blet, Ainay-le-Vieil, Bourges, Châteaudun, Langeais, Le Rivau, Chamerolles, Sully-sur-Loire, Gien, Beauregard, Villesavin, Talcy, Gizeux Le palais Jacques-Cœur à Bourges, du XVe siècle, construit par l'un des plus riches citoyens du XVe siècle en France, préfigure les hôtels particuliers qui fleuriront à la Renaissance. Construit entre 1515 et 1521, le château de Chenonceau compte parmi les plus anciens bâtiments de la Loire. Il était fameux en raison de ses fêtes pendant le XVIe siècle. Les « femmes de Chenonceau » sont bien connues : Catherine de Médicis et Diane de Poitiers (respectivement épouse et favorite de Henri II (roi de France)|). Moins connus sont l'oratoire carolingien de Germigny-des-Prés (IXe siècle), l'Abbaye de la Trinité de Vendôme (XIe siècle-XVe siècle), l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire (XIe siècle), la basilique de Cléry-Saint-André (XVe siècle), près d'Orléans, qui sont les témoins encore subsistants du rayonnement architectural et culturel majeur de la région.
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Champagne-Ardenne
La Champagne-Ardenne (prononcé ) est une ancienne région administrative du Nord-Est de la France (1956-1982), ayant existé ensuite comme collectivité territoriale de 1982 à 2015 ; elle a fusionné le avec l'Alsace et la Lorraine pour former la nouvelle région Grand Est. Elle était bordée au nord par la Belgique, à l'ouest par la Picardie et l'Île-de-France, au sud par la Bourgogne et à l'est par la Franche-Comté et la Lorraine. Elle se composait de quatre départements : les Ardennes, l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Avec (les Champenois) estimés en janvier 2013, elle était l'une des cinq régions les moins peuplées de France. Sa préfecture était Châlons-en-Champagne. Les agglomérations les plus importantes étaient celles de Reims, avec ses 218000 habitants, de Troyes et de Charleville-Mézières-Sedan, toutes deux autour de 130000 habitants. S'étendant sur , la région Champagne-Ardenne rassemblait la plaine de Champagne cernée par les reliefs de l'Ardenne au Nord, de la côte d'Île-de-France à l'Ouest, accueillant notamment le vignoble de Champagne, du plateau de Langres au Sud et de l'Argonne à l'Est. En 2015, à la réforme des nouvelles régions, l'ajout du département de l'Aisne dans la région est envisagé. == Géographie == La région Champagne-Ardenne se situe dans le Nord-Est de la France. Elle possède une frontière commune avec la Région wallonne (Belgique). Elle est composée de quatre départements : les Ardennes, la Marne, l’Aube et la Haute-Marne. Enfin, elle s'étend sur . === Relief === La région était bordée à l'ouest par des plateaux comme le Tardenois et la Brie formant une cuesta incurvée allant de la Seine (au sud), à l'Oise (au nord). À l'extrémité est de cette cuesta, le calcaire dominaient les plaines marneuses sur lesquelles est concentré l'essentiel des vignobles de Champagne. Au nord se trouvait le massif Ardennais, culminant jusqu'à 505 m d'altitude dans la partie française. Au sud-est, il y a le plateau de Langres (450 m à 550 m). Dans la partie est, s’élevaient les hautes terrasses de calcaire jurassique des Côtes des bar (350 m à 400 m d'altitude), le plateau barrois culminant à 405 m au mont Gilmont. Les plateaux et les collines calcaires culminants sont parsemés de nombreuses grottes et de collines, typiques d'un relief karstique. En Champagne-Ardenne, les forêts avaient une place importante avec les massifs des forêts d'Auberive ou d'Arc-en-Barrois dans la Haute-Marne (les massifs forestiers couvrant 40 % du territoire haut-marnais). Quatre grandes rivières alluviales la traversaient d’est en ouest : l'Aisne (affluent de l'Oise), la Marne et l'Aube (affluents de la Seine), et la Meuse. === Hydrographie === La région se situait en amont de trois principaux bassins hydrographiques, à savoir Seine-Normandie, auquel appartient la majeure partie de la région, Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. Le réseau hydrographique champenois, globalement orienté d'est en ouest, comprenait comme principaux cours d'eau la Seine et ses affluents de l'Aube et de la Marne, son sous-affluent de l'Aisne (affluent de l'Oise), ainsi que la Meuse. L'Aube, la Marne et la Meuse prennent leur source au sein du département de la Haute-Marne, sur le plateau de Langres. La Champagne-Ardenne possède également un réseau de canaux relativement dense. Monthermé 2.JPG|La Meuse à Monthermé. Source de la Marne.jpg|La source de la Marne. Lac-orient-Géraudot.jpg|Le lac artificiel d'Orient. La région accueillait notamment trois des quatre « Grands lacs de Seine », lacs artificiels dont le but est de protéger l'Île-de-France des crues de la Seine et de ses affluents, au printemps, et d'alimenter la région parisienne en eau, en été. Le lac du Der-Chantecoq () dans le bassin de la Marne, qui est le plus grand lac artificiel d'Europe, le lac d'Orient () alimenté par la Seine, le lac Amance () et le lac du Temple () – tous deux en dérivation de l'Aube – assurent ces missions. === Géologie === La réserve naturelle nationale de Vireux-Molhain est connue pour ses trilobites. === Faune et flore === Entre les Ardennes, terres froides propices aux gélinottes des bois, tétras lyre ou bec-croisés et l'Aube ou la Haute-Marne, terres favorables au busard cendré ou au milan royal, beaucoup d'extrêmes se rencontrent et offrent une multitude de paysages favorables à de nombreuses espèces tant méditerranéennes que nordiques. De nombreuses espèces trouvent leurs limites de répartition dans la région. === Climat === Le climat tempéré champenois fait office de transition entre le climat océanique et le climat continental. Au sein de la plaine de Champagne, à l'ouest, où se trouvent Reims et Troyes, le climat est plus doux et moins pluvieux qu'ailleurs, avec environ en moyenne et de précipitations annuelles ; les heures d'ensoleillement sont également supérieures aux autres de la région, elles sont comprises entre 1700 et=1800. Toujours en plaine, mais plus à l'est, les températures annuelles moyennes restent voisines de , cependant la pluie est plus présente (857 mm) et l'insolation est moins importante (1682 h/an). Sur les plateaux ardennais et langrois, le climat est plus pluvieux, 886 mm d'eau à l'année à Langres et 937 mm à Charleville-Mézières, et les températures annuelles passent en deçà des , en partie du fait de leur altitude. Langres, souvent considérée comme l'une des villes les plus froides de France, connait cependant un ensoleillement plus important, avec 1737 h de soleil par an contre seulement 1440 h dans les Ardennes. == Histoire == La « région de programme de Champagne » est créée en 1956, elle est plus tard renommée Champagne-Ardenne. Ce terme s'explique par le fait que la région est issue en grande partie de l'ancienne province de Champagne ainsi que de divers petits territoires dans la vallée de la Meuse, dans le massif de l'Ardenne. La pointe de Givet est d'ailleurs de culture wallonne. La région Champagne-Ardenne a été marquée par de nombreux événements depuis l'Antiquité : à l'époque romaine, la ville de Reims (Durocortorum) était un carrefour de routes et était une des villes les plus peuplées au nord de Rome ; au début du Moyen Âge, lors de Noël d'une année comprise entre 496 et 506, Clovis a été baptisé par saint Remi dans la cathédrale primitive de Reims, c'est la raison pour laquelle Reims est devenue la ville du sacre des rois de France jusqu'à Charles X ; vers l'an mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac est devenu pape sous le nom de Sylvestre II, il était un ami de l'empereur Othon III ; de la fin du XIIe siècle au XIVe siècle, la Champagne était une région très riche avec ses foires : Lagny-sur-Marne (dans l'actuelle région administrative d'Île-de-France), Provins, Troyes et Bar-sur-Aube, qui étaient sur deux routes de pèlerinage vers Rome ; le 20 septembre 1792, bataille de Valmy, première victoire de la République ; la campagne de France en 1814 ; en 1870, a eu lieu la bataille de Sedan dans les Ardennes ; pendant la Première Guerre mondiale, les Ardennes ont été le lieu de passage de l'invasion ennemie (Charleville était le QG du Kronprinz), la Champagne a été le théâtre des combats après la Première bataille de la Marne près de Paris (6 au 9 septembre 1914) : le Chemin des Dames (printemps 1917), puis la seconde bataille de la Marne (1918) ; pendant la Seconde Guerre mondiale, les Ardennes ont de nouveau été le lieu de passage de l'armée nazie puis ont fait l'objet d'âpres combats en 1940 (défaite française) ; la cérémonie de réconciliation entre la France et l'Allemagne a eu lieu en la cathédrale de Reims, en présence du président Charles de Gaulle et du chancelier Konrad Adenauer, célébrée par le cardinal François Marty ; en 1996, le pape Jean-Paul II est venu à Reims pour le 1500 anniversaire du baptême, par saint Remi, de Clovis et de ses soldats, bien qu'aucun document historique n'atteste de la date de ce baptême. === Disparition de la région administrative === Dans les années 2000, la taille des régions françaises est régulièrement critiquée : elles ne seraient pas assez peuplées et manqueraient ainsi de poids économique face aux autres régions européennes. La Champagne-Ardenne est alors l'une des régions les moins peuplées du pays et la seule à perdre des habitants entre 1999 et 2010. Elle est également considérée comme peu attractive. En 2009, le Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur propose de réduire le nombre de régions métropolitaines de 22 à 15. La disparition de la Champagne-Ardenne n'est alors pas à l'ordre du jour. En effet, le comité avance un rattachement du département de l'Aisne (issu de la Picardie) à la région. La scission du département de Seine-et-Marne, dont la partie orientale rejoindrait la Champagne-Ardenne, est également évoquée. Si les propositions de 2009 restent sans effet, François Hollande relance le débat sur la taille des régions en . Lors des débats parlementaires, l'Assemblée nationale vote pour une fusion de la Champagne-Ardenne avec la Lorraine et l'Alsace, une décision critiquée par les présidents des conseils régionaux d'Alsace et de Champagne-Ardenne. La Picardie fusionnerait alors avec le Nord-Pas-de-Calais. Si le Sénat propose une fusion limitée à la Champagne-Ardenne et la Lorraine, sans l'Alsace, l'Assemblée nationale s'y oppose en deuxième lecture. La loi actant la fusion des trois régions est finalement votée en . La Champagne-Ardenne disparaît officiellement le au profit de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, par la suite renommée Grand Est. == Démographie == Avec seulement 2,2 % de la population nationale et une densité de , la région Champagne-Ardenne était en 2007 la cinquième région française la moins peuplée mais aussi la cinquième la moins densément peuplée. Au , la région comptait environ , ne corrige pas l'émigration, notamment celle des jeunes, vers le sud et l'ouest principalement. Si l'évolution de la population continue dans ce sens, la région devrait passer en deçà des en 2030. La démographie régionale n'est pas homogène : tandis que la Marne et l'Aube voient leurs populations sensiblement augmenter, celles des Ardennes et de la Haute-Marne ne cessent de baisser ; autre preuve de ce déséquilibre : un Champenois sur cinq vit dans l'aire urbaine de Reims. La différence entre l'ouest, dynamique et l'est s'accentue de plus en plus ; la partie occidentale orientée vers le Bassin parisien attire plus que l'orientale, tournée vers la Lorraine. Par ailleurs, les cantons périurbains connaissent un solde naturel important, surtout en périphérie de Reims et Troyes. Le salaire net annuel moyen est de soit de moins que la moyenne nationale. D'après les projections démographiques de l'INSEE en 2040, la Champagne-Ardenne pourrait encore perdre des habitants dans les années futures. Si cette tendance se maintient, la région devrait descendre à 1312000 habitants. Les disparités départementales deviendront également de plus en plus nombreuses. En effet, on estime que seul le département de l'Aube peut encore gagner des habitants. Quant à l'âge moyen, il reste légèrement supérieur à la moyenne nationale avec contre 43,6 en France. === Santé === Hôpitaux : Aube (10) Troyes - Centre hospitalier Nombre de pathologies L'établissement a été classé parmi les meilleurs pour une pathologie. Marne (51) Reims - Centre hospitalier universitaire (CHU) Nombre de pathologies L'établissement a été classé parmi les meilleurs pour . Reims - Institut Jean-Godinot (Centre de lutte contre le cancer) Nombre de pathologies L'établissement a été classé parmi les meilleurs pour trois pathologies. === Villes et aires urbaines === == Administration et politique == La Champagne-Ardenne est une région, l'échelon le plus élevé de division territoriale de la République française. Cette collectivité territoriale est dotée d'un conseil régional, dont son président est le chef du pouvoir exécutif, sous le contrôle a posteriori du préfet de région ; la préfecture de région se situe à Châlons-en-Champagne. Le préfet de région et préfet de la Marne est, depuis le , Jean-François Savy. La région est administrativement divisée en quatre départements : les Ardennes, l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Ces derniers sont eux-mêmes subdivisés en cantons, 146 au total, partagés entre les de la région. La Champagne-Ardenne est composée de , regroupées en , en 2008. === Vie politique de Champagne-Ardenne === Depuis sa création en 1986, la Champagne-Ardenne est fortement ancrée à droite. Aux élections présidentielles, malgré les bons scores de François Mitterrand en 1981, à plus de 51 %, et 1988 à près de 55 %, le candidat de la droite gagne généralement ces élections : 56,5 % en 1965 pour Charles de Gaulle, 57,8 % en 1969 pour Georges Pompidou, 51,2 % en 1974 pour Valéry Giscard d'Estaing, 52,6 % en 1995 pour Jacques Chirac et 58,5 % en 2007 en faveur de Nicolas Sarkozy ; à noter qu'en 2002, Jean-Marie Le Pen arriva en tête au premier tour avec 21,1 % des voix. Depuis le découpage de 2010, la région élit treize députés, répartis entre chaque département : cinq pour la Marne, trois pour les Ardennes et l'Aube et deux pour la Haute-Marne. Les circonscriptions champenoises sont, elles aussi, marquées par une prédominance de la droite. Ainsi, même si les élections législatives de 1988 s'achevèrent sur un match nul, en 1993 elles penchaient en totalité à droite, puis onze en 1997. En 2002 et 2007, il n'y avait qu'une seule circonscription qui était détenue par le parti socialiste, la deuxième circonscription des Ardennes, douze revenant à la seule UMP. Du côté des départements, ils sont tous les quatre administrés par la droite depuis 1973, date de la perte des Ardennes par le PS ; aujourd'hui, seule l'Aube n'a pas un président de conseil général UMP mais divers droite, en la personne du sénateur Philippe Adnot. Ardennes Députés : Bérengère Poletti (UMP), Christophe Léonard (PS), Jean-Luc Warsmann (UMP)Sénateurs : Benoît Huré (UMP), Marc Laménie (UMP) Aube Députés : Nicolas Dhuicq (UMP), Jean-Claude Mathis (UMP), François Baroin (UMP)Sénateurs : Philippe Adnot (NI), Yann Gaillard (UMP) Marne Députés : Benoist Apparu (UMP), Charles de Courson (NC), Philippe-Armand Martin (UMP), Arnaud Robinet (UMP), Catherine Vautrin (UMP)Sénateurs : Yves Détraigne (UC), René-Paul Savary (UMP), Françoise Férat (UC) Haute-Marne Députés : François Cornut-Gentille (UMP), Luc Chatel (UMP)Sénateurs : Charles Guené (UMP), Bruno Sido (UMP) === Le conseil régional === Les conseillers régionaux de Champagne-Ardenne sont actuellement élus au suffrage universel, selon le mode de scrutin de liste proportionnel à deux tours, avec prime majoritaire. Ils sont, dans la région, au nombre de 49, répartis depuis 2010 de cette manière : 21 pour la Marne, 11 pour les Ardennes, 10 pour l'Aube et 7 pour la Haute-Marne. Le siège du conseil régional se trouve à Châlons-en-Champagne. Dirigée d'abord par Jacques Sourdille (UDR), puis par Bernard Stasi (UDF), Jean Kaltenbach (RPR) et Jean-Claude Étienne (RPR puis UMP), la région, réputée imprenable, passe à gauche en 2004, au profit d'un nouveau mode de scrutin et d'une triangulaire avec le FN. Le nouveau président du conseil régional est alors Jean-Paul Bachy (PS). Devenu divers gauche, il est réélu en 2010 avec 44,3 % des voix contre 38,5 % à l'UMP et 17,2 % au FN, sa majorité composée du PS, d'Europe Écologie et du PCF obtenant 29 sièges. == Économie == === Généralités === En 2007, le produit intérieur brut champenois s'élevait à , il avait ainsi progressé entre 1990 et 2007 de 3 % par an, soit de moins qu'au niveau national, ce qui en fait une des régions françaises ayant la croissance la plus faible. La Champagne-Ardenne était, toujours en 2007, la quatrième région possédant le produit intérieur brut par habitant le plus élevé, celui-ci était alors de . Malgré la crise économique qui a fait chuter ses importations de 16,7 % et ses exportations de 22,8 %, son excédent commercial se chiffre en 2009 à d'euros. === Agriculture === Dans la première région agricole de France, plus de 60 % du territoire est consacré à l'agriculture, le secteur représente 10 % de la valeur ajoutée. La Champagne-Ardenne est ainsi la deuxième région céréalière française, elle produit principalement du blé tendre, de l'escourgeon et de l'orge de printemps. Elle est également la deuxième région cultivatrice de pois protéagineux et de betteraves industrielles. Elle est aussi la troisième région productrice de pommes de terre. Le colza représente 9 % de la surface agricole totale, ce qui fait de la région la deuxième productrice de colza de France, notamment grâce à l'intérêt donné aux biocarburants. Pourtant, en 2008, l'agriculture biologique représentait seulement 0,5 % des surfaces agricoles utilisées. L'élevage est un aussi un acteur de l'agriculture régionale mais il est cependant relativement peu développé. La sylviculture est présente dans la région, la forêt représente en effet plus de 25 % du territoire régional ; elle est principalement composée de chênes. FR-08-Landscape7.JPG|Des prairies dans le canton de Carignan. FR-10-Landscape2.JPG|Des champs entre Auxon et Neuvy-Sautour. FR-51-Landscape5.JPG|Le vignoble champenois à Cramant. La viticulture marque elle aussi l'agriculture champenoise. Ainsi en 2007, la production viticole représentait 53 % de la valeur de la production agricole régionale. Dans la région natale de Nicolas Appert, qui créa notamment la première usine de conserves au monde, l'industrie agroalimentaire emploie de nombreuses personnes et contribue à près du quart de la valeur ajoutée régionale. Dès lors, Paris - Vatry devient l'unique aéroport de transport de passagers en Champagne-Ardenne. En effet, l'aéroport qui est à l'origine spécialisé dans le fret doit, depuis le déclin de cette activité qui est passée de en 2008 à en 2009, s'ouvrir au low-cost pour subsister. Ainsi en 2010, deux lignes ont été créées par la compagnie Ryanair, l'une vers Oslo et l'autre à destination de Stockholm. Malgré le faible nombre d'installations aéroportuaires d'envergure nationale ou internationale, la région dénombre 21 aéroclubs pour 16 aérodromes. == Culture, tourisme == 291 hôtels de tourisme homologués (8000 chambres) 152 structures offrant des chambres d'hôtes , , , de voies navigables et d'eau (dont le lac du Der-Chantecoq, le plus grand plan d'eau artificiel d'Europe réservé au tourisme). Les visiteurs s'orientent pour la plupart vers la Champagne pour son histoire, ses vignobles et ses caves (dont le vin de Champagne). Les sites et itinéraires se diversifient avec la découverte du patrimoine et de la gastronomie et le développement des tourismes de mémoire et industriel : Troyes sa cathédrale, son musée d'Art moderne, sa Maison de l'outil et de la pensée ouvrière et ses maisons anciennes, Châlons-en-Champagne son cloître-musée , sa cathédrale, sa collégiale, son musée des Beaux-Arts et d'Archéologie et ses cours d'eau, les champs de bataille de Champagne, les ruines de l'abbaye de Trois-Fontaines, le moulin de la Bataille de Valmy, Langres avec ses remparts, Épernay son avenue de Champagne et ses caves, les vallées de la Marne et de la Meuse, Charleville-Mézières sa place Ducale, sa rue de la République, son musée Rimbaud, son musée de l'Ardenne et sa basilique , Bogny-sur-Meuse son musée de la Métallurgie ardennaise, le village d'Elan, Sedan et son château fort-historium, le domaine de Vendresse, Monthermé, petite capitale des boucles de la Meuse, Mouzon son abbatiale et son musée du Feutre, Juniville son musée Verlaine, Reims son palais du Tau, son ancienne abbaye-musée, sa cathédrale et ses caves , la basilique Notre-Dame-de-l'Epine, l'abbaye d'Auberive, ou encore Colombey-les-Deux-Églises et le mémorial Charles-de-Gaulle. Six villes sont labelisées Villes et Pays d'art et d'histoire : Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Langres, Reims, Sedan et Troyes. Une curiosité naturelle à voir dans le parc naturel régional de la Montagne de Reims : les faux de Verzy. Capitale Mondiale de la marionnette, Charleville-Mézières accueille un festival biennal. Un parc d'attractions Nigloland, l'un des plus visités de France, se situe à Dolancourt, près de Bar-sur-Aube. Le Pays du Der est une région naturelle relevant de la Champagne humide où se trouvent la route des églises à pans de bois et vitraux et le musée du Pays de Der. Le parc naturel régional des Ardennes possède deux réserves naturelles nationales et sept sites Natura 2000. Le parc naturel national des forêts de Champagne et Bourgogne est un massif forestier partagé entre la Haute-Marne et la Côte d'Or. Le parc naturel régional de la Forêt d'Orient avec ses grands lacs attire les amateurs de nature, de pêche, de randonnée, de baignade et d'activités sportives nautiques. La diversité et le nombre des vitraux résumés par la maxime "80% des vitraux du monde se trouvent en France, 80% des vitraux français se situent au nord de la Loire, 80% des vitraux du nord de la Loire se trouvent en Champagne-Ardenne et 80% des vitraux de Champagne-Ardenne se rencontrent dans le département de l'Aube". La Marne possède le deuxième plus grand nombre de vitraux, avec environ 15% des vitraux de la région. Parmi les villes remarquables, on trouve Reims, Châlons-en-Champagne et Épernay. Les Ardennes possèdent les 5% restants des vitraux de la région. Charleville-Mézières et Sedan sont les villes qui comptent le plus grand nombre de vitraux. Les départements de l'Aube et de la Haute-Marne ont développé des itinéraires de visite dénommés "Route du vitrail dans l'Aube" et "Route du vitrail dans la Haute-Marne". Fichier:Château-fort de Sedan 1.jpg|Château-fort de Sedan. Fichier:Musée Rimbaud 1.jpg|Musée Rimbaud de Charleville-Mézières. Fichier:Cathédrale Notre-Dame de Reims 10.jpg|Chevet de la cathédrale Notre-Dame de Reims. Fichier:ND-en-Vaux 02.jpg|Cloître Notre-Dame-en-Vaux de Châlons. === Gastronomie === === Littérature === Auteurs : Denis Diderot, Cardinal de Retz, Gaston Bachelard, Roger Caillois, Paul Fort, Roger Vaillant, Patrick Poivre d'Arvor, Charles de Gaulle, Marcel Arland, Xavier Aubryet, André Dhôtel, Yves Gibeau, Rémi Hess, Maurice Renard, Jean Rogissart, Frédérick Tristan, Nadine Najman, Arthur Rimbaud. Sites et sociétés : Académie nationale de Reims ; Site Écritdire. === Musique === Compositeurs, organiste : Olivier Messiaen, (Fuligny, Aube, 1928-1931), Guillaume de Machaut, Etienne Nicolas Mehul. === Médias === Écrit : de 1883 à 1944 Le Petit Champenois, de 1944 à aujourd'hui, L'Union, Le Journal de la Haute-Marne (JHM), Voix de la Haute-Marne, L'Ardennais, L'Affranchi (hebdomadaire), La Semaine des Ardennes (hebdomadaire), RCA, La Champagne Viticole, Le Vigneron Champenois, L'Hebdo du Vendredi (gratuit), L'Aube Nouvelle, L'Est-Eclair Troyes, Libération Champagne Troyes , Press'Troyes , Le Troisième Œil, La Vie en Champagne . Radios : Champagne FM, Ici Champagne-Ardenne, Active Radio (107.2), Radio Star (99.3), Radio Latitude (95.8), Happy FM , Chérie FM Troyes (99.7), NRJ Troyes (100.2), Radio Zénith (106.8), Radio Campus Troyes (88.7), RCF Aube-Haute-Marne (88.2), Thème Radio (90.3) . Télés : France 3 Champagne-Ardenne, Canal 32. Internet : Le Petit Aubois, champagne.fr, escapades-en-champagne.com == Liste des personnalités de Champagne-Ardenne ==
[ "Oslo", "Jean-Marie Le Pen", "aérogare de Reims Champagne", "L'Union (journal)", "Guillaume de Prusse", "Boehringer-Ingelheim Pharmaceuticals", "Le Point", "anniversaire", "1870", "Élection présidentielle française de 2007", "Rassemblement national", "grotte", "plateau de Langres", "Nappe alluviale", "Brie (région)", "forêt d'Arc-en-Barrois", "Jean-Paul Bachy", "Argonne (région)", "Nigloland", "Régions françaises", "Tourisme fluvial", "Lacs Amance et du Temple", "Alfortville", "Pays du Der", "Union des démocrates pour la République", "Champagne (province)", "Champagne Moët & Chandon", "Bruno Sido", "agriculture biologique", "Bouillon (Belgique)", "Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine", "Île-de-France", "deuxième circonscription des Ardennes", "Aisne (département)", "Charleville (Ardennes)", "Arnaud Robinet", "Bérengère Poletti", "PSA Peugeot Citroën", "Caprinae", "Gare de Paris-Est", "Festival mondial des théâtres de marionnettes", "Rome", "métallurgie", "Philippe Martin (homme politique, 1949)", "Vitraux de la Marne", "Gélinotte des bois", "François Baroin", "Europe Écologie", "Xavier Aubryet", "Provins", "industrie agroalimentaire", "2040", "canal de la Marne au Rhin", "Réconciliation franco-allemande", "Yves Gibeau", "Élections régionales françaises de 2004", "Aire urbaine de Charleville-Mézières", "Aisne (Oise)", "Autoroute A26 (France)", "Chambre d'hôtes", "Charleroi", "Strasbourg", "blé tendre", "Saône (rivière)", "biocarburant", "lac du Der-Chantecoq", "François Hollande", "Transport aérien", "Reims", "lac artificiel", "région française", "Aire urbaine de Sedan", "Français", "Bourgogne (ancienne région administrative)", "Autoroute A4 (France)", "Grand Est", "François Marty", "Clovis Ier", "Loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral", "Loxia", "archevêque", "Gerbert d'Aurillac", "Givet", "Yann Gaillard", "Alsace", "faux de Verzy", "bataille de Valmy", "Vignoble de 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Corse
La Corse (en corse et en italien ; en ligure : ) est une île située en mer Méditerranée, au sud de la France métropolitaine et à l'ouest de la péninsule italienne. C'est une région française qui bénéficie du statut de collectivité territoriale unique (CTU) depuis 2018. D'une superficie de , la Corse est située dans le bassin méditerranéen et fait partie de la région géographique italienne. Elle est située à 80 km des côtes de la Toscane et à 180 km de Nice, la ville la plus proche de France métropolitaine. Le point culminant se situe à une altitude de 2706 m au sommet du Monte Cinto. Quatrième île de la mer Méditerranée par sa superficie, la Corse était disputée à l'Antiquité entre trois principaux centres d'influence : la côte ligure (les Étrusques puis les Génois), la côte méditerranéenne française (la cité phocéenne puis le royaume de France), et l'Afrique du nord (Carthage, le royaume des Vandales puis des Maures). Les habitants eux-mêmes, pauvres et peu nombreux, résistaient ou s'accommodaient de ces influences. Les Romains tenaient l'île pour pauvre et sauvage, et bien qu'elle soit assez proche de l'Urbs, ils n'y auront que quelques petites villes dans les portions les plus clémentes de la côte. Quand l'Empire s'effondre, la Corse connaît son lot d'instabilité. Aucun pouvoir ne s'impose durablement avant que la république de Gênes le fasse au début du XVe siècle et pour près de quatre siècles. Lorsque cette puissance s'affaiblit, l'île se révolte à partir de 1729, ce qui ouvre une période de trente ans de batailles, au terme desquels le royaume de France finit par en prendre le contrôle. Intervenue d'abord à la demande de Gênes, la France finit par s'y substituer (acquisition formelle des droits génois le , alors que l'île est largement aux mains des indépendantistes) et achève sa conquête avec la bataille de Ponte-Novo le . Entre-temps, l'île aura connu une brève indépendance, par le royaume de Corse d'avril 1736 à et, surtout, comme République corse de 1755 à 1769, avec notamment la première constitution démocratique de l'histoire moderne, reconnaissant aux femmes le droit d'être chef de famille et de voter. Département unique à sa création en 1790, la Corse est divisée en deux en 1793 avec la création des départements du Golo et du Liamone. Elle redevient partiellement indépendante sous protectorat britannique en 1794. En 1796, la Corse est définitivement française puis réunifiée en 1811 en un unique département. Par le décret du 9 janvier 1970, la Corse est administrativement détachée de Provence-Côte d'Azur et devient la région métropolitaine. S'ajoute en 1975 la création des départements de Haute-Corse (2B) et de Corse-du-Sud (2A). En 1982, les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier à la région et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel le 8 août. En 1991, elle acquiert le statut de collectivité à statut particulier (CSP), la première de ce type, dénommée « collectivité territoriale de Corse ». Depuis le , en application de la loi NOTRe du , la Corse est une collectivité à statut particulier au sens de l'article 72 de la Constitution, de type collectivité territoriale unique (CTU) dénommée « collectivité de Corse » et instituée en lieu et place de la collectivité territoriale de Corse et des collectivités départementales de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. Les circonscriptions administratives départementales de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, territoires d'exercice des compétences de l'État, restent inchangées ; leurs préfectures sont situées respectivement à Ajaccio et Bastia. La Corse abrite une nature préservée, marquée par des parcs naturels protégés et une faune unique, comme le mouflon corse ou le balbuzard pêcheur. Le parc naturel régional de Corse, qui couvre près de deux tiers de l'île, inclut la célèbre chaîne de montagnes avec le Monte Cinto, le sommet le plus haut de Corse. La randonnée y est une activité phare, notamment sur le GR20, un des sentiers de randonnée les plus exigeants d'Europe. Les plages de la Corse, comme celles de Palombaggia et de Saleccia, sont aussi très prisées pour leurs eaux cristallines et leurs paysages de sable blanc. Le patrimoine culturel corse est un mélange unique d'influences italiennes, françaises et locales. Les villes comme Ajaccio, la capitale régionale et lieu de naissance de Napoléon Bonaparte, et Bastia, qui conserve des influences génoises, témoignent de cette riche histoire. La langue corse, bien que minoritaire aujourd'hui, reste un élément clé de l'identité locale et est enseignée dans certaines écoles pour préserver cette culture. On retrouve également un patrimoine musical traditionnel, notamment à travers les chants polyphoniques corses, souvent chantés a cappella et évoquant les luttes et la fierté de l’île. == Toponymie == L'origine du nom de Corse est difficile à déterminer. Il viendrait du grec Kurnos (à prononcer Kyrnos), avec la racine phénicienne ' ou ', qui signifierait pointe, cap ou prémonitoire. Les phéniciens appelaient également l'île Korsai, qui signifie lieu recouvert de forêts. Le mot Korsai en phénicien serait devenu Corsica en latin à l'époque romaine. Beaucoup d'auteurs de l'Antiquité, notamment Diodore de Sicile, Salluste ou Virgile, expliquent l'origine du mot Corsica par des légendes. Virgile écrit par exemple : Cette île s'appelle Cyrne du nom de Cyrnus, fils d'Hercule. Hérodote le premier avait émis cette hypothèse. Parmi les légendes, l'une évoque le personnage d'une femme ligure nommée Corsa, qui aurait découvert l'île la première. Une autre prétend que le mot Corsica viendrait des racines latines ' qui signifierait poitrine et ' qui signifierait poignard. L'une suggère que le mot viendrait de Corsus, neveu d'Énée, et de Sica, nièce de Didon, à qui la Corse aurait été donnée. Cette légende-ci n'est attestée dans aucun texte connu. == Géographie == === Situation géographique === La Corse est située dans le bassin occidental de la mer Méditerranée, distante de quelques centaines de kilomètres maximum de certaines grandes îles ou villes méditerranéennes : 12 km de la Sardaigne (séparée par les bouches de Bonifacio) 82 km des côtes de la Toscane 120 km de Livourne 180 km de Nice 183 km de Gênes 603 km de Tunis 772 km d'Alger Elle mesure 183 km de long du nord au sud et dans sa plus grande largeur. Elle est traversée par le méridien est et le parallèle nord. Sa superficie est de , soit moins de 2 % du territoire national. Elle est organisée autour d’un vaste massif orienté nord-ouest/sud-est, culminant au monte Cinto situé à 2706 m d'altitude. Le massif est très arrosé et traversé par de nombreux cols souvent enneigés en hiver, notamment le col de Vizzavona situé à 1161 m d'altitude et qui traversé par l'axe principal reliant Ajaccio à Bastia. L'altitude moyenne est de 568 m. L'île est partagée en deux ensembles bien différenciés et parfois concurrents : le Deçà des Monts au nord, correspondant aujourd'hui à la Haute-Corse, organisé autour de Bastia ; le Delà des Monts au sud, correspondant aujourd'hui à la Corse-du-Sud, organisé autour d'Ajaccio. Le Deçà est largement ouvert vers la péninsule italienne alors que le Delà est beaucoup plus autonome. Le géographe allemand Friedrich Ratzel la qualifie de pays de montagne dans la mer. Faisant partie de la région géographique italienne, la Corse se situe avec la Sardaigne sur une microplaque continentale. Sa situation au sein de l'espace géographique français est ambigue, comme l'explique le sociologue Jean-Louis Fabiani : La Corse occupe une position paradoxale dans l’espace géographique français. Il ne s’agit ni d’un territoire situé véritablement outre-mer, ni d’un espace inclus dans la continuité territoriale. Les cartes de France ont longtemps représenté la Corse en la rapprochant de la bordure méridionale du pays, l’arrachant à son ancrage territorial dans le golfe de Gênes et niant la proximité géographique et culturelle qu’elle entretenait avec l’Italie. La carte de France présentée au générique du film Tout va bien, de Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin, mettait la Corse au nord-ouest de Dunkerque, indiquant, mieux que de longs discours, la situation flottante de l’île dans l’espace national. === Géologie, topographie et hydrographie === Le territoire insulaire offre une grande variété d'ensembles topographiques et de paysages naturels. C'est au cours de l'Oligo-Miocène que le bloc corso-sarde et la lanière continentale s'écartent progressivement du bloc ibérique, ouvrant derrière eux le bassin provençal, la mer d'Alboran, le bassin algérien et la mer Tyrrhénienne. La topographie insulaire est néanmoins très accidentée. Le relief corse est très escarpé, au point que près de 70 % des terres se situent au-delà de 200 m d'altitude et un tiers au-delà de 500 m. Les parties axiales de l'îles comportent souvent des paysages rocailleux de type granitique. Les deux tiers ouest de l'île ont des formations géologiques anciennes datant de l'orogenèse hercynienne. Le sol y est cristallin et supporte les principaux sommets de l'île. Il s'étire du nord-est au sud-est. La Corse hercynienne est constitué de roches plutoniques (granite, diorite, gabbros) et de complexes volcaniques rhyolitiques, notamment dans le massif du Monte Cinto. Le quart nord-est de l'île, du cap Corse à la Castagniccia, est constitué de roches métamorphiques datant des orogenèse alpine et pyrénéo provençale. La Corse alpine formée au tertiaire est constituée diverses roches métamorphiques. La Plaine orientale est la seule région de plaine de l'île. Elle longe la mer Tyrrhénienne de Bastia à Solenzara. Elle doit sa présence aux alluvions entraînées par les torrents des parties orientale et centrale de l'île. Le réseau hydrographique de la Corse est principalement organisé autour de deux fleuves, le Golo au nord et le Liamone au sud. Les cours d'eau sont de longueur réduite et généralement en pente rapide. Seuls le Golo et le Tavignano dépassent les 80 km de longueur. Depuis les années 1980, les débits des grands cours d'eau ont diminué de 20 à 30 %. Les communications sont assez difficiles étant donné le caractère montagneux de l'île. Les liaisons se font essentiellement entre Ajaccio et Bastia. Les littoraux sont essentiellement rocheux (71 % des 1000 km de côtes). === Climat === Le climat de la Corse est un climat de type méditerranéen dans son ensemble, mais l'île connaît une diversité de microclimats du fait de son relief accidenté. Ainsi, une partie de l'île peut connaître un climat alpin en hiver. Le climat méditerranéen se caractérise par la persistance de sécheresses, par les fortes chaleurs en été et les orages violents qui peuvent survenir à l'intérieur des terres ; l'hiver est beaucoup plus doux et humides. En été, les températures varient entre sur le littoral et sont parfois plus élevées à l'intérieur des terres, tandis que l'hiver, les températures sont plus douces, généralement entre en journée. Les précipitations sont plus importantes en altitude qu'en plaine. Les vents sont assez violents, notamment dans le cap Corse. La Corse connaît également un climat montagnard qui se caractérise par une diminution régulière des températures, une variation thermique et une pluviométrie importante. Le vent est conditionné par le relief. Sur la côte occidentale, le Mistral domine. Sur la côte orientale, c'est le Libeccio qui est le vent dominant. Quant à l'extrême sud de l'île, dans les bouches de Bonifacio, c'est le Sirocco qui est le vent dominant. Sur le plan de l'ensoleillement, Ajaccio est la troisième ville où la durée est la plus importante en France, avec une moyenne de 2756 heures d'ensoleillement chaque année entre 1991 et 2010, Bastia se classant sixième avec 2579 heures d'ensoleillement par an. === Paysages et environnement === La Corse se caractérise par une division biogéographique qui dépend de l'altitude. La limite inférieure de l'étage montagnard, qui commence vers , est constituée d'une variété de pin, le pin laricio, de sapins et de hêtres. Il atteint au maximum et marque la limite supérieure des forêts sur l'île. L'étage subalpin, situé entre et se caractérise par la présence de fourrés, notamment des fougères, et de landes (thym, genêt). L'étage alpin, situé au-delà de 2100 m, se caractérise par la durée de l'enneigement, la rigueur de l'hiver et l'amplitude thermique. Dans les années 1950, des élus du centre de l'île ainsi que des sociétés de chasse et de pêche s'inquiètent de la baisse des ressources cynégétiques et halieutiques. Sous l'impulsion de François Giacobbi, président du conseil général, une Association pour la protection de la nature corse est créée en 1963. À partir de 1968, le conseil général cherche à organiser et à étendre les zones de protection. Une mission confiée à des biologistes à laquelle participe François Bourlière, président de l'Union internationale pour la conservation de la nature. Le rapport issu de la mission confirme alors que la Corse disposait d'une faune et d'une flore variées. Il conseille de créer un parc naturel régional qui comprendrait principalement les zones montagneuses et d'instituer des zones d'aménagement protégées pour réglementer l'urbanisme et les activités économiques. En 1970, un décret interministériel instituait les Parcs naturels régionaux. La même année, un rapport de la DATAR souligne la beauté écrasante de l'île. En 1972, le parc naturel régional de Corse est créé. Dans un premier temps, la zone du parc inclut principalement le nord de la Corse, signe d'arrières pensées politiques. Les objectifs lors de la création du parc sont alors la protection de la nature et des sites et la promotion économique et sociale à travers le tourisme et la rénovation de la vie rurale. Il s'étend actuellement sur 371500 ha répartis sur 154 communes, ce qui représente 8 % de la population insulaire et 42 % du territoire. Les forêts occupent 35 % du territoire insulaire. En 1995, la Direction générale des politiques régionales de la Commission européenne met en avant les atouts de l'île : variété et beauté des paysages, richesse des écosystèmes, environnement préservé de la pollution, richesse en eau, identité culturelle forte, fort potentiel touristique, côte peu urbanisée et préservée de la littoralisation. Depuis la création de l'Assemblée de Corse en 1982, la région bénéficie de compétences en matière d'environnement, tout comme en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Elles sont revues lors de l'adoption du statut Joxe en 1991. L'Office de l'environnement de la Corse est ainsi créé à cette occasion, tout comme un observatoire de l'environnement. === Préservation de l'environnement === La prise de conscience environnementale se fait très tôt en Corse, dès la fin des années 1950. En 1960, le gouvernement de Michel Debré décide sans concertation avec les élus de créer un centre d'expérimentation nucléaire dans les mines désaffectées de l'Argentella au sud de Calvi. La mobilisation contre le projet du gouvernement aboutira au transfert en Polynésie. En 1963, c'est un projet de ligne électrique reliant la Sardaigne à la Toscane qui mobilise les élus corses. Il aboutira aux premiers plastiquages à la fin des années 1960. En 1973, un évènement majeur sur le plan environnemental frappe l'île. C'est l'affaire des boues rouges, impliquant le groupe italien Montedison, spécialiste en chimie fine, qui déversa du dioxyde de titane au large du cap Corse et qui provoqua une importante pollution marine de boues rouges. Des manifestations sont organisées à Ajaccio et à Bastia. Le gouvernement n'interviendra même pas auprès de l'Italie pour que les déversements cessent. Les responsables de la société sont condamnés à l'issue d'un procès à Livourne l'année suivante et l'un des navires de la société est détruit. Le nationalisme corse fait de l'environnement l'une de ses causes principales. La construction de la centrale thermique du Vazzio suscite dans les années 1980 une forte opposition. À partir de cette période, de nombreux sites naturels sont classés : réserve naturelle de Scandola, désert des Agriates, bouches de Bonifacio. Dans les années 1990, des mouvements tentent d'empêcher le passage des pétroliers dans le bouches de Bonifacio. En 1991, le statut Joxe délègue à l'Assemblée de Corse des compétences en matière de préservation de l'environnement. Cependant, les élus ont beaucoup de mal à se décider sur l'adoption d'un schéma d'aménagement régional, compétence également dévolue par le statut Joxe. L'application de la Loi Littoral est très difficile à mettre en place. Depuis une vingtaine d'années, la pollution de la mer Méditerranée et de la mer Tyrrhénienne font que des îles se forment par accumulation de déchets plastiques. En 2016, la collectivité obtient de disposer d'une programmation pluriannuelle de l'énergie distincte de celle adoptée au niveau national, se dotant d'un outil supplémentaire pour la transition écologique et énergétique. == Transports == La Corse est une région très enclavée et fragmentée. Elle est plus proche géographiquement de l'Italie que de la France métropolitaine. Elle est également impactée par l'éloignement à l'égard de Paris. L'île étant très touristique, la politique des transports a été orientée dans cette optique, tout en répondant aux attentes des habitants. Elle bénéfice d'ailleurs du principe de continuité territoriale depuis 1976 pour le transport maritime et depuis 1979 pour le transport aérien. Néanmoins, l'île est très dépendante du tourisme y compris en matière de transports, notamment pour le transport maritime. === Voies routières === Actuellement, 62 % des communes sont situées à plus d'une heure de route d'Ajaccio ou de Bastia. Le temps de trajet entre Ajaccio et Bastia est quant à lui de 2 heures 30. La plupart des voies routières ont été construites au départ d'Ajaccio à partir du XIXe siècle. Pendant longtemps, chaque piève et chaque canton était isolé des autres, tant la circulation était difficile. Les conditions de circulation peuvent être très difficiles, en particulier l'hiver. Certains cols, notamment celui de Vizzanova près de Bocognano, celui de Sorba près de Ghisoni et celui de Bavella près de Zonza peuvent être fermés, ce qui bloque les principaux axes de circulation. D'après l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le réseau routier insulaire est de 8372 km en 2019. Les axes principaux sont : La route territoriale 20 qui relie Ajaccio à Lucciana La route territoriale 40 qui relie Ajaccio à Bonifacio La route territoriale 10 qui relie Bonifacio à Lucciana La route territoriale 50 qui relie Corte à Aléria La route territoriale 30 qui relie Corte à Calvi La route territoriale 11 qui relie Vescovato à Bastia Ces dernières années, le réseau routier insulaire a été rénové, bénéficiant indirectement de la hausse de la fréquentation touristique. === Voies ferroviaires === Le réseau ferré corse actuel est composé de deux lignes à voie métrique d'une longueur totale de 232 km. Propriété de la SNCF depuis 1984, il a été cédé à la Collectivité de Corse en 2002. La ligne principale relie Ajaccio à Bastia en passant par Corte et le col de Vizzavona, et l'autre se détache de celle-ci à Ponte-Leccia en direction de Calvi via l'Île Rousse. Au service d'été 2023, 4 liaisons sont assurées dans chaque sens entre Ajaccio et Bastia pour une durée du trajet voisine de 3h45. Entre Bastia et Calvi (via Ponte-Leccia), 4 liaisons directes dans chaque sens en 3 heures, et 3 autres avec changement à Ponte-Leccia. Une troisième ligne reliant Bastia (par embranchement à Casamozza) à Porto-Vecchio a été abandonnée en 1945 à la suite de la seconde guerre mondiale. Une remise en service de la section de Casamozza à Folelli est envisagée. Une ligne entre Ajaccio et Sartène a été envisagée mais pas réalisée La suppression du chemin de fer sur l'île a été envisagée dans les années 1960, mais face à la mobilisation populaire, le gouvernement est revenu sur sa décision. === Voies aériennes === Sur le plan du transport aérien, l'île est desservie par Air France et Air Corsica et par de nombreuses compagnies low cost qui assurent des liaisons de mars à novembre. L'île possède quatre aéroports : Aéroport d'Ajaccio Napoléon Bonaparte à à l'est d'Ajaccio. Aéroport de Bastia Poretta à au sud de Bastia (entre Borgo et Lucciana) Aéroport de Calvi-Sainte-Catherine à au sud-est de Calvi Aéroport de Figari Sud Corse à au nord-ouest de Figari L'accroissement du nombre de passagers entraîne d'importants travaux d'extension sur les différents aéroports de l'île. === Voies maritimes === Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la Corse n'est pratiquement pas desservie par voie maritime. Jusqu'en 1830, la navigation se fait exclusivement par voiliers. La traversée pouvait encore prendre huit jours entre Marseille et L'Île-Rousse. Les premiers bateaux à vapeur accostent à Ajaccio et Bastia en juin 1830. La Balagne commence à être desservie par les bateaux à vapeur à partir de 1850. En 1877, la Chambre des députés vote l'instauration d'un monopole sur les lignes maritimes de la Corse. La compagnie Fraissinet détient le monopole de 1905 à 1948 avant que le Parlement ne décide de l'octroyer à la Compagnie générale transatlantique, renommée Compagnie générale maritime en 1969. La compagnie fait faillite en 1976, ce qui aboutit à la création de la SNCM. À partir de la fin des années 1980, la compagnie pâtit de la concurrence de la compagnie privée Corsica Ferries et connaît une crise importante à partir de 2001. Régulièrement dans les années 2000, les salariés de la SNCM se mettent en grève, en particulier à Bastia qui est le premier port de l'île en termes de desserte. La compagnie cesse ses activités le . La compagnie Corsica Linea lui succède et le siège social est déplacé de Marseille à Ajaccio. Depuis 2022, l'île est également accessible par une ligne régulière à la voile, opérée par la coopérative Sailcoop. Actuellement, la Corse compte sept ports (Ajaccio, Bastia, Bonifacio, Calvi, L'Île-Rousse, Porto-Vecchio, Propriano). Le monopole maritime sur les lignes intérieur est supprimé en 1999. Actuellement, la Corse est desservie par cinq compagnies maritimes pour le transport de passagers : Pendant longtemps, les armateurs privés n'ont pas vu l'intérêt d'investir sur les liaisons méditerranéennes, jugées insuffisamment rentables en dehors de la saison estivale. Néanmoins, encore aujourd'hui, la majorité du trafic maritime se fait pendant la saison estivale. Le port de Bastia est le premier port de Méditerranée pour le transport de passagers et le deuxième en France derrière celui de Calais. {| class="wikitable center alternance" style="font-size:90%" |- |+ Trafic maritime estival en Corse de 2018 à 2021 (en nombre de passagers, hors croisiéristes) : Depuis les Romains, la Corse a connu dix-neuf changements de domination, trente-sept changements de dénomination, trente-sept révoltes générales, sept périodes d'anarchie. C'est l'histoire la plus tragique de la Méditerranée. Ainsi, l'île a connu peu de périodes paisibles, d'autant que la violence est rapidement devenue endémique à partir du IXe siècle. Depuis 1769, la Corse est un territoire français, d'abord annexé militairement par l'armée royale et érigé en province royale, puis incorporé en 1789 au début de la Révolution française. === Protohistoire et préhistoire === Les premières traces d'occupation humaine de l'île remontent au millénaire av. J.-C.. Une présence humaine à l'époque du paléolithique est établie, mais sa datation n'a pas pu l'être avec certitude par les fouilles archéologiques et les études anthropologiques. La découverte d'un squelette surnommé " la Dame de Bonifacio" sur le site archéologique d'Araguina-Sennola vers Bonifacio et authentifié grâce à sa datation au carbone 14 vers -6570 av. J.-C., est la trace la plus ancienne d'occupation humaine. D'autres squelettes ou traces archéologiques existent et certaines peuvent être plus anciennes, mais leur datation n'a pas été établie avec certitude. Durant le néolithique, les habitants de l'île sont principalement des chasseurs-cueilleurs pratiquant également la chasse. L'agriculture et l'élevage semblent s'imposer vers le millénaire av. J.-C.. Les premières céramiques datent également de cette période. La période du mégalithique marque une originalité dans l'île par rapport au reste du monde méditerranéen, notamment avec l'introduction du menhir. L'âge de fer est celui qui a laissé le plus de traces archéologiques. === Antiquité === Dès l'Antiquité, la Corse devient objet de convoitises de la part des peuples ou États qui dominent le Bassin méditerranéen. Tous poseront le pied sur l'île et s'y installeront à plus ou moins long terme. Elle devient assez vite une colonie de peuplement, mais aussi constituait une réserve importante de main d'œuvre pour les puissances méditerranéennes, en particulier pour les Carthaginois ou les Romains. La présence des Grecs avant le VIe siècle av. J.-C. est hypothétique, en particulier pour les Phéniciens. Le premier peuple à dominer la mer Méditerranée est celui des Phéniciens. Leur présence est attestée en Sardaigne, contrairement à la Corse. Néanmoins, la proximité entre les deux îles laisse les archéologues et les historiens penser que les Phéniciens soient venus sur l'île. Certains écrits antiques laissent penser que des Libyens, des Ibères ou des Ligures se soient installés sur l'île à cette époque. D'après Hérodote, c'est vers 565 av. J.-C. que des Phocéens s'installent sur l'île et fondent la cité d'Alalia, site de l'actuelle Aléria sur la Plaine orientale. Ils auraient été chassés de Phocée (Ionie) par un siège mené par Harpage pour fonder la cité là où l'oracle de Delphes leur aurait indiqué. Alalia devient alors une cité prospère et participe à la diffusion de l'hellénisme en Méditerranée. Sa position est d'ailleurs idéale, la cité se situant en face de l'Étrurie et se trouvant sur la route de l'Ibérie qui passait par Bonifacio ou Marseille. L'agriculture se développe, tout comme l'exploitation forestière et minière qui favorisent la construction de navires. Dans le même temps, certaines formes d'artisanat se développent tout comme les arts. Ainsi, la Corse passe les différents stades de l'âge de fer sans retard sur d'autres régions d'Europe. Cependant, hormis pour Alalia, les signes de présence des Grecs sur l'île sont quasi inexistants. Cela s'explique sans doute par le fait que la Corse était la seule île de Méditerranée où ses habitants vivaient à l'intérieur des terres contrairement aux autres îles plutôt tournées vers l'extérieur et dont les habitants vivaient plutôt sur le littoral. Vers 540 av. J.-C., les Phocéens sont défaits par les Étrusques et les Carthaginois lors de la bataille navale d'Alalia. Après la bataille, la Corse et les territoires de la mer Tyrrhénienne reviennent aux Étrusques. Les seules traces de leur présence sont sur le littoral. Les Étrusques sont vaincus par Syracuse, qui devient la puissance dominante dans le bassin méditerranéen au Ve siècle av. J.-C.. La présence de Syracuse en Corse semble s'être limitée à la création d'un port vers 453 av. J.-C. qu'ils baptisent Portus Syracusanus et qui serait situé dans le golfe de Porto-Vecchio. Les Étrusques reviennent sur l'île par la suite. Progressivement, Syracuse et les Étrusques sont vaincus par la République romaine qui devient la puissance dominante et constitue un vaste empire. À partir du IIIe siècle av. J.-C., la Corse devient un territoire d'émigration. Progressivement, Carthage prend possession de l'île et chasse les Étrusques. Or, cela contrevenait aux traités conclus avec Rome plusieurs siècles auparavant. En 271 av. J.-C., Carthage renforce sa présence à Alalia. En 259 av. J.-C., le consul Lucius Cornelius Scipio prend possession d'Alalia et rebaptise la cité Aléria. Les Romains conquièrent toute l'île mais ne dominent réellement que le littoral. Jusqu'en 160 av. J.-C., Rome lance dix expéditions pour conquérir la Corse. En 238 et 237 av. J.-C., Rome conquiert la Sardaigne puis la Corse. Les deux îles deviennent une province romaine en 227 av. J.-C. après que Rome ait réprimé plusieurs révoltes, notamment en Corse. Pour étouffer les révoltes sur l'île, Rome réprime les soulèvement et réduit une partie des indigènes à l'esclavage qu'elle vend. La conquête définitive de la Corse à lieu en 225 av. J.-C.. L'île pacifiée devient une colonie de peuplement. Les insulaires sont intégrés dans l'organisation sociale romaine et aux responsabilités. Caton l'Ancien y a exercé la questure et était parvenu à faire accepter la présence romaine aux insulaires. Cependant, Rome poursuit ses conquêtes et la Corse ne reste plus une priorité, d'autant qu'elle n'est pas aussi riche que la Sardaigne, la Sicile ou l'Hispanie romaine. Néanmoins, une autre cité, Mariana, est fondée par le consul Marius en 100 av. J.-C.. La présence romaine permet à la Corse de connaître plusieurs siècles de calme et de prospérité. Les diverses fouilles d'Aléria ont permis de démontrer que les Romains ont tout fait pour s'implanter de manière durable sur l'île. La cité comptait près de 20000 habitants à son apogée et qu'elle fut aménagée comme la plupart des cités romaines. Elle fut reconstruite sur décision de Sylla en 81 av. J.-C.. Jules César aurait même visité la cité en 46 av. J.-C.. En plus de l'agriculture, l'île connaît un essor important du commerce maritime grâce à son ouverture sur la Méditerranée. Des historiens antiques comme Appien ou Dion Cassius expliquent l'importance stratégique de l'île dans l'approvisionnement de l'empire. Les infrastructures se développent, à l'image de la voie romaine, ainsi qu'une administration efficace et une armée stationnée sur l'île. Auguste en fait même une province impériale détachée de la Sardaigne en 6 ap. J.-C.. Diodore de Sicile estimait que la Corse comptait environ 30000 habitants au tout début du Ier siècle. Cependant, jusqu'à la chute de l'Empire romain d'Occident, une incompréhension subsista entre les Corses et les Romains. L'île est aussi un lieu où sont envoyés les exilés de la cour impériale, à l'image de Sénèque qui fut exilé de 41 à 49 ap. J.-C. sur ordre de Messaline, qui l'accusait d'être l'amant de Julia Livilla, la sœur de l'empereur déchu . Néanmoins, seuls quatre personnes ont été identifiées comme ayant été exilés par Rome jusqu'à la chute de l'Empire. L'île connaît la christianisation comme tout l'Empire, mais aucun évènement important ne s'y produit jusqu'à la chute finale de l'Empire. L'empereur rattache la Corse au vicariat de Rome. Au IIIe siècle, la Corse était peuplée d'environ 100000 habitants. === Haut Moyen Âge === À partir du déclin final de l'Empire romain vers 457, la Corse traverse une période d'instabilité. La dislocation de l'Empire ne permet plus à l'île d'être défendue contre les invasions barbares. Les Vandales sont les premiers à débarquer sur l'île au milieu du Ve siècle vers 455 peu de temps après le deuxième sac de Rome mené par les Barbares. Ils détruisent la plupart des cités, notamment Aléria, et rasent de nombreux bâtiments chrétiens. Il semble qu'ils ne se livrent pas à des persécutions envers les insulaires. De même, les Lombards réalisent de nombreuses incursions à partir du VIe siècle. La Corse devient alors partie intégrante du Royaume vandale. Paradoxalement, les Vandales contribuent à ancrer le christianisme en Corse alors qu'ils cherchaient à l'éradiquer partout où ils avaient remplacé les Romains. L'occupation de l'île prend fin grâce à la reconquête par tandis que les Vandales sont déportés en Asie mineure. Au milieu du VIe siècle, la Corse intègre avec la Sardaigne et l'Afrique la province dite de l'exarchat de Carthage. Néanmoins, les expéditions menées par Byzance pour reconquérir l'Italie sont si brutales que les Corses finissent par faire appel aux Goths pour se délivrer de l'emprise des troupes byzantines. Cependant, l'occupation gothique ne dure pas, les Barbares étant vaincus par Byzance. Ainsi, jusqu'au VIIe siècle, la Corse est sous domination byzantine hormis l'intermède de l'occupation par les Goths entre 546 et 549. Concernant les affaires religieuses, la Corse dépend directement du diocèse de Rome, c'est-à-dire du pape en personne. C'est , dit le Grand (), qui affirme la souveraineté spirituelle sur l'île contre les exactions menées par Byzance. Il cherche à mettre fin à la déchristianisation qui frappait l'île. Le pape laisse un si bon souvenir sur l'île que les Corses choisissent de se placer sous sa protection après sa mort. Paoli choisit de placer l'université de Corte sous son patronage. Les Sarrasins (Arabes, Maures ou Berbères) auraient fait quelques débarquements et incursions dans l'île au VIIIe siècle, se livrant aux mêmes violences et pillages que les Vandales à la différence qu'ils se livrèrent également à des persécutions et des massacres de civils. C'est à cette époque que le littoral est abandonné de ses habitants où la malaria se développe. La présence sarrasine sur l'île se manifeste notamment par la toponymie. De 725 à 751, le Royaume lombard conquiert l'île. En 754, la donation de Pépin de au pape place la Corse sous la protection pontificale en reconnaissant la souveraineté du pape sur les États pontificaux. Or, cette dotation pose problème, car son authenticité est douteuse. Il est probable que, comme pour la donation de Constantin, la donation soit un faux. Elle est néanmoins confirmée par au pape puis au pape . En 806, les Maures envahissent la Corse. Charlemagne envoie alors une importante flotte. Les Maures sont battus et doivent livrer treize navires aux Francs. === Corse pisane === En 1016, Gênes et Pise s'allient à la demande du pape et supplantent les musulmans en Corse et en Sardaigne, puis deviennent maîtres de la mer Tyrrhénienne. Plusieurs grandes familles dominent l'île et se partagent les territoires entre le Deçà et le Delà des Monts. C'est à cette époque qu'apparaît cette limite, qui sera utilisée pendant la Révolution française pour créer les départements du Liamone et du Golo. À partir du XIIe siècle, de nouvelles familles arrivent sur l'île, notamment venant de Ligurie. Ces familles sont très liées à la république de Gênes, ce qui facilita la prise en main de l'île par Gênes à la fin du XIIIe siècle. À l'inverse, beaucoup de Corses quittent l'île, surtout à partir du IXe siècle et s'installent pour beaucoup en Toscane, au grand désarroi de l'évêque d'Aléria. L'île connaît une instabilité importante du fait de cette féodalité naissante, et ne retrouva une certaine stabilité que lorsqu'elle passa sous la domination de la république de Pise. La rivalité entre les différentes familles oblige les féodaux toscans à demander au pape son aide et sa protection. Le pape accepte leur requête mais en profite pour réaffirmer les droits de la papauté sur l'île. Il revendique les terres que les féodaux auraient usurpées à la papauté en vertu de la donation de Pépin. Pour cela, le pape fait appel à la république de Pise qui était son allié depuis peu. Les premières prétentions de Pise sur la Corse remontent au IXe siècle. À partir de 1077, Pise s'implante progressivement sur l'île, d'abord en menant une mission pour réorganiser le clergé puis en s'y implantant militairement. À la fin du XIe siècle, la Corse est inféodée à Pise. En 1091, le pape reconnaît à l'archevêque de Pise l'autorité de conférer l'investiture aux évêques dans l'île. Cependant, cette décision est remise en cause par le partage des évêchés en 1133 par sous la pression des Ligures. Déjà en 1119, Pise et Gênes sont toutes deux promues au rang d'archevêché. Déjà en 1095, avait fait appel à Gênes et non à Pise pour participer à la Première croisade. Les deux puissances se disputent alors la domination sur l'île, comme en témoignent les diverses occupations de Bonifacio jusqu'en 1195 où Pise cède définitivement la place à Gênes. Une garnison s'installe dans la cité en 1175. La cité portuaire s'y installe et en fait une colonie de peuplement avec une vocation à la fois agricole, militaire et commerciale. Elle fonde deux autres villes fortifiées, l'un près de la ville cité d'Ajaccio et l'autre à Calvi. Son implantation dans le Delà des Monts inquiéta Pise qui ne pouvait rivaliser face aux expéditions génoises. La cité toscane doit faire appel à Florence puis lutter contre ses ennemis, y compris Gênes, mais aussi à l'empereur germanique . La Sérénissime l'emporte définitivement sur Pise lors de la bataille navale de la Meloria où la flotte pisane est entièrement détruite. La Corse passe alors sous domination génoise. La présence pisane est visible notamment sur le plan architectural, en particulier pour la cathédrale de Saint-Florent. === Corse génoise === Dans un premier temps, l'implantation génoise est limitée. En effet, la cité portuaire est confrontée à des difficultés intérieures et à son affrontement avec Venise mais aussi de son allié, le royaume d'Aragon. L'intérêt pour l'île étant essentiellement stratégique, Gênes ne prend pas le temps de mettre sur pied une administration efficace. Cet état de fait va perdurer jusqu'au XVe siècle, mais Gênes ne prendra jamais au sérieux la possibilité de s'implanter durablement sur l'île. L'île est ainsi confrontée à une anarchie féodale, accentuée par les pratiques des seigneurs locaux. En 1297, le pape inféode la Corse et la Sardaigne au royaume d'Aragon par une donation au roi , espérant notamment mettre fin aux prétentions de la maison d'Anjou sur la Sicile après l'épisode des Vêpres siciliennes de 1282. Néanmoins, l'influence aragonaise reste très limitée, se limitant à des subsides et à l'accueil des féodaux chassés par Gênes, notamment Arrigo della Rocca. renonce en 1325 à ses prétentions sur la Corse et s'installe en Sardaigne. Gênes commence à s'inquiéter de l'expansion de la maison de Barcelone, alors même qu'ils étaient alliés contre la maison d'Anjou. En 1346, les troupes aragonaises débarquent à Bonifacio. L'année suivante, le doge de Gênes Giovanni da Murta organise une expédition menée par son fils Tommaso qui aboutit à la conquête de la totalité de l'île. Cependant, la Corse est frappée à partir de 1348 par la peste noire venue de Chine. Les Corses choisissent définitivement Gênes lors de la grande révolte fiscale de 1358. Le premier gouverneur dans l'île est nommé deux ans plus tard. Malgré la victoire des Génois dans le conflit contre l'Aragon, l'île n'est pas entièrement contrôlée par Gênes. De plus, Gênes perd définitivement la suprématie en Méditerranée ainsi qu'en mer Noire au profit de Venise après sa défaite lors de la guerre de Chioggia. Gênes doit même subir une présence militaire française de 1396 à 1409 pendant la Guerre de Cent Ans. À ce moment-là, hormis ses comptoirs, la Corse reste la seule possession de Gênes qui continue de s'en désintéresser car l'île contribue faiblement à la richesse génoise, la Sérénissime ne faisant quasiment rien pour mettre l'île en valeur. Ainsi, le royaume d'Aragon parvient à se maintenir dans le Delà des Monts, notamment grâce à Arrigo della Rocca qui domine cette partie de l'île jusqu'à sa mort en 1401. En 1404, Vincentello d'Istria et ses hommes débarquent en Corse avec le soutien du roi . Il dirige la Corse pendant trois ans, jusqu'à ce que les Génois parviennent à reconquérir l'île grâce à Francesco della Rocca. L'île connaît alors une forte instabilité jusqu'en 1419, lorsque Vincentello parvient à reprendre le pouvoir. Il ordonna la construction de la citadelle de Corte pour assurer la défense de la ville en cas d'attaque. En 1421, le roi le nomme vice-roi de Corse et se rend personnellement sur l'île pour lui prêter main-forte avec 400 navires. Hormis Bonifacio et Calvi, toute la Corse était sous le contrôle de l'Aragon. Cependant, Alphonse V quitte l'île après l'échec du siège de Bonifacio. Vincentello parvient à gouverner la Corse grâce à l'appui du pape jusqu'en 1434, quand il doit quitter l'île à la suite de multiples trahisons. Il est capturé par Gênes, condamné à mort et décapité le . En 1453, la Corse passe sous le contrôle de l'Office de Saint Georges, une banque privée génoise. Gênes lui confie deux objectifs : parvenir à pacifier et mettre sur pied un statut spécifique pour île ainsi que neutraliser les seigneurs du Delà des Monts qui faisaient fi de la présence génoise. C'est à partir de cette période que Gênes, par le biais de l'Office de Saint-Georges ou de sa propre initiative, se livra à de nombreuses exactions, persécutions et exécutions sommaires pour tenter d'imposer sa domination sur l'île. C'est ainsi que la féodalité est écrasée en Corse, seuls cinq fiefs subsistant au début du XVIe siècle. Pendant quarante ans, l'île connaît une paix relative. L'Office de Saint-Georges favorise son développement, faisant de Bastia et de Calvi des ports importants ouverts sur la péninsule italienne. Néanmoins, entre 1467 et 1476, l'île passe sous la domination du duché de Milan. L'Office de Saint-Georges n'exerce réellement son autorité sur l'île que de 1482 à 1562. En 1492, Ajaccio est refondée autour de l'ancienne citadelle mais la cité est dans un premier temps interdite d'accès aux Corses. C'est également à cette époque que les tours génoises sont créées, dans le but de surveiller la mer et empêcher les invasions. Le gouverneur quitte Biguglia en 1515 pour s'installer à Bastia. Jusqu'à la fin du XVe siècle, les Corses voient plutôt positivement la présence génoise. En 1539, Gênes refonde Porto-Vecchio avec pour objectif de mettre en valeur les terres de la Plaine orientale. Dans un premier temps, les Corses sont écartés du projet. La ville est même l'objet d'une colonisation forcée pour mater les populations locales. L'île profite faiblement de la prospérité génoise et de l'Office de Saint-Georges, au point que le phénomène de vendetta se renforce tandis que l'émigration s'intensifie. Au XVIe siècle, l'île suscite les convoitises du royaume de France et de la maison des Habsbourg. L'île connaît une relative tranquillité et connaît un important épisode de peste entre 1526 et 1530. En 1553, la France conquiert l'île avec l'aide d'un officier d'origine insulaire, Sampiero Corso. Néanmoins, dès 1554, les Français perdent du terrain, en particulier dans le Deçà des Monts. La trêve de Vaucelle marque un tournant dans le conflit entre Valois et Habsbourg, menaçant le maintien des troupes françaises de Corse. Les traités de Cateau-Cambrésis mettent fin aux guerres d'Italie et restituent la Corse à Gênes. La nouvelle du traité et de la rétrocession de l'île à Gênes arrivent sur l'île en juillet 1559, alors même que venait de mourir des suites de ses blessures lors d'un tournoi. Les Corses envoient une ambassade auprès du nouveau roi mais le roi n'accède pas à leurs demandes. Le , les dernières troupes françaises quittent l'île. Gênes elle, renoue avec les pratiques d'avant guerre et fait même venir sur l'île un bourreau et ses aides. De nombreuses exécutions sont organisées contre des partisans français. Sampiero décide alors de libérer l'île. Un mouvement de guérilla se met en place contre Gênes, mais Sampiero est victime de trahisons et est assassiné lors d'un guet-à-pent fomenté par Gênes près de Cauro. Son fils reprend la tête de la lutte, avant de partir pour la France en 1569. === La quête d'indépendance === À partir de 1582, Gênes reprend en main l'administration de la Corse. Cependant, comme à chaque révolte ou problème interne au sein de l'île, elle renoue avec ses mauvaises pratiques de répression et n'a eu de cesse d'augmenter les impôts directs ou d'inventer de nouveaux impôts, comme celui sur le port d'arme. De plus, l'émigration, qui est un phénomène déjà ancien s'intensifie depuis le XVIe siècle. Gênes ne fait rien pour résoudre les problèmes sur l'île, qui connait la misère et la pauvreté. La seule mesure prise est la création d'une police pour lutter contre l'émigration massive. C'est l'une des principales raisons qui expliquent le déclenchement de la révolte de 1729. Pendant des années, les Corses ne peuvent plus accéder à certaines professions civiles ou militaires. Même la garde des tours génoises leur est interdite en 1636. À partir de 1671, ils ne peuvent plus accéder à la moindre responsabilité dans les villes. Gênes n'arrange rien en ne choisissant pas des éléments modérés pour gouverner l'île. Le soulèvement de la Corse devenait alors presque inévitable. Les villes se développent modestement, notamment Ajaccio, Bastia ou Calvi. À la fin du XVIIe siècle, Bastia comptait entre et 10000 habitants. L'île est toujours autant pauvre et doit importer une très grande part des produits consommés par les insulaires ou nécessaires à l'agriculture et à la proto-industrie. Signe du modeste développement de l'île, Porto-Vecchio ne parvient pas à connaître le même essor que les autres villes portuaires fortifiées, que ce soit par manque d'investisseurs privés ou bien parce que la malaria réduit fortement sa population. Cependant, le développement des ports fut l'une des raisons majeures qui expliquent la perte de la mainmise génoise. En 1704, 87 % des recettes que Gênes tirait de l'île venaient des droits de douane et des diverses taxes sur les navires circulant dans ses eaux. À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les Corses sont majoritaires par rapport aux Ligures ou aux Génois. Une nouvelle politique économique est mise en place à partir de 1637, mais les Corses en sont en partie voire totalement exclus selon les provinces. Malgré tout, les inégalités continuent de se renforcer, y compris au début du XVIIIe siècle. Le sentiment de mépris et de mal-être des Corses est renforcé par la difficile cohabitation avec les Grecs qui se sont exilés sur l'île à partir de 1676, en particulier à Cargèse, car chassés par les Ottomans. Tout au long de cette période, l'économie de la Corse est presque exclusivement d'origine agricole, en particulier dans le Delà des Monts. Dans le Deçà des Monts, les premiers éléments de proto-industrie se développent, principalement dans le cap Corse. Bastia devient le cœur du pouvoir génois en Corse, tandis que le Delà des Monts est beaucoup plus éloigné et délaissé. Gênes ne fait néanmoins rien pour préserver sa position dominante sur l'île, sans se douter que sa domination pourrait prendre fin. À partir de 1729, la Corse entre en rébellion contre l'autorité de Gênes. Deux tentatives d'indépendance ont lieu jusqu'à l'annexion de l'île au royaume de France, la plus connue étant celle de 1755. Gênes, en déclin depuis la fin du XVIIe siècle, ne parvient pas à restaurer son autorité malgré plusieurs interventions étrangères, en particulier du royaume de France. La guerre de succession de Pologne puis la guerre de succession d'Autriche empêchent Gênes de maintenir ses positions. À partir de 1748, elle ne contrôle presque plus rien, au point qu'elle finira par faire appel au royaume de France, qui reconsidéra sa position concernant le statut de l'île à l'issue de la guerre de Sept Ans. Le soulèvement commence par une jacquerie en décembre 1729, après qu'un collecteur d'impôt ait été chassé d'un village pour collecter un impôt, les due seini que Gênes avait instauré en 1715 et renouvelé malgré son caractère temporaire. Les insurgés parviennent à deux reprises à s'emparer de Bastia et menacent d'autres places fortes. Gênes envoie alors un nouveau gouvernement avec des pouvoirs exceptionnels. Cependant, la rébellion ne faiblit pas. En 1730, une consulte réunissant des délégués des pièves élit trois représentants : Luiggi Giafferi qui incarne les notables d'origine populaire, Andrea Ceccaldi pour les nobles et Marc Aurèle Raffaelli pour le clergé. Ils sont rejoints l'année suivante par Hyacinthe Paoli qui jusqu'alors entretenait de bons rapports avec Gênes. La consulte rédige des cahiers de doléances qu'elle adresse au nouveau gouverneur. Les doléances sont confuses car elles intègrent à la fois des revendications populaires mais aussi des revendications propres à la noblesse et aux notables corses. De plus, elles rendent compte de façon imparfaite de la situation réelle de l'île à l'époque. L'insurrection s'étend dans toute l'île en 1731, les insurgés allant même jusqu'à chasser les Grecs de Cargèse. Les Génois tentent d'intervenir en faisant appel à l'Autriche mais les Autrichiens sont vaincus à la bataille de Calenzana en 1732. Les vaincus doivent convaincre Gênes de modérer sa politique à l'égard de l'île et d'accorder des concessions aux insurgés. Dès le départ des Autrichiens, Gênes s'empresse de ne pas respecter sa parole. C'est ainsi que les insurgés reprennent les armes. En 1735, une consulte se réunit à Corte. Elle décide de la rupture définitive avec Gênes. Les insurgés se dotent d'un gouvernement provisoire, où Giafferi, Paoli et Ceccaldi dominent. C'est à cette occasion que le chant Dio vi salvi Regina devient l'hymne de la Corse indépendante. Gênes répondit à cela en intensifiant la répression et en orchestrant un blocus de l'île. Voyant qu'aucune puissance ne venait à leur secours, les insurgés furent proches d'abdiquer. Cependant, un évènement inattendu changea le cours des évènements. Le , des navires accostent à Aléria. La flotte est menée par Théodore de Neuhoff, un militaire et aventurier originaire de Westphalie sensibilisé aux problèmes que connaît l'île. Il rencontre en Italie les chefs des insurgés et réussit à les convaincre qu'il dispose d'appuis pour aider la Corse dans sa quête d'indépendance. Un mois plus tard, le , il est élu roi de Corse au couvent d'Alesani par les partisans corses. C'est le début de l'éphémère royaume de Corse. Une Constitution est adoptée, un gouvernement de trois membres institué avec Luigi Giafferi, Hyacinthe Paoli et Sébastien Costa. Théodore décide de créer une monnaie nationale et même une décoration qu'il intitule l'Ordre de la Délivrance. Théodore cherche à prendre toutes les places fortes côtières, mais il n'y parvient pas. Les appuis qu'il avait promis sont inexistants et les insurgés manquent toujours de troupes. Pire, ils n'ont aucune artillerie pour appuyer leurs offensives. Sept mois plus tard, Théodore quitte l'île depuis Solenzara avec Costa pour Livourne en quête d'appuis. À deux reprises, Théodore tente de revenir sur l'île, en 1738 puis en 1743, à chaque fois sans succès. Gênes tente alors de reprendre la main, mais elle ne contrôle plus que les villes côtières. À partir de 1738, elle fait appel au royaume de France pour tenter de reprendre l'île en main. Quatre expéditions sont organisées, de 1738 à 1741 ; en 1748 ; de 1756 à 1759 et de 1764 à 1768. Les deux dernières interventions sont les plus significatives, car elles aboutissent à l'installation temporaire dans les cités côtières. Entre temps, Pascal Paoli proclame l'indépendance de la Corse le . La République corse tente de se structurer et de conquérir les villes côtières restées fidèles à Gênes ainsi que le Delà des Monts où le parti paoliste est très mal perçu. Paoli exerce son autorité sur la quasi totalité de l'île à partir de 1762, mais les places côtières lui échappent. Elles sont tenues par les Français en vertu des deux traités signés à Compiègne avec Gênes en 1756 et 1764. En 1763, Gênes tente un siège pour reprendre pied sur l'île, mais l'opération est un échec. À partir de 1765, Paoli entretient une correspondance avec duc de Choiseul, principal ministre de . Cependant, Choiseul et Paoli ne se comprennent pas. Choiseul reprend les propositions faites précédemment et juge excessives les demandes de Paoli tandis que le général corse refuse toute suzeraineté, qu'elle soit française ou génoise. Choiseul lui cherchait à préparer la revanche française vis-à-vis de la Grande-Bretagne après la défaite de la guerre de Sept Ans. Finalement, la correspondance est interrompue et Gênes, craignant un départ des Français dont la présence en Corse était censée prendre fin le , négocie un nouveau traité : c'est le traité de Versailles signé le , qui marque la fin de la domination génoise sur l'île. Dans son Précis du siècle de Louis XV, Voltaire commente la cession de la Corse par Gênes à la France en ces termes : En cédant la vaine et fatale souveraineté d'un pays qui lui était à sa charge, Gênes faisait en effet un bon marché ; et le roi de France [Louis XV] faisait un malheur... Il restait à savoir si les hommes ont le droit de vendre d'autres hommes ; mais c'est une question qu'on examinera jamais dans aucun traité. En juillet 1768, à la suite du traité de Versailles, la France rachète à Gênes ses droits sur l'île. En fait, au départ, il s'agit seulement d'une délégation : la France est chargée d'administrer la Corse durant dix ans et de la pacifier. Gênes étant dans l'incapacité de rembourser à la France ses frais, l'île devient propriété de la France au bout de dix ans. Le , Louis XV proclame officiellement la réunion de la Corse à la France et, mésestimant la résistance corse, s'imagine qu'en envoyant un corps expéditionnaire mené par le marquis de Chauvelin, il pourra conquérir son acquisition et avoir raison de Paoli. Le corps expéditionnaire débarque à Bastia où il est bien accueilli. Des opérations sont lancées dans deux pièves, le Nebbio et la Casinca. Les troupes françaises sont vaincues lors de la bataille de Borgo en octobre 1768 par celles du général Jacques Pierre Abbatucci. À partir de là, Choiseul décide l'annexion de la Corse au royaume et met en œuvre tous les moyens pour y parvenir. Au printemps 1769, le comte de Vaux débarque sur l'île à la tête d'un corps expéditionnaire bien plus important. Le , les troupes corses sont vaincues lors de la bataille de Ponte-Novo par les troupes françaises. La déroute est telle que les mercenaires allemands qui combattaient aux côtés des Corses ont tiré sur les leurs. Pascal Paoli parvient à fuir avec plusieurs centaines de partisans. Paradoxalement, aucune opération miliaire n'eut lieu dans le Delà des Monts. Les pièves finissent par se rallier au royaume de France les unes derrière les autres. Le , Paoli embarque à Porto-Vecchio pour Livourne avec 300 partisans et part en exil pour Londres. === La Corse devient française === ==== Avant la Révolution française ==== La Corse est annexée par le royaume de France à la fin du règne de . Le comte de Vaux devient gouverneur de l'île. Il constate que le phénomène de vendetta, que l'île connaissait depuis des siècles, ne cesse guère. Il suggère, dans une lettre envoyée à Choiseul, de prendre des mesures punitives pour y mettre fin. Cependant, le ministre refuse. Le comte de Vaux démissionne face à ce refus et est remplacé en mai 1770 par le comte de Marbeuf, présent sur l'île depuis 1764. Cependant, contrairement à ce qu'espérait Choiseul, le comte mène une politique semblable à celle que le comte de Vaux suggérait dans sa lettre. L'épisode le plus connu est sans doute la révolte durement réprimée dans la piève du Niolo en 1774. Les gouverneurs successifs de l'île et Choiseul cherchent avant tout à mettre sur pied une administration pour gouverner l'île et d'assimiler ses habitants au royaume. Choiseul est conscient que des partisans de Paoli sont toujours présents sur l'île, mais peu de changements sont réalisés dans l'organisation territoriale de l'île. Sur le plan judiciaire, rien ne subsiste de l'organisation génoise ou paolienne. Des juridictions royales sont créées ainsi qu'une Cour souveraine pour juger les affaires en appel. Un code judiciaire est publié tous les ans à partir de 1778 et remplace progressivement les coutumes anciennes. Marbeuf reprend la politique répressive de Paoli pour lutter contre le phénomène de vendetta. Ce qui pose le plus de difficultés est l'adhésion des différents évêchés à la Déclaration des Quatre articles adoptée en 1682 et qui provoqua des remous à Rome. De plus, le clergé, suspecté de sympathie pour les partisans de Paoli, est étroitement surveillé. Des collèges sont ouverts à Ajaccio, Bastia, Calvi et Cervione. Le projet d'université n'ira pas jusqu'à son terme. Enfin, une réforme fiscale d'envergure permet enfin d'adapter les besoins fiscaux à la situation spécifique de l'île, tandis que des mesures sont adoptées pour stimuler la production agricole. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la Corse regagne de la population, en partie grâce à l'introduction de nouveaux principes et de nouvelles pratiques sur le plan médical. Néanmoins, si la Corse commence à sortir de la misère en cette fin de siècle, elle connaît toujours d'importants problèmes à la veille de la Révolution française. ==== La Révolution française et le royaume anglo-corse ==== La Révolution française est très bien accueillie dans l'île. Les cahiers de doléances présentés lors des États généraux de 1789 font d'ailleurs des demandes assez modestes. La demande de réunion de la Corse à la France est faite à l'Assemblée constituante le par le député Christophe Saliceti. Un article proposé par Mirabeau autorise le retour des immigrés dont Pascal Paoli. La réorganisation territoriale se poursuit. Le , la Corse devient un département unique avec Bastia comme chef-lieu. Paoli débarque en France le et effectue une tournée triomphale jusqu'à son arrivée en Corse le , jour de la fête de la Fédération. Il arrive à Bastia trois jours plus tard. Il adhère aux idéaux révolutionnaires, jure obéissance et fidélité au peuple et est nommé par commandant de l'île avec le grade de lieutenant-général. La situation sur l'île se tend à partir de l'adoption de la Garde nationale, qui s'accompagne de violences à Ajaccio et à Bastia. Ces tensions resurgissent avec l'application de la Constitution civile du clergé. Face à cela, Paoli transfère le chef-lieu de Bastia à Corte, qui fut la capitale de la Corse indépendante. Cette décision fut très mal perçue par les partisans des Jacobins et les partisans de la révolution. Progressivement, Paoli prend ses distances avec les Jacobins. Entre-temps, la fuite de Varennes fait que les révolutionnaires ont de moins en moins confiance en . Les Girondins, qui viennent d'entrer au gouvernement cherchent à faire diversion et parviennent à faire adopter la déclaration de guerre de la France au roi de Bohême et de Hongrie le . Autrement dit, la France est désormais en état de guerre contre l'empire d'Autriche. Dans les premiers mois des guerres révolutionnaires, les troupes françaises perdent toutes les batailles. La journée du 10 août 1792 aboutit à la chute de la monarchie. Trois jours plus tard, , Marie-Antoinette et toute la famille royale est emprisonnée à la prison du Temple. Les évènements font qu'une partie de la noblesse corse et les prêtres réfractaires choisissent de prendre le chemin de l'exil. Le , les troupes françaises remportent leur premier succès lors de la bataille de Valmy. Le lendemain, la Première République est instaurée, marquant définitivement la fin de l'expérience de monarchie constitutionnelle amorcée par la Constitution de 1791. La Convention nationale élue lors des élections législatives de septembre commence à siéger. Pendant la campagne, Paoli est malade et ne peut empêcher l'élection de députés favorables aux Jacobins, notamment Saliceti. Le , la Convention décide l'organisation d'une expédition contre la Sardaigne. Un contingent de 6000 hommes est demandé, mais Paoli n'est pas favorable à l'expédition. Seuls 2000 hommes du 2 bataillon de volontaires participent à l'expédition sous le commandement de Pierre-Paul Colonna de Cesari Rocca. Parmi ces hommes figure le jeune Napoléon Bonaparte. L'expédition est un fiasco. Paoli est accusé de l'avoir volontairement fait échouer. La Convention nationale décide alors l'envoi de délégués sur l'île pour surveiller les agissements de Paoli et de ses partisans, délégation dominée par Saliceti. À Toulon, le jeune frère de Napoléon Lucien dénonce Paoli et Charles André Pozzo di Borgo. Le , la Convention décide de les convoquer et vote un décret d'arrestation que les délégués hésitent à appliquer. Cette décision, conjuguée à leur mise hors-la-loi le , aboutit à la rupture de la Corse avec la Convention. Paoli convoque d'ailleurs une consulte à Corte dès le . La Convention tenta de reprendre le contrôle en votant la bidépartementalisation de l'île pour mieux la contrôler. C'est ainsi que se forment le Liamone, qui correspond au Delà des Monts (plus la piève du Niolo) et dont Ajaccio devient le chef-lieu, ainsi que le Golo qui correspond au Deçà des Monts dont Bastia devient le chef-lieu. La bidépartementalisation ne devient effective qu'en 1796. Pendant trois ans, la Corse est autonome dans les faits, notamment pendant la courte période du Royaume anglo-corse où l'île devient une monarchie parlementaire avec un statut de dominion avec union personnelle avec la Grande-Bretagne. Cependant, Paoli ne parvient pas à imposer ses vues et est même envoyé en exil en octobre 1795. Les britanniques ne parviennent pas à s'imposer et l'île se soulève à partir de mars 1796. En octobre, les troupes françaises débarquent à Bastia et mettent un terme à l'occupation britannique. La Corse devient alors définitivement un territoire français. === Depuis 1796 === ==== Du Consulat au Second Empire ==== La reconquête de la Corse achevée, Napoléon confie la responsabilité de l'île à Saliceti et à son frère Joseph, ainsi qu'à André-François Miot de Mélito. Celui-ci reste de décembre 1796 à mars 1802. En avril 1797, Napoléon rédige un rapport détaillé dans lequel il préconise plusieurs mesures pour que la Corse devienne définitivement française. Néanmoins, le Directoire commet plusieurs maladresses, notamment lors des élections pour le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens. La répression du coup d'État du 18 fructidor an V par Napoléon est mal perçue. En 1798, la révolte dite de la Crocetta commence dans le Golo. Le clergé y prend part, mais la révolte est violemment réprimée par le général Claude-Henri Belgrand de Vaubois. Une tentative de débarquement d'émigrés en octobre 1800 à Solenzara est également réprimée, tandis que Napoléon décidait de suspendre la Constitution de l'an VIII en Corse. Jusqu'à l'abdication de Napoléon, les préfets de l'île n'auront que peu de pouvoirs. En 1801, l'île compte environ 160000 habitants. Miot de Melito devient administrateur général et se voit attribuer des pouvoirs dignes d'un proconsul. Il met en œuvre une politique libérale, cherchant à encourager la production agricole ou à favoriser l'aménagement des villes. Surtout, il allège la fiscalité par les arrêtés Miot qui sont adoptés le . En juillet 1801, le général Joseph Morand est nommé comme second administrateur avec pour mission de rétablir l'ordre dans l'île. À partir de 1803, il dispose de pouvoirs presque illimités et dirige l'île avec une fermeté extrême. Morand finit par indisposer Napoléon qui le fait remplacer par le frère du futur maréchal Berthier, César, en 1811. Le rétablissement de l'esclavage par la loi du 20 mai 1802, Napoléon fait déporter des Antillais en Corse. En 1811, l'empereur décide la fin de la bidépartementalisation. La Corse redevient un département unique, mais Ajaccio est préférée à Bastia comme chef-lieu. Malgré sa proximité avec Gênes, Livourne ou Nice, Bastia payait en partie son passé paoliste. La ville se manifeste à nouveau lors de la première abdication de Napoléon en tentant de négocier une nouvelle union personnelle avec la Grande-Bretagne. Un traité est même signé. Cependant, le reste de l'île ne suit pas. Par le traité de Paris, les puissances étrangères reconnaissent officiellement la réunion de la Corse à la France. Au cours du XIXe siècle, la Corse regagne en population. Hormis les années où les récoltes furent plus difficiles (1811, 1816, 1823 et 1834), l'île connaît une relative tranquillité. La monarchie de Juillet s'intéresse de près à la situation de l'île et tente de mettre au point des politiques de grands travaux, mais ceux-ci sont assez lents. En revanche, la législation concernant l'agriculture évolue défavorablement. En 1842, des hauts fourneaux sont ouverts à Solenzara et Bastia dans le quartier de Toga et exploitent le minerai de fer importé de l'île d'Elbe. Bastia devient le poumon industriel de l'île. Une usine s'ouvre ensuite à Porto-Vecchio en 1860. L'arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte est très bien perçue en 1848, tout comme l'avènement du Second Empire. Le plébiscite de novembre 1852 est un succès écrasant en faveur du rétablissement de l'Empire, avec voix pour suffrages exprimés. Devenu , l'empereur s'intéresse de près à la situation de l'île, sur laquelle il se rend en visite officielle en 1860. ==== De 1870 à 1958 ==== La chute du Second Empire ne signifie pas la fin du bonapartisme, en particulier en Corse. En métropole, certaines voix suggèrent de rétrocéder la Corse au royaume d'Italie ou de la céder au royaume de Prusse. Jusqu'aux élections législatives de 1881, la Corse envoie une délégation composée quasi exclusivement de députés bonapartistes à la Chambre des députés, malgré la crise du 16 mai 1877 qui aboutit à l'échec de la stratégie du président Mac Mahon. Les bonapartistes se rallient à la République en 1892, après la publication de l'encyclique Rerum novarum par le pape qui appelait les catholiques au ralliement. Seule Ajaccio sembla résister au mouvement. Un Comité napoléonien est créé en réponse au ralliement. Certains députés insulaires sont impliqués dans le scandale de Panama, en particulier Emmanuel Arène. Jusqu'à la fin du XXe siècle, la vie politique insulaire est dominée par quelques familles qui accaparent tous les postes politiques. Entre 1870 et 1900, une trentaine de préfets se succèdent, ce qui ne permet pas la stabilité. Tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la Corse subit les conséquences du clientélisme. L'île connaît un développement relatif sous le Second Empire, mais celui-ci s'enraye à partir de 1875. L'activité industrielle dans la région d'Ajaccio, en particulier les filatures, font faillite. En 1885, les hauts fourneaux de Solenzara et Bastia cessent leurs activités. Les quelques gisements miniers ne sont pas jugés suffisamment rentables et l'artisanat insulaire est victime de la concurrence de la métropole. Pire, la production agricole dégringole par rapport au début du XIXe siècle. La malaria joue un rôle important dans cette baisse massive de la production agricole, notamment dans la Plaine orientale et en Balagne, tout comme l'adoption de la loi Méline. De plus, les produits venus des colonies et de la Provence concurrencent les produits locaux. Néanmoins, les autorités ne prennent pas la mesure du problème. Une commission d'enquête est mise sur pied et une loi adoptée en 1911, mais elle n'est pas appliquée. Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, grâce aux Américains, que la malaria est éradiquée sur l'île. À partir de la fin du XIXe siècle, les villes deviennent le foyer nourricier des campagnes. Le tourisme est encore embryonnaire, limité à la région d'Ajaccio et aux régions montagneuses. Seul point positif, la ligne de chemins de fer finit par relier Ajaccio à Bastia. Néanmoins, l'extension vers la Plaine orientale n'a lieu que dans les années 1930 et celle vers Sartène est abandonnée. En 1908, Georges Clemenceau, alors président du Conseil, dresse un constat sans appel de la situation de l'île. À partir de 1880, le phénomène d'émigration se renforce. Beaucoup de Corses entrent dans l'administration coloniale, notamment dans les départements d'Algérie et en Indochine française. D'autres, en particulier dans le cap Corse, quittent l'île pour l'Amérique, en particulier à Porto Rico et au Venezuela. En 1901, l'île compte environ 295000 habitants. À partir de là, ce chiffre connaît une baisse constante jusqu'aux années 1950. Entre 1900 et 1956, la Corse perd environ 40 % de sa population. C'est d'ailleurs la seule île de Méditerranée à connaître un déclin démographique. La Première Guerre mondiale a des conséquences dramatiques sur ce plan. Pour faire face, l'État fait appel à une immigration de travail. C'est ainsi que beaucoup d'Italiens arrivent sur l'île, en particulier après 1922. Chaque année, entre arrivent sur l'île, mais tous ne restent pas. Dans les années 1920, la Corse connaît une poussée patriotique sans précédent. Dans le même temps, les autonomistes et les nationalistes, menés par Petru Rocca, épousent la cause de l'irrédentisme italien. La propagande de Benito Mussolini est très efficace en Italie, diverses revues voyant le jour, mais elle a peu d'échos sur l'île. Les autonomistes perdent toute crédibilité dans les années 1930. Pourtant, le maire d'Ajaccio Dominique Paoli croit bon de féliciter Mussolini après sa victoire lors de la seconde guerre italo-éthiopienne. Le , l'Italie fasciste manifeste sa volonté d'annexer les anciens comté de Nice et de Savoie ainsi que la Corse. Immédiatement, un Comité d'action et de défense de la Corse française se met en place. Le , devant 20000 personnes brandissant drapeaux corse et français, est prononcé par Jean-Baptiste Ferracci le serment de Bastia : Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir Français. Le président du Conseil Édouard Daladier effectue une tournée triomphale sur l'île. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Corse est occupée par les troupes italiennes et allemandes. En 1943, elle est le premier territoire libéré de la métropole. Les gouvernements successifs de la Quatrième République cherchent à réduire l'écart de niveau de vie entre Paris et la Province. En 1949, un rapport indiquait prendre en compte de légitimes inquiétudes sur la situation de l'île. La situation démographique et économique de l'île est enfin prise en compte, une longue enquête sur plusieurs années permettant de mesurer l'ampleur du phénomène. En 1954, la population de l'île est encore à 68 % rurale. La Corse, toujours rattachée administrativement à la Provence, bénéficie d'un Plan d'action régional particulier en 1957. Les objectifs du plan sont très ambitieux. Le tourisme et la production agricole sont les deux principaux axes de développement du plan. Deux sociétés d'économie mixte sont créés : la Société d'aménagement pour la mise en valeur de la Corse (SOMIVAC) et la Société pour l'équipement touristique de la Corse (SETCO), dont les sièges sont à Bastia. Cependant, les Corses se montrent sceptiques face aux chances de réussite du Plan. La SOMIVAC a investi 250 millions de francs jusqu'en 1975. La Corse est particulièrement affectée par la décolonisation, beaucoup de Corses ayant bénéficié d'un emploi dans l'administration coloniale ou dans l'armée depuis près d'un siècle, y compris grâce au clientélisme électoral. Du 24 au 28 mai 1958, le bataillon parachutiste de choc basé à Calvi enclenche la première phase de l'opération Résurrection, une des étapes du coup d'État du 13 mai 1958, qui consiste à s'emparer du pouvoir civil et militaire dans toute l'île. La Corse approuve largement le retour au pouvoir du général de Gaulle et vote largement pour le oui lors du référendum du 28 septembre 1958, malgré une abstention supérieure à 35 %. ==== Depuis 1958 ==== À partir de la fin des années 1950, la Corse connaît enfin son décollage économique. À partir de 1956, la démographie est de nouveau en hausse. En 1960, l'île compte près de 270000 habitants. Entre 1957 et 1965, elle accueille environ 17000 rapatriés d'Afrique du Nord et d'Algérie. Ajaccio accueille 6000 rapatriés alors qu'elle ne comptait à l'époque que 40000 habitants, soit le tiers des rapatriés. Au total, Ajaccio et Bastia accueillent 53 % des rapatriés. Dans le même temps, les premiers effets du Plan d'action régional particulier se font sentir. Entre 1955 et 1960, le réseau téléphonique commuté augmente de 82 % sur l'île, contre 40 % pour le reste de la France métropolitaine. La Plaine orientale et la Balagne, débarrassés de la malaria, redeviennent des foyers agricoles. La production de vin se développe de façon très importante, et beaucoup de rapatriés se verront attribuer des terres agricoles par le gouvernement, notamment autour d'Aléria. Les exploitations viticoles ne tarderont pas à poser des problèmes, étant donné que les exploitations avaient été au départ attribuées uniquement à des Corses avant l'indépendance algérienne. Entre 1960 et 1990, le nombre de touristes passe de 100000 visiteurs à 1,5 million. Progressivement, la Corse rattrape son retard et n'est plus considérée comme le territoire le plus pauvre de France métropolitaine. Néanmoins, une partie de l'économie de l'île reste ancrée sur des pratiques archaïques. La balance commerciale de la Corse demeure déficitaire avec la métropole. En 1959, le mouvement du 29 novembre est créé pour mettre en avant ces problèmes et attirer l'attention du gouvernement pour les résoudre. À partir des années 1960, un mouvement autonomiste se structure dans l'île tandis que le nationalisme corse reprend vie après une quarantaine d'années d'isolement. Cela donnera naissance à l'expression question corse. Les premières protestations ont lieu, notamment contre le transfert du site d'essais nucléaires de Reggane dans le Sahara algérien au sud de Calvi. Finalement, le site est déplacé en Polynésie française. L'année suivante, la dernière mine d'amiante fermait définitivement. Dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Napoléon, Georges Pompidou pose une première pierre en étant le premier à parler d'autonomie pour la Corse depuis Alexandre Millerand en 1922. En 1970, la Corse devient une région. L'île, en particulier le nord, est touchée par une importante pollution marine. À l'origine, les rejets dans la mer Méditerranée de déchets toxiques par une entreprise italienne de chimie, Montedison. C'est le début de l'affaire des boues rouges. Les Corses ne comprennent pas l'inaction des gouvernements français et italiens. Les mouvements autonomistes se renforcent. Face à l'engouement pour ces mouvements, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac décident une seconde bidépartementalisation. Les départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse (avec le territoire de l'ancienne piève du Niolo) sont créés par la loi du . Cependant, le plan initial proposé par la mission interministérielle sur l'aménagement et l'équipement de la Corse est drastiquement revu à la baisse. C'est en partie à cause de cela que se produisent les événements d'Aléria en août 1975. Tout part d'un meeting de l'Action régionaliste corse à Corte où Edmond Simeoni tient des propos qui inquiètent le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski. Des militants autonomistes et nationalistes décident également d'occuper une propriété viticole dans la région d'Aléria. Cependant, la surréaction du ministre face à ces évènements aboutit à un affrontement armé, au cours duquel deux CRS sont tués. Simeoni et certains de ses hommes se rendent, tandis que d'autres parviennent à prendre la fuite, La mission d'information, pourra laisser place, à un vrai pouvoir législatif, si au terme de 5 ans, le statut d'adaptation s'avère insuffisant. == Drapeau et héraldique == Le drapeau de la Corse est constitué d'une tête de Maure (ou More) sur un fond blanc. C'est l'une des héraldiques les plus anciennes, puisqu'elle existe depuis l'époque des croisades. Elle figurait notamment sur les étendards et les sceaux du royaume d'Aragon dès le XIIIe siècle. L'origine de cette tête de Maure pour le drapeau corse fait l'objet d'un débat entre historien avec plusieurs hypothèses : aragonaise ou germanique. Le drapeau corse actuel fut adopté une première fois lors d'une consulta réunie à Corte le , et le dessin fut achevé deux ans plus tard. == Population == === Démographie === Au , la Corse compte selon la population légale de . Actuellement, il y aurait environ Corses habitant en dehors de l'île. Du IIIe siècle av. J.-C. au XVIIIe siècle, la Corse est un territoire d'émigration. Au début du XVIIIe siècle, la population n'est que de 150000 habitants contre 250000 habitants pour la Sardaigne. Après l'intégration à la France en 1769, la démographie insulaire s'aligne sur celle du Midi rural alors que celle de la Sardaigne augmente considérablement. En 1801, la population de l'île est d'environ 160000 habitants. Cent ans plus tard, elle compte 295000 habitants et plus de 300000 habitants à la veille de la Première Guerre mondiale. La Corse connaît une déprise démographique jusqu'aux années 1950. Nombreux sont ceux qui quittent l'île pour travailler ou pour étudier, notamment à Paris, Marseille ou Nice. La croissance démographique repart à la hausse dans les années 1960, avec un accroissement naturel positif, une hausse de l'immigration et le rapatriement de pieds-noirs d'Afrique du Nord. La densité est à peine de , ce qui est très inférieur à d'autres îles méditerranéennes comme la Sicile ou les Baléares, mais plus proche de la Sardaigne voisine. Cependant, les nationalistes dénoncent depuis les années 1970 le risque de baléarisation de l'île. Aujourd'hui, Ajaccio et Bastia abritent plus de 60 % de la population de l'île. La Corse se caractérise par la présence de vides, notamment à l'intérieur des terres. La densité à l'intérieur des terres est très faible (). En 2013, le taux de fécondité est de 1,55 enfant par femme. Le taux de natalité demeure inférieur à la moyenne de la France métropolitaine avec 9,4 %. D'après les projections de l'INSEE, la Corse devrait compter 385000 habitants d'ici 2050 : 29,1 % sont nés en Maroc 24 % sont nés au Portugal 12,4 % sont nés en Italie Dans la très grande majorité, l'immigration en Corse est une immigration de travail. La plupart est vouée à des emplois agricoles, ouvriers ou employés. Ils sont principalement concentrés dans le Sartenais, en Balagne ou sur la Plaine orientale. Plus de 50 % des immigrés installés en Corse déclarent n'avoir aucun diplôme. === Répartition spatiale des hommes et des activités === La Corse est marquée par les déséquilibres spatiaux. Elle possède peu d'aires d'attraction et reste essentiellement agricole et rurale. L'essentiel des villages de l'île est situé entre d'altitude. Cette localisation s'explique pour des raisons historiques et sanitaires, la malaria étant présente sur le littoral jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plus du quart de l'île est en déclin démographique, tandis que 70 % de la croissance démographique se concentre sur 15 % du territoire. Les zones de faible densité couvrent la moitié de l'île dans les zones les plus montagneuses et n'accueillent que 6 % de la population insulaire. À l'inverse, 50 % de la population et 66 % des emplois se concentrent dans les rares zones urbaines, principalement autour d'Ajaccio, Bastia, L'Île-Rousse ou Porto-Vecchio. Du IIIe siècle av. J.-C. au XIXe siècle, la Corse est marquée par l'émigration. La démographie insulaire ne connaît une augmentation importante qu'à partir de 1801, même si la Première Guerre mondiale a cassé la dynamique démographique. En 2000, 80 % de la population insulaire vivait en zone inondable, y compris à Ajaccio et Bastia. Huit pôles urbains secondaires composent l'île. La plupart de ces pôles urbains se trouvent sur le littoral, notamment Porto-Vecchio, Propriano, Calvi ou L'Île-Rousse, tandis que d'autres sont à l'intérieur des terres, principalement Corte et Sartène. Corte accueille l'université de Corse-Pascal-Paoli tandis que Calvi, L'Île-Rousse, Porto-Vecchio ou Propriano sont des stations balnéaires et des villes portuaires. Un duopôle se dégage, celui d'Ajaccio/Bastia. Les deux villes polarisent 60 % de la population, 65 % des emplois et 66 % des revenus. La nature rocailleuse des sols, notamment dans le Nebbio, l'Alta Rocca ou près du désert des Agriates explique en partie la faible urbanisation de l'île. Ainsi, 75 % de la population vit sur le littoral. == Économie == 80 % de la population active travaille dans le secteur tertiaire. === Agriculture === Malgré la faible présence de plaines, l'agriculture a toujours été l'activité prépondérante en Corse. Elle ne représente que 1,5 % du Produit intérieur brut régional et 3,5 % des emplois en prenant en compte l'agro-alimentaire. 10 % des exploitations génèrent 40 % des revenus agricoles globaux. La surface agricole utilisée n'est que de 37 %, ce qui explique la faible part de l'agriculture dans le PIB régional. L'agriculture corse repose sur deux piliers : la viticulture et l'arboriculture alors que les productions animales reculent. Les Appellations d'origine contrôlée (AOC) ont permis à certains de ces produits, tels que le Brocciu ou encore les vins de Patrimonio, de gagner en notoriété au-delà des frontières de l'île. La baisse de la production agricole s'explique pour plusieurs raisons, notamment par la démographie, les problèmes de modernisation et les structures foncières spécifiques de l'île. Néanmoins, depuis 2010, le nombre d'exploitations repart à la hausse, la Corse étant la seule région dans ce cas. L'île compterait exploitations d'après le dernier recensement agricole. Les deux tiers des exploitations se trouvent en Haute-Corse. Pour répondre à ces enjeux, l'île a mis en place des politiques visant à favoriser les circuits courts, l'agriculture biologique, et la préservation des savoir-faire traditionnels. La pêche, quant à elle, reste une activité économique significative, bien que marginale par rapport à d'autres secteurs. Les eaux environnantes riches en ressources offrent des produits de qualité, mais la surexploitation des stocks et les régulations strictes de l'Union européenne constituent des freins à son développement. === Énergie === Depuis 2016, la Corse dispose d'une Programmation pluriannuelle de l'énergie propre et indépendante de celle adoptée au niveau national. La collectivité est l'une des plus avancées en matière d'énergies renouvelables. Elle reste très dépendante concernant la consommation d'énergie, dont 87 % est importée (en comptant les carburants). Une nouvelle centrale est censée remplacer celle du Vazzio, jugée vétuste. Le club compte également une victoire en Coupe de France, remportant le trophée en 1981 contre l'AS Saint-Étienne de Michel Platini ou Johnny Rep. D'autres clubs insulaires ont marqué, comme le Gazélec Ajaccio. Le Football Club Borgo est créé plus récemment, dans le cadre d'une fusion avec le CA Bastia. Le Féminine Esprit Club Bastiais est le seul club exclusivement féminin (évolue aujourd'hui dans la quatrième division), tandis que les autres clubs commencent à développer des sections féminines. Le football est plus qu’un sport ici, c’est une véritable passion qui fédère les communautés locales autour de leurs équipes. Bien que moins populaire que le football, le rugby à XV connaît une croissance régulière en Corse, avec des clubs dynamiques et une base de supporters toujours plus large. La solidarité et l’esprit de combat, valeurs chères aux Corses, se retrouvent dans ce sport. Le premier club insulaire est le Bastia , et évolue actuellement au sein du championnat de Régionale 2 organisé par la Ligue régionale Provence Alpes Côte d'Azur. En volley-ball, le Gazélec Ajaccio évolue depuis plusieurs saisons en première division nationale et a remporté deux Coupes nationales, en 2016 et 2017. Les sports nautiques : Entourée par la mer, la Corse est un paradis pour les amateurs de sports nautiques. La voile, planche à voile, le kitesurf, la plongée sous-marine ou encore le kayak de mer attirent non seulement les habitants mais aussi les touristes venus profiter des conditions idéales qu’offre l’île. La randonnée : Avec son fameux GR20, considéré comme l'un des sentiers de grande randonnée les plus difficiles d'Europe, la Corse est une destination prisée des randonneurs. La montagne est une composante essentielle de l'identité corse, et la randonnée y est pratiquée avec une grande ferveur. Les sports extrêmes : L’île est aussi un terrain propice pour les sports extrêmes comme le parapente, l'escalade ou le canyoning. Ces disciplines, qui allient adrénaline et communion avec la nature, trouvent en Corse un cadre d’expression unique. Le sport automobile : Depuis 1956, l'île accueille tous les ans le Tour de Corse où s'affrontent les meilleurs pilotes de rallye. Le cyclisme : Depuis 1920, l'île accueille tous les ans le Tour de Corse cycliste, étant ouvert depuis 1971 aux professionnels. En 2013, la Corse accueille également les trois premières étapes du Tour de France. Le tir sportif : C'est le sport le plus pratiqué sur l'île en dehors du football, ce qui fait d'ailleurs de la Corse la région où cette discipline est la plus pratiquée. === Médias === En Corse, les médias jouent un rôle politique non négligeable. Ils sont souvent au cœur des débats sur l'autonomie, la préservation de la langue corse, et d'autres enjeux sociétaux importants pour l'île. Les médias peuvent servir de tribune aux divers courants politiques, allant des nationalistes corses aux partis politiques traditionnels, influençant ainsi l’opinion publique et les élections locales. L’indépendance éditoriale des médias corses est parfois remise en question, notamment en raison de la petite taille du marché médiatique insulaire et des pressions économiques et politiques qui en résultent. Néanmoins, les médias corses restent un espace crucial pour l’expression de la diversité des opinions et la défense des intérêts locaux. ==== Presse écrite ==== La presse écrite est représentée par plusieurs titres. Certains titres couvrent la région dans son intégralité. Les principaux titres de la presse quotidienne régionale sont : Corse-Matin Journal de la Corse (plus vieux quotidien de l'île, créé en 1817) Stampa Paese U Ribombu (en langue corse) Arriti (en langue corse) Corse Net Infos (uniquement en ligne) Corsica Infurmazione (uniquement en ligne) Alta Frequenza (uniquement en ligne) La Corse Votre Hebdo (complément hebdomadaire du Corse-Matin) Kyrn (hebdomadaire, créé en 1969) ==== Télévision ==== La télévision en Corse est marquée par la présence de chaînes locales comme France 3 Corse ViaStella. Cette chaîne publique joue un rôle clé dans la représentation de la réalité corse, avec des programmes qui explorent la culture, l'histoire, et les enjeux contemporains de l'île. France 3 Corse ViaStella diffuse aussi du contenu en langue corse, soutenant ainsi les efforts de revitalisation linguistique. ==== Radios ==== Les stations de radio en Corse, telles que Radio Corse Frequenza Mora (RCFM), sont également des vecteurs importants de diffusion culturelle et linguistique. Elles abordent des sujets locaux tout en diffusant des émissions en langue corse, contribuant ainsi à la vitalité de la culture insulaire. ==== Cinéma ==== L'histoire du cinéma en Corse remonte aux débuts du septième art. Dès les années 1920, des réalisateurs français commencent à s'intéresser à l'île, fascinés par ses paysages sauvages et ses traditions ancestrales. Ces premières productions, souvent tournées par des équipes extérieures, utilisent la Corse comme un simple décor exotique. Cependant, dans les années 1950 et 1960, le cinéma en Corse prend une nouvelle dimension avec l'émergence de réalisateurs locaux qui cherchent à capturer la véritable essence de l'île. Des films comme L'Enquête Corse (2004) illustrent cette transition, en mélangeant l'humour et une critique subtile de la société insulaire. Le cinéma en Corse est un reflet de la société insulaire, de ses joies comme de ses tensions. Les thématiques de l'attachement à la terre, de la famille, et des conflits identitaires y sont récurrentes. Les réalisateurs corses n'hésitent pas à aborder des sujets sensibles tels que la violence ou le nationalisme, tout en célébrant la beauté et la diversité de leur culture. Le documentaire joue également un rôle central dans la cinématographie corse, offrant une vision authentique et souvent poignante de la vie sur l'île. Des réalisateurs comme Jean-Charles Marchiani ont su capter avec justesse la complexité de l'âme corse à travers leurs films documentaires. L'île a servi de cadre à un certain nombre de films et de séries télévisées : L'Enquête Corse d'Alain Berberian avec Christian Clavier et Jean Reno, sorti en 2004 et tourné en partie à L'Île-Rousse (Haute-Corse) et à Sainte-Lucie-de-Tallano (Corse-du-Sud). Le Grand Bleu de Luc Besson avec Jean Reno et Rosanna Arquette, sorti en 1988 et tourné en partie à Bonifacio (Corse-du-Sud). Colomba d'Émile Couzinet, sorti en 1948. Le film raconte l'histoire d'une vendetta en Corse. Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini avec Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant et Philippe Noiret, sorti en 1976 et tourné en partie sur l'île. Les Rivières pourpres de Mathieu Kassovitz avec Jean Reno et Vincent Cassel, sorti en 2000 et tourné en partie à Corte. Le Guépard de Luchino Visconti avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale, sorti en 1963 et tourné en partie sur l'île. Mafiosa, série de Hugues Pagan dont l'intrigue et le tournage se déroulent en Corse. Tensions sur le Cap Corse, téléfilm de Stéphanie Murat avec Richard Bohringer et Amira Casar, sorti en 2017. Le téléfilm raconte l'enquête de police sur l'assassinat d'un homme d'affaires à la réputation sulfureuse dans le quartier de Toga à Bastia. Plaine orientale, série dont l'intrigue et le tournage se déroulent en Corse, dans la Plaine orientale. === Manifestations culturelles === La région compte de nombreuses manifestations culturelles, certaines ayant un rayonnement national ou international, d’autres un caractère plus local. Parmi les principaux événements figurent notamment : le festival de la chanson corse à Ajaccio (Corse-du-Sud). le festival international des Nuits de la Guitare de Patrimonio, organisé depuis 1990 dans la commune de Patrimonio (Haute-Corse). le festival Calvi on the Rocks, organisé depuis 2003 dans la capitale de la Balagne avec des concerts principalement de rock ou de musique électronique. le festival Les Nuits du Piano d'Erbalunga, organisé depuis 2012 dans l'enceinte du Palais des Gouverneurs à Bastia (Haute-Corse). le festival Sorru in Musica, à laquelle est associé une académie de musique, organise depuis 2004 à Vico des concerts dans divers styles musicaux. le festival de cinéma Arte Mare, organisé à Bastia depuis 1982, à la particularité de ne promouvoir que des films et des documentaires ayant pour thème le bassin Méditerranéen. le festival BD à Bastia, organisé depuis 1983. la Fiera di a Castagna (foire de la chataîgne) à Bocognano (Corse-du-Sud), organisée depuis 1982. la Fiera di l'Alivu (foire de l'olive) à Montegrosso (Haute-Corse). la foire du Pratu au col de Prato près de Morosaglia (Haute-Corse). A Festa di a Nazione (fête de la Nation), organisée tous les 8 décembre en l'honneur de Pascal Paoli, principale figure de l'île qui reçut le titre de Père de la Nation == Patrimoine == La Corse a été habitée depuis la préhistoire, comme en témoignent les sites mégalithiques tels que les alignements de menhirs de Filitosa. Ces monuments mystérieux, vieux de plus de 1200 ans, sont l'une des traces les plus anciennes de la présence humaine sur l'île. D'autres sites archéologiques préhistoriques majeurs sont présents sur l'île, notamment ceux de Cucuruzzu et Capula près de Levie. Au fil des siècles, l'île a vu se succéder de nombreuses civilisations, chacune laissant son empreinte, des Étrusques aux Romains, en passant par les Génois et les Pisans. Aléria est un site archéologique majeur, de nombreux vestiges de l'ancienne cité romaine ayant été découverts et préservés, notamment le forum, les thermes et des temples. Ces influences se reflètent dans les architectures romanes et baroques, que l'on retrouve dans de nombreuses églises et chapelles disséminées à travers l'île, comme l'Église Saint-Michel de Murato, un chef-d'œuvre de l'art roman pisan. La Corse possède un grand nombre de petites chapelles romanes, surtout dans le sud de l'île, chacune avec des fresques, des sculptures et une architecture unique, souvent nichées dans des paysages naturels époustouflants. Pendant longtemps, il fut impossible d'établir un inventaire du patrimoine insulaire, comme l'explique l'archéologue Prosper Mérimée : Pauvres, nullement enthousiastes de dévotion, exploités par des gouverneurs avides, les Corses n’ont jamais pu cultiver les arts. L'architecture corse est un autre aspect du patrimoine qui mérite une attention particulière. Les villages perchés, comme ceux de Pigna ou de Corte, sont emblématiques de la résistance des Corses à l'invasion et à la domination étrangère. Les maisons en pierre sèche, aux toits en lauze, témoignent d'un savoir-faire ancestral adapté aux conditions climatiques de l'île. Les tours génoises, disséminées le long des côtes, sont les gardiennes silencieuses de cette histoire tumultueuse, rappelant l'époque où l'île devait se protéger des pirates. Certaines villes ont un patrimoine unique, notamment Bonifacio perchée sur des falaises calcaires où se trouve pourtant une citadelle mais aussi l'escalier du roi d'Aragon creusé dans la falaise et qui permettait d'accéder à la ville depuis la mer. Le village de Sant'Antonino en Haute-Corse est un village médiéval classé parmi les plus beaux villages de France. Situé sur une colline, il offre une vue panoramique sur la Balagne et est connu pour ses ruelles en pierre et son charme authentique.
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Liste des communes de la Dordogne
Cette page liste les du département français de la Dordogne au . == Histoire des communes == Le département de la Dordogne est créé à la Révolution française, le , en application de la loi du , sur la majeure partie de l'ancienne province du Périgord, mais aussi de zones réduites de l'Agenais, de l'Angoumois et du Limousin. En 1793, dix communes de la Corrèze sont rattachées par décret à la Dordogne : Boisseuilh, Coubjours, Génis, Payzac, Saint-Cyr-les-Champagnes, Saint-Mesmin, Sainte-Trie, Salagnac, Savignac-Lédrier et Teillots. En 1793, la Dordogne cède Cavarc au département de Lot-et-Garonne. Le (), la commune de Parcoul est détachée de la Charente-Inférieure et réunie à la Dordogne. En 1819, la commune de Beaurepos est soustraite du département et fusionne avec Souillac dans le Lot. De 1989 à 2015, la Dordogne compte 557 communes. Au , leur nombre baisse à 545, avec la création de neuf communes nouvelles (Beaumontois en Périgord, Boulazac Isle Manoire, Brantôme en Périgord, Coux et Bigaroque-Mouzens, Parcoul-Chenaud, Pays de Belvès, Saint Aulaye-Puymangou, Sainte-Alvère-Saint-Laurent Les Bâtons et Sorges et Ligueux en Périgord) remplaçant 21 communes initiales. Au , onze autres communes nouvelles (Bassillac et Auberoche, Boulazac Isle Manoire, Castels et Bézenac, Les Coteaux Périgourdins, Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, La Jemaye-Ponteyraud, Mareuil en Périgord, Saint Privat en Périgord, Sanilhac, La Tour-Blanche-Cercles, et Val de Louyre et Caudeau) remplacent 36 communes. Il y a alors 520 communes en Dordogne. Au , six communes nouvelles (Coly-Saint-Amand, Eyraud-Crempse-Maurens, Les Eyzies, Saint-Julien-Innocence-Eulalie, Sigoulès-et-Flaugeac et l'élargissement de Brantôme en Périgord) remplacent 21 communes abaissant le nombre de communes dans le département à 505. Au , le département compte à la suite de la création de la commune nouvelle de Pechs-de-l'Espérance par regroupement de . == Liste des communes == Le tableau suivant donne la liste des communes au , en précisant leur code Insee, leur code postal principal, leur arrondissement, leur canton, leur intercommunalité, leur superficie, leur population et leur densité, d'après les chiffres de l'Insee issus du recensement 2022.
[ "commune (France)", "Dordogne (département)", "Coux et Bigaroque-Mouzens", "Saint Aulaye-Puymangou", "La Jemaye-Ponteyraud", "Anciennes provinces de France", "Saint-Cyr-les-Champagnes", "Saint Privat en Périgord", "Génis", "Limousin (province)", "Commune nouvelle", "Bassillac et Auberoche", "Liste des intercommunalités de la Dordogne", "Sainte-Alvère-Saint-Laurent Les Bâtons", "Adolphe Joanne", "Coubjours", "Pechs-de-l'Espérance", "Armorial des communes de la Dordogne", "Angoumois", "La Tour-Blanche-Cercles", "Coly-Saint-Amand", "Salagnac", "Cavarc", "liste des communes nouvelles créées en 2016", "Eyraud-Crempse-Maurens", "Mareuil en Périgord", "Val de Louyre et Caudeau", "an III", "Savignac-Lédrier", "Sorges et Ligueux en Périgord", "Saint-Julien-Innocence-Eulalie", "Liste des cantons de la Dordogne", "Saint-Mesmin (Dordogne)", "Arrondissements de la Dordogne", "liste des communes nouvelles créées en 2017", "Listes des communes de France", "Cubjac-Auvézère-Val d'Ans", "Révolution française", "Agenais", "Discussion:Cavarc", "Parcoul-Chenaud", "Payzac (Dordogne)", "Souillac", "Corrèze (département)", "Les Coteaux Périgourdins", "Boulazac Isle Manoire", "Liste des anciennes communes de la Dordogne", "Castels et Bézenac", "Les Eyzies", "Sainte-Trie", "Périgord", "Lot (département)", "Boisseuilh", "Charente-Maritime", "Sanilhac (Dordogne)", "Sigoulès-et-Flaugeac", "Guy Penaud", "Teillots", "Lot-et-Garonne", "Parcoul", "Beaumontois en Périgord", "Institut national de la statistique et des études économiques", "code postal", "Pays de Belvès", "département français", "Hachette Livre", "Brantôme en Périgord" ]
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Calvados (département)
Le Calvados est un département français de la région Normandie. L'Insee et La Poste lui attribuent le . Sa préfecture est Caen. Ses sous-préfectures sont Bayeux, Lisieux et Vire Normandie. == Histoire == Le département a été créé à la Révolution française, le , en application de la loi du , à partir d'une partie de l'ancienne province de Normandie, regroupant diverses circonscriptions très anciennes : les diocèses de Bayeux et de Lisieux, les généralités d'Ancien Régime de Caen, de Rouen (pour le pays d'Auge : Pont-l'Évêque et Honfleur), et d'Alençon (pour les secteurs de Falaise et de Lisieux). On envisagea un temps de le nommer « Basse-Orne » puis « Orne-Inférieure ». Les deux noms se côtoient même un temps dans des actes officiels avant de choisir son nom actuel qui tient d'un banc rocheux, les rochers du Calvados, sur proposition du député de Bayeux, Jean-Baptiste Delauney. La légende veut que les rochers au large d'Arromanches-les-Bains aient pris le nom du Salvador (ou Çalvador, qui serait devenu Calvados par déformation linguistique), navire de l'Invincible Armada espagnole qui s'y serait échoué en 1588, mais cette altération est invraisemblable. Une hypothèse mieux fondée fait état de cartes marines rédigées en latin décrivant la côte dénudée et bosselée d'une partie de l'actuel département comme calva dorsa ou calva dossa « dos chauves »). De manière topographique, ce nom ferait précisément référence à deux élévations de la côte vers Arromanches qui vues du large apparaissent chauves à cause de leur faible couverture végétale. === Préhistoire === Peu de monuments attestent d'une occupation humaine ancienne, malgré des conditions géographiques favorables : tumulus de Colombiers-sur-Seulles, menhirs de Pierrelaye (Villy-Bocage), Pierre tournante (Livarot-Pays-d'Auge), de Pierre du Pot et Pierre de la Hauberie (Ussy, environs de Falaise) , dolmen de la Loge aux Sarrazins (Saint-Germain-de-Tallevende dans le bocage virois)… === Antiquité === Plusieurs cités gallo-romaines étaient situées dans le cadre du Calvados : d'ouest en est, celle des Baiocasses, qui s'est conservée avec l'évêché de Bayeux, des Viducasses, aux environs d'Évrecy et qui n'a pas perduré, celle des Lexovii, aujourd'hui Lisieux. À Vieux, le site des Viducasses (Aregenua) fait l'objet depuis 1988 d'un important programme de fouilles. Le musée de Normandie à Caen conserve de nombreux objets de cette période. Au IIIe siècle, la région subit des incursions barbares (saxonnes). Bayeux et Lisieux s'entourent de murailles. Au IVe siècle, s'installent les Francs. Bayeux et Lisieux sont alors le siège d'un diocèse. Toutefois, quelques paroisses dépendent de l'évêché de Coutances (secteur de Saint-Sever) ou de Sées (secteur de Falaise). === Moyen Âge === À partir du IXe siècle, les Vikings ravagent la région et prennent pied par endroits (colonie danoise de Bayeux). En 911, Rollon reçoit du roi des Francs le contrôle du diocèse de Lisieux, et en 923 de celui de Bayeux. C'est à Caen que le duc de Normandie et roi d'Angleterre depuis 1066, Guillaume le Conquérant, fut enterré. À cette époque, la ville, avec son port au fond de l'estuaire de l'Orne, est en plein développement. De ses carrières, on extrait une pierre calcaire de qualité qui est exportée jusqu'en Angleterre. De nombreux établissements ecclésiastiques, protégés ou encouragés par les ducs de Normandie voient le jour : abbayes du Val-Richer, de Troarn, de Villers-Canivet, de Saint-Pierre-sur-Dives… Plusieurs fortifications du XIIe siècle sont érigées : donjon de Caen (aujourd'hui rasé), de Bonneville-sur-Touques, château de Falaise. Le XIIIe siècle est marqué par l'essor du gothique : église Saint-Pierre de Caen, cathédrale de Lisieux, Saint-Gervais et la Trinité à Falaise… === Époque moderne === === Époque contemporaine === Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes prussiennes de à (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). ==== Seconde Guerre mondiale ==== Le à l'aube est lancée l'opération Overlord sur les plages à l'ouest du département avec des soldats américains, anglais, français et canadiens. ==== XXIe siècle ==== Au , le territoire de la commune de Pont-Farcy est rattaché au département de la Manche, décision préalable à la fusion des communes de Tessy-Bocage, située dans la Manche, et de Pont-Farcy, située dans le Calvados. Pont-Farcy rejoint de fait Saint-Lô Agglo. == Héraldique == Ce blason rappelle celui de la Normandie historique ; la partie supérieure symbolise la Manche qui borde le département au nord. Il a été proposé par l'héraldiste Robert Louis en 1950. == Politique == La droite a longtemps été quasi hégémonique dans le département, même après que le clan d'Ornano sous les années Giscard laisse au niveau national la place à des figures mitterrandiennes que sont les ministres Louis Mexandeau à Caen et Yvette Roudy à Lisieux. Lors des élections municipales de 2001, la fédération socialiste du Calvados est divisée entre le député Louis Mexandeau et le maire sortant d'Hérouville-Saint-Clair, François Geindre, contraignant la rue de Solférino à la mettre sous tutelle. En 2012, la gauche confirme son implantation désormais forte, en particulier dans l'agglomération caennaise, ne laissant, comme en 1997, qu'un seul siège de député à l'UMP, celui de Nicole Ameline, héritière politique de Michel d'Ornano, et offrant un siège inattendu à Les Écologistes et Isabelle Attard dans le Bessin. En 2014, pour la première fois, le Front National arrive en tête dans le Calvados avec 25,99 % des suffrages lors des élections européennes. Conseil départemental du Calvados Liste des intercommunalités du Calvados Liste des communes du Calvados Liste des anciennes communes du Calvados Liste des députés du Calvados Liste des sénateurs du Calvados Liste des conseillers départementaux du Calvados Liste des préfets du Calvados == Géographie == Le Calvados fait partie de la région de Normandie. === Communes les plus peuplées === Les deux communes du Calvados ayant enregistré la plus forte croissance de population entre 2010 et 2015 relèvent de la communauté urbaine Caen la Mer : il s'agit d'Hérouville-Saint-Clair et de Colombelles avec, respectivement, + 1 026 et + 928 habitants. === Pyramide des âges === Pyramide des âges du Calvados : plus de 75 ans : 7,2 % 60 - 74 ans : 13,16 % 40 - 59 ans : 25,52 % 20 - 39 ans : 28,53 % 0 - 19 ans : 25,6 %. == Culture == Deauville accueille le Festival du cinéma américain et Cabourg celui du Cinéma romantique. Tous les ans, le premier week-end d'avril, Hérouville-Saint-Clair accueille le festival BD Des Planches et des Vaches, premier festival bas-normand du genre, ainsi que le Festival Beauregard depuis 2009. À Caen se déroulent chaque année en automne le festival Nördik Impakt, festival de culture électronique dont la soirée de clôture rassemble environ 10000 festivaliers au parc des expositions, ainsi que les Boréales de Normandie qui se consacrent à la culture scandinave. Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre est décerné chaque année à des journalistes du monde entier. À Dives-sur-Mer se déroulent le festival de la marionnette et la biennale internationale du livre d'artiste Biblioparnasse. Chaque année, en été, les ateliers des artistes plasticiens ouvrent leurs portes au public au village d'art Guillaume-le-Conquérant. Par ailleurs, en 2009 a été inauguré « Le plus petit Musée du livre », musée nomade. Les Fêtes médiévales de Bayeux se déroulent tous les ans au mois de juillet et tous les deux ans se déroule le Festival international du cirque. En septembre, Merville-Franceville-Plage accueille le festival Cidre et Dragon. === Écrivains / Artistes === Écrivains • Philosophes • Universitaires François de Malherbe • Marie-Catherine d'Aulnoy • Alphonse Allais • Henri de Régnier • Patrick Grainville • Laurencin • Lucie Delarue-Mardrus • Catherine Rihoit Peintres • Sculpteurs Eugène Boudin • Paul-Émile Pissarro • Louis-Édouard Garrido • François Bonnemer • Georges Bouet• Eustache Restout • François de Caumont • Gabriel-Narcisse Rupalley • Louis-Alexandre Dubourg • Yvonne Guégan Musiciens • Chanteurs Erik Satie Théâtre • Télévision Alain Duhamel Michel Drucker === Scientifiques / Industriels === Pierre-Simon de Laplace === Personnalités politiques === Contemporains Georges Marchais • Michel d'Ornano • Louis Mexandeau • Yvette Roudy Historiques Guillaume le Conquérant • Turgot • Joseph Laniel === Personnalités historiques === Odon de Bayeux • Jules Dumont d'Urville === Personnalités religieuses === Saint Jean Eudes • Sainte Thérèse de Lisieux === Langue === La langue régionale est le normand. Comme au sein de l'essentiel des régions de France, le français s'est imposé aux populations à partir du début du XIXe siècle. Les habitants des villes parlaient un français standard vers 1835, mais la prononciation y était encore influencée par la langue régionale, en particulier dans les arrondissements de Vire et de Falaise. == Tourisme == Le département compte un village parmi Les Plus Beaux Villages de France : Beuvron-en-Auge. 7818 chambres d'hôtel ; 13734 emplacements en camping ; 1176 lits (villages de vacances) ; ruraux. Le département se divise en pays d'accueil touristiques : le Bessin, la Plaine de Caen, le Bocage Virois, la Côte de Nacre, la Côte Fleurie, le Pays d'Auge et la Suisse normande. Le Calvados, grâce au port de Ouistreham, est une porte d'entrée sur le continent pour les Britanniques. Il y a deux aéroports, Caen-Carpiquet et Deauville-Normandie. Honfleur vieux bassin.jpg|Le vieux bassin de Honfleur. Port Arromanches.jpg|Arromanches et les plages du débarquement. La pointe du Hoc.jpg|Pointe du Hoc. === Les résidences secondaires === Selon le recensement général de la population du , 18,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Le tableau indique les principales communes du Calvados dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 : Source INSEE, chiffres au 01/01/2008. == Religion == Pour l'Église catholique, le Calvados correspond au diocèse de Bayeux et Lisieux. Liste des abbayes de Normandie. Liste des églises du Calvados.
[ "Vieux-la-Romaine", "Région française", "Généralité d'Alençon", "Aéroport de Deauville-Normandie", "Georges Bouet", "Tourgéville", "Château de Bonneville-sur-Touques", "diocèse de Bayeux et Lisieux", "Aéroport de Caen-Carpiquet", "Houlgate", "Trouville-sur-Mer", "Livarot", "Évrecy", "Abbaye Saint-Martin de Troarn", "François de Caumont", "Lisieux", "Lucie Delarue-Mardrus", "Union pour un mouvement populaire", "Erik Satie", "Auquainville", "Jean-Léonce Dupont", "Arrondissement de Vire", "La Manche libre", "Nördik Impakt", "Résidence secondaire", "Département français", "drapeau normand", "Liste de films tournés dans le département du Calvados", "Rassemblement national", "Élections législatives françaises de 1997", "Saint-Omer (Calvados)", "Varaville", "René Lepelley", "Orne (fleuve)", "Cabourg", "Ussy", "Révolution française", "Guillaume le Conquérant", "La Poste (entreprise française)", "Dolmen de la Loge aux Sarrazins", "Français standard", "Villerville", "autoroute A13 (France)", "Eure (département)", "Villers-sur-Mer", "port Mulberry", "Francs", "Isabelle Attard", "département français", "Conseil départemental du Calvados", "Volontaires nationaux pendant la Révolution", "Colombelles", "Odon de Bayeux", "Diocèse de Séez", "Anciennes provinces de France", "Normandie", "Joseph Laniel", "Invasions barbares", "Eugène Boudin", "Thérèse de Lisieux", "Menhir de Pierrelaye", "Ouistreham", "Saint-Arnoult (Calvados)", "Yves de Saint Jean", "Vire Normandie", "Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives", "Invincible Armada", "Festival Beauregard", "Grandcamp-Maisy", "Falaise (Calvados)", "Manche (département)", "Liste des députés du Calvados", "Seine-Maritime", "Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados)", "Pierre tournante (Livarot)", "Caen", "François de Malherbe", "Les Écologistes", "Yvonne Guégan", "Château de Caen", "rochers du Calvados", "français standard", "Lion-sur-Mer", "muraille", "Liste des préfets du Calvados", "Liste de ponts du Calvados", "Liste des sénateurs du Calvados", 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du Calvados", "L'Express", "Eustache Restout", "bataille de Waterloo", "Cathédrale Saint-Pierre de Lisieux", "Équemauville", "Michel d'Ornano", "église Saint-Pierre de Caen", "Liste des conseillers départementaux du Calvados", "Bajocasses", "Honfleur", "tumulus de Colombiers-sur-Seulles", "Institut national de la statistique et des études économiques", "Raids vikings en France", "marée", "Langrune-sur-Mer", "Gabriel-Narcisse Rupalley" ]
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Cantal (département)
Le Cantal () est un département français faisant partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il doit son nom au massif volcanique du Cantal qui occupe le centre de son territoire. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 15. Sa préfecture est Aurillac. Il correspond approximativement à la Haute-Auvergne, partition territoriale utilisée par les historiens dont les limites varient selon les auteurs. == Toponymie == Ses habitants sont appelés les Cantaliens ou, plus familièrement, les Cantalous. Le mot Cantal est issu du gaulois Cantalo- qui voudrait dire frontière dans cette langue celtique, bien que le sens de cantalon (attesté dans l'inscription gauloise d’Auxey : Iccauos Oppianicnos ieuru Brigindone catalon « Iccauos fils d’Oppianos a dédié à Brigindona ce cantalon ») reste en fait indéterminé « pilier, monument circulaire » ou « chant récitation » ?. Le massif du Cantal séparait le territoire des Arvernes (Auvergne) au nord de celui des Rutènes (Rouergue) et des Eleutètes (Lieutadès) au sud. En occitan, la langue traditionnelle du Cantal, le département et la montagne du même nom sont nommés Cantal (aurillacois) ou Chantal (auvergnat). == Histoire == Ce département a été créé le en application de la loi du . Il correspond à la partie sud de l'ancienne province d'Auvergne, plus précisément aux trois bailliages des Montagnes d'Auvergne, d'Aurillac et de Carlat ainsi que certaines parties du Dauphiné d'Auvergne. Par la loi des -, la Constituante met fin à l'alternat des chefs-lieux de département, sauf pour le Cantal où elle maintient l'alternat entre Saint-Flour et Aurillac. Par la loi du , la Convention montagnarde y met fin en fixant le chef-lieu du Cantal à Aurillac. À sa création, le Cantal compte , contre 246 le . Au la région Auvergne, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Rhône-Alpes pour devenir la nouvelle région administrative Auvergne-Rhône-Alpes. Fichier:Chateau de Pesteil.jpg|Château de Pesteils à Polminhac. Fichier:Tournemire château Anjony.jpg|Château d'Anjony à Tournemire. Fichier:Chapelle Ste Madeleine de Chalet.jpg|Chapelle Sainte-Madeleine de Chalet. Fichier:Murat-Notre Dame de Haute-Auvergne.JPG|Notre-Dame de Haute-Auvergne à Murat. Fichier:Saint-flour-ville-haute.jpg|Ville haute de Saint-Flour. == Héraldique == == Politique et administration == Liste des députés du Cantal Liste des sénateurs du Cantal Liste des conseillers départementaux du Cantal Liste des conseillers régionaux du Cantal Liste des préfets du Cantal Le Cantal est l'un des départements ayant donné le plus de présidents de la République à la France (2, Paul Doumer et Georges Pompidou ; au coude à coude avec les Bouches-du-Rhône et derrière Paris qui en a donné 6) et le département en ayant donné le plus par rapport au nombre d'habitants. Le Cantal peut être désigné comme étant une terre présidentielle au vu de sa faible démographie. Plusieurs ministres sont issus de ses rangs : Félix Esquirou de Parieu (ministre de l'Instruction publique), Paul Devès (ministre de l'Agriculture, ministre de la Justice, ministre de la Justice et des Cultes), Camille Laurens, ministre de l'Agriculture cinq fois en 1951, 1952 et 1953, René Souchon secrétaire d'État en 1983 et 1984, ministre délégué près du ministre de l'Agriculture en 1985 et Alain Marleix, secrétaire d'État aux Anciens combattants en 2007 et secrétaire d'État à l'Intérieur de 2008 à 2010, tous trois députés du Cantal. En 2017, le sénateur du Cantal Jacques Mézard, membre du PRG, devient ministre de l'Agriculture, puis ministre de la Cohésion des territoires avant de rejoindre le Conseil constitutionnel en . La culture politique dans le Cantal, plutôt gaulliste et pompidolienne, se particularise par une participation électorale élevée et une faible adhésion aux partis politiques. Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du département du Cantal sont les suivantes : === Conseillers régionaux du Cantal === Le département du Cantal envoie 4 conseillers régionaux sur les 204 que compte le Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Pour la mandature 2015-2021, les conseillers régionaux issus du Cantal étaient Alain Marleix (LR), Angélique Brugeron (LR), Martine Guibert (UDI) et Dominique Bru (PS). Pour la mandature 2021-2028, les conseillers régionaux issus du Cantal sont Angélique Brugeron (LR), Bruno Faure (LR), Martine Guibert (UDI) et Stéphane Sautarel (LR). === Conseil départemental du Cantal === . Le département est administré depuis Aurillac par le conseil départemental du Cantal, comprenant trente conseillers départementaux, répartis sur quinze cantons. Le président du Conseil départemental du Cantal, élu en 2017, est Bruno Faure, élu LR du canton de Naucelles. Pour la mandature 2015-2021, la composition du Conseil départemental était la suivante : Pour la mandature 2021-2028, la composition du Conseil départemental est la suivante : == Géographie == Le Cantal est un département situé dans le sud de l'ancienne province et région d'Auvergne, cette partie de l'Auvergne correspondant à la région de la Haute-Auvergne, historiquement plus montagneuse et moins peuplée. Il est situé au cœur du Massif central. Le département du Cantal est limitrophe au nord des départements de la Corrèze, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, à l'est de la Haute-Loire et de la Lozère, au sud de l'Aveyron et du Lot, à l'ouest du Lot et de la Corrèze. Il ne comprend que cinq agglomérations qui peuvent être véritablement qualifiées de villes : Aurillac (préfecture), Saint-Flour (sous-préfecture), Arpajon-sur-Cère (bassin d'Aurillac), Ytrac (bassin d'Aurillac) et Mauriac (sous-préfecture). Le département du Cantal tire son nom du Cantal, massif montagneux principal qui le couvre. En effet, c'est un département de moyenne montagne occupé essentiellement par le massif volcanique du Cantal et par ses contreforts. Ce massif est un vestige d'un ancien volcan dont le diamètre est de près de 60 km (le plus grand d'Europe). Son point culminant actuel, le Plomb du Cantal atteint 1855 mètres. Le massif forme un cercle presque parfait dont les pentes s'élèvent en convergeant vers le centre. En ce centre se trouve un immense cirque qui devait être l'ancien cratère. À côté du Plomb du Cantal, on trouve le puy Mary (1783 mètres), le puy Chavaroche (1736 mètres), le puy Violent (1592 mètres) ou encore le puy Griou (1690 mètres). MontsDuCantal002.jpg|Monts du Cantal. Haut-de-la-vallée-de-Jordanne-DSC3-085.jpg|Haute vallée de la Jordanne vers Mandailles. Aubrac Cows on the Plomb du Cantal.jpg|Vaches Aubrac sur le Plomb du Cantal. Puy_Griou_vu_depuis_le_Roc_du_Bec_de_l'Aigle.jpg|Puy Griou. Sur les flancs du massif descendent des vallées profondes, modelées autrefois par l'érosion glaciaire, qui s'étendent à partir du centre de manière radiale. Parmi elles les vallées de l'Impradine, de la Santoire, de la Cère, de l'Alagnon, de la Jordanne, de la Doire, de la Truyère et de la Rhue. En outre, le Cantal possède un vaste lac de , le lac de Saint-Étienne-Cantalès. Le Cantal regroupe plusieurs régions naturelles : le Cézallier, les monts du Cantal, la planèze de Saint-Flour, la Margeride, le Mauriacois, la Châtaigneraie et l'Aurillacois et le Carladès. View_of_Breche_de_Roland_2.jpg|Brèche de Roland. Cère_amont_barrage_de_Saint-Étienne-Cantalès_(4).JPG|Lac de Saint-Étienne-Cantalès. Lac_de_la_Terrisse_(Veze-Cantal).JPG|Lac de la Terrisse dans le Cézallier. Truyère Grandval.jpg|Truyère et lac de Grandval. === Climat === Le Cantal est divisé en trois zones climatiques : l’Ouest subocéanique avec une pluviométrie abondante, le Centre montagneux avec et de fortes chutes de neige l'hiver, et l'Est subcontinental frais plus sec et plus méridional. Aurillac, bien que fréquemment affichée comme la ville la plus froide sur la carte météo en raison de son altitude élevée, est néanmoins l'une des villes les plus ensoleillées de France (), devant Toulouse et Bordeaux. === Transports === Le département est desservi par les Transports express régionaux de la SNCF, notamment par trois lignes ferroviaires principales. : Liaison Clermont-Ferrand - Massiac-Blesle - Neussargues - Murat - Le Lioran - Vic-sur-Cère - Aurillac - Toulouse-Matabiau Liaison Brive-la-Gaillarde - Laroquebrou - Aurillac Liaison Figeac - Ytrac - Aurillac Une liaison ferroviaire, l'Aubrac est également assurée au quotidien par Intercités entre Clermont-Ferrand, Massiac-Blesle, Neussargues, Saint-Flour et Béziers par la ligne des Causses et le viaduc de Garabit. Par la route, le département est desservi au nord et à l'est par l'autoroute A75. La route nationale 122 le traverse d'est en ouest par le tunnel du Lioran. Par les airs, l'aéroport d'Aurillac est relié par une liaison régulière trois fois par jour vers Paris-Orly via la compagnie Amelia et Air France Hop. Lioran_affiche_Hugo_d%27Alesi_original_BNF.jpg|Affiche historique de la desserte ferroviaire du Cantal. Le_Lioran_-_Gare_-1.jpg|Gare du Lioran. TER_Auvergne2.JPG|TER en gare d'Aurillac. A75_-_Viaduc_de_la_Truyère_-_Vue_sur_le_viaduc_de_Garabit.JPG|Viaduc autoroutier de La Truyère et viaduc ferroviaire de Garabit. A75_Chapelle_Ste_Madeleine.JPG|Autoroute A75 à Massiac. FR-15-Border1.JPG|Borne sur la RN 122 entre le Lot et le Cantal. F-GPYB_ATR.42-512_HOP!_TLS_25SEP13_(9946488196).jpg|La liaison avec Paris-Orly est assurée par un ATR 42. == Budget == Son budget est de 212,3 millions d'euros par an, soit 1368 euros par an et par habitant. Il est le troisième département le plus endetté de France par rapport au nombre d'habitants (1120 euros par habitant). == Économie == En 2017, le Cantal était le département avec le taux de chômage le plus bas de France (5,7 %). L'économie du Cantal est principalement basée sur l'agriculture et le tourisme. On y pratique essentiellement l'élevage bovin (race Salers). L'élevage sert aussi à la production de lait qui est utilisé en partie dans la fabrication de fromage tels que le cantal, le bleu d'Auvergne ou le salers. Le bois reste une richesse de la région (chênes, résineux). L'exploitation forestière, moins prospère qu'autrefois, reste une composante de l'économie locale. Le département s'appuie en outre sur le secteur tertiaire, l'industrie des loisirs et de la montagne, et sur l'activité touristique principalement estivale. 78 communes du Cantal adhèrent au parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Pas_de_Peyrol_et_Puy_Mary.JPG|Le Puy Mary depuis le Pas de Peyrol, haut lieu du tourisme cantalien. Salers_Beffroi.JPG|village touristique de Salers. Wikicheese-XX_-_Cantal_entre-deux_-_20180601_-_002.jpg|le fromage Cantal. Le_lioran.jpg|Station de sports d'hiver du Lioran. Entrée_parc_des_volcans_d'Auvergne.jpg|Entrée du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne à Vic-sur-Cère. Cère_barrage_de_Saint-Étienne-Cantalès.JPG|Barrage de Saint-Étienne-Cantalès. == Musique == Le département est cité dans les paroles de la chanson Vesoul, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968. == Démographie == === Évolutions === Le chiffre officiel de la population pour 2019 était de 144 692 habitants. La population a culminé à 262 117 en 1836. Elle est restée inférieure à 200 000 au cours des 90 dernières années. Le département a connu un niveau de dépeuplement particulièrement drastique, même si ce phénomène a été une caractéristique de nombreux départements ruraux du pays tout au long du XXe siècle, les salaires agricoles n'ayant pas réussi à suivre ceux disponibles dans les régions industrialisées en dehors du département. === Communes les plus peuplées === === Arrondissements === == Culture == L'offre culturelle, dans cette zone rurale, est moins développée que dans la large ceinture plus urbaine qui entoure le Massif central. Alors que les produits culturels multimédia sont largement accessibles via internet, le spectacle vivant et les arts picturaux le sont beaucoup moins, il y existe peu de structures de diffusion, Toutefois, on observe la présence forte de certaines formes, essentiellement à Aurillac. Abritant le Festival international de théâtre de rue et son lieu de production, la ville voit l'apparition d'un pôle regroupant l'ensemble des secteurs de la danse (formation, création, diffusion, pratique amateur, scène conventionnée, enseignement supérieur et secondaire, centre de recherche et ressources, 7 compagnies implantées, etc.) autour du Campus chorégraphique La Manufacture et le développement des cultures urbaines. Des communautés de communes comme celle de Sumène-Artense apportent néanmoins une diversité et une pluralité dans le spectacle vivant et plus particulièrement musical dans des zones justement desservies par ces services. La campagne permet d'accueillir de nombreux festivals comme la Vachement Rock d'Anglards-de-Salers. Différentes fêtes à thèmes marquent l'attachement du territoire aux produits de terroir : fête de la gentiane à Riom-es-Montagnes, foire à la châtaigne à Mourjou, fête de cornets à Murat, fête de l'estive à Allanche, fête de la noix à Sénezergues, fête de tarte à la tome à Raulhac, fête des tripoux à Thiézac, fête des palhas à Massiac, renaissance du sarrasin à Boisset… Le Cantal dispose d'un patrimoine ancien et riche grâce au grand nombre d'églises romanes, de châteaux, de cités médiévales (Murat, Marcolès, Saint-Flour…), de villages de caractère (Salers, Tournemire, Lavigerie, Mandailles, Albepierre…), de burons ainsi qu'un riche petit patrimoine : croix en pierre, fontaines, fours anciens, maisons bourgeoises, etc. === Personnalités === Voir :Catégorie:Personnalité liée au Cantal == Tourisme == Le tourisme est l'une des principales ressources du département du Cantal puisqu'il représente 15 % de son PIB. Le département se compose de plusieurs régions touristiques dont le Massif cantalien, le pays de Salers, le pays de Saint-Flour, le pays d'Aurillac et la châtaigneraie cantalienne. Les deux principaux pôles touristiques du Cantal sont le Puy Mary (classé Grand Site National de France) et la station du Lioran (la plus importante station du Massif Central). PuyMary-1.JPG|Puy Mary Telepherique_du_plomb_du_cantal.jpg|Station de sports d'hiver du Lioran ChateaudeValO.jpg|Lac de Bort-les-Orgues et château de Val. Anjony_1.jpg|Château d'Anjony à Tournemire. Aurillac_ChateauSaintEtienne.jpg|Muséum des volcans au Château Saint-Étienne d'Aurillac. Garabit.jpg|Viaduc de Garabit. Chaudes-Aigues-Source-Musée.JPG|Station thermale de Chaudes-Aigues. === Résidences secondaires === Selon le recensement général de la population du janvier 2013, 20,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes du Cantal dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 20 % des logements totaux en 2013 : Insee - Base chiffres clés : logement 2013 (chiffres au 01/01/2013) == Liste des communes du Cantal ==
[ "Liste des préfets du Cantal", "Château Saint-Étienne", "Louis de Ribier", "Bordeaux", "Liste des sénateurs du Cantal", "Région française", "cantal (fromage)", "Bernard Delcros", "Festival international de théâtre de rue (Aurillac)", "Gare de Figeac", "Allanche", "Doire (rivière)", "Viaduc de Garabit", "Santoire", "Jean Anglade", "Divers centre", "Transport express régional", "Liste des présidents des conseils départementaux français", "Aurillacois (dialecte)", "Indépendant (politique)", "Liste des présidents des conseils régionaux en France", "2015", "Aveyron (département)", "puy Mary", "Gare de Neussargues", "Campus chorégraphique La Manufacture", "Boisset (Cantal)", "puy Chavaroche", "châtaigne", "Résidence secondaire", "Siran (Cantal)", "Département français", "Gentiane jaune", "Paris-Orly", "lac de Grandval", "Liste des églises du Cantal", "Lieutadès", "SNCF", "Trizac", "Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal", "ATR 42", "Arpajon-sur-Cère", "Anglards-de-Salers", "Aubrac (train)", "Vachement-rock", "La Poste (entreprise française)", "Neuvéglise", "Élection présidentielle française de 2022", "Grand site national", "Gare de Toulouse-Matabiau", "Lac de Saint-Étienne-Cantalès", "Georges Pompidou", "Mauriac (Cantal)", "Lot (département)", "Salers (fromage)", "Catégorie:Personnalité liée au Cantal", "Langues celtiques", "Margeride", "Liste des conseillers régionaux du Cantal", "Gare de Murat", "Cantal (fromage)", "Gare de Massiac", "Ligne de Béziers à Neussargues", "Menet", "Liste des conseillers départementaux du Cantal", "Dauphiné d'Auvergne", "Rhône-Alpes", "Gaulois (langue)", "Vic-sur-Cère", "Auvergne-Rhône-Alpes", "Laurent Wauquiez", "Noël Lafon", "sarrasin (plante)", "Puy Griou", "Riom-es-Montagnes", "Université Panthéon-Assas", "Vincent Descœur", "Henri Pourrat", "français standard", "Rouergue", "Sénat (France)", "Paul Devès", "Société de la Haute-Auvergne", "Mandailles-Saint-Julien", "Alphabet phonétique international", "Haute Auvergne", "Gare de Clermont-Ferrand", "Gare d'Aurillac", "Salers (race bovine)", "Inventaire général du patrimoine culturel", "danse", "France", "Haute-Auvergne", "Président de la République", "lac de Saint-Étienne-Cantalès", "Haute-Loire", "bleu d'Auvergne", "tourisme", "Gare de Vic-sur-Cère", "Puy Mary", "Pleaux", "Europe", "Liste de ponts du Cantal", "Massif central", "Vesoul (chanson)", "Auvergne (ancienne région administrative)", "Première circonscription du Cantal", "Marie-Hélène Lafon", "Union des démocrates et indépendants", "Les Républicains", "autoroute A75 (France)", "Bernard Pouchèle", "Toulouse", "Puy-de-Dôme", "Blasonnement", "Président de la république", "Cézallier", "Europe Écologie Les Verts", "Truyère", "Louis-Jacques Liandier", "noix", "Volcan du Cantal", "Assemblée constituante de 1789", "auvergnat", "1968", "Mourjou", "Sylvie Baron", "Paris", "Saint-Jacques-des-Blats", "Lavigerie", "Eleutètes", "estive", "Intercités", "Guide vert", "occitan", "Air France Hop", "Conseil constitutionnel (France)", "Chapelle Sainte-Madeleine de Chalet", "Ytrac", "Paul Doumer", "Daniel Brugès", "Raulhac", "Alain Marleix", "Institut d'études occitanes", "Convention montagnarde", "2027", "Liste des cantons du Cantal", "Monts du Cantal", "Saint-Flour (Cantal)", "Deuxième circonscription du Cantal", "Élections départementales françaises de 2021", "René Souchon", "canton de Naucelles", "Plomb du Cantal", "Alagnon", "viaduc de Garabit", "puy Violent", "Deuxième tunnel routier du Lioran", "La République en marche !", "Le Trésor des contes", "Barrage de Saint-Étienne-Cantalès", "Corrèze (département)", "cultures urbaines", "Albepierre-Bredons", "Gare de Brive-la-Gaillarde", "Jordanne", "Camille Laurens (homme politique)", "Le Soir du chien", "Élections sénatoriales de 2020 dans le Cantal", "Félix Esquirou de Parieu", "Bouches-du-Rhône", "Divers gauche", "Aurillac", "Conseil départemental du Cantal", "prix Renaudot des lycéens", "Murat (Cantal)", "Gare du Lioran", "spectacle vivant", "Chaudes-Aigues", "Le Lioran (station)", "Château de Pesteils", "aéroport d'Aurillac", "Rhue", "Parti radical de gauche", "parc naturel régional des Volcans d'Auvergne", "Thiézac", "Massiac", "Liste des châteaux de Haute-Auvergne", "Lac de Bort-les-Orgues", "La République en marche", "château de Val", "puy Griou", "Condat (Cantal)", "Frédéric Angot", "Buron", "planèze de Saint-Flour", "1995", "Adolphe Joanne", "Gare de Laroquebrou", "Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes", "Lozère (département)", "Châtaigneraie (Cantal)", "Carladès", "Emmanuel Macron", "Château d'Anjony", "Éditions Errance", "Élevage bovin", "Amelia (Groupe d'aviation)", "Jacques Brel", "Auxey-Duresses", "Gare de Saint-Flour - Chaudes-Aigues", "Assemblée nationale (France)", "Impradine", "Parti socialiste (France)", "monts du Cantal", "Stéphane Sautarel", "Jean-Yves Bony", "Champs-sur-Tarentaine-Marchal", "Divers droite", "Tournemire (Cantal)", "Châteaux de Haute-Auvergne", "Marcenat (Cantal)", "Pierre Wirth (écrivain)", "Liste des communes du Cantal", "conseil départemental du Cantal", "Jacques Mézard", "Sénezergues", "Gare d'Ytrac", "2026", "Montboudif", "Arrondissements du Cantal", "Élections régionales françaises de 2021", "Marcolès", "Arvernes", "Laveissière", "Polminhac", "Liste des députés du Cantal", "buron", "Élections sénatoriales françaises de 2020", "Mauriacois", "Élections législatives françaises de 2024", "Liste des intercommunalités du Cantal", "Auvergne", "Rutènes", "Saint-Urcize", "Cère (rivière)", "Guides bleus", "Cornet de Murat", "Institut national de la statistique et des études économiques", "route nationale 122", "Région naturelle de France", "Éditions Gallimard", "Gare de Béziers", "Salers (Cantal)" ]
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Charente (département)
La Charente () est un département français situé dans le Sud-Ouest de la France, dans la moitié nord de la région Nouvelle-Aquitaine. Traversé d'est en ouest par le cours supérieur et moyen de la Charente, il doit son nom au fleuve. Le département de la Charente fait partie de l'académie de Poitiers et du ressort de la cour d'appel de Bordeaux. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 16. Sa préfecture est Angoulême. == Géographie == === Les données de la géographie administrative === Le département appartient administrativement à la région Nouvelle-Aquitaine. Il est limitrophe, au nord, des départements des Deux-Sèvres et de la Vienne, à l'est, de celui de la Haute-Vienne, au sud-est et au sud de celui de la Dordogne et, enfin, à l'ouest de celui de la Charente-Maritime, département avec lequel il partage la plus grande longueur de ses limites administratives. === Géographie physique === La Charente appartient physiquement, géologiquement et climatiquement au Bassin aquitain dont elle constitue avec les départements voisins de la Charente-Maritime et de la Dordogne l'extrémité septentrionale. C'est également un département de contact puisqu'il confine d'une part, au nord, avec le seuil du Poitou qui sépare le Bassin aquitain du Bassin parisien, et, à l'est, avec le Massif central que délimitent les premières marches du plateau du Limousin. C'est d'ailleurs à l'extrémité orientale, en Charente limousine, que se trouve le point culminant du département avec le site de Montrollet qui atteint 368 mètres d'altitude. L'autre point culminant, situé sur une avancée du Limousin à l'est de La Rochefoucauld est le massif de l'Arbre, qui s'élève à 351 m. === Hydrographie === Les limites du département de la Charente coïncident avec celles du bassin supérieur et moyen du fleuve Charente, qui prend sa source à quelques kilomètres dans le département voisin de la Haute-Vienne. De son lieu de source jusqu'à Mansle, la pente de la Charente est forte et les méandres sont de faible développement de Cognac jusqu'à Angoulême qui se modifie en allant vers l'est en climat océanique dégradé. Dans le Confolentais, le climat océanique dégradé se traduit par des températures plus fraîches que dans les plaines, des précipitations plus importantes et des hivers plus marqués avec des jours de gel et de neige plus nombreux. Les orages sont habituels, sous forme de phénomènes localisés ou plus étendus. Le vent est le plus souvent d'ouest-nord-ouest en particulier lors des tempêtes dont la plus violente a été la tempête Martin avec des vents de plus de 140 km/h sur l'ensemble du département. Moins fréquemment, le département est soumis à des vents nord-est. == Démographie == === Un département moyennement peuplé === Le département de la Charente recense 350867 habitants en 2021 contre 349535 habitants en 2007, ce qui le classe au en Nouvelle Aquitaine, avant les départements du Lot-et-Garonne, de la Corrèze et de la Creuse. Sa densité de population s'élève à 59 /km en 2021 contre 72 /km pour la région et 107 /km pour la France. Il s'agit d'un département moyennement peuplé mais il existe de véritables contrastes de peuplement à l'intérieur de ses limites départementales où la vallée de la Charente, prolongée vers l'est par l'axe routier de la RN 141 en direction de Limoges, concentre l'essentiel des activités et des villes. Autour d'Angoulême, la densité de population franchit aisément les 200 /km, soit pratiquement le quadruple de la moyenne départementale, et autour de Cognac la densité est supérieure à 150 /km, soit le triple de celle du département. === Un département faiblement attractif === Depuis le début du nouveau siècle, le département de la Charente a franchi un nouveau cap en atteignant les 350000 habitants et se stabilise autour de ce chiffre depuis les deux dernières décennies, grâce à un solde migratoire légèrement positif. Cependant, il est confronté au problème récurrent du vieillissement de sa population où plus du tiers des habitants a plus de 60 ans, 33,4% en 2021. Dans le dernier quart du XXe siècle - entre 1975 et 1999 -, la population du département demeurait relativement stable autour de 340000 habitants -, chiffre semblable à ceux observés jusqu'au milieu du XIXe siècle. Cependant, ce sont surtout les cantons ruraux de la partie orientale et septentrionale de la Charente, englobant tout l'arrondissement de Confolens, qui ont perdu de la population avec une baisse annuelle de -0,3% entre 2015 et 2021 et ceux de l'ouest, arrondissement de Cognac, qui ont également subi une forte baisse démographique (-0,2%/an entre 2015 et 2021), imputable à un exode rural depuis longtemps eneraciné, alors que, dans le même temps, l'agglomération d'Angoulême a nettement augmenté (+0,07 %/an entre 2015 et 2021) jusqu'à représenter actuellement environ le tiers de la population départementale (31% de la population départementale en 2021). Malgré le Brexit, le département de la Charente demeure toujours une terre attractive pour les Britanniques où y résident plus de 6200 sujets de la Couronne contre dans le département voisin de la Charente-Maritime . À titre de rappel, la Charente hébergeait de nombreux résidents britanniques en 2006, où ils étaient , ce qui la plaçait au des départements français, juste derrière Paris, la Dordogne et les Alpes-Maritimes. === Un département à dominante rurale === Le département de la Charente est un territoire à dominante rurale malgré la présence de la grosse agglomération d'Angoulême et, dans une moindre mesure, de celle de Cognac. En dehors de ces deux centres urbains qui polarisent fortement la vie du département, un réseau de quelques petites villes maille le territoire départemental de manière assez équilibré, héritage d'un ancrage historique et local très ancien qui a perduré jusqu'à ce jour, Barbezieux-Saint-Hilaire, Ruffec et La Rochefoucauld-en-Angoumois ayant exercé le rôle de sous-préfecture et gardant quelques fonctions inhérentes à cette activité désormais révolue. Bien qu'elles exercent encore un certain poids à l'échelle de leur micro-région, celles-ci, cependant, ont toutes moins de 5000 habitants et ont gardé un caractère de bourg rural. Elles sont toutes marquées par un assoupissement de leurs activités et peinent à retrouver leur vitalité d'antan. De ce fait, seulement 10 unités urbaines sont retenues par l'INSEE lors de la dernière refonte de 2020 et rassemblent 47 % de la population départementale en 2021. Angoulême demeure, et de très loin, la première agglomération du département et dépasse les 100000 habitants depuis 1975. Elle compte 109558 habitants en 2021, regroupés en 18 communes urbaines. Elle progresse très légèrement par rapport à 2007 où elle recensait alors 109009 habitants. Elle occupe le dans la région Nouvelle-Aquitaine. Au niveau national, elle se situe au . Elle est au centre d'une importante zone urbanisée et semi-urbanisée qui rassemble 94 communes, toutes situées dans le département de la Charente. Son aire d'attraction rassemble 179917 habitants en 2021, soit 51,3 % de la population départementale. Ainsi, un peu plus de la moitié de la population du département de la Charente réside dans la zone d'influence urbaine d'Angoulême. Cependant, le rayonnement urbain d'Angoulême dans son département, malgré sa progression constante, semble avoir atteint ses limites. Depuis le début du nouveau siècle, l'agglomération a tendance à stagner malgré la recherche d'un renouveau économique fondé sur sa position géographique très favorable. Aussi, les attentes escomptées sur la mise en place de la LGV Paris-Bordeaux en 2017 sont demeurées en-deçà des perspectives de développement qui y étaient annoncées. En réalité, la métropolisation accélérée de Bordeaux a davantage profité à la capitale régionale qui a largement bénéficié de cette nouvelle connexion ferroviaire, ce qui place désormais Angoulême en une sorte de troisième "banlieue" de Bordeaux à une demi-heure seulement. Dans le même temps, Cognac a connu la même tendance que la préfecture du département. Cognac et son agglomération occupent toujours le second rang départemental avec 26238 habitants en 2021 et se situe au en Nouvelle-Aquitaine. Elle ne cesse de perdre régulièrement des habitants depuis 1975 où elle avait atteint son maximum démographique avec 32528 habitants; cette tendance à la baisse démographique s'est poursuivie en 2007, où elle enregistrait alors 27003 habitants. Pourtant, de réels efforts de modernisation de son économie urbaine ont été entrepris et l'électrification de la voie ferrée Angoulême-Royan, ainsi que la mise à 2X2 voies de la route Angoulême-Cognac, ont sensiblement contribué à moderniser ses accès. Malgré ces investissements notables, Cognac ne profite pas d'un réel développement urbain. Son aire d'attraction a certes franchi le cap des 50000 habitants, s'étendant sur 45 communes - dont 13 sur le département voisin de la Charente-Maritime - ; en 2021, elle compte 58629 habitants. En Nouvelle-Aquitaine, elle occupe le régional en 2021. Dans son périmètre urbain immédiat se situe la petite agglomération de Jarnac, jalonnée par le fleuve Charente, qui participe à la même économie urbaine que Cognac mais demeure sous le seuil des 5000 habitants, chiffre qu'elle avait atteint en 1975 (5042 habitants) et qu'elle n'a jamais retrouvé depuis, elle compte 4933 habitants en 2021. Dans la vallée moyenne du fleuve Charente, intercalée entre les deux grandes aires d'attraction du département que sont Angoulême, à l'est, et Cognac, à l'ouest, Châteauneuf-sur-Charente est un gros bourg rural, assoupi sur les bords du fleuve, contribuant peu à l'urbanisation du département. Cette petite ville se maintient davantage grâce à sa situation géographique et à sa desserte ferroviaire sur l'axe ferré Angoulême-Royan plus qu'à un dynamisme local. Sa population est remarquablement stable autour de 3500 habitants depuis de nombreuses décennies affichant 3554 habitants en 2021. Quant aux autres petites villes, leur influence se limite le plus souvent à des bassins de vie qui s'étendent sur plusieurs anciens cantons mais leur attractivité est quasi inexistante. La plupart de ces petites villes stagnent ou perdent de la population dans la seule période de 2007 à 2021. Dans le sud-ouest du département, Barbezieux-Saint-Hilaire est un petit pôle urbain bien pourvu en services mais ne progresse pas malgré sa proximité de la RN 10, aménagée en 2X2 voies. Elle aussi a franchi le seuil des 5000 habitants en 1975 où elle comptait alors 5198 habitants et qui correspond à son maximum démographique. En 2007, sa population était tombée à , elle s'est un peu relevée pour atteindre 4732 habitants en 2021. Elle commande la troisième aire d'attraction dans le département comptant 14589 habitants en 2021 et regroupe 25 communes. À l'est de l'agglomération d'Angoulême, le petit centre urbain et historique de La Rochefoucauld-en-Angoumois profite en partie de l'attraction angoumoisine et de sa proximité de la RN 141, l'axe routier Angoulême-Limoges, aménagé en 2X2 voies. En 2021, elle atteint 4002 habitants contre en 2007, il est vrai que cette croissance est artificiellement gonflée par l'effet d'une fusion communale. Elle fait partie intégrante de l'aire d'attraction d'Angoulême. Au nord du département et légèrement décalée à l'ouest de la vallée de la Charente qui concentre les grands axes de communication nationaux (ligne LGV Paris-Bordeaux et voie expresse à 2X2 voies de la RN 10), Ruffec est un pôle urbain qui aurait pu tirer quelque avantage de sa position géographique entre Poitiers, au nord, et Angoulême, au sud. La ville a connu quelques difficultés économiques et a du mal à se relever. Son unité urbaine comptait 4102 habitants en 2007, elle en recense 3817 habitants en 2021. Elle est au cœur d'une aire d'attraction qui rassemble 13758 habitants en 2021 et s'étend sur 30 communes. Enfin, dans le nord-est du département, deux petits centres urbains se maintiennent, le premier grâce à sa fonction industrielle et le second à son rôle de sous-préfecture. Chasseneuil-sur-Bonnieure est un bourg industriel, sur la voie expresse de la RN 141 qui relie Angoulême à Limoges, en croissance régulière et affiche un certain dynamisme local qui tranche avec la Charente limousine, il comptait 2880 habitants en 2007 et 3101 habitants en 2021 tandis que Confolens, l'une des plus petites sous-préfectures de France, végète depuis de nombreuses années. Cette petite cité historique et centre administratif local, sur les bords de la Vienne, recensait 2798 habitants en 2007 et 2722 habitants en 2021. Son aire d'attraction qui rassemble 14 communes regroupe 9319 habitants en 2021, c'est la plus petite du département. En Charente, les dix unités urbaines rassemblent 47 % de la population départementale en 2021, taux presque comparable à celui de 2007 (47,1%) mais inférieur à celui de 1999 qui s'établissait à 47,8%. En 2021, la Charente recense 36 communes de plus de 2000 habitants - dont neuf ont plus de 5000 habitants -, soit 5 communes de plus par rapport à 2007, ce qui correspond à près d'une commune sur 10 rassemblant 54,7 % de la population départementale. Cette catégorie de population se renforce, démontrant une tendance à la concentration de la population dans les communes de plus de 2000 habitants en Charente. === Communes les plus peuplées === == Économie == === Le premier département industriel entre Loire et Garonne === La Charente est un département agricole mais aussi industriel et il se positionne au tout premier rang régional en Poitou-Charentes dans ce second domaine, que ce soit sur le plan des effectifs que sur celui du nombre des activités. Il se singularise nettement des trois autres départements de cette région aussi bien par l'importance de son héritage industriel que par celle de ses entreprises. En raison de cet héritage industriel important, le département se caractérise par la présence de deux chambres consulaires que sont les chambres de commerce et d'industrie d'Angoulême et de Cognac. La différence des activités économiques qui distinguent ces deux organismes ne les incite pas à une coopération interconsulaire. Ainsi la Chambre de commerce et d'industrie de Cognac a envisagé de s'associer à celle de Rochefort plutôt qu'à celle d'Angoulême. === Un secteur industriel aux activités diversifiées === Le secteur industriel de la Charente se distingue notamment par la présence d'activités traditionnelles, qui sont présentes aussi bien dans l'industrie agro-alimentaire puissamment représentée par le cognac, que dans les industries de transformation des matières premières comme la papeterie, les tuileries et briqueteries, les fonderies comme celle de Ruelle devenue une des implantations de la DCNS. ==== Les industries agro-alimentaires ==== Le secteur des industries agro-alimentaires (IAA) est l'un des secteurs phares de l'industrie charentaise et il est largement dominé par la production des eaux-de-vie de cognac. La zone d'appellation Cognac représente de vignes plutôt localisées à l'ouest du département, assurant 45 % des revenus agricoles de la Charente. Cette production viticole, appartenant à des viticulteurs ou à de grandes maisons de négoce, assure 40 % des exportations de Poitou-Charentes. En 360, à l'époque de l'Antiquité tardive, le poète de langue latine Ausone latinise le nom du fleuve sous la forme Carentonus . À la fin du Moyen Âge, il apparaît sous sa forme presque contemporaine dans un texte où est mentionné le village de « Taillebourg qui siet sur une male rivière que l'on appelle Carente ». == Histoire == Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du . Il a été formé autour de l'Angoumois et de son ancienne capitale, Angoulême, qui a été choisie pour être le chef-lieu d'un département qui intégra à l'ouest le Cognaçais (des limites de l'actuelle Charente-Maritime jusqu'à Bassac) et le Sud-Charente avec Barbezieux-Saint-Hilaire, qui faisaient partie de la Saintonge, et à l'est les terres marchoises du Confolentais, ainsi que quelques communes du Poitou au nord et du Périgord au sud. La Charente a été habitée dès le paléolithique moyen (sites de Vilhonneur, Gardes-le-Pontaroux, Sers, Mouthiers). Au cours de l'Histoire, il n'a jamais vraiment existé d'unité, ni politique, ni religieuse, ni judiciaire, ni même linguistique, les langues d'oil ayant progressé sur les langues d'oc entre les . La coupure entre l'Angoumois à l'est, centré sur Angoulême, et la Saintonge à l'ouest, centrée sur Saintes et englobant Barbezieux, a perduré jusqu'à la Révolution et n'a d'ailleurs pas totalement disparu. La Saintonge est ainsi nommée car elle était le territoire des Santons, tandis que l'Angoumois aurait été le territoire d'une autre tribu, plus petite, et dont on ignore encore le nom. Pendant l'occupation romaine, toute la Charente est devenue une riche région gallo-romaine dont il reste en particulier les thermes de Chassenon et le théâtre des Bouchauds. À la suite des grandes invasions et de l'effondrement de l'Empire romain, le département comme l'ensemble de l'Aquitaine à laquelle il appartient, entre dans une période troublée par les guerres entre conquérants et les raids des Arabes puis des Vikings. À l'époque médiévale, des places fortes ont été érigées entre le Xe siècle et le XIIe siècle, période pendant laquelle chaque village a également construit son église romane. Villes et châteaux fortifiés (Cognac, Angoulême, Villebois-Lavalette…) ont été mis à mal durant la guerre de Cent Ans et l'occupation anglaise. Celle-ci se termine en Charente avec la prise de Chalais en juin 1453, un mois avant la bataille de Castillon. Reconstruits, châteaux et églises ont souffert des guerres de religion, qui ont été un désastre pour ce département (départ de plus de 50 % des artisans). La crise engendrée par le phylloxéra, qui a commencé à ruiner le vignoble charentais dès 1872, a provoqué un fort exode rural qui, cependant avait déjà commencé dès 1851, année où le département a atteint son record démographique. À cette baisse de population se sont ajoutées les saignées des guerres et la Charente n'a toujours pas retrouvé son niveau de population de 1851. Au janvier 2016 la région Poitou-Charentes, à laquelle appartenait le département depuis 1956, fusionne avec les régions Aquitaine et Limousin pour devenir la nouvelle région Nouvelle-Aquitaine. == Héraldique == Ces armoiries, proposées par l'héraldiste Robert Louis dans les années 1950, n'ont aucun caractère officiel. == Administration == === Historique du cadre administratif du département === Avant sa formation lors des débats de la Constituante de 1790, le département, dénommé Angoumois de janvier à mars 1790, était composé très majoritairement des anciennes provinces de l'Angoumois, au centre, et de la Saintonge, à l'ouest et au sud-ouest, avec respectivement Angoulême et Saintes comme capitales historiques. === La carte administrative === La géographie administrative de la Charente a subi beaucoup de modifications depuis sa création en 1790, à l'exception des limites départementales qui sont demeurées sans changement depuis le premier tracé. Comme l'indique la carte administrative ci-jointe, le département de la Charente est subdivisé aujourd'hui en trois arrondissements de taille à peu près comparable depuis la refonte de leurs limites administratives au . Le département est également subdivisé en 19 cantons qui ont subi de nombreuses modifications territoriales depuis leurs origines, surtout autour des deux principales villes que sont Angoulême et Cognac, et il regroupe aujourd'hui 363 communes, ces dernières ayant à leur tour beaucoup varié aussi bien par le nombre que par les remaniements (fusions, absorptions, annexions). Les divisions administratives actuelles du département de la Charente sont les suivantes : 3 arrondissements 19 cantons 9 intercommunalités 362 communes Voir aussi : les anciennes communes de la Charente == Politique == La Charente a voté massivement bonapartiste à l'élection de 1848, par désir de paix. Vigny écrivait la Charente n'est qu'une Vendée bonapartiste. Elle va le rester jusqu'à la fin du XIXe siècle et en 1889 seul le Confolentais vote républicain alors qu'Angoulême élit Paul Déroulède, et ce n'est qu'après l'élection partielle de 1906 que le département devient totalement républicain. Lors de l'élection partielle de 1939, Marcel Déat est élu en remplacement de René Gounin, USR comme lui, devenu sénateur. Au sortir de la guerre, les quatre députés élus le 10 novembre 1946 sont 1 PC, 1 socialiste, 1 RGR (radical) le jeune Félix Gaillard et 1 MRP. Dans le même temps les deux sénateurs élus sont plus modérés, ce sont Guy Pascaud juste de retour de déportation et Pierre Marcilhacy qui seront ensuite réélus constamment jusqu'en 1980. À partir de 1958, le scrutin devient majoritaire de circonscription, ce qui est très défavorable pour la gauche. Le PC entame une lente descente et malgré encore environ 23 % des voix, il ne lui reste aucun député. Les trois députés élus sont un UNR, Raymond Réthoré, un conservateur Républicain Indépendant, Jean Valentin, et un Radical Félix Gaillard. Ils seront réélus en 1962 et 1967. À l’élection présidentielle, le général de Gaulle obtient une large majorité : 53,12 % en 1965, et aux élections législatives de juin 1968 ce sont deux UNR qui sont élus, Raymond Réthoré et Michel Alloncle. Félix Gaillard sauve son fauteuil mais après sa mort accidentelle en 1970 il est remplacé aux élections législatives de 1973 par un troisième député UNR, Francis Hardy. L’élection présidentielle de 1974, et le score de 54,01 % de François Mitterrand au second tour, marquent l'essor de la gauche : Jean-Michel Boucheron, PS, est élu maire d'Angoulême en 1977 et député en 1978. André Soury (PC) retrouve le siège de Confolens qu'il avait perdu en 1958, et si Francis Hardy garde le siège de Cognac, il va le perdre en 1981 au profit de Bernard Villette, PS. La Charente est passée de trois députés de droite en 1970 à trois députés de gauche en 1981. Mais les électeurs ruraux restent conservateurs et en 1980 ce sont Pierre Lacour et Michel Alloncle qui sont élus sénateurs, et en 1982 le conseil général reste à droite avec 19 conseillers contre 16 et Pierre-Rémy Houssin, maire de Baignes-Sainte-Radegonde en prend la présidence. Aux législatives de 1986, les résultats s'équilibrent, Jean-Michel Boucheron et Jérôme Lambert pour le PS, Francis Hardy pour l'UNR et Georges Chavanes pour l'UDF. Mais elle a en même temps entraîné une certaine forme de « désertification » des instances judiciaires dans le département, souvent préjudiciable pour les justiciables, la notion de « justice de proximité » étant mal perçue par les citoyens autant qu'elle est dénoncée par l'ensemble des professions juridiques. Ainsi un seul tribunal de grande instance (TGI) étend ses compétences judiciaires sur l'ensemble du territoire départemental. Il se situe logiquement à Angoulême, préfecture de la Charente. Deux tribunaux d'instance (T.I.) sont maintenant répartis dans le département au lieu de cinq avant la réforme de la carte judiciaire. Ils sont situés à Angoulême et à Cognac. Les trois TI supprimés avaient leur siège à Barbezieux, Confolens et Ruffec. La Charente dispose d'une cour d'assises qui est fixée à Angoulême et qui est en même temps le chef-lieu judiciaire du département. Mais son rôle est appelé à être fortement amenuisé du fait que le pôle de l'instruction judiciaire départemental a été fixé à Périgueux, dans le département voisin de la Dordogne. Cependant, du fait de son rôle de Préfecture et de l’importance de son agglomération urbaine, Angoulême abrite une Maison de la Justice et du Droit. C’est l’une des rares instances d’informations juridiques de ce genre présente dans le ressort de la cour d'appel de Bordeaux. La cour d'appel est à Bordeaux, de laquelle dépend la Charente. Il n'existe pas de juridiction administrative en Charente, celle-ci est implantée à Bordeaux qui y concentre le tribunal administratif et la cour administrative d'appel. Par ailleurs, un seul tribunal de commerce est en activité en Charente. Il a son siège à Angoulême. Avant la réforme judiciaire, Cognac disposait d'une telle instance. À son côté fonctionne un conseil des prudhommes en Charente qui est également fixé à Angoulême. == Culture == La culture en Charente apparaît à la fois dans son patrimoine bâti (vestiges gallo-romains, églises, châteaux) et dans ses œuvres artistiques d'une étonnante floraison comme la faïencerie, la peinture, la sculpture, la poésie et la littérature, où l'empreinte laissée par la Renaissance depuis la « cour de Cognac » de Louise de Savoie y est profonde. Le patrimoine départemental est d'une extrême richesse et se décline en plusieurs thèmes qui vont des vestiges de l'époque gallo-romaine comme le célèbre site de Chassenon aux nombreuses églises romanes comme celle d'Angoulême sans oublier les multiples châteaux et manoirs dont celui de La Rochefoucauld en est certainement le plus bel édifice. Par ailleurs, des musées ruraux et urbains reflètent les nombreux aspects de l'histoire mouvementée de ce département et ne manquent pas d'intérêt. Parmi ceux-ci, le musée de la Faïence de Charente présente une collection rare et unique dans la région. La culture artistique est représentée par des poètes (d'Alfred de Vigny à la Tour de Feu), des écrivains (de Jean-Louis Guez de Balzac, François de La Rochefoucauld et Jean-Baptiste de La Quintinie jusqu'à « l'École de Barbezieux »), des peintres et des faïenciers. Enfin, cette richesse culturelle est complétée par les nombreux festivals (Festival de Confolens, Festival du film policier de Cognac, Festival Blues Passions de Cognac, Musiques Métisses, Festival international de la bande dessinée). Ce dernier qui a lieu annuellement à Angoulême dépasse très largement le cadre du département et a atteint une solide notoriété internationale. === Langues === Le département de la Charente est traversé du nord au sud par la frontière linguistique oc/oïl. === Les médias === Les journaux les plus diffusés sont la Charente libre dont le siège est situé aux portes d'Angoulême et Sud Ouest édition Charente; ils recouvrent l'essentiel de l'actualité quotidienne de tout le département. Sur le plan radiophonique, outre les stations nationales, quatre stations publiques locales peuvent être reçues dans le département (France Bleu La Rochelle en grande partie, mais aussi en fonction des endroits France Bleu Limousin, France Bleu Périgord et France Bleu Poitou) ainsi que plusieurs stations privées (Mixx FM, Radio Cadence Musique). La télévision régionale est assurée par France 3 Poitou-Charentes. == Gastronomie == === Plats === Cagouilles (les escargots petit-gris) soit grillées au beurre persillé, soit en sauce ou encore farcies à la chair à saucisse, daube de beu (bœuf), sauce de pire et gigouri : sortes de civet de porc qui diffèrent par leur composition (lard, gorge, tête, poumons, sang…), gros grillon et grillon charentais. === Viandes === Veaux blancs de Chalais, vaches et bœufs limousins, poules, poulets et chapons de Barbezieux, « gorets », mot à la fois de saintongeais et de limousin (occitan) désigant le porc. La « goraille » désigne ainsi les charcuteries locales (grillons, gros-grillons, jambons, boudins à la viande, etc.), oies et canards gras (région de Montbron et Marthon, communes limitrophes du département de la Dordogne). === Légumes === melon nature ou au Pineau des Charentes, fèves à la croque au sel, baraganes (aillet, de goût différent du poireau cultivé) cuit, tiède, vinaigrette, ou consommé à Pâques avec le chevreau, mogettes (haricots). === Fromages === fromages de vaches et chèvres, caillebottes. === Desserts === merveilles (sorte de beignets) millas (plus rarement appelée milloc ou mioque), gâteau à base de farine de maïs cornuelle : gâteau triangulaire à trou central, en pâte sablée garnie de grains d'anis. Elle viendrait des très anciennes fêtes païennes du printemps galette charentaise. Plus moelleuse que le broyé poitevin beaucoup plus dur la pine ou pine des Rameaux ; pâte à chou allongée, (en forme de gros éclair), garni de crème de Saint-Honoré ou crème légère, voire de crème chantilly ou crème pâtissière, ce gâteau est confectionné pour les Rameaux, et jusqu'à Pâques, en particulier dans la région de Barbezieux. === Vins et alcools === Cognac Pineau des Charentes (rosé ou blanc). Brûlot charentais mélange de café, de sucre et de cognac chauffé Vin charentais (IDP) rouge, rosé, blanc Eaux-de-vie de fruits artisanales (de prune, notamment). === Autres === ail, condiment très utilisé en Charente et aillet durant tout le printemps noix, cèpes huiles de noix, de noisette, de tournesol et de colza artisanales et industrielles (département très producteur d'oléagineux). brin d'aillet du : ce matin là, en-cas festif avec aillet cru, pain, grillon, fromage frais… fête qui serait d'origine gauloise raisiné (compote cuite dans le jus de raisin réduit). == Personnalités liées au département == Charles d'Orléans (1459-1496) Louise de Savoie (1476-1531), duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine Marguerite d'Angoulême (1492-1549), sœur de François et grand-mère d'Henri IV, née à Angoulême François d'Angoulême, communément appelé François , est né le 12 septembre 1494 à Cognac. Il fut roi de France de 1515 à sa mort, en 1547. Octavien de Saint-Gelais Mellin de Saint-Gelais Guy Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron de Jarnac (1514, † ), auteur du célèbre coup de Jarnac le . Jean-Louis Guez de Balzac François de La Rochefoucauld Élie Vinet François Ravaillac, né en 1577 et maître d'école à Angoulême, régicide et exécuté le Jean-Baptiste Bouillaud (1796-1881), député, médecin, président de l'Académie royale de médecine. Jean-Baptiste de La Quintinie, né à Chabanais. Richard Hennessy, fondateur de la maison Hennessy. Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran, né à Cognac le 18 avril 1838, mort à Paris le 28 mai 1912. Chimiste, découvreur du gallium en 1875. Émile Roux (Confolens 1853 - Paris 1933) : médecin, bactériologiste et immunologiste français. Il fut un des plus proches collaborateurs de Pasteur L'abbé Rousselot, un des fondateurs de la phonétique expérimentale, est né le 10 octobre 1846 à Saint-Claud et mort le 16 décembre 1924 à Paris. Il a été professeur de phonétique expérimentale au Collège de France. Jean-Hippolyte Michon (1806-1881), historien et érudit charentais, fondateur de la Société archéologique et historique de la Charente. Alfred de Vigny, qui séjournait au logis du Maine-Giraud dont il fut propriétaire. Burgaud des Marets (Jean-Henri), poète saintongeais, né à Jarnac le , décédé à Paris le . Jacques Chardonne, écrivain Henri Fauconnier Odette Comandon, auteur de comédies et de contes, actrice et conteuse patoisante (Angoulême 1913 – † Royan 1996). Louis Delâge Claude Boucher Félix Gaillard, député, Président du Conseil Guy Pascaud, sénateur Pierre Marcilhacy, sénateur Jean Monnet est né à Cognac le 9 novembre 1888. Il fut l'un des pères fondateurs de l'Union européenne. François Mitterrand (1916-1996), né à Jarnac, fut président de la République de 1981 à 1995. Il est enterré à Jarnac. Michel Maury-Laribière (1920-1990), né à Confolens. Grand Industriel français, il fut premier vice-président du CNPF. Étienne Mougeotte, né à La Rochefoucauld en 1940, fut directeur d'antenne de TF1 de 1987 à 2007. Vincent Perrot, né à Confolens en 1965, animateur de radio et de télévision. Jean-Claude Dubreuil, romancier né à Longré en 1938. Pierre Véry (Bellon, 1900 – † Paris, 1960), écrivain et scénariste. Eugène de Rastignac, personnage fictif de la Comédie Humaine de Balzac, qui venant de Charente, s'installa à Paris afin de parvenir à ses fins. Christophe Jallet, footballeur professionnel François Gabart, navigateur né le 23 mars 1983 à Saint-Michel-d'Entraygues Renaud Lavillenie (1986-), ancien détenteur du record du monde de saut à la perche Roger Carel (1927-2020), acteur français décédé inhumé à Aigre
[ "vison d'Europe", "Louis Delâge", "Dompierre-sur-Charente", "Bordeaux", "Pierre Véry", "route nationale 10 (France métropolitaine)", "Chassenon", "Industrie papetière", "Le Nil", "gigouri", "Santons", "Festival du film policier de Cognac", "Unité urbaine de Confolens", "Histoire de la Saintonge", "Brives-sur-Charente", "Jean-Hippolyte Michon", "François Ier de France", "Révolution française", "Liste des préfets de la Charente", "1872", "François Ravaillac", "Bassin aquitain", "Liste des intercommunalités de la Charente", "Périgueux", "Bernard Villette", "département français", "verrerie", "saintongeais", "oie", "Liste des sénateurs de la Charente", "Longré", "Québec", "Terreal", "Ruffécois", "Élie Vinet", "Tribunal de grande instance (France)", "Maine (province)", "Cour d'appel (France)", "Mixx FM", "France Bleu Périgord", "Élections municipales de 2014 en Charente", "France 3 Poitou-Charentes", "Réseau Natura 2000", "guerre de Cent Ans", "Cour d'assises (France)", "grillon (pâté)", 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Charente-Maritime
La Charente-Maritime () est un département français situé dans le Sud-Ouest de la France et dans la moitié nord de la région Nouvelle-Aquitaine. Il appartient géographiquement au « Midi atlantique ». Ce département est divisé en cinq arrondissements et porte le dans la numérotation départementale française. Sa préfecture est La Rochelle. Sixième département par sa superficie au niveau régional, il dispose d'une vaste façade maritime sur l'océan Atlantique et d'une large ouverture sur l'estuaire de la Gironde. Il est arrosé par plusieurs fleuves dont la Charente à laquelle il doit en partie son nom. Quatre villes s'imposent dans l'armature urbaine de ce département : ce sont La Rochelle et Rochefort qui polarisent tout le nord-ouest de la Charente-Maritime, tandis que Saintes domine le centre du département autour de la vallée de la Charente et Royan la rive droite de l'estuaire de la Gironde. À leurs côtés, quelques petites villes exercent une influence locale comme Saint-Jean-d'Angély, Jonzac, Surgères, Saint-Pierre-d'Oléron et Marennes. La partie méridionale du département subit fortement l'attraction de Bordeaux, la capitale régionale. Doté d'un secteur primaire encore important grâce à une agriculture diversifiée et la première conchyliculture de France, la Charente-Maritime n'a jamais été un département industriel. Le secteur tertiaire y est largement prépondérant avec près des 3/4 des emplois occupés par les commerces et les services, les administrations, le tertiaire supérieur et le tourisme, ce dernier étant le secteur économique le plus dynamique du département. == Géographie == === Aperçu géographique du département === Le département de la Charente-Maritime appartient à la région Nouvelle-Aquitaine, dont il occupe la partie nord-ouest. Avec une superficie de , il se classe au sixième rang en Nouvelle-Aquitaine, et est le troisième département par sa population au niveau régional, se situant après la Gironde et juste après les Pyrénées-Atlantiques, avec en . Dans une vue d'ensemble, la Charente-Maritime fait partie du « Midi atlantique », en bordure de l'océan atlantique et du plus grand estuaire d'Europe que représente la Gironde. Bénéficiant d'une large façade littorale sur sa partie ouest, la Charente-Maritime est limitrophe de cinq départements. Au nord, elle confine avec la Vendée, au nord-est avec les Deux-Sèvres, à l'est avec la Charente , au sud-est avec la Dordogne et, au sud avec la Gironde. Fichier:Butte de Beaumont.JPG|Le terrier de Beaumont, dans le sud-ouest. Fichier:CNC3.jpg|Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet, dans le sud-ouest. Fichier:Paysage estuarien, Mortagne-sur-Gironde.JPG|Mortagne-sur-Gironde, dans le sud-ouest. Fichier:Ile-madame.jpg|L'Île Madame et ses carrelets, dans le nord-ouest. Fichier:Zone humide borniquaise (Bords 17).jpg|Zone humide à Bords, dans le centre. Fichier:Forêt Saint-Trojan.jpg|Forêt de Saint-Trojan sur l'île d'Oléron Ce département, tout en longueur et à la curieuse configuration géographique, est constitué de plaines et de bas plateaux peu boisés au nord mais davantage au sud du fleuve, notamment dans sa partie méridionale. Caractérisé par un relief doucement ondulé, où les altitudes sont en général peu élevées (le point culminant du département étant les Cent Journaux de Chantemerlière à , dans la forêt d'Aulnay et la commune de Contré), la Charente-Maritime est parcourue par des fleuves et des rivières s'écoulant dans des vallées peu profondes et évasées et est bordée sur son littoral par de larges espaces de marais qui occupent le 1/5 du territoire départemental. Le département dispose d'une large façade maritime, tant sur l'océan Atlantique que sur l'estuaire de la Gironde. Les extrêmes du département sont selon l'ordre des points cardinaux : Marans (Nord) Saint-Aigulin (Est) La Clotte (Sud) Saint-Clément-des-Baleines (Ouest) Saint-Georges-des-Coteaux (centre géographique de la Charente-Maritime). La commune la plus peuplée est La Rochelle (78535 hab) et la commune la moins peuplée est Lussac (46 hab). ==== Aperçu du littoral de la Charente-Maritime ==== La longueur totale de son littoral est de 463 km dont 230 km correspondent au littoral des quatre îles qui forment l'archipel charentais, lequel est représenté du nord au sud, en longeant la frange continentale du département, par Ré, Aix, Madame et Oléron. L'île de Ré est située au large de La Rochelle, entre les côtes charentaises et vendéennes. Saint-Martin-de-Ré est souvent considérée comme la « capitale » historique de l'île de Ré mais elle n'est plus la ville principale. L'île d'Aix est située au cœur du pertuis d'Antioche, entre l'île d'Oléron et Fouras, à l'extrémité nord de la vaste embouchure de la Charente. L'île Madame est la plus petite des îles charentaises. Elle est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Charente entre la presqu'île de Fouras et l'île d'Aix au nord, et la station balnéaire de Port-des-Barques, au sud, commune à laquelle elle est administrativement rattachée. Elle fait face à l'île d'Oléron et au célèbre site de fort Boyard. L'île d’Oléron est située au large des côtes saintongeaises. Plus grande des îles françaises métropolitaines après la Corse, avec ses de long sur de large (dans la plus grande largeur), elle a une superficie de et près de permanents. Le centre principal est Saint-Pierre-d'Oléron, considéré également comme la « capitale » géographique de l'île d'Oléron. === Aperçu de la géologie de la Charente-Maritime === Du point de vue géologique, la Charente-Maritime occupe la partie septentrionale du Bassin aquitain, l'un des trois bassins sédimentaires en France. Au nord, le département est séparé du Massif armoricain par la vaste dépression du Marais poitevin. Au nord-est, le seuil du Poitou sépare le département du Bassin parisien. Le sous-sol de la Charente-Maritime est exclusivement composé de roches sédimentaires âgées du Mésozoïque, du Cénozoïque et du Quaternaire. Les roches sont essentiellement constituées de calcaires, de marnes, d'argiles et de grès. La partie nord du département est occupée par des calcaires et des marnes du Jurassique supérieur (Oxfordien à Tithonien en passant par le Kimméridgien), marquant principalement les paysages de l'île de Ré, du nord de l'île d'Oléron et de la plaine d'Aunis. Les terrains du Crétacé supérieur se composent essentiellement de calcaires crayeux, de calcaires à Rudistes, d'argiles et de calcaires sableux âgés du Cénomanien au Campanien (Saintonge, rives de l'estuaire de la Gironde). Des terrains sablo-argileux du Cénozoïque occupent la partie sud-est du département. Les marais littoraux (Rochefort, Brouage, Poitevin) sont composés d'alluvions fluvio-marines du Quaternaire. Le sous-sol charentais-maritime est structuré selon quelques failles et des plis plurikilométriques ouverts (anticlinaux et synclinaux : synclinal de Saintes, anticlinal de Jonzac) et orientés NO-SE (direction dite « armoricaine »). Le département est situé dans une zone à la sismicité qualifiée de faible (sud du département) à modérée (nord du département). ==== Aperçu de l'hydrographie du département ==== Quatre fleuves tributaires de l'océan Atlantique arrosent le département : la Sèvre Niortaise, tout au nord de la Charente-Maritime, sert de délimitation naturelle avec le département de la Vendée ; la Charente coule au centre du département, c'est l'artère fluviale maîtresse de la Charente-Maritime ; la Seudre, qui est l'un des plus petits fleuves côtiers de France, se jette dans l'océan par un long estuaire, il alimente cependant le plus important bassin ostréicole de France ; la Gironde, qui correspond à l'estuaire commun de la Garonne et de la Dordogne marque la limite méridionale avec le département de la Gironde. Il correspond au plus vaste estuaire d'Europe occidentale dont la Charente-Maritime borde la rive droite jusqu'à son embouchure. === Climat === Le département de la Charente-Maritime bénéficie d'un climat tempéré océanique grâce à sa large ouverture sur l'océan Atlantique et sur l'estuaire de la Gironde, caractérisé en général et principalement sur le littoral par des hivers doux et des étés tempérés. === Faune et flore === La Charente-Maritime est un département caractérisé par une grande richesse floristique et faunistique. Cela est dû à plusieurs facteurs. Les spécificités climatiques où le département bénéficie de nuances météorologiques représentant le climat océanique aquitain caractérisé par des hivers doux grâce à la proximité de l'océan Atlantique et des étés chauds rafraîchis par les effluves océaniques. La présence d'une flore de type subméditerranéen, surtout sur la façade littorale et dans l'archipel charentais, est représentée par les agaves, les cistes, les mimosas, les oliviers, les palmiers, les chênes verts, les roses trémières… Toute cette végétation évoque à bien des égards le climat d'un « Midi atlantique ». La présence de sites naturels ou artificiels ayant des caractéristiques bien différenciées, qui ont favorisé des écosystèmes riches en matière de biodiversité : marais, slikkes, schorres, pelouses calcicoles, falaises calcaires, vasières, estrans rocheux, dunes, prairies humides, estuaires, etc. La différence est grande entre le sud du département et les îles du littoral, ce qui se repère à travers la diversité des paysages. L'existence de nombreuses réserves naturelles qui ont permis de préserver des habitats naturels, ainsi qu'une urbanisation et une emprise agricole encore assez modérées. La présence de vasières et de marais, situés sur la grande voie atlantique de migration, qui drainent des populations importantes d'oiseaux, notamment nordiques dont les cigognes blanches et noires. == Démographie == === Aspects généraux === Le département de la Charente-Maritime est un département moyennement peuplé, sa densité de population atteint en . Cependant, une analyse plus affinée de la répartition de la population sur le territoire départemental fait apparaître de fortes disparités de peuplement. Le littoral, densément peuplé et fortement urbanisé, supporte aisément la comparaison avec la moyenne nationale, tandis que la Saintonge continentale présente les mêmes caractéristiques que la France rurale et faiblement peuplée, à l’exception notable de la vallée centrale de la Charente, organisée autour de Saintes, et singularisée par un dynamisme démographique soutenu et régulier. === Communes les plus peuplées === === Historique de l'évolution démographique === L’évolution démographique du département se définit en quatre grandes périodes historiques, depuis la mise en place des recensements intercensitaires de population. De la période napoléonienne jusqu’au Second Empire, le département a enregistré une croissance démographique remarquable et son premier maximum démographique avec une population de 481060 habitants en 1861. Ce chiffre record n’a été dépassé qu’un siècle plus tard, en 1968. S’ensuit une longue période de déclin démographique, fortement marquée par l’exode rural, malgré la vitalité des villes du département. Deux phases assez dissemblables apparaissent, dont la première se caractérise par une forte décroissance démographique, depuis la chute du Second Empire et le début de la Troisième République jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, puis un temps de stagnation démographique est observé dans l’entre-deux-guerres. La quatrième période démographique correspond à une reprise vigoureuse et régulière de la croissance de la population depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui s’est de nouveau accélérée depuis 1990. Tableau de l'évolution démographique de la Charente-Maritime de 1946 à 2009 : plus d'un demi-siècle de croissance ininterrompue Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1,1,1) id:barra value:rgb(0.6,0.7,0.8) ImageSize = width:400 height:373 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:650000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:50000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:50000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 bar:2007 text:2007 bar:2009 text:2009 PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1946 from:0 till: 416187 bar:1954 from:0 till: 447973 bar:1962 from:0 till: 470897 bar:1968 from:0 till: 483622 bar:1975 from:0 till: 497859 bar:1982 from:0 till: 513220 bar:1990 from:0 till: 527146 bar:1999 from:0 till: 557024 bar:2007 from:0 till: 605410 bar:2009 from:0 till: 616607 TextData= fontsize:S pos:(20,20) text: === Un département attractif === La Charente-Maritime fait partie des départements les plus attractifs de France, et notamment de la façade atlantique. Le département doit cet attrait à sa frange littorale et à son climat doux au fort taux d'ensoleillement qui favorisent à la fois l'haliotropisme et l'héliotropisme, mais aussi à une ruralité active et à un réseau de petites et moyennes villes bien pourvues en commerces et services. De fait, la Charente-Maritime affiche depuis 1975 un solde migratoire positif qui n'a cessé de se renforcer depuis cette date et est à l'origine d'une croissance démographique constante à laquelle les principales villes du département ont largement contribué ainsi que le littoral. Bien que le vieillissement de la population soit devenu un phénomène global bien réel dans le département, des secteurs ruraux frappés depuis longtemps par l'exode rural comme la Haute-Saintonge, la Double saintongeaise et la Saintonge du nord-est, et présentant un caractère préoccupant de leur démographie, sont devenus à leur tour des zones attractives. Cependant, la répartition de la population par tranche d'âge est relativement inégale en Charente-Maritime et tend à accentuer les contrastes de peuplement. En effet, elle oppose des zones de peuplement caractérisées par une population encore jeune en milieu urbain et péri-urbain à d'autres de population majoritairement âgée en milieux littoral et rural profond. De fait, trois secteurs de peuplement apparaissent en Charente-Maritime et se différencient nettement par leur démographie. Les principaux pôles économiques et urbains - bipôle La Rochelle-Rochefort, Pays d'Aunis autour du triangle Surgères- Aigrefeuille-d'Aunis-Marans et aire urbaine de Saintes complétée par l'axe Pons-Gémozac - tendent à concentrer une population jeune et de jeunes ménages (plus de 30 % de la population ayant moins de 25 ans). Le dynamisme démographique dans ces secteurs géographiques se caractérise à la fois par un solde naturel et un solde migratoire nettement positifs. Cette vitalité ne concerne pas seulement la résidence de personnes âgées mais aussi l'installation d'actifs souvent jeunes. Ces territoires géographiques sont les plus dynamiques et les plus attractifs du département. Par contraste, la situation apparaît nettement moins favorable dans les secteurs du rural profond, représentés par la Haute Saintonge et la Saintonge du nord-est, qui ont été laminés par de longues décennies d'exode rural et de déprise agricole. Ces deux micro-régions présentent les mêmes caractéristiques démographiques que la « diagonale des faibles densités » (la France des Ardennes jusqu'au sud du Massif Central, absence de centres urbains dynamiques, solde naturel négatif, solde migratoire positif mais caractérisé par l'installation de personnes âgées). Il s'agit de zones rurales en crise démographique profonde qu'aggrave une déprise économique de plus en plus préoccupante. Les petits centres urbains comme Saint-Jean-d'Angély, Jonzac ou Montendre sont en perte de vitesse et en crise urbaine, ils exercent une influence limitée sur leur propre région. Quant à la zone littorale du département, dont l'économie repose essentiellement sur le tourisme, celle-ci a vu son attractivité se renforcer considérablement depuis 1990. Malgré le remarquable essor démographique du littoral charentais - notamment l'aire urbaine de Royan, la basse vallée de la Seudre de Saujon à Marennes, les stations balnéaires de Fouras et de Châtelaillon-Plage et les deux grandes îles charentaises (Oléron et Ré) -, celui-ci n'échappe pas au phénomène du vieillissement de la population où, dorénavant, la proportion de retraités, souvent supérieure à 40 % de la population totale, est de même ampleur que ce qui est observé sur le littoral méditerranéen (Côte d'Azur, côtes varoise et languedocienne notamment). Cependant, il s'agit d'une zone géographique qui s'urbanise rapidement et où la densité de population est élevée, bien supérieure à celle du département et même à celle de la France. === Une urbanisation encore moyenne mais qui s'accélère === La Charente-Maritime est un département moyennement urbanisé. Son taux d’urbanisation a franchi les 60 % (taux urbain de 61 % en 2021) alors qu’il est largement supérieur à 75 % en France. Cependant l'armature urbaine du département est relativement bien équilibrée dans son ensemble, sauf à l'extrême sud où il subit fortement l'attraction bordelaise. En 2021, les quatre principales agglomérations urbaines du département sont dans l'ordre suivant : La Rochelle (138236 habitants), Royan (40122 habitants), Rochefort (38009 habitants) et Saintes (30064 habitants). Ce maillage urbain est complété par neuf autres unités urbaines de plus de 5000 habitants qui sont par ordre décroissant de population : La Tremblade ( habitants), Marennes ( habitants), Saint-Jean-d'Angély ( habitants), Saujon ( habitants), Surgères ( habitants), Saint-Pierre-d'Oléron ( habitants), Jonzac (5396 habitants), Saint-Xandre (5384 habitants) et La Flotte (5280 habitants). == Économie == === Panorama général de l'économie départementale === L'économie de la Charente-Maritime est en grande partie liée à son milieu naturel qui a favorisé une agriculture aux productions très variées (lait, céréales, vigne, fruits et légumes) et des activités maritimes aux ressources importantes (huîtres, moules, sel, poissons et crustacés). Un grand nombre de ces productions ont donné naissance à une industrie agro-alimentaire, mais le secteur industriel est peu développé, quoique modernisé et diversifié. L'économie départementale est dominée par un secteur commercial dominant que renforce le tourisme qui est devenu l'activité majeure de la Charente-Maritime. Enfin, le tertiaire supérieur revêt une certaine importance dans l'économie de la Charente-Maritime où il s'est considérablement renforcé dans la dernière décennie du XXe siècle, grâce à l'ouverture de l'université de La Rochelle en 1993. Une agriculture modernisée et performante La Charente-Maritime est un important département céréalier et viticole avec la production de Cognac. Une large part de ces différentes productions est transformée sur place, ayant généré une industrie agro-alimentaire diversifiée, et contribue à la renommée du département par l'élaboration des eaux-de-vie de cognac, du pineau des Charentes et du beurre de Surgères. Les ressources de la mer La Charente-Maritime dispose d'une importante façade maritime qui la positionne aujourd'hui au premier rang national pour les productions conchylicoles (huîtres et moules). Le département possède également de nombreux marais salants encore en activité, principalement dans les îles de l'archipel charentais, où la production de sel y est traditionnellement préservée. C'est que l'exploitation salinière y a des origines historiques lointaines, remontant à l'âge du fer pour les premiers marais salants dont les premières traces se trouvent sur l'île d'Oléron. Cette activité devint au Moyen Âge la première production de sel en France. Cette suprématie économique charentaise sur le sel s'est prolongée jusqu'au milieu du XIXe siècle. Un secteur industriel innovant Certes, le secteur industriel est peu développé en Charente-Maritime où il n'existe pas de grandes concentrations industrielles comme dans le Nord et l'Est de la France. Mais il s'est modernisé et diversifié, s'étendant sur une gamme assez variée d'activités qui sont concentrées essentiellement dans le quart nord-ouest du département (agglomérations de La Rochelle et de Rochefort, axe Surgères-Aigrefeuille-d'Aunis) et est diffus dans quelques villes de la Saintonge (Saintes, Pons, Jonzac , Saint-Jean-d'Angély) ainsi qu'en milieu rural. Les entreprises industrielles sont majoritairement des PME qui ont su s'adapter aux exigences du monde moderne et de la mondialisation et nombre d'entre elles travaillent à l'exportation, d'autres cultivent l'innovation technologique dans des bureaux d'étude performants. En outre, l'industrie navale de la plaisance en Charente-Maritime présente une forte dynamique, grâce notamment aux chantiers nautiques de plaisance de Rochefort et de La Rochelle. À titre anecdotique, c'est en Charente-Maritime que le navire L'Hermione a été inauguré dans le port de Rochefort, après 15 ans de chantier réalisé par une association particulièrement dynamique. Un secteur tertiaire prédominant Le secteur tertiaire est devenu prédominant, occupant près des 3/4 des emplois du département. Il doit cette situation particulière d'une part à une tradition commerciale fortement ancrée et d'autre part à l'importance de plus en plus accrue de l'économie touristique. Le tertiaire supérieur Le secteur du tertiaire supérieur s'est beaucoup renforcé en Charente-Maritime depuis la création de l'université de La Rochelle en 1993 et s'est développé en trois domaines de compétence représentés par l'enseignement supérieur, les laboratoires de recherche et la recherche et développement. === Voies de communication et transports === Le département de la Charente-Maritime a de tout temps été un territoire de passage entre le Nord et le Sud, et ce, depuis ses origines antiques. Disposant d'une large ouverture sur l'océan Atlantique, il a développé une tradition maritime ancienne et importante. Aujourd'hui, la Charente-Maritime a considérablement modernisé ses infrastructures de communication (voies ferrées, routes et autoroutes) et d'équipements portuaires (Grand port maritime de La Rochelle) et a accru son rôle de transit et d'échanges, appelé à se développer davantage encore avec les projets d'électrification des voies ferrées, de modernisation des routes et d'agrandissement des installations portuaires du port de La Pallice. Les principaux carrefours de voies de communication ferroviaires, routières et autoroutières sont représentés par les villes principales, où Saintes en particulier joue un rôle de premier plan. La Rochelle et Rochefort sont également d'importants centres de transit et d'échanges et ces deux agglomérations disposent d'aéroports dont celui de La Rochelle - Île de Ré est le plus important entre Loire et Gironde. === Tourisme === Des conditions climatiques clémentes, un important patrimoine architectural et environnemental préservé, une vie culturelle animée et diversifiée, le tout conjugué à l'attractivité du littoral et de ses îles font de la Charente-Maritime la deuxième destination touristique de la France et le premier département touristique du littoral atlantique français. Parmi les sites emblématiques de la Charente-Maritime figurent le Vieux-Port de La Rochelle, les citadelles de Brouage, Saint-Martin-de-Ré et du Château-d'Oléron, les anciennes fortifications militaires du littoral comme Fort Boyard, Fort Louvois ou encore l'arsenal maritime du XVIIe siècle de Rochefort, les stations balnéaires de Royan, Fouras et Châtelaillon ou les villages de Talmont-sur-Gironde, Mornac-sur-Seudre, La Flotte et Ars-en-Ré, ces derniers ayant obtenu le label Plus Beaux Villages de France. Enfin, Saintes, Rochefort et Royan sont classées villes et pays d'art et d'histoire en raison de la concentration de monuments historiques dans les deux premières et de l'architecture des années cinquante pour la dernière. Plusieurs lieux du département sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Sur cette liste figurent la citadelle de Saint-Martin-de-Ré, la basilique Saint-Eutrope de Saintes, l'hôpital des pèlerins de Pons et l'Église Saint-Pierre d'Aulnay. Le département possède de nombreuses églises romanes comme l'Abbaye de Sablonceaux pour la plupart et gothiques pour d'autres comme l'église de Marennes, ainsi qu'un grand nombre de châteaux dont quelques-uns sont ouverts aux touristes, notamment le château de la Roche-Courbon, le château de la Gataudière à Marennes ou encore celui de Dampierre-sur-Boutonne. Un grand nombre de musées et d'écomusées aux thèmes variés et souvent renouvelés s'offrent aux visiteurs. Le département compte également une douzaine de pôles nature, un parc naturel interrégional, le Marais Poitevin (lequel s'étend également sur les départements de la Vendée et des Deux-Sèvres), et une réserve ornithologique, la réserve naturelle du Marais d'Yves. La richesse du tourisme de la Charente-Maritime réside dans sa multitude d'activités qui ne s'appuient pas exclusivement sur le littoral. Ainsi, le tourisme de santé est en plein essor grâce au développement du thermalisme (stations thermales de Rochefort, Jonzac et Saujon), du thermo-ludisme et de la balnéothérapie. Il attire chaque année plusieurs milliers pour les petites structures à plusieurs dizaines de milliers de visiteurs pour les plus gros centres. Fichier:La Rochelle2tours.jpg| La Rochelle et le Vieux-Port. Fichier:09 NAQ - Charente-Maritime - Saintes - Arc de Germanicus (2017-05-02 11-38-45).jpg|Saintes. Fichier:Porte arsenalRochefort.jpg|Rochefort. Fichier:Port Royan.jpg|Royan. Fichier:Les tours Saint-Jean-d'Angely.jpg|Saint-Jean-d'Angély. Fichier:Tonnay-Charente rive droite.JPG|Tonnay-Charente. Fichier:Surgeres jardin mairie.jpg|Surgères. Fichier:Marennes-17 Clocher -porche 2013.jpg|Marennes. Fichier:Marans14.JPG|Marans. Fichier:Pons2.3.JPG|Pons. Fichier:Jonzac2.6.JPG|Jonzac. Fichier:FortVaubanPlage.JPG|Fouras. Fichier:IleRéMartin.JPG|Saint-Martin-de-Ré et l'île de Ré. Fichier:Saint-Savinien.jpg|Saint-Savinien. Fichier:F07.Brouage.0012.JPG| Brouage. Fichier:Château de la Roche-Courbon, façade.JPG|Le château de la Rochecourbon. Fichier:Talmont 17 Église remparts 2013.jpg|L'église Sainte-Radegonde de Talmont-sur-Gironde. Fichier:F06.Aulnay.2181.jpg|L'église d'Aulnay-de-Saintonge. Fichier:Cascade zoo palmyre.jpg|Le Zoo de la Palmyre aux Mathes. Fichier:Phare de La Coubre in 2018.jpg|Le phare de la Coubre à la Tremblade. Fichier:Fort Louvois - Bourcefranc.jpg|Le fort Louvois entre l'île d'Oléron et Bourcefranc-le-Chapus. == Histoire == === Toponymie du département === ==== Dénominations dialectales et actuelles ==== La Charente-Maritime (en saintongeais : Chérente-Marine) tire son nom à la fois du fleuve et de son littoral. Le fleuve est dénommé Chérente en saintongeais. Quant à l'adjectif « maritime », il provient simplement de la situation littorale du département en bordure de l'océan Atlantique. Antérieurement, le département a porté le nom de Charente-Inférieure en raison de sa position sur le cours inférieur du fleuve et, ce, depuis sa création jusqu'au . Ce sont les négociants de Cognac qui ont demandé au Régime de Vichy le changement pour préserver la réputation de qualité de leurs produits. ==== Anciennes appellations du fleuve ==== Le département tire son nom du fleuve qui, à l'époque gallo-romaine, était connu sous le nom grec de « Κανεντελος » (Kanentelos). Ce nom est mentionné par le célèbre géographe Claude Ptolémée en après Jésus-Christ. En , à l'époque de l'Antiquité tardive, le poète de langue latine Ausone latinise le nom du fleuve sous la forme « Carentonus ». === Histoire de la Charente-Maritime === Pour mettre fin à l'Ancien Régime, le département a été créé à la Révolution française, le , en application de la loi du . Il a été formé artificiellement à partir des anciennes provinces d'Aunis et de Saintonge, ainsi qu'une petite portion du Poitou et de l'Angoumois, avec Saintes comme chef-lieu. Il porta à l'origine le nom de Charente-Inférieure en raison de la position géographique du fleuve où la Charente y écoule ses eaux dans son cours inférieur jusqu'à son embouchure dans l'océan Atlantique. Le , transféra le chef-lieu du département de Saintes à La Rochelle par un décret impérial. Le , une loi autorisa le département de la Charente-Inférieure à changer de dénomination au profit de celle de Charente-Maritime. Au , la région Poitou-Charentes, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions Aquitaine et Limousin pour devenir la nouvelle région Nouvelle-Aquitaine. === Héraldique du département === == Administration == Dans le domaine de l'administration territoriale, le département de la Charente-Maritime, qui résulte de la fusion des deux anciennes provinces de l'Aunis et de la Saintonge ainsi que d'une fraction du Poitou et de l'Angoumois lors de la Constituante de 1790, est composé de la manière suivante : 5 arrondissements 27 cantons 13 intercommunalités (4 communautés d'agglomérations (Rochefort, La Rochelle, Royan et Saintes) et 9 communautés de communes). 463 communes Anciennes communes de la Charente-Maritime. Les trois dernières communes de Charente-Maritime à avoir été créées datent du lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit des communes de Port-des-Barques, - située à l'embouchure de la Charente sur la rive gauche -, Le Grand-Village-Plage et La Brée-les-Bains, ces deux dernières sont des communes de l'île d'Oléron. La préfecture est La Rochelle. Saintes fut préfecture du département depuis sa création en 1790 et ce jusqu'en 1810. Les sous-préfectures sont – par ordre alphabétique – Jonzac, Rochefort, Saint-Jean-d'Angély et Saintes. Avant les remaniements de la carte administrative en 1926, Marennes était également sous-préfecture. == Politique == Conseil départemental de la Charente-Maritime Liste des députés de la Charente-Maritime Liste des sénateurs de la Charente-Maritime Liste des conseillers généraux de la Charente-Maritime Liste des préfets de la Charente-Maritime Liste des circonscriptions législatives de la Charente-Maritime == Justice == À la suite de la réforme de la Justice de 2007, l'organisation de la carte judiciaire de la Charente-Maritime a subi un profond remaniement. Mais elle a en même temps entraîné une certaine forme de « désertification » des instances judiciaires dans le département, souvent préjudiciable pour les justiciables, la notion de « justice de proximité » étant mal perçue par les citoyens autant qu'elle est dénoncée par l'ensemble des professions juridiques. Ainsi deux tribunaux de grande instance (TGI) se partagent le territoire départemental, l'un à La Rochelle et l'autre à Saintes. Avant la réforme, Rochefort abritait un TGI. Quatre tribunaux d'instance (TI) sont maintenant répartis dans le département au lieu de six avant la réforme de la carte judiciaire. Ils sont situés à La Rochelle, Saintes, Rochefort et Jonzac. Les deux TI supprimés avaient leur siège à Marennes et à Saint-Jean-d'Angély. La Charente-Maritime dispose toujours d'une cour d'assises, celle-ci demeure fixée à Saintes qui reste le chef-lieu judiciaire du département. Mais son rôle est appelé à être fortement amenuisé du fait que La Rochelle a été choisie pour abriter le pôle de l'instruction judiciaire départemental. Sa fonction de préfecture ayant fortement pesé sur ce choix, d'autant que la ville dispose d'une université avec une faculté de Droit. De plus, La Rochelle abrite une Maison de la Justice et du Droit qui a été inaugurée en 2002. C’est l’unique instance d’informations juridiques de ce genre présente dans le ressort de la cour d'appel de Poitiers. La cour d'appel est à Poitiers de laquelle dépend la Charente-Maritime. Trois centres de détention sont présents en Charente-Maritime (Maisons d'arrêt de Saintes, Bedenac et Rochefort et un centre pénitentiaire qui est situé à Saint-Martin-de-Ré. Un projet de prison départementale de 600 places est envisagé dans le département en remplacement des quatre prisons actuelles. Il n'existe pas de juridiction administrative en Charente-Maritime, celle-ci est implantée à Poitiers (tribunal administratif) et à Bordeaux pour la cour administrative d'appel. Par ailleurs, deux tribunaux de commerce sont en activité en Charente-Maritime. Ils ont leur siège à La Rochelle et Saintes. Ils étaient six avant la réforme. Ceux qui fonctionnaient avaient leur siège à Jonzac, Marennes, Rochefort et Saint-Jean-d'Angély. À leurs côtés fonctionnent maintenant trois Conseils des Prudhommes en Charente-Maritime. Ils sont situés à La Rochelle, Saintes et Rochefort. Trois tribunaux de cette compétence ont été supprimés, ils étaient implantés à Jonzac, Marennes et Saint-Jean-d'Angély. == Médias == Presse écrite Journal Sud Ouest (plusieurs éditions locales : La Rochelle, Saintes, Rochefort, Royan et Jonzac). Outre le quotidien régional Sud Ouest, cinq journaux hebdomadaires d'informations locales couvrent le territoire départemental : Charente-Maritime Hebdo publié à Surgères (qui a fusionné, début 2020, avec l'édition charentaise-maritime du Courrier français), Le Phare de Ré édité à Saint-Martin-de-Ré, Le Littoral de la Charente-Maritime imprimé à Marennes, Haute-Saintonge publié à Jonzac et L'Angérien libre imprimé à Saint-Jean-d'Angély dont les tirages sont souvent supérieurs à plusieurs milliers d'exemplaires. D'autres publications existent également à l'échelle du département, dont l'hebdomadaire agricole L'Agriculteur charentais, publié depuis 1934. Télévision et radio France Bleu La Rochelle (Groupe Radio France) France 3 Nouvelle-Aquitaine via l'antenne de proximité France 3 Poitou-Charentes et son décrochage local France 3 Atlantique dont l'antenne locale est située à La Rochelle, diffusant quasi quotidiennement (du mardi au vendredi de chaque semaine) pendant 5 minutes des informations sur la Charente-Maritime. Demoiselle FM, radio locale qui émet sur la fréquence en Charente-Maritime depuis 1998 et qui est située à Rochefort. == Culture == === Langues régionales === La langue de la Charente-Maritime, le poitevin-saintongeais, est présent dans la liste des langues de France depuis début 2010 avec le libellé suivant : « poitevin-saintongeais (dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais) ». Il s'agit d'une langue d'oïl spécifique, bien que teintée de quelques tournures et de vocabulaire occitan. La limite entre les deux variétés, le poitevin et le saintongeais traverse le nord de la Charente-Maritime, département partagé entre une petite zone linguistiquement poitevine (île de Ré, Nord de l'Aunis, régions de Loulay et d'Aulnay), et une grande zone linguistiquement saintongeaise (tout le reste du département). Les habitants de la Saintonge et de l'Aunis ont fourni d'importants contingents d'émigrants qui se sont fixés en Nouvelle-France (Acadie et Québec). De nombreux mots du vocabulaire saintongeais subsistent dans le langage franco-canadien d'aujourd'hui. === Les échanges culturels dans le cadre du jumelage et de la coopération internationale === Dans le cadre des échanges culturels entre nations, près d'une vingtaine de communes de la Charente-Maritime, principalement des villes, sont associées avec d'autres villes, surtout de l'Europe, mais aussi de l'Afrique et de l'Amérique du Nord. Hors du cadre des conventions communales qui les lient à des villes du monde, l'université de La Rochelle, par le biais notamment de sa faculté des Lettres et des Sciences Humaines, entretient de nombreux échanges avec d'autres villes universitaires comme avec Halmstad en Suède, Montréal au Canada ou encore avec des villes des États-Unis. == Personnalités liées au département == === Personnalités du Moyen Âge === Aliénor d'Aquitaine : Née en 1122, la fille du comte de Poitiers épouse le roi de France , puis le futur roi d’Angleterre . Elle est à l'origine du premier code maritime français intitulé les Rôles d'Oléron. === Époque moderne === ==== Personnalités du XVIe siècle ==== Jacques Boyceau : Né à Saint-Jean-d'Angély vers 1560, intendant des jardins du roi , de la reine Marie de Médicis, puis du roi . Il eut pour tâche de diriger la plantation du jardin du palais du Luxembourg, puis de redessiner les parterres du jardin du Louvre, du palais des Tuileries et du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye. Samuel de Champlain : Né à Brouage ou à La Rochelle, entre 1567 et 1580, navigateur, cartographe, explorateur, chroniqueur et fondateur de la ville de Québec en 1608. Théodore Agrippa d'Aubigné : Né près de Pons en 1522, fut un homme de guerre, écrivain et poète baroque protestant († 1630). ==== Personnalités du XVIIe siècle ==== René-Antoine Ferchault de Réaumur : Né en 1683 à La Rochelle, mort en 1757, l’un des plus grands savants du XVIIIe siècle. ==== Personnalités du XVIIIe siècle ==== Nicolas Venette : Né en 1633 et mort en 1698, médecin, sexologue et écrivain, auteur du Tableau de l’amour conjugal, premier traité de sexologie en Occident. Jacques Nicolas Billaud-Varenne : Né en 1756 et mort en 1819, politique français, révolutionnaire, auteur de plusieurs pamphlets, membre de la Commune de Paris, dirigea de concert avec Danton les sanglantes journées de Septembre 1792. Élu à la Convention par le département de la Seine, il vote la mort de . Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue : né en 1761 et mort en 1852, conseiller municipal, conseiller général, député, passionné par les sciences naturelles, à grandement contribué aux collections du muséum d’histoire naturelle de La Rochelle. Aimé Jacques Alexandre Goujaud Bonpland : né en 1773 et mort en 1858, chirurgien et botaniste ayant accompagné Alexander von Humboldt dans ses expéditions, auteur de précieux manuscrits. Guy-Victor Duperré : Né en 1775 et mort en 1846, amiral français, marin d’Empire, Pair de France et ministre de la Marine. Enterré aux Invalides après des funérailles nationales, son nom figure sur l’Arc de triomphe de Paris. === Époque contemporaine === ==== Personnalités du XIXe siècle ==== Jules Dufaure : né à Saujon (1798-1881), enterré à Grézac, fut un avocat et homme politique considérable du XIXe siècle au niveau régional (député de Saintes de 1834 à 1851 puis de 1871 à 1875 et de Marennes en 1876, président du conseil régional de nombreuses années et bâtonnier de Bordeaux de 1832 à 1834) et national (ministre en 1839-1840, en 1848, en 1849 ; vice-président du Conseil et ministre de la Justice de 1871 à 1873 ; ministre de la Justice en 1875, puis président du Conseil en 1876 et de nouveau en 1877-1879 ; sénateur inamovible en 1876 ; bâtonnier de Paris de 1862 à 1864 et élu à l'Académie française en 1863). Il fut l'un des inspirateurs de la loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France de 1842 en tant que président de la Commission à l'Assemblée Nationale, impulsa le Plan Freycinet en 1878 et fut un des artisans de plusieurs constitutions françaises (1848, le projet de 1873, les lois constitutionnelles de 1875). Issu de la famille orléaniste libérale, il fit allégeance à la république en 1848 et réaffirma son attachement aux principes républicains en 1871, devenant ainsi un des leaders du parti Centre Gauche, qui permit la consolidation de la République après le . Eugène Fromentin : Né et mort à La Rochelle (1820-1876), fut un peintre et écrivain orientaliste fécond. William Bouguereau : Né et mort à La Rochelle (1825-1905), peintre académique de la fin du XIXe siècle, membre de l'Académie des Beaux-Arts. Eugène Biraud : Né en 1825 à Saint-Georges-du-Bois, près de Surgères, mort en 1908 ; considéré comme le « père de la coopération laitière », il est le fondateur de la toute première laiterie coopérative de France qui eut lieu le 13 janvier 1888. ==== Personnalités du XXe siècle ==== Émile Combes : Né en 1835, cet homme politique anticlérical, un des responsables de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, est mort à Pons en 1921. Pierre Loti : Né à Rochefort en 1850 et enterré à Saint-Pierre-d'Oléron (île d'Oléron), Julien Viaud (de son vrai nom) est aussi célèbre pour ses romans exotiques que pour ses excentricités. Il a passé sa vie à courir le monde — pour mieux revenir dans sa région natale à chaque fois. Sa maison à Rochefort est devenue un musée. René Guillot :Né en 1900 à Courcoury, mort en 1969 à Paris, auteur de livres d'aventure pour la jeunesse ; ancien membre de l'Académie de Saintonge. Maurice Merleau-Ponty : Né en 1908 à Rochefort, mort en 1961 à Paris, philosophe existentialiste et phénoménologue, professeur au Collège de France, élève de l’École normale supérieure reçu deuxième à l’agrégation de philosophie en 1930. Il fonde avec Jean-Paul Sartre la revue Les Temps modernes. ==== Personnalités contemporaines des ==== Hortense Dufour : romancière, née en 1946 à Marennes. Elle a en particulier écrit le roman Le Bouchot publié chez Grasset en 1982. Daniel Bernard : né à La Rochelle en 1948, auteur de quatre romans sur l'île de Ré intitulés Comment c'était avant l'île de Ré (2010), Les Magayantes (2008), Une île bien plus loin que le vent (2005), et Le Saunier de Saint-Clément (2002) (éditions l'Harmattan). Bruno Guillon : né à Saint-Jean-d'Angély est l'animateur du morning Bruno dans la radio sur Fun Radio et l'animateur du jeu Chacun son tour'', jeu télévisé français diffusé depuis 2021 sur France 2 . == Logos == Fichier:Logo Charente-Maritime.png|Logo de la Charente-Maritime de 1986 à 2008. Fichier:Logo Charente Maritime.svg|Logo à partir de 2008.
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Cher (département)
Le Cher () est un département français de la région Centre-Val de Loire qui tient son nom de la rivière Cher. L'Insee et La Poste lui attribuent le . Sa préfecture est Bourges et les sous-préfectures sont Vierzon et Saint-Amand-Montrond. == Toponymie == Son nom provient de la rivière du même nom. == Géographie == === Situation === Le Cher s'étend sur . Le Cher formait autrefois avec le département de l'Indre la province du Berry. Il fait aujourd'hui partie de la région Centre-Val de Loire et est limitrophe des départements de l'Indre, de Loir-et-Cher, du Loiret, de la Nièvre, de l'Allier et de la Creuse. === Départements limitrophes === Les départements sont : le Loir-et-Cher (au nord-ouest), l'Indre (à l'ouest), la Creuse (au sud), l'Allier (du sud au sud-est), la Nièvre (à l'est) et le Loiret (au nord). === Relief === Adossé au sud aux premiers contreforts du Massif central, à l'est aux douces collines du Sancerrois (429 m à la Motte d'Humbligny) bordées par le cours de la Loire, le département s'ouvre à l'ouest sur la Champagne berrichonne et au nord-ouest sur la plaine solognote. Son point culminant est Le Magnoux (504 m), situé à l'extrémité méridionale du territoire. L'endroit où le Cher sort du département en constitue l'altitude la plus faible : 89 m. === Principaux cours d'eau === De nombreuses rivières traversent son territoire, dont les noms se retrouvent mêlés aux toponymes communaux : l'Auron, la Sauldre, l'Yèvre, la Vauvise, le Cher : === Climat === === Régions naturelles === Ce sont : la Champagne berrichonne (ouest et sud-ouest), région de culture intensive et des vignobles du Quincy ; la Sologne berrichonne (nord-ouest), région de forêts ; le Sancerrois, le Pays-Fort (nord-est), régions de polyculture ; le Boischaut Sud, région de bocage ; le Val de Germigny, ancienne région d'élevage et de polyculture. Fichier:Osmery-vue-aerienne-etang.jpg|alt=La plaine de Champagne berrichonne à Osmery, en 2007.|La plaine de Champagne berrichonne à Osmery. Fichier:LacSidiailles.jpg|Le lac de Sidiailles. Fichier:Chavignol et Sancerre.jpg|Chavignol et Sancerre. Fichier:Route forestière Charles VII.jpg|alt=forêt de Vierzon, 2022|Le Massif Domanial de Vierzon === Voies de communication et transports === ==== Réseau routier ==== Au , la longueur totale du réseau routier du département du Cher est de 9882 km, se répartissant en 124 km d'autoroutes, 82 km de routes nationales, 4615 km de routes départementales et 5061 km de voies communales. Il occupe ainsi le au niveau national sur les métropolitains quant à sa longueur et le quant à sa densité avec par kilomètre carré de territoire. ==== Transport ferroviaire ==== Le département fut autrefois traversé par trois lignes ferroviaires, qui sont les lignes de Vierzon à Saincaize, de Bourges à Miécaze et d'Auxy - Juranville à Bourges. Aujourd’hui seules les deux premières sont encore en service, au moins partiellement. ==== Autobus / autocars ==== Le département est desservi par les 19 lignes du réseau Lignes 18, qui est géré par le conseil départemental du Cher. De plus, les lignes d'autocars TER Centre-Val de Loire traversent le département. L'agglomération de Bourges est desservie par les 19 lignes du réseau AggloBus. La ville de Saint-Amand-Montrond est desservie par une ligne du réseau pépita. Vierzon est desservie par trois lignes du réseau Le Vib. ==== Transport aérien ==== Le département possède un aéroport qui est situé sur la ville de Bourges. (agglomération de Bourges). == Héraldique == Comme celles de l'autre département avec lequel le Cher formait le duché de Berry, l'Indre, elles dérivent des armoiries de l'ancienne province, une brisure des armes royales de France constituée par la bordure engrêlée de gueules et montrant que le duché avait échu à un prince royal (en l'occurrence en 1360 à Jean de Berry, troisième fils du roi Jean II le Bon). La fasce ondée d'argent symbolise la rivière Cher. Ce blason, proposé par l'héraldiste Robert Louis en 1950, n'est pas reconnu officiellement par les autorités du département, et n'est en pratique pas utilisé : Fichier:Cathedrale Saint-Etienne (Bourges) 16-09-2006.jpg|La cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Fichier:General view Jacques Coeur Palace from the courtyard.JPG|Le palais Jacques-Cœur de Bourges. Fichier:Noirlac abbey facade east.jpg|L'abbaye de Noirlac. Fichier:Nançay Sphérique 01.JPG|La station de radioastronomie de Nançay. Voici les bâtiments les plus remarquables : ==== Laïcs ==== Palais Jacques-Cœur de Bourges Château de la Verrerie à Oizon Château des Stuarts à Aubigny-sur-Nère Château d'Ainay-le-Vieil Château de Boucard au Noyer Château de Culan Château de Sagonne Château de Maupas Château de Mehun-sur-Yèvre Château de Meillant Château de Menetou-Salon Château des Senteurs de Blancafort Amphithéâtre gallo-romain de Drevant Maisons d'Henrichemont Maisons à pans de bois de Bourges Vieilles maisons de Saint-Amand-Montrond Rues anciennes de Sancerre Grange pyramidale de Vailly-sur-Sauldre Tour des Fiefs de Sancerre Tour de Vesvre de Neuvy-Deux-Clochers Forteresse bastionnée de Montrond Beffroi ou porte de l'Horloge de Dun-sur-Auron Station de radioastronomie de Nançay Anciennes usines de la Société française de Vierzon ==== Religieux ==== Cathédrale Saint-Étienne de Bourges Cathédrale de Jean Linard de Neuvy-Deux-Clochers Abbaye Notre-Dame de Fontmorigny de Menetou-Couture Abbaye de Noirlac Église Saint-Martin de Plaimpied Église Notre-Dame de Puyferrand au Châtelet Collégiale Saint-Austrégésile de Saint-Outrille Collégiale Notre-Dame de Mehun-sur-Yèvre Église Saint-Amand de Saint-Amand-Montrond Église Saint-Genès de Châteaumeillant Église Sainte-Solange de Sainte-Solange Église Saint-Michel de Chârost Église Notre-Dame de Charly Église Saint-Martin de Chalivoy-Milon Église Saint-Aignan de Brinay Église Notre-Dame de Lignières Basilique Notre-Dame-des-Enfants de Châteauneuf-sur-Cher Prieuré de Fontblanche == Langues == Le français se parle traditionnellement dans tout le département. Un dialecte de langue d'oïl, le berrichon était parlé dans presque tout le département jusqu'au milieu du XXe siècle. Il se composait d'un nombre important de parlers locaux plus ou moins influencés par les aires dialectales limitrophes (vallée de la Loire, Orléanais et Sologne au nord et à l'ouest, Nivernais à l'est). Le sud-est du département faisait partie de l'ancienne province du Bourbonnais, mais ce dernier faisait toutefois partie du secteur linguistique berrichon. Hormis les groupes folkloriques lors de représentations, seules quelques personnes âgées parlent encore le berrichon. La pointe sud du département fait partie du Croissant, zone linguistique où la langue traditionnelle est un intermédiaire et un mélange entre l'occitan et la langue d'oïl. Certains termes de ces parlers sont passés dans le français régional : le chambra : lê chambra (le grenier à foin en marchois) ; une aigasse : aigaçe (giboulée en marchois) ; la betoulle : le bouleau (betule) ; une ageasse : une pie (ajaçe) ; acoter : s'appuyer (acotaer). == Tourisme == === Résidences secondaires === Selon le recensement général de la population du janvier 2008, 8,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes du Cher dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 : Source : Insee
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Corrèze (département)
La Corrèze (prononciation : ) est un département du Centre-Ouest de la France dans la région Nouvelle-Aquitaine, qui tire son nom de la rivière qui le traverse. La préfecture est Tulle bien que Brive-la-Gaillarde soit sa ville la plus peuplée. L'Insee et La Poste lui attribuent le . Ses habitants sont appelés les Corréziens. == Géographie == Le département est formé de la plus grande partie du Bas-Limousin et doit son nom à la rivière Corrèze qui en arrose le centre, y a son cours tout entier et en baigne les deux villes principales : Tulle et Brive. === Localisation === Le département appartient administrativement à la région Nouvelle-Aquitaine, depuis 2015. Il est limitrophe, au nord, des départements de la Haute-Vienne et de la Creuse, à l'est, des départements du Puy-de-Dôme et du Cantal, au sud de celui du Lot et, enfin, à l'ouest de celui de la Dordogne. === Géologie et relief === Située à l'ouest du Massif central, la Corrèze se compose de trois ensembles : la montagne, les plateaux et le bassin de Brive. La montagne corrézienne culmine à 977 m au mont Bessou, à Meymac, en bordure du plateau de Millevaches. Formation cristalline d'époque hercynienne, elle est assez érodée. À proximité, le mont Audouze s'élève à 953 m.Au sud-ouest du plateau de Millevaches se situe le massif des Monédières dont le plus haut sommet, le puy de la Monédière, culmine à 922 m.À l'ouest, le plateau du Limousin s'étend sur les départements de la Haute-Vienne et de la Dordogne. Les plateaux sont creusés par des vallées encaissées qui se dirigent vers la Dordogne, revivifiant le relief comme aux cascades de Gimel. Au sud-ouest de la Corrèze, le bassin sédimentaire de Brive-la-Gaillarde jouit d'un climat plus favorable. On y trouve des formations de grès comme à Collonges-la-Rouge. Du charbon a été exploité dans des mines à Cublac, Yssandon, Varetz, Saint-Pantaléon, Maussac, Le Lardin, Lapleau et Argentat-sur-Dordogne entre 1769 et 1921. Le sud des Monédières vers Chaumeil.JPG|Le sud des Monédières vers Chaumeil, dans le centre-nord. Viaduc des Angles A 89 - Naves, Corrèze, France-2.jpg|Viaduc du Pays de Tulle près de Naves, dans le centre. Chasteaux (2).JPG|Chasteaux, dans le sud-ouest. Prairie2.JPG|La tourbière du Longéroux sur le plateau de Millevaches, dans le nord-est. === Hydrographie === Le département est parcouru par de nombreux cours d'eau, la plupart prenant leur source au plateau de Millevaches comme la Vienne, la Vézère et la Corrèze, parmi les plus importants, mais également le Chavanon, la Rue, la Diège, la Triouzoune, l'Artaude, la Luzège, la Sombre, la Glane, le Doustre, la Souvigne, la Maronne, la Ménoire, la Soudaine, le Ganaveix, le Bradascou, le Brézou, la Loyre, la Couze, la Logne, la Loyre, la Montane, la Roanne, le Maumont, et bien d'autres cours d'eau.La Dordogne, traverse le département mais n'y prend pas sa source. La Corrèze comporte également de nombreux ouvrages hydroélectriques dont les principaux sont : sur la Diège, le barrage des Chaumettes ; sur la Dordogne, les barrages de l'Aigle, de Bort-les-Orgues, de Marèges, du Chastang et d'Argentat ; sur le Doustre, le barrage de la Valette ; sur la Vézère, les barrages de Monceaux la Virolle, de Treignac et du Saillant. === Climat === Département de transition entre l'Aquitaine et le Massif central, la Corrèze voit son altitude s'élever graduellement du bassin de Brive au plateau de Millevaches, véritable château d'eau de la façade atlantique. Ce relief explique la très grande variété des climats corréziens. == Dénomination == En limousin, le département était appelé « Courézo » ou « Courèjo », prononciation phonétique reprise en graphie mistralienne mais qui s'écrit Corresa en graphie classique. En auvergnat, autrefois parlé autour d'Ussel, son nom s'écrit Courezà en écriture auvergnate unifiée. Le département de la Corrèze doit son nom à une rivière, la Corrèze, qui n'est pas la plus longue de son territoire, mais qui traverse la partie centrale en baignant les deux principales villes : Tulle et Brive-la-Gaillarde. == Histoire == Le territoire de la Corrèze fut jadis habité, comme le reste du Limousin, par les Lemovices, peuple gaulois qu'Auguste incorpora dans l'Aquitaine Première. Le département a été formé à la Révolution française, le , en application de la loi du , à partir de la plus grande partie du « bas-Limousin », une portion de la province du Limousin. Au la région Limousin, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions Aquitaine et Poitou-Charentes pour devenir la région administrative Nouvelle-Aquitaine. === Héraldique === == Politique et administration == Région gagnée rapidement aux idées républicaines, marquée par la Résistance et les luttes ouvrières, la Corrèze a eu une tradition de gauche. Elle est, de ce point de vue, comme les autres départements de la région Limousin, une terre d'ancienne influence socialiste. Pour autant, dans le cadre de l'action de Jacques Chirac et de Jean Charbonnel, Corréziens d'origine dépêchés sur place par le gouvernement gaulliste en 1967, la droite a acquis de fortes positions dans ce département pendant une quarantaine d'années. Un réseau d'élus locaux de droite s'est progressivement constitué pour conquérir la plupart des villes, puis la présidence du conseil général. Ceci a pris place dans un cadre marqué par une intervention publique de plus en plus forte, largement motivée par l'action de Jacques Chirac au plus haut niveau de l'État. Cependant, les années qui suivent le départ de Jacques Chirac de la présidence de la République dénotent une remontée de la gauche. Aux élections du 16 mars 2008, elle interrompt la longue parenthèse de la domination chiraquienne sur le département en remportant les trois cantons qui lui manquaient pour faire basculer à gauche le conseil général (Sornac, Vigeois et Tulle-Campagne-Sud). Les municipales, dont le deuxième tour a lieu le même jour, voient François Hollande être largement réélu à Tulle, la socialiste Martine Leclerc remporter la mairie d'Ussel dès le premier tour et Philippe Nauche ravir le fauteuil de Bernard Murat à Brive-la-Gaillarde. À la rentrée 2008, cette nouvelle domination de la gauche socialiste se confirme avec l'élection de Bernadette Bourzai et René Teulade aux deux postes de sénateurs laissés vacants par les deux sortants radicaux et UMP. Le 6 mai 2012, François Hollande, président du conseil général, est élu président de la République française. En 2014, c'est la fin de la domination socialiste sur le département. La gauche perd une grande partie de son terrain, la droite lui reconquiert de nombreux fiefs (Brive-la-Gaillarde, Ussel, Malemort-sur-Corrèze, Argentat-sur-Dordogne, Beaulieu-sur-Dordogne, Arnac-Pompadour, Voutezac…) et remporte les deux sièges de sénateurs avec l'élection de Daniel Chasseing et Claude Nougein. En 2015, la gauche perd également le conseil départemental mais conserve les villes de Tulle, Ussac, Uzerche et Bort-les-Orgues. Lors des élections législatives de 2017, la gauche perd ses deux députés. La droite, quant à elle, gagne une députée pour la avec l’élection de Frédérique Meunier. Le parti centriste d'Emmanuel Macron, La République en marche, gagne un député pour la , avec l'élection de Christophe Jerretie. Voir aussi : Liste des députés de la Corrèze Liste des sénateurs de la Corrèze Liste des conseillers départementaux de la Corrèze Liste des préfets de la Corrèze Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du département de la Corrèze sont les suivantes : === Conseil départemental === == Économie == == Transports == Le réseau routier et ferroviaire du département est centré sur Brive-la-Gaillarde, où se croisent les autoroutes A20 et A89 et plusieurs lignes de chemins de fer, dont la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, dite « POLT ». == Enseignement == === Lycées === Le lycée Pierre-Caraminot à Égletons est l'un des plus connus de la Corrèze, il offre des prestigieuses formations dans les travaux publics, le génie civil et la maintenance industrielle. En 2017, le lycée se classe 2e sur 9 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 552e au niveau national. Mais en 2018, il se classe sur 9 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et sur 2277 au niveau national. Le lycée Edmond-Perrier à Tulle est l'un des plus grands lycées du département ; plusieurs personnalités y ont étudié comme Henri Queuille, Éric Rohmer, Benoît Mandelbrot ou Marie-Anne Montchamp. Le lycée privé Marguerite-Bahuet à Brive-la-Gaillarde est le lycée qui possède le plus haut taux de réussite au baccalauréat en 2018 et se classe en position au niveau départemental, quant à la qualité d'enseignement, et au niveau national. Dans le département il y a environ 24 lycées dont : Lycée d'Arsonval (Brive-la-Gaillarde) Lycée Simone Veil (Brive-la-Gaillarde) Lycée Georges-Cabanis (Brive-la-Gaillarde) Lycée Bossuet (Brive-la-Gaillarde) Lycée Pierre-Caraminot (Égletons) Lycée agricole Edgard Pisani (Naves) Lycée Edmond-Perrier (Tulle) Lycée professionnel René-Cassin (Tulle) Lycée Bernart-de-Ventadour (Ussel) Lycée Henri Queuille (Neuvic) Lycée agricole Henri Bassaler (Voutezac) === Collèges === Dans le département on y compte 25 collèges publics et 5 collèges privés fréquentés par plus de 9000 collégiens. ==== L'opération Ordicollège ==== Le conseil général de la Corrèze a fait le choix, en 2008, de doter les collégiens du département d’un iPad dans le but de favoriser les apprentissages et la réussite scolaire, en particulier pour les élèves en difficulté, et pour réduire la fracture numérique. Cette action a été engagée en collaboration avec l'Éducation nationale (rectorat, inspection d’académie, CDDP, IUFM, chefs d’établissements, enseignants). == Démographie == === Évolution démographique === Les habitants de la Corrèze sont les Corréziens. Avec trois villes principales : Brive-la-Gaillarde (sous-préfecture de ), Tulle (préfecture de ) et Ussel (sous-préfecture de près de ). Les habitants de Brive-la-Gaillarde sont appelés (officiellement) les « Brivistes ». Les habitants de Tulle sont les « Tullistes » et ceux d'Ussel les « Usselois » (prononcer ussélois). === Communes les plus peuplées === === Unités urbaines (agglomérations) === Le département comprend dix unités urbaines : Allassac, Argentat-sur-Dordogne, Bort-les-Orgues, Brive-la-Gaillarde, Égletons, Meymac, Objat, Tulle, Ussel et Uzerche. Par ailleurs, deux unités urbaines extérieures au département comprennent chacune une commune de la Corrèze : Terrasson-Lavilledieu en Dordogne (commune de Cublac) et Vayrac dans le Lot (commune de Bilhac). === Aires urbaines et aires d'attraction === Depuis 2020, l'Insee a abandonné la notion d'aire urbaine et lui a substitué celle d'aire d'attraction d'une ville. Le département possédait trois aires urbaines : Brive-la-Gaillarde, Tulle et Ussel. Il y a désormais sept aires d'attraction corréziennes : Argentat-sur-Dordogne, Bort-les-Orgues, Brive-la-Gaillarde, Égletons, Tulle, Ussel et Uzerche. De plus, deux aires d'attraction de départements limitrophes englobent plusieurs communes corréziennes : Biars-sur-Cère - Saint-Céré dans le Lot (12 communes) et Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne (2 communes). == Langues régionales == Jusqu'au XVIe siècle, la est l'occitan. Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar, « trouver » — le thème, la rime…). Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc, dès les années 1930, peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée occasionnellement aujourd'hui, surtout par les natifs corréziens de plus de . Les différents dialectes présents sur le territoire corrézien en dehors du limousin, qui est le dialecte majoritaire pour la plus grande partie du département, sont l'auvergnat dans le Nord-Est avec pour communes principales Ussel, Neuvic, Bort-les-Orgues ainsi que le languedocien parlé dans la frange sud du département ; de Chauffour-sur-Vell à Goulles en passant par Beaulieu-sur-Dordogne. On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (« limousinismes ») des Limousins, ainsi que dans leur accent. == Personnalités liées au département == 07 Grégoire XI (Avignon) 01.jpg|Grégoire XI, né Pierre Roger de Beaufort, dernier pape français. Guillaume Dubois by Hyacinthe Rigaud.jpg|Guillaume Dubois, cardinal, premier ministre sous la Régence. Jean-François Marmontel.jpg|Jean-François Marmontel, encyclopédiste. Guillaume Marie-Anne Brune.jpg|Guillaume Marie-Anne Brune, maréchal d'Empire. Classement par ordre alphabétique : Étienne Aubert (1282-1362), né à Beyssac, pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Innocent VI. Étienne Baluze (1630-1718), né à Tulle, historiographe, bibliothécaire et juriste, qui fut notamment le bibliothécaire personnel de Colbert. Simone de Beauvoir (1908-1986), philosophe, romancière, mémorialiste et essayiste, passe ses vacances d'enfance chez son grand-père à Saint-Ybard et en évoque le souvenir à de multiples reprises dans ses Mémoires d'une jeune fille rangée. Jean-Pierre Bechter (1944), né à Ussel, député de la Corrèze (1978-1981 puis 1986-1988). Pierre Bergounioux (1949), né à Brive-la-Gaillarde, écrivain. Christian Binet (1947), né à Tulle, dessinateur et scénariste de bande dessinée, créateur de la série les Bidochon. Lucien Bossoutrot (1890-1958), né à Tulle, aviateur, premier pilote de ligne de l'aviation commerciale en 1919, député (1936-1940). Henri de Bournazel (1898-1933), héros de la pacification du Maroc et gouverneur de la région du Tafilalet. Guillaume Brune (1763-1815), né à Brive, général de la Révolution, maréchal d'Empire, pair de France, parrain d'Alexandre Dumas. Gilbert Bugeac (1901-1976), né à Tulle, entrepreneur et résistant français, Compagnon de la Libération. Jean Baptiste Cabanis (1725-1786), né à Yssandon, agronome. Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808), né à Cosnac, médecin et député, réformateur de l'enseignement de la médecine en France, membre de l'Académie française. Jean Cazeneuve (1915-2005), né à Ussel, philosophe et sociologue, président de l'ORTF puis P-DG de TF1, président de l'Académie des sciences morales et politiques. Jean Charbonnel (1927-2014), député de la Corrèze (1962-1978 puis 1986-1993), ministre et maire de Brive-la-Gaillarde (1966-1995). Bernadette Chirac (1933), femme politique, épouse du président de la République Jacques Chirac, première dame de France (1995-2007). Jacques Chirac (1932-2019), député de la Corrèze (1967-1986 et 1988-1995), président du Conseil général de la Corrèze (1970-1979), président de la République (1995-2007). Marcel Conche (1922-2022), né à Altillac, philosophe, professeur émérite à l'université Paris I. Arnaud Costes (1973), né à Tulle, joueur international de rugby à XV. Henri Cueco (1929-2017), né à Uzerche, peintre et écrivain. Jacques Delors (1925-2023), originaire du Lonzac, ministre (1981-1984), président de la Commission européenne (1985-1995). Sophie Dessus, (1955-2016), femme politique, maire d'Uzerche et députée de la Corrèze (2012-2016). Suzanne Lacore (1875-1975), née à Beyssac, femme politique socialiste, une des trois premières femmes ministre d'un gouvernement français. Amédée Domenech (1933-2003), joueur international de rugby à XV, joueur emblématique du CA Brive dont le stade porte son nom. Thomas Domingo (1985), né à Tulle, joueur international de rugby à XV. Cardinal Guillaume Dubois (1656-1723), né à Brive-la-Gaillarde, Premier ministre sous la Régence de Philippe d'Orléans, dont le nom et la politique ont inspiré la chanson enfantine Il court, il court, le furet. Claude Duneton (1935-2012), né à Lagleygeolle, écrivain. Léon Eyrolles (1861-1945), né à Tulle, entrepreneur et homme politique, fondateur des Éditions Eyrolles. Adrien Faure (1905-1981), né à Ussel, résistant à l'occupant nazi, membre du mouvement « Combat » pendant la Seconde Guerre mondiale. Antoinette Feuerwerker (1912-2003), juriste, épouse de David Feuerwerker, résistante membre du mouvement « Combat ». David Feuerwerker (1912-1980), époux d'Antoinette Feuerwerker, rabbin de Brive et de la Corrèze, résistant membre du mouvement « Combat ». Eugène Freyssinet (1879-1962), né à Objat, ingénieur des ponts et chaussées, inventeur du béton précontraint. Cédric Heymans (1978), né à Brive-la-Gaillarde, joueur international de rugby à XV. François Hollande (1954), député de la Corrèze (1988-1993, 1997-2012 et depuis le 7 juillet 2024), président du conseil général de la Corrèze (2008-2012), maire de Tulle (2001-2008), président de la République (2012-2017). Henry de Jouvenel (1876-1935), journaliste, diplomate et homme politique, sénateur de la Corrèze, propriétaire du château de Castel Novel de Varetz. Renaud de Jouvenel (1907-1982), écrivain, éditeur et polémiste, propriétaire du château de Castel Novel. Laurent Koscielny (1985), né à Tulle, joueur international de football. François Labrousse (1878-1951), sénateur de la Corrèze (1921-1941 puis 1948-1951) et député de la Corrèze (1944-1945). André Lajoinie (1929), né à Chasteaux, homme politique, membre du Parti communiste français et candidat à l'élection présidentielle en 1988. Famille de Lasteyrie du Saillant. Maison de La Tour d'Auvergne, vicomtes de Turenne. Pierre-André Latreille (1762-1833), né à Brive-la-Gaillarde, entomologiste, membre de l'Académie des sciences et professeur au Muséum national d'histoire naturelle. Roger Lescure (1912-2009), né à Albussac, résistant des Forces françaises de l'intérieur. Maison de Limoges, notamment à travers les branches des vicomtes de Comborn et de Ventadour. Henri Magne (1953-2006), né à Brive-la-Gaillarde, double vainqueur du rallye Paris-Dakar. André Malraux (1901-1976), membre de la résistance en Corrèze, ministre de la Culture du général de Gaulle, écrivain. Benoît Mandelbrot (1924-2010), mathématicien, réfugié en Corrèze pendant la Seconde Guerre mondiale, élève au lycée Edmond-Perrier de Tulle. Adolphe Marbot (1781-1844), né à Altillac, général français. Jean-Antoine Marbot (1754-1800), né à Altillac, homme politique et général français, député de la Corrèze et président du Conseil. Marcellin Marbot (1782-1854), né à Altillac, général français, auteur des célèbres Mémoires du Général Marbot. Jean-François Marmontel (1723-1799), né à Bort-les-Orgues, encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien, poète, dramaturge et philosophe. Jean-Paul Michel (1948), né à La Roche-Canillac, poète, critique littéraire et éditeur. Claude Michelet (1938-2022), né à Brive-la-Gaillarde, fils d'Edmond Michelet, écrivain, auteur notamment de Des grives aux loups. Edmond Michelet (1889-1970), résistant, député de la Corrèze (1945-1951), ministre, père de Claude Michelet, mort à Brive-la-Gaillarde. Richard Millet (1953), né à Viam, écrivain et éditeur. Marie-Anne Montchamp (1957), née à Tulle, femme politique, secrétaire d'État (2010-2012). Bernard Murat (1946-2018), homme politique, maire de Brive (1995-2008), député (1993-1997), sénateur (1998-2008). Marie-Thérèse Nguyễn Hữu Thị Lan (1914-1963), dernière impératrice consort de la dynastie Nguyễn qui régna sur l'Empire d'Annam, morte à Chabrignac. Robert Nivelle (1856-1924), né à Tulle, généralissime, commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale. Maison de Noailles, ducs de Noailles et d'Ayen. Étienne d'Obazine (~1085-1159), né à Bassignac, fondateur et premier abbé de l'abbaye d'Aubazine. Alain Penaud (1969), né à Juillac, joueur international de rugby à XV. Damian Penaud (1996), né à Brive-la-Gaillarde, joueur international de rugby à XV, fils d'Alain Penaud. Edmond Perrier (1844-1921), né à Tulle, anatomiste et zoologiste, membre de l'Académie des Sciences, président de la Société zoologique de France et de la Société nationale de protection de la nature, directeur du Muséum national d'histoire naturelle. Michel Peyramaure (1922-2023), né à Brive-la-Gaillarde, écrivain. Johannès Plantadis (1864-1922), né à Tulle, archéologue, ethnologue, historien et journaliste. PNL (groupe de rap), pseudonyme de Tarik et Nabil Andrieu qui ont passé leur adolescence à Brive-la-Gaillarde. Henri Queuille (1884-1970), né à Neuvic, ministre, président du Conseil à trois reprises sous la République. Pierre Roger (1291-1352), né à Rosiers-d'Égletons, pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Clément VI. Pierre Roger de Beaufort (1329-1378), né à Rosiers-d'Égletons, pape sous le nom de Grégoire XI, dernier pape en Avignon et dernier pape français. Éric Rohmer (1920-2010), né à Tulle, cinéaste. Jean Joseph François de Sahuguet d'Amarzit de Laroche (1756-1802), né à Brive-la-Gaillarde, général d'Empire. Fabien Sanconnie (1995), né à Larche, joueur international de rugby à XV. René Schérer (1922-2023), né à Tulle, universitaire et philosophe. Patrick Sébastien (1953), né à Brive-la-Gaillarde, homme de télévision, chanteur. Jean Ségurel (1908-1978), né et mort à Chaumeil, accordéoniste, compositeur et chef d'orchestre. Laurent Seigne (1960), né à Tulle, joueur international de rugby à XV, entraîneur de l'équipe du CA Brive, champion d'Europe de rugby en 1997. Christian Signol, écrivain, auteur notamment de La Rivière Espérance, installé à Brive-la-Gaillarde. René Teulade (1931-2014), né à Monceaux-sur-Dordogne, ministre des Affaires sociales (1992-1993), sénateur de la Corrèze (2008-2014), maire d'Argentat (1989-2014). Raymond Faro (1909-1944), militaire et résistant, responsable départemental puis régional de l'Armée Secrète, fusillé à Tulle. Thérèse Menot (1923-2009), née à Cosnac, résistante et militante des droits humains. Denis Tillinac (1947-2020), écrivain et journaliste, originaire d'Auriac et membre de l'École de Brive. Marcel Treich-Laplène (1860-1890), né à Ussel, premier explorateur de la Côte d'Ivoire. Jean-Baptiste Treilhard (1742-1810), né à Brive-la-Gaillarde, juriste, révolutionnaire, député aux États généraux de 1789, président de l'Assemblée nationale constituante, président de la Convention nationale lors du procès de Louis XVI, membre du Comité de salut public, président du Conseil des Cinq-Cents, membre du Directoire, comte de l'Empire. Pierre Tornade (1930-2012), né à Bort-les-Orgues, acteur, grande figure des seconds rôles du cinéma français et du monde du doublage, célèbre pour son apparition dans la série de films La compagnie. Marius Vazeilles (1881-1973), mort à Meymac, expert forestier, syndicaliste, homme politique et archéologue. Bernart de Ventadour (1125-1195), né à Ventadour, un des plus célèbres troubadours. Frédéric Vidalens (1925-2004), né à Brive-la-Gaillarde, peintre. Cédric Villani (1973), né à Brive-la-Gaillarde, mathématicien, lauréat de la médaille Fields, homme politique. Pierre Villepreux (1943), né à Pompadour, joueur international de rugby à XV, puis entraîneur du XV de France. Rose Warfman (1916-2016), sœur d'Antoinette Feuerwerker, résistante, membre du mouvement « Combat », déportée à Auschwitz. Dimitri Yachvili (1980), né à Brive-la-Gaillarde, joueur international de rugby à XV, fils de Michel Yachvili. Michel Yachvili (1946), joueur international de rugby à XV au SC Tulle puis au CA Brive. Varg Vikernes (1973), figure majeure de la scène black metal norvégienne réside actuellement en Corrèze avec sa femme sous le nom de Louis Cachet. Il a été interpellé à son domicile de Salon-la-Tour en 2013 pour suspicion d'activités terroristes et possession illégale d'armes à feu. Jacques Chirac (1997) (cropped).jpg|Jacques Chirac, président de la République, ancien député de la Corrèze. François Hollande Journées de Nantes.jpg|François Hollande, président de la République, ancien maire de Tulle. PatrickSebastienLivre.JPG|Patrick Sébastien, homme de télévision, ancien président du CA Brive. == Sports == La Corrèze est un département propice à l'activité des sports de nature : deltaplane, parapente, canoë-kayak, VTT, randonnée pédestre, etc. Elle accueille de nombreux évènements sportifs, notamment des épreuves cyclistes professionnelles. Le Tour de France, le Tour du Limousin, le Paris-Corrèze empruntent les routes vallonnées et sinueuses du département. Le CA Brive Corrèze Limousin est le club phare du département, actuellement en championnat Pro D2 de rugby ; on peut citer également le Sporting club tulliste Corrèze et l'Entente vigilante Malemort Brive olympique. == Tourisme == Plusieurs villages de la Corrèze, principalement situés dans la partie Sud, dans le bassin de la Dordogne, sont particulièrement remarquables : Collonges-la-Rouge, Curemonte, connus pour leurs pierres rouges, Turenne, Argentat-sur-Dordogne. Uzerche, sur la Vézère, est aussi célèbre. Cinq villages corréziens sont classés parmi Les Plus Beaux Villages de France : Collonges-la-Rouge, Curemonte, Saint-Robert, Ségur-le-Château, Turenne. De nombreux châteaux parsèment le département. La haute Corrèze, du plateau de Millevaches et du massif des Monédières aux gorges de la Dordogne, est davantage connue pour ses grands espaces naturels propices à l'exploration, à la randonnée, et aux sports de pleine nature. Tourbières, landes et forêts, mais aussi cours d'eau et moyenne-montagne offrent ainsi une importante diversité de paysages. Le pays de Tulle offre un paysage de vallées assez encaissées, dont les nombreux cours d'eau constituent un domaine de pêche très apprécié. Une petite partie du sud du département est occupée par l'extrémité nord des causses du Quercy (causse corrézien). S'y trouvent un des rares gouffres du Limousin et le célèbre lac du Causse. === Les résidences secondaires === Selon le recensement général de la population du , 15,0 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de Corrèze dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 : == Philatélie == Le patrimoine corrézien apparaît sur plusieurs timbres-poste :
[ "Voutezac", "Soudaine", "Aquitaine Première", "Loyre (affluent de la Vézère)", "ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon", "Lucien Bossoutrot", "Étienne d'Obazine", "Amédée Domenech (rugby à XV, 1933)", "Maquis du Limousin", "Union sportive dacquoise", "Bort-les-Orgues", "Liste des conseillers départementaux de la Corrèze", "Collonges-la-Rouge", "vicomté", "cascades de Gimel", "Fracture numérique (géographique)", "Guillaume Brune", "Ménoire (ruisseau)", "Vicomté de Comborn", "Sénateur français", "Lapleau", "Lemovices", "troubadour", "Aire d'attraction de Saint-Yrieix-la-Perche", "les Bidochon", "Révolution française", "Pierre Villepreux", "Liste des députés de la Corrèze", "Liste des chefs du gouvernement français", "Jean-Baptiste Treilhard", "La Montagne (journal)", "Annam", "Élection présidentielle française de 2022", "plateau de Millevaches", "Lot (département)", "Norme mistralienne", "Société zoologique de France", "Liste des préfets de la Corrèze", "Dimitri 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sciences (France)", "Canton de Vigeois" ]
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Creuse (département)
La Creuse () est un département français situé dans la région Nouvelle-Aquitaine et ayant appartenu, avant 2016, à la région Limousin avant la disparition de cette dernière. Il succède à la province de la Marche dont il reprend une grande partie du territoire. La Creuse est située dans le nord-ouest du Massif central et tire son nom de la rivière Creuse qui le traverse. C'est le second département français le moins peuplé avec en . Sa plus grande ville, Guéret ( en ) est également le siège de la préfecture. Le département ne compte qu'une seule sous-préfecture, Aubusson. L'Insee et La Poste attribuent le au département. == Dénomination == === Origine === Le nom du département vient du nom de la Creuse, affluent de la Vienne qui y prend sa source puis traverse le département en direction du nord-ouest. === Langues régionales === En limousin, dialecte de l'occitan traditionnellement parlé dans la moitié sud du département, le nom du département est La Cruesa, prononcé , , ou . En marchois, dialecte du Croissant (langue de transition) parlé dans la moitié nord à partir de Guéret, l'on dit et écrit La Creuse comme en français. == Histoire == Le département est créé par la Révolution française le , en application de la loi du , essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Depuis le Moyen Âge, beaucoup d'hommes partent tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur…Les maçons de la Creuse deviennent bâtisseurs de cathédrales ou construisent en 1626 la digue de La Rochelle. Au XIXe siècle, ils participent - notamment comme plâtriers, métier censé être parmi les plus pénibles - à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devient définitive : la Creuse perd la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marque si fortement les modes de vie. Du charbon est exploité par les houillères du bassin d'Ahun-Lavaveix du XVIIe siècle jusqu'en 1969 et à Bosmoreau-les-Mines de 1784 à 1958. Durant la Première Guerre mondiale, la Creuse enregistre de lourdes pertes. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. Le monument aux morts de la commune de Gentioux reste le témoin de cette hécatombe. En 1917, une mutinerie des soldats russes à La Courtine s'installe dans le camp militaire creusois. De 1963 à 1980, réunionnais, déclarés « orphelins » sont déplacés par les autorités françaises pour repeupler les départements français victimes de l'exode rural comme la Creuse, le Tarn, le Gers. Beaucoup de parents indigents ou « mères seules » signaient des décharges pour permettre le « déplacement » (certains parlent de « déportation ») de leur enfant vers la Creuse. Ce déplacement d'enfants par avions entiers est organisé sous l'autorité de Michel Debré, député de La Réunion à l'époque. Cet épisode de l'histoire française, très connu à La Réunion, qui a donné lieu à de nombreuses études écrites ou filmées, est communément appelé « l'affaire des enfants de la Creuse ou des Réunionnais de la Creuse ». Le , la région Limousin, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions Aquitaine et Poitou-Charentes pour devenir la nouvelle région administrative Nouvelle-Aquitaine. == Emblèmes == === Blason === === Drapeau === == Politique == Conseil départemental de la Creuse Liste des députés de la Creuse Liste des sénateurs de la Creuse Liste des conseillers généraux de la Creuse Liste des conseillers départementaux de la Creuse Liste des préfets de la Creuse == Géographie == La Creuse fait partie de la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est limitrophe des départements de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de l'Allier, du Puy-de-Dôme, du Cher et de l'Indre. Il s'agit du deuxième département le moins peuplé de France après la Lozère. Le département est situé à l'extrémité nord-ouest du Massif central. Le plateau de Millevaches occupe le Sud-Est. Le département culmine à 936 m au Puy des Chaires dans la forêt de Châteauvert, à Saint-Oradoux-de-Chirouze. La Creuse, rivière qui lui donne son nom, prend sa source à d'altitude sur le plateau de Millevaches, à la limite méridionale du département, qu'elle traverse dans une direction grossièrement sud-est / nord-ouest. La Villedieu - Paysage.JPG|La Villedieu dans le sud. Paysage en Creuse.JPG|Dans l'ouest paysage typique. Vallée de la Creuse.JPG|Vallée de la Creuse depuis Le Bourg-d'Hem, dans le nord. === Tourbières === La Creuse présente de nombreuses tourbières sur son territoire comme la tourbière de la Mazure située entre les communes de Royère-de-Vassivière, Le Monteil-au-Vicomte et Saint-Pierre-Bellevue. Une tourbière est un écosystème très original, fragile, une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique majoritairement végétale, peu ou pas décomposée. Cette caractéristique fait des tourbières des puits de carbone. La faune est très spécialisée : le lézard vivipare, le pipit farlouse, la vipère péliade (qui bénéficie d'un statut de protection partielle dans la liste de l'arrêté du 22 juillet 1993), le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus Galicus) : c'est un oiseau, rapace diurne de la famille des Accipitridés. Sa silhouette ressemble à celle d'une grosse buse. Ses ailes et sa queue sont larges et son ventre est clair tandis que sa poitrine et sa tête sont plus sombres. Il se nourrit presque exclusivement de serpents. La flore comporte de nombreuses espèces rares dont toutes les espèces de Droséra. === Forêts === La forêt limousine est nouvelle. En 1862, elle occupe une faible surface avec 118900 hectares. Mais après les deux guerres mondiales, par plantations et boisement des terrains abandonnés, elle se développe pour atteindre 167000 hectares en 2015. De fait, le développement de la forêt est proportionnel au déclin de la population. Les grands espaces sont essentiellement occupés par les forêts de résineux (sapin de Douglas et épicéa) ainsi que de feuillus (chêne, hêtre, bouleau, châtaignier). == Climat == Le climat de la Creuse présente les caractères généraux du climat du Massif Central. Il est humide, froid et très variable. . Par suite de l'altitude élevée du département, la température est plus basse que ne l'indique la latitude. Les hivers sont généralement longs et plus ou moins rigoureux, surtout au sud du département où la neige est abondante et persiste souvent pendant plusieurs semaines de l'année. Le nord du département est plus tempéré. Les étés sont courts. L'automne est généralement de la Creuse. Les vents dominants sont ceux du sud-ouest. Ils sont en général chargés de pluie. La hauteur moyenne des pluies est d'environ 1 mètre par an dans le sud du département, et 60 cm au nord. Les caractéristiques des régions principales sont donc : région nord : températures douces, pluviométrie plus faible, région centre : températures très variables, pluviosité dépendant de l'altitude et de l'exposition, région sud : zone plus continentale, grande pluviosité (plus d'un mètre) températures plus basses et enneigement plus long. == Économie == L'économie de la Creuse repose traditionnellement sur deux secteurs: l'agriculture (majoritairement l'élevage mais aussi la sylviculture) ; l'artisanat (comme la tapisserie d'Aubusson). Depuis quelques années, le développement du tourisme vert rapproche celui-ci du niveau des départements limitrophes par la création de nombreuses structures d'accueil, chambres d'hôtes, gites ruraux. En particulier, Le lac de Vassivière attire des estivants ; il est géré par la région Nouvelle-Aquitaine parce que son étendue est partagée avec le département de la Haute-Vienne. == Transports == La Creuse est relativement isolée du point de vue des transports. Les axes principaux sont la route nationale 145 ou « RCEA », qui traverse le département d'est en ouest en desservant notamment Guéret, et la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon dite « POLT » pour Paris- Orléans- Limoges-Toulouse, qui dessert la gare de La Souterraine. == Démographie == Les habitants de la Creuse sont les Creusois. === Évolutions démographiques === La Creuse est le second département le moins peuplé de France, après la Lozère. De plus, ce département, contrairement à certains de ses voisins (Allier…), a un solde migratoire positif même si son taux de natalité n'est en rien comparable. En fait la population baisse à cause du solde naturel très négatif (taux de mortalité élevé et taux de natalité très bas) qui donne à la Creuse une population âgée. Cette situation est accentuée par le fait que les jeunes s'en vont souvent poursuivre leurs études hors du département (parfois dès le lycée) dans les métropoles voisines (Limoges, Montluçon, Clermont-Ferrand, Châteauroux) et ne reviennent pas toujours. === Communes les plus peuplées === == Culture == === Langues régionales === La Creuse parle traditionnellement deux langues régionales : le limousin (occitan) et le marchois (Croissant). Le nord-occitan, sous sa forme limousine, est parlé dans une grande moitié sud du département avec pour ville principale Aubusson. Plus au nord, le marchois est un dialecte du Croissant, aire linguistique de transition entre l'occitan et la langue d'oïl, zone où elles se rejoignent et se mélangent. Les villes de Guéret et de La Souterraine en font partie. Un des plus vieux documents en langue vernaculaire est dans la Creuse la charte de Chénérailles. Les traces de l'ancien occitan sont fréquentes au Moyen Âge.. Ces deux langues sont celles les plus parlées de la population creusoise jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français standard prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler la langue du pays à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd’hui, surtout par les natifs creusois ayant plus de 50 ans. On trouve également une signification d'oc dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes creusois. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases des Creusois, ainsi que dans leur accent. D'après Abel Hugo, vers 1835, les Creusois parlaient la langue locale et le français. Cependant, les femmes parlaient rarement français ; elles le comprenaient, mais n'osant pas s'expliquer en cette langue, elles répondaient aux questions qu'on leur faisait en langage du pays. === Gastronomie === La cuisine limousine et la cuisine creusoise sont caractérisées par l'adaptation à un terroir plutôt pauvre, d'où des plats souvent simples et très nourrissants. La flognarde est une sorte de clafoutis, peu épais cuit dans un grand moule. Le gâteau creusois est un dessert pur beurre aux noisettes, spécialité récente de la Creuse. Regroupées au sein d'une association, du département produisent « Le Creusois » traditionnel cuit et vendu dans une tuile. Il existe des variantes semi-industrielles (en particulier à Gouzon) dont on trouve la production de « gâteaux creusois » ou « gâteaux aux noisettes » dans la plupart des enseignes de grande distribution dans toute la France. Le pâté de pommes de terre est plus traditionnel et se décline avec ou sans viande selon la région et les habitudes de la maîtresse (ou du maître, dans certains cas) de maison. Le fondu creusois est traditionnellement réalisé avec un fromage de vache de pays ou remplacé par un camembert servi en nappage sur une assiette de frites, une omelette et du jambon du pays. La bourbade, moins connue, est un plat de viandes en sauce agrémenté de légumes d'hiver. === Personnalités liées au département === Hommes et femmes politiques, religieux et militaires : Jean de Brosse, seigneur de Boussac et maréchal de France. Pierre d'Aubusson, né en 1423 au château du Monteil (aujourd’hui Le Monteil-au-Vicomte), mort en 1503 à Rhodes, fut grand maître des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, cardinal et légat du pape en Asie. Il fut surnommé le bouclier de la chrétienté. François Dareau, éminent jurisconsulte et avocat au présidial de la Marche à Guéret, né à Sainte Feyre en 1736 et mort en 1783; il est l'auteur d'un célèbre Traité des injures (1775) et de pièces fugitives parues dans l'Almanach des Muses. Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard, général, né le à Azérables, mort le à Versailles. André Adolphe Duléry de Peyramont, magistrat et homme politique français né le 5 novembre 1804 à Sauviat-sur-Vige (Haute-Vienne) et mort le 24 janvier 1880 à Versailles (Yvelines). Il devient député de la Creuse de 1839 à 1842, député de Bourganeuf.* Martin Nadaud, né le dans le hameau de la Martinèche, à Soubrebost et mort le au même endroit, est un ancien maçon de la Creuse devenu un homme politique et un écrivain. Jules Merle de La Brugière, comte de Laveaucoupet, né le à Saint-Sulpice-le-Dunois et mort en 1892, officier général qui s’illustra durant les combats de 1870. Antonin Desfarges (1851-1941). Il commence sa carrière professionnelle comme maçon de la Creuse, puis petit entrepreneur. Il milite dans les organisations ouvrières entre 1867 et 1871. En 1871, il est arrêté pour sa participation à la Commune de Paris. En 1882, il devient conseiller des Prud'hommes de Paris, où il représente la corporation des maçons, enfin il sera le président du Conseil du bâtiment. En 1889, il se désiste aux élections législatives en faveur de Martin Nadaud. Il sera député de la Creuse de 1893 à 1910. Pierre Leroux, philosophe et homme politique, maire de Boussac en 1848. Albert Rivière homme politique français. Il est né le à Le Grand-Bourg (Creuse) et il est mort le 23 juin 1953 à Boussac. Ancien député socialiste (SFIO) de la Creuse (1928-1942). Ministre dans plusieurs gouvernements. Camille Benassy est né en 1887 à Le Monteil-au-Vicomte et mort en 1958 à Royère-de-Vassivière. Il fut notamment maire de Royère et d'Aubusson, député de la Creuse, directeur des cabinets de Ludovic-Oscar Frossard (ministre des travaux publics) et d'Albert Rivière (ministre dans le gouvernement Léon Blum (1). Jules Védrines, dit le gavroche sublime, né en région parisienne, est un célèbre aviateur originaire de la Creuse. Une stèle lui est dédiée à Bussière-Dunoise. Roger Sinaud, (12 juillet 1911 - 6 avril 1976) : membre de l'Ordre de la Libération. Roger Cerclier est né le à Boussac et il est mort le à Guéret. Il fut membre des première et seconde Assemblées nationales constituantes et député de la Creuse de 1946 à 1950. Jacques Chapou, né le à Montcuq et mort le 16 juillet 1944 près de Bourganeuf, professeur. Il fut résistant FTP avec le grade de capitaine des FFI dans le Lot, la Corrèze et la Creuse. Paul Pauly, né à Aubusson en 1901 et mort à Champagne-sur-Oise en 1973, a été maire d'Aubusson, sénateur de la Creuse, de 1946 à 1973, et président du conseil général de la Creuse, de 1946 à 1973. David Feuerwerker, rabbin dans la Creuse. André Chandernagor (1921-), ancien maire de Mortroux, ancien député de la Creuse, président du conseil général de la Creuse de 1973 à 1983, ancien ministre. Lionel de Marmier, (1897-1944) : aviateur et une personnalité de la France libre. Né à Bellegarde-en-Marche, d'origine creusoise par sa mère, il s'illustra à de nombreuses reprises lors des deux Guerres mondiales. Georges Sarre : ( à Chénérailles et mort le 31 janvier 2019. Homme politique français, il fut secrétaire d'État dans divers gouvernements socialistes entre 1988 et 1993. Hubert Védrine est né le à Saint-Silvain-Bellegarde. Après avoir été secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand, il a été nommé au Conseil d'État. Il est ensuite devenu ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Jospin. Anne-Marie Couderc est née le à Aubusson et a été secrétaire d'État chargée de l'emploi entre 1995 et 1997. Pierre Gattaz, (1959-), industriel français, a des attaches familiales dans la Creuse du côté de son épouse Marie-Aude Gattaz, dans le secteur de La Souterraine. Jean de Monlevade (Guéret 1791 - João Monlevade 1872) : polytechnicien pionnier de la sidérurgie brésilienne mort dans l'importante ville de l'Etat de Minas Gerais, qu'il fonda et qui porte son nom. Félix Baudy, soldat fusillé pour l'exemple en 1915 et réhabilité en 1934. Peintres, sculpteurs et auteurs de cartons de tapisserie : Écrivains et Historiens : Scientifiques, entrepreneurs et paysagistes : Médias, Sportifs et divers : Thierry Ardisson, né à Bourganeuf Yves de Bujadoux Claude Ribbe est lié à Boussac, Toulx-Sainte-Croix et Lépaud Gauvain Sers est originaire de Dun-le-Palestel (Creuse) et cite le département dans ses chansons et sur scène, ainsi que dans son clip Pourvu réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Les comédiens Bernard Giraudeau et Anny Duperey ont acquis ensemble une propriété qu'Anny Duperey a conservé après leur séparation le comédien Daniel Ceccaldi s'est marié le à Saint-Amand-Jartoudeix le cinéaste Claude Chabrol a passé une partie de son enfance à Sardent chez sa grand-mère le cinéaste Claude Miller y vivait (une partie de son film Un secret a été tourné à Chavanat) Micheline Presle avait une maison au Montfranc à côté de La Nouaille Marcel Rohrbach, cycliste, est né le à Molles, vice-champion de France 1957 et 1962 Raymond Poulidor Paul Sauvage, footballeur, est né le à la Souterraine (six sélections). Jean Taillandier, footballeur, est né le à Auzances (trois sélections). la comédienne Germaine Fontanes est décédée le à La Souterraine (née le à Saint-Cloud état civil « Germaine Hélène Saillofest »). == Tourisme == Les deux portes d'entrée touristiques et culturelles du département de la Creuse sont, au Sud la Cité Internationale de la Tapisserie située à Aubusson et qui doit une partie de sa renommée aux ateliers de tapisserie de Felletin, et au nord, la Vallée des Peintres entre Berry et Limousin autour notamment de l'ancienne forteresse du Château de Crozant, du village d'artistes de Fresselines et de l'un des Plus Beaux Villages de France Gargilesse en lien avec les sites picturaux du département de l'Indre. Le lac de Vassivière, la station thermale d'Évaux-les-Bains, le Labyrinthe Géant de Guéret, le plus grand labyrinthe végétal permanent au monde constituent d'autres pôles touristiques majeurs. Le Parc Animalier des Monts de Guéret est le site touristique le plus visité du département. Une multitude d'activités complète une offre touristique, culturelle, de pleine nature en plein essor : randonnées pédestres, VTT, balades équestres, escalade, sports nautiques, expositions, festivals, conférences, tiers-lieux, etc. === Patrimoine === Le château de Boussac sur les traces de George Sand et de Pierre Leroux ; Le château de Villemonteix ; L'ensemble rural des du Domaine de Banizette situé à La Nouaille ; Le château de Saint-Germain-Beaupré ; Le château du Théret ; Le château de Mornay à Bonnat ; La Tour Zizim a été construite à Bourganeuf de 1483 à 1486, sur l'ordre de Guy de Blanchefort. Elle abrita l'exil du Prince ottoman Djem Sultan ; Le pont de Sénoueix est situé à Gentioux-Pigerolles. C'est une véritable image d'Épinal du département. Le pont est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le . Dans la même commune, le Monument aux morts de la commune de Gentioux témoigne de la tragédie de la Grande Guerre ; Quelques lanternes des morts subsistent au Sud du département, notamment à Saint-Goussaud ; La Vallée des Peintres entre Berry et Limousin autour, notamment, des peintres paysagistes, impressionnistes et postimpressionnistes comme Claude Monet, Armand Guillaumin, Léon Detroy ; Les 51 croix pattées, en granite, de type « Crozant », à découvrir à l'occasion de balades. Situées aux bords des chemins aux alentours de Crozant, elles restent une énigme quant à la datation, la fonction et l'origine. === Nature === Les Pierres Jaumâtres, situées au sommet du mont Barlot, près de Boussac sur la commune de Toulx-Sainte-Croix, sont un amas granitique, comme on peut en rencontrer plusieurs dans le département de la Creuse, notamment au lieu-dit Rigole du diable. Elles constituent un site naturel classé ; Le promontoire rocheux de Crozant, qui accueille la Forteresse de Crozant, siège aux de plusieurs colonies d'artistes dont les paysagistes et impressionnistes. Cette ancienne citadelle est au fondement de la Vallée des Peintres entre Berry et Limousin ; La cascade des Jarrauds, située à Saint-Martin-Château dans la Creuse fait partie de la rivière la Maulde ; La pierre aux neuf gradins est un site situé sur la commune de Soubrebost, à proximité de Pontarion ; L'étang des Landes : réserve naturelle nationale depuis 2004. Situé dans le bassin sédimentaire de Gouzon, l'étang des Landes est le seul étang naturel du Limousin. D'une superficie d'environ , il abrite une flore et une faune remarquables notamment en matière d'oiseaux. Les ornithologues passionnés pourront y retrouver en migration ou en nidification : hérons, grues, balbuzards, marouettes… et une multitude de canards ; le Parc naturel Régional des Millevaches en Limousin, dans le sud du département ; le Lac de Vassivière. === Musées et ou centres de médiation culturelle et touristique === Aubusson Cité internationale de la tapisserie Bellegarde-en-Marche Musée Air Mémorial Creusois Fresselines, village d'artistes, cœur de la Vallée des Peintres entre Berry et Limousin Centre d'Art - Espace Monet Rollinat Bénévent-l'Abbaye Scénovision de Bénévent-l'Abbaye Bosmoreau-les-Mines Musée de la Mine de Bosmoreau-les-Mines Bourganeuf Musée de l'électrification de Bourganeuf Chéniers Écomusée Tuilerie de Pouligny Crozant Hôtel Lépinat, centre d'interprétation de la Vallée des Peintres entre Berry et Limousin Guéret Musée de la Sénatorerie de Guéret === Résidences secondaires === Selon le recensement général de la population du , 20,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de la Creuse dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2006 : [http://www.insee.fr/fr/recensement/page_accueil_rp.htm Source INSEE,chiffres au 01/01/2006.
[ "Éditions CPE", "Croix pattée", "Pierre Michon", "Arrondissements de la Creuse", "ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon", "La Réunion", "pipit farlouse", "Personnalité politique", "clafoutis", "Monument aux morts de Gentioux-Pigerolles", "Bonnat", "Bénévent-l'Abbaye", "Bourganeuf", "Martin Nadaud", "Conseil d'État (France)", "Révolution française", "Jean Favard", "plateau de Millevaches", "Liste des églises de la Creuse", "Jean-Guy Soumy", "Champagne-sur-Oise", "Liste des cantons de la Creuse", "tourbière de la Mazure", "département français", "Rhodes", "Royère-de-Vassivière", "Maison Chevanne", "Gilles Rossignol", "Saint-Goussaud", "Antonin Desfarges", "Guéret", "1835", "Liste des sénateurs de la Creuse", "George Sand", "ordre de Saint-Jean de Jérusalem", "Jean Aujame", "Marchois (dialecte)", "Ahun", "Serpentes", "Section française de l'Internationale ouvrière", "Léon Detroy", "Fusillés de Flirey", "flognarde", "Puy-de-Dôme", "artisanat", "Isaac Moillon", "pierre aux neuf gradins", "Alfred Assollant", "Jacques Barraband", "Pontarion", "Christophe Rameix", "plâtrier", "enfants de la Creuse", "Lucien Le Cam", "André Chandernagor", "Le Monteil-au-Vicomte", "Marcel Jouhandeau", "Jean Taillandier", "Armand Guillaumin", "Claude Ribbe", "Monument historique (France)", "Poitou-Charentes", "Musée de l'électrification de Bourganeuf", "Croissant (linguistique)", "charbon", "La Villedieu (Creuse)", "Georges Nigremont", "Françoise Chandernagor", "Liste des conseillers départementaux de la Creuse", "rapace", "Versailles", "Maulde (rivière)", "João Monlevade", "André Dulery de Peyramont", "Clugnat", "Indre (département)", "Guerre mondiale", "Championnats de France de cyclisme sur route", "Bellegarde-en-Marche", "Crozant", "vache", "Variation naturelle", "Picea", "maréchal de France", "circaète Jean-le-Blanc", "Gilles Clément", "Cité internationale de la tapisserie", "Début de l'aviation dans la Creuse", "Liste des conseillers généraux de la Creuse", "Pierre de Cessac", "Conseil départemental de la Creuse", "Écomusée Tuilerie de Pouligny", "Institut national de la statistique et des études économiques", "L'Harmattan", "Région française", "gouvernement Léon Blum (1)", "Accipitridae", "Vienne (rivière française)", "Ordre de la Libération", "Liste des préfets de la Creuse", "Gabriel Chabrat", "Résidence secondaire", "Léon Vallet", "1980", "château de Saint-Germain-Beaupré", "Boussac (Creuse)", "Domaine de Banizette", "Roger Cerclier", "Vallière", "Aquitaine (ancienne région)", "Léon Chagnaud", "Marche (province)", "Liste des anciennes communes de la Creuse", "vipère péliade", "Écotourisme", "rivière", "Georges Sarre", "Saint-Pierre-Bellevue", "Guy de Blanchefort (grand maître)", "Volontaires nationaux pendant la Révolution", "La Documentation française", "Gers (département)", "Droséra", "hécatombe", "Anny Duperey", "Roger Sinaud", "Cher (département)", "Maurice Rollinat", "Musée de la mine de Bosmoreau-les-Mines", "Sauviat-sur-Vige", "Limousin (ancienne région administrative)", "puits de carbone", "Saint-Silvain-Bellegarde", "Massif central", "La Celle-Dunoise", "Paul Pauly", "Parc naturel régional de Millevaches en Limousin", "Nouvelle-Aquitaine", "Première Guerre mondiale", "Université de Poitiers", "lac de Vassivière", "Aubusson (Creuse)", "Daniel Ceccaldi", "Fernand Maillaud", "Jules Marouzeau", "Creuse (affluent de la Vienne)", "Pseudotsuga menziesii", "bouleau", "Corrèze (département)", "Parc animalier des monts de Guéret", "Ludovic-Oscar Frossard", "cascade des Jarrauds", "Bernard Giraudeau", "Puy des Chaires", "Bosmoreau-les-Mines", "Abel Hugo", "Marcel Rohrbach", "Saint-Dizier-Leyrenne", "Mainsat", "Ambroise Tardieu (historiographe)", "maçons de la Creuse", "Hubert Védrine", "Moufle d'Angerville", "Gauvain Sers", "Jean-Pierre Jeunet", "digue", "gare de La Souterraine", "Jules Védrines", "Centre d'Art - Espace Monet Rollinat", "Scénovision de Bénévent-l'Abbaye", "Liste des communes de la Creuse", "Edmond Dounias", "Camille Benassy", "Châtelus-le-Marcheix", "rabbin", "Asie", "Soubrebost", "Raymond Poulidor", "années 1930", "ancien occitan", "Yves de Bujadoux", "Jacques Cinquin", "Vallée des Peintres entre Berry et Limousin", "Lac de Vassivière", "Jules de Laveaucoupet", "gâteau creusois", "solde migratoire", "Germaine Fontanes", "nord-occitan", "élevage", "Paul Sauvage", "Pierre Riboulet", "Maurice Leloir", "Claude Miller", "Micheline Presle", "Amédée Carriat", "Saint-Sulpice-le-Dunois", "Albert Rivière", "Pierre d'Aubusson", "Le Grand-Bourg", "Gentioux-Pigerolles", "Pierre Gattaz", "Liste de ponts de la Creuse", "Hôtel Lépinat", "Alphabet phonétique international", "Georges Eugène Haussmann", "France", "Jean de Monlevade", "Jules Sandeau", "Claude Chabrol", "La Nouaille", "Saint-Amand-Jartoudeix", "Dun-le-Palestel", "Antoine Varillas", "Thierry Ardisson", "Philippe Fougerolle", "mutinerie des soldats russes à La Courtine", "Eugène Jamot", "1917", "pont de Sénoueix", "France libre", "Un secret (film)", "Liste des députés de la Creuse", "image d'Épinal", "Saint-Martin-Château", "1963", "Limousin (dialecte)", "Sardent", "La Souterraine (Creuse)", "Chéniers", "Jean de Brosse", "gouvernement Lionel Jospin", "Jean Guitton", "Allier (département)", "lézard vivipare", "Accents régionaux en France", "écosystème", "Le Bourg-d'Hem", "Hêtre commun", "Michel Villedo", "Hospitaliers", "Liste des ministres français des Affaires étrangères", "François Mitterrand", "Lozère (département)", "Houillères d'Ahun", "Lycée en France", "Lépaud", "buse (oiseau)", "tourbière", "Réserve naturelle nationale de l'étang des Landes", "Léa Védrine", "Jean Lurçat", "Chénérailles", "Liste des intercommunalités de la Creuse", "affluent", "Gouzon", "Montluçon", "Tour Zizim", "1993", "Alain Freytet", "Château de Crozant", "La Rochelle", "Département français", "Lionel de Marmier", "La Poste (entreprise française)", "fromage", "route nationale 145", "Haute-Vienne", "Tarn (département)", "sylviculture", "Moyen Âge", "château de Villemonteix", "fondu creusois", "David Feuerwerker", "Valérie Simonet", "Faux-la-Montagne", "tapisserie d'Aubusson", "François Denhaut", "Auzances", "Gargilesse-Dampierre", "Mortroux", "Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard", "français standard", "Maçons de la Creuse", "Christian Jamet", "Jacques Chapou", "Pierre Leroux", "Évaux-les-Bains", "Felletin", "pâté de pommes de terre", "Commune de Paris", "Liste de films tournés dans le département de la Creuse", "langue d'oïl", "Limoges", "Lanterne des morts", "Saint-Oradoux-de-Chirouze", "Claude Monet", "Territoires du royaume de France", "Castanea", "bassin de Gouzon", "Bussière-Dunoise", "1953", "Paris", "Anne-Marie Couderc", "Azérables", "château de Boussac", "occitan", "château du Théret", "exode rural", "Rigole du diable", "Châteauroux", "député", "chêne", "Chavanat", "1848", "Musée d'Art et d'Archéologie de Guéret", "Michel Debré", "Pierres Jaumâtres", "Fresselines", "Les Républicains (parti français)", "agriculture", "Clermont-Ferrand", "Toulx-Sainte-Croix", "château du Monteil", "1988" ]
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Côte-d'Or
La Côte-d'Or () est un département français parmi les huit que compte la région Bourgogne-Franche-Comté. Sa préfecture, Dijon, est aussi le chef-lieu de la Bourgogne-Franche-Comté. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 21. == Histoire == Le département de la Côte-d’Or a été créé le par l'Assemblée constituante. Il faisait partie de l'ancienne province de Bourgogne. Il fut divisé en sept districts : Arnay-le-Duc, Beaune, Châtillon-sur-Seine, Dijon, Is-sur-Tille, Saint-Jean-de-Losne et Semur-en-Auxois. Le 17 février 1800, les sept districts furent transformés en quatre arrondissements : Dijon, Beaune, Châtillon-sur-Seine et Semur-en-Auxois. Le 10 septembre 1926, les arrondissements de Châtillon-sur-Seine et Semur-en-Auxois furent supprimés au bénéfice de Montbard. === Origine du nom === Bien que sujet à débats, la Côte-d'Or serait le seul département français à ne pas posséder un nom d'origine géographique mais poétique. Ce nom fut donné par Charles-André-Rémy Arnoult, député constituant de Dijon et « créateur » de ce nom s'inspirant de l’aspect poétique et grandiose des Vignobles de Bourgogne en automne : Le territoire de cette région est traversé par une chaîne de collines, une côte, sans nom jusqu'à présent, sur le flanc de laquelle croissent les meilleurs vins de France dont le produit est un trésor pour le pays. Cette côte d'or est digne de donner son nom à cette nouvelle circonscription. Il mit ainsi fin à un débat autour du nom de ce département qui fut même durant un court instant appelé le département « Sans nom ». Mais selon une alternative, le nom proviendrait du massif de la côte. Cette dernière, en tant que montagne, est figurée par les géographes sur les cartes depuis 1584. Le nom « La Coste » ou « La Côte », seul, était d’usage commun. Mais l'orientation de cette côte à l'est était aussi très communément décrite, dans la plupart des ouvrages de l’époque, comme étant à l'orient. Il y aurait ensuite eu troncature du nom « Orient » en « Or ». Parmi les noms proposés pour le département avant l'adoption du nom « Côte-d'Or » figurent ceux de « Seine-et-Saône » ou « Haute-Seine », même si les Archives nationales ne gardent aucune trace d'éventuelles hésitations avec ces autres dénominations. Plus d'un siècle plus tard, ce nom poétique inspira l'écrivain dijonnais Stéphen Liégeard lorsqu'il baptisa une portion du littoral méditerranéen du nom de Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Costaloriens ou Côte-d'Oriens. Le département de la Côte-d'Or possède une exclave au sud-ouest de son territoire, la commune de Ménessaire (limitrophe des départements de la Nièvre au nord et de Saône-et-Loire au sud). Hautes-Cotes de Beaune01.jpg|Hautes-Cotes de Beaune, dans le sud. Villeferry FR21 village IMF1548.jpg|Villeferry, dans l'ouest. Vignobles à l'ouest de Beaune à l'automne 2018 (4).JPG|Vignobles à l'ouest de Beaune. === Cours d'eau === La Côte-d'Or se situe sur le seuil de Bourgogne, partageant les bassins versants de la Seine, du Rhône (de la Saône) et de la Loire. Le point de jonction des trois bassins versants se situe sur la commune de Meilly-sur-Rouvres. Dans le département coulent des affluents de chaque fleuve, notamment : l'Armançon, le Serein, l'Ource et l'Aube qui coulent vers la Seine, qui elle-même prend sa source dans le département, sur le plateau de Langres à Source-Seine ; l'Arroux qui prend sa source dans le sud du département traversant Arnay-le-Duc et qui rejoint la Loire par la suite ; la Saône, principal affluent du Rhône qui traverse une bonne partie de l'est du département en traversant entre autres Pontailler-sur-Saône, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne et Seurre. Ses affluents sont la Vingeanne, la Tille, la Bèze et l'Ouche, qui traverse notamment Dijon. === Topographie === La Côte-d'Or est divisée en quatre grands ensembles topographiques : le Morvan au sud-ouest, les plateaux de Langres-Châtillonnais dans la moitié nord-ouest, la plaine de la Saône au sud-est et l'Auxois au centre-ouest. Le point culminant du département s'élève à 721 m : c'est le (mont de Gien), qui se situe dans le Morvan et dans l'exclave de Ménessaire. Le point le plus bas, d'une hauteur de 174 m, se trouve à la sortie de la Saône sur la commune de Chivres. === Climat === Le climat de la Côte-d'Or, climat à tendance continentale, est altéré dans ses différentes parties et présente alors plusieurs faciès comme : la vallée de la Saône, qui est à tendance continentale ; le Morvan ou sur les sommets des Côtes, où l'on retrouve plus un climat de moyenne montagne ; le plateau de Langres où les hivers sont longs, froids avec très souvent des gelées. D'une manière générale, les étés peuvent être chauds et secs ; quant aux hivers, ils sont généralement froids et humides avec de fréquentes chutes de neige. == Économie == La Côte-d'Or est au cœur d'un réseau routier, autoroutier, ferroviaire et fluvial dense. L'activité économique du département est approximativement pour 70 % tertiaire, 25 % industrie, 5 % agriculture. Les secteurs industriels les plus représentés sont : bâtiments travaux publics (plus de ) ; agroalimentaire (plus de 400 établissements) ; métallurgie (avec la Metal Valley à Montbard) ; mécanique ; électrique-électronique ; chimie-pharmacie. L'industrie agroalimentaire et l'agriculture représentent un axe à forte valeur ajoutée actuellement mis en valeur par le projet Vitagora (goût - nutrition - santé) qui est en compétition pour devenir le premier pôle de compétitivité français sur cette thématique. Outre Vitagora, le département compte aussi le Pôle Nucléaire Bourgogne comme pôle de compétitivité. On trouve aussi dans le département plus de 2000 PME-PMI employant environ . Deux tableaux de synthèse de l'INSEE décrivent d'une part les établissements actifs au 31 décembre 2015 et d'autre part, à la même date les effectifs des salariés. Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015 Champ : ensemble des activités. Source : Insee, CLAP en géographie au 01/01/2019. Postes salariés par secteur d'activité et par taille d'établissements au 31 décembre 2015 Champ : ensemble des activités. Source : Insee, CLAP en géographie au 01/01/2019. == Démographie == Les habitants de la Côte-d'Or sont appelés les Côte-d'Oriens ou, plus rarement, les Costaloriens. Le département se classe dans la moyenne des départements français pour sa population ( sur 100), mais en raison de sa superficie, sa densité est faible (56 hab./km2) à l'échelon national (). Malgré le dépeuplement des milieux ruraux, constituant une grande partie du département, le relatif dynamisme démographique de l'agglomération de Dijon permet à la population du département de croître à chaque recensement et de dépasser les . === Évolution démographique === La commune la plus peuplée est Dijon avec . La commune la moins peuplée est Menesble avec . === Communes les plus peuplées === == Culture == Voir aussi :Catégorie:Culture en Côte-d'Or. Un nombre important d'artistes français sont originaires de la Côte-d'Or. Parmi les peintres, Antoine Gadan et Louis Carbonnel. La culture du département est intimement liée à son patrimoine. La Saint-Vincent tournante est une institution dans le monde du vignoble. La culture de la vigne fait partie de la culture et du patrimoine du département, notamment de l'axe Dijon-Beaune comme en témoigne la reconnaissance au patrimoine mondial de l'UNESCO des Climats du vignoble de Bourgogne. == Sports == La course cycliste annuelle Dijon-Auxonne-Dijon se tient depuis 1899, ce qui en fait la plus ancienne épreuve amateur encore organisée de nos jours en France. == Transport == Le département est traversé par de nombreuses autoroutes (A6, A31, A36, A38, A39) en étoile autour de Dijon et Beaune. Il est également traversé par les rails du TGV (LGV Sud-Est, LGV Rhin-Rhône). Il n'y a aucune gare propre au TGV dans le département, mais la gare de Dijon est un important carrefour ferroviaire. Historiquement, l'aéroport de Dijon-Bourgogne et celui de Dole-Tavaux furent les plus grandes infrastructures aéroferroviaires du département. Néanmoins depuis 2014, pour des raisons de concurrence, seul le second (renommé Dole-Jura) continue d'accueillir des vols réguliers commerciaux. Le premier reste actif pour les vols d'affaires, sanitaires, de loisirs et de tourisme. == Tourisme == La Côte-d'Or dispose d'atouts touristiques parmi lesquels un patrimoine culturel non négligeable. On peut citer : Dijon, ville à secteur sauvegardé, et classée ville d'Art et d'Histoire, son palais des Ducs et des États de Bourgogne-musée des Beaux-Arts, ses églises Notre-Dame et Saint-Michel, sa cathédrale Saint-Bénigne, son musée archéologique, son musée de la Vie bourguignonne et d'Art sacré, son musée Rude, son musée Magnin, son jardin Darcy, son jardin des Sciences-Parc de l'Arquebuse, ses parcs, son lac Kir et sa chartreuse de Champmol avec puits de Moïse ainsi que depuis mai 2022, sa Cité internationale de la gastronomie et du vin ; Beaune, son hôtel-Dieu-hospices de Beaune, sa collégiale Notre-Dame, son hôtel de la Rochepot, son musée des Beaux-Arts, ses parcs, son circuit des remparts, ses caves, sa moutarderie Fallot et son campus brassicole Brasserie de France ; l'abbaye de Fontenay, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, à Marmagne ; l'abbaye Notre-Dame de Cîteaux, berceau de l'ordre cistercien ; le trésor de Vix et son cratère, le fameux vase de Vix, datant de l'âge de Fer, conservé au musée du Pays Châtillonnais à Châtillon-sur-Seine ; l'église romane Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine, datant en partie du Xe siècle ; Alésia (Alise-Sainte-Reine), son MuséoParc ; la cité de Buffon, son parc, son musée à Montbard ; les forges de Buffon ; le château de Bussy-Rabutin ; le château de la Rochepot ; le château de Châteauneuf ; le château de Montfort ; le château du Clos de Vougeot ; le château de Savigny-les-Beaune ; le château de Pommard ; le château de Meursault ; le château de Commarin ; le château de Talmay ; la Route des Grands Crus allant de Dijon à Santenay ; Semur-en-Auxois, cité médiévale, sa collégiale Notre-Dame et son musée municipal ; Auxonne, ses maisons, ses fortifications, son arsenal et son église Notre-Dame ; le canal de Bourgogne et son tunnel à Pouilly-en-Auxois ; la basilique Saint-Andoche de Saulieu ; l'église abbatiale de Saint-Seine-l'Abbaye ; l'église Saint-Thibault ; les sources de la Seine et son temple dédié à Sequana à Source-Seine ; Flavigny-sur-Ozerain : village médiéval, sa fabrique d'anis artisanale et son domaine de Flavigny-Alésia ; le Cassissium à Nuits-Saint-Georges ; le musée Papotte- Artisanat et vie rurale à Bligny-sur-Ouche ; le parc-musée Noisot de Fixin ; les jardins de Barbirey-sur-Ouche ; le village de Mont-Saint-Jean. La Côte-d'Or présente également des paysages et des panoramas variés : la Côte d'Or ; le cirque du Bout du Monde près de Beaune ; la combe Lavaux ; le Mont de Sène ; la Butte de Thil ; les beaux villages de Pernand-Vergelesses, de Monthelie, de Mont-Saint-Jean, de Salmaise ; le Morvan avec notamment le Panorama de Savilly ; les forêts du Châtillonnais. == Barycentre de la zone Euro == Autrefois dans la Nièvre, depuis le , après l'adhésion de la Slovaquie à la zone Euro, le centre géographique de cette zone est situé dans le département, près de la commune de Liernais en 2010 puis, avec l'arrivée de l'Estonie, près de celle de Villy-en-Auxois. == Héraldique == Blason de la Côte-d'Or : coupé : au parti en I d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée de gueules et d'argent, en II bandé de six pièces d'azur et d'or à la bordure de gueules, au d'or plain. Ce blason a été dessiné par Robert Louis et n'a strictement rien d'officiel. == Politique == Liste des députés de la Côte-d'Or Liste des sénateurs de la Côte-d'Or Liste des conseillers généraux de la Côte-d'Or Arrondissements de la Côte-d'Or Arrondissement de Dijon Arrondissement de Beaune Arrondissement de Montbard Cantons de la Côte-d'Or Communes de la Côte-d'Or Anciennes communes de la Côte-d'Or Liste des préfets de la Côte-d'Or == Personnalités == Bossuet, né à Dijon, historien, ardent défenseur de la cause catholique Buffon, grand naturaliste, né à Montbard Gustave Eiffel, ingénieur et entrepreneur, né à Dijon ; on lui doit la célèbre tour parisienne qui porte son nom Claude Guyot, homme politique, député de la Côte-d'Or (1945-1946), résistant, écrivain, président du Comité Départemental de la Libération de la Côte-d'Or, maire d'Arnay-le-Duc (1926-1965) Le chanoine Kir, né à Alise-Sainte-Reine, résistant, député et maire de Dijon Stéphen Liégeard, écrivain ; il est à l'origine du nom Côte d'Azur pour désigner le littoral du Sud-Est de la France Hippolyte Michaud, né à Beaune, peintre François Pompon, né à Saulieu, sculpteur François Rude, né à Dijon, sculpteur Henri Vincenot, né et mort à Dijon, peintre, écrivain Famille Carnot, ayant vécu à Nolay, personnalités politiques et militaires
[ "Aube (département)", "bourgogne côte-d'or", "Réserve naturelle nationale de la combe Lavaux-Jean Roland", "Région française", "église Saint-Vorles", "Franche-Comté", "aéroport de Dijon-Bourgogne", "Menesble", "LGV Rhin-Rhône", "Semur-en-Auxois", "Liste des sénateurs de la Côte-d'Or", "Charles Hippolyte Maillard de Chambure", "Communes de la Côte-d'Or", "cirque du Bout du Monde", "mont de Gien", "Autoroute A38 (France)", "Nièvre (département)", "Département français", "Autoroute A39 (France)", "Arrondissement de Châtillon-sur-Seine", "Vingeanne", "Barbirey-sur-Ouche", "Famille Carnot", "Enclave et exclave", "plateau de Langres", "Estonie", "Saulieu", "Monthelie", "Arrondissement de Dijon", "Charles-André-Rémy Arnoult", "Basilique Notre-Dame de Beaune", "Seurre", "Route des Grands Crus", "conseil départemental de la Côte-d'Or", "La Poste (entreprise française)", "Bourgogne-Franche-Comté", "Ource", "canal de Bourgogne", "Liste de ponts de la Côte-d'Or", "Hippolyte Michaud", "1818", "Liste des cantons de la Côte-d'Or", "Liste des préfets de la Côte-d'Or", "topographie", "Slovaquie", "Géolocalisation", "Villeferry", "Anciennes communes de la Côte-d'Or", "Euro", "Salmaise", "Mont-Saint-Jean (Côte-d'Or)", "Occupation", "abbaye de Fontenay", "Armand Colin", "Bligny-sur-Ouche", "Santenay (Côte-d'Or)", "Nuits-Saint-Georges", "département français", "Rhône", "Volontaires nationaux pendant la Révolution", "LGV Sud-Est", "Septième Coalition", "Source-Seine", "Anciennes provinces de France", "Franck Robine", "Butte de Thil", "Saône", "Liste des conseillers généraux de la Côte-d'Or", "Montigny-Montfort", "Côte d'Azur", "François Sauvadet", "Arrondissement de Montbard", "Ménessaire", "Gustave Eiffel", "Arrondissement de Semur", "Haute-Saône", "Autoroute A36 (France)", "Bourgogne (province)", "Basilique Saint-Andoche de Saulieu", "gentilé", "Liste des députés de la Côte-d'Or", "Is-sur-Tille", "Grande Forge de Buffon", "Loire", "Chivres", "Alphabet phonétique international", "Internet Archive", "Liste des églises de la Côte-d'Or", "Claude Guyot", "Sequana (mythologie)", "Haute-Marne", "Villes et Pays d'Art et d'Histoire", "Yonne (département)", "Vignobles de Bourgogne", "Pernand-Vergelesses", "François Rude", "Jean-François Bazin", "Union des démocrates et indépendants", "Arnay-le-Duc", "Autoroute A31 (France)", "Seine", "Liste des intercommunalités de la Côte-d'Or", "gare de Dijon", "Jacques-Bénigne Bossuet", "1899 en cyclisme", "Cantons de la Côte-d'Or", "Châtillon-sur-Seine", "Ligne de partage des eaux", "Nolay (Côte-d'Or)", "Armançon", "Collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois", "Assemblée constituante de 1789", "Dijon-Auxonne-Dijon", "Liste des communes de la Côte-d'Or", "Liste des départements français classés par population et superficie", "Pierre Foncin", "pôle de compétitivité en France", "château de Pommard", "Georges-Louis Leclerc de Buffon", "Stéphen Liégeard", "Meilly-sur-Rouvres", "Serein (rivière)", "aéroport de Dole-Jura", "Pouilly-en-Auxois", "musée Magnin", "Cité internationale de la gastronomie et du vin", "Saint-Jean-de-Losne", "Arroux", "Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon", "Auxois (région)", "château de Bussy-Rabutin", "Prieuré de Saint-Thibault", "château de la Rochepot", "Côte d'Or", "21 (nombre)", "Mont de Sène", "Félix Kir", "troncature", "Jura (département)", "Villy-en-Auxois", "Flavigny-sur-Ozerain", "Cratère de Vix", "Château de Savigny-lès-Beaune", "Arrondissement de Beaune", "Châtillonnais", "Saint-Seine-l'Abbaye", "Anis de Flavigny", "Saône-et-Loire", "Montbard", "Liernais", "Bourgogne (ancienne région administrative)", "Louis Carbonnel", "Beaune", "District de Châtillon (Côte-d'Or)", "château du Clos de Vougeot", "Henri Vincenot", "château de Commarin", "français de France", "Liste de films tournés en Côte-d'Or", "Abbaye de Cîteaux", "tombe de Vix", "Tour Eiffel", "Pontailler-sur-Saône", "Ouche (Côte-d'Or)", "château de Meursault", "Jacques Denizot", "Arrondissements de la Côte-d'Or", "Robert Louis", "François Pompon", "Empire d'Autriche", "vignoble", "château de Châteauneuf-en-Auxois", "Vitagora", "Siège d'Alésia", "Morvan", "Plateau de Langres", "Tille", "Liste des circonscriptions législatives de la Côte-d'Or", "Catégorie:Culture en Côte-d'Or", "jardin Darcy", "neige", "méditerranée", "musée du Pays Châtillonnais", "Dijon", "Musée des Beaux-Arts de Beaune", "Âge du fer", "Auxonne", "musée Rude", "Le Bien Public", "bataille de Waterloo", "parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne", "Aube (rivière)", "hospices de Beaune", "Fête de la Saint-Vincent tournante", "Autoroute A6 (France)", "Alise-Sainte-Reine", "Bèze (rivière)", "château de Talmay", "Institut national de la statistique et des études économiques", "seuil (géographie)", "1815", "Fixin", "Ouest-France", "Conseil départemental de la Côte-d'Or" ]
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Collège en France
Dans le système éducatif en France, le collège est l’appellation courante du premier cycle des études du second degré. C’est un enseignement de quatre ans, qui fait suite à l’école élémentaire. La fourchette d'âge est, généralement, de 11-12 ans (en sixième) à 14-15 ans (en troisième). == Histoire == === Sous la Monarchie === La Gaule romanisée possédait des écoles municipales : un maître enseignant dans les écoles primaires, un grammairien dans les écoles secondaires et un rhéteur dans l'enseignement supérieur. Charlemagne crée au IXe siècle des écoles dans les abbayes pour éduquer le clergé et former un corps de fonctionnaires efficaces, . Seule une petite élite de femmes, issues de milieux intellectuels, comme Radegonde ou Hildegarde de Bingen se distinguent par leur savoir et leurs écrits. C'est aussi le cas d'Héloïse d'Argenteuil pour laquelle son oncle fait appel à Abélard comme professeur particulier. Les collèges sont créés au XIIe siècle en liaison avec les universités. Les collèges assurent à la fois l’hébergement et une assistance spirituelle, mais également des fonctions d’enseignement, en complément de celui de l’université. Petit à petit, ces collèges deviennent autonomes vis-à-vis de l’université et leur enseignement tend à se suffire à lui-même. Les collèges deviennent donc des établissements ayant leurs propres fonctions, assurant une formation de base à des élèves issus de la bourgeoisie ou de la noblesse. Il existe à la fois des « collèges de plein exercice » et des « petits collèges » dont les enseignements se limitent à deux ou trois classes. Si les uns et les autres dépendent des municipalités, les collèges de plein exercice sont généralement confiés à des congrégations religieuses enseignantes tandis que les autres relèvent de maîtres n’appartenant pas aux congrégations. À la veille de la Révolution, le royaume compte 271 collèges mais la moitié environ ne sont que des « petits collèges ». L’enseignement comprend quatre classes de grammaire, une classe d’humanité et une classe de rhétorique, auxquelles s’ajoutent deux classes de philosophie. Il s’appuie sur les principes de la Ratio Studiorum ; les matières les plus enseignées sont le français, le latin et le grec ancien. Dans les années 1730, s’ajoutent l’histoire et la géographie, puis la physique. Les auteurs français commencent à être étudiés vers 1770. Les femmes exclues de cet enseignement ne peuvent donc développer leurs connaissances que grâce à des pères, des frères, des maris lettrés et possédant des bibliothèques, comme Christine de Pisan qui plaidait tant au XVe siècle pour que les filles reçoivent une éducation comme les garçons et ne soient pas cantonnées à filer la laine et aux ouvrages de broderie. === De la Monarchie à la Troisième République === Les collèges sont provisoirement maintenus pendant la Révolution, mais la situation est peu favorable aux congrégations. Le décret du 8 mars 1793 ordonne la vente des biens des collèges. La législation révolutionnaire finit par créer les écoles centrales correspondant à ce niveau d’enseignement. Ces dernières sont à leur tour supprimées à la suite de la loi du 11 floréal an X ( mai 1802) : certaines d’entre elles sont transformées en lycées entretenus par l’État. Les autres peuvent être reprises en charge par les villes sous le nom de « collège » ou d’« école secondaire communale ». Selon l’article 5 du décret du 17 mars 1808, ils enseignent « les élémen[t]s des langues anciennes et les premiers principes de l’histoire et des sciences ». Avec la Restauration, les lycées prennent le nom de « collèges royaux ». Les collèges gérés par les communes deviennent donc des « collèges communaux » pour les distinguer des premiers. Théoriquement, l’enseignement du collège est proche de celui du lycée et conduit au baccalauréat, mais les collèges restent dans les faits des établissements de second ordre. Certains collèges sont « de plein exercice » et mènent jusqu’au baccalauréat, mais les autres s’arrêtent avant ; en revanche, la plupart des collèges, à l’image des lycées, ont des « classes élémentaires », connues sous le nom de petit lycée, commençant pour certains à la ) dont le programme se rapproche du primaire, à ceci près que le latin est étudié à partir de la , équivalent de l’actuel CM 1. Pour les filles, ce n'est qu'en 1836 que l'enseignement primaire public est créé, mais il faut attendre 1867 la loi de Victor Duruy pour que l'ouverture d'une école de filles soit rendue obligatoire dans les communes de plus de 500 habitants et la loi de Jules Ferry de 1882, pour que toutes les communes aient une école de filles. Pour mieux répondre aux besoins, des collèges développent des « cours spéciaux » à visée plus professionnelle. Ces initiatives sont relayées par la création de l’« enseignement secondaire spécial » en 1865 par Victor Duruy. Dans la lignée de ces mesures est finalement créé en 1882 un « baccalauréat spécial ». Les décrets du 4 et du 5 juin 1891 transforment le secondaire spécial et son baccalauréat en « enseignement moderne » et « baccalauréat moderne ». On parle dès lors de collège classique (pour l’enseignement proche de celui des lycées) et de collège moderne. C’est seulement à partir de 1880 avec la loi Camille Sée que les filles se voient ouvrir un enseignement secondaire, donné dans les lycées et collèges de jeunes filles ; mais les programmes sont spécifiques mais sont proches de l’enseignement « moderne ». Le diplôme de fin d'études secondaires pour les filles, non équivalent au baccalauréat, ne leur donne pas accès à l'Université. Il faut attendre 1924 pour que les contenus, la durée, les horaires des enseignements soient les mêmes que pour les garçons et le baccalauréat identique pour filles et garçons, donnant enfin aux jeunes filles accès à l'université. Dans les années 1910 et 1920, les collèges se rapprochent davantage de l’enseignement primaire supérieur et des « petites classes » du lycée. Une circulaire de 1922 prévoit ainsi que les collèges pourront s’adjoindre une section d’EPS ou une école technique. À partir de 1927, par le décret-loi du octobre 1926, le ministère de l’Instruction publique encourage leur « amalgame » au sein d’« établissements géminés ». Toutefois, ce rapprochement s’essouffle dans les années 1930. Le décret 59-57 du 6 janvier 1959 portant réforme de l’enseignement public transforme les cours complémentaires en collèges d'enseignement général (CEG), où l’enseignement dure cinq ans (deux années de cycle d’observation, communes à l’enseignement général long et à l’enseignement technique suivies de trois années d’enseignement spécifique). La même année la loi Berthoin porte de 14 à 16 ans l’âge minimum de la fin de la scolarité et institue la fin progressive des classes de fin d'études. En 1963 sont créés les collèges d'enseignement secondaire (CES) destinés à remplacer les premiers cycles des lycées : le lycée fait désormais suite au collège. Ce n’est qu’au cours des années 1980, que la fréquence des redoublements diminue et que l’orientation précoce à la fin de la cinquième ou de la quatrième disparaît. À la fin des années 1980, 90 % des élèves vont jusqu’en troisième contre 70 % au début de la décennie. En étudiant à long terme, les statistiques de l’INSEE sur les revenus et les salaires, Éric Maurin arrive à la conclusion qu’une année d’études supplémentaires aboutit à une augmentation de salaire moyenne de 10 à 16 %. Le recours massif aux redoublements est aussi une spécificité française. Les autres pays qui ont démocratisé leur système scolaire ne l’ont guère utilisé. La conséquence en est un alourdissement des coûts de la démocratisation de l’éducation que Maurin estime à 50 %, tout en retardant l’accès à l’autonomie aux jeunes. On peut expliquer ces nombreux redoublements par l’inadaptation des programmes scolaires, toujours destinés à former l’élite, au nouveau public d’élèves beaucoup plus faibles. === Au XXIe siècle === Le projet de réforme du collège est la poursuite de la refondation de l'Enseignement un des axes du quinquennat de François Hollande déjà engagée pour l'École primaire dans la loi 8 juillet 2013. Sans remettre en cause la notion de collège unique, elle prétend mieux assurer l'enseignement des savoirs fondamentaux en combinant les apprentissages théoriques et pratiques, en généralisant les projets interdisciplinaires, et en donnant une plus grande liberté pédagogique aux établissements. L'objectif est une mise en place de la réforme à la rentrée 2016. Le projet . S'il est accueilli favorablement avec quelques réserves par le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, il est décrié par le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le Second Degré qui est hostile à la multiplication des modules interdisciplinaires et dénonce une usine à gaz. == Les enseignements du collège == === Les cycles d'adaptation, central et d'orientation === Le cycle d'adaptation est composé de la classe de sixième qui est considérée comme un temps d’adaptation au collège. L’accueil et l’intégration des élèves fait l’objet d’une attention particulière et une évaluation nationale est faite au début de l’année. Le cycle central est composé de la classe de cinquième et de quatrième. Le collège se termine par la classe de troisième qui est aussi la classe d'orientation entre les filières générales, technologiques et professionnelles. Au cours de l’année, les élèves effectuent une « séquence d’observation en milieu professionnel » (stage de courte durée) et se préparent au Diplôme national du brevet. === Diplômes et certifications === Le diplôme national du brevet se compose d’un contrôle continu en classe de troisième et d’examens à la fin de celle-ci. Le certificat de formation générale est destiné aux élèves de sections adaptées. L’attestation scolaire de sécurité routière se passe en cinquième (ASSR niveau 1) et en troisième (ASSR niveau 2). Le brevet informatique et internet (b2i). === Les disciplines === La formation dispensée repose sur un ensemble de disciplines qui, toutes, reposent sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. La formation est donc découpée en trois cycles par le C.S.P. === Filières spécifiques === Sections de langues régionales Classes bilingues Sections européennes et internationales Collèges franco-allemands Classes à projet artistique et culturel Classes à horaires aménagés (par exemple Classe à horaires aménagés musique) Sections sportives scolaires Les Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire (ULIS) permettent de scolariser les élèves handicapés dans les collèges, le recours à des établissements spécialisés ou à des services médico-sociaux n’interviennent que de façon subsidiaire. Les élèves dont les difficultés d'apprentissage sont graves et durables suivent des enseignements aménagés en SEGPA ou dans des établissements particuliers : les établissements régionaux d’enseignement adapté. En classe de troisième et de quatrième, les élèves de plus de 14 ans peuvent avoir une formation partagée entre collège et lycée professionnel ou entre collège et entreprise ou encore entre les trois entités. == Le collège en tant qu’établissement == Il existe 6980 collèges en France en 2022 (publics et privés en contrat) . === Les collèges publics === Les collèges publics sont des établissements publics, des EPLE. Avec la première vague et seconde vague de la décentralisation les bâtiments appartiennent au département, les agents techniques (Personnel ATOS) sont désormais des agents qui dépendent de la fonction publique territoriale. Les départements jouent un grand rôle dans le fonctionnement des collèges publics, puisque ce sont eux qui équipent (informatique, téléphone, restauration scolaire…), gèrent et rénovent ses EPLE. En revanche, le personnel enseignant, administratif et éducatif est lui sous l'autorité du Ministère de l'Éducation nationale. L’équipe de direction du collège est constituée légalement du principal, de son adjoint, du gestionnaire à laquelle s'ajoute souvent (dans le cadre d'une équipe de direction élargie) le conseiller principal d’éducation. Le conseil d’administration est composé de 30 membres pour les EPLE de plus de 600 élèves et de 24 membres en dessous de ce seuil. Le Conseil d'Administration gère les affaires de l’établissement (projet d'établissement, budget…) === Les collèges privés === === Statistiques === == Les élèves == Les élèves du collège (les « collégiens ») ont généralement entre 11-12 () et 14-15 ans () (sauts de classe et redoublements exclus, on peut donc voir des 6èmes de 10 voire 9 ans, et des de 16 ans).
[ "Référence:Regards historiques sur l'éducation en France (Antoine Prost)", "Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT", "Éric Maurin", "diplôme national du brevet", "Décentralisation en France", "Enseignement du vocabulaire", "Éducation aux médias et à l'information", "années 1920", "Enseignement du chant", "Liste des congrégations catholiques", "Département français", "lycée en France", "1770", "Hildegarde de Bingen", "1865", "Classe à horaires aménagés musique", "1975", "angle", "Enseignement de l'arithmétique", "Enseignement de l'algèbre", "Révolution française", "Enseignement de la conjugaison", "Enseignement des langues étrangères", "Classe de cinquième française", "Dominique Julia", "1924", "1882", "classes de transition", "unité localisée pour l'inclusion scolaire", "Classe de troisième française", "certificat de formation générale", "programmes scolaires", "Victor Duruy", "École centrale (Révolution française)", "Éducation musicale", "Syndicat national des enseignements de second degré", "production écrite", "CPPN", "Socle commun de connaissances et de compétences", "Cours moyen 1re année", "Internet Archive", "Conseil supérieur de l'éducation (France)", "Conseiller principal d'éducation", "Collège d'enseignement général", "enseignement primaire supérieur", "Enseignement des mathématiques", "s:Décret portant organisation de l'Université", "petit lycée", "école primaire en France", "Enseignement de l'orthographe", "médecin", "Technologie dans les collèges français", "Restauration française", "vétérinaire", "Classe de quatrième française", "Enseignement de l'histoire des arts", "baccalauréat (France)", "Héloïse d'Argenteuil", "Éducation physique et sportive en France", "Section d'enseignement général et professionnel adapté", "années 1910", "système éducatif en France", "Histoire-géographie", "attestation scolaire de sécurité routière", "Enseignement des arts plastiques", "Christine de Pisan", "périmètre", "enseignement de l'histoire", "brevet informatique et internet", "Référence:Histoire de l'enseignement en France (Antoine Léon)", "Classe de sixième française", "Enseignement de la numération", "Corps des personnels de direction de l'Éducation nationale", "Radegonde de Poitiers", "Physique-chimie", "EPLE", "Classe à horaires aménagés", "Ratio Studiorum", "Français langue maternelle", "1926", "Langue étrangère", "Conseil d'administration (EPLE)", "1963", "socle commun de connaissances, de compétences et de culture", "François Hollande", "Aire (géométrie)", "culture scientifique", "1941", "École élémentaire en France", "Unité pédagogique d'intégration", "Aix-en-Provence", "Syndicat des enseignants-UNSA", "enseignement moral et civique", "Conseil supérieur des programmes", "calcul mental", "Enseignement de la grammaire", "théorème", "sport étude", "loi Camille Sée", "langue vivante", "Surface (géométrie analytique)", "1891", "Ministère de l'Éducation nationale (France)", "Lycée en France", "Marie-Madeleine Compère", "décret-loi en droit français", "Loi Haby", "Diplôme national du brevet", "Stage en France", "CAPEPS", "Quinquennat présidentiel en France", "Enseignement de la géométrie", "Enseignement de la géographie", "Sciences de la vie et de la terre", "Répertoire national des certifications professionnelles", "1802", "Établissement régional d'enseignement adapté", "Langues régionales ou minoritaires en France", "années 1930", "Établissement public local d'enseignement" ]
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Culture japonaise
La culture japonaise plonge ses racines dans les cultures continentales chinoise et coréenne, avant de connaître une longue période d'isolement relatif (sakoku) sous le shogunat Tokugawa, jusqu’à l'arrivée des « bateaux noirs » et l'ère Meiji (1868-1912). De ces emprunts variés résulte une culture très différenciée des autres cultures asiatiques et dont l'écho résonne encore dans le Japon contemporain. == Langue(s) == Langues au Japon Japonais La compréhension de la langue japonaise est primordiale pour comprendre la culture japonaise. La culture traditionnelle et la culture moderne japonaises reposent toutes les deux sur la langue écrite et le langage parlé. Le japonais est connu pour être très proche du dialecte des îles Ryūkyū, formant alors la famille des langues japoniques. La théorie plus ancienne qui proposait qu'il s'agissait d'un isolat relatif à des langues défuntes est généralement rejetée par les spécialistes. Pourtant, sa classification reste controversée. La théorie la plus répandue est que les langues japoniques ne sont apparentées à aucune famille linguistique ; cependant, d'autres théories controversées l'ont rattaché à des langues éteintes de Mandchourie, de la péninsule coréenne jusqu’à la super famille des langues ouralo-altaïques (finnois, estonien, coréen), ou des langues austronésiennes du Pacifique Sud. Même s'il n'est pas apparenté au mandarin, le japonais a emprunté beaucoup de vocabulaire à cette langue. Le système d'écriture japonais lui-même a été développé sous l'influence des moines bouddhistes chinois à partir du IVe siècle. == Traditions == === Religion(s) === Religions traditionnelles au Japon Bouddhisme dans le monde, Christianisme par pays, Nombre de musulmans par pays, Nombre de Juifs par pays , Irréligion Shintoïsme Islam au Japon Il existe de nombreuses religions au Japon mais les deux principales sont le shintoïsme et le bouddhisme. La plupart des Japonais s'identifient aux deux religions, sous la forme d'un syncrétisme ancien appelé . === Symboles === Drapeau du Japon Sceau du gouvernement du Japon, Sceau d'État du Japon, Sceau privé du Japon Kimi ga yo, hymne national japonais === Folklore === Contes et légendes traditionnels du Japon Légendes urbaines japonaises === Croyances === === Mythologie === Mythologie japonaise Yōkai, Liste des yōkai, esprits, spectres, monstres Rituels Liste d'objets de la mythologie japonaise === Fêtes === Liste de festivals en Asie Fêtes et jours fériés au Japon == Vie sociale == Origami, papier plié Sangaku, énigmes mathématiques exposées aux temples Manekineko, chat de bienvenue Hanami, fête des cerisiers en fleur Momijigari, chasse aux feuilles d'automne Semaine d'or, semaine annuelle de congés Jardinage Jardin japonais Bonsaï, arbre miniature cultivé en pot Ikebana et kusamono, arrangements floraux Kōdō, l'art d'apprécier les parfums === Famille === === Naissance === ==== Noms ==== Dénomination d'une personne en japonais, Nom japonais Liste des prénoms japonais, Prénom composé japonais === Mariage === === Décès === === Étiquette === == Arts de la table == === Cuisine(s) === Cuisine japonaise, Gastronomie japonaise Au cours d'un long passé culinaire, les Japonais ont développé une cuisine sophistiquée et raffinée très sensible aux changements de saisons. Les Japonais d'aujourd'hui jouissent d'une grande variété de mets traditionnels, comprenant notamment de nombreux plats à base de fruits de mer (sushi et sashimi), de nouilles (udon et soba). La cuisine japonaise est le produit de son environnement et de ses habitants. La facilité de se procurer des ingrédients frais a permis les sushis, les températures élevées et l'humidité ont mené aux variétés de nourriture marinée et fermentée comme le natto et la sauce de soja, et une adaptation des cuisines étrangères a conduit au rāmen. === Boisson(s) === Sadō, la cérémonie du thé Viticulture au Japon == Santé == Protection sociale === Activités physiques === === Sports === Sport japonais Japon aux Jeux olympiques Japon aux Jeux paralympiques, Jeux paralympiques, Jeux du Commonwealth ==== Arts martiaux ==== Arts martiaux japonais Sabre japonais == Littérature == Littérature japonaise Poésie japonaise, dont le haïku Théâtre japonais Kojiki manga === Œuvres === Liste d'œuvres littéraires japonaises Liste de textes japonais classiques === Auteurs === === Institutions === Prix littéraires au Japon Prix de l'Académie japonaise des arts (1941-) Société pour la promotion de la littérature japonaise (1938-) Société littéraire du nouveau Japon (1945-2005) University of Virginia Japanese Text Initiative == Média == === Presse === En 2011, quatre des cinq plus grands journaux en tirage dans le monde sont japonais. Liste de journaux au Japon === Radio === === Télévision === Super Sentai, genre de séries télévisées === Internet === Internet au Japon == Artisanats == Artisanat d'art Trésor national vivant du Japon, Trésor national (Japon) Liste des trésors nationaux vivants du Japon (artisans) Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel relèvent (pour partie) du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. On parle désormais de trésor humain vivant. Mais une grande partie des techniques artisanales ont régressé, ou disparu, dès le début de la colonisation, et plus encore avec la globalisation, sans qu'elles aient été suffisamment recensées et documentées. === Textiles, cuir, papier === Impression sur bois au Japon ==== Vêtements ==== Kimono, dont : Furisode Yukata Yukatabira Hakama, pantalon Obi, ceinture Chaussures : Geta Zōri Waraji Tabi, chaussettes Et aussi : Keikogi pour les arts martiaux Gakuran pour les collégiens et lycéens Sailor fuku pour collégiennes et lycéennes, fréquemment associé aux loose socks Trésors nationaux vivants (TNV) Kunihiko Moriguchi, peintre de kimonos, Fukumi et Yōko Shimura === Bois, métaux === === Poterie, céramique, faïence === Poterie japonaise Céramique japonaise Shimaoka Tatsuzo === Verrerie d'art === === Joaillerie, bijouterie, orfèvrerie === == Arts visuels == Art japonais Art préhistorique au Japon Art contemporain japonais Esthétique japonaise Calligraphie japonaise Ikebana === Dessin === Manga (bande dessinée) Festivals : AnimeJapan, Comiket, Jump Festa, Niigata Comic Market === Peinture === Peinture japonaise Ukiyo-e, estampe, Liste des écoles ukiyo-e Yamato-e, sorte de peinture === Sculpture === Sculpture japonaise Liste des Trésors nationaux du Japon (sculptures) === Architecture === Architecture japonaise Habitat japonais Jardin japonais === Photographie === Histoire de la photographie au Japon Magazines spécialisés : Aera (magazine), Asahi Camera, Camera (Japanese magazine), Camera Mainichi, Nippon Camera, PhotoCON, Provoke (magazine) === Graphisme === == Arts du spectacle == Spectacle vivant, Performance, Art sonore Liste des trésors nationaux vivants du Japon (arts du spectacle) Conteurs japonais : Rakugo, Shikano Buzaemon === Musique(s) === Musique japonaise Instruments de musique du Japon La Voix chantante du Japon, Akiko Seki === Danse === Danse japonaise Kagura Awa-Odori, Yosakoi Butō, danse contemporaine Liste de danses Troupes : Elevenplay, ==== Festivals ==== Awa-odori, festival traditionnel de danse Kōenji Awa-odori Sanja matsuri === Théâtre === Théâtre japonais Gagaku, Kabuki, Nōgaku, Nô, Kyōgen Festival Kurokawa nō Masques du théâtre japonais Satoshi Miyagi Manzai, Owarai, Kamishibai Salles de théâtre hors du Japon : Théâtre du Temps (Paris, 1980) Liste des trésors nationaux vivants du Japon (arts du spectacle) === Autres scènes : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation === Les arts mineurs de scène, arts de la rue, arts forains, cirque, théâtre de rue, spectacles de rue, arts pluridisciplinaires, performances manquent encore de documentation pour le pays … Pour le domaine de la marionnette, la référence est : Arts de la marionnette au Japon, sur le site de l'Union internationale de la marionnette UNIMA). Marionnettistes japonais Bunraku, inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité Théâtre national de bunraku Karakuri ningyō Kamizumo === Cinéma === Cinéma japonais Lexique du cinéma japonais Mouvement du cinéma pur (1910-1920) Japanese Movie Database === Autres : art numérique === == Tourisme == Tourisme au Japon == Patrimoine == Patrimoine culturel du Japon Monuments enregistrés du Japon Biens culturels immatériels du Japon Liste du patrimoine mondial au Japon Liste des trésors nationaux vivants du Japon (artisans) Liste des trésors nationaux vivants du Japon (arts du spectacle) Liste des Trésors nationaux du Japon (armes blanches) Liste des Trésors nationaux du Japon (documents anciens) Liste des Trésors nationaux du Japon (écrits : livres chinois) Liste des Trésors nationaux du Japon (écrits : livres japonais) Liste des Trésors nationaux du Japon (autres écrits) Liste des Trésors nationaux du Japon (sculptures) Liste des Trésors nationaux du Japon (sanctuaires) Liste des Trésors nationaux du Japon (temples) === Musées et autres institutions === Liste des musées au Japon === Liste du Patrimoine mondial === Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 12/01/2016) : Liste du patrimoine mondial au Japon. === Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité === Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) a inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité sa liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité au Japon : 2008 : Le théâtre de marionnettes Ningyo Johruri Bunraku 2008 : Le théâtre Kabuki 2008 : Le théâtre Nôgaku 2009 : L’Akiu no Taue Odori, danse du riz 2009 : Le Chakkirako, cérémonie de Nouvel An à Kanagawa 2009 : Le Daimokutate, ancien rite de passage à Nara 2009 : Le Dainichido Bugaku, danse et musique rituelles du palais impérial de Hachimantai 2009 : La danse traditionnelle Ainu 2009 : Le Gagaku, art scénique traditionnel 2009 : Le Hitachi Furyumono, parade du festival d'Hitachi, temple de Kamine 2009 : Le Kagura d’Hayachine, grand festival du monastère d'Hayachine 2009 : Le Koshikijima no Toshidon, fête de divinité en visite 2009 : L’Ojiya-chijimi, Echigo-jofu, techniques de fabrication du tissu de ramie dans la région d’Uonuma, de la préfecture de Niigata 2009 : L’Oku-noto no Aenokoto, rituel agraire de la péninsule de Noto 2009 : Le Sekishu-Banshi, fabrication de papier dans la région d’Iwami de la préfecture de Shimane 2009 : Le Yamahoko, la cérémonie des chars du festival de Gion à Kyoto 2010 : Le Kumiodori, théâtre traditionnel musical d’Okinawa 2010 : Le Yuki-tsumugi, technique de production de soierie 2011 : Le Mibu no Hana Taue, rituel du repiquage du riz à Mibu, Hiroshima 2011 : Le Sada Shin Noh, danse sacrée au sanctuaire de Sada, Shimane 2012 : Le Nachi no Dengaku, art religieux du spectacle pratiqué lors de la « fête du feu de Nachi » 2013 : Le Washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An 2014 : Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais 2016 : Yama, Hoko, Yatai, festivals de chars au Japon 2018 : Les Raiho-shin, visites rituelles de divinités masquées et costumées === Registre international Mémoire du monde === Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au 15/01/2016) : 2011 : Collection de Sakubei Yamamoto, peintures et journaux annotés sur la vie dans les mines de charbon de Chikoku (Tagawa) , 2013 : Japon et Espagne – Documents relatifs à la mission de l’ère Keichō en Europe, 2013 : Midokanpakuki : le manuscrit original du journal de Fujiwara no Michinaga, 2015 : Retour au Port de Maizuru (personnels militaires et civils déportés en URSS en 1945-1956), 2015 : Archives du temple Tō-ji contenues dans 100 boïtes.
[ "1868", "religion", "Légendes urbaines japonaises", "Yamahoko", "Masques du théâtre japonais", "Akiko Seki", "Momijigari", "famille linguistique", "Awa-odori", "Liste d'œuvres littéraires japonaises", "Impression sur bois au Japon", "Kamizumo", "Liste des Trésors nationaux du Japon (temples)", "Raiho-shin", "Jardinage en Asie", "Kōenji Awa-odori", "Jardin japonais", "Gagaku", "Tagawa", "Poterie japonaise", "Art préhistorique au Japon", "Islam au Japon", "Patrimoine culturel du Japon", "Liste du patrimoine mondial au Japon", "Trésor national vivant du Japon", "Manga", "Trésor national (Japon)", "Makizushi", "langues ouralo-altaïques", "Sculpture japonaise", "Langues au Japon", "liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité", "culture", "Sangaku", "Japon aux Jeux paralympiques", "Liste des prénoms japonais", "Satoshi Miyagi", "langues austronésiennes", "Matsuri", "registre international Mémoire du monde", "Semaine d'or (Japon)", "Yamato-e", "langues japoniques", 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Console de jeux vidéo
Une console de jeux vidéo est un appareil informatique destiné à l'origine aux jeux vidéo et qui a rapidement évolué en ordinateur spécialisé. Il existe deux types principaux de consoles : les consoles de salon, qui se branchent sur un téléviseur pour afficher le jeu et auxquelles on connecte accessoirement des manettes de jeu ; les consoles portables, de petite taille, qui possèdent leur propre écran et sont de ce fait autonomes et facilement transportables. Les consoles de jeux vidéo sont progressivement passées de l'état de jeu électronique pour amateur à celui de centre multimédia == Fonctionnement == Depuis la première console de salon de deuxième génération (la Fairchild Channel F) et jusqu'aux années 2000, le cœur de l'architecture d'une console de jeu, portable ou de salon, est identique. Il est constitué d'un microprocesseur, d'une carte graphique, de mémoire vive, de mémoire morte, ainsi que de périphériques de contrôle,parmi lesquels, le plus souvent, des manettes de jeu. La construction des consoles de jeu est similaire à celle d'un système de traitement de l'information, depuis Pong en passant par la Nintendo 64 et toutes les consoles de jeu portables (PSP, DS, Game Gear, et autres). Toutes les consoles développées par la suite suivent la même conception globale. En 2012, l'industrie des consoles de jeux vidéo en est à la septième génération. Chaque console de jeu possède son propre système d'exploitation ; les programmes sont situés sur des supports externes, qui peuvent être des cartouches pour les premières générations, ou par la suite des disques, notamment des CD-ROM ou des DVD. À partir de la sixième génération, les consoles deviennent de plus en plus compatibles avec les ordinateurs classiques, partageant certaines fonctions comme la lecture de films, de photos et de musique. De fait, la première console à être compatible avec le système d'exploitation Microsoft Windows est la Dreamcast, lancée en 1998. Sur la même architecture de base se greffent au fil du temps diverses extensions, comme des processeurs graphiques additionnels (par exemple, celui de la première PlayStation), des modems ou des disques durs. La frontière entre ordinateur, centre multimédia et console de jeu n'est plus aussi marquée depuis la PlayStation 2, qui propose — pour la première fois concernant une console — d'autres fonctionnalités que le jeu vidéo, en permettant nativement de lire les DVD vidéo. Avant cela, Sega et d'autres font déjà de timides tentatives de consoles/plate-forme multimédia, sans grand écho. Une étape est également franchie avec l'apparition de la Xbox et de son disque dur intégré par défaut. De plus, depuis la sortie des consoles de septième génération comme Xbox 360, Wii, ou PlayStation 3, les consoles de salon incluent des systèmes d'exploitation plus évolués permettant des mises à jour via une connexion à Internet. L'exemple le plus marquant est sans doute le cas de la Xbox 360 se basant sous un système d'exploitation se rapprochant beaucoup du système Windows de Microsoft. On y retrouve notamment les fonctions de Windows Media Center. == Histoire == La première console de jeux vidéo répertoriée est l'Odyssey, apparue sur le marché en 1972. Quatre ans plus tard, les cartouches apparaissent sur la Fairchild Channel F. Le krach du jeu vidéo de 1983 ralentit cette industrie qui redémarre avec une guerre commerciale entre deux acteurs principaux, Sega et Nintendo. La Game Boy connaît le succès parmi les consoles portables. Dans le domaine des consoles de salon, Sony devient le leader du marché avec la PlayStation. La génération suivante est marquée par l'arrivée sur le marché de Microsoft avec la Xbox et par la retraite de Sega, à la suite des échecs commerciaux de la Saturn et de la Dreamcast. La PlayStation 2 bat les records de vente de consoles de salon avec plus de 150 millions d'unités écoulées. La Nintendo DS et la PSP introduisent de nouveaux concepts de jeux parmi les consoles portables. La sortie de la Xbox 360 inaugure la septième génération de consoles, suivie de la Playstation 3 et de la Wii. La Wii introduit le concept de motion gaming, qui consiste à effectuer des mouvements afin de diriger le jeu à l'écran. Ce concept sera rendu possible plus tard sur les consoles concurrentes, notamment grâce à l'Eye Toy de Sony, et le Kinect de Microsoft. En 2011, la huitième génération a débuté officiellement avec l'arrivée de la Nintendo 3DS. === Principales caractéristiques des générations de consoles de jeux === : première console à destination du grand public. Les jeux sont inclus dans la machine. : apparition du système à cartouches externes qui permet de jouer à un plus grand nombre de jeux. : lancement de la NES et apparition des manettes à croix directionnelle. Le marché s'oriente vers un public jeune. : lancement des consoles , avec des graphismes plus beaux et plus colorés et apparition des gâchettes sur les manettes. : lancement des consoles avec graphismes en 3D, apparition des analogiques et de la vibration. : lancement des consoles 128 bits et notamment de la PlayStation 2, capable de lire du contenu multimédia. : passage à la HD (haute définition) et apparition des manettes sans fil à détection de mouvements. Démocratisation des jeux en ligne et de l'achat de jeux dématérialisés (grâce aux systèmes d'exploitation intégrés aux consoles). : passage à la Full HD, apparition des services d'abonnement avec accès illimité aux catalogues. : passage à l'UHD (ultra haute définition) et apparition du ray tracing. Lancement des plates-formes de cloud gaming. == Puissance des consoles == Ci-dessous sont listées les puissances des consoles de salon : == Marché des consoles == À la différence du marché PC, les fabricants de consoles ne sont pas aussi nombreux et diversifiés. De plus, la plupart des acteurs sont à la fois fabricants de matériel et fournisseurs de programmes. En 2001, le marché mondial des consoles de jeu s'est élevé à plus de 20 milliards de dollars. L'histoire semble avoir prouvé que le marché n'est pas capable d'accueillir plus de trois acteurs majeurs simultanément. C'est ce que cette dernière décennie tend à prouver étant donné que les grands rivaux Sony et Nintendo ont évincé Sega par les lois du marché et que le marché du jeu vidéo se sature et se resserre autour d'un trio, dans lequel Microsoft figure désormais. Au-delà de ces trois grands du marché du jeu vidéo, le marché tend vers la saturation. Une guerre commerciale et marketing les oppose depuis les lancements des Wii, Xbox 360 et PS3, dont les armes principales deviendront inéluctablement la diversification sectorielle. Si le quasi-monopole de Microsoft dans le domaine informatique peut suffire à assurer des retours sur investissements dans sa branche jeux vidéo et console de jeux, Nintendo dispose d'une clientèle fidèle à son savoir-faire et à son univers virtuel, qui reste le plus ancien parmi ces trois grands. Mais alors que la PlayStation 2 représentait plus de la moitié des recettes de Sony, sa dernière mouture, la PS3 nécessiterait selon la presse économique au moins 50 millions d'exemplaires vendus pour que Sony puisse obtenir un premier retour sur investissement. Les coûts actuels de lancement d'une console de nouvelle génération sont très élevés. Ils englobent notamment la production en série, l'achat de licences de jeux vidéo juteuses ou encore la recherche et développement dont découlent des innovations concernant la jouabilité ou la profondeur d'un univers virtuel. Les investissements exigés permettent le maintien de ces trois grands sur le marché du jeu vidéo, mais les condamnent en outre à une surenchère promotionnelle afin de faire connaître aux joueurs du monde entier le bien-fondé de leurs propres innovations. Ces lourds investissements sont réalisés sur un marché économique mondialisé et font que ces trois grands du jeu vidéo vivent de plus en plus au-dessus de leurs moyens. Selon la presse spécialisée et les franchises de vente et reprise de jeux vidéo, Microsoft et Sony vendent chaque console à perte jusqu'à un stade de plusieurs dizaines de millions d'exemplaires vendus. === Répartition des consoles début 2009 versus début 2010 === La répartition des consoles de salon se fait comme suit : La Wii bénéficie de l'univers Nintendo auxquels certains sont fidèles depuis près de 30 ans, et de plus attire par ses manettes de commandes innovantes et des jeux festifs un public qui autrement ne se serait pas intéressé aux jeux vidéo. Dès le départ, elle s'est présentée comme la moins chère et la plus familiale des trois. La PlayStation 3 et la Xbox 360, grossièrement équivalentes, misent sur des graphismes à la pointe de leur temps (la Wii étant à ce sujet plutôt de génération précédente) et sont naturellement beaucoup plus chères à produire que la Wii. L'avance de la Xbox 360 sur la PlayStation 3 est due au fait que la Xbox 360 est sortie bien avant et que son prix de vente a toujours été très inférieur. Les consoles sont différentes par leur forme. Cependant, la Xbox 360 est plus vendue que la PS3 et, de plus, la Xbox 360 est la seule console américaine. == Statistiques de taux d'équipement == Selon l'institut de recherche Nielsen, en 2006, 41,1 % () des familles américaines équipées d'un téléviseur possédaient aussi une console de jeu, à comparer aux en 2004. Chaque minute, d'Américains seraient devant une console. En 2009, le marché nord-américain (États-Unis et Canada) des consoles représentait près de la moitié du marché mondial en valeur. C'est donc le premier marché régional, et aussi le plus diversifié. L'évolution technique récente la plus marquante du secteur des loisirs vidéos est le développement de tablettes, dont l'usage s'étend bien au-delà de la sphère professionnelle. Par exemple, l'usage de tablettes connectées en complément de la télévision, pour visionner des films en voyage ou pour des jeux, rendent aujourd'hui le marché des consoles dédiées beaucoup plus complexe à interpréter. Les statistiques des grands faiseurs (Microsoft, Nintendo, Sony…) ne suffisent plus. === Ventes === Graphique des ventes de consoles de salon (en millions d’exemplaires) == Environnement == En 2012, une étude américaine s'est intéressée à la consommation d'énergie des trois dernières consoles de salon. Sur deux de ces appareils, le fait de ne pas les éteindre totalement augmente la facture d'électricité annuelle de plus de cent dollars.
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Cinéma japonais
Le , également connu sous le nom de hōga (邦画, « cinéma national »), a une histoire qui date des débuts du cinéma. Le Japon possède l'une des industries cinématographiques les plus anciennes et les plus importantes au monde (en 2021, il est quatrième en nombre de longs métrages produits). En 2011, le Japon a produit 411 longs métrages qui ont rapporté 54,9 % d'un total de 2,338 milliards $ au box-office. Au cours des années 1950 a lieu une période surnommée l'« âge d'or du cinéma japonais ». Les films jidai-geki d'Akira Kurosawa ainsi que les tokusatsu d'Ishirō Honda et Eiji Tsuburaya connaissent un succès mondial et rendent ces réalisateurs universellement reconnus et très influents. Certains des films japonais de cette période sont désormais classés parmi les meilleurs films jamais réalisés : Voyage à Tokyo (1953) est classé troisième dans la liste de Sight & Sound des 100 plus grands films de tous les temps et est également en tête du classement de 2012 après sondage de réalisateurs, détrônant Citizen Kane, tandis que Les Sept Samouraïs (1954) d'Akira Kurosawa est élu meilleur film en langue étrangère de tous les temps dans le sondage de 2018 de la BBC auprès de 209 critiques de 43 pays. Le Japon a également remporté cinq fois l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, plus que tout autre pays asiatique. Les quatre grands studios de cinéma japonais sont la Tōhō, la Toei, la Shōchiku et la , qui sont les seuls membres de l'Association des producteurs cinématographiques du Japon (MPPAJ). Les prix de l'académie japonaise, qui se tiennent chaque année, organisés par l'association Nippon Academy-shō, sont considérée comme l'équivalent japonais des Césars et des Oscars du cinéma. == Histoire du cinéma japonais == === Les débuts === Les premiers films, ceux de Thomas Edison qui adopte le mot anglais film pour désigner les bobineaux enregistrés avec la première caméra de cinéma, le Kinétographe, par son assistant William Kennedy Laurie Dickson, sont connus des Japonais dès car ils sont présentés à Kobe à l'aide des kinétoscopes, les appareils de visionnement individuel mis au point par Dickson d'après les croquis de l'industriel américain. Puis ce sont deux opérateurs des frères Lumière, Gabriel Veyre et François-Constant Girel, qui organisent des projections sur grand écran à Osaka en 1897 à l'aide d'un cinématographe. === Le cinéma japonais sous l'empire === Le cinéma japonais comme forme d'expression artistique commence son histoire en 1899 avec le tournage de Momijigari, tiré d'une pièce de kabuki. Lors de ses deux premières décennies, le nouvel art se conçoit comme une extension d'expressions artistiques nationales préexistantes. Le film sert à compléter une œuvre ou à lui fournir une nouvelle dimension en adaptant à l'écran un contenu conçu pour la scène. Les conteurs de spectacles de marionnettes, les gidayū-bushi, servent de commentateurs de films muets, ou benshi. Dans les premières productions cinématographiques de la période, sont adaptés des genres théâtraux relevant du kabuki — comme le shinpa (mélodrames) ou le shingeki (« nouveau drame »). Divers récits classiques constituent eux aussi une importante source d'inspiration — comme l'histoire des 47 rōnin, portée à l'écran entre 1907 et 1925, et plus encore les années suivantes. Ce nouveau média joue aussi un rôle non négligeable lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, en informant les Japonais au travers de faux documentaires qui mêlent images originales du conflit et plans créés pour l'occasion. La rupture est portée par de nouveaux studios de production comme Shōchiku et Taikatsu (créés en 1920), alors que des studios plus anciens comme Nikkatsu ou Tenkatsu font plus longtemps perdurer leurs liens stylistiques avec d'autres formes artistiques comme le kabuki. Les benshi, commentateurs de films muets, perdurent tout au long des années 1920 et jusqu'au début des années 1930, et lors de cette période, connaissent même une phase de starification. Leur rôle tend cependant à s'effacer pendant la projection du film au profit des acteurs, et il périclite au milieu des années 1930, lors de l'arrivée des films parlants. Le Japon produit son premier film parlant en 1931, Madamu to nyōbō, mais ce n'est que dans la seconde moitié des années 1930 que cette technique s'impose réellement. En 1940, le pays compte une dizaine de grandes compagnies cinématographiques. Un sous-genre du jidai-geki comme le chanbara (film se concentrant sur les combats au sabre) connaît un succès certain et contribue à la naissance des premières stars — comme Tsumasaburō Bandō, qui joue dans Orochi en 1925, alors que dans le même genre, Gosses de Tokyo d'Ozu, sorti en 1932, reste dans le registre du film muet. Orochi comme Naniwa erejii parviennent à véhiculer une critique politique et sociale de leur société, s'attirant à la fois l'attention du public et celle de la censure. Dans chacun de ces films, la guerre est le plus souvent présentée comme une expérience anoblissante pour l'homme ou comme un moyen de purifier la société, et le scénario fait résonance aux valeurs japonaises du bushidō, prônées par le régime. Un tel message se retrouve aussi dans les jidai-geki produits au même moment, comme La Vengeance des 47 rōnin, qui partage le goût pour des décors opulents avec d'autres films du même style produits à la même époque. À l'occasion, les jidai-geki relaient également la propagande anti-alliés : Ahen senso (1943), avec la première guerre de l'opium pour toile de fond, véhicule ainsi un message anglophobe. Ciblant aussi le public des enfants, la propagande contribue à la production de plusieurs films anime. Entre 1933 et 1938, le personnage de Norakuro fait l'objet de quatre adaptations, et la technique d'animation effectuée sur Momotaro, le divin soldat de la mer, sorti en , reste inégalée jusqu'à la fin des années 1950. Fichier:Naniwa erejii poster.jpg|Affiche de Naniwa erejii.|alt=Affiche sur laquelle est dessinée une femme en train de fumer. Fichier:Orochi film2.jpg|Orochi, un des premiers classiques du chanbara.|alt=Photo d'un homme brandissant une épée, entouré d'autres hommes armés et menaçants. Fichier:I Was Born, But... 1932.jpg|Gosses de Tokyo d'Ozu.|alt=Photo de trois enfants assis. Fichier:Five Scouts 1938.jpg|Les Cinq Éclaireurs, film de guerre produit en 1938.|alt=Photo d'un soldat regardant vers le coin supérieur droit. Fichier:Genroku Chūshingura 02.jpg|D'une durée de quatre heures trente, La Vengeance des 47 rōnin adopte des décors opulents.|alt=Photo d'une riche habitation montrant un groupe d'hommes dans un long couloir donnant vers l'extérieur. === L'après-guerre === À la censure japonaise succède la censure imposée par les Américains. Akira Kurosawa fait ses débuts comme assistant de Kajirō Yamamoto durant la guerre. En 1946, sort Je ne regrette pas ma jeunesse, virulente critique du système qui vient de s'écrouler. La même année, Keisuke Kinoshita, qui a aussi débuté durant la guerre, réalise Le Matin de la famille Osone. En 1951, Rashōmon, avec la star Toshirō Mifune, reçoit le Lion d'or à Venise puis l'Oscar du meilleur film étranger. Cette récompense stimule l'ambition en berne des aînés. Les Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi (1953) et Les Sept Samouraïs (1954) de Kurosawa sont récompensés par un Lion d'argent à la Mostra de Venise. Masaki Kobayashi reçoit le Prix du jury du Festival de Cannes pour Hara-kiri en 1962. C'est le deuxième âge d'or, dans lequel Mikio Naruse trouve sa place. Avec une grande économie d'effet, il se plaît à dépeindre une société japonaise en mutation, où transparaît son attention à la condition de la femme japonaise. Les studios tournent également de très nombreux films de genre. C'est le début des kaijū-eiga (films de monstres) avec Godzilla d'Ishirō Honda en 1954. Durant l'après-guerre, la Nikkatsu qui s'était limitée à la distribution après 1941 distribue des films américains puis décide de produire de nouveau des films. De nouveaux studios Nikkatsu sont construits en 1954 dans la banlieue de Tokyo. La Nikkatsu lance la star Yūjirō Ishihara avec l'adaptation de deux romans de Shintarō Ishihara, un écrivain de la « génération du soleil » (taiyōzoku) : La Saison du soleil (Takumi Furukawa, 1956) et Passions juvéniles (Kō Nakahira, 1956). Le succès de ces films entraine l'adoption d'une ligne de production de films estampillés Nikkatsu Action, fictions dont le fonds de commerce repose sur la violence et la sexualité débridées de héros de type « jeunes rebelles », notamment dans les pinku eiga (films érotiques). === La nouvelle vague === La nouvelle vague japonaise, contrairement à la Nouvelle Vague française, ne regroupait pas un groupe de cinéastes autour d'une revue ou d'un groupe, mais correspondait au Japon à un terme utilisé par les critiques pour évoquer des cinéastes « rebelles » de la Shōchiku : Nagisa Ōshima, Yoshishige Yoshida et Masahiro Shinoda et en référence à la Nouvelle Vague française. Les trois réalisateurs s'opposaient aux « maîtres » des studios tels que Keisuke Kinoshita et Yasujirō Ozu, accusés de réaliser un cinéma « bourgeois ». Dès son deuxième film, Contes cruels de la jeunesse (1960), qui aborde le renouvellement du traité de sécurité américano-japonais, Ōshima filme une histoire mêlant sexe et crime, des thèmes qui parcourront son œuvre. Le film est retiré de l'affiche après quatre jours et Ōshima quitte les studios pour fonder sa société indépendante. Dans le même temps d'autres réalisateurs qui ne sont pas passés par les studios se font connaître, comme Susumu Hani et Hiroshi Teshigahara, qui débutent en réalisant des documentaires. C'est aussi l'essor des productions indépendantes, produites grâce à un système de collaboration entre une petite société de distribution, l'Art Theatre Guild, et une société de production dirigée par le réalisateur. D'autres films sortent selon ce système comme La Pendaison de Nagisa Ōshima en 1968. Ce modèle de financement basé sur de petits budgets permet à de nombreux réalisateurs et à des idées nouvelles d'émerger, comme L'Île nue de Kaneto Shindō. À la Nikkatsu, Shōhei Imamura tourne Désir inassouvi (Hateshinaki Yokubo) en 1958 ou La Femme insecte (1963), portrait d'une prostituée luttant pour son indépendance, qui sont caractéristiques de son regard d'« entomologiste » de la société japonaise. Les cinéastes de l'après-guerre continuent de tourner avec des productions souvent non japonaises (Kurosawa en URSS, États-Unis, France ; Ōshima en France). La Ballade de Narayama de Shōhei Imamura gagne la Palme d'or en 1983. Les jidaigeki d'Akira Kurosawa Kagemusha, l'Ombre du guerrier (1980, produit par Hollywood) et Ran (1985, production franco-japonaise) remportent aussi de nombreux prix. Shōhei Imamura gagne une nouvelle Palme d'or avec L'Anguille en 1997. Tous les réalisateurs apparus après 1980 sont nés après la guerre et n'ont jamais travaillé pour les studios. Takeshi Kitano qui a commencé par des manzai (sketchs de cabaret) sous le nom de Beat Takeshi est engagé par Nagisa Ōshima pour son film Furyo (1983). En 1989, il remplace Kinji Fukasaku pour la réalisation de Violent Cop. Il remanie le scénario en créant son personnage de héros ambigu, dépeignant la société moderne comme règne de la violence instinctive. Shinji Sōmai dépeint dans Typhoon Club (1985) les affres de la condition des jeunes Japonais désormais voués à la compétition sociale dès leur plus jeune âge et considérés par les producteurs japonais comme une masse se contentant de divertissements violents et/ou érotiques. Il n'y a plus d'alternative à la société capitaliste industrielle moderne. Les taux de suicide explosent. === Les années 1990 === Manque de communication, effritement des rapports humains et dissolution des identités sociales sont des thèmes récurrents de cette période. Le Scintillement de Jōji Matsuoka (1992) évoque une famille qui essaie d'inventer de nouveaux modes de coexistence différents du foyer traditionnel. Le personnage de Takeshi Kitano dans Sonatine (1993) illustre ce nouveau rapport au monde, problématique et sans repères ; même le gangster violent n'a plus sa place dans la société lorsqu'il est trop vieux. Là encore, la seule issue pour le personnage de Kitano est le suicide. C'est aussi l'époque de l'émergence de réalisateurs étrangers vivants au Japon, comme De quel côté se trouve la lune de Yōichi Sai (1993) qui est un zainichi, c'est-à-dire un Coréen du Japon. Alors que les scénarios de films d'horreur étaient jusqu'à présent refusés par les producteurs, à la fin des années 1990 des films d'horreur remportent un succès commercial comme Ring de Hideo Nakata (1997) et/ou un succès critique comme Cure (1997) de Kiyoshi Kurosawa, jusqu'à parfois faire l'objet de remake des studios américains. Si les films d'horreur occidentaux sont des références pour ces réalisateurs, ils développent néanmoins un traitement formel qui s'impose comme « histoires de fantômes japonais » ou J-Horror. Ces films caractérisés par une « horreur glacée » ne sont pas sans être irrigués par la description de l'effacement des liens sociaux remplacés par des prothèses électroniques. Dans cette optique, Shin'ya Tsukamoto peut être considéré comme le précurseur thématique, mais pas formel, de ce genre avec Tetsuo (1989), bien que Kurosawa indique que plusieurs de ses scénarios d'horreurs ont été refusés depuis les années 1980. Le cinéma japonais aborde à cette époque des thèmes qui sont en passe de devenir internationaux dans les années 2000, avec le développement et la démocratisation de ce qu'on appelle alors les NTIC pour Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (images numériques, ordinateurs personnels, téléphones portables et Internet). === Les années 2000 === Hirokazu Kore-eda, Shinji Aoyama, Nobuhiro Suwa produisent des œuvres influencées par le professeur spécialiste de littérature et de philosophie française Shigehiko Hasumi, et continuent à dépeindre la famille japonaise comme lieu d'expression privilégié des bouleversements de la société dans son ensemble. Kiyoshi Kurosawa, élève d'Hasumi comme Aoyama mais plus vieux peut également être inscrit dans ce mouvement malgré les quelques éléments fantastiques qui servent plutôt de prétextes. Éléments fantastiques abandonnés à la fin des années 2000 dans Tokyo Sonata (2008). Ce mouvement est appelé Rikkyo nūberu bāgu ou Nouvelle vague Rikkyo du nom de l'université dans laquelle enseigne Hasumi, et pour la distinguer de la Shochiku nuberu bagu des années 1960. Sono Sion se fait connaître avec Suicide Club en 2001, très proche à la fois formellement et thématiquement de ce que fait Kurosawa à la même époque. À partir de 2005 il réalise des œuvres plus originales portant un regard extrêmement critique sur la société japonaise actuelle. En 2012 dans The Land of Hope il aborde la question des conséquences d'une catastrophe nucléaire. Naomi Kawase est distinguée aussi bien pour ses fictions que pour ses documentaires autobiographiques. Elle est primée dans les festivals les plus prestigieux, notamment le Grand prix au festival de Cannes 2007 pour La Forêt de Mogari. Kore-eda, Kawase, Kitano et Kyoshi Kurosawa sont les principaux représentants du Japon dans les festivals internationaux depuis les années 1990 et sont surnommés les « 4K », d'après leurs patronymes. Après 30 ans d'exil au Proche-Orient et quelques années de prison, Masao Adachi revient à la réalisation en 2005 après avoir été sollicité par des cinéphiles. Au tournant des années 2010, c'est Kōji Wakamatsu qui revient à la réalisation pour quatre films. Il meurt en 2012, renversé par un taxi juste après avoir annoncé sa volonté de réaliser un film sur l'entreprise Tepco et l'accident nucléaire de Fukushima. Leurs films des années 1960 et 1970 sortent pour la première fois en Occident. == Genres == === Anime === Après quelques expérimentations au début du XXe siècle, le premier succès populaire du cinéma d'animation japonais (anime) est Astro, le petit robot, créé en 1963 par Osamu Tezuka et encouragé par le lobby nucléaire américain. Mais la reconnaissance internationale de lanime ne vient que plus tard. Akira de Katsuhiro Ōtomo (1988) a un budget record pour l'animation japonaise et sort ensuite notamment aux États-Unis et en France. Les films du studio Ghibli et ses personnages font alors le tour du monde. Le Voyage de Chihiro d'Hayao Miyazaki reçoit le du Festival du film de Berlin 2002 et remporte l'Oscar du meilleur film d'animation en 2003. Les films de Mamoru Oshii comme Ghost in the Shell sont aussi remarqués et le Festival de Cannes 2004 place Ghost in the Shell 2: Innocence en compétition officielle. Les autres réalisateurs d'anime les plus reconnus sont Isao Takahata, Osamu Dezaki, Yoshiaki Kawajiri, Satoshi Kon, Mamoru Hosoda, Makoto Shinkai, Hiroyuki Okiura. === Film de samouraï === === Film d'horreur === === Film de yakuza === === Film de comédie === === Film érotique === == Listes == Liste de réalisateurs japonais Liste des plus gros succès du box-office au Japon == Récompenses == Hōchi Film Awards (1976-) Japan Academy Prize du film de l'année (1978-) Japan Academy Prize de la meilleure musique de film (1978-) Prix des nouveaux réalisateurs de la Directors Guild of Japan (1960-)
[ "Nikkatsu", "2003", "1939", "projection cinématographique", "Les Cinq Éclaireurs", "Yoshishige Yoshida", "Yōichi Sai", "1938", "gidayū-bushi", "L'Élégie d'Osaka", "benshi", "geisha", "années 1920", "Satoshi Kon", "1931", "William Kennedy Laurie Dickson", "Eiji Tsuburaya", "Kōji Wakamatsu", "zainichi", "La Vengeance des 47 rōnin", "1933", "scénario", "gendaigeki", "Lion d'argent", "1921", "Jetez vos livres et descendez dans la rue !", "Palme d'or", "Tetsuo (film)", "Noburō Ōfuji", "Masao Adachi", "Jōji Matsuoka", "Shin'ya Tsukamoto", "1923", "film de yakuza", "Shinji Aoyama", "Wiley-Blackwell", "shinpa", "Yōji Yamada", "tokusatsu", "Sonatine, mélodie mortelle", "J-Horror", "Festival de Cannes 2004", "Anime News Network", "Rashōmon (film)", "Osamu Tezuka", "Yoshiaki Kawajiri", "Lexique du cinéma japonais", "anglophobie", "Liste des plus gros succès du box-office au Japon", "Éditions du Rocher", "Shōhei Imamura", "Kagemusha, l'Ombre du guerrier", "Festival de Cannes", "années 1950", "Hideo Nakata", "La Forêt de Mogari", "Tōhō", "Prix des nouveaux réalisateurs de la Directors Guild of Japan", "Ghost in the Shell 2: Innocence", "Tokyo", "censure", "The Land of Hope (film, 2012)", "film de guerre", "Kenji Mizoguchi", "Lion d'or", "Masaki Kobayashi", "La Femme insecte (film)", "Prix du jury œcuménique du Festival de Cannes", "Cure (film, 1997)", "Shintarō Ishihara", "Romain Slocombe", "Ashihei Hino", "Japan Academy Prize", "Grand prix du Festival de Cannes", "1943", "Kinétographe", "Kajirō Yamamoto", "L'Histoire du commandant de chars Nishizumi", "La Ballade de Narayama (film, 1983)", "Liban", "Hōchi Film Awards", "kabuki", "47 rōnin", "Kaneto Shindō", "Combat sans code d'honneur", "Yasujirō Ozu", "Seijun Suzuki", "shingeki", "première guerre de l'opium", "Mamoru Oshii", "Japan Academy Prize du film de l'année", "Jiraiya le ninja", "kaijū", "Keisuke Kinoshita", "Gabriel Veyre", "Norakuro", "Shōchiku", "1897 au cinéma", "Sono Sion", "Neige noire", "Katsuhiro Ōtomo", "2002", "Hiroshi Teshigahara", "Typhoon Club", "1934", "Art Theatre Guild", "Kyoto", "faux documentaire", "années 1910", "cinématographe", "Tsumasaburō Bandō", "pinku eiga", "Sight and Sound", "François-Constant Girel", "chanbara", "1932", "nouvelle Vague", "Thomas Edison", "festival de Cannes 2007", "Taishō Katsuei", "Festival de cinéma", "accident nucléaire de Fukushima", "Shirō Asano (réalisateur)", "studio Ghibli", "Violent Cop", "Japonais", "1899", "anime", "Kiyoshi Kurosawa", "Suicide Club (film, 2001)", "1976", "Mostra de Venise", "Max Tessier", "Yūjirō Ishihara", "Toshirō Mifune", "Cinéma muet", "Bushido", "Mikio Naruse", "Susumu Hani", "Armée rouge japonaise", "Shūji Terayama", "La Cérémonie (film, 1971)", "caméra", "Takeshi Kitano", "Akira Kurosawa", "1926", "La Saison du soleil (film, 1956)", "Osaka", "Ran (film, 1985)", "Passions juvéniles", "Liste des meilleurs films jamais réalisés", "Shinji Sōmai", "Le Matin de la famille Osone", "jidai-geki", "Masahiro Shinoda", "Les Contes de la lune vague après la pluie", "guerre russo-japonaise", "Le Scintillement", "Citizen Kane", "Ring (film)", "Hara-kiri (film, 1962)", "Hiroyuki Okiura", "Kō Nakahira", "Osamu Dezaki", "Toei Company", "Yukio Mishima", "Namakura Gatana", "Tetsuji Takechi", "1904", "Orochi (film, 1925)", "Noriaki Tsuchimoto", "Momotaro, le divin soldat de la mer", "1920", "Césars du cinéma", "Kobe", "Ishirō Honda", "vitascope", "1907", "Oscars", "Je ne regrette rien de ma jeunesse", "1928", "Naomi Kawase", "manzai", "La Pendaison", "Japan Academy Prize de la meilleure musique de film", "1925", "Star de cinéma", "BBC", "1954 au cinéma", "Godzilla", "La préhistoire des partisans", "Hirokazu Kore-eda", "Berlinale", "1905", "Oscars du cinéma", "Shibata Tsunekichi", "Cinéma sonore", "kinétoscope", "Ahen senso", "1936", "Takumi Furukawa", "Furyo", "Katsudō Shashin", "Théâtre de marionnettes", "Voyage à Tokyo", "1940", "Kinji Fukasaku", "Ghost in the Shell", "Gosses de Tokyo", "Désir inassouvi", "Otoko wa tsurai yo", "Japon", "Shigehiko Hasumi", "Tokyo Sonata", "L'Île nue", "Tennenshoku Katsudō Shashin", "Promenade sous les feuillages de l'érable", "Hayao Miyazaki", "La Marque du tueur", "Mon amie et mon épouse", "Tadao Satō", "Les Sept Samouraïs", "Akira (film d'animation)", "Le Voyage de Chihiro", "Isao Takahata", "frères Lumière", "Mamoru Hosoda", "Nobuhiro Suwa", "occident", "Shinsuke Ogawa", "Un été à Narita", "Oscar du meilleur film international", "Pascal-Alex Vincent", "années 1930", "Makoto Shinkai", "Contes cruels de la jeunesse", "Liste de réalisateurs japonais", "L'empire des sens", "Nagisa Ōshima", "roman porno", "séisme du Kantō de 1923", "L'Anguille" ]
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Cuisine
La cuisine est l'ensemble des techniques de préparation des aliments en vue de leur consommation par les êtres humains que l'on a appelé précédemment « la cuisinerie ». La cuisine est diverse à travers le monde. Elle est l'un des éléments représentant la notion de terroir quand elle est le fruit des ressources naturelles et productions agricoles locales, des us et coutumes, de la culture et des croyances, du perfectionnement des techniques, des échanges entre peuples et cultures. La cuisine a ainsi dépassé son simple impératif biologique d'alimentation pour devenir un corpus de techniques plus ou moins avancées, un fait culturel, un élément de patrimoine et d'identité national ou familial, un élément de systèmes de valeurs, mais aussi un sujet d'étude pour les sciences sociales et la sociologie, voire un enjeu de politique et de santé publique. == Typologie des cuisines == Chaque peuple, nation ou civilisation a développé, à partir des ressources naturelles locales, mais, aussi, du caractère de chaque société, de l'évolution sociale, des traditions, des interactions, des cuisines différentes. Les mouvements de peuples à travers l'histoire ont provoqué des mélanges et des évolutions de la cuisine. Par exemple, la cuisine européenne a été enrichie par les apports des Croisés de retour des Croisades et bouleversée par les produits rapportés d'Amérique aux , qui sont rentrés dans la tradition européenne (tomate, dindon, pomme de terre, etc.). Au XVIIe siècle s'élabore la grande cuisine française qui devient un « art » et se diffuse dans ce qu'on appelle à l’époque le monde civilisé. Avec la colonisation européenne quasi-mondiale de la fin du XIXe siècle, le standard de la cuisine européenne a semblé s'imposer. Dans les années 1970 se développe la nouvelle cuisine, qui laisse la place une dizaine d'années plus tard à, d'un côté, la mise en concurrence de hautes cuisines nationales de plus en plus nombreuses et, de l'autre, l'affrontement de la cuisine technico-conceptuelle avec la cuisine dite “supernaturelle”. Ce qui donne lieu, à chaque fois, à de beaux affrontements entre néophiles et néophobes. Après 1980, l'introduction en cuisine des matériels provenant des laboratoires de chimie, physique ou biologie a engendré la "cuisine moléculaire" (nommée ainsi seulement en 1999), qui s'est imposé surtout avec la crise de la vache folle. Puis, depuis 1994, la technique de la "cuisine de synthèse" a commencé à se développer, engendrant un nouveau style nommé "cuisine note à note". À la fin du XXe siècle, les cuisines se sont métissées à partir des apports du monde entier (), tandis que les grandes cuisines non européennes ont à leur tour pénétré les pays occidentaux (cuisine algérienne, cuisine marocaine, cuisine antillaise, cuisine mexicaine, cuisine chinoise, cuisine indienne, cuisine japonaise, etc.). La mondialisation conduit ainsi à des cuisines transnationales avec l' de la consommation alimentaire de masse. À partir des textes conservés ou recopiés depuis l'Antiquité, à partir des objets retrouvés lors de fouilles archéologiques et, plus récemment grâce à la carpologie, nous pouvons avoir connaissance de la cuisine des peuples de la Préhistoire, de la Protohistoire, de l'Antiquité et des Européens au Moyen Âge. Les reconstitutions de recettes de mets tels qu'ils existaient à l'époque font partie de ce qu'on a appelé, au XXe siècle, la « cuisine historique ». === Cuisine dite « traditionnelle » === La cuisine traditionnelle est la préparation de mets en adéquation avec la production agricole - un terroir-, donc de la tradition culinaire, d'une vallée, d'une contrée, d'un pays. Elle consiste, en un lieu, à mettre en préparation des produits alimentaires du terroir et de saison, correspondant à ce dit lieu dans des recettes dites « classiques » plus ou moins complexes (par exemple : la choucroute alsacienne, la potée auvergnate, la ratatouille en été, la charcuterie). Cette cuisine est pratiquée dans les ménages, dans les lieux commerciaux de restauration se voulant « traditionnels », mais aussi par certaines chaînes de restauration. En termes de restauration professionnelle, « cuisine traditionnelle » indique que toutes les opérations (de la réception des matières premières au service à table) s'effectuent dans une unité de temps, de lieu et d’action. « Cuisine sur place » en est le terme synonyme. Cette définition est toute théorique. De nombreux restaurants utilisent cet argument publicitaire qui n'a pas de définition et d'obligation juridique. Cuisine traditionnelle ne veut pas obligatoirement dire « fait maison ». Seulement 5 % des restaurants en France feraient du fait maison. === Cuisine d'apparat === Si cette cuisine est souvent coûteuse, c'est qu'elle est le symbole d'une restauration de qualité et qu'elle nécessite des investissements importants. Elle est censée utiliser exclusivement des produits bruts de première fraîcheur, et souvent des produits dits « nobles » (par exemple : truffe, caviar, foie gras). Elle peut être servie sous forme d'un menu « dégustation », qui propose aux convives de nombreux mets servis en quantité limitée, pour leur permettre de découvrir une grande variété de goûts différents sans pour autant atteindre la satiété avant la fin du service. === Nouvelle cuisine === L'appellation « nouvelle cuisine », utilisée déjà au XVIIIe siècle pour traduire le rejet d'anciennes traditions, réapparaît en 1973 dans l'article « Vive la nouvelle cuisine française », du Nouveau Guide Gault et Millau. La nouvelle cuisine privilégie les cuissons courtes, les sauces légères ; elle rejette épices et marinades qui peuvent cacher le goût des produits ; de même conteste-t-elle l'association devenue stéréotypée des produits (viande et vin rouge, poisson et vin blanc, etc.) ; elle prône l'inventivité quant à l'utilisation de nouveaux produits, quant aux modes de cuisson et de présentation. Elle connaît des détracteurs dans le grand public qui juge souvent les portions trop congrues, mais influence l'évolution de la gastronomie dans le monde. Une version « allégée » est la cuisine minceur. === Cuisine moléculaire === La gastronomie moléculaire et physique étudie les phénomènes se produisant lors des transformations culinaires. Cette discipline scientifique étudie les "définitions" données par les recettes, ainsi que les "précisions culinaires" (terme qui regroupe les dictons, on-dit, trucs, astuces, tours de main, et plus généralement toutes les informations techniques qui ne relèvent pas des définitions. Elle a comme première application technique la technique culinaire moderne qui a été nommée "cuisine moléculaire" en 1999, et qui a consisté à introduire en cuisine des équipements venus des laboratoires, plus adaptés, comme les thermo-circulateurs, pompes, siphons, évaporateurs rotatifs, trompe à ultrasons, ampoules à décanter, filtres, etc. Exemples : cuisson d'un œuf à une température précise pour maîtriser la cuisson du blanc et du jaune (voir "oeuf parfait") ; fabrication instantanée de sorbet en versant de l'azote liquide dans des jus de fruits, et autres recettes de cuisine à l'azote. === Cuisine note à note === La cuisine note à note fut imaginée par Hervé This en 1994. La cuisine moléculaire introduisait de nouveaux ustensiles, de nouvelles techniques et « optimisait » la cuisine traditionnelle, qui n'avait pas connu de transformation depuis plusieurs siècles. La cuisine "note à note", elle, se fonde sur l'utilisation de composés aussi purs que possible pour construire des plats. Cuisiner note à note, c'est combiner astucieusement ces "notes gustatives" pour travailler précisément les caractéristiques d'un plat, la saveur, de l'odeur et de la texture des aliments. === Cuisine solaire === Apparue dans les années 1970, la cuisine solaire consiste à préparer des plats à l'aide d'un cuiseur ou d'un four solaire. Les petits fours solaires permettent des températures de cuisson de l'ordre des , les paraboles solaires permettent de faire les mêmes plats qu'une cuisinière classique à gaz ou électrique. === Le conditionnement === La préparation des aliments peut s'effectuer selon différentes méthodes, basées pour la plupart sur le principe de la limitation d'une partie du liquide d'un aliment. On peut citer parmi les principaux procédés : la réduction qui consiste à faire évaporer une partie du liquide d'un aliment à feu doux, pour lui donner une consistance plus épaisse et/ou renforcer son arôme (par exemple : purée de tomates, de légumes…) ; le séchage (par exemple : le poisson, le jambon et certains fromages en Italie (scamorza) ; la déshydratation (par exemple : les pommes de terre pour purée, les soupes toutes prêtes…) ; la lyophilisation (par exemple : le café). Cette phase de préparation est appelée « conditionnement pour stockage et conservation ». === La sélection et l'achat des aliments === Le type de cuisine dépend des ingrédients à disposition du cuisinier, mais aussi des habitudes culturelles et religieuses vis-à-vis de certains aliments (telles que le fait de ne pas manger de porc, ou d'appliquer certaines techniques de préparation des aliments de façon qu'ils soient kasher ou hallal). Pour devenir partie intégrante d'un mode d'alimentation, un aliment devra être facilement disponible (facile à récolter ou à produire en quantité suffisante), d'une qualité adaptée aux besoins humains, et éventuellement bon marché. Cependant, l'homme se nourrit non seulement par obligation (pour assurer le développement et le maintien de son organisme), mais aussi par plaisir. Par conséquent, un aliment devra souvent avoir en plus des qualités gustatives, lesquelles pourront être perçues différemment selon les sociétés. Se nourrir est aussi un acte social : certaines personnes cherchent à éviter de manger certains aliments porteurs d'une image dévalorisante (tels que les rutabagas ou l'huile de colza, après la Seconde Guerre mondiale) et, au contraire, recherchent des aliments plus rares et plus chers (tels que le foie gras ou le caviar), voire dangereux (le fugu), et rivalisent d'imagination pour préparer les aliments de façon complexe, appétissante et visuellement attractive. La cuisine est également le support et la manifestation de positions religieuses, voire politiques. Ainsi, certaines habitudes culturelles ou certaines religions ont-elles posé des tabous sur certains aliments (la vache dans l'hindouisme, le porc chez les musulmans et les juifs), ou sur certaines préparations culinaires (comme la séparation de la viande et des produits laitiers issus d'un animal dans la cuisine juive). Le refus de consommer des aliments d'origine animale (par les végétaliens ou les végétariens) relève souvent d'un choix éthique, de même que le souhait de non-violence vis-à-vis des animaux, ou celui de ne pas imposer un trop fort impact environnemental à la biosphère (la production d'un kilogramme de protéines animales étant plus chère d'un point de vue énergétique que la production d'un kilogramme de protéines végétales). Ces positions sont souvent défendues par les écologistes (voir aussi macrobiotique). Les aliments et les modes de préparation choisis sont également fonction des principes que veut suivre le consommateur : dans les pays industrialisés, la demande en aliments garantis du point de vue de la sécurité alimentaire (d'où le développement des labels), d'aliments produits selon les principes de l'agriculture biologique, ou d'alicaments, a été croissant au cours des dernières décennies (voir aussi consumérisme). Le choix initial des aliments dépend donc de très nombreuses variables. Longtemps, le premier facteur fut celui de la disponibilité de l'aliment : dans l'espace : par exemple, la consommation de viande de mammouth dans une écorégion située au nord de l'Europe ou de blé dans le Croissant fertile ; dans le temps : les aliments n'étant pas disponibles en permanence, les périodes de récolte donnent lieu aux en été, ou à l'automne ; la fin de l'hiver est aussi souvent synonyme de période de disette (soudure alimentaire) et, en ces occasions, toutes les ressources alimentaires sont mobilisées. Les habitudes et techniques culinaires se sont forgées d'une part autour des aliments collectés par la cueillette, par la pêche, ou produits par l'agriculture ou l'élevage, mais aussi autour des combustibles disponibles (bois, charbon). Aujourd'hui, pour la majeure partie de l'humanité, les aliments utilisés pour la cuisine sont avant tout issus du jardinage ou de la culture vivrière. Ils sont essentiellement d'origine locale. Selon la biodiversité des régions, les aliments sont plus ou moins variés. Dans les pays industrialisés, la plupart des aliments utilisés en cuisine sont achetés dans des commerces de proximité ou des supermarchés. Il s'agit parfois d'aliments directement issus de la production, ou d'aliments déjà partiellement transformés, voire prêts à consommer. Dans ce dernier cas, la cuisine se réduit essentiellement à réchauffer l'aliment. La majeure partie de ces aliments est au minimum lavée et traitée pour une meilleure conservation (voir additif alimentaire). Une petite partie de la population produit cependant ses propres aliments, par le biais du jardinage, ou les achète directement au producteur, dans les fermes ou dans des échoppes, le long des routes. Ces aliments sont soit directement consommés, soit conservés par mise en bocal ou congélation. En raison de la multiplication des échanges planétaires, les populations situées dans les zones économiquement favorisées bénéficient à présent d'une très grande variété d'aliments, et ce à tout moment de l'année. Le fruit, auparavant disponible uniquement à certaines périodes, peut maintenant être trouvé toute l'année sur les étals, grâce à sa production dans des serres chauffées, dans d'autres pays plus au sud, ou grâce à son transport aérien depuis l'autre hémisphère. Cette disponibilité permanente de certains aliments a bouleversé les habitudes alimentaires ainsi que de nombreux rites, tel que l'habitude d'offrir une orange en France et en Belgique pour Noël, l'orange étant devenue maintenant un fruit peu onéreux disponible tout au long de l'année (voir aussi consumérisme). Si certains se réjouissent de l'apparition d'une plus grande variété dans les produits alimentaires, et donc dans les préparations culinaires, d'autres regrettent la disparition des habitudes relatives au rythme des saisons, ou prônent l'aliment produit localement, moins coûteux sur le plan environnemental. Enfin, dans les pays industrialisés, il est observé un abandon progressif de la consommation de certains aliments, victimes de phénomènes de mode, et « oubliés » de l'industrie agroalimentaire locale. Des mouvements, tels que Slow Food, visent à préserver la cuisine écorégionale, ainsi que les plantes, semences, les animaux domestiques et les techniques agricoles qui lui sont associées. === Les modes de cuisson === Cuisiner implique presque forcément une cuisson. Les principales manières de cuire sont : bouillir : cuire un aliment dans un liquide bouillant ; en papillote : cuire un aliment enfermé dans du papier sulfurisé ou d'aluminium dans une source de chaleur (tel un four ou dans des braises) ; sous vide : cuire un aliment sous vide dans de l'eau bouillante ou au four vapeur ; vapeur : cuire un aliment dans un four vapeur ou dans un cuit vapeur sur le feu ; à l'anglaise : cuire un aliment dans un grand volume d'eau bouillante salée (légumes, sauf légumes secs et féculents) ; pocher départ à chaud : cuire des aliments (par exemple : poisson) dans un liquide frémissant (à la limite de l'ébullition) ; pocher départ à froid : cuire des aliments (par exemple : œufs, pommes de terre, etc.) dans un liquide, au départ froid, puis porté à ébullition ; étuver : cuire dans un récipient clos, en utilisant la vapeur d'eau qui se dégage des aliments ; braiser : cuire un aliment au four, à couvert, avec une garniture aromatique et un peu de liquide ; mijoter : cuire lentement en maintenant la cuisson à la limite de l'ébullition, à tout petit feu ; sauter : cuire avec de la matière grasse dans une poêle, un sautoir, une sauteuse, à feu vif ; poêler : cuire à couvert un aliment au four avec une garniture aromatique après l'avoir fait revenir ; frire : cuire un aliment en l'immergeant dans une grande quantité d'huile (un bain d'huile) très chaude (souvent à ) ; griller : cuire un aliment en le soumettant à la chaleur directe, sur un gril ou une poêle à griller ; rôtir : cuire un aliment à four chaud ou à la rôtissoire, à découvert, sans contact direct avec la source de chaleur et en arrosant de matière grasse pendant la cuisson. Manières de cuire auxquelles il faut ajouter « réchauffer » qui, parfois, permet de terminer une cuisson interrompue volontairement ou non, et « blanchir », qui est une précuisson destinée à ramollir l'aliment ou en extraire des substances indésirables. === Gamme des produits === Les denrées alimentaires sont classées en catégories ou « gammes ». Ce sont dans l'ordre : produits bruts dits « traditionnels » : viande en carcasse, poissons non parés, légumes non préparés ; produits appertisés (conserves) ; produits congelés et surgelés ; produits végétaux (fruits, légumes, herbes) crus et frais, ayant subi une préparation qui les rend prêts à l'emploi ; végétaux pasteurisés, présentés sous plastique ou sous vide et conservés au froid. On y ajoute parfois les PCA (Plats cuisinés à l'avance) frais, appertisés ou surgelés ; produits en poudre, ionisés ou lyophilisés. === La préparation du plat === La cuisine permet de préparer des mets à base de viandes, de poissons, de légumes, de fruits, de céréales, etc. ou de mélanges de ces aliments. Certaines préparations sont crues, d'autres sont cuites. Certaines sont salées, d'autres sucrées, d'autres encore sucrées-salées. Elles peuvent être solides, liquides, mousseuses, crémeuses. Certaines se mangent froides, d'autres tièdes et d'autres chaudes. Selon les recettes et les circonstances, la consommation des mets peut être immédiate ou différée. La réalisation des recettes peut se faire à partir de produits bruts, de produits semi-préparés ou préparés. ==== Cuisine de terminaison ==== La cuisine de terminaison, ou cuisine terminale, se différencie de la cuisine traditionnelle par l'utilisation de produits préparés, ou semi-préparés, dans l'industrie agroalimentaire, transportés par liaison. Le chef ne procède plus qu'aux opérations de remise en température, grillades, fritures et dressage des plats. Ce mode de cuisine ne nécessite qu'une faible qualification du personnel. ==== Cuisine d'assemblage ==== La cuisine d'assemblage se différencie de la cuisine traditionnelle par l'utilisation de produits préparés, ou semi-préparés, dans l'industrie agroalimentaire et qui sont assemblés par le cuisinier, selon la recette choisie, au moment de la consommation. Cette cuisine réduit fortement le travail du chef. C'est la finition d'un produit semi-élaboré (PAI : Préparation alimentaire intermédiaire). La cuisine d'assemblage peut être produite en liaison froide maximum à j – 1, et être remise à température minimum à j 0 en chariot de régénération, pour le servir au client. Cette manière de production nécessite une bonne maîtrise des données quantitatives en amont, avec tous les intermédiaires des services liés à la cuisine. Cuisine produite en milieu hospitalier pour un risque minime lié aux normes HACCP. ==== Cuisine de composition ==== La cuisine de composition se différencie de la cuisine traditionnelle par l'utilisation, comme dans la cuisine d'assemblage, de produits préparés ou semi-préparés dans l'industrie agro-alimentaire. Ce qui la différencie de la cuisine d'assemblage, c'est le traitement par le cuisinier de la cuisson et de la finition des préparations. Le chef y garde donc un rôle plus important. == Cuisine et société == === Ethnologie === Voir l'article détaillé : Nutrition La cuisine est à l'origine une nécessité naturelle dans la mesure où, depuis la Préhistoire, l'être humain se nourrit d'une part d'aliments à l'état brut, tels que les graines ou les fruits, mais aussi d'autre part, d'aliments indigestes sans transformation préalable, telles que les viandes ou les tubercules, qu'il faut cuisiner pour les rendre comestibles. Elle est aussi affaire naturelle, dans la mesure où elle se base sur les éléments de la nature à disposition des Hommes (fruits, légumes, céréales, animaux). Dans chaque région, sa forme traditionnelle dépend donc des conditions climatiques, de la faune et de la flore locale. La cuisine est également une activité éminemment culturelle, liée aux traditions, aux savoir-faire locaux, etc. Elle suit des principes techniques, économiques et socio-culturels. Elle tend donc à la fois à satisfaire des besoins biologiques, à créer un lien social et à procurer du plaisir. Comme le dit l'anthropologue Claude Lévi-Strauss, La cuisine a même été considérée comme un art. === Un fait culturel === La cuisine contribue à façonner l'image d'un pays, sa culture, voire son attrait touristique. Elle est ainsi un facteur d'identité nationale et un élément de patrimoine culturel immatériel national pour certains pays (comme le Mexique, le Maroc, la France et l'Italie). Partie prenante de la culture, la cuisine devient donc également un indicateur géopolitique. La diffusion d'une cuisine nationale dans le monde est ainsi un élément du rayonnement d'une culture à travers le monde. On le voit avec la cuisine française aux , les cuisines américaine et italienne dans la seconde moitié du XXe siècle, la cuisine chinoise, la cuisine indienne ou la cuisine japonaise, aux tournants des . À l'inverse, certaines grandes puissances n'ont jamais rayonné à travers leur cuisine (Grande-Bretagne au XIXe siècle, Allemagne et Russie au XXe siècle). === Sociologie === La cuisine, pratiquée avant tout au sein du foyer, a longtemps paru être un phénomène strictement privé. Elle s'étend cependant également sur la sphère sociale de plusieurs manières, tel que le club de restauration ou le social dining, dîner social ou dîner partagé. La cuisine devient un hobby porteur des valeurs d'une société et révélateur de son évolution. Le succès du thème de la « bonne cuisine » en France dans les années 2000, à la suite de crises alimentaires très médiatisées (crise de la vache folle, etc.), à travers des émissions de radio et télévision (incarnées par des personnalités telles que Jean-Pierre Coffe), des ouvrages, des cours de cuisine, etc., constitue un trait sociologique majeur : retour aux valeurs traditionnelles, recherche d'« authenticité », repli sur la sphère privée. === Politique === La cuisine est devenue à la fin du XXe siècle un enjeu de santé publique qui met en cause la malbouffe, la restauration rapide, l'obésité. Dans les sociétés pluriethniques et multiconfessionnelles, les différents interdits alimentaires et revendications "traditionnelles" des peuples font de la cuisine un enjeu profondément politique. Cela concerne des sociétés occidentales comme en France, avec les nombreux débats autour de la présence ou non de produits halal ou kasher dans les cantines d'école publique. L'Inde est un autre exemple, dans laquelle les différences de régime alimentaire induites par les différentes religions du pays peuvent provoquer des violences et des discriminations, notamment pour les restaurants de la minorité musulmane. == La cuisine dans les arts == === Cuisine et littérature === La cuisine et la nourriture ont été abondamment traitées par la littérature de fiction. Certains romans en font un sujet central. On pense bien sûr à Rabelais, dont les noms des héros, Gargantua et Pantagruel, ont donné deux adjectifs : gargantuesque et pantagruélique, qui qualifient un repas aux quantités démesurées. Honoré de Balzac (dit pour être amateur de copieux repas), donne dans Les Cent Contes drolatiques, écrits à la manière de Rabelais, force détails sur l'art de se bien nourrir. Son prologue annonce d'ailleurs les nopces et festins, promis dans l'appendice à la Physiologie du goût, de Jean Anthelme Brillat-Savarin (1825). Il décrit aussi dans Splendeurs et misères des courtisanes (1847), les repas orgiaques consommés après-théâtre au Rocher de Cancale. Dans Le Ventre de Paris, Émile Zola décrit la vie de l'ancien quartier des Halles où étaient vendues chaque jour des tonnes de victuailles venues de la campagne pour les habitants de la capitale… Un auteur plus contemporain, Terry Pratchett, compare la cuisine à une folie romantique : Sur ce site de cuisine, on se croirait dans un asile, la folie accompagne les fumets qui montent des marmites. === Cuisine et peinture === Représentés depuis l'Antiquité, les ustensiles de cuisine et les mets deviennent des sujets de peinture à part entière à travers la mode des natures mortes. Fruits, légumes et poissons sont présents dans de très nombreuses peintures, mais il faut noter l'intérêt tout particulier des artistes pour les bœufs et les porcs écorchés (voir certaines œuvres de Chaïm Soutine). Au XXe siècle, les peintres figuratifs et naïfs s'intéressent à nouveau à la cuisine et aux magasins d'alimentation. === Cuisine et cinéma === De nombreux films font intervenir la cuisine et la gastronomie dans leurs scénarios ou dans leurs décors. On peut citer, entre autres, La Cuisine au beurre, de Gilles Grangier, L'Aile ou la Cuisse, de Claude Zidi, #Chef, de Jon Favreau, À vif !, de John Wells, ou encore Le Festin de Babette, film danois réalisé par Gabriel Axel et sorti en 1987. Ce rapprochement régulier a même donné naissance à un Festival international cinéma et gastronomie à Dijon en 2004 (qui semble toutefois avoir été éphémère), à des publications comme Le Plaisir gastronomique au cinéma, de Vincent Chenille et Jean-Luc Douin, ou encore à un cycle thématique sur Arte. La cuisine et l'aliment ont été aussi le sujet même de divers documentaires. == Les restaurants == Au XXe siècle, les repas pris à l'extérieur du cercle familial se sont multipliés. Les repas sont alors pris dans des cantines, les fast-food, ou dans des restaurants. === Les restaurants à prix modique (pour le repas du midi le plus souvent) === Les cantines proposent des repas généralement à prix modique, dans un cadre collectif (par exemple, à l'école, en entreprise, à l'hôpital, en prison, dans un couvent…). Elles peuvent se présenter sous forme de libre-service ou de buffet. Les fast-food ont été assimilés à l'alimentation industrialisée « en batterie » qui présente certains excès analysés dans la malbouffe. Voir McDonald's, Quick. Les routiers et les restaurants dits ouvriers, proposant un plat du jour. Les friteries traditionnelles. Les bistrots de pays, qui proposent soit un casse-croûte, soit une cuisine basée sur les produits du terroir. Bistrot Sidoine Truffes blanches d'été et beurre de truffe sur canapé.jpg|Truffes blanches d'été et beurre de truffe sur canapé. Filet de pintade aux myrtilles.jpg|Filet de pintade aux myrtilles. Boule chocolat au crumble de fraises 2.jpg|Boule chocolat au crumble de fraises. Beaujolais nouveau.JPG|Beaujolais nouveau à Saint-Trinit. === Les restaurants de spécialité === L'augmentation des sorties et le regain des régionalismes ont fait apparaître les restaurants dits « de spécialité » : les crêperies (bretonnes), les pizzerias, les restaurants de poisson, les restaurants végétariens, mais aussi des restaurants de diverses origines : mexicains, indiens, grecs, libanais, chinois, marocains Dans des villes comme Paris, Londres, Bruxelles, toutes les origines (nationales, voire régionales) sont représentées par leur restaurant de spécialité. Ces restaurants fournissent à la fois un point de repère pour les communautés étrangères, mais aussi une vitrine et un moyen de valoriser leurs origines. De la même façon, au début du XXe siècle, les bougnats étaient le point de repère des Auvergnats à Paris. === Les restaurants de sortie === Souvent plus chics et plus chers, ces restaurants s'adressent à une clientèle qui a le temps et l'argent pour y manger. On y sert des plats de luxe (aliments rares ou onéreux, cuisine recherchée), avec un service très raffiné. Ces restaurants font l'objet d'un classement établissant leur qualité par étoiles, toques selon les guides. Tartare huitre caviar Hélène Darroze.JPG|Tartare huitre caviar Hélène Darroze Foie Gras - Eric Pras.jpg|Foie gras chez Éric Pras. Dishes made by Michelin star restaurants.jpg|Mets préparés par différents chefs étoilés. Homard bleu rôti à la coriandre et tomate émulsionnée.jpg|Homard bleu rôti à la coriandre et tomate émulsionnée, par Jany Gleize, à Château-Arnoux. === Le personnel de cuisine === Une cuisine peut s'apparenter à une organisation militaire, tant tout y est hiérarchisé, surtout dans les grands restaurants. La personne qui fait la cuisine est le cuisinier ou la cuisinière, nommé jadis « queux », appelé parfois aussi « cuistot » en langage familier et en argot militaire, ou « coq », en particulier dans la marine. Ce terme désigne à la fois la personne réalisant les repas à la maison et celle dont c'est le métier. Il existe d'autres dénominations plus spécifiques : le chef de cuisine, chef-coq ou maître queux est responsable du bon fonctionnement de la cuisine ainsi que des achats et des relations avec la clientèle ; le sous-chef, ou second de cuisine, remplace le chef lors de ses absences, il est en principe également responsable d'un poste, c'est-à-dire d'un département de la cuisine ; le chef de partie est responsable d'un poste. Le saucier s'occupe des sauces et des marinades. Le grillardin s'occupe des cuissons de viandes et poissons. L'entremétier s'occupe des potages, des légumes et des farineux. Le garde-manger s'occupe du froid, ainsi que de la découpe des viandes et poissons. Dans certaines cuisines, il peut y avoir un poissonnier et, dans certains grands restaurants, il y a aussi des demi-chefs de partie ; le commis de cuisine seconde le chef de partie ; l'apprenti de cuisine qui est en formation, seconde le commis dans des tâches peu importantes ; le pâtissier se divise en « tourier » et « entremétier ». Le tourier s'occupe des pâtes qui vont au four ; L'entremétier s'occupe du reste. La viennoiserie ne relève pas de l'art pâtissier mais de la boulangerie ; le boulanger fabrique le pain et les produits annexes ; dans la plupart des restaurants, on aura affaire à un ou plusieurs serveurs dont la hiérarchie est parfois précise (maître d'hôtel, chef de rang, etc.) ; les grands restaurants disposent souvent d'un sommelier, parfois d'un maître-saucier ; l'économe est responsable de la gestion des stocks (économat) ; le plongeur est le préposé à la vaisselle.
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Cinéma
Le cinéma est un art du spectacle. En français, il est désigné comme le « septième art », d'après l'expression du critique Ricciotto Canudo dans les années 1920. L'art cinématographique se caractérise par le spectacle proposé au public sous la forme d'un film, c'est-à-dire d'un récit (fictionnel ou documentaire), véhiculé par un support (pellicule souple, bande magnétique, contenant numérique) qui est enregistré puis lu par un mécanisme continu ou intermittent qui crée l'illusion d'images en mouvement, ou par l'enregistrement et la lecture continue de données informatiques. La communication au public du spectacle enregistré, qui se différencie ainsi du spectacle vivant, se fait à l'origine par l'éclairement à travers le support, le passage de la lumière par un jeu de miroirs ou/et des lentilles optiques, et la projection de ce faisceau lumineux sur un écran transparent (Émile Reynaud, Thomas Edison) ou opaque (Louis Lumière), ou la diffusion du signal numérique sur un écran à plasma ou à diodes. Au sens originel et limitatif, le cinéma est la projection en public d'un film sur un écran (en salle ou en plein-air). Dès Émile Reynaud, en 1892, les créateurs de films comprennent que le spectacle projeté gagne à être accompagné d'une musique qui construit l'ambiance du récit, ou souligne chaque action représentée. Très rapidement, ils ajoutent des bruits provoqués par un assistant lors de chaque projection, et font commenter les actions par un bonimenteur. Depuis son invention, le cinéma est devenu à la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un média. Il peut aussi être utilisé à des fins publicitaires, de propagande, de pédagogie ou de recherche scientifique ou relever d'une pratique artistique personnelle et singulière. Le terme « cinéma » est l’abréviation de cinématographe (du grec / , « mouvement » et / , « art d'écrire, écriture »), nom donné par Léon Bouly à l'appareil de prise de vues dont il dépose le brevet en 1892. N'ayant plus payé les droits les années suivantes, et son invention tournant court, il en perd la propriété et les frères Lumière lui reprennent cette appellation. Antoine Lumière (le père) aurait préféré que la machine de ses fils soit nommée « Domitor », mais Louis et Auguste préférèrent Cinématographe, mot à leur avis plus dynamique. Cependant, le mot d'Antoine revint en 1985, lAssociation internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps s'étant surnommée Domitor. Le mot cinéma est polysémique, il peut désigner l’art filmique, ou les techniques des prises de vue animées et de leur présentation au public, ou encore, par métonymie, la salle dans laquelle les films sont montrés. C’est dans cette dernière acception que le terme est lui-même souvent abrégé en français dans le langage familier, en « ciné » ou « cinoche », la référence à l’écran de projection ayant par ailleurs donné l’expression des cinéphiles, « se faire une toile ». Dans le même registre, « se faire son cinéma », « c’est du cinéma » (c’est mensonger ou exagéré), sont des expressions nées du . À noter que dès 1891, Thomas Edison nomme caméra Kinétographe l'appareil de prise de vues photographiques animées qu'il a imaginé et que son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, met au point, et qui est à l'origine des premiers films du cinéma, dès 1891. Ce terme de kinétographe (d’après le grec ancien kinetos et graphein qui signifient respectivement « animé » et « écrire ») sert de base d'appellation du cinéma dans plusieurs langues autres que latines. Kino, aussi bien en allemand qu'en russe, et dans bien d'autres langues, désigne le cinéma. Si les films sont des objets représentatifs de cultures spécifiques dont ils sont le reflet parfois fidèle, leur diffusion est potentiellement universelle, les récits qu’ils véhiculent sont en effet basés sur les grands sentiments partagés par toute l’humanité. Leur exploitation en salles, favorisée par le sous-titrage ou le doublage des dialogues, est devenue secondaire au niveau commercial, la vente des droits de diffusion aux chaînes de télévision, et leur mise à disposition dans des formats domestiques sont devenues les principales sources de recettes du cinéma. == Histoire == === Précinéma et prémices === Le cinéma naît à la fin du XIXe siècle. Pour désigner les recherches qui mènent à l’invention du cinéma, donc avant les premiers films en 1891, on parle de précinéma. Il est souvent affirmé que les inventeurs du cinéma furent les frères Lumière. Eux-mêmes n’en revendiquaient pas tant et corrigeaient cette affirmation en rappelant que le cinéma a été le résultat de recherches poursuivies fiévreusement un peu partout dans le monde, et que tout un chacun était arrivé à ses fins « dans un mouchoir ». En fait, les premiers films, ainsi que le précise Laurent Mannoni, historien du cinéma et conservateur des appareils à la Cinémathèque française, sont enregistrés par la caméra Kinétographe (en grec, écriture du mouvement) caméra de l’Américain Thomas Edison, brevetée le 24 août 1891, employant du film perforé 35 mm et un système d’avance intermittente de la pellicule par « roue à rochet ». Mais l’illusion d’images en mouvement est donnée auparavant (début du XIXe siècle) par des jouets scientifiques qui utilisent des dessins représentant un sujet dans les différentes phases d’un geste décomposé en une ou deux douzaines de vignettes dont on regarde la succession par des fentes ou par le biais de miroirs en rotation. Ces jouets optiques, ou « jouets de salon », qu’affectionne un riche public, visent à développer la curiosité scientifique dans l’esprit des enfants de bonne famille. Ce sont notamment le Phénakistiscope du Belge Joseph Plateau, le Zootrope de l’Anglais William George Horner, le Folioscope du Français Pierre-Hubert Desvignes, qui est une adaptation du Flipbook de l'Anglais John Barnes Linnett, et le Praxinoscope du Français Émile Reynaud. Existe aussi le Zoopraxiscope du photographe britannique Eadweard Muybridge, mais il faut remarquer que Muybridge et son célèbre équivalent français Étienne-Jules Marey et son assistant Georges Demenÿ mettent au point diverses machines ou procédés optiques dans un but plus scientifique que commercial, pour tenter de décomposer, et ainsi d'étudier, les mouvements des êtres humains ou des animaux, et en général tout phénomène trop rapide pour être analysé par le regard humain (exemples : chute d'une goutte d'eau, explosions ou réactions chimiques). === Premiers films === En 1891, c'est sous la direction de l’Américain Thomas Edison, l’inventeur de la fabrication industrielle des ampoules électriques et le concepteur et fabricant du phonographe, que son principal collaborateur, l'ingénieur électricien William Kennedy Laurie Dickson, réussit des prises de vues photographiques animées et leur présentation au public. ==== Premières caméras de prise de vues ==== Thomas Edison, devenu presque sourd pendant son adolescence, rêve de coupler au phonographe une machine qui permettrait d’enregistrer l’image d’un chanteur ou d’un orchestre interprétant une chanson ou un air d’opéra. On pourrait ainsi assister à un concert du Metropolitan Opera cinquante ans plus tard, alors que tous les interprètes auraient disparu depuis longtemps. Une invention fondamentale arrive à point nommé, celle de l’Américain John Carbutt qui, en 1888, met sur le marché, fabriqué par les usines de George Eastman, un support souple en celluloïd, destiné à la photographie, débité en plaques et en rouleaux de 70 mm de large, enduits ou non de substance photosensible. La date de 1888 peut être ainsi considérée comme la fin du précinéma et le début du cinéma. À partir du ruban souple non perforé de Carbutt-Eastman, Edison et Dickson créent d'abord un format spécifique large de 19 mm. C'est un format aux photogrammes circulaires d’environ 13 mm de diamètre (survivance des jouets optiques) qui défilent à l'horizontal, entraînés par une seule rangée de perforations rectangulaires arrondies, disposées en bas des photogrammes, à raison de six perforations par image. Dickson et son assistant William Heise enregistrent sur ce support les premiers films du cinéma. Les bandes tournées par Dickson sont à proprement parler les premiers films. Le mécanisme utilisé pour faire avancer la pellicule et l'arrêter derrière l'objectif pour impressionner une image, puis redémarrer pour s'arrêter aussitôt pour impressionner une autre image, est déjà connu du monde de la mécanique : la roue à rochet à avance électrique. C'est Edison qui a l'idée d'utiliser le mot anglais , qui signifie « voile », « couche », pour désigner les bobineaux de pellicule impressionnés. Dans l'un de ces films, William Heise filme Dickson qui salue d’un coup de chapeau les futurs spectateurs. C’est en principe le premier film du cinéma, selon certains historiens, mais pour d’autres, c’est encore un essai faisant partie du précinéma. Il s’intitule Le Salut de Dickson (Dickson Greeting), et dure moins d'une dizaine de secondes, dont il ne subsiste que deux. Il est présenté le 20 mai 1891 devant une assemblée de cent-cinquante militantes de la Federation of Women’s Clubs. Le succès est au rendez-vous, les spectatrices, individuellement ou deux par deux, se pressent autour des kinétoscopes et visionnent plusieurs fois chacune Le Salut de Dickson, manifestant leur étonnement et leur satisfaction, dans ce qui est la première représentation publique d'un film. Le cycle recherché de l'enregistrement du mouvement et de sa restitution est enfin acquis, la date est certifiée par cette présentation publique, les premiers films sont ceux d’Edison-Dickson. En 1893, Edison et Dickson décident d'augmenter la surface des photogrammes en débitant en deux rouleaux de 35 mm de large le support Eastman de 70 mm, qu'ils dotent de deux jeux de quatre perforations rectangulaires pour chaque photogramme et qui, cette fois, défile à la verticale. Ils lancent ainsi ce qui va devenir vingt ans plus tard le format standard international des prises de vues et des projections cinématographiques. Ce format, le 35 mm, est encore utilisé au XXIe siècle, bien que supplanté par les procédés numériques. ==== Premier appareil de visionnement d'images animées ==== Parallèlement à l’expérimentation de ces deux formats, Dickson met au point, dans le cadre industriel Edison, un appareil pour voir en mouvement les futurs films, c’est le kinétoscope, un meuble en bois sur lequel le spectateur se penche et peut visionner individuellement un film qui se déroule en continu, entraîné par un moteur électrique, devant une boîte à lumière. L'utilisateur observe le film à travers un œilleton et un jeu de loupes grossissantes. Le mouvement est restitué par le passage d’un obturateur à disque mobile, synchronisé avec l’entraînement du film grâce aux perforations, qui dévoile les photogrammes les uns après les autres, à la cadence de 18 unités par seconde. (Le cinéma, tel que nous le connaissons aujourd'hui, commença avec l'invention du kinétographe et du kinétoscope. Ces deux machines sont la première méthode réussie de la prise de vues cinématographique). Les kinétoscopes (dont l'appellation commerciale est très exactement ), attirent de nombreux curieux, mais Edison, dans l’euphorie de la victoire, dépose le brevet de son appareil uniquement pour le territoire américain, une faute stupéfiante de la part d’un homme pourtant tatillon et procédurier. Les contrefaçons vont aussitôt se développer dans le monde entier, Edison n’y pouvant rien. « À ce moment-là, il était bien entendu déjà trop tard pour protéger mes intérêts », écrit-il dans ses mémoires. Pourtant, il organise à Paris, durant l’été 1894, des démonstrations publiques de kinétoscopes, auxquelles assiste Antoine Lumière, photographe de grand talent et père d'Auguste et Louis. Antoine assiste également, à quelques pas de là, à une séance de projection des premiers dessins animés du cinéma, que présente le dessinateur et inventeur français Émile Reynaud au sous-sol du Musée Grévin, avec son Théâtre optique. Antoine revient à Lyon et oriente ses fils vers la conception de machines équivalentes du kinétographe et du kinétoscope. C’est ainsi que le , on peut lire dans le quotidien Le Lyon républicain, que les frères Lumière « travaillent actuellement à la construction d’un nouveau kinétographe, non moins remarquable que celui d’Edison, et dont les Lyonnais auront sous peu, croyons-nous, la primeur », preuve irréfutable de l'antériorité des machines et des films Edison sur ses concurrents français. L'historien du cinéma Georges Sadoul affirme haut et fort que « les bandes tournées par Dickson sont à proprement parler les premiers films ». === Premières projections animées === En 1877, Émile Reynaud, professeur de sciences et photographe, crée son jouet optique, le Praxinoscope, dont il dessine lui-même les vignettes, amusantes ou poétiques. Le Praxinoscope rencontre tout de suite la faveur du public et le dernier modèle permet même la projection des dessins sur un tout petit écran, car Reynaud pense que son art ne peut atteindre son apogée qu’en reprenant l’effet magique des lanternes lumineuses. Mais, comme pour tous les « jouets de salon », ses sujets sont en boucle : le geste, la pirouette, la transformation, ne durent qu’une seconde. En 1892, un an après les premiers films d’Edison, dont la durée n’est pas très longue (20 à ), Reynaud entreprend de fabriquer un projet ambitieux qui l’obsède depuis quelque quinze années : une machine qui permettrait de projeter sur un grand écran, en donnant l’illusion du mouvement, des dessins qui racontent une vraie histoire d’une durée de deux à cinq minutes. Avec patience, il dessine et peint plusieurs centaines de vignettes qui représentent les différentes attitudes de personnages en mouvement, confrontés les uns aux autres, sur des carrés de gélatine qu'il encadre de papier fort (comme le seront plus tard les diapositives) et qu'il relie l'un à l'autre par des lamelles métalliques protégées par du tissu, le tout d’une largeur de 70 mm. Sa technique est le début de ce que l’on appellera le dessin animé, et le mouvement reconstitué classe bien son spectacle dans la catégorie des films, donc du cinéma. Fichier:Reynaud.jpg|Charles-Émile Reynaud. Fichier:Theatreoptique.jpg|Émile Reynaud projetant Pauvre Pierrot dans son Théâtre optique. Gravure de Louis Poyet. Fichier:Pauvre Pierrot (Emile Reynaud, 1892).mp4.webm|Pauvre Pierrot, premier dessin animé de l'histoire (1892), première projection animée sur grand écran devant un public payant rassemblé. Fichier:Pantomimes lumineuses. Théâtre optique de E. Reynaud, musique de Gaston Paulin. affiche avec la lettre, Jules Chéret.jpg|Les Pantomimes lumineuses, affiche de Jules Chéret. En , Émile Reynaud présente à Paris, dans le Cabinet fantastique du musée Grévin, ce qu’il baptise le Théâtre optique, où sont projetées ses pantomimes lumineuses, ainsi qu’il appelle ses films. Le Théâtre optique d’Émile Reynaud innove considérablement par rapport à Thomas Edison en inaugurant les premières projections de films animés sur grand écran. Contrairement au visionnage solitaire des kinétoscopes, le public du Théâtre optique est rassemblé pour suivre l’histoire projetée sur l’écran. Ainsi, le Musée Grévin peut s’enorgueillir d’avoir été la première salle de projection de cinéma, trois ans avant les projections des frères Lumière au Salon indien du Grand Café. === Cinématographe Lumière === Durant l’automne 1894, lors d’un voyage à Paris, Antoine Lumière assiste à l’une des projections animées du Théâtre optique d’Émile Reynaud au Musée Grévin, au du boulevard Montmartre. Puis il se rend à une démonstration du kinétoscope, organisée à quelques centaines de mètres au du boulevard Poissonnière. Les représentants d’Edison lui offrent un échantillon d’une trentaine de centimètres du film de 35 mm perforé de l’industriel américain. « Émerveillé par le Kinétoscope d'Edison », Antoine revient à Lyon, persuadé que le marché des machines d’enregistrement et de représentation des vues photographiques en mouvement (le mot anglais film, adopté pour la première fois par Thomas Edison en 1893 pour désigner les pellicules impressionnées n'est pas encore connu) est à portée de main et que ce marché est riche en promesses commerciales. Les projections du Théâtre optique et les réactions du public l’ont convaincu aussi que l’avenir n’est pas dans le kinétoscope, vu par un seul spectateur à la fois, mais dans une machine du type de celle de Reynaud, projetant sur un écran des vues animées, devant un public assemblé. Le film souple est fabriqué par Eastman qui perçoit des droits industriels inclus dans le prix de chaque métrage du support qu’il vend. Ce film lisse se doit d’être transformé sur ses bordures pour que les griffes puissent s’engager dans des perforations et assurer le passage précis d’un photogramme déjà impressionné à un autre photogramme à impressionner. Mais les Lumière savent que les perforations rectangulaires de type Edison ont fait l’objet de plusieurs brevets, et qu’elles sont une réalité industrielle incontournable. Leur duplication serait un cas de contrefaçon de la part des Lumière qu'Edison n'aurait pas hésité à poursuivre en justice. Pour éviter de payer des droits à l’Américain, Louis Lumière dote leur film de perforations rondes, disposées latéralement à raison d’une seule perforation de part et d’autre de chaque photogramme. Fin 1895, les frères Lumière montent une série de projections payantes à Paris, dans le Salon indien du Grand Café, au du boulevard des Capucines. Le premier jour, 28 décembre 1895, seulement trente-trois spectateurs (dont deux journalistes) viennent apprécier les diverses « vues ». Méliès réussit à se procurer en Angleterre un stock de film Eastman 70 mm vierge et se lance dans deux périlleuses opérations techniques qu'il mène lui-même, prestidigitation oblige ! Il bricole une machine pour couper le précieux film en deux rubans de 35 mm. Puis, avec une autre machine de sa fabrication, il crée une rangée de perforations rectangulaires sur chaque bord de la pellicule. Son film est prêt à être impressionné. Léon Gaumont, un industriel qui vend du matériel et des fournitures pour la photographie, et qui a cru pour un temps au format 58 mm de Georges Demenÿ, offre bientôt un catalogue foisonnant de bobineaux de cinéma 35 mm. L'une de ses employées, Alice Guy, a l'idée de créer des petits films promotionnels, et devient ainsi la première femme cinéaste du monde : elle réalise elle-même des centaines de bobineaux, dont une Passion (de Jésus) qui marque l'arrivée de la religion sur le marché des salles obscures, et qui bénéficie d'un scénario célèbre et éprouvé : le chemin de croix. Un nouveau venu arrive dans la course au succès : Charles Pathé, un forain enrichi par ses présentations de films sur des kinétoscopes de contrebande, qui décide d’envoyer des opérateurs à travers le monde, suivant l’exemple de Louis Lumière, pour filmer des scènes typiques, toujours sous la forme de bobineaux contenant une seule prise de vues. Dans la préface de l’ouvrage de Philippe d’Hugues, L’Envahisseur américain. Hollywood contre Billancourt (1999), Hervé Lavenir de Buffon, président du Centre d’études et d’action européenne, considère que les États-Unis ont « la volonté de conquête totale, non seulement du marché européen et mondial, mais - bien au-delà des domaines du film, de la télévision, de la communication par l’image et le son — de tout l’empire of mind que Winston Churchill désignait comme l’un des empires du futur ».Cette volonté n’est pas nouvelle, elle remonte aux années vingt, époque au cours de laquelle le Président Hoover déclarait : « Là où le film américain pénètre, nous vendons davantage d’automobiles américaines, plus de casquettes, plus de phonographes américains ».Que dire, pour finir, des films qui ne semblent pas a priori véhiculer d’idéologie ? Jean-Loup Bourget semble considérer, dans un chapitre entier qu’il consacre à l’idéologie, que tous les films en ont une part : « De manière explicite ou sous-jacente, délibérément ou à leur insu, les films véhiculent une idéologie, ils sont inscrits dans un contexte social et politique, national et international, auquel ils ne sauraient entièrement échapper : faire un film d’évasion est encore une façon de réagir à ce contexte, de même que l’ « apolitisme » est une attitude politique parmi d’autres » (Bourget, 2002, ). Le contenu idéologique n’est pas seulement le fait des cinéastes, il peut être également celui des spectateurs, amateurs ou critiques, dès lors que ces derniers jugent qu’un film propage, même de manière diffuse et implicite, certaines valeurs, par exemple de l’American way of life, aux dépens d’autres valeurs, d’autres cultures (Bourget, 2002). === Naissance d’un langage === De 1891 à 1900, et même quelques années plus tard, les films se présentent toujours sous le même aspect : un bobineau de pellicule 35 mm de environ (), sur lequel est impressionnée une unique prise de vues comprenant un seul cadrage (un plan), qui, en projection, dure moins d’une minute. Ce sont les cinéastes anglais qui, les premiers, découvrent les vertus du découpage en plans et de son corollaire, le montage. L’historien du cinéma Georges Sadoul les regroupe sous le nom d’« école de Brighton », et réserve aux plus inventifs d'entre eux un coup de chapeau mérité : « En 1900, George Albert Smith était encore avec James Williamson à l'avant-garde de l'art cinématographique ». Réalisé par George Albert Smith en 1900, le film Les Lunettes de lecture de Mamie, ou La Loupe de grand-maman, est le premier film où est expérimenté une manière spécifique du cinéma de décrire une action. Dans ce film d’une minute vingt au sujet très mince, comme il est de coutume de les concevoir à l’époque : un enfant utilise la loupe de sa grand-mère pour observer autour de lui, George Albert Smith fait alterner deux sortes de prises de vue. Un cadrage principal et large montre le jeune garçon en compagnie de son aïeule, occupée à repriser. Le gamin emprunte la loupe et la dirige d’abord vers une montre, que l’on voit alors en gros plan à travers une découpe ronde en forme de loupe. Le jeune garçon cherche autour de lui, et braque sa loupe vers un oiseau en cage. Gros plan de l’oiseau à travers la découpe. L’enfant dirige ensuite la loupe vers sa mamie. Un très gros plan plutôt drolatique montre l’œil droit de la grand-mère, qui tourne dans tous les sens, toujours vu par le biais d’une découpe ronde. Le petit-fils aperçoit le chaton de sa mamie, caché dans son panier à couture. Gros plan du chaton à travers la loupe. Le chaton bondit hors du panier, la grand-mère arrête là le jeu de son petit-fils. Cette succession de prises de vues, liées par un même récit, inaugure la division en plans d’un film de cinéma, ce qu’on appelle aujourd'hui le découpage technique, ou plus simplement le découpage. Et sa suite logique, qui est le montage de ces éléments filmés séparément, dit montage alterné. La découverte est de taille, fondamentale. En prime, ce film invente le plan subjectif, puisque chaque gros plan vu à travers la loupe, est un plan subjectif qui emprunte le regard du jeune garçon. À notre époque, ce découpage en plans semble facile et évident, presque banal. Mais en 1900, c'est une révolution. Georges Méliès, lui, ne comprend pas l’apport essentiel au cinéma de ses bons amis de Brighton, et Le Voyage dans la Lune qu'il réalise en 1902 est là encore, malgré ses nombreuses inventions humoristiques, une suite de tableaux à la manière du music-hall, pour une durée de presque . Cette réserve permet d'affirmer que Georges Méliès n’est pas, contrairement à ce qui est souvent dit, l’inventeur de la fiction, alors que son apport technique, comme illusionniste, est considérable, notamment avec l'arrêt de caméra, un procédé qu'il reprend à William Heise et Alfred Clark, de l'équipe d'Edison qui ont tourné L'Exécution de Mary, reine des Écossais en 1895. Mais alors que William Heise n'utilise qu'une seule fois ce « truc » élémentaire (encore fallait-il le découvrir), Georges Méliès, lui, après un premier essai réussi en 1896 (Escamotage d'une dame au théâtre Robert-Houdin), décline l'arrêt de caméra sur plusieurs dizaines de films avec une invention chaque fois renouvelée et une dextérité extraordinaire, qui étonnent encore aujourd'hui tous les professionnels du cinéma. Les actualités cinématographiques, diffusées en salle à partir de la fin du XIXe siècle, proposent des actualités reconstituées par Robert W. Paul, Méliès, Edison, Pathé ou d'autres avec des procédés qui anticipent souvent ceux du cinéma de fiction comme l'explosion du cuirassé Maine à La Havane, tournée par Méliès en 1898, ou le film catastrophe de l'éruption de la montagne Pelée en 1902, réalisé en studio par Pathé. La révolution russe de 1905, reconstituée par Pathé, montre la première version cinématographique de la mutinerie du cuirassé Potemkine, associant d'authentiques images d'un navire (qui n'est pas le Potemkine) à des scènes jouées par des acteurs. En 1908, David Wark Griffith, un autodidacte américain qui commence sa carrière au cinéma en jouant le rôle principal du film Sauvé du nid d’un aigle (durée : ), dirigé par Edwin S. Porter, pour lequel il accepte de s’improviser cascadeur, se voit ensuite confier la réalisation d’un film de , Les Aventures de Dollie. Les découvertes de George Albert Smith, et plus généralement de l’école anglaise de Brighton, ont ouvert aux cinéastes un espace créatif immense, dorénavant la durée des films découpés en plans est comprise entre , c’est-à-dire une bobine de film 35 mm de . On dit alors d’un film qu’il fait 1 bobine ou 2. Les Aventures de Dollie est un film d’une bobine. Le sujet est simple : la fillette d’un couple aisé est enlevée par un couple de « gens du voyage », qui veut se venger de leur comportement hautain. Le père se lance à la poursuite des kidnappeurs et les rattrape, mais ne trouve dans leur roulotte aucune trace de son enfant. Les ravisseurs ont enfermé Dollie dans un tonneau en bois. En passant un gué, la roulotte laisse échapper le tonneau qui part en flottant sur l’eau. Le courant providentiel ramène le tonneau, et la fillette, devant la maison des parents. D.W.Griffith accepte ce sujet, qui semble difficile à réaliser, à cause des différents lieux et de la simultanéité des actions, parce qu’il comprend – et ceci sans aucune expérience préalable – comment il faut traiter ce genre d’actions parallèles. Ce qui n’est pas évident en 1908. C’est pourtant ce que tente et réussit D.W.Griffith, dès son premier film, Les Aventures de Dollie. Il mélange les plans qui montrent la famille réunie, jouant au badminton, avec des plans du couple de gitans dans leur campement, l’homme revenant de sa confrontation humiliante avec le mari qui l’a frappé et jurant à sa compagne qu’il va se venger. Puis l’homme retourne à la maison de la famille, profite de ce que la fillette est seule, la saisit en l’empêchant de crier et l’emporte au loin. Il arrive au campement et montre la fillette à sa compagne qui en est bouleversée, et qui, pour cette raison, reçoit en punition des coups de son compagnon. Devant la maison, la famille constate la disparition de la fillette et le mari part à sa recherche avec des voisins. Au campement, l’homme dissimule Dollie dans un tonneau qu’il referme. Le père et les voisins déboulent, furieux, et bousculant le couple, cherchent partout sans penser à ouvrir le tonneau. Ils ne peuvent que se retirer bredouilles, laissant libre le couple de kidnappeurs qui lèvent le camp aussitôt. La roulotte part au galop et traverse une rivière, le tonneau se détache, il est entraîné par le courant. Dans leur jardin, le couple aisé se désespère car leurs recherches n’ont rien donné. Plusieurs plans montrent alors le tonneau se déplaçant sur le cours de la rivière, franchissant une petite chute d'eau. Devant la maison, un grand garçon pêche, qui voit le tonneau s’immobiliser dans les herbes qui bordent la rivière. Il appelle le père qui, soudain, tend l’oreille vers le tonneau, ce qui fait penser qu’il entend des cris. Il ouvre le tonneau et libère la petite Dollie. La famille est enfin réunie dans la joie. Ce découpage est en fait inspiré de la technique romanesque. Bien que n’ayant jamais fréquenté l’université, Griffith est cultivé. Parmi les métiers qui l’ont fait vivre, il y a celui de libraire ; comme Edison, il a beaucoup lu. Il sait que le romancier utilise constamment son don d’ubiquité pour mettre en parallèle deux ou plusieurs actions qui se déroulent en même temps. Griffith pense que le découpage en plans permet de la même façon de passer d’une action se situant dans un décor, à une autre action simultanée se déroulant dans un décor différent mais faisant partie de la même histoire, avec la possibilité d’aller et de retourner à l’un comme à l’autre décor, passer d'une action à une autre, ce que l'on appellera le montage parallèle, qui n'est pas un effet que l'on trouve au montage puisque cette dichotomie est déjà prévue par écrit dans le découpage technique qui suit la rédaction du scénario, donc avant le tournage. C’est cette possibilité de découper en séquences, et non plus en vues, en tableaux ou en scènes, qui permet dorénavant aux cinéastes de traiter des récits de plus en plus longs et complexes, mettant en mouvement de nombreux personnages dans diverses situations, liés par la même histoire. Griffith a ouvert la voie aux longs-métrages. Le cinéma s’y engouffre et les films longs (4 à 6 bobines, et plus) se multiplient, apportant un nouveau souffle au spectacle cinématographique dont la fréquentation augmente considérablement avant la guerre de 1914-1918, et reprend de plus belle après l'armistice. === Avènement du cinéma sonore === En 1892, Reynaud fait accompagner les projections de son Théâtre optique par un pianiste, Gaston Paulin, qui compose, exprès pour chaque bande, une musique originale. On peut dire que ce sont les premières BO (bandes originales) du cinéma. Reynaud a compris que ses Pantomimes lumineuses voient leur force évocatrice décuplée par leur mariage avec la musique, qui assure également un continuum sonore couvrant le bruit du défilement de la bande images. Aujourd’hui, le compositeur de la bande originale d’un film est considéré, au regard des droits d’auteur relatifs à la projection et à la diffusion par support domestique des films, comme l’un des auteurs du film, avec le réalisateur (qui est le plus souvent crédité comme l’unique auteur), le scénariste, et éventuellement le dialoguiste. Les projections de films 35 mm sur support photographique sont accompagnées par un instrumentiste (un pianiste est l’accompagnement de base) ou plusieurs instrumentistes, voire une petite formation de musique de chambre dans les cinémas des beaux quartiers, qui improvisent au cours des premières projections puis reprennent les effets réussis lors des autres séances. Des partitions sont vendues ou louées avec les films, afin que les forains fassent accompagner efficacement les séances, y compris une liste des accessoires nécessaires au bruitage. Il faut attendre 1924 pour que Western Electric Company développe aux États-Unis, en collaboration avec Bell Telephone Laboratories, un système de synchronisation sonore, le Vitaphone, qui reprend le procédé du disque gravé. Les ingénieurs de Western Electric ont équipé l’appareil de projection et le phonographe de moteurs électriques synchrones qui entraînent les deux machines à la même vitesse. Cette fois, la synchronisation du son avec l’image est parfaite du début à la fin. Mais les réticences des forains sont grandes, leur expérience des disques couplés aux films leur a laissé de mauvais souvenirs, projections interrompues, rires ou huées du public, le passif est lourd. Western Electric songe à abandonner son système, mais une opportunité inattendue se présente en 1926. Quatre frères, d’anciens forains qui ont durant plusieurs années organisé des projections itinérantes, rachètent un théâtre dans Manhattan et l’équipent avec le procédé Vitaphone, engageant leurs derniers dollars dans un pari qui semble, aux yeux de leurs contemporains, perdu d’avance. Les frères Warner produisent un film de trois heures, Don Juan, avec la star de l’époque, John Barrymore, qu’ils ont encore sous contrat. Le film comprend quelques rares dialogues enregistrés, mais surtout, tout un fatras de musiques classiques connues, arrangées pour leur donner un air de continuité. On peut dire que ce film est la première expérience réussie de cinéma sonore (images et sons enregistrés). Le couple disque gravé-film 35 mm fonctionne sans incident. Le public de nantis qui assiste aux projections réserve au film un excellent accueil, mais Don Juan ne rentre pas dans ses frais, les places étant trop chères pour drainer le public populaire qui d'ailleurs, à l'époque, recherche d'autres musiques. Ils ont alors l’idée de filmer un chanteur de cabaret des plus populaires, Al Jolson, un Blanc grimé en Noir. Ils tournent Une scène dans la plantation, un film d’une seule bobine. Le public populaire est enthousiaste, non seulement Al Jolson chante le blues, mais en plus il parle en regardant l’objectif de la caméra, il s’adresse au public ravi, comme dans un spectacle vivant. On fait la queue pour assister aux séances. Les Warner s’empressent de redoubler leur coup, cette fois en produisant en 1927 un long-métrage d’une heure et demie, le fameux film Le Chanteur de jazz qui est un immense succès. C’est une erreur de dire que ce film est le premier film sonore ou parlant. Le Chanteur de jazz était un film muet où avaient été insérés quelques numéros parlants ou chantants. Le premier film « cent pour cent parlant » (pour employer le langage de l'époque) : Lights of New York, fut produit en 1929 seulement. Issu de la technique moderne tout en étant l’un des symptômes et causes de cette modernité, ses principes, comme la technique, le montage, ou la prise de vues, ont bouleversé les modes de représentation dans les arts figuratifs et la littérature. Il s’exprime aussi sur le besoin de réfléchir sur l’idée de mouvement, et invente donc les termes « image-mouvement » et « image-temps »{{,, se dressant alors dans l’ère du silence et s’attachant principalement à définir des éléments cruciaux. Les travaux et innovations des réalisateurs drainèrent davantage de réflexions. Louis Delluc, avec l’idée de photogénie, Germaine Dulac et Jean Epstein, qui voient dans le cinéma à la fois un moyen de dépassement et de réunion du corps et de l’esprit, sont les principaux acteurs d’une avant-garde française, suivie de près par les théories allemandes qui, influencées par l’expressionnisme, se tournent davantage vers l’image. On remarque en parallèle la Gestalt, qui naît entre le XIXe siècle et le XXe siècle sous l’égide de Ernst Mach. Du côté soviétique, les théoriciens-cinéastes tiennent le montage pour l’essence du cinéma. Lev Koulechov et Paul Rotha, ont aussi mis en lumière la différence entre cinéma et réalité et soutiennent l’idée que le cinéma devrait être considéré comme une forme d’art à part entière ou en la combinant à la phénoménologie de Gadamer dans La tentation pornographique de M. Dubost. Contre Bazin et ses disciples, Jean Mitry élabore la première théorie du signe et de la signification au cinéma, sans vouloir assimiler, même par analogie, l’image visuelle et les structures filmiques avec le langage verbal, comme ce sera la tentation de la sémiologie. Dans le cinéma moderne, le corps est filmé longuement avant sa mise en action, filmé comme un corps qui résiste. Chez certains cinéastes, c’est le cerveau qui est mis en scène. À travers ce mouvement, appelé cinéma mental, on retrouve une violence extrême, toujours contrôlée par le cerveau. Par exemple, les premiers films de Benoît Jacquot sont fortement imprégnés par ce mouvement : les personnages sont repliés sur eux-mêmes, sans éclaircissement sur leur psychologie. Gilles Deleuze a remarqué, dans son livre L’Image mouvement, que les mouvements cinématographiques marchaient de pair avec les mouvements en peinture. Le cinéma classique visait à rendre claire la relation entre l’action et la réaction, mais de nouveaux mouvements naquirent. Au début des années 1920, l’expressionnisme, en peinture, déforme les lignes et les couleurs pour affirmer un sentiment. Au cinéma, il s’exprimera principalement par un jeu typé des acteurs et par l’opposition de l’ombre et de la lumière. L’expressionnisme confronte ainsi le bien et le mal, comme dans Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene, l’un des premiers films expressionnistes. Ce mouvement s’est développé en Allemagne, ce pays qui se remettait peu à peu de la guerre, mais ne réussissait pas à rivaliser avec le cinéma hollywoodien. C’est alors que les réalisateurs du studio allemand Universum Film AG développent une méthode pour compenser ce manque, via le symbolisme et la mise en scène. Le côté abstrait des décors provenait donc, en premier lieu, du manque de moyens. Cependant, l’expressionnisme disparut progressivement. Il n’y a plus de conflit, mais la proposition d’une alternative. Cette alternative se présente différemment chez les cinéastes, elle est esthétique et passionnelle chez Josef von Sternberg et Douglas Sirk, éthique chez Carl Theodor Dreyer et Philippe Garrel, religieuse chez Robert Bresson, ou un mélange de toutes ces formes comme dans l’œuvre d’Ingmar Bergman. Dans l’abstraction lyrique, le monde se déploie souvent à partir d’un visage. Dans les années 1950, le cinéma moderne désenchaîne l’image de l’action. Il est né de la désarticulation des choses et des corps, après la guerre. Il s’oppose aux traditions auparavant établies. Le cinéma moderne préfère la vision cinématographique : l’image n’est plus forcée de trouver son sens et son but, elle est libre. Dans L’Heure du loup, d’Ingmar Bergman, Johan Borg, joué par Max von Sydow, dit : « maintenant le miroir est brisé, il est temps que les morceaux se mettent à réfléchir ». Le cinéma moderne brise la représentation classique de l’espace, une nouvelle idée de la forme naît. Dans le même temps, de 1943 à 1955, le néoréalisme prend forme en Italie. Il se présente comme le quotidien en l’état, il se voit comme un milieu entre scénario et réalité. Les films de ce mouvement sont donc souvent des documentaires. Ce sont des personnes dans la rue qui sont filmées, plus des acteurs. Ici, le réalisateur ne porte plus son attention sur la personne, mais sur l’ensemble : l’individu ne peut pas exister sans son environnement. D’un autre côté, Gilles Deleuze voit le néoréalisme comme une démarcation de l’image-mouvement et de l’image-temps. Toujours dans les années 1950, est ensuite apparue la nouvelle vague, terme énoncé la première fois dans L'Express par Françoise Giroud. Ce mouvement se distingua des précédents par une vitalité qui déclencha un renouveau du cinéma français. La nouvelle vague cherche à inscrire le lyrisme dans le quotidien et refuse la beauté de l’image. Avec la nouvelle vague, les nouvelles technologies permettent une nouvelle manière de produire et de tourner un film : l’arrivée de la caméra Éclair 16 utilisant le format 16 mm, légère et silencieuse, permet des tournages en extérieur plus proche du réel. La rupture entre le cinéma tourné en studio et le cinéma tourné en extérieur est notamment mise en valeur dans La Nuit américaine de François Truffaut, filmé en 1973. Le mouvement de la nouvelle vague déclenche aussi la transgression de certaines conventions comme la continuité, par exemple dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, ou encore le regard caméra, si longtemps interdit. Dans cette optique, les cinéastes visaient à mettre en valeur la réalité : les souvenirs surgissent entrecoupés, jamais de façon nette et ordonnée. Puis un nouveau mouvement apparaît : la résistance des corps. Ce qui change, en comparaison avec les mouvements précédents, c’est la prise de vues du corps, qui est filmé avant sa mise en action, et comme un corps qui résiste. En quelque sorte, le corps ne pense pas, il force à penser, à réagir face à la vie. Gilles Deleuze déclarera : La résistance des corps est remarquable dans l’œuvre de John Cassavetes où la caméra est toujours en mouvement, parallèle aux gestes des acteurs. À travers l’image, le spectateur cherche les visages, les corps dans de longues séquences. De même, le rythme n’est plus égal à la capacité visuelle du spectateur. Il répond, comme dans l’art informel, à la constitution d’un espace du toucher, plus que de la vue. Par contre, le dialogue reste omniprésent dans la résistance des corps, toujours moyen d’expression important dans le film. Via un manifeste, ils définissent des contraintes pour la réalisation de films dans le cadre de ce mouvement radical. Dogme95 interdit par principe l’utilisation de la musique d'accompagnement, n'acceptant que celle qui est effectivement jouée à l'écran par les comédiens. Le cinéma indien développe une industrie très productive incluant le fameux « Bollywood », des films musicaux et chantants, dans lesquels le récit est secondaire, et la romance amoureuse mise en avant, prétexte à de nombreux solos ou duos chantés. La musique y est la plupart du temps pré-enregistrée, et mimée par les acteurs, via la méthode du playback. Ce sont ainsi des chanteurs professionnels qui forment la postsynchronisation des voix. Cependant, plus récemment, les acteurs chantent eux-mêmes dans leurs films, comme Aamir Khan dans Ghulam (1998) ou Hrithik Roshan dans Guzaarish (2010). == Critique cinématographique == Un critique est une personne qui donne son avis sur un film, dans un média tel que la télévision, la radio ou la presse. Lorsqu’ils ont de l’influence, les critiques peuvent déterminer la fréquentation en salle du film. Certains ont d’ailleurs donné leur nom à une récompense, comme Louis Delluc. Il existe en outre des associations de critiques permettant la distribution de prix. Le métier de critique a été quelquefois controversé : pour certains, le critique pouvait voir gratuitement les films avant leur sortie et se faire payer pour écrire un article. Pourtant, lorsqu’il va voir un film, il doit parler selon son opinion, ou admettre le succès d’un film auprès de son public, même s’il ne lui plaît pas : chaque film a son public. Cependant, jusqu’au début du XXe siècle, la critique ne représente que des propos techniques, dans des revues sur la photographie car le cinéma n’était pas alors considéré comme un art majeur et aussi influent que le théâtre par exemple, ainsi, dans un monde plus universitaire que la Revue d'études cinématographiques (611 contributions en ligne en 2012 avec Persée), spécialisée dans les études cinématographiques et la théorie et ou l'analyse de différentes approches, méthodes et disciplines (esthétique, sémiotique, histoire, communications, etc.) du domaine du cinéma. C’est à André Bazin que l’on doit la hiérarchisation du métier de critique. À travers leurs critiques, ils dénonceront le manque d’exigence des autres magazines, qui tolèrent tous les films, qu’ils soient de qualité ou médiocres. L’influence du magazine est dès lors majeure en France. Positif, pour se différencier des autres critiques, ne s’attaque pas seulement à la critique de films mais aussi à l’histoire du cinéma. Les deux magazines se livreront une lutte acharnée, les cinéastes appréciés par l’un étant dépréciés par l’autre. Et s’ils viennent à aimer le même réalisateur, ils se battront pour déterminer lequel l’a admiré en premier. En 1980, avec l’émergence de la télévision et l’effondrement des ciné-clubs, la critique cinématographique recule et plusieurs magazines n’ont plus les moyens de se maintenir. On dit communément qu’une personne est cinéphile lorsqu’elle consacre une part importante de ses loisirs à la vision de films et/ou à l’étude du cinéma. De plus, un cinéphile peut également collectionner les affiches de films ou divers produits dérivés. En raison de son caractère potentiellement addictif, la cinéphilie est comparée par André Habib à une véritable « maladie, férocement contagieuse, dont on ne se débarrasse que très rarement ». L’évolution de la cinéphilie est très influencée par celle du cinéma. Il fut un temps où, une fois sa distribution en salle terminée, un film disparaissait. Le rater lors de sa sortie revenait à ne plus pouvoir le voir, à moins de mener une recherche assidue dans une cinémathèque. Pour être cinéphile, il fallait donc voyager, et suivre de près l’évolution des styles. Aujourd’hui, rater un film lors de sa sortie en salle n’est plus un problème, la plupart des films étant par la suite diffusés à la télévision ou en DVD. Cependant, une part significative des cinématographies dites « rares » reste difficile d’accès, et les cinéphiles peuvent alors attendre plusieurs années une édition (ou réédition) en DVD ou une diffusion lors d’un festival. Voici ce que déclare Jean Tulard, universitaire et historien français : {{citation bloc|Dans l’ancienne cinéphilie, le film était une denrée rare, dans la mesure où un film, une fois qu’il était sorti dans le secteur commercial, disparaissait. Il n’y avait pas, comme aujourd’hui, 40 chaînes de télévision qui passent des films. Il n’y avait pas de vidéocassettes ni de DVD. Un film manqué lors de sa sortie ou non distribué était un film difficile à voir. Ce qui supposait, pour le cinéphile, l’effort de voyager pour le revoir dans une cinémathèque étrangère, et c’est ce qui explique que les cinéphiles de l’ancienne génération aient été les enfants de la Cinémathèque, c’est-à-dire les enfants d’Henri Langlois, qui passait, précisément, beaucoup de ces films manqués de production des films depuis la naissance du cinéma, et bien qu’y consacrant leur vie, les cinéphiles ne peuvent plus en voir qu’une part infime. Pour les cinéphiles contemporains, le choix s’opère alors entre une approche qualitative (ne voir que les films reconnus ou primés, ou selon des critères plus personnels) ou une approche quantitative – on parle alors de cinéphagie. La cinéphilie possède aussi d’autres influences : dès la naissance du cinéma, des ciné-clubs se sont développés pour réunir les amateurs de cinéma. On y étudie généralement l’histoire et les différentes techniques du cinéma, à la suite d’une projection d’un film. Les différents membres d’un ciné-club ont les mêmes intérêts et programment eux-mêmes leurs diffusions et discussions, ou débats. Au fil du temps, le concept a évolué et est de plus en plus affilié à une activité socio-culturelle variée. Il est ainsi adapté dans des programmes éducatifs, comme les « ciné-goûters », dans le cadre d’un objectif culturel comme un « ciné-philo » qui lie cinéma et philosophie, ou encore dans le cadre d’organisation à but lucratif, par l’organisation de soirées thématiques comme les « ciné-party ». L’arrivée de nouveaux médias dans la seconde moitié du XXe siècle a bouleversé les habitudes des cinéphiles. La télévision, le magnétoscope, le DVD et Internet ont popularisé une cinéphilie vue comme élitiste au plus fort de la fréquentation des ciné-clubs (des années 1940 aux années 1960). Mais cette popularité croissante n’a pas été répercutée sur la fréquentation cinématographique, car la cinéphilie se manifeste de moins en moins en salle. La fréquentation n’a en effet cessé de baisser depuis l’après-guerre, comme l’illustre le tableau détaillé sur la fréquentation des salles de cinéma dans les principaux pays où le cinéma occupe une place majeure, depuis 1950 : Voir aussi le nombre de films produits par pays selon l’Unesco et le nombre d'entrées par pays dans le monde. == Filière == Depuis une idée originale, du tournage à la distribution, un film implique nombre de techniciens, d’artistes et de diffuseurs. Il peut s’étendre de plusieurs semaines à plusieurs mois. Typiquement, c’est le producteur qui détient les droits sur le film. La réalisation d’un film peut être découpée en cinq étapes. En premier lieu, il y a le développement d’un script conçu par un scénariste généralement. Ensuite, la préproduction se met en place pour préparer le tournage avec la conception d’un dossier de production. Puis vient la production proprement dite, durant laquelle le réalisateur tourne son film aux côtés de techniciens et d’artistes variés et nombreux, tels que les acteurs, le chef opérateur ou ses assistants. Enfin, la postproduction permet le montage du film et l’ajout de la bande sonore ainsi que des effets spéciaux et les travaux de laboratoire photochimique et/ou numérique. La fin de la postproduction se concrétise par la livraison du film sous ses divers formats d'exploitations (film photochimique, fichiers numériques pour le cinéma numérique et PAD (prêt à diffuser) pour la télévision et autres modes de diffusions. C'est à la fin de cette étape que s'arrête le rôle du producteur. Le processus se termine avec la distribution lorsque le film bénéficie de la publicité et de copies favorisant sa diffusion ; on parle alors de l’exploitation. === Production === La phase de production d’un film englobe l’intégralité de la fabrication du métrage, de la création d’un projet à sa distribution. Néanmoins, le rôle du producteur n’a pas toujours été le même au fil du temps. La société de production paye les frais engendrés par le tournage. Elle choisit aussi la société de distribution qui s'occupera de la publicité du film lors de sa sortie. Il arrive quelquefois que le producteur crée lui-même sa société de distribution. Il aide aussi à la réalisation du film, à l’écriture du scénario, au choix des acteurs et des lieux de tournage et il est l’interlocuteur principal de l’équipe en cas de conflits. Néanmoins, il persiste, la plupart du temps, une différence entre la production d’un film aux États-Unis et en France. En effet, aux États-Unis, le producteur travaille bien souvent pour un major de cinéma, une grande entreprise qui s’appuie sur des banques ou des firmes pour le financement du film, alors qu’en Europe, le producteur travaille en général pour une petite société et compte sur l’aide de divers organismes publics comme le CNC en France, pour ses subventions. La production commence donc par le développement, c’est-à-dire par l’écriture d’un scénario. Par la suite, est conçu un séquencier qui permet de décomposer l’histoire en scènes. Dès lors, un distributeur est choisi par le producteur : il évaluera le succès potentiel du film, en considérant le genre du film, le public visé ou l’historique du succès de films similaires. Un réalisateur est ensuite choisi. Vient alors la préproduction, où le film est imaginé et le tournage également préparé. Quelquefois, un illustrateur dessine un storyboard pour décrire l’ensemble des plans qu’il faudra tourner et ainsi aider l’équipe lors de la préparation du plateau. Le budget est également fixé par la société de production. Le producteur exécutif embauche l’équipe de tournage requise : elle comprend généralement le réalisateur, son assistant, un directeur de casting, un régisseur général, le directeur de production et le directeur de la photographie, le directeur artistique, le chef-opérateur du son, le perchman, le monteur et le compositeur. Le tournage étant ainsi prêt, on entre dans la phase de production proprement dite, celle où le réalisateur met en scène les acteurs : les prises de vues peuvent enfin commencer. Les éclairages sont mis en place et les acteurs maquillés et costumés. Ils répètent alors leur texte sous la direction du réalisateur, qui leur indique les mouvements à effectuer, ou ce qui ne va pas dans leur intonation. Enfin, le tournage peut commencer. Chaque scène est tournée en plusieurs plans et chaque prise est identifiée grâce au clap, ce qui permettra au monteur de repérer les bons plans parmi ceux qui ne serviront pas. C’est au réalisateur de décider si la prise est bonne, ou, au contraire, s’il faut la refaire. Par sécurité, les prises bonnes sont doublées. Pour les productions utilisant de la pellicule photographique traditionnelle, les négatifs du jour sont envoyés au laboratoire pour un développement nocturne. Ils constituent les rushes (les premiers positifs) et sont visionnés par le réalisateur, l’équipe technique, et parfois les acteurs. Pour les techniques digitales, les prises sont téléchargées et orchestrées dans un ordinateur sous le nom de « prises du jour ». C’est ainsi, à la fin du tournage, que le film entre en phase de postproduction, où il est monté avec d’éventuels effets spéciaux et la bande originale. Avec l’arrivée de la vidéo, le processus de montage a évolué. Le principe du montage est d’assembler les plans et séquences. L’étape suivante consiste à créer une certaine fluidité dans l’enchaînement des images. Alors, le réalisateur et le producteur donnent leur avis. Le montage est ainsi « fermé ». Au mixage audio, le son et l’image sont synchronisés. Ensuite, le résultat final du montage devient la « copie de travail », et il est tiré une copie éclairée, ou étalonnée, du négatif conformé à cette copie. C’est à partir de ce tirage que les copies destinées aux salles de cinéma sont tirées. Alors, le film passe en phase de distribution, c’est-à-dire qu’une société embauchée, ou créée, par la société de production va concevoir une affiche du film, organiser des séances réservées à la presse et créer un univers publicitaire autour du film. === Distribution === Une société de distribution est une compagnie indépendante, une filiale, ou rarement une structure individuelle, qui agit en tant qu’agent final auprès d’une société de production pour garantir la projection du film en salle. Dans le monde du cinéma, le terme « distributeur » se réfère à la mercatique et à la diffusion de films dans le monde, aussi bien au niveau de la salle de cinéma que dans un rayonnement privé. Dans un premier temps, c’est au distributeur d’assurer la projection en salle. C’est à lui de programmer les diffusions : pour ce faire, il organise des projections à des exploitants ou crée une publicité attrayante pour le film. Il transmet une part des revenus à la société de production. Néanmoins, généralement, il existe des contrats globaux entre les distributeurs et les exploitants qui fixent le pourcentage du billet qu’ils se partagent. Dans les années 1920, les films se louaient « à prix fixe par mètre » et cette location pouvait durer un jour ou deux. C’est aussi au distributeur de s’assurer que le nombre de copies du film suffira à fournir toutes les salles de cinéma et il surveille leur livraison. Il contrôle en même temps si le film est projeté dans le cinéma stipulé sur le contrat et si le nombre de sièges minimum est exact : Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1,1,1) id:barra value:rgb(0.6,0.7,0.8) ImageSize = width:500 height:300 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:600 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:50 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:25 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1990 text:1990 bar:1992 text:1992 bar:1994 text:1994 bar:1996 text:1996 bar:1998 text:1998 bar:2000 text:2000 bar:2002 text:2002 bar:2004 text:2004 bar:2006 text:2006 PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1990 from:0 till: 400 bar:1992 from:0 till: 402 bar:1994 from:0 till: 412 bar:1996 from:0 till: 390 bar:1998 from:0 till: 420 bar:2000 from:0 till: 540 bar:2002 from:0 till: 490 bar:2004 from:0 till: 540 bar:2006 from:0 till: 590 PlotData= bar:1990 at: 400 fontsize:S text: 400 shift:(-8,5) bar:1992 at: 402 fontsize:S text: 402 shift:(-10,5) bar:1994 at: 412 fontsize:S text: 412 shift:(-10,5) bar:1996 at: 390 fontsize:S text: 390 shift:(-10,5) bar:1998 at: 420 fontsize:S text: 420 shift:(-10,5) bar:2000 at: 540 fontsize:S text: 540 shift:(-10,5) bar:2002 at: 490 fontsize:S text: 490 shift:(-10,5) bar:2004 at: 540 fontsize:S text: 540 shift:(-10,5) bar:2006 at: 590 fontsize:S text: 590 shift:(-10,5) TextData= fontsize:S pos:(20,20) text:Rapport du Centre national de la cinématographie, 2006 === Festivals de films === Un festival de cinéma est un festival de films. Cet événement consiste en la projection d’un ensemble de courts ou longs métrages dans un lieu donné et pour une durée limitée dans le temps. Ces projections sont généralement ouvertes au public mais il arrive qu’elles soient réservées aux critiques, journalistes ou professionnels. Le festival de cinéma est la première rencontre entre une œuvre, ses créateurs et son public, si celui-ci se déroule avant la sortie nationale du film. Parfois, ce sera la seule, si la rencontre échoue. C’est donc un moment clef de la vie d’un film. Ce moment d’exposition peut être violent. Pour le réalisateur et le producteur, la réaction du public — même averti — à la présentation du film peut être source d’une profonde remise en question ou d’une consécration nationale, et quelquefois internationale, comme le Lion d'or à la Mostra de Venise, l’Ours d'or à la Berlinale ou la Palme d'or au Festival de Cannes. Le rôle des festivals de cinéma est double. Ils permettent à la fois de dénicher des « pépites » et sont aussi des machines à faire connaître, à promouvoir les films sélectionnés. L’exemple du Festival de Cannes est frappant : les films en compétition et hors compétition seront distribués en France et seront vus par des producteurs, distributeurs et critiques venus du monde entier. De même, lors des quinze jours du festival se déroule le Marché du film, qui permet aux artistes manquant de moyens de trouver un distributeur. Un festival de cinéma permet donc de présenter une œuvre au monde entier. Ainsi, le long de la filière cinématographique, les festivals de cinéma se situent en aval de la production de films (moment de la création) et en amont de l’exploitation (moment de la projection en salle). Plus précisément, les festivals internationaux les plus importants se situent immédiatement en aval de la production. Les festivals d’influence nationale ou régionale prennent place un peu avant la distribution en salle. La plupart des festivals suivent une régularité annuelle ou biennale. Qui plus est, la « loi Sueur » autorise les collectivités à contribuer au fonctionnement et aux investissements des salles de cinéma. Ce fonctionnement permet d’aider les salles en difficultés, que les entrées ne suffiraient pas à faire fonctionner durablement. Les collectivités peuvent également apporter une aide indirecte aux salles de cinéma de moins de 5000 entrées, classées « art et essai », en les exonérant du paiement de la taxe professionnelle grâce à l’article 1464-A. Néanmoins, c’est une relation stricte et réglementée qui est établie entre la distribution et l’exploitation : Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1,1,1) id:barra value:rgb(0.6,0.7,0.8) ImageSize = width:700 height:350 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:180 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:20 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:10 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1 text:Irlande bar:2 text:Suède bar:3 text:États-Unis bar:4 text:Norvège bar:5 text:Australie bar:6 text:Azerbaïdjan bar:7 text:France bar:8 text:Canada bar:9 text:Nouvelle-Zélande bar:10 text:Suisse PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1 from:0 till: 165 bar:2 from:0 till: 130 bar:3 from:0 till: 128 bar:4 from:0 till: 89 bar:5 from:0 till: 86 bar:6 from:0 till: 85 bar:7 from:0 till: 81 bar:8 from:0 till: 81 bar:9 from:0 till: 78 bar:10 from:0 till: 76 PlotData= bar:1 at: 165 fontsize:S text: 165 shift:(-8,5) bar:2 at: 130 fontsize:S text: 130 shift:(-10,5) bar:3 at: 128 fontsize:S text: 128 shift:(-10,5) bar:4 at: 89 fontsize:S text: 89 shift:(-10,5) bar:5 at: 86 fontsize:S text: 86 shift:(-10,5) bar:6 at: 85 fontsize:S text: 85 shift:(-10,5) bar:7 at: 81 fontsize:S text: 81 shift:(-10,5) bar:8 at: 81 fontsize:S text: 81 shift:(-10,5) bar:9 at: 78 fontsize:S text: 78 shift:(-10,5) bar:10 at: 76 fontsize:S text: 76 shift:(-10,5) TextData= fontsize:S pos:(20,20) text:Courrier de l’Unesco L’exploitation se diversifie avec la projection de hors-films : opéras, événements. Le , la démonstration à Paris de la première transmission de cinéma numérique par satellite en Europe d'un long métrage cinématographique par Bernard Pauchon, Alain Lorentz, Raymond Melwig et Philippe Binant ouvre la voie à l'application des télécommunications à l'exploitation cinématographique et aux retransmissions par satellites d'opéras et d'événements dans les salles de cinéma. === Filière audiovisuelle === En 2001, l’édition vidéo s’élevait de 25 % dans le monde, grâce au développement du DVD, qui remplace peu à peu les cassettes vidéo, qui tenait alors la tête des ventes avec 36500000 unités vendues et 59 % des ventes liées à la vidéo (en 2000, la cassette réalisait près de 77 % des ventes). Le premier film sorti sous la forme de la vidéo serait Cheongchun gyosa sorti en salle en 1972 et en VHS en 1976 ; le dernier film sorti en VHS en Amérique serait A History of Violence en 2006. Désormais, un successeur au DVD se met en place : le disque Blu-ray qui permet deux heures de vidéo en haute définition ou treize heures en Standard Definition. Le , près de 530 disques Blu-ray ont été commercialisés aux États-Unis, contre 250 au Japon. Cet essor de la vidéo est en partie dû à la nouvelle réglementation qui permet depuis 2001 la sortie d’un film en vidéo six mois après sa sortie en salles. Le délai a ensuite été ramené à quatre mois par la loi Création et Internet, et peut être abaissé à trois mois sur avis favorable du Centre national du cinéma et de l'image animée. Les Français se distinguent des autres Européens de l’Ouest par une consommation de supports vidéos privilégiant plus nettement l’achat au détriment de la location en vidéo-club). Néanmoins, ce succès profite surtout à la vente liée au cinéma américain. En effet, contrairement à l’édition de VHS où l’augmentation du tirage n’a pour effet que de limiter les coûts de fabrication unitaires, l’édition DVD, où le principal investissement concerne la fabrication du « master », bénéficie rapidement de l’économie d’échelle, lorsque le tirage augmente. Ainsi, l’édition de DVD favorise surtout la diffusion des films commerciaux, dont les éditeurs disposent d’une infrastructure mondiale, comme les grands majors américains. Ce phénomène influence donc crescendo la vente liée à l’édition vidéo, tout comme le streaming. Pourtant, en 2007, le cabinet d’étude marketing déclare que les Français téléchargent de moins en moins : ils étaient 5000000 en 2006 contre 2300000 en 2007. {| class="wikitable centre" style="text-align:center" width="80%" |+ Évolution du chiffre d’affaires des éditeurs vidéo en million d’€. Canal+ a ainsi conclu des accords avec cinq studios que sont la Walt Disney Company, Universal Pictures, Columbia Pictures/TriStar, la 20th Century Fox et la Warner Bros. Ceux-ci confèrent à Canal+ des droits de diffusion importants. C’est en 1920 que remonte la première récompense, dans le Photoplay, un magazine sur le cinéma américain. Cependant, il existe quelques prix qui félicitent le succès commercial, comme le Goldene Leinwand (la toile d’or) en Allemagne qui récompensait chaque film de plus de 3000000 de spectateurs. Néanmoins, il n’y a pas que les films qui sont récompensés : les artistes et techniciens le sont aussi pour leur contribution au film. On trouve par exemple l’Oscar du meilleur réalisateur aux États-Unis. Ces cérémonies ont en général un caractère de monopole sur leur territoire et récompensent en priorité les artistes et techniciens nationaux. La cérémonie de récompense la plus connue à travers le monde est celle des Oscars qui récompense à travers d’innombrables prix les films américains et étrangers une fois par an à Los Angeles. Quelques semaines avant a lieu la cérémonie des Golden Globes, qui est gérée par l’association hollywoodienne de la presse étrangère depuis 1944. Par opposition, la cérémonie des Razzie Awards récompense au contraire les pires films ou artistes. Seuls les films ayant connu une exploitation cinématographique dans le pays peuvent généralement concourir. Ainsi, contrairement aux festivals, qui prennent place avant la distribution, les cérémonies de récompenses sont organisées après la distribution de tous les films pressentis. Parmi les cérémonies de récompenses cinématographiques les plus connues, on remarque par exemple les Oscars (États-Unis), les Césars (France), les Goyas (Espagne) ou les BAFTA (Royaume-Uni). Parallèlement aux académies et fondations, d’autres organisations, telles que les associations de critiques de films, distinguent aussi certains films. D'autres récompenses cinématographiques sont remises dans le cadre de festivals. Parmi les plus prestigieuses, figurent la Palme d'or lors du Festival de Cannes, l'Ours d'or durant la Berlinale et le Lion d'or dans le cadre de la Mostra de Venise. == Techniques == === Prise de vues === La technique employée pour créer l’image sur la pellicule cinématographique est empruntée à la prise de vue photographique. L’impression se fait par exposition à la lumière à l’aide d’une caméra à travers un objectif à la cadence typique de 24 images par seconde, régulée par un quartz intégré à la caméra. Initialement de 16 images par seconde (soit un pied par seconde), la cadence fut augmentée avec l’arrivée du cinéma sonore. En effet, la qualité du son (bande passante, pleurage, bruit…) dépend de la vitesse de défilement du film. Le principe de cette impression est basé sur une réaction d'oxydo-réduction qui voit les halogénures d’argent couchés dans l’émulsion se transformer en argent métallique lors de l’exposition à la lumière. Après développement, les zones insolées ont donc un aspect noir et très opaque. Les zones non exposées sont rendues translucides après que le fixateur en avait débarrassé le support. Les différentes nuances de gris sont dues à la densité plus ou moins importante des sels d’argent révélés. On obtient donc bien une impression en « négatif » d’où le nom de l’élément. La reproduction des couleurs sur pellicule se fait en deux phases : la pellicule couleur est faite de trois couches d’halogénures d’argent superposées et couplées à des colorants. Ces colorants absorbant leur couleur complémentaire, ils sont jaune, magenta et cyan, de sorte que ces trois couches sont ainsi sensibles aux trois couleurs primaires : respectivement rouge, vert et bleu. On réalise ainsi une analyse trichrome. Dans le processus de développement, on se débarrasse des sels d’argent pour ne conserver que les colorants de l’émulsion. Le négatif, une fois développé, est tiré sur une émulsion positive. Au stade du tirage, réalisé avec une lanterne additive, munie de trois sources Rouge, Vert et Bleu, réglables en intensité, les couches colorées du négatif réalisent la synthèse des couleurs à reproduire à partir des seules 3 composantes primaires présentes dans le négatif. Le positif de projection est lui-même constitué de trois couches monochromes et se comporte donc comme un filtre coloré devant la lanterne de projection. Il réalise ainsi une synthèse soustractive de cette lumière « blanche », à la température de couleur de la lumière du jour à laquelle l’œil humain est habitué. La colorimétrie est la science de la mesure des couleurs. Il existe différentes façons de mesurer les couleurs mais le plus courant est d’utiliser un thermocolorimètre, ce qui permet de définir de manière non arbitraire la température de couleur d’une source de lumière. La première problématique de la prise de vues est de réaliser une image correctement exposée, en densité et en couleur. Pour contrôler la quantité de lumière, le directeur de la photographie utilise une cellule photo-sensible — le plus généralement à mesure incidente — et règle l’ouverture du diaphragme en fonction de cette mesure. Le choix des sources et le réglage des lumières se fait en concordance avec la sensibilité de l’émulsion utilisée et l’utilisation éventuelle de filtres devant la caméra. Une fois cet aspect technique maîtrisé, il faut composer une lumière qui, esthétiquement, servira le propos du film, son scénario et l’ambiance des différentes scènes, comme le jeu des comédiens tout en intégrant de nombreuses contraintes techniques et économiques. On distingue facilement la lumière contrastée et dense d’un film policier, de la lumière douce et homogène d’une comédie, par exemple. Si l’esthétique générale d’un film doit beaucoup à la lumière, sa cohérence ne peut être obtenue qu’à la condition d’un travail de collaboration étroite entre les différents responsables artistiques : réalisateur, en premier lieu, mais aussi décorateur, costumier, ou maquilleur. La deuxième problématique concerne le cadre : composition des plans, mouvements d’appareils, découpage des scènes en plans. Ce travail, exécuté par le cadreur est lui aussi le fruit d’une collaboration étroite avec la mise en scène. Enfin, la propreté des plans et leur netteté est de la responsabilité du premier assistant opérateur. === Travail de laboratoire === Un laboratoire cinématographique propose un ensemble de prestations techniques aux industries du cinéma. En particulier, les producteurs de films recourent à leurs services pour développer le négatif original, le transférer sur support magnétique ou numérique, tirer les copies de travail, conformer le négatif au point de montage, tirer les copies de série et les étalonner, dupliquer les éléments, réaliser certains trucages, transférer un document vidéo sur film… Ce travail est effectué par des techniciens maîtrisant ces techniques variées. Cette étape donne lieu à un négatif qui n’est plus photosensible, c’est-à-dire que l’on peut l’exposer à la lumière sans risquer de perdre les images tournées. On tire alors le positif dans une tireuse additive (alors que la photographie est tirée en soustractif) et ce positif est lui-même développé dans une chimie similaire à la chimie négative. L’étalonnage consiste à régler précisément les flux des trois voies (rouge, vert, bleue) de la tireuse afin d’obtenir les rendus de couleurs et de densité souhaités par le directeur de la photographie. Le « premier positif », tiré par le laboratoire au fur et à mesure de la production, et qui constitue les « rushes », est présenté à la production et à l’équipe technique au laboratoire, en salle de projection. Ces présentations ont lieu au moment même du tournage, si possible quotidiennement. Actuellement, il est de plus en plus fréquent de simplement transférer le négatif sur support vidéo, au télécinéma. Ceci est particulièrement pertinent pour le tournage d’un téléfilm mais aussi en vue d’une future postproduction numérique (montage virtuel, effets spéciaux numériques, étalonnage tape to tape…). Pour le tirage des copies d’exploitation, deux solutions sont possibles à partir du négatif monté. La première consiste à tirer directement les copies, mais cela suppose de faire tourner sur des machines très rapides ce négatif, qui comporte des collages et qui est donc fragile. Ainsi, cette méthode n’est utilisée que pour les films tirés à peu d’exemplaires. Dès qu’un film est tiré à plus d’une dizaine de copies, on utilise une seconde solution, incluant deux étapes supplémentaires dans les opérations de laboratoire : le tirage d’un interpositif, à partir du négatif monté, qui fournira un internégatif, sorte de copie carbone sans collage du négatif monté, à partir duquel on tirera les copies positives. Après cette étape, le film est prêt à la projection. === Montage === Le cinéma est d’abord, et avant tout, un art du montage. Marcel Martin, dans Le Langage Cinématographique, disait qu’il était « clair que le montage (véhicule du rythme) est la notion la plus subtile et en même temps la plus essentielle de l’esthétique cinématographique, en un mot son élément le plus spécifique ». Le montage a acquis, au fil du temps, une autonomie esthétique. Il repose sur l’enchaînement d’espaces et de temps, pour rendre l’œuvre fluide. Le montage se résume donc en audiovisuel à l’assemblage de plusieurs plans pour former des séquences qui à la fin forment le film. Au début du cinéma, les films faisaient peu appel au montage. La plupart des films des frères Lumière ou de Méliès étaient des plans-séquences. Les quelques rares raccords étaient maladroits. Durant les années 1920⁣⁣, c’est le cinéma russe qui apportera la plus grande contribution à la théorie du montage, notamment avec Lev Koulechov et son effet Koulechov. Le montage permettra alors la naissance des trucages. Le montage s’effectue à partir du premier positif, nommé rushes, qui sert de copie de travail. Les coupes de la pellicule se font à la « colleuse » : au ciseau et au ruban adhésif. Une fois le montage terminé, le négatif est coupé et collé au laboratoire. Actuellement, grâce à l’informatique, s’est développé le montage virtuel (ou non linéaire). Le travail se fait à partir d’une copie numérique du négatif scannée ou transférée au télécinéma. Ensuite, il faut dédoubler les rushes et les mettre les uns à la suite des autres, selon le scénario. Cette étape permet une première visualisation du film, et facilite par la suite le montage. Cependant, avec le développement du montage virtuel, ce dérushage tend à disparaître, pour laisser place à un premier montage, aussi appelé « first cut ». À ce stade, le film est projeté à un public restreint, contraint de garder le secret sur le film, pour obtenir son avis sur le déroulement des images. Il conditionne également son succès commercial. Aux États-Unis, le syndicat des réalisateurs, la Directors Guild of America, permet aux artistes de signer leurs films du pseudonyme « Alan Smithee » lorsque la production impose son point de vue sur le montage. Sinon quelquefois deux versions du montage sont effectuées, l’une pour la production et l’autre venant du réalisateur (on parle alors du director's cut). Mais cette possibilité est réservée aux films majeurs. L’un des exemples les plus célèbres est celui de Blade Runner de Ridley Scott sorti en 1982, où le réalisateur n’a pas pu imposer son avis lors du montage, et la version de 1991 réalisée selon les vœux du réalisateur. === Son === ==== Préproduction ==== Pendant la préproduction, au stade des repérages, le chef opérateur du son peut être consulté sur les contraintes sonores inhérentes aux décors choisis (si le décor est bruyant, la conséquence au niveau sonore sera la nécessité d'envisager de postsynchroniser les dialogues. ==== Tournage ==== En plus des précautions prises en amont ou de la postsynchronisation, d'autres mesures sont envisageables pour le chef opérateur du son pour assurer une qualité sonore optimale durant le tournage. En entente avec différents départements, il peut installer différents dispositifs d'atténuations sonores (couvertures de sons, matériaux non-réverbérants). Il peut aussi, dans des cas particuliers, demander à obtenir un meilleur contrôle de l'environnement sonore du lieu de tournage : fermer les ventilations, désactiver le matériel industriel et électroménager, éteindre les sources d'ondes parasites, etc. ==== Postproduction ==== Vers la fin du montage des images, le montage son commence. C’est une étape distincte du montage, elle est d’ailleurs, depuis l'apparition de la stéréo au cinéma souvent effectuée par une équipe différente. Elle consiste à conformer et affiner le montage des dialogues, ajouter des sons enregistrés pendant le tournage aux images, d’enrichir le climat émotionnel du film en ajoutant des effets sonores, éventuellement du sound design des sons d’ambiance, les duplications. === Projection === Le film se présente jusqu'au début des années 2000 sous la forme d’une pellicule (nommée « copie ») sur laquelle se succèdent des photogrammes fixes, visibles à l'œil nu, dont le défilement image par image à cadence rapide donne l’impression de mouvements réels. Différent, le film vidéo se présente sous la forme d’une bande magnétique ou d’un support numérique qui comporte des images codées, donc non visibles à l'œil nu. Dans les deux cas, les images sont projetées sur un écran. La persistance rétinienne sert souvent à expliquer la vision continue des scènes de cinéma à partir d'une succession d'images fixes. Mais la persistance rétinienne (uniquement physiologique, dans l’œil) est mise en question au profit d'une illusion produite par le cerveau, l'effet phi ou effet bêta selon les auteurs, et qui a permis au cinéma d'exister. Cet effet s'appuie sur l'échantillonnage par le cerveau de ce qui est vu par la rétine à raison d'environ 13 images par seconde, un échantillonnage cohérent avec la fréquence des images des films (24 images par seconde par exemple). Ainsi, le cerveau « capte de façon discontinue des images du monde extérieur (13 par seconde) mais réussit à nous faire percevoir les mouvements en continu : ces images fixes sont très rapidement montées par un mécanisme de remplissage pour restituer une impression subjective de continuité ». C'est ce mécanisme de remplissage qui constitue l'effet phi (ou bêta) et qui explique que la vision des films donne une impression de continuité du mouvement. Au cinéma, la grande majorité des salles utilisent le support pelliculaire, où le projecteur a le défaut de se dégrader au fil du temps, mais il est universel. Pour George Lucas, l’avenir réside dans le cinéma numérique : l’exploitant recevrait ou téléchargerait le support, ce qui réduirait considérablement les coûts de production et de distribution. Dans le cas de projecteurs à chargement vertical, les modèles les plus anciens, deux appareils étaient nécessaires pour la projection des différentes bobines. Pour le spectateur, il est possible de repérer le changement de bobine, par l’apparition d’un cercle, en haut à droite de l’image. Désormais, avec les appareils à platine horizontale, il est possible de monter l’intégralité des bobines sur le même appareil. En cinéma numérique, le film est enregistré sur disques durs. Le premier film sonorisé remonte au gramophone, qui était actionné à la main, et qui posait donc un problème majeur, celui de la synchronisation avec l’image. Le son fut donc très vite intégré, de manière optique, sur le bord de la pellicule. C’est une lampe qui éclaire cette piste optique : l’intensité de la lumière traversant le film est mesurée par une cellule photoréceptrice qui la transforme à son tour en un signal électrique envoyé vers une chaîne d’amplification classique. Sur les films au format 70 mm, le son est encodé sur la pellicule à côté de l’image. === Animation === On distingue le film d'animation du dessin animé. En effet, le film d'animation utilise diverses techniques pour animer des éléments réels en trois dimensions comme des maquettes, des personnages en pâte à modeler Cependant, à l'instar du dessin animé, certains films d'animation utilisent la technique de prise de vues « image par image ». La prise de vues image par image utilise les mêmes techniques que la prise de vues classique, et les images successives représentent chacune une phase instantanée du mouvement. Lors de la projection ces images donnent également au sujet l’illusion du mouvement.]] Émile Reynaud, dessinateur français, est le précurseur de l’art de l’animation car c’est en 1892, avant l’apparition du cinématographe, qu’il commença à projeter sur écran, à l’aide d’un praxinoscope, ses propres dessins réalisés et coloriés à la main. Il ne reste aujourd’hui de lui que très peu d’œuvres car il les a lui-même détruites de désespoir à cause du tort que lui causa l’apparition du cinématographe. Le plus connu des « animés » est le personnage de Walt Disney, Mickey Mouse, qui, dès son apparition, le , obtint un succès énorme. Dans le cas du dessin animé, la caméra est généralement fixée de manière verticale au-dessus du cartoon qui lui est posé horizontalement sur une table. Ce dispositif, appelé banc-titre permet aussi la reproduction d'image fixe en général. C’est alors que la caméra photographie les dessins un par un de manière à faire coïncider les parties qui doivent rester fixes. Bien sûr, les images ne sont pas prises au même rythme que pour un film ordinaire. Par contre, lors de la projection, les images défilent bien au rythme de 24 images par seconde. Pour un film de , soit de projection, il faut une centaine d’heures pour la prise de vues uniquement. Le dessin sur ces cellulos est fait à l’encre de chine pour les contours et à la gouache pour les couleurs. Ce qui semblait peu probable, voire impossible, dans les années 1980, est en 2003 une réalité. Au moment où le cinéma, à la suite de l’audiovisuel en général, s’apprête à franchir le cap du numérique, ce sont encore des industriels de stature internationale qui prennent le risque d’investir des sommes colossales, sans nul équivalent jusqu’à présent dans les recherches des différents formats argentiques. En 1999, Texas Instruments, rompu à la fabrication des circuits intégrés lance sa technologie, le DLP Cinema. Les premières séances publiques de cinéma numérique sont réalisées : le 18 juin 1999 aux États-Unis (Los Angeles et New York) et le 2 février 2000 en Europe (Paris) par Philippe Binant. La résolution était de 1280 pixels par ligne et de 1024 pixels par colonne (le 1,3K). Aujourd'hui, le DLP Cinema possède la résolution de 2048 pixels par ligne et de 1080 pixels par colonne (le 2K) ou la résolution de 4096 pixels par ligne et de 2160 pixels par colonne (le 4K). Les caméras numériques se sont répandues, les systèmes de montage existent déjà depuis un quart de siècle grâce à la télévision, le parc de salles numériques suit massivement. La pellicule argentique serait-elle en train de vivre ses derniers moments ? Pour l’instant, ce serait faux de l’affirmer, car les différents décideurs ne connaissent pas encore les conditions dans lesquelles le support numérique (mémoires statiques) se conserve. En France, le dépôt légal des films, reçu par le CNC, se fait, soit sous la forme d’une copie 35 mm photochimique traditionnelle, soit sous forme d'une copie numérique sur disque dur ou clé USB. Avec l'abandon du , le cinéma numérique permet la diffusion des films sur les plateformes numériques : Netflix, Amazon Prime Video, Groupe Canal+, OCS Go. == Société == Au cours de la première moitié du XXe siècle, en tant qu’art populaire, le cinéma a pris une importance croissante dans la société. Certains, lui attribuant une capacité à influencer les spectateurs, ont alors appelé à un contrôle de la création (par le biais de la censure). D’autres, lui attribuant cette même capacité à convaincre, y ont vu un remarquable outil de propagande. Plusieurs lobbys et États ont alors tenté d’en tirer profit. D’abord influencé par le théâtre et le cirque, le cinéma a, au fil de son histoire, à son tour influencé la littérature, l’art contemporain, mais aussi le langage publicitaire. Au-delà de l’influence des techniques et du langage cinématographique, le cinéma a aussi, à sa mesure, remodelé les usages et l’imaginaire de nos sociétés. === Impact politique et social === Première industrie culturelle du XXe siècle, parce qu’il fait plus appel à l’émotion des spectateurs qu’à leur réflexion, le cinéma a intéressé, dès ses débuts, les industriels de la propagande. Aux États-Unis, le film Naissance d'une nation (The Birth of A Nation, 1915), réalisé par David Wark Griffith, présentant le Ku Klux Klan sous un jour favorable pousse la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) à tenter d’en interdire la diffusion. Une réflexion est alors engagée sur la notion de censure publique. Le pouvoir soviétique, à la suite de Lénine (« Le cinéma est pour nous, de tous les arts, le plus important ») développe un cinéma d’État, à la fois bien financé et en butte à la censure. Paradoxalement, ce cinéma d’État donnera naissance aux innovations de l’avant-garde soviétique, et des cinéastes Sergueï Eisenstein, Vsevolod Poudovkine et Alexandre Dovjenko. Les relations entre ces grands créateurs et le pouvoir soviétique gardera cependant toujours un caractère d’ambiguïté. En Allemagne, notamment au travers de Le Triomphe de la volonté (Triumph des Willens, 1935), la réalisatrice Leni Riefenstahl met son talent au service du régime nazi. En ce début de XXIe siècle, censure et propagande ne semblent pas avoir disparu du paysage cinématographique. En Iran, par exemple, les réalisateurs confrontés à la censure ont longtemps privilégié les films mettant en scène des enfants. Cette « ruse » leur permettait à la fois de prétendre porter un regard naïf sur la société et d’éviter de filmer les visages de femmes adultes. Une partie de la création cinématographique contemporaine chinoise est, elle, parcourue d’une volonté de relecture hagiographique de l’histoire du pays. Certains ont vu dans le film Hero (, Ying xiong, 2002), réalisé par Zhang Yimou, une justification de la politique centralisatrice menée par Pékin aujourd’hui. Dans les autres pays démocratiques, censure et propagande sont également présentes, mais de manière plus diffuse. Noam Chomsky précise ainsi que « La propagande est à la démocratie, ce que la violence est à l’état totalitaire ». De fait, selon Sébastien Roffat, notamment auteur de « Animation et propagande », on ne trouve pas moins de propagande (c’est-à-dire de volonté de promouvoir des idées et des valeurs) dans les films d’animation de Walt Disney que dans le film de Leni Riefenstahl Le Triomphe de la volonté, pourtant souvent cité comme un modèle de cinéma de propagande. Dans les pays démocratiques, plus que les États, ce sont les différents lobbies moraux ou religieux et surtout la dictature de l’audimat qui sont à l’origine de la censure. Au cours du XXe siècle, les autorités religieuses (comme l’Église catholique) se sont régulièrement élevées contre des films heurtant de front leurs valeurs ou leurs discours. C’est notamment le cas de La dolce vita (1960), film de Federico Fellini, de Viridiana (1961), film de Luis Buñuel, et de La Dernière Tentation du Christ (The Last Temptation of Christ, 1988), de Martin Scorsese. Aux États-Unis, durant la première moitié du XXe siècle, un code a été rédigé par le sénateur William Hays, sous le nom de Code Hays. Ce code fut développé par les studios américains eux-mêmes, pour ne pas être censuré par la suite par un organisme extérieur. Ce code prévoyait de traiter les sujets sensibles avec prudence, comme le viol, la pendaison, la prostitution ou la religion. En France, officiellement, la censure a frappé relativement peu de films, surtout durant la seconde moitié du XXe siècle : Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory, 1957) de Stanley Kubrick, Le Franc-tireur (1972) de Jean-Max Causse, 1974, une partie de campagne (1974) de Raymond Depardon, ou la quasi-totalité de la filmographie de René Vautier… On suppose que Les Sentiers de la gloire et Le Franc-tireur ont été censurés à la demande des anciens combattants. Mais au-delà de cette censure d’État, relativement rare et frappant les films, une fois ceux-ci achevés, se développe aujourd’hui une censure au niveau des projets de films. En France, le choix de réaliser un film échappe progressivement aux producteurs et décideurs de la filière cinématographique. Ce sont alors les commissions du film et surtout les télévisions qui choisissent quels projets doivent être menés à terme. Indirectement, le cinéma passe ainsi de la censure d’État à la censure fixée par l’audimat. Ce constat de dépendance de la filière cinématographique envers la télévision est surtout valable en France et au Royaume-Uni. Le cinéma américain, mieux financé que le cinéma français, est ainsi moins dépendant de l’industrie télévisuelle, ce qui n’empêche pas une influence d’ordre artistique, notamment de la part de séries telles que 24 heures chrono. Le cinéma constitue ainsi un exemple majeur d'outil du Soft Power. Par exemple, le dernier long-métrage de l'Américaine Kathryn Bigelow , raconte la traque, et la mort, du leader d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, entamée par les Américains après les attentats du 11 septembre 2001. Alors que la sortie du film aux États-Unis était prévue le 12 octobre 2012, à temps pour participer aux Oscars, mais également trois semaines avant l'élection présidentielle qui a vu Barack Obama dans la course pour un second mandat présidentiel, les milieux conservateurs américains ont polémiqué sur le timing d'un film qui se termine sur la décision présidentielle d'un raid victorieux des Navy Seals et la mort du terroriste. Certes, le Pentagone a une longue tradition de collaboration avec les cinéastes d'Hollywood, par exemple pour le film Top Gun. Les militaires ont l'habitude de fournir des conseils ou du matériel de guerre. Pour le tournage de La Chute du faucon noir (Black Hawk Down) de Ridley Scott en 2001, montrant un revers des soldats américains en Somalie, l'armée a même prêté ses hélicoptères et ses pilotes. Cependant parfois, l'armée a refusé d'apporter son aide comme ce fut le cas pour Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, qui a dû alors trouver d'autres soutiens financiers et politiques : le tournage s'effectua aux Philippines avec l'assistance matérielle de l'armée philippine. === Relations avec d'autres arts et techniques === À ses débuts, le cinéma a beaucoup emprunté à d’autres arts populaires comme le cirque ou le théâtre. Après la généralisation du son au cinéma, quelques adaptations d’opéras ont aussi été réalisées, la plus fameuse restant probablement le Don Giovanni de Joseph Losey en 1979. À son tour, le spectacle cinématographique a influencé le théâtre (mise en scène théâtrale mêlant effets spéciaux, musique, danse, voire projections d’images) et surtout la littérature. Tout au long du XXe siècle, un certain nombre de romanciers ont ainsi adopté des images et un « montage » proche du langage cinématographique. Mais c’est avec la télévision que le cinéma entretient des relations encore plus étroites d’influence réciproque. Un certain nombre de réalisateurs et d’acteurs passent ainsi du petit au grand écran, ou dans le sens inverse, emportant avec eux les techniques et le langage d’un univers à l’autre. Ponctuellement, en France et au Royaume-Uni, l’influence télévisuelle s’apparente aujourd’hui à une censure invisible, comme avec les relations entre cinéma et autorité. À l’inverse, le cinéma américain, mieux financé et donc plus indépendant de la télévision est mieux à même de digérer cette relation d’influence artistique mutuelle avec la télévision. La série télévisuelle 24 heures chrono a ainsi probablement accéléré le renouvellement du style de la série des James Bond au cinéma (Casino Royale de Martin Campbell en 2006), et incité à l’adaptation cinématographique de la série des Jason Bourne (personnage créé par Robert Ludlum en 1980). Le langage publicitaire héritier des techniques de propagande industrielle connaît un développement important à partir de la seconde moitié du XXe siècle. D’abord influencé par le langage cinématographique, il reprend à son compte les innovations (techniques de propagande) de celui-ci, il l’influencera à son tour à partir de la toute fin du XXe siècle. Un certain nombre de créateurs dans le domaine de l’art contemporain se sont saisis du média qu’est le cinéma pour le détourner ou en explorer les limites. Le cinéma expérimental, ou non narratif, entretient ainsi des relations fructueuses avec la scène de l’art contemporain. Les adaptations de bandes dessinées sur le grand écran se multiplient dans les pays où cet art est le plus développé, que ce soit en version animée ou non. Aux États-Unis, Hollywood adapte les comics mettant en scène des super-héros, comme dans Men in Black de Barry Sonnenfeld ou encore l’adaptation de V pour Vendetta par James McTeigue, alors que le cinéma indépendant s’intéresse plus aux romans graphiques ou à la bande dessinée pour adultes, comme From Hell adapté par Albert et Allen Hughes. Plus récemment, la licence Marvel des Avengers fut à l'origine de plusieurs longs métrages. Au Japon et en Corée du Sud, ce sont les adaptations respectives de manga et de manhwa qui ont la faveur des producteurs et réalisateurs, parmi lesquels on peut citer Mamoru Oshii et sa version de Ghost in the Shell en 1995. En France, la bande dessinée franco-belge connaît aussi de nombreuses adaptations, comme Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre qui fut, en 2002, l’un des plus gros succès du box-office français. Plusieurs commentateurs suggèrent aujourd’hui que certaines bandes dessinées, en tant qu’art séquentiel, seraient du cinéma « fait à la maison », avec à la fois moins de moyens mais plus de liberté. L’influence réciproque entre les deux arts est un fait ne serait-ce que par la technique du storyboard (ou scénarimage). L’irruption de la culture virtuelle (les jeux vidéo puis Internet) à la fin du XXe siècle modifie à nouveau l’environnement du cinéma. Les jeux vidéo et Internet occupent une partie croissante des loisirs du jeune public, faisant de ces mondes virtuels de nouveaux concurrents pour le cinéma. L’influence du jeu vidéo sur le cinéma, relativement récente, est encore modeste mais croissante. On voit apparaître quelques adaptations de jeu vidéo au cinéma, comme Final Fantasy ou Tomb Raider (tous deux en 2001), ainsi que des films s’inspirant de jeu vidéo dans le fond, dès Tron en 1982 ou plus récemment avec eXistenZ (1999), ou dans la forme, comme dans Matrix (1999), Fulltime Killer (2001) ou encore Cloverfield (2007). === Sociologie === Le cinéma, en tant qu’art populaire, accessible au plus grand nombre, sans barrière culturelle notable, a vu son taux de fréquentation augmenter et son influence grandir. Par exemple, 95 % des Français sont allés au moins une fois au cinéma au cours de leur vie. Ainsi, pour s’exprimer, ou défendre une idée, l’homme fait désormais référence à un scénario, un acteur ou à un film plus généralement. La sociologie du cinéma étudie plusieurs aspects de la culture cinématographique avec des questions telles que : qui fait les films et pourquoi ?, qui voit les films, comment et pourquoi ?, que voit-on, comment et pourquoi ? et, comment les films sont-ils évalués et par qui ?. C’est ainsi que plusieurs sociologues ont analysé l’histoire du cinéma. Parallèlement, la fréquentation cinématographique fait l’objet d’analyse et d’études. Par exemple, le CNC a réalisé une étude sur la fréquentation en France, et il est apparu que les femmes vont un peu plus souvent au cinéma : par an, alors que les hommes n’y vont que . À la question « Pourquoi ? », certains sociologues ont mis en valeur les goûts différents de chacun, et leur capacité émotionnelle : le public féminin préfère généralement voir un film dramatique, alors que le public masculin se dirige plus volontiers vers un film d’aventure. De même, la fréquentation en salle des plus de augmente depuis plus de pour atteindre, en 2006, 51 %.
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Corée du Sud
La Corée du Sud (en ; ), officiellement la république de Corée (en ; ), est un État souverain d'Asie de l'Est. Il couvre la moitié sud de la péninsule coréenne et borde la Corée du Nord le long de la zone coréenne démilitarisée. Sa frontière occidentale est bordée par la mer Jaune, sa frontière orientale par la mer du Japon et sa frontière méridionale par le détroit de Corée. La république de Corée prétend être le seul État légitime de toute la Corée et des îles adjacentes. Elle compte 51,1 millions d'habitants (2022), dont environ la moitié vit dans la région de la capitale Séoul, qui constitue la quatrième aire métropolitaine la plus peuplée au monde. Les autres grandes villes comprennent Incheon, Pusan et Daegu. La péninsule coréenne était habitée dès le Paléolithique inférieur. Son premier royaume a été mentionné dans les archives chinoises au début du VIIe siècle av. J.-C. Après l'unification des Trois Royaumes de Corée en Silla et Balhae à la fin du VIIe siècle, le pays fut unifié en un seul État par Goryeo (918-1392), suivi de la période Joseon (1392-1897). L'Empire coréen qui leur succéda (1897-1910) fut annexé en 1910 à l'empire du Japon. La domination japonaise a pris fin en 1945 avec la capitulation du Japon à la fin la Seconde Guerre mondiale, après quoi la Corée a été divisée en deux zones : une au Nord occupée par l'Union soviétique et une au Sud occupée par les États-Unis. Après l'échec des négociations sur la réunification, la zone Sud est devenue la république de Corée en août 1948, tandis que la zone Nord est devenue la république populaire démocratique de Corée communiste le mois suivant. En 1950, une invasion nord-coréenne a déclenché la guerre de Corée, qui s'est terminée en 1953 après de longs combats impliquant le Commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis pour soutenir le Sud et l'Armée populaire volontaire de Chine avec l'aide soviétique pour soutenir le Nord. La guerre a fait 3 millions de morts et a laissé l'économie sud-coréenne en ruine. À partir des années 1960, la Corée du Sud a commencé à se relever en enregistrant la croissance économique la plus rapide au monde quant au PIB moyen par habitant. Malgré le manque de ressources naturelles, l'État s'est rapidement développé pour devenir l'un des quatre dragons asiatiques basés sur la mondialisation du commerce international et de l'économie, s'intégrant dans l'économie mondiale avec une industrialisation orientée vers l'exportation. Les manifestations démocratiques de juin 1987 ont mis fin au régime autoritaire et l'État est désormais considéré comme l'une des démocraties les plus avancées d'Asie. La Corée du Sud est appréhendée comme une puissance régionale et possède une économie développée. Elle est classée au treizième rang mondial quant au PIB nominal et au quatorzième rang quant au PIB (PPA). Ces dernières années, elle est confrontée à une population vieillissante et au taux de natalité le plus bas au monde. Les Sud-Coréens bénéficient de l'une des vitesses de connexion Internet les plus rapides au monde et des réseaux ferroviaires à grande vitesse parmi les plus denses. L'État est le neuvième exportateur et le neuvième importateur mondial. Ses forces armées sont classées parmi les armées les plus puissantes du monde, avec la deuxième plus grande armée permanente au monde quant au personnel militaire et paramilitaire. Au XXIe siècle, la Corée du Sud est réputée pour sa culture populaire influente à l'échelle mondiale, en particulier dans la musique, les séries télévisées et le cinéma. Ce phénomène est appelé la Hallyu. La Corée du Sud est membre du Comité d'aide au développement de l'OCDE, du G20, de l'IPEF et du club de Paris. == Étymologie == Le nom que les Sud-Coréens donnent à leur pays est Hanguk, qui signifie littéralement « Pays des Han » (en hangeul : ; en hanja : ), du nom des populations de la Préhistoire de la Corée qui habitaient le sud de la péninsule (à ne pas confondre avec les Han chinois). Le pays est surnommé le Pays du matin frais (Joseon, 朝鮮), généralement mal traduit par Pays du Matin calme. Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie « république de Corée », littéralement République des Grands Han ( ; ). == Géographie == La péninsule de Corée est baignée à l'ouest par la mer Jaune, au sud par le détroit de Corée et à l'est par la mer du Japon (appelée Donhae en Corée qui signifie « mer de l'Est »). La surface de la Corée du Sud couvre environ deux fois et demie celle de la Suisse. Large en moyenne de 200 km, le territoire sud-coréen est composé à 70 % de montagnes, orientées dans l'axe nord-sud, ce qui rend les communications est-ouest difficiles. Le volcan Halla (Hallasan), sur l'île de Jeju, est le point culminant de la Corée du Sud, à 1950 m d'altitude. Aucun volcanisme n'est actif en Corée, qui ne subit quasiment aucun tremblement de terre, pas même de faible ampleur. Sur le continent, le mont Jiri (Jirisan) à 1915 m et le mont Seorak (Seoraksan) à 1708 m sont les points culminants du pays. La chaîne du mont Seorak, très proche de la côte Est, fait barrage aux entrées maritimes depuis la mer du Japon et produit des hivers secs et froids sur le versant Ouest. Le versant Est subit de temps à autre des typhons venus de la mer du Japon. Sur cette face Est, les terrains sont profondément ravinés par les précipitations importantes, des galets constituent les lits des torrents et rivières. Le versant Ouest, peu érodé, présente des collines douces et des plaines agricoles aux sols riches. La côte est très découpée, parsemée de nombreux îlots et îles. Les plages de la côte Est sont très appréciées ; par ailleurs la rencontre de deux courants marins au large des côtes rend ces eaux très poissonneuses. Sur le plan géologique, le socle de la péninsule, constitué de gneiss du Précambrien, est recouvert par les sédiments et le granit du Mésozoïque (ère secondaire) et par des sédiments du Quaternaire. === Provinces === La Corée du Sud est divisée en neuf provinces (', , ), six villes métropolitaines (', , ), et deux villes spéciales, la capitale Séoul et Sejong (teukbyeolsi, , ). Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile dans la liste suivante : === Principales villes === Le niveau de vie a grandement augmenté en Corée du Sud, concomitamment à la croissance du nombre de citadins : 28 % de la population en 1961, 81,6 % en 2016. Sur les de Sud-Coréens. Son métro la relie à des villes comme Suwon au sud ou Gimpo (aéroport intérieur) et surtout Incheon à l’ouest (la liaison avec l’aéroport international a été bouclée en 2006). Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe nord-ouest / sud-est, entre Séoul-Incheon et Pusan en passant par Daejeon et Daegu. Le quart nord-est du pays ne compte que Chuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région. Daejeon s’impose comme un nœud de circulation vital : les deux premières lignes de train à grande vitesse de Corée du Sud, le KTX, inauguré en 2004, passent par cette ville : l’axe Séoul-Daejeon-Pusan ; un axe sud-ouest reliant Daejeon Ouest à Mokpo et Gwangju, la principale ville du sud-ouest, mais sans traverser directement Jeonju. Villes ayant plus de en 2016 (intra-muros) : === Transports === Plusieurs moyens de transport sont possibles pour se déplacer au centre-ville, comme le taxi, le bus ou le métro.Pour ça, une carte de transport rechargeable a été mise en place. [https://www.koreancoffeebreak.com/les-transports-en-coree-du-sud-meilleures-options-pour-voyager. === Faune et flore === Le tigre, qui aurait disparu du sud de la Corée en 1922, a été réintroduit en Corée du Sud en 1986. Par ailleurs, l'hibiscus syriacus (Mugunghwa en coréen) est un des emblèmes du pays, cette fleur étant originaire de la Corée. === Catastrophes écologiques === Le 7 décembre 2007, la collision d'une barge appartenant à Samsung Heavy Industries avec un pétrolier hongkongais au mouillage, le Hebei Spirit, a causé la plus grave marée noire qu'ait connue la Corée du Sud. == Histoire == Les premières migrations de peuplades néolithiques dans la péninsule coréenne remontent au . [Pour le royaume légendaire, voir l'article Période Gojoseon]. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité. La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. En 1949, l’armée sud-coréenne a réprimé férocement un soulèvement paysan sur l'île de Jeju, tuant entre . La guerre de Corée commença en juin 1950, le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par la Chine. L'armistice de Panmunjeom (signé en 1953) met fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du , qui est, paradoxalement, la plus militarisée au monde. Après la guerre, la république de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique de Syngman Rhee (qui met en place le principe de l'Ilminisme), puis sous la dictature de Park Chung-hee, a connu une croissance économique rapide (à travers le mouvement Saemaul) faisant d'un pays du tiers-monde un des Quatre dragons asiatiques. Park est assassiné le 26 octobre 1979. C’est dans les années 1980 que des manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Le 18 mai 1980 à Gwangju, des centaines, voire des milliers de manifestants, étudiants, syndicalistes, sont tués pendant les neuf jours de répression organisés par le régime sud-coréen. La première élection présidentielle au suffrage universel direct se déroule en 1987. Élu en 1997, Kim Dae-jung est le premier président symbolisant une véritable alternance démocratique. En 1997, comme les autres pays asiatiques, la Corée du Sud fait face à un afflux massif de capitaux étrangers qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie, puis l'économie du pays. == Politique == === Institutions === Le chef d'État de la république de Corée est le président, élu par scrutin direct pour une période de . Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État. Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ou Kukhoe ; ses membres sont élus pour quatre ans. L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corées. Le Parlement sud-coréen a adopté, le , une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a infirmé cette destitution le . Le président avait apporté en son soutien au Parti Uri (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voir l’affaire de la destitution de février 2004. Fin , la Cour constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale à Séoul était implicitement du domaine constitutionnel en raison de plusieurs centaines d'années de tradition. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province de Chungcheong du Sud (au centre du pays) votée en par le parti Uri du président Roh et l'opposition du GPN de Park Geun-hye était invalidée. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des deux tiers à l'Assemblée, d'autre part par un référendum national. Après de long débats, un compromis est adopté fin 2010 prévoyant le déménagement de 36 ministères et agences publiques et la création de la ville spéciale de Sejong, à 120 km au sud de Séoul. La capitale administrative est inaugurée le et les premiers ministères déménagent en septembre 2012. Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'État, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice du Grand parti national, alors que l'abstention a été très élevée (près de 49 %). Lee Myung-bak (grand parti national, GPN) a été élu président de la république de Corée en , lors de la seizième élection présidentielle avec 48,7 % des voix face à Chung Dong-young (26,1 %) du nouveau parti démocratique uni (NPDU) et son adversaire Lee Hoi-chang (15,1 %) qui était également membre du GPN. Il a pris ses fonctions le . En , Park Geun-hye du GPN est élue présidente avec 51,6 % des voix. Après un scandale et d'énormes manifestations, cette dernière démissionne et Moon Jae-in est élu à la présidence de la République en 2017. En , l'ancien procureur général Yoon Suk-yeol est élu président de la République. Le , il déclare l'instauration de la loi martiale dans le pays ainsi que l'interdiction des activités de l'Assemblée nationale et de toute activité politique. Cette instauration n'est finalement pas actée après les manifestations et la réaction des pouvoirs en place. === Défense === ==== Puissance militaire et spatiale ==== L’armée sud-coréenne est en 2019 l'une des plus puissantes d’Asie, avec les armées chinoise, japonaise et nord-coréenne. Ses effectifs sont de en armée d’active, et de en réserve, après avoir été d’un très modeste effectif à sa création. Le service militaire est obligatoire pour une durée d'au minimum . L'homosexualité y est interdite et peut conduire à une peine allant jusqu’à deux ans de prison. Le budget de la Défense demandé pour 2010 est de de wons ( de dollars US), soit 2,8 % du Produit intérieur brut. Selon l’Institut de recherches international pour la paix de Stockholm, les dépenses militaires de la Corée du Sud ont atteint de dollars US en 2006, la classant au onzième rang mondial. En 2003, la Corée du Sud avait consacré de dollars à son budget de défense, soit environ 15 % du budget global de l’État (en comparaison, la France dépensait, à la même époque, de dollars US pour sa défense, soit 2,5 % du PIB). L’industrie de l’armement de ce pays s’est développée et diversifiée depuis les années 1970 et pourvoit à une large part des besoins nationaux. L’Institut coréen de recherche aérospatiale ou KARI () développe depuis 2002 une famille de lanceurs KSLV (), en collaboration avec la Russie et a, en 2009, lancé dix satellites artificiels mis en orbite par des lanceurs étrangers. Le vol inaugural du lanceur de base, le KSLV-1, qui a eu lieu le 25 août 2009 a été un échec, le satellite STSAT-2A ne s'étant pas détaché du deuxième étage de la fusée. Une seconde tentative a eu lieu le 10 juin 2010, mais la fusée a explosé après deux minutes de vol, Russes et Coréens se rejetant la faute. Le , le 30 janvier 2013, a finalement été couronné de succès, réussissant la mise à poste du satellite. Il intervenait après plusieurs reports pour des anomalies techniques, et sous la pression du succès du de la Corée du Nord, intervenu le 12 décembre 2012. ==== Alliance militaire avec les États-Unis ==== Environ américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée a diminué à 25000 en 2008 dans le cadre d’un redéploiement des forces. En cas de guerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire aux États-Unis découle de l’accord de défense mutuelle entre les deux États signé le . À la suite de négociations terminées en 2007, un accord prévoit que le , date qui a été repoussée à décembre 2015 lors du sommet du G20 à Toronto le 26 juin 2010, le commandement des forces combinées en cas de conflit passe sous la responsabilité de la Corée du Sud. De par l'Accord de statut des forces (SOFA) en vigueur, les soldats américains bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains basés en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens, de même que les actes délictueux d'éventuels militaires sud-coréens aux États-Unis sont également couverts par le même statut. Ce statut a été critiqué lorsque des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Sud-Coréens (tués accidentellement par des conducteurs de véhicules), pourtant, les SOFA établis par la Corée du Sud avec d'autres pays prévoient le même statut, comme c'est le cas de la majorité des accords de ce type entre États. La Corée du Sud est aussi un élément important du dispositif d’endiguement maritime de la Chine par les États-Unis ; américains y sont stationnés de manière permanente. Le projet de déploiement du bouclier antimissiles américain sur le sol coréen est source de grandes tensions entre la Corée du Sud, la Chine et la Corée du Nord. === Diplomatie === ==== Relations intercoréennes ==== La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de la réunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée. Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du Nord Kim Jong-il et le président sud-coréen Roh Moo-hyun, initialement prévu à Pyongyang du 28 au 30 août 2007, a été reporté du 2 au 4 octobre après que les plus graves inondations en Corée du Nord depuis quarante ans ont entraîné et disparus et touché un million de personnes. L'accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule. En 2008, la situation était toujours extrêmement tendue entre les deux Corée. Exemple avec la menace d'« attaque préventive » proférée par la Corée du Nord le 24 décembre 2008 et le torpillage d'une corvette sud-coréenne par un submersible nord-coréen. La Corée du Sud propose un milliard de wons (815000 euros) de récompense aux Nord-Coréens qui feraient défection et livreraient des informations sensibles ==== Alliance avec les États-Unis ==== Par ailleurs, la Corée du Sud est un allié des États-Unis dont environ stationnent sur son territoire. La Corée du Sud a apporté le plus important contingent étranger, après celui des États-Unis, lors de la guerre du Viêt Nam. Elle a également envoyé des troupes en Irak ; le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de diminuer de moitié (de ) la taille du contingent alors présent en Irak. Les forces sud-coréennes ont quitté ce pays lors de la fin du mandat de la coalition militaire en Irak en décembre 2008. ==== Relations entre la Corée du Sud et le Japon ==== Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et le Japon, où réside toujours une minorité coréenne de 600000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 1965. L’accord du , signé sous l’impulsion du président Park Chung-hee avec les encouragements des États-Unis, malgré d’importantes manifestations d’opposition en Corée du Sud, a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans (1965-1975) du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons. Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entre Coréens et Japonais, ces tensions ayant des conséquences sur les relations diplomatiques. Ainsi, des initiatives ont été prises pour que le gouvernement japonais reconnaisse l’esclavage sexuel des femmes de réconfort pendant la Seconde Guerre mondiale. Le révisionnisme au Japon, s’agissant notamment de la présentation de l’occupation japonaise dans les manuels d’histoire japonais, est très fortement ressenti par l’opinion sud-coréenne. Enfin, les visites de l'ancien Premier ministre japonais Jun'ichirō Koizumi au sanctuaire de Yasukuni-jinja, sur les tombes des victimes japonaises de la Seconde Guerre mondiale, ont fait peser des risques d’annulation des sommets bilatéraux entre les deux États, à l’automne 2005. La souveraineté des Rochers Liancourt en mer du Japon (Donhae en coréen qui signifie mer de l'Est) est un sujet de contentieux entre les deux pays. Pour la Corée, c'était un territoire coréen avant d’être incorporé à la préfecture de Shimane (Japon) en 1905, précédant l'annexion totale du pays par le Japon. Les rochers Liancourt sont expressément maintenus comme territoire japonais lors de la préparation du traité de San Francisco et ce, reconfirmé clairement, en 1951, à l'ambassadeur coréen par Dean Rusk, sous-secrétaire d'Etat américain. Le Japon estime qu'il a établi sa souveraineté vers le milieu du XVIIe siècle. La république de Corée occupe militairement les rochers depuis 1954. Voir Contentieux sur les rochers Liancourt. La Corée du Sud se bat de plus contre l’appellation « mer du Japon » et souhaite qu’elle soit changée en « mer de l’Est », traduction de leur appellation Donhae. Selon les Coréens, l’appellation « mer du Japon » est un vestige inacceptable de l’impérialisme japonais. Le Japon soutient de son côté que l’appellation provient des cartographes occidentaux — plus de du XIXe siècle, utilisent l’appellation « mer du Japon » — bien avant que le Japon ne devienne une puissance impériale. Voir . De nombreux Coréens sont de même persuadés que si la traduction en anglais de « Corée » est et non Corea, c’est à cause de la volonté du Japon d’apparaître en premier dans l’ordre alphabétique. ==== Rôle de la Corée du Sud aux Nations unies ==== La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangères Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, depuis le , a constitué un succès pour la diplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU : le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé que seraient déployés au Liban sous mandat de l’ONU. ==== Essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens ==== La Chine et la république de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992. Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du président Roh Moo-hyun avec son homologue chinois Hu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen. Le 14 janvier 2007, à Cebu (Philippines), en marge du forum de l'ASEAN, s'est tenue la septième rencontre trilatérale entre les chefs d'État et de gouvernement chinois, japonais et sud-coréen. Ces échanges doivent approfondir la coopération entre les trois États sur des questions d'intérêt commun, notamment dans les domaines économique, culturel et de protection de l'environnement. ==== Diversification des relations extérieures ==== ===== Relations franco-sud-coréennes ===== Les premières relations diplomatiques entre la France et la Corée ont été établies en 1886. Des cérémonies ont été organisées en 2006 en France et en Corée du Sud pour célébrer le des relations diplomatiques entre les deux pays. En 2016, la Corée du Sud adhère à l'OIF et devient, ainsi, le vingt-septième État-membre observateur. ===== Relations africano-sud-coréennes ===== Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en , à tripler son aide à l'Afrique. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre la méningite en Côte d'Ivoire qui concerne un million de personnes. === Économie === Le plus grand des quatre dragons asiatiques quant au poids économique, la Corée du Sud a connu une phase spectaculaire de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale moderne. Dans les années 1960, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie à la suite de la guerre de Corée entre le nord et le sud qui a complètement rasé le pays. Le pays a subi la pire destruction matérielle et humaine de son histoire. En 2019, son PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat (PPA), à 44740 dollars, le place devant l'Italie, au même niveau que le Japon, et légèrement inférieur à l'Allemagne, pays membres de l'Union européenne. Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce à des liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries et une politique d’endettement massif. Le gouvernement a favorisé l’importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation. Il s’explique aussi par une très importante quantité de travail demandé aux ouvriers. En 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde entier et celui-ci ne représente que 50 % du coût salarial d'un ouvrier mexicain. Les syndicats sont alors illégaux. La Corée du Sud fait partie de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), de l'ASEAN+3 incluant les pays membres de l'ASEAN ainsi que la Chine, le Japon et la Corée du Sud, et du G20. La dette des ménages en Corée du Sud, la plus élevée d’Asie, dépasse 100 % du PIB (données de 2021). Les familles accumulent des crédits pour payer leur logement, en particulier par le système du jeonce, et financer les études de leurs enfants. L’endettement est la principale cause de suicide dans le pays. Les chaebol sont parfois considérés comme des « colosses aux pieds d'argile » ; surendettés, ils ne survivent que par un soutien sans faille du système bancaire et du gouvernement. Cette collusion entreprises-gouvernement-hauts fonctionnaires a généré une très grande corruption. Ainsi, le général Roh Tae-woo (au pouvoir de 1988 à 1993), a bénéficié de de dollars de pots-de-vin et le scandale Choi Soon-sil provoque la chute du gouvernement en 2016. En outre, les chaebol sont handicapés par leur dépendance technologique à l'égard des pays étrangers, les conduisant à pratiquer une politique systématique de veille et d’espionnage technologique et industriel. Voir aussi : Liste des plus grandes entreprises sud-coréennes. La Corée du Sud a un faible taux de chômage mais l'un des taux de stress au travail les plus élevés de l'OCDE, et plus de 30 % des employés ont un travail qui ne répond pas à leurs qualifications. Du fait du contexte de guerre froide et de sa situation géographique, la Corée du Sud fut particulièrement privilégiée par les États-Unis qui lui apportèrent une forte aide économique annuelle. Le fer de lance de la politique gouvernementale fut la création des chaebol ; ces conglomérats familiaux (Hyundai, Samsung, LG Group, etc) bénéficièrent de subventions publiques, de protection face à la concurrence internationale, des terrains mis à leur disposition, d'une faible fiscalité et de normes spécifiques. Le gouvernement ne reconnait pas de salaire minimum ou de congé hebdomadaire, impose des périodes de travail gratuit à son bénéfice et les journées de travail sont d'une durée de douze heures. En outre, les syndicats et les grèves sont interdits. Dans les années 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde. Au niveau des échanges, en 2007, il s'agit de la et commerciale mondiale respectivement quant à l'exportation et l'importation de marchandises. Si l'on exclut les échanges intra-Union européenne, la Corée du Sud devient respectivement la et la exportatrice et importatrice de biens. Ayant fait le choix d’un modèle d’économie tournée vers les exportations, la Corée du Sud, qui s'est longtemps concentrée sur le marché nord-américain, a récemment diversifié ses partenariats commerciaux. En 2007, la Corée du Sud est devenu le troisième pays fournisseur de la Chine, à hauteur de 10,9 % de l'importation totale, après le Japon et l'Union européenne. Le marché de la Chine a représenté d'ailleurs plus de 22 % de l'exportation totale de la Corée, devant celui de l'Union européenne (15,1 %) et les États-Unis (12,4 %). === Problématiques sociales === Les inégalités sociales sont croissantes et très élevées. En 2014, un rapport de la Banque asiatique de développement souligne que : « la rapidité de la détérioration des inégalités de revenu en Corée du Sud au cours des vingt dernières années a été la cinquième plus importante sur vingt-huit pays asiatiques ». Le taux de pauvreté s’établit à 17 % et grimpe à 43 % pour les personnes âgées de plus de . La durée hebdomadaire légale du travail est ramenée de à en 2018 sous l'administration de Moon Jae-in. Certaines catégories de travailleurs, comme les indépendants, ne sont cependant pas protégées par la loi. == Médias == La presse écrite est dominée par trois quotidiens de sensibilité conservatrice : le Chosun Ilbo, le Dong-a Ilbo et le Joong-ang Ilbo. Les autres principaux titres sont le Hankook Ilbo, le Hankyoreh, le Kyunghyang Shinmun, le journal financier Hanguk Kyeongje Sinmun et, en langue anglaise, The Korea Herald et The Korea Times. Trois magazines d'opinion jouent un rôle important : le Sisajonol, le News and People et le Hangyore 21. Les trois principales chaînes de télévision sont la Korean Broadcasting System (KBS, publique), la Munhwa Broadcasting Corporation (acronyme anglais : MBC, publique) et la Seoul Broadcasting System (SBS, privée). La Corée du Sud est un des pays les mieux connectés à Internet au monde et le site OhmyNews y est influent. Le moteur de recherche Internet Naver domine le marché sud-coréen. Il est utilisé par 77 % des internautes sud-coréens, alors que Yahoo! atteint 4,5 %, Daum un autre moteur de recherche coréen arrive en deuxième place. Google a moins de 2 %. == Démographie == La population coréenne est l'une des plus homogènes du monde, ethniquement et linguistiquement. Dans les années 1970, la seule minorité était une petite communauté chinoise (21000). Depuis lors, le nombre de citoyens étrangers a augmenté et a dépassé un million en 2007 et en 2016. Cependant, beaucoup d'entre eux sont des Coréens ethniques ayant une citoyenneté étrangère. De nombreux résidents de Chine, des États post-soviétiques, des États-Unis et du Japon sont en fait des Coréens ethniques rapatriés (étiquetés « Coréens d'outre-mer ») qui peuvent répondre aux critères d'acquisition accélérée de la citoyenneté sud-coréenne. Par exemple, les migrants en provenance de Chine (RPC) représentent 56,5 % des ressortissants étrangers, mais environ 70 % d'entre-eux sont des Joseonjok (조선족), des citoyens chinois de nationalité coréenne. Des Coréens ont vécu en Mandchourie pendant de nombreux siècles, et constituent maintenant une minorité en Chine. Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, en Asie centrale (ancienne Union soviétique) depuis Vladivostok et Khabarovsk. La majorité de la population coréenne au Japon s'y trouve depuis la période coloniale. Le taux de fécondité en Corée du Sud est le plus bas du monde : par femme. L’effondrement de la natalité s’expliquerait par un système économique qui multiplie les exclus, une société de plus en plus solitaire et le manque de confiance en l'avenir. Selon les données publiées par l’ mercredi , le taux de natalité a connu une hausse au printemps en Corée du Sud. Une embellie remarquée dans le pays qui enregistre le taux de natalité le plus bas au monde. Cette hausse semble pourtant conjoncturelle, en dépit d’une politique ambitieuse de relance. L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement aux États-Unis ou au Canada. La ville de Séoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permis de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalisée d'aujourd'hui. === Langues === La langue coréenne était tenue pour un isolat, mais elle est désormais considérée comme faisant partie des langues coréaniques, dont elle est, avec le jeju, la seule survivante. Le système d'écriture coréen, han'gû ou hangeul, ou hangul a été inventé en 1443 par le roi Sejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets — en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen — par la proclamation royale de Hunmin jeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au peuple ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est fondé sur la phonétique coréenne. Durant les siècles qui suivirent l’invention de l’alphabet coréen, la connaissance des sinogrammes était synonyme d’érudition ; l’alphabet étant réservé aux classes sociales non éduquées. Avant 1912, l’alphabet s’appelait en effet le « », ce qui signifie « écriture vulgaire ». Il se nomme aujourd’hui « », ce qui signifie « écriture (des) Han », en référence à l’ethnie coréenne Han, à ne pas confondre avec l’ethnie chinoise Han. L’adoption massive de l’alphabet comme moyen d’écriture débute durant la période du protectorat japonais et prend toute son ampleur à la fin de la Seconde Guerre mondiale. De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois et au japonais via les hanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, . ==== Romanisation ==== Il existe principalement deux méthodes concurrentes de romanisation du coréen en Corée du Sud. La romanisation McCune-Reischauer, dont une variante fut utilisée en Corée du Sud de 1984 à 2000 et dont une version modifiée est officiellement utilisée en Corée du Nord. Exemple : le mot « », qui signifie « Pays du matin frais » et dont la prononciation est /t͡ɕo̞sʰʌ̹n/ donne en romanisation McCune-Reischauer : « » et en romanisation nord-coréenne : « ». La romanisation révisée, développée par l’ à la demande du gouvernement en 1995, a pour but principal de n’employer que des caractères ASCII. Elle est adoptée officiellement par la Corée du Sud en l’an 2000. Le changement de romanisation a été critiqué, la prononciation des mots coréens transcrits en romanisation révisée pouvant être parfois contre-intuitive pour un locuteur habitué aux prononciations occidentales. Exemple : le mot « » devient en romanisation révisée : « ». Les noms des personnes et des entreprises utilisent la plupart du temps un autre système de transcription adapté aux règles de prononciation de l'anglais. ==== Langues secondaires en Corée du Sud ==== On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant deux ans le chinois, le japonais, le français, l'allemand ou l'espagnol. Concernant le français, la Corée du Sud a pris le statut d'"État observateur" au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie. En raison de la colonisation japonaise de 1910 à 1945, certaines personnes âgées comprennent, ou parlent le japonais. Il existe une petite minorité dont le japonais est la langue maternelle, mais ces locuteurs sont généralement bilingues japonais et coréen. ==== Différences avec la Corée du Nord ==== ===== Appellation ===== Le coréen de Corée du Nord s'appelle officiellement 조선말 Chosôn mal, littéralement la parole/conversation de Chosôn, en référence au royaume de Chosôn. Le coréen de Corée du Sud s'appelle officiellement 한국어 Han'guk ô, littéralement la langue Han, en référence à l’ethnie Han coréenne - à ne pas confondre avec les Han de Chine. Le Chosôn mal et le Han'guk ô utilisent le même alphabet appelé 조선글 Chosôn'gûl en Corée du Nord et 한글 Han'gû en Corée du Sud. ===== Vocabulaire ===== Depuis la mise en place de l'idéologie Juche en Corée du Nord, le régime maintient une ligne politique pro-coréenne et proscrit donc tout ce qui est étranger, mettant en avant ce qui est coréen. La Corée du Sud qui est restée longtemps sous la tutelle des États-Unis et qui entretient encore aujourd'hui des relations importantes notamment au plan militaire avec ce pays a très vite intégré des mots d'anglais. Par ailleurs, comme les autres pays voisins de la Chine, elle a absorbé au cours de l'histoire beaucoup de vocabulaire dit sino-coréen, originaire des caractères chinois utilisés par la Corée avant l'invention du système alphabétique coréen par le roi Sejong le Grand. La Corée du Nord a donc inventé de nouveaux mots pour se débarrasser des mots sino-coréens et anglais. Exemple : œsophage se dit 식도 shikdo en sud-coréen et provient des caractères chinois 食道. Les Nord-Coréens ont créé le mot 밥길 pap qui signifie littéralement le trajet/la route de la nourriture. Certains nouveaux mots ainsi créés eurent du succès, d'autres ne furent finalement pas utilisés, jugés peu élégants. Cela permit la diffusion de ce dernier en Corée malgré la politique hostile du Royaume de Joseon à son égard. Les missionnaires ainsi que les personnes converties furent chassés et persécutés. En 2023, le pape François a annoncé que l'édition 2027 des Journées mondiales de la jeunesse aura lieu à Séoul. Le choix d'organiser des JMJ dans ce pays n'est pas une surprise. Le catholicisme est en pleine expansion en Corée du Sud. En 2020, un rapport de l'Institut pastoral catholique de Corée du Sud (CPIK) établissait que le nombre de catholique dans ce pays était passé d'un peu moins de 4 millions en 1999 à 5,9 millions en 2018. La population du pays n'avait dans le même temps augmenté que de 21,6 %, analysait Courrier international. La minorité catholique, qui représente actuellement (2024) environ 10 % de la population, exerce une forte influence dans la société et a notamment contribué à la fin de la dictature militaire dans les années 1980. La préparation des prochaines JMJ a officiellement démarré le . Il s'agit d'un défi logistique pour la Corée du Sud, d'autant plus que le Jamboree mondial de 2023 qui s'est également tenu dans le pays a été affecté par d'importants problèmes d'organisation. Témoignage ː Arrivé en Corée du Sud en 1954, René Dupont a vu, au plus près, la transformation du pays du matin calme et de son Église. Dernier évêque français de Corée du Sud, son parcours de foi s’est mêlé à l’histoire tumultueuse du pays d’Asie de l’Est. ==== Protestantisme ==== À partir de 1885, les missions protestantes s’établirent en Corée sous l’impulsion de missionnaires britanniques et américains. Les plus présents étaient les presbytériens et les méthodistes. Ils développèrent le christianisme à travers un réseau d’écoles, d’hôpitaux et d’œuvres de bienfaisance. Les missions protestantes bénéficièrent ainsi d’une image positive auprès de la population coréenne. En parallèle, ils cherchèrent à adapter l’évangile à la culture coréenne. C’est ainsi que le missionnaire écossais traduisit la Bible en coréen en 1887, et avoir été le premier à introduire l’espacement dans la ponctuation coréenne. ==== Nouvelles religions d’origine chrétienne ==== L’Église de l'Unification, Sect Moon, appelée officiellement fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, est fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon. l’Autel de la Victoire (mouvement religieux) est un nouveau mouvement religieux qui a été fondé en Corée du Sud en 1981 par Cho Hee Sung (조희성) (1931-2004). l’Église de Dieu - Société missionnaire mondiale a été fondée le par le pasteur Lee Man-hee. == Culture et société == La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de la Corée du Nord. La culture coréenne a été fortement influencée par celle de la Chine, tout en restant distincte. L' remonte à la période Koguryo ; ces influences peuvent être démontrées dans les peintures murales de la tombe de Koguryeo. Tout au long de son histoire, la Corée a été grandement influencée par la culture chinoise, empruntant à la Chine la langue écrite, les arts, les religions, la philosophie et les modèles d'administration gouvernementale et, ce faisant, transformant ces traditions empruntées en formes distinctement coréennes. La culture coréenne a influencé celle du Japon et à l'inverse la . La culture traditionnelle coréenne est profondément marquée par le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Depuis la division de la Corée en deux États séparés, la culture contemporaine coréenne s'est ramifiée en deux formes distinctes. La culture riche et dynamique de la Corée du Sud a laissé 21 éléments classés au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, le quatrième plus grand patrimoine culturel immatériel national au monde de ce point de vue, ainsi que 15 sites du patrimoine mondial. Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme encourage activement les arts traditionnels, ainsi que les formes modernes, par le biais de programmes de financement et d'éducation. Selon le classement mondial 2023 de la liberté de la presse, la Corée du Sud possède le deuxième plus haut niveau de liberté de la presse en Asie, derrière Taïwan. Les deux principaux syndicats sont la Fédération des syndicats coréens (FKTU) et la Confédération coréenne des syndicats (KCTU) (voir aussi l’article détaillé syndicalisme en Corée du Sud). Les Sud-Coréens doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter la Corée du Nord ; à défaut, ils peuvent être emprisonnés à leur retour, en application de la Loi de sécurité nationale. === Fêtes et jours fériés === === Patrimoine culturel et tourisme === Plusieurs sites sud-coréens sont inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont au nombre de quinze, dont quatorze en 2021 : la grotte de Seokguram et le temple de Bulguksa (deux sites religieux en montagne) ; le sanctuaire de Jongmyo (un sanctuaire confucéen dans Séoul) ; le temple de Haeinsa et le Tripitaka Koreana (haut lieu du bouddhisme en Corée) ; l’ensemble du palais de Changdeokgung (le plus remarquable des cinq grands palais royaux de Séoul) ; la forteresse de Hwaseong (six kilomètres de remparts dans une grande ville) ; le site des dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa (trois cimetières préhistoriques) ; les zones historiques de Gyeongju (des tumuli royaux et une accumulation d’édifices religieux) ; les tombes royales de la dynastie Joseon ; les villages historiques de Hahoe et Yangdong. Au plan national, les objets et les bâtiments possédant une valeur historique et artistique exceptionnelle ont été regroupés dans la liste des trésors nationaux. === Arts === L'art coréen a été fortement influencé par le bouddhisme et le confucianisme, comme en témoignent les nombreuses peintures, sculptures, céramiques et arts du spectacle traditionnels. Effectivement, le bouddhisme aurait connu des temps glorieux surtout de 668 à 935. Puis sous la dynastie Koryo, cette religion influence beaucoup l'art. Malgré le fait qu'elle n'a pas pu s'encrer dans cette société, le bouddhisme est encore une grande source d'inspiration dans l'art. La poterie et la porcelaine coréennes, telles que le baekja et le buncheong de Joseon, ainsi que le céladon de Goryeo, sont bien connues dans le monde entier. La , le pansori, le talchum et le buchaechum sont également des arts du spectacle coréens remarquables. L'art coréen moderne d'après-guerre a commencé à prospérer dans les années 1960 et 1970, lorsque les artistes sud-coréens se sont intéressés aux formes géométriques et aux sujets intangibles. Établir une harmonie entre l'Homme et la nature était aussi une des priorités de cette époque. En raison de l'instabilité sociale, les questions sociales sont apparues comme des sujets majeurs dans les années 1980. L'art a été influencé par divers événements et expositions internationaux en Corée, qui ont apporté plus de diversité sur le plan artistique. Le parc olympique de Séoul en 1988, la transposition de l'édition 1993 de la biennale de Whitney à Séoul, la création de la biennale de Gwangju et le Pavillon coréen à la biennale de Venise en 1995 constituent des évènements remarquables. === Architecture === L'architecture traditionnelle coréenne se caractérise par son harmonie avec la nature. Les architectes anciens ont adopté le système de supports caractérisé par des toits de chaume et des planchers chauffants appelé ondol. Les gens des classes supérieures ont construit des maisons plus grandes avec des toits de tuiles élégamment incurvés et des avant-toits relevables. L'architecture traditionnelle peut être vue dans les palais et les temples, les vieilles maisons préservées appelées hanok et les sites spéciaux comme le village folklorique de Hahoe, le village historique de Yangdong et le village folklorique coréen. L'architecture traditionnelle peut également être vue sur plusieurs sites du patrimoine mondial de l'UNESCO. L'architecture occidentale a été introduite pour la première fois à la fin du XIXe siècle. Des églises, des bureaux de législation étrangère, des écoles et des bâtiments universitaires furent construits dans des styles nouveaux. Avec l'annexion par le Japon en 1910, le régime colonial est intervenu dans le patrimoine architectural coréen et l'architecture moderne de style japonais s'est imposée. Le sentiment anti-japonais et la guerre de Corée ont conduit à la destruction de la plupart des bâtiments construits à cette époque. L'architecture coréenne moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement lors de la reconstruction après la guerre de Corée, intégrant les tendances et les styles architecturaux modernes. Stimulé par la croissance économique des années 1970 et 1980, le réaménagement actif a ouvert de nouveaux horizons dans la conception architecturale. Au lendemain des Jeux olympiques de Séoul de 1988, la Corée du Sud a connu une grande diversité de styles dans son paysage architectural avec l'ouverture du marché aux architectes étrangers. Les efforts architecturaux contemporains ont tenté d'équilibrer la philosophie traditionnelle de « l'harmonie avec la nature » et l'urbanisation rapide que le pays a traversée ces dernières années. En raison de l'histoire tumultueuse de la Corée, la construction et la destruction se sont répétées sans cesse, ce qui a donné lieu à un mélange intéressant de styles et de conceptions architecturales. === Cuisine === La cuisine coréenne, hanguk yori (한국요리; 韓國料理), ou hansik (한식; 韓食), a évolué à travers des siècles de changements sociaux et politiques. Les ingrédients et les plats varient selon la province. Il existe de nombreux plats régionaux importants qui ont proliféré sous différentes variantes à travers le pays de nos jours. La rassemblait autrefois toutes les spécialités régionales uniques pour la famille royale. Les repas consommés à la fois par la famille royale et par les citoyens ordinaires ont été réglementés par une culture unique de l'étiquette. La cuisine coréenne est en grande partie basée sur le riz, les nouilles, le tofu, les légumes, le poisson et les viandes. Les plats traditionnels se distinguent par le nombre de plats d'accompagnement, banchan (반찬), qui accompagnent le riz à grains courts cuit à la vapeur. Chaque repas est accompagné de nombreux banchan. Le kimchi (김치), un plat de légumes fermentés généralement épicés, est couramment servi à chaque repas et est l'un des plats les plus connus. La cuisine coréenne implique généralement un assaisonnement intense avec de l'huile de sésame, du doenjang (된장, un type de pâte de soja fermentée), de la sauce soja, du sel, de l'ail, du gingembre et du gochujang (고추장, une pâte de piment). D'autres plats bien connus sont le bulgogi (불고기), du bœuf mariné grillé ; gimbap (김밥); et le tteokbokki (떡볶이), une collation épicée composée d'un gâteau de riz assaisonné de gochujang ou d'une pâte de piment épicée. Les soupes font également partie intégrante d'un repas et sont servies dans le cadre du plat principal plutôt qu'au début ou à la fin du repas. Les soupes connues sous le nom de guk (국) sont souvent préparées avec de la viande, des crustacés et des légumes. Semblable au guk, le tang (탕; 湯) contient moins d'eau et est plus souvent servi dans les restaurants. Un autre type est le jjigae (찌개), un ragoût généralement fortement assaisonné de piment et servi bouillant. Les boissons alcoolisées coréennes populaires comprennent le Soju, le Makgeolli et le Bokbunja ju. La Corée est le seul pays de la sphère culturelle chinoise à utiliser des baguettes métalliques. Des baguettes en métal ont été découvertes sur les sites archéologiques de Koguryeo. === Sport === Les Jeux olympiques d'été de 1988 ont été organisés à Séoul et les Jeux olympiques d'hiver de 2018 sont organisés à Pyeongchang. Le baseball a été introduit en 1905, et en 1982 l’Organisation coréenne de baseball a été formée. L’équipe nationale a gagné la petite finale de la Classique mondiale de baseball en 2004. Le handball a obtenu de très bons résultats à l'échelle internationale, en particulier l'équipe nationale féminine qui est double championne olympique (1988 et 1992), une fois championne du monde (1995) et onze fois championne d'Asie. De plus, trois Sud-Coréens ont été élus meilleur handballeur de l'année, les joueuses Kim Hyun-mee et Lim O-kyeong, puis le joueur Yoon Kyung-shin qui a également été élu sportif sud-coréen du XXe siècle. La Corée du Sud, associée au Japon, a accueilli la coupe du monde de football 2002 ; au cours de cette compétition, les résultats de l’équipe nationale ont entraîné un engouement sans précédent de la population pour le football. En effet, la Corée du Sud a atteint la demi-finale en battant la Pologne, le Portugal, l’Italie et l’Espagne, avant d’être éliminée par l’Allemagne. Elle est éliminée au premier tour lors de la coupe du monde 2006 et en huitième de finale lors de la coupe du monde 2010. La Corée du Sud accueille également les Jeux asiatiques de 2002. Elle remporte 260 médailles lors de cette compétition. Lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de 2000, 2004 et 2006, les deux Corée ont défilé ensemble sans toutefois concourir sous un même drapeau lors des épreuves. Elles ne sont plus parvenues à se mettre d'accord depuis 2008. La Corée du Sud est également connue pour la patineuse Kim Yuna, championne du monde en 2009 et championne olympique aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010. Parmi les sportifs sud-coréens célèbres, il y a : Son Heung-min, Park Tae-hwan, Lee Yong-dae, Shin A-lam, Kim Yuna, Park Ji-sung… En Formule 1, le circuit international de Yeongam a été construit dans la banlieue de Mokpo pour accueillir le Grand prix de Corée du Sud de 2010 à 2013. Parmi les sports les plus importants du pays, il y a aussi le taekwondo et le sport électronique, ce dernier étant le deuxième sport le plus regardé, après le baseball. Lors des Jeux olympiques d'été de 2012, la Corée du Sud finit à la au classement des médailles. En tir à l'arc, la Corée du Sud est la nation dominante aux Jeux Olympiques, elle détient le record du nombre de médailles gagnées pour un pays depuis 1972 avec 39 médailles, dont la plupart sont en or. === Loisirs === L’accès des Sud-Coréens à la société de consommation s’est traduit par une diversification des loisirs : alors que les promenades dans les parcs restent un des passe-temps favoris en fin de semaine, les jeunes Sud-Coréens apprécient les sorties au café ou au cinéma, tandis que le taux d’accès à Internet compte parmi les plus élevés au monde. Outre la pratique des sports coréens traditionnels (comme le tir à l’arc ou le taekwondo), le football et le baseball sont particulièrement populaires. Une autre passion est la pratique des jeux vidéo. On trouve en Corée du Sud de véritables compétitions très médiatisées, notamment de StarCraft 2: Wings of Liberty. En effet, des chaînes de télévisions retransmettent les événements, qui sont parfois entrecoupés par des concerts de K-pop. On trouve également beaucoup d'adeptes de MMO en particulier pour jouer à des jeux tels que Aion dans les PC-bangs. === Éducation === Le système scolaire coréen est semblable à celui du Japon. En effet, il est divisé en 5 niveaux : école maternelle, école primaire, collège, lycée et université. Les enfants sont scolarisés à partir de l'âge de . Selon CIA World Factbook, le taux d'alphabétisation des personnes âgées de plus de en Corée du Sud est 97,9 % en 2012 (soit 99,2 % pour les hommes et 96,6 % pour les femmes). Depuis la partition de la Corée, l'anticommunisme tient une place importante dans l’enseignement moral et civique. === Immigration === L'immigration en Corée du Sud est faible en raison des politiques d'immigration restrictives résultant de la forte opposition des Coréens aux immigrants. Cependant, ces dernières années, avec l'assouplissement de la loi, l'afflux d'immigrants en Corée du Sud a augmenté, les résidents étrangers représentant 4,9 % de la population totale en 2022 (2 245 912 résidents étrangers). === Problèmes sociétaux === Parmi les États industrialisés membres de l'OCDE, la Corée du Sud est le pays où le taux de suicides (28,1 suicides pour en 2018. En quatre ans (2018-2022), le taux de suicide dans le pays a connu une hausse de 32 %, particulièrement chez les jeunes femmes. La société sud-coréenne est décrite comme «:hyper-compétitive où les pressions et le stress sont constants », expliquant en partie le taux de suicide très élevé du pays. L'adultère est dépénalisé par la Cour constitutionnelle en 2015. Depuis 1953, près de ont été condamnées à des peines de prison pour cette raison. La Corée du Sud est l'un des rares pays industrialisés à interdire l'avortement. Toutefois, la Cour Constitutionnelle demande en 2018 une modification de la législation. Les médecins encourent deux ans d'emprisonnement. Les enfants et adolescents sans-abri seraient environ 250000 dans toute la Corée du Sud. Les loyers représentent 50 % des salaires des Sud-Coréens, mais de nombreuses maisons sont « si petites que même avec seulement un ou deux résidents, elles sont déjà surpeuplées », selon le rapporteur spécial des Nations unies sur le logement. Depuis les années 2000, les jeunes Sud-Coréens ont le sentiment que les inégalités de conditions sont devenus trop fortes, que les classes moyennes et supérieures ont monopolisé les bonnes universités les bonnes écoles et l'accès aux bonnes œuvres. Dans une enquête publiée par The Hankyoreh, 85 % des jeunes étaient d'accord avec l'affirmation suivante : « Les gens nés pauvres ne pourront jamais rivaliser avec ceux qui sont nés riches ». Quand les autorités arrêtent des étrangers en situation irrégulière, elles emprisonnent avec eux leurs enfants, même si ceux-ci sont en bas âge. Cette pratique est dénoncée par les ONG de défense des droits de l’homme, mais jusqu'à présent sans succès. L’ONG World Vision Korea rappelle que la Corée du Sud viole les conventions internationales sur les droits de l’enfant qu’elle a pourtant signées. La Corée du Sud importe une partie de sa main d’œuvre de l’étranger, en général d'Asie du Sud-Est. Mais elle reste méfiante et plutôt xénophobe à l'égard de ces derniers. Ces ouvriers migrants occupent souvent des emplois mal payés et dangereux, souffrent souvent de mauvaises conditions de travail et d'employeurs abusifs. Ils ne peuvent changer d’emploi sans l’autorisation de leur patron. Les accidents du travail sont nombreux, de même que les descentes de police, arrestations et expulsions lorsque leur visas arrivent à leur terme.
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Chimie
La chimie est une science de la nature qui étudie la matière et ses transformations, et plus précisément les atomes, les molécules, les réactions chimiques et les forces qui favorisent les réactions chimiques. == Présentation générale == La chimie porte sur les éléments suivants : les éléments chimiques à l'état libre, atomes ou ions atomiques. Elle étudie également leurs associations par liaisons chimiques qui engendrent notamment des composés moléculaires stables ou des intermédiaires plus ou moins instables. Ces entités de matière peuvent être caractérisées par une identité reliée à des caractéristiques quantiques et des propriétés précises ; les processus qui changent ou modifient l'identité de ces particules ou molécules de matière, dénommés réaction chimique, transformation, interaction ; les mécanismes réactionnels intervenant dans les processus chimiques ou les équilibres physiques entre deux formes, qui permettent d'interpréter des observations et d'envisager de nouvelles réactions ; les phénomènes fondamentaux observables en rapport avec les forces de la nature qui jouent un rôle chimique, favorisant les réactions ou synthèses, addition, combinaison ou décomposition, séparation de phases ou extraction. L'analyse permet de découvrir les compositions, le marquage sélectif ouvre la voie à un schéma réactionnel cohérent dans des mélanges complexes. La taille des entités chimiques varie de simples atomes ou molécules nanométriques aux édifices moléculaires de plusieurs dizaines de milliers d'atomes dans les macromolécules, l'ADN ou protéine de la matière vivante (infra)micrométrique, jusqu'à des dimensions parfois macroscopiques des cristaux. En incluant l'électron libre (qui intervient dans les réactions radicalaires), les dimensions de principaux domaines d'application se situent dans son ensemble entre le femtomètre () et le micromètre (). L'étude du monde à l'échelle moléculaire soumise paradoxalement à des lois singulières, comme le prouvent les récents développements nanotechnologiques, permet de mieux comprendre les détails de notre monde macroscopique. La chimie est qualifiée de « science centrale » en raison des relations étroites qu'elle possède avec la biologie et la physique. Et elle a évidemment des relations avec les champs d'applications variés, tels que la médecine, la pharmacie, l'informatique et la science des matériaux, sans oublier des domaines appliqués tels que le génie des procédés et toutes les activités de formulation. La physique, et surtout son instrumentation, est devenue hégémonique après 1950 dans le champ de la science de la nature. Les avancées en physique ont surtout refondé en partie la chimie physique et la chimie inorganique. La chimie organique, par l'intermédiaire de la biochimie, a partagé des recherches valorisant la biologie. Mais la chimie n'en garde pas moins une place incontournable et légitime dans le champ des sciences de la nature : elle conduit à de nouveaux produits, de nouveaux composés, découvre ou invente des structures moléculaires simples ou complexes qui bénéficient de façon extraordinaire à la recherche physique ou biologique. Enfin l'héritage cohérent que les chimistes défenseurs marginaux des structures atomiques ont légué aux acteurs de la révolution des conceptions physiciennes au début du XXe siècle ne doit pas être sous-estimé. == Étymologie == , mais ces hypothèses peuvent être reliées : l'une égyptienne, kemi viendrait de l'ancien égyptien Khemet, la terre. Il se retrouve aussi dans le copte « noire » puisque dans la vallée du Nil, la terre est noire. L'art de la kemi, par exemple les poisons minéraux, a pu influencer la magie noire ; la racine grecque se lie à , khumeia, « mélange de liquides » (, khumos, « suc, jus ») ; enfin, le mot « chimie » proviendrait de l'arabe al kemi, (littéralement la kemia, la « chimie »), , mot lui-même venant de l'égyptien ancien kem qui désigne la couleur noire. == Histoire == === Antiquité et Moyen-Âge === L'art d'employer ou de trier, préparer, purifier, transformer les substances séchées mises sous forme de poudres, qu'elles proviennent du désert ou de vallées sèches, a donné naissance à des codifications savantes, d'abord essentiellement minérales. Mais les plantes éphémères et les arbres pérennes du désert, et leurs extraits gommeux ou liquides nécessaires aux onguents, ont été très vite assimilés à celles-ci, par reconnaissance de l'influence des terres et des roches. Outre la connaissance du cycle de l'eau et des transports sédimentaires, la maîtrise progressive des métaux et des terres, les Égyptiens de l'Antiquité connaissent beaucoup de choses. Parmi elles, le plâtre, le verre, la potasse, les vernis, le papier (papyrus durci à l'amidon), l'encens, une vaste gamme de couleurs minérales ou pigments, de remèdes et de produits cosmétiques Plus encore que les huiles à onction ou les bains d'eaux ou de boues relaxants ou guérisseurs, la chimie se présente comme un savoir sacré qui permet la survie. Par exemple par l'art sophistiqué d'embaumer ou par le placement des corps des plus humbles dans un endroit sec. L'art de la terre égyptien a été enseigné en préservant une conception unitaire. Les temples et les administrations religieuses ont préservé et parfois figé le meilleur des savoirs. Le pouvoir politique souverain s'est appuyé sur les mesures physiques, arpentage et hauteur hydraulique des crues, peut-être sur la densité du limon en suspension, pour déterminer l'impôt et sur les matériaux permettant les déplacements ou la mobilité des armées. Le vitalisme ou les cultes agraires et animaux, domaines appliqués de la kemia, ont été préservés dans des temples, à l'instar d'Amon, conservatoire des fumures azotées et de la chimie ammoniacale antique. Les savants musulmans supposaient que tous les métaux provenaient de la même espèce. Ils croyaient à la possibilité de la transmutation et cherchèrent en vain dans cette perspective l'obtention de « l'al-iksir » qui prolongerait la vie. « Dans le même temps, guidés par des préoccupations plus pratiques, ils se livraient dans leurs laboratoires à des expérimentations systématiques des corps. Disposant de tableaux indiquant les poids spécifiques, ils pouvaient en les pesant, les distinguer, les reconnaître par des analyses sommaires et, quelquefois même les reconstituer par synthèse. [...] Ils trouvèrent des teintures pour colorer les tissus, les mosaïques et les peintures, si parfaites qu'elles ont gardé leur fraîcheur millénaire. » « Les Arabes allaient faire connaître au monde l'usage des parfums, en apprenant à extraire les parfums des fleurs. À Chapur, on distillait toutes les essences selon les techniques zoroastriennes : narcisse, lilas, violette, jasmin… Gur était réputé pour ses eaux parfumées et fabriquait des eaux de fleur d'oranger et de rose à base de rose d'Ispahan. Samarkand était célèbre par son parfum de basilic, Sikr par son ambre. Le musc du Tibet, le Nénuphar d'Albanie, la Rose de Perse demeurent des parfums aussi prestigieux que légendaires. » « En mélangeant la soude (Al-qali) avec le suif ou l'huile, les Arabes fabriquèrent les premiers savons et créèrent une des plus magnifiques industries de Bagdad, qui devait s'étendre rapidement sur l'Égypte, la Syrie, La Tunisie et l'Espagne musulmane. L'islam avait fait si bien que le goût du bien-être gagna toutes les classes de la société et que la production ne suffit plus à la consommation. Le besoin d'inventer l'industrie des succédanés ou ersatz se fit sentir à ce moment-là ». La religiosité hellénistique a ainsi légué aussi bien le bain-marie, de Marie la Juive que l'abscons patronage d'Hermès Trismégiste, divinité qui prétendait expliquer à la fois le mouvement et la stabilité de toute chose humaine, terrestre ou céleste. === De l'alchimie pré-scientifique à la chimie scientifique === Au cours des siècles, ce savoir empirique oscille entre art sacré et pratique profane. Il s'est préservé comme l'atteste le vocable chimia des scolastiques en 1356, mais savoir et savoir-faire sont souvent segmentés à l'extrême. Parfois, il est amélioré dans le monde paysan, artisan ou minier avant de devenir une science expérimentale, la chimie, au cours des troisième et quatrième décennies du XVIIe siècle. Au même titre que la physique, l'essor de la pensée et de la modélisation mécanistes, font naître la chimie sous forme de science expérimentale et descriptive. La chimie reste essentiellement qualitative et bute sur le retour incessant des croyances écartées. Les alchimistes ont subsisté jusqu'en 1850. Ils poursuivaient la quête de la pierre philosophale et continuant l'alchimie sous une forme ésotérique. La rupture entre la chimie et l'alchimie apparaît pourtant clairement en 1722, quand Étienne Geoffroy l'Aîné, médecin et naturaliste français, affirme l'impossibilité de la transmutation. La chimie expérimentale et l'alchimie diffèrent déjà radicalement. La première est de nature scientifique alors que la seconde représente un ensemble de croyances non-scientifiques. La chimie a connu une avancée énorme avec Antoine Lavoisier qui l'a promue au rang de science exacte. Lavoisier reste dans l'Histoire comme celui qui a découvert la combustion par le dioxygène (1775). Pour le philosophe Thomas Samuel Kuhn, il s'agit d'une révolution scientifique majeure, qui a donné naissance à la chimie moderne. Marie-Anne Pierrette Paulze collabore à l'œuvre scientifique de Lavoisier (son mari), notamment le Traité élémentaire de chimie (1789). À partir de 1777. Le couple se lève à 5 heures et travaille dans le laboratoire de 6 à 9 heures et de 19 à 21 heures. Son écriture apparaît fréquemment dans les registres de laboratoire, mêlée à celle d’Antoine Lavoisier et de ses collaborateurs. === Représentations de l'atome et de la molécule === À la suite de Van Helmont, les premiers chimistes maîtrisent déjà la notion de gaz, tiennent compte du facteur de la température et parviennent à expliquer sommairement la pression de vapeur d'un corps et les mélanges miscibles des fluides. John Dalton, a le premier essayé de donner une définition moderne de la notion d'atome. L'atome constitue une particule fondamentale ou une combinaison de plusieurs d'entre elles. En 1811, Amedeo Avogadro affirme que le volume d'un gaz quelconque à pression et température constante contient le même nombre de particules, qu'il dénomme molécules intégrantes ou constituantes. L'obstination de nombreux chimistes, tel Berzelius en pionnier de l'électrovalence dès 1812, a servi pour réaffirmer la possibilité d'une modélisation à la fois mécaniste et géométrique par le biais d'une architecture atomique. Auguste Laurent, proposant pour des séries homologues de molécules organiques un même squelette constitué d'atomes, était dénigré par les maîtres des laboratoires. Mais malgré l'influence des équivalentistes, le revirement s'opère. Ce dernier est porté par la reconnaissance des succès de l'électrochimie préparative depuis Humphry Davy et Michael Faraday et la volonté de corréler quantitativement nombre d'espèces chimiques et masse d'un corps pur. Le congrès de Karlsruhe organisé en 1860 par les amis de Friedrich August Kekulé von Stradonitz et de Charles Adolphe Wurtz ouvre la voie à des conventions atomiques. Son influence éveille une recherche sur la classification des éléments qui débouche notamment sur les classifications périodiques de Mendeleïev et de Meyer. Elle entraîne un renouveau d'intérêt pour les molécules. Kékulé et Kolbe en chimie organique, Le Bel et van 't Hoff en chimie générale et plus tard Alfred Werner en chimie minérale établissent les fondements de la représentation en structures moléculaires. Les travaux de Joseph John Thomson, découvreur de l'électron en 1897, prouvent que l'atome est constitué de particules électriquement chargées. Ernest Rutherford démontre par sa célèbre expérience en 1909 que l'atome est surtout composé de vide, son noyau, massif, très petit et positif, étant entouré d'un nuage électronique. Marie Curie obtient le prix Nobel de chimie en 1911 pour ses travaux sur le polonium et le radium. . Niels Bohr, précurseur de la modélisation atomique, affirme en 1913 que les électrons circulent sur des « orbites ». Lorsque James Chadwick découvre les neutrons, la théorie quantique fondée au début de l'entre-deux-guerres sur le modèle rival d'Erwin Schrödinger renforcée par les compléments matriciels de Werner Heisenberg, l'affinement théorique de Wolfgang Pauli a déjà pris son envol. Et ce, malgré les contestations appliquées et systématiques d'Albert Einstein. Des années 1930 à notre XXIe siècle, la mécanique quantique explique le comportement de l'atome et des molécules. === La chimie et l'identification des composés chimiques au XXe siècle === Au XXe siècle, l'essor des mesures physiques a facilité aux chimistes la caractérisation des composés avec lesquels ils travaillent. Auparavant, la réaction chimique et un nombre restreint de techniques physico-chimiques s'imposaient en ultime recours pour détecter ou caractériser une molécule. À partir du XXe siècle, il existe diverses méthodes de mesures. Parmi elles, la chromatographie, la spectrométrie électromagnétique (infrarouge, lumière visible ou UV), la masse, de résonance magnétique nucléaire. Sans oublier aussi d'inclure les microscopies électroniques et autres analyses par diffraction de rayons X ou par diffusion de particules et, dans des cas d'observation contrôlée sur surface plane, la microscopie par champ de force. Toutes ces possibilités ont permis une identification plus aisée. Elles offrent souvent la possibilité de remonter à la structure géométrique des molécules et de leurs assemblages et de connaître leur composition isotopique. Parfois même de « voir » par le multiplicateur instrumental la molécule, de la (dé)placer ou de suivre des réactions (photo)chimiques en temps réel de plus en plus brèves. Ces progrès physico-chimiques ont permis de grandes avancées tout particulièrement en biochimie où les édifices étudiés restent complexes et les réactions variées. === Quelques personnalités de la chimie et de la physico-chimie === == Disciplines == La chimie est divisée en plusieurs spécialités expérimentales et théoriques à l'instar de la physique et de la biologie, avec lesquelles elle partage parfois des espaces d'investigations communs ou proches. La recherche et l'enseignement en chimie sont organisés en disciplines qui peuvent partager des domaines communs : la biochimie qui étudie les réactions chimiques dans des milieux biologiques (cellules…) ou avec des objets biologiques (protéines…) ; la chimie analytique regroupe l'étude des méthodes d'analyses qualitatives ou quantitatives qui permettent de connaître la composition d'un échantillon donné ; la chromatographie et la spectroscopie en constituent ses principaux domaines ; la chimie des matériaux présente la préparation et l'étude de substances avec une application en tant que matériau. Ce domaine intègre des éléments des autres domaines classiques de la chimie avec un intérêt particulier pour les problèmes fondamentaux concernant les matériaux ; la chimie inorganique ou chimie minérale concerne la description et l'étude des éléments chimiques et des composés sans squelette carboné ; la chimie organique recense la description et l'étude des composés comportant un squelette d'atomes de carbone (composés organiques) ; la chimie physique dont l'objet constitue l'étude des lois physiques des systèmes et procédés chimiques ; ses principaux domaines d'étude comprennent : la thermochimie, la cinétique chimique, l'électrochimie, la radiochimie, et les spectroscopies ; la chimie théorique analyse l'étude de la chimie à travers un raisonnement théorique fondamental (habituellement à l'aide des mathématiques et de la physique). En particulier, l'application de la mécanique quantique à la chimie a donné naissance à la chimie quantique. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le progrès des ordinateurs a permis le développement de la chimie numérique (ou computationnelle); la chimie des aliments, incluant la gastronomie moléculaire, s'intéressent respectivement aux ingrédients et aliments, ou pour la seconde, aux mécanismes des phénomènes qui surviennent lors de la production d'aliments à partir d'ingrédients. Liste d'autres domaines spécialisés ou d'interface : Ces interfaces mouvantes ne facilitent pas la délimitation de la chimie. Avec la physique. Bien que la frontière entre la physique et la chimie ne soit pas clairement définie, elle est considérée, généralement, comme relevant de la chimie car les phénomènes provoqués par les réactions entre les constituants de la matière entraînent une modification des liaisons entre les atomes. Selon la nature de ces liaisons, ces phénomènes impliquent entre les atomes des échanges ou mises en commun d'électrons ou bien des forces électrostatiques. Les niveaux d'énergie mis en œuvre dans les phénomènes chimiques font que, au-delà, on entre dans la physique des plasmas, voire dans la physique nucléaire avec l'implication du noyau atomique. Aux échelles inférieures à celle de l'atome, l'étude des particules élémentaires et de leurs interactions relève de la physique des particules. Avec la biologie. La frontière entre la chimie et la biologie n'est pas plus clairement définie. En effet, la délimitation n'est pas bien définie entre la biochimie et la biologie moléculaire. La biochimie constitue une sous-discipline de la chimie qui étudie les réactions chimiques dans des milieux biologiques (cellules…) ou avec des objets biologiques (protéines et autres biomolécules…). La biologie moléculaire, quant à elle regroupe la partie de la biologie qui s'intéresse à la compréhension des processus biologiques au niveau moléculaire. Avec la science des matériaux. L'omniprésence de la chimie se retrouve lorsqu'on considère les fondements du domaine initialement technologique des matériaux. Mais ce dernier tend à prendre par hyperspécialisation une distance envers sa matrice, et cette toile de fond n'apparaît souvent que lors des évolutions techniques. Ainsi l'art de la dentisterie en mutation dans les années 1980-1990 a pu se réaliser grâce aux applications de la chimie macromoléculaire. L'évolution de la chimie, tant dans son enseignement que dans les champs de recherche, est influencée à terme par les puissantes directions de recherches américaines. En particulier de façon récente privilégiant majoritairement les domaines des soins et de la santé humaine et animale. La langue de la recherche en chimie se présente majoritairement en anglais. Des années 1880 à la Grande Guerre, l'allemand, l'anglais et le français ont pourtant constitué des langues véhiculaires nécessaires aux savants. Mais survient l'éclipse du français dans l'entre-deux-guerres. Puis l'allemand, qui avait réussi à préserver quelques dernières revues importantes ou écrits scientifiques de référence, a cédé face à l'anglais dans les années 1990. == Structure de la matière == === Élément chimique === Un élément est une entité immatérielle dénuée de propriétés physiques ou chimiques. Il constitue un couple formé d'un symbole et d'un numéro atomique (numéro d'ordre dans le tableau périodique des éléments) qui caractérise les atomes, molécules, ions, nucléides isotopes d'une espèce chimique donnée. 92 éléments naturels et 17 éléments artificiellement créés par l'homme sont répertoriés. Un élément chimique désigne abstraitement l'ensemble des atomes avec un nombre donné de protons dans leur noyau. Ce nombre s'appelle le numéro atomique. Par exemple, tous les atomes avec six protons dans leurs noyaux constituent des atomes de l'élément carbone C. Ces éléments sont rassemblés et ordonnés dans le tableau périodique des éléments. === Atome === L'atome d'une espèce chimique représente une entité matérielle. L'atome est formé d'un noyau atomique contenant des nucléons, en particulier d'un nombre Z de charge électrique élémentaire positive du noyau qui maintient autour de lui un nombre d'électrons, charge négative équilibrant la charge positive du noyau. Il possède un rayon, une structure géométrique, ainsi que des propriétés chimiques et physico-chimiques spécifiques relevant de ce cortège électronique. Un atome constitue la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre. Généralement constitué d'un noyau composé de protons et de neutrons autour desquels orbitent des électrons, sa taille caractéristique se compte en dixième de nanomètre (nm), soit 10 m. La théorie atomiste, qui soutient l'idée d'une matière composée de « grains » indivisibles (contre l'idée d'une matière indéfiniment sécable), est connue depuis l'Antiquité, et fut en particulier défendue par Démocrite, philosophe de la Grèce antique. Elle fut disputée jusqu'à la fin du XIXe siècle ; aujourd'hui, cela ne fait l'objet d'aucune controverse. Les sciences de la matière modernes se reposent en particulier sur cette notion d'atome. L'atome n'est cependant plus considéré comme un grain de matière insécable, depuis les expériences de physique nucléaire ayant mis à jour sa structure au début du XXe siècle. En chimie, les atomes représentent les éléments de base. Ils constituent la matière et forment les molécules en partageant des électrons. Les atomes restent grosso modo indivisibles au cours d'une réaction chimique (en acceptant les légères exceptions que constituent les échanges des électrons périphériques). Cependant, depuis le début du XXe siècle, des expériences de physique nucléaire ont mis en évidence l'existence d'une structure complexe pour le noyau atomique. Les constituants de l'atome constituent des particules élémentaires. Les plus gros atomes peuvent être vus au microscope électronique en transmission Histoire de l'atome Le concept d'atome est particulièrement bien admis par le grand public, pourtant, paradoxalement, les atomes ne peuvent pas être observés par des moyens optiques et seuls quelques rares physiciens manipulent des atomes isolés. L'atome représente donc un modèle essentiellement théorique. Bien que ce modèle ne soit plus aujourd'hui remis en cause, il a beaucoup évolué au cours du temps pour répondre aux exigences des nouvelles théories physiques et correspondre aux différentes expérimentations effectuées. ==== Isotope ==== Un isotope d'une espèce atomique constitue une entité matérielle caractérisée par : le symbole de son élément, le nombre Z qui représente aussi le numéro atomique ; le nombre de masse A qui représente la masse relative de l'isotope, A = Z + N. Un isotope possède des propriétés nucléaires spécifiques. Les propriétés chimiques des divers isotopes ne diffèrent pas entre elles pour les atomes suffisamment lourds. === Molécule === Une molécule constitue un assemblage précis d'atomes, domaine défini et structuré dans l'espace et le temps par des liaisons chimiques fortes. Une molécule polyatomique se comporte essentiellement comme une entité aux propriétés propres, une individualité chimique radicalement différente des atomes qui composent son architecture. Si les molécules monoatomiques ou les petites molécules polyatomiques sont électriquement neutres, les molécules plus grandes ou complexes n'obéissent pas systématiquement à ce critère. === Liaison chimique === La liaison chimique impliquant la présence d'électrons liés à un ou plusieurs noyaux explique la réalité moléculaire. Plus précisément, elle assure la stabilité des molécules et, dans le cas d'un assemblage complexe, la cohésion liante de chaque atome entre eux mettant en jeu par échange ou partage un ou plusieurs électrons dans les liaisons covalentes. Cela se réalise par la mise en commun d'électrons collectifs à un vaste réseau d'atomes dans la liaison métallique ou initiant par de fortes dissymétries locales de charges, des forces électrostatiques. === Corps pur === Un corps pur incarne un corps généralement macroscopique constitué au niveau moléculaire d'une seule espèce chimique. Sa composition chimique, son organisation sous forme de gaz, liquide, solide amorphe ou réseaux cristallins, et ses propriétés physiques, par exemple les constantes physiques correspondant aux transitions de premier ordre comme la température de fusion, d'ébullition, peuvent être définies. En particulier, l'analyse chimique distingue les corps simples, dont l'espèce chimique est constituée d'atomes de mêmes éléments, des corps composés, dont l'espèce chimique est constituée d'atomes d'éléments différents. === Composé chimique === Un composé chimique désigne l'espèce chimique d'un corps composé. Un corps pur est caractérisé par sa formule chimique, écriture symbolique plus ou moins complexe et détaillée, de sa composition chimique. La masse molaire d'un corps pur correspond à la masse d'un nombre d'Avogadro () d'ensembles correspondant à sa formule brute. Cela concerne la molécule pour les composés moléculaires, les ions constituants les solides ioniques, l'atome dans le cas des gaz rares ainsi que dans celui des métaux et des solides covalents. === Ion === Un ion représente un atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons. Il s'agit d'un cation simple lorsque son cortège électronique a été privé d'un ou plusieurs électrons, il est chargé positivement. Il constitue un anion simple lorsque son cortège électronique s'en trouve excédentaire, il est alors chargé négativement. Les anions ou cations formés à partir de molécules polyatomiques sont appelés ions complexes. === Complexe === Les complexes sont des édifices formés par un élément central et des ligands. L'élément central, souvent un ion métallique avec un complexe pouvant être chargé. L'étude des complexes métalliques relève de la chimie organométallique ou de la chimie de coordination suivant la nature de l'atome lié au métal (respectivement, un carbone, ou un autre atome). Les complexes revêtent une grande importance en chimie des solutions, en catalyse et en chimie bioinorganique. === Quantité de matière et mole === Dans les conditions habituelles au laboratoire, le nombre d'entités chimiques participant à une réaction est très élevé : pour une masse de l'ordre de la dizaine de grammes de matière, Il se rapproche de 10. Les chimistes utilisent communément une unité numérique, la mole, qui est représentée par la lettre minuscule « n ». La grandeur associée à la mole constitue la quantité de matière. Une mole d'une entité chimique précise implique l'égalité du nombre de ses particules au nombre d'Avogadro . Ce dernier nombre est défini par convention comme le nombre d'atomes de carbone présents dans de C, c'est-à-dire un atome de carbone contenant six neutrons et six protons. La masse molaire M d'un corps pur moléculaire correspond à la masse d'une mole de molécules de celui-ci et s'exprime en grammes par mole (g•mol). La connaissance de la formule chimique et des masses molaires atomiques permet le calcul de la masse molaire moléculaire. Une mole de gaz parfait occupe dans les conditions normales de température et de pression ( ou , ). == Réaction chimique == Une réaction chimique constitue la transformation d’une ou de plusieurs espèces chimiques en d'autres espèces chimiques. Elle implique l'apparition ou la disparition d'au moins une liaison chimique ou un échange d'électron. La réaction qui possède des caractéristiques thermiques nécessite ou fait apparaître différentes formes d’énergie en rapport avec l'énergie de liaison chimique. === Solution et émulsion === Une solution se présente par un mélange homogène formé par un solvant en proportion majoritaire et d'un ou plusieurs solutés dans une phase homogène. Les réactions chimiques ont souvent lieu en solution. La solubilité représente la capacité d'un corps à entrer en solution dans un milieu donné. Par exemple, un sel cristallin comme le chlorure de sodium NaCl ou sel de cuisine possède une limite de solubilité dans l'eau : d'eau à et à . Cela signifie qu'à partir de cette teneur limite, le sel précipite ou se dépose sous forme solide. Il y a alors de séparation de phase. La miscibilité constitue la capacité d'un corps à se mélanger avec un autre en formant une seule phase. Le gaz ammoniac se mélange facilement à température ambiante avec l'eau liquide formant l'ammoniaque, d'eau froide saturée d'ammoniac peut contenir de . Les gaz principaux de l'air, dioxygène et diazote, sont aussi solubles en certaines proportions dans l'eau liquide. d'eau liquide à peut contenir au maximum du premier en solution et du second. Une émulsion est une dispersion d'une phase liquide à l'état de gouttelettes microscopiques ou sub-microscopiques, dans une autre phase liquide (les deux liquides n'étant pas miscibles en toutes proportions). Une suspension est une dispersion d'une phase solide finement divisée au sein d'une phase liquide. La stabilité d'une suspension ou d'une émulsion nécessite que les fines gouttelettes ou les grains en suspension soient stabilisés par des objets (molécules ou particules) amphiphiles qui se placent à l'interphase. Comme le précise le chimiste et gastronome moléculaire, Hervé This, bien des systèmes culinaires ne constituent pas des émulsions, mais des dispersions colloïdales plus ou moins complexes. L'art, à l'origine souvent empirique, de fabriquer des dispersions colloïdales a fourni des applications en pharmaceutique comme en cuisine, par exemple pour la préparation de chocolats et glaces, de sauces ou de mayonnaises. === Oxydoréduction et électrochimie === Une réaction d'oxydoréduction constitue un échange d’électrons entre différentes espèces chimiques. L'espèce qui capte les électrons est appelée « oxydant » ; celle qui les cède, « réducteur ». === Acide et base === Les réactions acides-bases en solution sont basées aussi sur des couples d'espèces chimiques. L'acidité et la basicité peuvent être calculées ou mesurées par la concentration des espèces chimiques en solution, qui prend une forme acide ou basique. Svante Arrhenius a mis en évidence dans les solutions aqueuses l'échange de protons entre les composés chimiques, la concentration en ion hydronium ( ou ) indique l'acidité du milieu comme la concentration en ion hydroxyde () la basicité. Une extension de la modalité de classification à d'autres milieux solvants a été conduite par le chimiste américain Gilbert Newton Lewis. === Synthèse chimique === Une synthèse chimique se décrit comme un enchaînement de réactions chimiques mis en œuvre de façon volontaire par un chimiste pour l'obtention d'un ou de plusieurs produits, parfois avec isolation de composés intermédiaires. Réaliser la synthèse d’un composé chimique, permet d'obtenir ce composé à partir d’autres composés chimiques grâce à des réactions chimiques. La planification de l'enchaînement des réactions afin de maximiser l'efficacité de la synthèse (nombre d'étapes, rendement, simplicité des réactions, considérations toxicologiques et environnementales) se nomme la stratégie de synthèse. La chimie organique représente principalement une chimie de synthèse, on parle alors de synthèse organique. Des aspects synthétiques importants se retrouvent également en chimie inorganique et en chimie des polymères. === Chimie des polymères === Les polymères constituent de grandes molécules ou macromolécules dont un grand nombre des plus communs est formé par la réaction en chaîne de petites molécules appelées monomères. Ces polymères de synthèse industrielle, dont la structure est fondée sur la répétition d'un motif organique, parfois linéaire, ramifié ou greffé, en réseau ou interpénétré Concernant les polymères formés par polyaddition de monomères organiques dont le site réactif constitue justement la double liaison carbone-carbone, le grand squelette plus ou moins souple formé d'atomes de carbone qui est décrit par ses configurations et longueur(s) de chaîne moyenne(s) influence les propriétés observées. Citons parmi ces polymères organiques, les polyéthylènes, les polypropylènes, les polystyrènes, les polyisoprènes, les polybutadiènes, les PVC et les polyacryliques. D'autres sortes de réactions de polymérisations existent, comme les polycondensations à l'origine des polyesters, polyamides, polycarbonates, polyuréthanes. Sans compter aussi des polymères à motifs minéraux, comme les silicones ou les polysulfures. L'existence des macromolécules ou polymères naturels avait été pressentie par le pionnier Hermann Staudinger en 1910. Elles peuvent être à motif de glucose ou sucre chimique comme la cellulose ou l'amidon, à motif d'acides aminés comme les protéines et ADN. La chimie macromoléculaire née dans les années 1930 a constitué un domaine continûment innovateur, même au cours des dernières décennies. == Lois chimiques == La chimie, science expérimentale et descriptive, prenant un essor remarquable à l'époque industrielle tout en acceptant la modélisation physique et le langage mathématique là où ils semblaient pertinents, a découvert ou ouvert la voie à nombreuses lois physico-chimiques. Lois de structure Règles de l'octet, de Hund, de Klechkowski et de Pauli qui avec d'autres règles sur la stabilité du nuage électronique permettent de prévoir la configuration électronique des atomes. Théorie VSEPR ou qui permet de prévoir la géométrie des molécules. Lois de cinétique et de thermodynamique Loi d'Arrhenius qui relie la constante de vitesse d'une réaction à l'énergie d'activation et à la température. Loi de Hess qui permet de déterminer les enthalpies de réaction à partir des enthalpies standards de formation. Loi de Henry et loi de Raoult qui permettent de déterminer la solubilité d'un gaz dans un liquide ou la pression de vapeur d'une solution idéale. Loi de Guldberg et Waage qui permet de définir l'équilibre thermodynamique d'un système réactionnel. Loi expérimentale de van 't Hoff qui permet de prévoir le sens d'un déplacement d'équilibre en fonction de la température. Lois de conservation Principe de conservation de la masse illustré par la célèbre phrase d'Antoine Lavoisier : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Loi de Soddy qui illustre la conservation du nombre de charges. Lois de spectroscopie Loi de Beer-Lambert qui relie l'absorbance d'un élément en solution à sa concentration. Loi de Kasha qui décrit dans le modèle quantique la phosphorescence et la fluorescence. Lois d'électrochimie Loi de Nernst qui relie la tension d'équilibre d'une électrode au potentiel standard du couple redox mis en jeu. Loi de Kohlrausch qui permet de mesurer des conductivités de solution. Loi limitée de Debye-Hückel qui permet de déterminer des coefficients d'activité. Lois de chimie organique Règle de Markovnikov et de Zaïtsev qui permettent de prévoir la régiosélectivité d'une réaction. Lois de l'équilibre chimique Principe de Le Chatelier stipulant qu'un équilibre chimique se déplace dans le sens opposé à une perturbation de cet équilibre. == Méthode == === Chimie expérimentale === L'aspect expérimental reste central en chimie, ceci aussi bien du point de vue historique que pour la pratique actuelle de cette science ainsi que de son enseignement. Les activités en chimie expérimentale peuvent se résumer essentiellement en quatre fonctions dont les contours exacts dépendent du contexte dans lequel elles sont réalisées (enseignement, recherche, industrie dans un certain domaine spécifique de la chimie) : extraire, c'est-à-dire séparer sélectivement un ou plusieurs composés d'un mélange sur la base de leurs propriétés chimiques ou physiques ; purifier, c'est-à-dire isoler une substance sélectionnée des autres composés d'un mélange, considérés comme impuretés. L'extraction et la purification sont apparentées ; synthétiser, c'est-à-dire mettre en œuvre un ensemble de réactions chimiques en vue d'obtenir un ou plusieurs produits ; analyser, c'est-à-dire reconnaître et caractériser des substances connues ou inconnues. == Recherche scientifique == === Institutions ou associations nationales et sociétés professionnelles === === Prix === Médaille Davy, décernée par la Royal Society depuis 1877 Prix Nobel de chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède depuis 1901 Prix Hudson, décerné par l'American Chemical Society depuis 1946 Médaille Leverhulme, décernée par la Royal Society depuis 1960 Prix de science macromoléculaire et de génie, décerné par l'Institut de chimie du Canada depuis 1971 Prix Wolf de chimie, décerné par la fondation Wolf en Israël depuis 1978 Médaille Lavoisier, décernée par la Société chimique de France == Enseignement == Le laboratoire, souvent le meilleur endroit de formation à cette science expérimentale, nécessite des moyens coûteux, une lourde surveillance et une organisation souvent disproportionnée pour un usage souvent trivial. === France === La chimie est introduite dès le Cycle 3 (CM1, CM2, 6e) dans le cadre de l'enseignement des Sciences expérimentales et Technologies (B.O. 2023). Ces premières notions (par exemple unités de mesure, mélanges, solutions, les différents états de la matière et les changements d'états...) sont introduites dans le cadre d'activités essentiellement expérimentales et de résolution de problèmes concrets, issus pour la plupart de la vie quotidienne, en lien avec les autres matières de la formation (Sciences de la Vie et de la Terre, Physique, Technologie, Informatique...). Ici le but n'est pas forcément l'accumulation de connaissances, mais plutôt l'initiation à la résolution de problèmes et l'éveil de la curiosité de l'élève, celui-ci étant en général confronté à une situation concrète, en autonomie, à partir de supports variés (manuels, expériences menées en classe ou à la maison, documents audio-vidéo, logiciels, animations interactives...). Le choix des expériences réalisées est laissé à la discrétion de l'enseignant, ainsi que le contenu exact des séquences. La chimie est ensuite enseignée au collège en même temps que la physique dès la sixième à raison d'une heure et demie en moyenne, par semaine, et indépendamment des autres matières scientifiques et techniques (Sciences de la Vie et de la Terre et Technologie). En lycée général et technologique, les élèves commencent en seconde par trois heures de physique-chimie par semaine, dont généralement une heure et demie de travaux pratiques. La poursuite de l'enseignement de la physique-chimie dépend du choix d'orientation des élèves : pour la filière générale : le choix d'une spécialité physique-chimie permet d'obtenir un enseignement de 4h par semaine dont généralement 2h de TP, ensuite, si l'élève continue la spécialité, il passera à 6h de physique-chimie par semaine dont généralement 2h de TP. Par ailleurs, tous les élèves de première et terminale générale suivent un enseignement scientifique de 2h de physique-chimie et sciences de la Vie et de la Terre. Enfin, la chimie peut être étudiée après le baccalauréat en CPGE scientifique, notamment en PCSIpuis poursuivre en PC, en UFR de chimie ou de sciences (université), en IUT de chimie (université) ou en école de chimie. De nombreuses écoles d'ingénieurs dans le domaine de la chimie sont regroupées au sein de la fédération Gay-Lussac. === Québec === En 2009 au Québec, les cours de chimie et de physique constituent des options que peut prendre l'élève de cinquième secondaire. Cela pousse plus loin le cours de « sciences et technologie » qu'il a été obligé de suivre durant les dernières années de son secondaire. En temps normal, pour être admis dans les cours de chimie et de physique de cinquième secondaire, les élèves doivent avoir suivi avec succès le cours de « sciences et technologie de l'environnement » en quatrième secondaire. Les options de chimie et de physique servent comme critère d'admission dans plusieurs programmes du cégep comme les cours de sciences pures et appliquées, de sciences de la nature et de sciences de la santé. === Suisse === En 2009 en Suisse, la chimie est enseignée au gymnase dès la dixième année de scolarité. Les universités de Bâle, de Genève, de Berne, de Fribourg et de Zurich forment des chimistes et les écoles polytechniques, comme l'École polytechnique fédérale de Lausanne, des ingénieurs chimistes et des chimistes. == Industrie == L'industrie chimique se développe continûment à la fin du Siècle des Lumières. Si la métallurgie n'est pas oubliée, le progrès reste partout observable. Le fer-blanc devient un produit commun entre 1770 et 1780. Après 1780, en plus des métaux, elle mêle des fabrications millénaires à des innovations récentes. Ces fabrications constituent les acides et la « soude », l'ammoniac, le dichlore et les chlorures décolorants, le phosphore et ses dérivés, les savons et acides gras, le dihydrogène, l'« éther », l'éthylène, l'alcool de vin, l'acide acétique. À tout cela s'ajoute surtout de nombreux sels et une multitude de dérivés organiques et minéraux préparés ou recueillis dans un cadre traditionnel. Elle prend un essor prodigieux au XIXe siècle et participe pleinement aux fortes mutations de la révolution industrielle. Le gaz d'éclairage, produit de la distillation de la houille ou charbon gras, lance l'immense essor de la carbochimie. La découverte de métaux, leurs préparations au laboratoire, puis au stade industriel, comme l'aluminium et les métaux alcalins et alcalino-terreux, témoignent de la vigueur de la science très proche de l'industrie. En 1981, usines et laboratoires fabriquent déjà dans le monde plus de 100000 composés, mettant en œuvre des centaines de réactions chimiques types. Chercheurs et institutions savantes décrivent et référencent les procédés, réactions et molécules. En 2011 103000 substances différentes sont commercialisées au niveau de la Communauté économique européenne, dont 10000 en quantités supérieures à et 20000 en quantités comprises entre 1 et . L'ère industrielle a vu la production mondiale de substances chimiques passer d'un million de tonnes en 1930 à de tonnes en 2009. L'industrie chimique représente une part importante de l'activité économique des grands pays industriels au XXe siècle. Dans les années 1970, elle intéresse au sens large la moitié du capital industriel mondial. La variété du matériel et des technologies qu'elle utilise reste incroyablement vaste, comme l'indique une visite au pas de course des exposants pendant les jours de l'Achema à Francfort. Parmi les applications de la chimie, citons les secteurs suivants : métallurgie : métallurgie qui transforme les minerais en métaux et en alliages, fonderies métalliques ; métallurgie de spécialités, silicium, matériaux semi-conducteurs ; aimants, conducteurs et matériaux pour turbines ; électrochimie : piles, batteries, électrochimie appliquée ; traitement de surface, galvanoplastie ; matériaux : plâtre, chaux, ciments et mortiers ; matériaux réfractaires et technologie des fours ; verres, argiles et céramiques, faïences et porcelaine ; pigments et charges minérales, émaillerie ; industrie du bois papier et cellulose, couchage du papier ; raffinage du sucre ; chimie organique : acides gras, corps gras et savons ; chimie des substances naturelles, chimie médicale et pharmaceutique ; parfums, huiles essentielles, produits cosmétiques ; engrais, chimie agricole, explosifs ; ligneux, bois, charbons et pétroles, combustibles, mais aussi matières premières pour la carbochimie et la pétrochimie. Ci-dessous, souvent présente en tout ou partie : lubrifiants, graisses, produits à propriétés tribologiques ; colorants, intermédiaires de réactions photochimiques ; macromolécules, polymères, plastiques (matériaux thermoplastiques et thermodurcissables) ; peinture, vernis : traitement de fibres textiles, apprêt et teinture ; détergents, agents de surface, produits décapants ou de nettoiement, adoucissants des eaux ; produits phytosanitaires, insecticides, herbicides ; médicaments, antibiotiques. Cette industrie peut se scinder en deux grands types : la synthèse de produits organiques à partir du pétrole par exemple, celle de l'acide acétique, du méthanol, d'oléfines comme l'éthylène, le propylène ; la chimie minérale avec les gaz industriels, les acides et les bases, les sels L'ampleur de la production chimique caractérise la « chimie lourde » ou avec ses procédés automatisés et ses énormes masses traitées ou extraites. La chimie fine se limite à des quantités restreintes de composés, souvent à haute valeur ajoutée pour la pharmacie, la parfumerie et la cosmétique ainsi que dans de nombreux domaines ciblés de haute technologie ou nanomatériaux. La chimie a permis d'accéder à de nouveaux matériaux, métaux, plastiques, ou céramiques qui trouvent des applications importantes dans notre vie la plus quotidienne. Les progrès chimiques ont permis de synthétiser directement certains médicaments au lieu de les extraire des plantes. == Aspects et conséquences sociaux == La chimie œuvre partout dans la nature, les corps vivants, les choses de la vie quotidienne sans que l'observateur attentif et disposant de puissants multiplicateurs sensoriels puisse correctement l'imaginer ou le modéliser. Un chimiste représente dès l'origine un expert des bilans matière et énergie et il sait intuitivement qu'il devrait prendre en compte tous les milieux et les acteurs microbiologiques, végétaux, animaux et humains. Lui en laisse-t-on les moyens ? === Impact social === Citons quelques applications. D'abord la mesure. L'analyse précise de solutions diluées dans un solvant, contenant des molécules solubles plus ou moins complexes, constitue le fruit de longues mises au point analytiques, aujourd'hui très vite réalisées et banales, comme en chimie des solutions aqueuses. Pensons aux analyses banalisées de l'eau du robinet reconnue potable ou des eaux minérales du commerce. Les (bio)chimistes spécialistes des eaux présente un rôle de surveillance des eaux naturelles et de leurs qualités ou toxicités éventuelles. Le recours à la désinfection chimique de l'eau du robinet avant consommation pourrait être modéré en réalisant des progrès substantiels. En fin d'usage, la maîtrise des procédés chimiques et biologiques permet le traitement des eaux usées dans les stations d'épuration. Ensuite l'usage. La chimie la plus simple peut commencer avec la fabrication et l'usage du sel, nécessaire à l'alimentation et capital pour les vieux procédés de conservation des aliments. Aujourd'hui, les produits de l'industrie agroalimentaire ont recours à une gamme plus variée de conservateurs, agents de conservation ou agents nutritifs, additifs alimentaires comme les colorants, les arômes artificiels et les édulcorants. Des emballages alimentaires à la préservation des récoltes, une connaissance raisonnée des matériaux et des aliments permet d'éviter le gaspillage et les déperditions tout en préservant les qualités et propriétés nutritionnelles des futurs aliments. Suivant l'usage, certains emballages sont biodégradables et, à l'aide du tri sélectif après utilisation, ils sont transformés et revalorisés grâce à des procédés chimiques de recyclage ou une combustion ultime qui permet de ne pas gaspiller l'énergie qu'ils recèlent. L'agriculture a subi une mutation technologique et elle est devenue fortement dépendante d'intrants chimiques. Certainement que l'utilisation à grande échelle d'engrais chimiques, l'usage irraisonné de pesticides et d'insecticides dans des monocultures de plus en plus sensibles ou fragiles peut constituer une impasse désastreuse à long terme pour les sols. L'écologie des terres et la santé des animaux et des hommes qui y vivent ou vivront, ainsi que les tenants de l'agriculture biologique le postulent dans l'immédiat. Si l'on donne à un homme un couteau, il peut découper finement un jambon de façon à le partager avec ses amis, ou encore égorger sauvagement ses voisins perçus en ennemis. L'utilisation des technologies chimiques recèle des bienfaits potentiels ou de terribles dangers selon les usages ou les objectifs. Elle échappe autant aux chimistes qu'à l'honnête homme de la rue. Par exemple, un chimiste organicien considère comme une absurdité de brûler de l'essence dans un moteur à combustion. Pour lui cette matière de choix permet de réaliser d'autres molécules chimiques à usage varié qui, alors seulement au terme de leur usage, pourraient être décomposées et brûlées. Le gain sur une courte échelle de temps d'une famille de produits chimiques, parfois peu sophistiqués et à utilisation massive, permet d'obtenir des profits évidents. Ainsi s'obtiennent des récoltes plus abondantes en enrichissant les sols pauvres et en éliminant les insectes nuisibles, les champignons parasites, les mauvaises herbes et la faune associée. Mais qu'advient-il à longue échéance ? Après avoir provoqué l'éradication de multiples espèces d'oiseaux, l'affaiblissement des hyménoptères butineurs, la prise de conscience générale des dommages causés à l'environnement devient vitale. Les sociétés agrochimiques produisent alors de nouveaux produits plus efficaces ou plus ciblés qui peuvent soit respecter mieux l'environnement soit entraîner d'autres catastrophes parfois plus pernicieuses alors que la course au profit immédiat implique de minorer toute information alarmiste. La chimie explique sommairement la formation du bois et des textiles naturels ou permet la synthèse de larges gammes de matières et de types de matériaux. Parmi eux se trouvent fibres synthétiques (comme le nylon, le Lycra et la fibre PET pour fabriquer des polaires), mobilier en matière plastique Dans le domaine de la construction, la chimie a beaucoup évolué en contribuant aussi à la fabrication de matériaux, d'isolants performants, de peintures ou de vernis, de mastics, de produits d'entretien et d'ameublement. Les désagréments causés par les produits des premières générations ont été très lentement corrigés, puis les générations suivantes apportent d'autres inconvénients. Un nombre important d'applications chimiques ont trouvé ou trouvent encore des débouchés et usages commerciaux profitables, alors qu'une connaissance approfondie et précise des méfaits de leurs emplois ou mésusages fait défaut tant aux utilisateurs qu'au public. La chimie toxicologique constitue une parente pauvre. Alors que les grands groupes pétrochimiques se sont vantés dans les années 1970 d'apporter une sécurité écologique, les 200000 molécules que leurs activités ont permis de confectionner ne sont véritablement connues du toxicologue qu'à 1 %. Le progrès, plus visible depuis longtemps, représente un bouleversement, un gain éhonté pour certains, une menace vitale pour les moins favorisés. Cependant, comment essayer de maîtriser et de juguler le danger sans faire confiance à la collégialité de différents chimistes, renforcées au besoin d'équipes expertes de mathématiciens, physiciens, de biologistes, et à leurs éthiques de vérité scientifique ? === Santé et environnement === La découverte et la synthèse de médicaments qui contribuent à l'augmentation de l'espérance de vie enregistrée depuis la fin de la révolution industrielle dans les pays développés sont aussi à l'actif des techniques de la chimie. Mais la médicalisation massive d'une population entraîne d'irréductibles problèmes de pollutions, car les molécules ou leurs produits sommaires de dégradations se retrouvent dans les eaux usées. Dans le domaine « Santé-environnement », la chimie constitue une source de problème par certains polluants qu'elle crée ou contribue à diffuser dans l'environnement, en particulier les produits chimiques toxiques ou écotoxiques dont les CMR « cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques ». Certains produits tels que médicaments, pesticides, catalyseurs ou leurs résidus perdus dans l'environnement ou présents dans l'alimentation peuvent ensuite poser des problèmes d'environnement ou de santé, en particulier avec les perturbateurs endocriniens. Les substances chimiques incarneraient « au premier rang des accusés » la chute de la qualité des spermatozoïdes (réduite de 50 % depuis 1950) et des maladies liées à l'appareil génital à travers les perturbateurs endocriniens. Le 25 novembre 2008, le gouvernement français (à travers l'IReSP, structure de recherche créée par l'INSERM et 20 partenaires) et l'Afsset ont organisé un colloque sur le thème : « Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant. » Les principales matières incriminées sont les phtalates et le bisphénol A, deux additifs présents dans les matières plastiques. === Risques et réglementation === Au niveau international, la convention de Rotterdam, administrée par l'ONU (PNUD, FAO) a été adoptée par 165 pays en 1998 pour mieux assurer la santé des personnes et de l’environnement contre des dommages éventuels induits par le commerce de produits chimiques. De nombreuses législations concernent les produits chimiques et leurs résidus, qui varient selon les pays. Des bases de données et guides sur le risque chimique existent, donc en France. == Dans la culture == === Littérature === La représentation littéraire des chimistes dans de nombreuses œuvres constitue une grande différente de la réalité. Ils sont considérés comme des savants venus d'ailleurs qui vivent hors du temps. Les chimistes sont parfois présents alors en demi-sorcier, image issue de l'ancien alchimiste, qui joue avec des forces obscures qu'il ne maîtrise pas afin de rivaliser avec la nature. La chimie est souvent associée avec l'occulte alors qu'elle représente une science reconnue. On trouve un personnage chimiste dans L'Œuvre au noir de Marguerite Yourcenar. Toutefois, il faut soustraire à ce tableau Le Système périodique de Primo Levi. Cet ouvrage littéraire italien sur le thème de la chimie comporte vingt et un chapitres qui, chacun séparément, illustrent un élément du tableau de Mendeleïev. Ces parties descriptives qui ont été conçues avec le support spatial du tableau périodique et l'art du chimiste relatent au besoin la vie professionnelle de l'écrivain. Par ailleurs chimiste spécialiste de peinture et directeur du laboratoire d'une petite unité de production à Turin, des anecdotes ou rencontres autobiographiques ou de courtes nouvelles complémentaires inventées, judicieusement choisies. === Culture populaire === Les chimistes apparaissent souvent en personnages caricaturaux de la littérature, de la bande dessinée et surtout du cinéma, à l'image du professeur Tournesol. Dans un registre comique, alliant de façon classique la chimie et l'amour, on trouve : le film Docteur Jerry et Mister Love avec Jerry Lewis (1963), et Jean Lefebvre jouant le rôle d'Eugène Ballanchon dans Le Fou du labo 4 de Jacques Besnard (1967). ==== Séries télévisées ==== La chimie est présentée, de façon plus ou moins plausible, dans plusieurs séries télévisées comme ressort scénaristique pour tirer le protagoniste de situation délicate en fabriquant des gaz toxiques, des batteries ou des bombes artisanales. Cet usage peut être du bricolage improvisé comme dans MacGyver ou prémédité par un chimiste expert comme dans Breaking Bad.
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Comprehensive Perl Archive Network
Le , ou CPAN, est un site Web consacré au langage de programmation Perl. CPAN désigne également un module Perl servant à accéder à ce site. Son nom vient du , ou CTAN, son homologue consacré à TeX. == CPAN, l'archive == CPAN est un sigle pour Comprehensive Perl Archive Network (réseau complet d'archives Perl). Il s'agit d'une archive dense de logiciels, de bibliothèques de fonctions utilitaires écrits en langage Perl, voire dans d'autres langages (mais néanmoins accessibles en Perl), et de documentation concernant ce langage. On la trouve sur Internet en suivant l'URL http://www.cpan.org/ ou ses nombreux serveurs miroirs à travers le monde. L'archive CPAN a été mise en ligne en octobre 1995. Les logiciels et bibliothèques de fonctions sont suivis et testés par une communauté active, ce qui donne à Perl un nombre de domaines d'applications très important. Il est largement recommandé de faire usage de ce site dès qu'on cherche à mettre en œuvre une fonctionnalité en Perl, en recherchant au préalable sur http://search.cpan.org si quelqu'un n'a pas déjà réalisé un tel module. === Statistiques === Nombre de lignes du code source mis à disposition dans CPAN : 15,4 millions de lignes en juillet 2004, soit l'équivalent en volume d'instructions de la distribution Linux Red Hat 6.2 (mais essentiellement en Perl au lieu d'être majoritairement en C). == CPAN, le module == CPAN est également le nom d'un module Perl qui rend aisés le téléchargement, l'installation, la mise à jour et la maintenance des autres modules Perl qui sont archivés sur le CPAN. Il prévoit de nombreux protocoles pour le téléchargement, l'utilisation de proxies/pare-feux ; et réalise la vérification des dépendances entre modules, en téléchargeant/installant automatiquement les modules nécessaires si l'utilisateur l'a choisi. Pour des raisons de performance, certains modules contiennent du code en C et nécessitent la présence d'un compilateur C comme gcc pour être installés par CPAN.
[ "code source", "Site web", "logiciel", "Serveur mandataire", "Perl (langage)", "C (langage)", "compilateur", "Pare-feu (informatique)", "serveur miroir", "GNU Compiler Collection", "bibliothèque logicielle", "module (programmation)", "Internet", "TeX", "Comprehensive TeX Archive Network", "Red Hat", "Comprehensive R Archive Network", "JSAN", "distribution Linux", "Abréviations en informatique" ]
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Catholicisme
Le catholicisme est l'une des trois principales confessions du christianisme. Il reconnait l'autorité du pape et des évêques en communion avec lui, notamment pour l’établissement de leur doctrine, sa transmission et l’organisation de leur culte. L’Église catholique considère que tout baptisé dans l’Église catholique est catholique, mais elle ne définit pas de critères d’appartenance. Avec près de 1,1 milliard de membres sur Terre en 2010 selon le Pew Research Center, elle est la première Église chrétienne dans le monde, le christianisme étant également la religion majoritaire au niveau mondial. L'adjectif « catholique » renvoie au symbole de Nicée et est interprété par l'Église catholique comme signifiant « se situer dans la continuité d’une tradition bimillénaire de recherche d'unité et d’universalité ». Dans le catholicisme la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers états de vie et dans une grande diversité de courants et d’organisations qui font tous partie de l’Église catholique. La grande majorité des catholiques font partie de l’Église latine, mais l’Église catholique comprend également 23 Églises catholiques orientales qui ont, entre autres particularités, le droit d’ordonner prêtres des hommes mariés. Historiquement, l’usage du terme « catholicisme » remonte au XVIe siècle pour marquer la différence avec les confessions protestantes au sein de l’Occident chrétien, mais par anachronisme, l’historiographie catholique utilise ce terme pour désigner le christianisme nicéen du premier millénaire organisé en pentarchie, ce qui, conformément à la doctrine de la foi catholique, fait apparaître l’Église de Rome comme seule continuatrice directe de l’église primitive. Selon l’Annuaire pontifical 2021, on dénombrait 1,345 milliard de baptisés dans l'Église catholique à la fin 2019, ce qui représente une augmentation de de catholiques par rapport à fin 2012. En effet, fin 2012, il y avait 1,228 milliard de baptisés dans cette Église. Entre fin 2012 et fin 2013, le nombre de catholiques a donc augmenté de 2,12 %. La croissance du nombre de catholiques a tendance à s'accélérer depuis environ . Entre 2005 et 2019, la croissance des catholiques a été de 20,6 %, soit une augmentation de . Ces baptisés ont des pratiques, des convictions et des engagements religieux extrêmement variables : un décalage croissant apparaît dans toutes les enquêtes d'opinion entre les croyances ou les prescriptions de l'Église et celles des populations qui se disent catholiques. Le catholicisme est présent aujourd'hui dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe, en Amérique et en Afrique subsaharienne, beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il enregistre un déclin dans les pays occidentaux et une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde est légèrement supérieure à celle de la population mondiale. En 1978, le monde comptait environ 18 % de catholiques contre 17 % en 2004, 17,5 % en 2012 et 17,7 % en 2019. Il existe également plusieurs Églises catholiques indépendantes, en rupture avec le pape. == Les termes « catholique » et « catholicisme » == === Étymologie === L'adjectif « catholique » vient du grec , « général, universel ». Dès les premiers siècles de notre ère, ce mot apparaît chez différents auteurs chrétiens, qui l'emploient pour clarifier ce qu'est une communauté locale en communion avec l’« Église universelle » face à l'émergence de diverses sectes chrétiennes aux christologies spécifiques. Ainsi, au début du IIe siècle, Ignace d'Antioche dénonce les divisions entre chrétiens : Là où paraît l'évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église universelle (katholikê ekklêsia). Quelques décennies plus tard, Tertullien s'oppose aux dissidences des christianismes hétérodoxes de Marcion ou aux gnostiques, inaugurant la littérature chrétienne dans la langue latine, qui ne dispose cependant pas encore du vocabulaire ajusté pour rendre l'expression grecque de . Dans la littérature latine, le grec n'est pas traduit par son équivalent latin, universalis, mais se trouve directement translittéré en catholicus. Le mot acquiert une extrême importance dès qu'il est intégré dans le symbole de Nicée, qui déclare : Je crois en l'Église une, sainte, catholique et apostolique. En latin, la carrière sémantique du terme catholicus reste déterminée par le fait qu'il est créé pour qualifier spécifiquement l'Église. En français, le terme « catholique » apparaît sous la forme catoliche au XIIIe siècle puis sous la forme catolicque au début du XIVe siècle chez des auteurs comme Philippe de Mézières. === Évolution du sens après la Réforme === Lors de la Réforme protestante, le christianisme connaît des débats doctrinaux d'où émerge une pluralité confessionnelle. Des traités polémiques publiés vers 1570, notamment ceux de Philippe de Marnix, font que l'adjectif « catholique » identifie désormais une confession chrétienne parmi d'autres. Le substantif « catholicisme », lui, apparaît à la fin du XVIe siècle dans un livre du polémiste catholique Pierre Charron publié en 1595. Le Dictionnaire historique de la langue française signale un emploi du terme remontant à 1598, à la suite de la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. C'est alors un synonyme rare de « catholicité », au sens de « conforme à la doctrine catholique ». === Ambiguïtés === Cependant, le terme « catholicité » renvoie aussi à l'universalité de l'Église et de la foi nonobstant la diversité des confessions chrétiennes ; en ce sens, la catholicité est a-confessionnelle. Au contraire, le terme « catholicisme » renvoie à la pluralité confessionnelle en désignant une de ces confessions. Le paradoxe est que « catholique » signifie « universel », tandis que ce terme et ses dérivés commencent à être appliqués à cette réalité lorsque son universalité commence à être contestée. Cet usage ne s'impose cependant pas sans difficulté parmi les catholiques. Le cardinal Jacques du Perron, qui répondait aux arguments du roi Jacques d'Angleterre selon lequel l'Église anglicane était catholique tandis que celle de Rome ne l'était pas, estimait que le nom de « catholique » ne pouvait pas être celui d'une religion particulière : Le nom de catholique n'est pas un nom de simple créance mais un nom de communion. Selon Michel Despland, le rejet romain de la théorie de la religion s'explique facilement. Parler de religion, c'est utiliser un mot qui accepte l'article indéfini : c'est commencer à voir l'Église catholique comme une religion. […] Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la théologie catholique officielle laisse donc entièrement de côté la problématique de la religion devenue si visible au cours du XVIe siècle. Les catholiques français commencent à s'y intéresser de nouveau à partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle. Le mot « catholicisme » ne devient courant qu'à la suite de son usage durant la Révolution française pour désigner l'Église catholique. C'est en ce sens que le terme est employé comme titre d'un essai d'Henri de Lubac, ou bien comme titre du dictionnaire encyclopédique Catholicisme. == L'Église catholique == L'usage commun est de considérer l'Église catholique ou le catholicisme comme une confession, mais les textes de l'institution concernée ne donnent guère d'éléments qui permettraient d'affirmer qu'elle a telle ou telle désignation officielle. Dans les textes des évêques ou du pape, le terme le plus courant est celui d'« Église », sans autre précision : le mot « Église » n'y vise pas seulement une institution mais aussi un objet de foi. Dans la « communication tous publics » (revues, sites internet des diocèses, livres…), lorsqu'il n'est pas tout simplement question de l'« Église », c'est l'expression « Église catholique » qui est généralement employée. Les textes officiels du Saint-Siège utilisent, selon le contexte, l'expression « Église catholique » ou bien parlent de « l'Église » tout court. Sur le rapport entre Église et Église catholique, la constitution conciliaire Lumen Gentium indique que : l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité, cette Église que notre Sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur […]. Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique. L'expression « Église catholique » apparaît aussi dans les documents liés au dialogue interreligieux, notamment dans Nostra Ætate, la déclaration du concile Vatican II sur les rapports du catholicisme avec les autres religions, ainsi que dans Unitatis Redintegratio, un décret de Paul VI sur l'œcuménisme. Il en va de même pour l'intitulé du Catéchisme de l'Église catholique. Dans le Code de droit canonique de 1983, 20 canons utilisent l'expression « Église catholique ». == Théologie et doctrine == L’Église catholique professe que Dieu se révèle par le témoignage donné par la personne de Jésus-Christ : Je suis le chemin, la Vérité et la Vie et par l'inspiration du Saint-Esprit : Quand deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d'eux. === La double source de la foi === L’accès à cette révélation dépend d'une double source : les Écritures et la Tradition : « l'une et l'autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d'amour et de respect ». L'ensemble que forment les Écritures et la Tradition se nomme le « dépôt de la foi ». Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures. Les deux aspects sont intimement liés : ==== Les Écritures ==== Les Écritures saintes du catholicisme comprennent plusieurs textes répartis en deux parties. Le livre de la Première Alliance (l'Ancien Testament) réunit des textes religieux juifs antérieurs à Jésus de Nazareth ; soit la Bible hébraïque. Pour le catholicisme, les « Écritures » de la Bible, en tant que parole humaine inspirée divinement, expriment la « Parole de Dieu ». Le livre de la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament) réunit 27 textes : les quatre Évangiles, les Épîtres, les Actes des Apôtres et l'Apocalypse, rédigés postérieurement à la vie de Jésus-Christ. Ces deux livres ou testaments constituent la Bible chrétienne. ==== La Tradition ==== La Tradition selon l'Église catholique comprend : la tradition proprement apostolique qui remonte aux apôtres contemporains de Jésus-Christ ; la tradition ecclésiastique ou interprétative qui jouit du privilège de l'infaillibilité ; les enseignements des Pères et docteurs de l’Église ; le Magistère de l'Église (conciles œcuméniques, pontifes romains) qui bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux ; la liturgie (lex orandi, lex credendi). === Le dogme ou le symbole de la foi === Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, les catholiques expriment leur confiance (foi) en Dieu et réaffirment les grands « mystères » de la foi chrétienne : la Trinité : un Dieu unique en trois personnes distinctes ; l’Incarnation : Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie ; la Rédemption : Jésus apporte le salut par sa mort sur la croix et sa résurrection. L’adhésion à ces textes est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique. Non seulement ils sont étudiés (dans le Catéchisme de l'Église catholique) mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et de leur confirmation et redits à chaque messe. === Vie chrétienne === Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements, eux-mêmes indissociables de la liturgie : le baptême, la confirmation, l'Eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers état de vie : laïc, consacré, ordonné, et dans une grande diversité de courants et d'organisations. Pour nombre de catholiques, le principal lieu de vie chrétienne est la paroisse ; celle-ci étant une portion du territoire d'un diocèse. Il existe au sein des paroisses de nombreuses associations ou mouvements établis de façon plus ou moins formelle. Certains de ces mouvements sont internationaux tels que Caritas Internationalis, les mouvements d'action catholique, les équipes Saint-Vincent, etc. Récemment, se sont développées les communautés nouvelles. Des centaines d'ordres religieux jouent un rôle important comptant de quelques dizaines de membres à plusieurs milliers. L'enseignement catholique, grâce à ses nombreuses écoles et universités tenues par des laïcs ou des religieux, fait partie des aspects les plus visibles du catholicisme actuel. === Relations avec les autres religions === Concernant ses relations avec le judaïsme, l'Église catholique est revenue sur certaines positions. Celles des premiers siècles liées au supersessionisme ne sont plus de mise. Rome a pensé qu'un renouvellement théologique était nécessaire dans ce domaine. Celui-ci est en cours depuis l'après-guerre et le concile Vatican II notamment avec la déclaration Nostra Ætate de 1965 sur les relations avec les autres religions. Entamée au cours des années 1990, la repentance de l'Église catholique a conduit à la publication de documents officiels comme cette réflexion sur l'antijudaïsme, voire l'antisémitisme, qui ont marqué une partie de son histoire : == La diversité du catholicisme == === Sens et portée du concile Vatican II === Au lendemain du concile Vatican II, deux courants de contestation opposés se mettent en place. Dès la fin des années 1960, le débat s'engage sur la notion de « crise de l'Église ». Alors qu'un courant traditionaliste refuse les conclusions du concile, un courant « réformateur » et « progressiste » estime au contraire que sa mise en œuvre reste insuffisante. === Tension entre « tradition » et « modernité » === Les changements apportés à la messe après Vatican II ont suscité des réactions variées. Certains ont cessé toute pratique religieuse, accentuant une tendance à la déchristianisation constatée depuis plusieurs décennies par les observateurs, tandis que d'autres ont essayé de maintenir l'ancienne liturgie. Ceux-ci ont constitué la base des groupes catholiques traditionalistes d'aujourd'hui, dont la Fraternité Saint-Pie-X, qui considèrent que les réformes de Vatican II sont allées trop loin. En sens inverse, les catholiques dits « libéraux » forment un autre groupe qui estime que les réformes du Vatican II ne sont pas allées assez loin. Les déclarations de théologiens tels que Hans Küng et Charles Curran ont conduit l'Église à leur retirer l'autorisation d'enseigner en tant que catholiques. Toujours est-il que la grande majorité des catholiques ont accepté les réformes de Vatican II de plus ou moins bonne grâce. En 2007, le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI a rétabli la messe tridentine en tant qu'option, à célébrer à la demande des fidèles, initiative qui a été abrogée en 2021 par le motu proprio Traditionis custodes du pape François. == Catholicisme et société == === Catholicisme social === Les catholiques interviennent en matière sociale. Cette question a fait l'objet d'une synthèse systématique et exhaustive en 2004, sous la forme d'un Compendium de la doctrine sociale de l'Église, rédigé par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix. === Théologie de la libération === Dans le mouvement de la Théologie de la libération, les catholiques progressistes s'éloignent d'un catholicisme conservateur, au profit d'une voie dans laquelle l’action politique apparaît comme une exigence de l'engagement religieux dans la lutte contre la pauvreté. Théorisé à partir de 1972 par Gustavo Gutiérrez Merino, ce mouvement prône la libération des peuples et entend renouer avec la tradition chrétienne de la solidarité. Ce courant latino-américain, essentiellement composé de dominicains et de jésuites, est accusé par ses détracteurs d'être d'inspiration marxiste et ses théologiens sont souvent en délicatesse avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (ex-Congrégation pour la doctrine de la foi), à l'instar de Jon Sobrino. === Mouvements charismatiques === C'est en 1967 qu'apparaît aux États-Unis le Renouveau charismatique catholique, inspiré par les mouvements pentecôtistes américains. Des communautés sont nées, appelées « charismatiques » parce qu'elles revendiquent « le don accordé par Dieu à une ou plusieurs personnes, comme un don de guérison, de « parler en langues ». Des familles, des célibataires, prêtres et laïcs consacrés en font partie. Jean-Paul II a reconnu ce mouvement nouveau au sein de l'Église notamment dans l'exhortation apostolique Christifideles Laïci. === Nouvelle évangélisation === La nouvelle évangélisation est l'une des priorités de l'Église depuis le pontificat de Jean-Paul II, qui a instauré le concept de « nouvelle évangélisation » ou « réévangélisation ». Elle se différencie de l'évangélisation traditionnelle du fait de ses modalités mais également par le public qu'elle veut atteindre : les pays de vieille tradition chrétienne, c'est-à-dire principalement l'Europe et l'Amérique. Un Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation fut créé en 2010 par Benoît XVI. == Diversités géographiques et culturelles == === Le catholicisme dans le monde === Graphique : estimations par continent, exprimées en millions de catholiques, de 1978 à 2004. === Le catholicisme comme objet d'étude === Le catholicisme est une religion, ce qui, en sociologie, peut être appréhendé comme un « ensemble de pratiques et de croyances ». Cependant, les études sociologiques ou des sciences des religions sur le catholicisme restent très rares, pour ainsi dire inexistantes si l'on compare avec ce qui se fait pour d'autres religions. En 2012, dans Catholicisme en tensions, Danièle Hervieu-Léger déplore que trop peu de jeunes chercheurs, intéressés pourtant à la sociologie des faits religieux contemporains, s'engagent dans cet inépuisable champ de recherche. Elle propose aussi une explication à ce manque d'intérêt : Le sentiment de bizarrerie qu'inspire l'objet catholicisme - banal, vaguement familier, peuplé éventuellement de quelques références et souvenirs lointains, et, en même temps, étranger, exotique, ou plutôt saugrenu - explique, sans doute pour une part, cette absence d'attrait, comme celle de décrire de façon exhaustive ce que serait le système de pensée d'une religion, ont été maintes fois relevées. Ces difficultés théoriques ont entraîné davantage de circonspection quant à la possibilité de définir ce que serait essentiellement le catholicisme. Des études mettent ainsi davantage l'accent sur la diversité du phénomène que l'on tente d'appréhender sous ce nom, tandis que pour ce qui est de la description du catholicisme comme d'une doctrine ou d'un système de pensée, on insiste sur le fait que l'on peut sans doute identifier des « accentuations », caractéristiques ou « éléments constitutifs » de la pensée catholique, mais sans décrire more geometrico un « système catholique » en sa totalité.
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Cuisine française
La cuisine française fait référence à divers styles gastronomiques dérivés de la tradition française. Elle a évolué au cours des siècles, suivant ainsi les changements sociaux et politiques du pays. Le Moyen Âge a vu le développement de somptueux banquets qui ont porté la gastronomie française à un niveau supérieur, avec une nourriture décorée et fortement assaisonnée par des chefs tel Guillaume Tirel. Au XVIIe siècle, les habitudes ont changé, avec une utilisation moins systématique des épices et avec le développement de l'utilisation des herbes aromatiques et de techniques raffinées, initiées par François Pierre de La Varenne. Au XVIIIe siècle, de somptueux banquets avec des dizaines de plats sont servis à la Cour de France à Versailles. C'est également vers la fin de ce siècle que naît Marie-Antoine Carême, futur chef de renommée internationale. La cuisine française a été codifiée au XXe siècle, par Auguste Escoffier, pour devenir la référence moderne en matière de grande cuisine. Elle est aujourd'hui encore considérée comme une référence dans le monde en raison de son aspect culturel. L'œuvre d'Escoffier a toutefois laissé de côté une grande partie du caractère régional que l'on peut trouver dans les provinces françaises. L'essor du tourisme gastronomique, avec l'aide notamment du Guide Michelin, a contribué à un certain retour aux sources des gens vers la campagne au cours du XXe siècle et au-delà. La diversité des traditions régionales rend la cuisine française multiple plutôt qu'unifiée. De nombreux plats régionaux se sont développés au point d'être connus et reconnus au niveau national, donnant parfois naissance à des variations d'une région à l'autre. Les produits agricoles comme le fromage, le vin, la viande, etc., occupent une place d'exception dans la cuisine française, de nombreuses productions régionales arborant, lorsqu'elles sont commercialisées, le label de préservation de l'environnement Agriculture Biologique (AB), des marques de certification collectives liées à l'agriculture durable comme Demeter, Bio Cohérence, ou une préservation d'appellation d'origine comme Appellation d'origine protégée (AOP) ou encore une préservation d'indication géographique comme Indication géographique protégée (IGP). Le repas gastronomique des Français, suivant la proposition faite par l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation, a été ajouté à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le . La cuisine de la Gaule antique est influencée par la cuisine gauloise et par la cuisine romaine. La cuisine du sud de la Gaule fut également influencée par la cuisine grecque, la bouillabaisse étant née à Massalia, fondation phocéenne. En ce qui concerne le fromage, Pline l'Ancien évoque dans son Histoire naturelle un fromage au lait de brebis dans le pays des Gabales (correspond à peu près au département de la Lozère) et des meules de fromage dans celui des Arvernes (correspond à peu près à l'actuelle Auvergne). Selon lui, c'est la région de Nîmes qui produit le meilleur fromage, bien que celui-ci ne se conserve pas bien et doit être consommé frais. Durant la Guerre des Gaules, Jules César aurait apprécié un fromage bleu dans la région de Saint-Affrique (Aveyron). === Moyen Âge === Dans la cuisine médiévale, les banquets étaient chose commune dans la noblesse. Plusieurs plats y sont servis que ce soit en confusion (mélangés) ou non mélangés mais tous à la fois. Les grosses pièces de viande étaient coupées en tranches et généralement consommées à la main, entre le pouce et deux doigts. Les volailles et volatiles avaient une position élevée dans la chaîne des êtres (considérés comme plus près du ciel), ce qui explique qu'ils étaient tant goûtés par les hautes classes de la société. Les sauces étaient alors épaisses et très assaisonnées, notamment avec de la moutarde très parfumée. Les tourtes occupaient une bonne place dans les banquets, où la croûte servait alors généralement de contenant davantage que comme nourriture. Ce n'est guère avant la fin du Moyen Âge que les tartes à base de pâte brisée se sont développées, comme le montrent les recettes du Viandier et du Mesnagier de Paris. Une fois le repas terminé, on servait des issues de table qui devinrent par la suite le dessert moderne. Ces issues de table se composaient généralement de dragées à base de morceaux de sucre ou de miel durci, de fromage et de vin épicé, comme l'hypocras. À l'époque, les ingrédients des repas variaient considérablement selon les saisons et le calendrier liturgique. Ainsi, alors que les banquets étaient nombreux et opulents de la fin du printemps jusqu'à la fin de l'automne, ils se faisaient plus rares en hiver. Beaucoup d'aliments étaient alors conservés à l'aide de sel, d'épices, de miel ou d'autres conservateurs. Les animaux d'élevage étaient ainsi abattus au début de l'hiver. La viande de bœuf était alors salée, alors que la viande de porc était salée puis fumée. Le bacon et les saucisses étaient fumés à la cheminée, tandis que la langue et les jambons étaient passés à la saumure puis séchés. Les concombres étaient aussi saumurés, alors que les légumes verts étaient conditionnés dans des bocaux avec du sel. Les fruits, les noix et les légumes à racine étaient quant à eux bouillis dans le miel pour la conservation. Comme les baleines, les dauphins, les marsouins étaient considérés comme des poissons, ils étaient consommés au cours du Carême. Les étangs artificiels étaient remplis de carpes, de brochets, de tanches, de brèmes, d'anguilles et d'autres poissons. Des cours permettaient de garder la volaille, telle que les pigeons ou les pigeonneaux qui étaient réservés à l'élite. Le gibier était très prisé, mais relativement rare, et incluait le cerf, le sanglier, le lièvre, le lapin et les oiseaux. Les jardins potagers regorgeaient d'herbes aromatiques telles que la tanaisie, la ruta, la menthe pouliot et l'hysope, qui sont rarement utilisées aujourd'hui. Les épices étaient des biens précieux et très coûteux à cette époque. Parmi les plus utilisées, on trouvait le poivre, la cannelle, le clou de girofle, la noix de muscade et le macis. Cependant, certaines des épices utilisées à l'époque dans la cuisine française ne le sont plus aujourd'hui, comme le cubèbe, le poivre long, la maniguette et le galanga. Des saveurs aigres-douces accompagnaient généralement les plats, en combinant du vinaigre et du verjus avec du sucre (pour les riches) ou du miel. L'effet visuel des plats était très prisé et il était courant de voir des couleurs chatoyantes. Parmi les couleurs employées, le vert pouvait être obtenu par l'addition de jus d'épinards et de la partie verte des poireaux, la couleur jaune provenait du safran ou de jaunes d'œuf, tandis que le pourpre provenait de la maurelle ou de l'héliotrope. Des feuilles d'or ou d'argent pouvaient également être déposées au pinceau avec du blanc d'œuf sur la surface des aliments. C'était le cas, par exemple, de la tourte parmérienne, qui ressemblait à un château dont les tourelles étaient des pilons de poulets recouverts de feuilles d'or. L'un des plats les plus grandioses de l'époque était le cygne ou le paon, rôti et recousu dans sa peau avec son plumage intact, les pattes et le bec dorés à l'or. Étant donné que ces deux oiseaux sont filandreux et ont un goût désagréable, de la viande hachée et assaisonnée d'oiseaux plus savoureux, comme l'oie ou le poulet, pouvait prendre la place de leur chair à l'intérieur de leur plumage. Le plus connu des chefs français du Moyen Âge était Guillaume Tirel, également connu sous le nom de Taillevent. Il a travaillé dans de nombreuses cuisines royales au cours du XIVe siècle. Après son premier poste en tant que marmiton en 1326, il devint le chef de Philippe VI, puis du fils de Jean le bon. Le dauphin, devenu roi de France sous le nom de Charles V, en 1364, conserve Taillevent au poste de chef cuisinier. Son nom est associé au Viandier, un livre de recette français. Sa carrière dura soixante-six ans et, après sa mort, il fut enterré en grande pompe entre ses deux épouses. Sa pierre tombale le représente en armure, tenant un bouclier où sont représentées trois marmites. === Ancien Régime === Sous l'Ancien Régime, Paris était la plaque tournante de la culture et de l'activité économique françaises. C'est donc naturellement à Paris que se trouvaient les artisans les plus qualifiés. Les marchés de Paris, tels ceux des Halles, de la Mégisserie ou de la rue Mouffetard, occupaient une place prépondérante dans la distribution de nourriture. Quelle que soit la taille de ces marchés, ils étaient régis par un système de corporations développé au Moyen Âge. À Paris, ces corporations étaient contrôlées par l'administration municipale et la Couronne. Une corporation visait à empêcher les artisans d'exercer dans une autre branche de l'industrie culinaire que la leur. Deux types principaux de corporations coexistaient à l'époque : celles qui fournissaient les matières premières (bouchers, poissonniers, marchands de grains, jardiniers) et celles qui fournissaient des aliments préparés (boulangers, pâtissiers, sauciers, traiteurs). Certaines offraient à la fois des matières premières et des aliments préparés, telles que celles des rôtisseurs et des charcutiers. Ils avaient ainsi la possibilité de vendre des tourtes et des plats ainsi que de la viande crue et de la volaille. Cette coexistence causait des tensions avec leurs concurrents directs, les bouchers et les volaillers. Les apprentissages se déroulaient au sein de ces corporations et suivaient différents grades allant d'aide-cuisinier à chef-cuisinier. Les maîtres-queux jouissaient d'un pouvoir important auquel étaient associés des revenus importants et la sécurité de l'emploi. Parfois, le personnel qui travaillait dans les cuisines royales faisait partie de la hiérarchie de la corporation. Il était alors nécessaire pour eux de prévoir leur reconversion. Ceci n'était pas rare dans la mesure où le règlement de la corporation des cuisiniers de Paris le permettait. Au cours des , la cuisine française a intégré de nombreux aliments venus du Nouveau Monde. Bien qu'elles mirent du temps avant d'être adoptées, le registre des banquets de Catherine de Médicis montre un service de soixante-six dindes au cours d'un seul diner. Par ailleurs, le cassoulet prend ses racines avec l'arrivée des haricots du continent américain, ramenés de ses explorations par Christophe Colomb. === XVIIe siècle === La « haute cuisine française » trouve sa source au XVIIe siècle avec le chef La Varenne. Celui-ci est considéré comme l'auteur du premier véritable livre de cuisine française, Le Cuisinier françois, en 1651. Son livre comprend la plus ancienne référence à l'utilisation de graisse de porc pour réaliser le roux (préparation à base de farine pour lier les sauces). L'ouvrage comporte deux sections : l'une pour les jours avec viande et l'autre pour le jeûne. Ses recettes ont marqué un changement par rapport au style de cuisine du Moyen Âge. Il a ainsi introduit de nouvelles techniques visant à créer des plats plus légers et moins épicés (viandes rôties, poissons bouillis le plus souvent accompagnés de légumes : petits pois, asperges et artichauts sont à la mode sous Louis XIV) et une présentation plus modeste des tartes, des pâtisseries et des chaussons. La Varenne a également publié en 1667 un livre sur la pâtisserie, intitulé Le Parfait Confiturier (réédité par la suite sous le nom de Le Confiturier françois) qui, de manière similaire, a mis à jour et codifié les nouvelles normes émergentes de la gastronomie pour les desserts et les pâtisseries. En 1691, sous le règne de Louis XIV, le chef François Massialot écrit Le Cuisinier roïal et bourgeois. Ce livre contient les menus servis à la cour royale en 1690. À l'époque, Massialot travaille principalement comme cuisinier indépendant. Par leur lien avec la royauté, Massialot et beaucoup d'autres cuisiniers royaux reçoivent certains privilèges. Ils ne sont ainsi pas soumis à la réglementation des corporations et peuvent organiser des réceptions de mariage et des banquets, sans aucune restriction. Le livre de Messialot est le premier qui est écrit sous la forme d'une liste alphabétique de recettes, préfigurant ainsi le premier dictionnaire culinaire. Y apparaît également la première illustration d'une marinade, que ce soit pour une marinade de volaille et de gibier à plumes ou de poissons et de crustacés. Le fait que ses recettes n'indiquent pas les quantités des ingrédients suggère que Massialot écrit pour des cuisiniers qualifiés. Les rééditions successives du Cuisinier roïal et bourgeois incluent des améliorations importantes tel que l'ajout d'un verre de vin aux bouillons de poisson. === === L'introduction des boissons exotiques au XVIIe siècle est suivie de leur essor au siècle suivant : chocolat, thé, et café font l'objet d'une abondante littérature dans laquelle amateurs et détracteurs s'affrontent. Leur consommation devient courante à la Cour puis dans l'aristocratie et la haute bourgeoisie, séduites par leur exotisme et leurs vertus thérapeutiques supposées. Ces produits de luxe, importés initialement par la Compagnie des Indes orientales, sont à l'origine de services dédiés (chocolatière, théière, cafetière), de nouvelles pratiques culinaires et alimentaires, dans l'intimité (telles que le petit déjeuner et le goûter pris dans des espaces de sociabilité intime) ou en société (art de la table dans lequel la bourgeoisie investit son besoin de consommation ostentatoire et crée dans des espaces privés ses réseaux de sociabilité mondaine, apparition dans les grandes villes des cafés qui développent un nouveau mode de sociabilité publique) qui se diffusent progressivement dans la société avant de se démocratiser pendant la révolution industrielle au XIXe siècle. Peu avant la Révolution française, on peut voir des recettes comme la bouchée à la reine prendre de l'importance. Ici, il s'agit essentiellement de cuisine royale, exécutée par les services royaux de Bouche. Comme son nom l'indique elle a été réalisée sous l'influence de l'épouse de Louis XV, la reine Marie Leszczynska : il s'agit d'une recette à base de poulet, servie dans un vol-au-vent. Cette recette est encore populaire aujourd'hui. On lui doit également d'autres recettes, dont le et le filet d'aloyau braisé à la royale. On lui doit aussi l'apparition des lentilles dans l'alimentation. La carrière de Carême contribue au raffinement de la cuisine française. La base de son style provient de ses sauces, qu'il nomme les sauces mères : la sauce espagnole, le velouté, la sauce béchamel. Souvent considérées comme des fonds de sauce, elles sont à la base des autres sauces et sont encore connues aujourd'hui. Chacune de ces sauces est réalisée en grande quantité dans sa cuisine car elles servent à de multiples produits dérivés. Carême dispose ainsi de plus d'une centaine de sauces à son répertoire. Les soufflés apparaissent également pour la première fois dans ses écrits. Bien que nombre de ses préparations semblent extravagantes aujourd'hui, il simplifie et codifie une cuisine qui était encore plus complexe de son temps. Cette codification s'exprime à travers trois ouvrages majeurs : Le Maître d'hôtel français (1822), Le Cuisinier parisien (1828) et L'Art de la cuisine française au dix-neuvième siècle (1833-1835). === Première moitié du XXe siècle === La modernisation et l'organisation de la haute cuisine française sont le plus souvent attribuées à Auguste Escoffier. Son influence commence avec l'apparition des grands hôtels en Europe et en Amérique durant les années 1880-1890. L’hôtel Savoy de César Ritz est l'un des premiers hôtels dans lequel Escoffier travaille, mais son influence se développe surtout lorsqu'il est responsable des cuisines du Carlton, à Cannes, de 1898 à 1921. Afin d'optimiser le service des plats, il met au point le système de brigade de cuisine, qui rationalise la répartition des tâches de l'équipe de cuisiniers suivant cinq pôles spécialisés. Ces cinq pôles comprennent le garde-manger qui prépare les plats froids, l'entremétier qui prépare les légumes et les féculents, le rôtisseur qui prépare les rôtis et les grillades, le saucier qui prépare les sauces et les soupes, et le pâtissier qui prépare les pâtisseries et les desserts. Ainsi, plutôt qu'une seule personne prépare un plat, plusieurs cuisiniers préparent les différentes composantes du plat. Par exemple, dans le cas des œufs au plat Meyerbeer (œufs cuits au plat, accompagnés de rognons d'agneau ou de mouton et nappés de sauce Périgueux), le système précédent requérait jusqu'à quinze minutes de préparation, alors qu'avec le système de brigade, les œufs sont préparés par l'entremétier, les rognons sont grillés par le rôtisseur, la sauce aux truffes par le saucier. Le plat peut ainsi être préparé dans un laps de temps beaucoup plus court et servi rapidement en salle. Escoffier simplifie également le menu moderne et la structure des repas. Il publie une série d'articles traitant de cet ordre qui sont finalement publiés dans son Livre des menus, en 1912. Ce type de service adopte le service dit service à la russe — remplaçant le service à la française, qui était en usage depuis le Moyen Âge —, dans lequel le repas est divisé en plusieurs plats, chacun servi séparément dans son assiette. Cette façon de faire avait été rendue populaire par Félix Urbain Dubois, dans les années 1860. La contribution la plus importante d'Escoffier reste la publication du Guide culinaire, en 1903, qui établit les bases de la cuisine française. Il s'agit d'un ouvrage collaboratif dans lequel plusieurs chefs de haut rang illustrent l'acceptation universelle de ce nouveau style de cuisine. Le Guide culinaire rend désuet l'utilisation de sauces lourdes et promeut les fumets qui sont l'essence de la saveur de poissons, de viandes et de légumes. Ce style de cuisine cherche à créer des accompagnements, sauces dont la fonction est d'ajouter de la saveur au plat, plutôt que de la masquer comme par le passé. En plus de ses propres recettes, Escoffier s'inspire des recettes de Carême, Dubois et Taillevent. Une autre source de recettes provenait des paysans, dont les plats sont traduits dans les standards raffinés de la haute cuisine. Les ingrédients communs sont ainsi remplacés par des ingrédients coûteux, rendant les plats moins humbles. Escoffier inventa lui-même de nombreux plats, comme la pêche Melba ou les crêpes Suzette. Escoffier réédita Le Guide culinaire quatre fois au cours de sa vie, en indiquant dans la préface de la première édition du livre que, même avec cinq mille recettes, son livre ne devrait pas être considéré comme un texte exhaustif et que, même s'il l'était au moment de son écriture, il ne sera plus demain, parce que le progrès est en marche chaque jour. === Seconde moitié du XXe siècle === Dès la fin de la Première Guerre mondiale, l'automobile va permettre de développer une nouvelle forme de gastronomie du voyageur. La RN7, qui permet de descendre sur la Côte d'Azur ou remonter vers le nord de l'Europe, va drainer un tourisme de luxe à partir des trois plus grandes métropoles françaises Paris, Lyon, et Marseille. Les guides routiers se multiplient et donnent des renseignements précis sur les haltes gastronomiques. Le Guide Michelin le plus connu propose même une classification par étoiles. La mascotte de la marque Michelin, le Bibendum, est d'ailleurs né d'une idée de Curnonsky, élu prince des gastronomes. L'axe routier de la vallée Saône-Rhône se distingua rapidement par ses nombreux restaurants étoilés. À titre d'exemple, Jean-Robert Pitte indique que dans l'édition 1956 du Guide rouge, la moitié des trois étoiles de province se retrouvait à proximité de l'axe royal, avec sept restaurants, Paris n'en ayant que quatre. Dans les deux décennies qui suivent, de nouveaux plats et de nouvelles techniques font leur apparition. Cette période est aussi marquée par l'apparition de la « Nouvelle cuisine ». Le terme de nouvelle cuisine a été utilisé à plusieurs reprises dans l'histoire de la cuisine française. Cette description est ainsi observée dans les années 1740, avec la cuisine de Vincent La Chapelle, François Marin et Menon. Elle est réutilisée également dans les années 1880 et 1890 pour décrire la cuisine d'Escoffier. Les journalistes culinaires Henri Gault et Christian Millau font cependant revivre ce terme dans les années 1960 pour décrire la cuisine de Paul Bocuse, Jean et Pierre Troisgros, Michel Guérard, Roger Vergé et Raymond Oliver. Le travail de ces chefs s'inscrit dans une certaine prise de distance par rapport à l'orthodoxie de la cuisine d'Escoffier. Certains de ces chefs étaient des élèves de Fernand Point à la Pyramide, de Vienne, qu'ils quittèrent pour ouvrir leurs propres restaurants. Gault et Millau découvrent la formule de ce nouveau style de cuisine à travers dix caractéristiques représentatives. La première d'entre elles est le rejet de la complication excessive en la cuisine. Le temps de cuisson de la plupart des poissons, des fruits de mer, du gibier, du veau, des légumes verts et des pâtés est par ailleurs fortement réduit, dans le but de préserver leurs saveurs naturelles. Le recours à la cuisson à la vapeur se développe ainsi largement dans ce nouveau style. L'utilisation des ingrédients les plus frais possibles constitue la troisième caractéristique. En outre, les grands menus sont abandonnés en faveur de menus courts. Cinquièmement, les marinades de viandes et de gibiers cessent d'être utilisées. Sixièmement, les sauces épaisses, telles que les sauces espagnole et béchamel sont abandonnées en faveur de l'assaisonnement des plats avec des herbes fraîches, du beurre de qualité, du jus de citron et du vinaigre. Par ailleurs, les chefs de la nouvelle cuisine s'inspirent plutôt des plats régionaux que de plats de haute cuisine. De nouvelles techniques et des équipements modernes sont également adoptés, comme l'utilisation du four à micro-ondes, chez Bocuse. Les chefs veillent à la satisfaction des besoins alimentaires de leurs clients par l'intermédiaire de leurs plats. Enfin, les chefs sont très inventifs et créent de nouvelles combinaisons (et cela ravivait des souvenirs face à la nouveauté dans l'intelligencia traitant de la satisfaction des désirs). == Diversité de la cuisine régionale == La cuisine française est généralement perçue, en dehors de la France, à travers sa grande cuisine servie dans des restaurants aux prix élevés. Cette cuisine très raffinée a, la plupart du temps, reçu l'influence des cuisines régionales. Celles-ci sont caractérisées par une extrême diversité de styles et d'aliments mis en œuvre. Il y a encore peu de temps, chaque pays français voyait sa cuisine dirigée presque exclusivement par ce que son terroir permettait de produire. C'est cet état de fait qui a façonné ou façonne toujours la diversité des recettes et savoir-faire constatés aujourd'hui. De nos jours, du fait des mouvements de populations, ces différences régionales ont eu tendance à s'estomper, mais elles restent clairement marquées, et une personne voyageant à travers la France remarquera des changements significatifs dans la manière de cuisiner et dans les plats servis. D'ailleurs, la récente attention du consommateur français sur les produits de terroir signifie que la cuisine régionale témoigne d'un fort renouveau en ce XXIe siècle. Les vins français et les fromages français font partie intégrante de l'agriculture et de la cuisine française dans son ensemble dans laquelle ils sont utilisés comme ingrédients et comme accompagnements. La France est d'ailleurs reconnue pour sa gamme étendue de vins et de fromages. === Grand Ouest === Le nord-ouest de la France se caractérise par une influence significative de son littoral dans la gastronomie locale. La mer fournit en effet la matière première des plateaux de fruits de mer et des poissons (bar, lotte, hareng), servis dans les restaurants ou sur les tables familiales. Alors que la Bretagne a développé une offre de qualité en homards, en écrevisses et en moules, la Normandie s'est spécialisée dans les pétoncles, les coquilles Saint-Jacques et les soles. La cuisine du nord-ouest utilise le beurre, la pomme et la crème, comme dans les moules farcies aux amandes. L'agriculture de cette région s'est beaucoup développée en raison de son climat doux. La Normandie abrite ainsi un grand nombre de pommiers, dont les fruits sont aussi bien utilisés dans des plats que dans des boissons alcoolisées comme le cidre ou le calvados. En ce qui concerne la Bretagne, certains produits agricoles comme les choux-fleurs et les artichauts ont acquis une réputation nationale. Le sarrasin était une culture traditionnelle en Bretagne et est ainsi largement utilisé pour la réalisation des fameuses galettes. Actuellement, seulement 27% de la consommation de sarrasin est importée . La production bretonne est centrée sur le sarrasin bio. Les rillettes du Mans sont aussi reconnues nationalement, tandis qu'en Maine-et-Loire, le rosé cabernet-d'anjou, ainsi que la liqueur d'orange Cointreau, ont une renommée internationale. La cuisine du val de Loire est fameuse pour ses poissons au beurre blanc. En plus des produits de la mer, la cuisine ligérienne fait la part belle au gibier sauvage, au veau, à l'agneau, à la viande charolaise, à la poule géline et à des fromages de chèvre. La vallée de la Loire et le centre de la France produisent également des fruits de haute qualité, comme les cerises utilisées pour la préparation de la liqueur Guignolet, ou les poires Belle Angevine. Les fraises et les melons sont aussi de grande qualité. Les jeunes légumes sont souvent utilisés dans la cuisine, comme la spécialité de la région, les champignons de Paris. Le vinaigre d'Orléans est également une spécialité largement utilisée pour la préparation et l'assaisonnement des plats. Les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée sont réputées pour leur production ostréicole et mytilicole, avec notamment les huîtres du bassin de Marennes-Oléron et les moules de la baie de l'Aiguillon. L'arrière-pays côtier, dont les pâturages regorgent de chèvres, produit également des fromages renommés. Les pâturages de la Vendée et du Poitou sont également occupés par des troupeaux de Parthenaises et des volailles de Challans, alors que le Limousin abrite de nombreux bétails de limousines et de moutons. Le cognac est également originaire de cette région, avec la ville de Cognac, le long de la Charente. Les nombreuses forêts qui s'y étendent offrent une large variétés de gibiers et de champignons de qualité. File:Früchte des Meeres, 2011 (01).jpg|Plateau de fruits de mer Fichier:Lobster Thermidor.jpg|Homard Thermidor Fichier:Festival de Cornouaille 2014 - Restauration 01.jpg|Cuisson de Galette-Saucisse en bretagne Fichier:Poulet de Challans aux cèpes de Bordeaux.JPG|Poulet de Challans aux cèpes File:MOJHETTES.JPG|Mogettes accompagnant une viande File:Tours - Halles de Tours - Avril 2019 - Rillons de Tours.jpg|Rillons de Tours === Sud-ouest === La gastronomie de cette région se caractérise progressivement durant l'époque moderne sur les bases, des particularités des terroirs de la région et des produits agricoles et habitudes nés des échanges internationaux qui se développent à la suite de l'exploration du Monde par les européens profitant notamment de la vocation maritime de Bordeaux. Cette dernière est connue pour son vin, tout comme l'ensemble du sud-ouest de la France. La cuisine de cette région accommode bon nombre de produits issus de la pêche, qu'elle soit maritime, dans le golfe de Gascogne, fluviale, dans les Pyrénées ou à l'aide de pièges, dans la Garonne. Les Pyrénées et le Massif central soutiennent également l'élevage d'agneaux de qualité, tels que l'agneau de Barèges-Gavarnie ou de l'Aveyron, ainsi que des fromages de brebis. La cuisine du sud-ouest est également riche en viande bovine (aubrac, salers, blonde d'Aquitaine, bœuf de Chalosse, bazadaise et garonnaise), ainsi qu'en volaille fermière (poulet, dindon, pigeon, chapon, oie et canard). La cuisine de Gascogne et du Périgord, quant à elle, s'est fait une spécialité des pâtés, terrines, confits et magrets d'oie et de canard gras. Cette région est ainsi très réputée pour sa production de foie gras de ces volailles. Les pruneaux d'Agen et l'eau-de-vie d'Armagnac sont également originaires de cette région. La cuisine basque est connue pour son utilisation de la tomate, de piment d'Espelette et la charcuterie du porc Pie noir du Pays basque. Le jambon de Bayonne est d'origine béarnaise, fabriqué à partir de porcs des vallées d'Ossau et d'Aspe. Le pays gersois est réputé pour ses élevages de volailles, tandis que les producteurs fermiers et transformateurs artisanaux et industriels de la région de la montagne Noire et de Lacaune fabriquent du jambon et du saucisson. Le maïs blanc est massivement cultivé dans la région, tant pour l'engraissement des canards et des oies pour le foie gras, que pour l'élaboration de la cruchade, une bouillie de maïs. Les agriculteurs y cultivent également les haricots qui sont au cœur de la recette du cassoulet. La région toulousaine est reconnue pour sa fabrication de saucisse de Toulouse, qui peut également accompagner une variante locale du cassoulet, le cassoulet de Castelnaudary. La région de Cahors produit du vin noir, ainsi que des truffes et des champignons. Les agriculteurs élèvent également des agneaux de bergerie. L'Aveyron, pays d'éleveurs et de pelouses naturelles, est le berceau de nombreux fromages, tels que le roquefort de lait cru de brebis, élaboré et affiné au pied du plateau du Larzac, le pérail qui n'a quitté les cuisines des fermes que depuis une trentaine d'années, et le laguiole de lait cru de vache, spécialité de l'Aubrac aveyronnais. Le cantal, lui, est produit à partir de lait de vache dans le Cantal. Les troupeaux de vaches salers produisent le lait cru utilisé pour la réalisation du fromage du même nom, le salers. Ces vaches sont également élevées pour leur viande. Fichier:Foie gras with sauternes.jpg|Du foie gras servi avec une bouteille de sauternes. Fichier:Haricots tarbais dans un cassoulet gascon.jpg|Haricots tarbais dans un cassoulet gascon. Fichier:Morceau de Roquefort Coulet.jpg|Morceau de roquefort. === Sud-Est === Dans le Languedoc-Roussillon, se consomment tout autant des huîtres de l'étang de Thau que des moules, en plus des spécialités de poissons de Sète : la bourride, la tielle ou la rouille de seiche. Les éleveurs producteurs fermiers de la région du Haut-Languedoc transforment également les cuisses des cochons de leurs élevages en jambon sec (commercialisés accompagnés des signes distinctifs « jambon fermier » et « jambon de montagne », car censés être produits et transformés dans les fermes des hauts plateaux et vallées de la Lozère). La nature cévenole offre une grande variété de champignons, châtaignes, baies, gibiers de toutes espèces, etc., et les agriculteurs qui y vivent pourvoient le commerce en miels, viande d'agneau, saucisses sèches, pâtés et fromages fermiers. L'influence catalane peut être observée dans la cuisine avec des plats comme la brandade, faite à partir d'une purée de morue séchée et enveloppée dans des feuilles de poirée. Les escargots sont nombreux et sont préparés dans un style catalan connu sous le nom de cargolade. En Corse, d'innombrables troupes de chèvres et de moutons sont élevées modestement par les paysans; les chevreaux et agneaux servant à préparer des plats tels que le stufato, des ragoûts et des rôtis. Parmi les fromages produits en Corse, le brocciu (un des fromages de lactosérum produit en France) est aujourd'hui le plus connu des Français de par son appellation préservée au niveau de l'Union européenne. Les châtaignes cultivées et récoltées dans la forêt de Castagniccia sont utilisées pour être transformées en farine; aliment utilisé, entre autres, pour faire du pain, des gâteaux ou de la polenta. La forêt fournit également des glands pour nourrir les cochons et les sangliers qui constituent la plus grande source de protéines de la cuisine de l'île avec les fromages. Ces bêtes sont transformées en saucisses, jambon sec, ou d'autres spécialités de salaison corse, tels que la coppa (échine de cochon sèche), le lonzu (filet séché), le figatellu (saucisse de foie), le salamu (saucisse fumée), la salsiccia (saucisse épicée), la panzetta, le figarettu (foie fumé et séché) et le prisuttu (jambon sec). Les agriculteurs corses produisent quantité de clémentines (dont l'appellation d'origine est préservée via le système AOP), de citrons, de nectarines et de figues (ces dernières seront séchées). Le citron confit est utilisé dans les nougats et les gâteaux, tout comme le brocciu et les châtaignes qui sont également utilisés dans les desserts. La Corse offre une grande variété de vins et de liqueurs de fruits comme le patrimonio, la cédratine, la liqueur de myrte, le rappu et l'eau-de-vie de châtaigne. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est la plus grande région productrice d'agrumes, de légumes, de fruits et de fines herbes en France. Elle réalise également la plus importante production d'olives et d'huile d'olive. Outre la lavande qui est utilisée dans de nombreux plats de Haute-Provence, la cuisine régionale emploie d'autres herbes aromatiques telles que le thym, la sauge, le romarin, le basilic, la sarriette, le fenouil, la marjolaine, l'estragon, l'origan et la feuille de laurier. Le miel, les fromages de chèvre, les saucissons séchés à l'air, les fruits de mer (en zone côtière), l'agneau et la viande de bœuf sont des ingrédients très populaires dans cette région. Les sauces régionales font une large place à l'ail et aux anchois. La cuisine méditerranéenne utilise une grande quantité de légumes pour des préparations plus légères. La Camargue possède des rizières et cultive notamment une spécialité locale, le riz rouge de Camargue. L'alcool le plus emblématique de la région provençale est sans nul doute le célèbre pastis, au goût anisé. Pendant la fin de l'automne et l'hiver, des truffes sont récoltées en Provence, alors que le dessert traditionnel de Noël servi en Provence, les treize desserts, se compose de pâte de coing, de biscuits, d'amandes, de nougat, de pommes et de fougasses. Les fruits et les légumes (dont, parmi ces derniers, le cardon) sont très populaires dans la cuisine lyonnaise et des terroirs proches de Lyon. On y retrouve également de la volaille de Bresse, des pintades de la Drôme et des poissons en provenance des étangs de la Dombes et des montagnes de Rhône-Alpes. Lyon et la Savoie fournissent des saucisses de grande qualité, alors que les régions alpines produisent de nombreux fromages comme l'abondance, le reblochon, la tomme et le vacherin des Bauges. La cuisine des Alpes est ainsi connue comme la cuisine où le fromage fondu, les pommes de terre et les charcuteries sont rois. La célèbre chartreuse est une liqueur originaire du monastère de la Grande Chartreuse, dans le massif de la Chartreuse. Parmi les grands chefs des contrées environnant Lyon, on peut notamment citer Fernand Point, Georges Blanc, Paul Bocuse, les frères Troisgros et Alain Chapel. N'oublions pas la cuisine de l'Auvergne, avec sa côte de bœuf à l'os à moelle, ses belles charcuteries, ses produits des bois et des jardins et ses fromages affinés, son aligot et sa truffade. Fichier:Tielle setoise haut.jpg|Tielle à la sétoise. Fichier:Cargolade.jpg|Cargolade du Roussillon. Fichier:Prisuttu et figues.jpg|Jambon sec de Corse (prisuttu) et figues. Fichier:Herbesdeprovence.jpg|Herbes de Provence. === Nord-Est === La Bourgogne est réputée pour ses vins. Le brochet, la perche, le crabe de rivière, les escargots, la volaille de Bresse, le bœuf charolais, les groseilles, le cassis, le gâteau de miel constituent les principaux ingrédients des spécialités de la gastronomie locale à la fois de la Bourgogne et de la Franche-Comté. La région de Dijon est également renommée pour sa moutarde de Dijon. La cuisine de Bourgogne utilise beaucoup l'huile et notamment celle de noix et de colza. Le Chaource et l'Époisses sont des fromages produits dans des terroirs du nord de la Bourgogne et du sud de la Champagne. La région jurassienne produit quant à elle des spécialités à base de viande fumée. On y trouve ainsi beaucoup de plats à base de porc (lard et saucisse) et de bière. Le gibier occupe également une place de choix dans la région en raison d'une réglementation de la chasse particulièrement favorable. Les fromages francs-comtois tels le Mont d'Or ou le Morbier se consomment aussi chauds avec des pommes de terre, accompagnés de charcuterie locale (saucisses de Morteau et Montbéliard, jambon). La croûte aux morilles, à base de crème, de pain et de champignons, est une spécialité de la Franche-Comté servie en entrée. Enfin, le gâteau de ménage et la galette comtoise illustrent les desserts de la région. Le gibier et le porc sont aussi très populaires en Champagne, même si cette région tire surtout sa renommée de son vin blanc effervescent, appelé champagne. La région Champagne-Ardenne est également connue pour sa spécialité à base de tripes de porc, l'andouillette, avec notamment l'andouillette de Troyes. Quant à la Lorraine, elle est à la fois réputée pour sa tradition charcutière (notamment fumées dans les Vosges) ainsi que les fameux plats en pâtes ou en croutes (quiche, tourtes et pâtés de porc et veau marinés…), fromages (Brie et Munster-Gérômé…) mais aussi pour ses confitures de fruits délicats, ses pâtisseries et confiseries, comme la tarte à la mirabelle, les macarons et les bergamotes de Nancy, les madeleines, les dragées, ou la glace Plombières. La choucroute, classée IGP en 2018, est emblématique de la cuisine alsacienne, mais aussi une spécialité de Brienne-le-Château, dans l'Aube. Dans le nord et l'est de la Lorraine et en Alsace, surtout dans la montagne vosgienne, le climat rude et l'appartenance au monde germanique ont entraîné l'élaboration de plats copieux, popularisés comme plats hivernaux dans le reste du pays. Outre la choucroute garnie, on trouve la tarte flambée et l'oie rôtie, typique de la période de Noël. Le thé du chasseur, ou jagatee, est un remontant hivernal, incluant du rhum, populaire dans la montagne. Un grand nombre de desserts et autres pâtisseries de Noël populaires sont issus de la région, comme le kougelhopf, le christstollen, le pain d'épices, le mannele et le bretzel. Le schnaps et le kirsch sont des alcools populaires. L'Alsace est par ailleurs la seule région de France où est produit du vin de glace, à l'approche des fêtes de fin d'année. L'Ardenne produit quant à elle des dindes réputées, notamment pour les fêtes de fin d'année. Fichier:FIG 2016-Charcuterie fumée des Vosges.jpg|Fumé vosgien Fichier:Tarte flambée alsacienne 514471722.jpg|Une flammekueche alsacienne, à base de lardons et d'oignon. Fichier:Andouillette.jpg|Andouillette avec ses accompagnements. Fichier:Tarte à la mirabelle - 20050831.jpeg|Tarte aux mirabelles de Lorraine Fichier:Souvenirs de Dominique Bretodeau - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2).jpg|Bergamottes de Nancy === Nord === La cuisine du nord, marquée tant par des influences picardes que flamandes, est caractérisée par l'utilisation du beurre et de la crème mais aussi des endives, de la pomme de terre, du porc et de la bière. Dans cette partie septentrionale de la France, agricole mais aussi très industrielle, une tradition de culture du blé, de la betterave sucrière et de la chicorée s'est développée au cours des siècles. Parmi les plats traditionnels, on trouve souvent des plats longuement mijotés comme la carbonade flamande, le potjevleesch ou le waterzooï. En Flandre, reliée au monde germanique comme l'Alsace et la Lorraine thioise, on retrouve bon nombre de pâtisseries de Noël comme le cougnou, le spéculoos, la tarte au sucre et le geuteling. Les plats très caloriques et mijotant longtemps comme la carbonade flamande, le hochepot et l'anguille au vert que l'on retrouve dans le Westhoek ont été façonnés par la dureté des travaux locaux, qu'ils soient agricoles (terre très argileuse et sols marécageux) ou maritimes (climat froid et humide de la mer du Nord). Le genièvre est historiquement produit à Dunkerque. === Région parisienne === Légumes et fruits : Le champignon de Paris (Agaricus bisporus), La cerise de Montmorency, asperge d'Argenteuil, reine-claude de Chambourcy, ou la carotte de Croissy, sans oublier les murs à pêches de Montreuil-sous-Bois. Volailles, charcuteries, viandes : La cuisine parisienne est réputée pour ses volailles, que l'on considère comme des spécialités qui étaient autrefois servies à la Cour de Louis XIV de France. On trouve à Paris, le cochon qui fournit le célèbre jambon de Paris (aussi appelé jambon blanc), consommé sous différentes formes ; autant dans une assiette avec du beurre, que dans un croque-monsieur. Dans le département des spécialités de volailles, on peut désigner celle issue des poules de Houdan. Il y a aussi les recettes traditionnelles avec des viandes, comme le miroton de bœuf, la côte rôtie, ou l'entrecôte Bercy. Côté charcuteries, il y a le saucisson de Paris, ou saucisson à l'ail. On peut aussi déguster du boudin de Paris ou Boudin à l'oignon, une escalope parisienne (variante de l'escalope viennoise) ou d'autres pâtés traditionnels. Pains et pâtisseries : Dans les pains parisiens, il y a la fameuse baguette, mais aussi le pain Briare et le pain Vexin. Côté pâtisseries, il y a le saint-honoré, la tarte Bourdaloue, l'opéra, les financiers, le Paris-brest, le mille-feuille et la plupart des pâtisseries faites à base de pâte à choux. Beaucoup de ces desserts, notamment ceux composés de pâte à choux, ont été développés ou inventés dans la Pâtisserie de la rue de la Paix, du grand chef parisien Marie-Antoine Carême, précurseur du principe de pâtisserie et confiserie. On peut également citer la brioche de Nanterre. File:01 Baguettes de pain.jpg|Baguettes de pain Fichier:Mille-feuille structure.jpg|Un mille-feuille. Fichier:Angelina, rue de Rivoli 2 Paris, France 2011.jpg|Pâtisseries, chez Angelina, à Paris. Fichier:Saint-honoré (pâtisserie).JPG|Un saint-honoré. Fichier:Tarte Bourdaloue.jpg|Une tarte Bourdaloue. Plats traditionnels : La soupe à l'oignon, très populaire. La matelote d'anguille est un plat typique de Paris, cuisiné avec des anguilles et du vin rouge. Le croque-monsieur, plat de bistro parisien, constitué de jambon de Paris, serait justement apparu dans un café du boulevard des Capucines. Fichier:Mmm...onion soup (5344349906).jpg|Une soupe à l'oignon. Fichier:Matelote anguilles.jpg|Une matelote d'anguille. Fichier:Croque monsieur.jpg|Un croque-monsieur. === Outre-mer === ==== Guadeloupe et Martinique ==== L'art culinaire reflète la manière d'être et de vivre d'un peuple, mais aussi son histoire. C'est ainsi que la cuisine antillaise simple, sans artifice est le résultat d'une osmose de tous les peuples qui y ont fait escale. Des grillades épicées des indiens caraïbes, en passant par le calalou africain, la brandade de morue française, ou le colombo indien, c'est toute une large palette gastronomique qui compose cette cuisine. Principalement à base de produits de la mer, les plats antillais ont pour point commun de faire souvent macérer la viande et le poisson dans un assaisonnement (souvent à base de piments antillais) pour en améliorer le goût. On peut également noter l'utilisation abondante de la farine de manioc. Apéritifs : Planteur ; ti-punch ; Shrubb ; jus de fruits de saison (goyave, mangue, canne à sucre, banane, etc.). Entrées : Acras de morue ; boudin noir ; boudin aux crabes, aux lambis, etc. ; féroce d'avocat ; souskay de morue ; pâtés salés ; crabe farci… Plats de fruits de mer : Fricassée de chatrou (pieuvre ou poulpe local) ; fricassée de lambis ; poissons grillés au feu de bois, sauce chien ; court-bouillon de poisson (poisson-chat, vivaneau, dorade coryphène, requin, etc.) ; langoustes grillées ; kalalou de crabes ; matété de crabe ; matoutou de crabe ; soupe z'habitan… Plats de viande : Colombo (de poulet, de cabri) ; ragoût de porc accompagné de pois d'Angole et d'igname (fête de Noël) ; ragoût de poule sur pieds ; pâté en pot ; bébélé ; lentilles accompagnées de salaisons (morceaux de porc macérant dans une sauce salée) ; christophine farcie de viande… Accompagnements : Fruit à pain en tranches ou en purée ; gratin de papaye verte ; riz blanc à la créole ; ignames ; madère ; manioc ; bananes jaunes (plantain) cuites à l'eau, ou frites… Sandwichs : Bokit ; Agoulou File:Colombo 001.JPG|Colombo de poulet Fichier:Planters Punch 2.jpg|Rhum planteur. File:Accras de morue 2.jpg|Accras de morue File:Fricassée de lambi.jpg|Fricassée de lambi File:Crabe farci.jpg|Crabe farci ==== Guyane ==== Plat principal : bouillon d'awara ; colombo, pimentade (de poissons ou gibiers), calou, atipa au lait de coco, haricots rouges et leur viande saumurée. Viandes fricassées : fricassée de poulet, de cochon, de bœuf, fricassée d'iguane. Gibier divers et varié : cochon bois ; agouti ; pak ; iguane ; hocco. Accompagnement : couac ; dongué ; dachine ; igname ; lafoufou bannann ; riz de Mana. Dessert : galette créole, comtesse (sablé), dizé milé (beignet), dokonon (gâteau poché en papillote). ==== La Réunion ==== Plat de viandes : rougail saucisses ; carry poulet ; boucané ; canard à la vanille ; massalé cabri ; tijak boucané. Plat de poissons / fruits de mer : rougail morue ; carry zourit ; carry bichique ; carry camaron ; morue grillée. Plat de légumes : le carry bringelles ; beignets de bringelle ; salade de palmiste ; salade de chou coco (sommité du cocotier) ; brèdes (chouchou, chou d'chine, etc.) ; achards. Gratins : gratin de chouchou ; gratin bois de songe (songe est un des noms du taro) Amuse-gueule : samoussas ; bouchons ; bonbons piments ; piments farcis ; graton ; larves de guêpes grillées. Desserts : le gâteau patates (patates douces) ; gâteau chouchou (chayotte) ; gâteau manioc ; bonbon coco ; bonbon la rouroute ; galette manioc (ou beignet manioc) ; gâteau maïs ; gâteau tisson ; gâteau chemin de fer (gâteau roulé) ; beignets banane ; salade de mangues-ananas pimentée ; sorbets (tamarin, coco, pistache, etc.). Fruits : letchis ; mangues José ; goyaves ; caramboles ; papayes ; ananas Victoria ; longanes, etc. Accompagnements du riz : rougail tomates ; rougail de mangues ; rougail dakatine ; lentilles ; gros pois ; haricots rouges ; piment. Bière locale : la Dodo == Apports étrangers == Les cuisines françaises ont largement bénéficiées des apports culinaires étrangers, cependant, il existe un tropisme d'appropriation de ces apports : Bien que la cuisine française prenne son bien où bon lui semble, Le Cuisinier parisien souligne sa puissance assimilatrice. Car cette cuisine « francise » (le mot est de Carême) et « nationalise » ce qui vient d’ailleurs. Quand bien même les sauces de base de la cuisine française seraient espagnoles et allemandes, « ces sauces étrangères sont tellement changées dans leurs préparations, qu’elles sont depuis longtemps toutes françaises ». === Immigrations === Les différentes vagues de migrations vers la France (notamment dans le cadre des diffrentes guerres durant lesquelles ont été mobilisés des étrangers d'Afrique du Nord) ont largement impacté les habitudes culinaires et la cuisine française. Le couscous était déjà sur les tables des cafés Kabyles dans les années 1920. Sa notoriété viendra avec l’arrivée des [colons] en 1962. Si traditionnellement il se décline à toutes les sauces, il devient « royal » et affublé d’une merguez dans sa version hexagonale et commerciale. Quant à la semoule, elle se prépare trop souvent à l’eau chaude ou dans un four. Exit l’action bienfaitrice de la vapeur - qui fait pourtant toute l’originalité de ce plat. Sur les trente milliards de pizzas mangées dans le monde chaque année, trois milliards sont consommées en France soit dix tonnes de pizzas (une tonne de plus qu’en Italie !). La pizza est arrivée en France avec les immigrés italiens du XIXe siècle, mais c’est au lendemain de la guerre qu’elle se répand. La première pizzeria est inaugurée à Paris en 1950. Il y en aurait aujourd’hui autour de 10 000. La pizza s’accommode désormais avec tous les ingrédients possibles et imaginables. On a même servi des pizzas… au foie gras ! == Reconnaissance mondiale == Fin 2006, un groupe de gastronomes et de chefs, dont Paul Bocuse, Alain Ducasse, Pierre Troisgros, Marc Veyrat et Michel Guérard, militent pour que la cuisine française entre au patrimoine culturel immatériel défini par l'UNESCO. À l'occasion de l'inauguration du Salon international de l'agriculture de 2008, le président Nicolas Sarkozy appuie cette demande, estimant que la France possède la meilleure gastronomie du monde. La gastronomie française serait perçue comme un symbole de l'hédonisme français. Ainsi le repas gastronomique des Français rejoint-il le patrimoine culturel immatériel de l'humanité le , grâce au comité intergouvernemental de l'UNESCO, réuni à Nairobi, au Kenya. Cette distinction concerne une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles), courgettes, haricots verts, poireaux, pomme de terre, et tomates. Pour les fruits courants, on compte les cerises, fraises, groseilles, cassis, myrtilles, kiwis, mûres, framboises, oranges, clémentines, mandarine, pamplemousse, citron, pêches, brugnons, abricots, pommes, poires, prunes, mirabelles, quetsches, raisins, et coing. Parmi les viandes, on compte les viandes de porc, de bœuf (bœuf, vache, jeune bovin, veau), de pigeon, canard, caille et pintade, de cheval, de dinde, de cochon, de lapin, de mouton, agneau, d'oie plus souvent durant les fêtes de fin d'année, et de coq, chapon, poule, poularde et de poulet. Les poissons et fruits de mer sont le cabillaud, les crevettes, le calmar, les huîtres, les moules, la sardine , le saumon, le thon et la truite. Pour les autres ingrédients, on compte l'escargot et la grenouille (cuisses de grenouille). Les fines herbes et assaisonnements incluent : estragon, fenouil, fines herbes, fleur de sel, herbes de Provence, lavande, marjolaine, romarin, sauge et thym. == Recettes == Dans cette section, les différentes recettes de la cuisine française sont regroupées par catégories. Cette classification respecte l'ordre d'un menu mais il est aussi possible de lister les plats par leur région d'origine (cf. la page sur les spécialités régionales). Les pains Les préparations de base Les sauces Les entrées Les hors-d'œuvre Les salades Les entrées froides Les entrées chaudes Les soupes et potages Les recettes aux œufs Les omelettes Les recettes au fromage Les poissons et fruits de mer Les viandes et gibiers à poil Les recettes de bœuf Les recettes de veau Les recettes d'agneau Les recettes de porc Les recettes de lapin Les volailles et gibiers à plumes Les recettes de caille Les recettes de canard Les recettes de dinde Les recettes de pigeon Les recettes de poulet Les recettes de faisan Les grillades et fondues Les tartes et tourtes Les abats Les plats de légumes (recettes) Les gratins Les féculents (recettes) Les fromages français Les desserts Les recettes de crème glacée Les recettes de pâtisserie Les confiseries Les vins français Les eaux-de-vie Les liqueurs == Cuisine de Noël == Principalement, on sert en France la dinde aux marrons pour Noël. On sert aussi à cette occasion du saumon fumé, des huîtres, du caviar ou œufs de lompes, et du foie gras. À cela, il faut ajouter des escargots et du boudin blanc. Aussi, la bûche de Noël est une habitude bien française au moment de la période des fêtes. Le chocolat et les gâteaux occupent aussi une place de choix pour cette fête en France. Le tout est normalement accompagné de champagne, boisson typiquement française. Fichier:Bûche de Noël chocolat framboise maison.jpg|Bûche de Noël chocolat framboise maison. Fichier:Table du Gros Souper.JPG|Table du gros souper avec ses trois nappes et les treize desserts.
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Liste alphabétique des sports
== A == Accrobranche Acrobatie Acrosport Acroyoga Aéro-kick Aérobic Aéromodélisme Aérostation Agility Aïkijutsu Aïkido Air hockey Airsoft Akseltag Alpinisme Alindesis Angampora Apnée Aquabiking Aqua-building Aquagym Aquajogging Aquarunning Aquasculpt Aquathlon Aquatriathlon Arts du cirque Arts du déplacement Arts martiaux chinois Arts martiaux historiques européens Arts martiaux mixtes (MMA) Athlétisme Automobile Aviation Aviron == B == Baby-foot Badminton Ball-trap Balle à la main Balle au tambourin Balle au tamis Balle pelote Ballon au poing Ballon-balai Bandy Barefoot (sport) Base-jump Baseball Basket-ball Bateau-Dragon Béhourd Biathlon Billard Bloc (escalade) BMX Boardercross Bobsleigh Boccia Bodyboard Boomerang Boule lyonnaise Bowling Boxe (boxe anglaise, boxe birmane, boxe française, boxe thaïlandaise) Bras de fer Bridge (jeu de carte) == C == Canicross Canne de combat Canoë Canoë-kayak Canyoning Capoeira Carrom Catamaran Catch Char à voile Cheerleading Chessboxing Coasteering Combat Compétition automobile Course à pied Course camarguaise Course d'orientation Cricket Croquet Cross (équitation) Cross-country Cross triathlon Crosse CrossFit Culturisme Curling Cyclisme Cyclo-cross Cyclotourisme == D == Danse (Claquettes) Danse (Danse sportive) Dames Décathlon Décathlon olympique moderne Deltaplane Duathlon Dodgeball Double Dutch == E == Échecs Équitation Escalade Escrime Esport == F == Fitness Formule 1 Formule 2 Formule 3 Formule 4 Flag football Floorball Folkrace Football Football américain Football australien Football canadien Football gaélique Footing Futsal == G == Glisse Golf Gouren Grappling Gymnastique Gymnastique rythmique == H == Haka pei Hakko-Ryu Haltérophilie Handball Hockey Hockey sous glace Hockey subaquatique Hockey sur gazon Hockey sur glace Hornuss Horse-ball Hurling Hapkido == I == Iaïdo Ironman Ice cross Indiaca Intercrosse == J == Javelot tir sur cible Jeetkunedo Jeu de paume Jiu-jitsu Jiu-jitsu brésilien Jive Jonglerie Joutes nautiques Judo Jet ski == K == Kabaddi Kaninhop Karaté Karting Kayak Kempo Kendo Kenjutsu Kickball Kick-boxing (Kick-boxing américain et Kick-boxing japonais) Kirikiti Kitesurfing Kin-ball Kobudo Kungfu Krav maga Kronum Kyudo == L == Lancer de disque Lancer de javelot Lancer de marteau Lancer de poids Luge de course Lutte == M == Marche (Randonnée pédestre) Marche aquatique côtière (Longe-côte) Marche athlétique Marche nordique Minigolf Monocycle Motomarine Motoneige (sentier) Motoneige (hors piste) Moto (vitesse) Moto (endurance) Moto (cross) Moto (trial) Moto (enduro) Musculation Marathon MMA == N == Naban Natation Natation de sauvetage (Sauvetage sportif) Natation synchronisée Nautisme Netball == O == Omnikin == P == Paddle Padel Paintball Palet Parachutisme Parapente Parkour Patin à glace Patinage Patinage artistique Patinage de vitesse Patinage synchronisé Pêche sportive Pelote basque Pentathlon moderne Pétanque Pilates Planche à voile Planeur (ou vol à voile) Plongée en apnée Plongée sous-marine Plongée sportive en piscine Plongeon Plumfoot Pole dance Polo == Q == Qi gong Quad Quidditch Quilles de huit Qwan Ki Do == R == Rafting Rallye automobile Raquette à neige Régate Ringuette Rink hockey Roller Roller in line artistique Roller in line hockey Roliball Rugby à sept Rugby à XIII Rugby à XV Roller derby Roller Soccer (mini foot en roller) Roundnet == S == Sambo Salsa Saut à la perche Saut à ski Saut en hauteur Saut en longueur Savate (boxe française) Shinty Shuai jiao Skateboard Skater hockey Skeleton Ski Ski alpin Ski de fond Ski nordique Ski nautique Slamball Snorkeling Snowboard Snowscoot Snowskate Softball Spéléologie Spikeball Squash Step Sumo Supermotard Surf == T == Tae Bo Taekwondo Taichi chuan Taihojutsu Taïso Tambourin Tango Tau'a rapa nui Tchoukball Tennis Tennis de table Tennis léger Tir à l'arc Tir sportif Trail (course à pied) Trampoline Triathlon Tricking Triple saut Trollball Trottinette freestyle Twirling Tumbling == U == ULM Ultimate Unihockey == V == Varappe Vélocross (vélo cross-country, VTT) Voile Volley-ball Voltige aérienne Voltige en cercle Voltige équestre viet vo dao == W == Wakeboard Water-polo Waveboard Wing chun Wushu == X == Xare == Y == Yi Quan Yoga Yoseikan Budo == Z == Zen Hakko Kaï Zumba
[ "Spikeball", "Slamball", "Catch", "Dames", "Surf", "Horse-ball", "Aéromodélisme", "Badminton", "Patinage de vitesse", "Aérobic", "Billard", "Combat", "Marathon (sport)", "Gymnastique acrobatique", "Danse", "Taekwondo", "Rugby à XV", "Agrès de cirque", "Régate", "Twirling", "Ultimate (sport)", "Cyclisme", "Kick-boxing américain", "Saut en longueur", "Chessboxing", "Yi Quan", "Krav maga", "Musculation", "Balle au tambourin", "Cyclotourisme", "Rugby à XIII", "Jogging (sport)", "Base-jump", "Ski", "Moto-cross", "Barefoot (sport)", "Bobsleigh", "Saut en hauteur", "Pêche sportive", "Voltige en cercle", "Ski alpin", "Tennis de table", "Aviation", "Aquathlon", "Tennis", "Pétanque", "Canoë", "Patinage sur glace", "Ski de fond", "Boxe", "Hockey", "Polo", "Art du déplacement", "Danse sportive", "Caster board", "boxe birmane", "Béhourd (sport)", "Wing chun", "Patinage artistique", "Kenjutsu", "Aérostation", "Haltérophilie", "Omnikin", "Kickball", "Sumo", "Aquagym", "Zumba", "Sambo", "Unihockey", "Course d'orientation", "Jiu-jitsu brésilien", "Parachutisme", "Bras de fer", "Kitesurfing", "Duathlon", "Coastering", "Culturisme", "Step (fitness)", "Escalade", "Kabaddi", "Ringuette", "Aïkijutsu", "CrossFit", "Canoë-kayak", "Yoga", "Rallye automobile", "Longe-côte", "Biathlon", "Jive", "Lancer de disque", "Skateboard", "Taihojutsu", "Gouren", "Carrom", "Football gaélique", "Pole dance", "Snorkeling", "Cross-country", "Bodyboard", "Natation synchronisée", "Kick-boxing", "Ballon au poing", "Trollball", "Snowboard", "Cheerleading", "Course camarguaise", "Ski nordique", "Roundnet", "Kirikiti", "Curling", "Formule 4", "Kaninhop", "Parkour", "Arts martiaux historiques européens", "Lancer de javelot", "Endurance moto", "Croquet", "Netball", "Saut à ski", "Kyudo", "Compétition automobile", "Hakko-Ryu", "Triathlon", "Tir sportif", "Boomerang", "Haka pei", "Course à pied", "Jiu-jitsu", "Ballon-balai", "Kayak", "Futsal", "Water-polo", "Bandy", "Triple saut", "Bowling", "Bloc (escalade)", "Glisse", "Kick-boxing japonais", "Aviron (sport)", "Rafting", "Joutes nautiques", "Grappling", "Golf", "Parapente", "Football américain", "Roller in line hockey", "Plongée sportive en piscine", "Jonglerie", "Agility", "Inline skater hockey", "Hurling", "Bateau-dragon (discipline)", "Cricket", "Spéléologie", "enduro", "Deltaplane", "Shinty", "patins à roulettes", "Boccia", "Zen Hakko Kaï", "Raquette à neige", "Nautisme (voile)", "Hockey subaquatique", "Formule 2", "Naban", "Jeu de paume", "Planeur", "Qi gong", "Skeleton", "Taïso", "Ultra-léger motorisé", "Lancer de marteau", "Balle à la main", "Savate (sport de combat)", "Crosse (sport)", "Trail (course à pied)", "Salsa", "Alpinisme", "Escrime", "Wakeboard", "Catamaran", "Shuai jiao", "Accrobranche", "Karting", "Esport", "Bridge", "Football canadien", "Quad (roller)", "Athlétisme", "Ironman", "Cyclo-cross", "trial", "Arts martiaux chinois", "Capoeira", "Hornuss", "Hapkido", "Quidditch", "Rugby à sept", "Luge de course", "Quilles de huit", "Ski nautique", "Voltige aérienne", "Tango (danse)", "Kungfu", "Roller derby", "Boardercross", "Cross triathlon", "Baby-foot", "Tchoukball", "Apnée", "Flag football", "Fitness", "Kin-ball", "Double Dutch", "Football", "Patin à glace", "Formule 3", "Qwan Ki Do", "Acrobatie", "Acroyoga", "Snowscoot", "Muay-thaï", "Sport-boules", "Saut à la perche", "Motoneige", "Stand up paddle", "Paintball", "Canne de combat", "Roliball", "Tae Bo", "Aquabiking", "Airsoft", "Formule 1", "Vélo tout terrain", "Échecs", "Planche à voile", "Tennis léger", "Vitesse moto", "Natation", "Hockey sur gazon", "Aïkido", "Aéro-kick", "Handball", "Supermotard", "Basket-ball", "Minigolf", "Plongée sous-marine", "Football australien", "Décathlon", "Air hockey", "Motomarine", "Marche nordique", "Pelote basque", "Palet", "Voltige équestre", "Claquettes", "Plongeon", "Rink hockey", "Volley-ball", "Kempo", "Ball-trap", "Plumfoot", "Kobudo", "Kronum", "Folkrace", "Lancer de poids", "Concours complet d'équitation", "Balle au tamis", "Pentathlon moderne", "Javelot tir sur cible", "Gymnastique", "Squash", "Tai-chi-chuan", "Baseball", "Dodgeball", "Kendo", "Gymnastique rythmique", "Softball", "Trottinette freestyle", "Tricking", "Karaté", "Yoseikan Budo", "Canicross", "BMX", "Équitation", "Lutte", "Rollersoccer", "Arts martiaux mixtes", "Padel", "Alindesis", "Balle pelote", "boxe anglaise", "Patinage synchronisé", "Hockey sur glace", "Judo", "Floorball", "Pilates", "Tau'a rapa nui", "viet vo dao", "Iaïdo", "Angampora", "Snowskate", "Char à voile", "Jeetkunedo", "Tir à l'arc", "Randonnée pédestre", "Hockey sous glace", "Canyonisme" ]
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Calendrier grégorien
Le calendrier grégorien est un calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle pour corriger la dérive séculaire du calendrier julien alors en usage. À la demande du pape , des mathématiciens et des astronomes jésuites des universités de Salamanque et de Coimbra préparaient les bases d'un nouveau calendrier depuis 1579. Adopté par , dans la bulle pontificale Inter gravissimas du , il est mis en application dans les États catholiques quelques mois plus tard. Le lendemain du jeudi est le vendredi en Espagne, Portugal et les États pontificaux. Son usage s'est ensuite progressivement répandu dans les pays protestants, et à l'ensemble du monde jusqu'au milieu du XXe siècle. Le calendrier grégorien s'est imposé dans la majeure partie du monde pour les usages civils ; de nombreux autres calendriers sont en vigueur pour les usages religieux ou traditionnels. L'année grégorienne actuelle est [[]], qui a commencé le et se terminera le . L'année grégorienne précédente était [[]] et l'année grégorienne suivante sera [[]]. == Structure du calendrier grégorien == Le calendrier grégorien reprend en grande partie la structure du calendrier julien de la Rome antique en vigueur jusqu'alors : les subdivisions en mois et en semaines sont identiques, et le décompte des années se fait également à partir de lAnno Domini, point de départ de l'ère chrétienne. Christophorus Clavius a aussi contribué à la création du calendrier. En effet, le calendrier est basé sur ses travaux. Il publiera notamment un livre pour expliquer son fonctionnement. L'unique différence réside dans la détermination des années bissextiles. === Subdivisions === Le calendrier grégorien est un calendrier solaire divisé en douze mois, de durée inégale : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d’une semaine ont chacun un nom : en français, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Une période de 28, 29, 30 ou (un peu plus de quatre semaines) forme un mois, et une période de douze mois, une année. === Décompte des années et des siècles === L’ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l’ère chrétienne, c’est-à-dire « après Jésus-Christ » (Anno Domini en latin, locution encore utilisée en anglais et le plus souvent notée après l'année sous sa forme abrégée AD, et autrefois désignée en français comme « an de grâce » ou « an du Seigneur »). L’ère qui précède est l’ère pré-chrétienne ; elle est décomptée en sens opposé, là aussi à partir d'une référence théorique à Jésus-Christ. On est dans la direction « avant Jésus-Christ » souvent abrégée en français « av. J.-C. ». Les années « av. J.-C. » sont souvent notées négativement. Il n'y a pas d'année zéro, l'année 1 « après Jésus-Christ » succède à l'année 1 « avant Jésus-Christ », parfois notée -1. En conséquence, le premier siècle comprend l', le deuxième siècle débute le , et ainsi de suite. Ainsi, le XXe siècle s'est achevé le et non le , jour où se sont déroulées les festivités de toute nature pour le « passage à l'an 2000 », par confusion entre année en cours et année échue. Le XXIe siècle a débuté le . === Les années bissextiles === ==== La raison du changement : le problème du comput ==== Le calendrier julien, établi par l'astronome Sosigène, insérait une journée bissextile tous les quatre ans, et attribuait donc à l’année une durée moyenne de , soit et exactement. Or, l'année tropique moyenne (par définition, c'est la durée nécessaire pour que la longitude écliptique du Soleil, λ, augmente de 360°) dure (soit 365 jours , c'était là sa valeur pour l'an 2012), mais cette durée décroît d'environ par siècle. Effectivement la valeur exacte en 2000 était de , soit , , et , soit bien de plus. L'approximation de l'année tropique par l'année julienne, fait donc glisser le calendrier julien par rapport à l'équinoxe vrai de par an, soit de par siècle, soit d’environ 8 jours par millénaire, décalage déjà perceptible lors du premier concile de Nicée, en 325, où l’on arrêta la règle de calcul de la date de Pâques. L'équinoxe de printemps tombait alors le (effectivement le à TU), au lieu du (de fait le en , soit en AUC 709 (Ab Urbe condita), référence initiale du calendrier julien – décrété par Jules César en AUC 708, pour entrer en vigueur le suivant –, mais cette différence fut imputée à une erreur de calcul de Sosigène. À cause de ce décalage, l'équinoxe de printemps légal glissait progressivement en s'éloignant de l'équinoxe de printemps réel et ce dernier « remontait » lentement dans le calendrier pour se situer aux alentours du (julien) au XVIe siècle. La date de Pâques, fixée par les règles du comput au dimanche suivant la première pleine lune de printemps en fonction de cet équinoxe théorique (), dérivait lentement vers l'été, et avec elle une partie du calendrier liturgique. Il faudra attendre 1800 pour que le mathématicien allemand Carl Friedrich Gauss établisse des formules permettant d’obtenir aisément la date de Pâques dans les calendriers julien et grégorien. ==== Un nouveau mode de calcul des années bissextiles ==== Le calendrier grégorien reste un calendrier solaire, qui se fonde non sur la révolution de la Terre autour du Soleil (hypothèse non validée à l'époque), mais sur le retour du Soleil au point vernal à chaque printemps (cette durée est strictement différente de l'année tropique). Cette période est l'année vernale, est d'environ plus longue que l'année tropique et croît de par siècle, permettant le calcul du début de l'année quelques jours après le solstice d'hiver, en de . Le calendrier grégorien donne une durée moyenne de l'année de . Pour assurer un nombre entier de jours à l'année, on y ajoute tous les quatre ans (années dont le millésime est divisible par quatre) un jour intercalaire, le (voir Année bissextile), à l'exception des années séculaires, qui ne sont bissextiles que si leur millésime est divisible par 400. On considéra donc comme années communes (années de 365 jours) les millésimes qui sont multiples de 100 sans être multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900 qui furent des années communes. De même, 2100, 2200, 2300 seront communes, alors que 2400 sera une année bissextile. En appliquant cette règle, on arrive à une année de , soit exactement , et , au lieu de , soit , , et , soit un excès d'un jour en ~3223 ans, ou ~ par an, soit environ en 10000 ans. Il a été proposé d'amender la règle des années séculaires pour considérer, par exemple, les années multiples de 4000 comme normales (soit les années 4000 et 8000), ou, à l'inverse, les années millénaires « paires » non divisibles par 4000 comme normales (soit les années 6000 et 10000), en plus des années millénaires « impaires » de toute façon non divisibles par 400 et déjà normales. Mais, du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à par siècle, et de l'allongement progressif de l'année vernale de par siècle (qui va ainsi coïncider avec l'année grégorienne vers l'an 3600, puis la dépasser et diminuer pour coïncider à nouveau vers l'an 5700, avant de continuer à diminuer), ainsi, surtout, que de l'allongement de la durée du jour de par siècle (dû au freinage occasionné par l'action de la Lune sur les marées), il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année sur 10000 ans étant du même ordre de grandeur. === Cycle grégorien === Le cycle du calendrier grégorien est de 400 ans, ce qui permet d’affirmer qu’une date donnée, quelle qu’elle soit, se reproduit le même jour de la semaine, même quantième et même mois 400 ans plus tard (ou plus tôt). Les tableaux des jours de l'an qui suivent s'en déduisent modulo 400. Cette propriété est due au fait que le nombre de jours contenus dans du calendrier grégorien est multiple de 7. Une conséquence en est que la répartition des jours de la semaine sur un quantième donné n'est pas uniforme, le nombre de mois du cycle (4800) n'étant pas divisible par 7. Une illustration amusante en est que le 13 du mois tombe légèrement plus souvent un vendredi qu'un autre jour de la semaine. ==== Jour de l'an des années normales ==== ==== Jour de l'an des années bissextiles ==== ==== Premier jour du mois selon les types d'années ==== == Adoption du calendrier grégorien == === Rattrapage du décalage === La réforme principale et suffisante éliminant cette dérive (et qui a été appliquée facilement dans les autres pays par la réforme limitée du calendrier julien) était celle du mode d’application des années bissextiles lors des années séculaires. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien non réformé, repose dans la distribution des années bissextiles. L'introduction du calendrier grégorien comprend aussi une deuxième réforme d’application plus délicate, le décalage grégorien qui supprima dix jours du calendrier. Ces dix jours permettaient de rattraper d’un coup le retard croissant pris par l’ancien calendrier julien sur les dates des équinoxes depuis le concile de Nicée, plus de douze siècles avant, et de retrouver la concordance entre l'équinoxe de printemps et le calendaire. Neuf ans bissextiles ont été comptées en trop : en 500, 600, 700, 900, 1000, 1100, 1300, 1400 et 1500 suivant les nouvelles règles de calcul. === Application dans les pays catholiques === L’introduction du calendrier grégorien commença le vendredi , qui fut le lendemain du jeudi dans les États pontificaux et certains pays catholiques : Espagne, Portugal, États de la péninsule italienne. Pour les pays ayant immédiatement suivi Rome, cela permit de fixer de nouveau l’équinoxe de printemps le , comme ce fut le cas au début de l’ère chrétienne, au premier concile de Nicée en 325. Dans la France d'alors (sans l'Artois, les Trois Évêchés, la Lorraine, l'Alsace, la Franche-Comté, la Savoie ni le Roussillon), le passage se fit du 9 au ; il est à noter que dans la région d'Alsace et à Strasbourg le passage ne se fit pas à la même date, soit du 5 au , et à Mulhouse du au donc avec déjà un saut de . Dans ses Essais, Montaigne mentionne les difficultés que ses contemporains ont éprouvées pour passer progressivement au nouveau calendrier. === Du === Cependant, certains pays ont tardé à appliquer l'ajustement grégorien des années séculaires, et ont donc compté l'année 1700 comme bissextile (selon l’ancien calendrier julien non réformé), ce qui a accru le décalage de date à onze jours. Johannes Kepler aurait dit que les protestants préféraient être en désaccord avec le Soleil plutôt que d'être d'accord avec le pape, en référence à leur rejet de la réforme du calendrier, mais la citation semble apocryphe et doit plutôt être attribuée à Voltaire. La Suède qui utilisait le calendrier julien a tenté une première fois d'appliquer seule la règle d'ajustement grégorien en 1700 (non bissextile), sans appliquer le décalage de dix jours, puis s’est reprise en 1712 en ajoutant deux jours au mois de février (année doublement bissextile) pour revenir à l'ancien calendrier julien encore utilisé en Angleterre ou dans les pays protestants et orthodoxes voisins, et pour finalement sauter du au . Une congrégation est nommée en 1700 par le pape pour étudier le calendrier grégorien. Le cardinal Enrico Noris a été nommé président et Francesco Bianchini, camérier d'honneur du pape et chanoine de la basilique Sainte-Marie-Majeure, secrétaire. L'objet de cette congrégation était de voir quelle réforme il faudrait faire au calendrier grégorien pour ôter aux États protestants tout sujet pour ne pas le recevoir et répondre aux critiques des États allemands. La Suède, en 1753, et l'Angleterre, en 1752, appliqueront complètement le calendrier grégorien plus tard, sous l'influence de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse qui utilisaient simultanément les calendriers julien et grégorien, suivant qu'ils étaient de confession protestante ou catholique, et qui lors de leur unification ont voulu uniformiser les calendriers. Jusqu'à la Révolution bolchevique, la Russie utilisait le calendrier julien ; de fait, au XIXe siècle, il retardait de et de à partir de 1900. En 1918, les Bolcheviks imposèrent le calendrier grégorien : le correspondit au 14. Mais on continua politiquement en URSS comme en Occident à désigner la révolution à partir de la datation du calendrier julien : la « révolution d'Octobre », tout en la fêtant le jour correspondant au calendrier grégorien : le et non le . De même a-t-on gardé l'habitude de désigner la première révolution russe de 1917 d'après le calendrier julien : la « révolution de Février » (23-) qui eut lieu dans le calendrier grégorien le mois suivant (8-). La troisième réforme du calendrier grégorien était de commencer les années en janvier et non au mois de mars comme auparavant (le début de l'année dans le calendrier julien a lui-même varié ). Cette réforme permettait de faire coïncider les fêtes païennes du Nouvel an dans le temps de Noël, et non plus avant la période sainte de Pâques. Dans bien des pays, cette dernière réforme a été appliquée des années ou même plusieurs siècles après celle de l’ajustement et du décalage grégorien. Cependant, cela n'a pas été le cas des pays orthodoxes, dont l'année commençait en septembre. === Pays utilisant un autre calendrier === Sept pays utilisent leur propre calendrier à des fins religieuses, tout en conservant le calendrier grégorien à des fins civiles : l'Afghanistan et l'Iran : calendrier persan ; l'Arabie saoudite : calendrier hégirien ; toutefois le calendrier grégorien est utilisé dans le secteur public depuis par mesure d'économie ; l'Éthiopie et l'Érythrée : calendrier éthiopien ; le Népal : le calendrier Vikram Samvat ; le Viêt Nam n'a jamais officiellement adopté le calendrier grégorien, en pratique un calendrier luni-solaire est utilisé. == Non-rétroactivité et correspondance avec d'autres calendriers == Le calendrier grégorien est rarement utilisé de façon rétroactive. En effet, le basculement entre les deux calendriers a eu lieu à des dates différentes selon les pays. Deux dates identiques dans deux pays différents (entre 1582 en France et 1918 en Russie, par exemple) peuvent correspondre à des moments différents. Des problèmes de datation se posent parfois quand il s'agit d'événements internationaux. Par exemple, Isaac Newton est né soit en 1642 (), en « vieux style » (old style, os), soit en 1643 (), en « nouveau style » (new style, ns), selon que l'on utilise le calendrier julien alors encore en usage en Angleterre (jusqu’au , old style, os, qui sera suivi du 14, new style, ns), ou le calendrier grégorien. Shakespeare est mort le jour de l'enterrement de Cervantès le (), mais pas le même jour, l'Angleterre n'ayant pas tout de suite adopté le calendrier grégorien. En Histoire, on se réfère donc au calendrier julien pour la période précédant 1582. Les jours juliens sont un moyen commode d'établir la correspondance de date entre le calendrier grégorien et les calendriers julien, musulman et juif. == Débats sur le calendrier grégorien == Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de son caractère religieux et de sa structure interne. === Origine chrétienne === En France, les critiques portèrent sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints dans les agendas. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïques, comme le calendrier républicain de la Révolution française, qui était un remplacement du calendrier grégorien, et non pas une réforme. À la différence du système métrique, le calendrier républicain avorta rapidement. Un autre projet de calendrier laïc (le calendrier fixe) a été proposé par Auguste Comte : le calendrier positiviste. Celui-ci n'a presque pas été utilisé en dehors de son promoteur et de quelques disciples. === Structure interne === ==== Durée variable du mois ==== Les mois sont de longueur variable (de ), ce qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques. L'alternance entre des mois à 30 jours et des mois à 31 jours est nécessaire pour obtenir une année de 12 mois et de 365 jours (365 jours pour 12 mois = par mois). Le nombre de mois lui-même découle d'une contrainte sur la durée des mois, qui avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire (environ pour une lunaison). Ainsi, même une population non lettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la Lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la Lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population majoritairement rurale. Aujourd'hui ce lien n'est plus évident dans une civilisation urbaine. Par ailleurs, la référence lunaire dans les calendriers n'est pas universelle, comme en témoigne le calendrier badīʿ, utilisé dans le bahaïsme. S’il se base également sur l'année solaire, celle-ci débutant à l’équinoxe du printemps le , son originalité tient à l’abandon de la référence lunaire pour la durée du « mois ». Une année de ce calendrier comporte en effet 19 « mois » de 19 jours (soit 361 jours). Les supplémentaires nécessaires pour compléter une année sont intercalés entre le et le , et sont nommés les « jours intercalaires ». Cependant, la grande majorité des réformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. ==== Décorrélation des semaines et des mois ==== Dans le calendrier grégorien, il n'y a pas de correspondance entre le nom des jours et leur numéro dans le mois : on pourrait souhaiter, par exemple, que le premier jour du mois tombe toujours un lundi, le deuxième un mardi, etc. C'est ce que permettaient les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe, qui résolvaient à l'aide de jours épagomènes placés « hors-semaine », rompant ainsi la continuité de la semaine. Or, cette continuité de la semaine est en fait le seul lien commun avec les autres calendriers : les calendriers islamique et hébraïque, par exemple. Un autre problème (de cohérence) est l'absence de correspondance entre le nom des mois (en particulier de septembre, octobre, novembre, décembre) et leur emplacement car septembre devrait être le septième, octobre le huitième, novembre le neuvième et décembre le dixième (tel qu'il en était du temps du calendrier romain républicain). ==== Durée variable des trimestres ==== Dans le calendrier grégorien, le deuxième trimestre est plus court que le troisième. Cette particularité découle du caractère solaire du calendrier : en effet, l'été astronomique est, en vertu de la deuxième loi de Kepler, plus long d'environ quatre jours que l'hiver astronomique. Les longueurs irrégulières des trimestres permettent de maintenir une date fixe pour les solstices et les équinoxes. Comme la durée variable des mois, cette irrégularité complique la lecture des statistiques. ==== Nombre de semaines par mois / nombre de semaines par an ==== Ni le nombre de semaines par mois (4,33), ni le nombre de semaines par an (52,14) ne sont des entiers. La seconde difficulté a amené de nombreuses propositions de réformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un jour épagomène à l'année (ou deux les années bissextiles), on arrive à obtenir l’égalité . On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la Révolution française. == Pérennité == Les critiques visant la nature religieuse du calendrier grégorien, ou la construction même du calendrier, donnèrent lieu à des projets de réformes au cours des trois derniers siècles. La Convention fit adopter un système calendaire décimal, dit républicain, les semaines étant remplacées par des decadi (décades, c'est-à-dire dix jours) et les mois ayant tous trente jours. Le repos hebdomadaire était remplacé par un repos décadaire. Napoléon fit abroger cette mesure tout en confirmant l'usage du système métrique pour les autres unités que le temps. D'autres réformes furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Au cours du XXe siècle, la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci furent abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser les traditions religieuses. Isaac Asimov imagine dans son cycle Fondation l'idée que le calendrier terrien est alors utilisé dans tout l'espace connu, mais que tout le monde a oublié sa raison d'être initiale (et jusqu'à l'existence de la Terre elle-même) et que les esprits curieux s'interrogent sur l'origine de ces choix peu compréhensibles. On retrouve le clin d'œil de Charles Quint qui, s'étant fait expliquer par ses astronomes le pourquoi de ces ratios, estimait qu'il aurait pu donner quelques conseils utiles à l’Éternel si celui-ci avait jugé bon de le consulter.
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Cambodge
Le Cambodge (en khmer , romanisé en ), ou en forme longue le royaume du Cambodge (en khmer , romanisé en ), aussi appelé , , littéralement « le pays khmer », est un pays d'Asie du Sud-Est, peuplé d’environ d'habitants. Sa capitale est Phnom Penh. Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle, héritière de l’ancien Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur la péninsule d’Indochine entre le . Le Cambodge a des frontières communes avec la Thaïlande à l'ouest-nord-ouest, le Laos au nord-est, et le Viêt Nam à l'est et au sud-est. Les habitants du pays portent le nom de Khmers ou Cambodgiens. La majorité des Cambodgiens sont de religion bouddhiste theravāda (96 % de la population, religion d'État). Entre le , le territoire du pays fait partie du royaume (ou royaumes) du Nokor Phnom, avant d'être absorbé par le royaume Chenla. Les principautés Chenla sont unifiées en 802 pour former l'Empire khmer. La chute de l'empire en 1431 précède un Âge sombre qui dure quatre siècles. En 1863, le Cambodge devient un protectorat français comme partie de l'Indochine française. Après la guerre d'Indochine, le pays retrouve son indépendance en 1953 en tant que monarchie constitutionnelle. Dans le contexte de la guerre froide et de la guerre du Viêt Nam, une guerre civile éclate en 1967 entre le gouvernement et les rebelles communistes des Khmers rouges. Au cours de la guerre, la monarchie est renversée en 1970 par un coup d'État et la République khmère est proclamée. Cependant, les Khmers rouges parviennent à remporter la guerre en 1975 et rebaptisent le pays le Kampuchéa démocratique. Au cours des quatre années suivantes, les Khmers rouges commettent un génocide, durant lequel près d'un quart de la population est tué. En 1979, les Khmers rouges sont renversés par une guerre contre le Viêt Nam, qui instaure un gouvernement pro-vietnamien largement non reconnu par la communauté internationale. Des différentes factions anti-vietnamiennes continuent un conflit de guérilla contre l'occupation vietnamienne au cours des années 1980. À l'issue des accords de paix de 1991, le pays tombe sous la tutelle de l'Organisation des Nations unies jusqu'à 1993. Par la suite, le Cambodge est rétabli en tant que monarchie constitutionnelle. Depuis un coup d'État en 1997, le pays est fermement sous la gouvernance du Parti du peuple cambodgien. L'agriculture reste le secteur économique dominant (57,6 % de la population active et 33,4 % du PIB). Les industries principales du Cambodge sont la confection et le tourisme. Du pétrole et du gaz ont été découverts dans les eaux territoriales du pays en 2005. Le Cambodge connaît depuis la fin des années 1990 un fort développement économique et bénéficie de l'afflux d'investissements internationaux. Entre 2004 et 2007, le PIB du royaume connaît une croissance moyenne de 10 % par an. Le Cambodge a un climat tropical. == Histoire == Le Cambodge actuel se veut l’héritier de l’Empire khmer qui domine la majeure partie de la péninsule indochinoise au XIIe siècle. De nombreux temples sont alors érigés sur l’ensemble du territoire, dont le plus notable est Angkor Vat. S’ensuit un long déclin au profit du Siam (actuelle Thaïlande) à l’ouest puis de l’Annam à l’est ; l'affaiblissement prend fin avec la mise sous tutelle du pays par la France, à la suite de la signature d’un traité de protectorat en 1863. Les milieux nationalistes instrumentalisent par la suite le déclin, en attribuant la responsabilité aux différents dirigeants qui se succèdent et qui par intérêt permettent cette décadence. Il convient selon leur doctrine de les écarter pour pouvoir renouer avec les fastes d’antan. Le retour à la gloire d’Angkor est sous plusieurs formes le message principal de la plupart des dirigeants de la seconde moitié du XXe siècle. Le protectorat français intégré à l'Indochine française se termine le par l'indépendance du pays, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (dès 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité dans la guerre du Viêt Nam, mais dès 1966 ne s'oppose pas au transit par son territoire des troupes et des fournitures du Nord Viêt Nam à destination des combattants anti-américains du Front national de libération du Sud Viêt Nam (Việt Cộng). Confronté, à partir de 1967-1968, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges , avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk doit se résoudre à confier le la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Le , Lon Nol, poussé par le prince Sisowath Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger (Moscou et Pékin) et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est. Après son renversement, Sihanouk montre son soutien aux Khmers rouges, ses anciens ennemis. Cela contribue à augmenter massivement leur nombre de combattants de 6000 à 50000. À la fin de 1970, les Khmers rouges et le Nord-Vietnam sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent intensivement (larguant plus de de tonnes de bombes, faisant du Cambodge le pays le plus bombardé de l'histoire). Les pertes humaines sont estimées entre 50000 et 150000 lors des bombardements de 1969 à 1973. Les États-Unis maintiennent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). D'après les services de renseignement américains, ces bombardements massifs et leurs conséquences sur la population ont permis aux rebelles de recruter nombre de nouveaux combattants L'« Angkar » (organisation) des Khmers rouges applique alors une politique maximaliste, plus extrémiste encore que celle des Soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine et bourgeoise. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies, aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers rouges aux mouvements royalistes appuyés par la Thaïlande fait alors rage dans le pays semant la destruction dans toutes les provinces. Les gouvernements occidentaux et la Chine exigèrent que les Khmers rouges conservent la représentation du Cambodge aux Nations unies. Depuis la Thaïlande, la CIA et la Defense Intelligence Agency entretiennent des liens étroits avec les insurgés non communistes et en 1983, le gouvernement Thatcher envoya les SAS, les forces spéciales britanniques, former la guérilla aux technologies des mines terrestres. Selon une enquête du département d'État des États-Unis, très peu d'aide militaire est parvenue aux Khmers rouges. Des millions de mines sont disséminées, par les deux camps, à travers tout le territoire et nombre d'entre elles perdurent jusqu’aujourd'hui. Des centaines de milliers de réfugiés, repoussés par les combats, passent la frontière thaïlandaise et trouvent refuge dans des camps encadrés par l'armée royale thaïe (camps de Sa Kaeo, Nong Samet et Nong Chan). Durant toute la décennie des années 1980, le pays est ruiné et divisé au gré des combats. La malnutrition fait des ravages et les épidémies entraînent des milliers de morts alors que le pays ne dispose plus ni d'alimentation ni de médicaments. Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le Premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au sommet grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l’État en 1993, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris. Le Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante (pays classé sur 176 de l'Indice de perception de la corruption en 2012). De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D'autres problèmes hérités du désastre khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage, supprimé par les Khmers rouges, est encore loin d'être finalisé) ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.). Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. La stabilité politique établie sous l'autorité de Hun Sen attire nombre d'investisseurs étrangers et permet au pays de bénéficier d'un des plus forts taux de croissance de la région (+10 % par an entre 2004 et 2007). Son fils Hun Manet lui succède au poste de Premier ministre en juillet 2023 à l'issue d'élections législatives ayant vu l'opposition à nouveau muselée. Une catégorie de sino-khmers (dite d'oknha, un titre honorifique récemment inventé dans le pays) a fait sa fortune initiale, tout comme l’élite du CPP sous le régime d’Hanoi, grâce à la contrebande induite par l’embargo américain sur le Vietnam ( Mong Reththy, Kong Triv ou Kok An qui en fraude, via Koh Kong importait des marchandises thaïlandaises pour les revendre au Vietnam). Ces oknha se sont ensuite encore enrichis sous la protection de l’État-CPP. En particulier, ils ont bénéficié d'immenses concessions, qui sont des zones de non-droit où ils ne paient pas leurs redevances, gérées avec l'aide d’unités militaires mises à leur disposition par l’État, qui couvre aussi leurs activités illicites dont la vente d'armes ou de drogue. Ils bénéficient en outre d'importants prêts gouvernementaux chinois. Le Cambodge est membre de l'ASEAN () depuis 1999. === Hommes politiques historiques === Cheng Heng : Ancien directeur de prison devenu président de l'Assemblée nationale de Sihanouk, puis premier président de la République khmère. Sosthène Fernandez : Secrétaire d'État à la sécurité nationale. Ieng Sary : Frère et ministre des Affaires étrangères du régime communiste khmer rouge. In Tam : Dernier président de l'Assemblée nationale du Sangkum Reastr Niyum et dignitaire du régime de Sihanouk. C'est lui qui avait conduit en 1970 l'Assemblée nationale à voter la destitution de son chef le prince Sihanouk, chef d'État en titre. Khieu Samphân : Président du Kampuchéa démocratique du régime communiste des Khmers rouges. Lon Nol : Maréchal et président de la République khmère (1970-1975). Lon Non : Chef de la police de la République khmère et frère de Lon Nol (républicain). Long Boret : Premier ministre de la République khmère. Nuon Chea : Président de l'Assemblée nationale du Kampuchea démocratique, frère du régime communiste des Khmers rouges. Norodom Sihanouk. Penn Nouth : Un des premiers ministres du régime de Sihanouk (Sangkum Reastr Niyum ou Communauté socialiste populaire, régime paternaliste et autoritaire mis en place par Norodom Sihanouk). Pol Pot (pseudonyme de Saloth Sar) : Premier responsable ou frère du régime communiste khmer rouge. Sisowath Monireth : Général et ministre des années 1950 ; oncle de Norodom Sihanouk. Sisowath Sirik Matak : de sang royal, Premier ministre de la République Khmère en 1971 et 1972 ; assassiné par les Khmers rouges en 1975. Sok An : Ancien ministre du conseil des ministres (CPP). Son Ngoc Thanh : Khmer de Cochinchine dit Krom, il fut Premier ministre après la prise de pouvoir en 1945 par les Japonais en Indochine française. Son Sann : Khmer Krom. Conseiller économique et Premier ministre de Sihanouk, il fut le premier gouverneur de la Banque nationale du Cambodge. Devenu président du Parti libéral démocratique bouddhiste en 1993, après avoir dirigé la lutte contre l'occupation vietnamienne et fondé le Front de libération national khmer du Cambodge . Son Sen : Khmer Krom, chef de l'armée khmère rouge. Il a été assassiné avec toute sa famille par les hommes de main de Pol Pot. Ta Mok (dit le Boucher) : Officier supérieur du régime communiste khmer rouge, l'un des principaux responsables du génocide cambodgien entre 1975 et 1979, successeur de Pol Pot après la mise à l'écart du Frère en 1997, décédé en 2006. Chea Sim (1932-2015) : Président du Parti du peuple cambodgien (CPP), ancien ministre de l'Intérieur de la république populaire du Kampuchéa, mis en place par l'armée d'occupation vietnamienne. === Hommes politiques actuels === Hor Namhong : Ministre des Affaires étrangères (CPP). Hun Sen : Fils de paysan, ancien milicien khmer rouge, il est Premier ministre de 1985 à 1993 puis de 1998 à 2023 (CPP). Kem Sokha : Ancien responsable de commissions et d'organisations de défense des droits de l'homme. Il a fondé en 2007 un nouveau parti politique nommé le Parti des droits de l'homme. Norodom Ranariddh : Un des fils de Norodom Sihanouk, président du Parti royaliste FUNCINPEC, ancien président de l'Assemblée nationale du Cambodge. Pen Sovan : Il fut le ministre (1979-1981) du régime communiste mis en place par la république socialiste du Viêt Nam, après la victoire des Vietnamiens sur le régime de Pol Pot. Il rejoint en 2007 le Parti des droits de l'homme de Kem Sokha. Sam Rainsy : Fils de Sam Sary, un ancien dignitaire du Sangkum Reastr Niyum. Président du parti du même nom, principale force d'opposition. Sar Kheng : Ministre de l'Intérieur (CPP). Tea Banh : Général, ministre de la Défense. Communiste d'origine thaïe du CPP. === Principaux partis politiques (représentés à l'Assemblée nationale) === CPP (Parti du peuple cambodgien) ou Kanakpak Pracheachon Kâmpuchéa : Mis au pouvoir par les forces vietnamiennes à la suite de leur intervention victorieuse en 1978, il s'agit toujours du principal parti cambodgien. Le CPP, anciennement communiste, est dirigé par Chea Sim et Hun Sen. Il se veut aujourd'hui nationaliste de gauche et social-démocrate, se montrant particulièrement intransigeant sur les questions de disputes frontalières. Le CPP a obtenu (58% des suffrages) aux élections législatives de 2008 et ne cesse de progresser depuis les années 1990 s'appuyant notamment sur les classes populaires et les populations rurales. PSR (Parti Sam Rainsy) : Principal parti d'opposition au CPP, il s'affiche centriste, démocrate et libéral. Dirigé par l'opposant en exil à Paris Sam Rainsy, il est particulièrement bien implanté dans les zones urbaines et parmi les classes moyennes. Le PSR a obtenu (22% des voix). === Élections législatives === == Subdivisions == Le Cambodge comprend 24 provinces, plus la capitale Phnom Penh : == Géographie == Pays d'Asie du Sud-Est, le Cambodge est entouré par la Thaïlande, le Laos et le Viêt Nam. Sa superficie est et sa bordure maritime, longue de , donne sur le golfe de Thaïlande. Il possède trois grandes chaînes de montagnes : celle de l'Éléphant au sud, celle des Cardamomes à l'ouest et la chaîne Annamitique à l'est. La géographie du Cambodge est dominée par le fleuve Mékong (khmer : Tonlé Thom ou Grande Rivière) et le Tonlé Sap (Rivière d’Eau Fraîche), principale ressource halieutique. Sa faible altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. À la saison des pluies, le courant du Mékong se renverse et s’écoule vers le Tonlé Sap dont le lac augmente considérablement sa superficie. === Hydrographie === La capitale, Phnom Penh, est située à la confluence du Tonle Sap et du principal fleuve du pays, le Mékong, à l'entrée de son delta. Ce fleuve prend sa source au Tibet, longe la Chine, la Birmanie, le Laos et la Thaïlande, et traverse la moitié est du Cambodge avant de rejoindre le Viêt Nam, où il se jette en mer de Chine. Le plus grand lac du pays est le Tonlé Sap, formé par l'inondation d'une vaste plaine durant la saison des pluies (environ lors de la saison sèche, et jusqu'à lors de la saison des hautes eaux) et principal pourvoyeur en ressources halieutiques du pays. Tous les ans, l'inversion du courant d'eau entre Tonle Sap et Mekong donne lieu a des festivités et courses de pirogues: la fête des eaux ou "Bon Om Teuk" en khmer, === Climat === Le pays est situé en basse altitude, soit au niveau du fleuve ou encore plus bas, ce qui fait que la saison des pluies fait augmenter le niveau des lacs et du fleuve principal : le Mékong. Près de 80 % des précipitations reçues en une année tombent durant la saison des pluies. Les températures s'échelonnent entre et . Le Cambodge est sous l’influence d’un climat tropical à « saisons alternées ». Les pluies s’échelonnent de mai à novembre. La sécheresse, quant à elle, est presque absolue entre décembre et avril. Le Cambodge est l'un des pays les plus vulnérables au changement climatique. La crise financière de 2008 plongea l'économie cambodgienne dans une période de morosité dont le royaume a encore du mal à sortir. Centrée sur l'exportation, l'économie du pays souffre du ralentissement constaté chez ses principaux clients (aux États-Unis, en Allemagne, en France, en Chine). En 2009, l'économie cambodgienne entre en récession avec une contraction du PIB de 2,75 %. La croissance repart alors que la crise mondiale s'estompe et le PIB s'accroît de nouveau de 6,70 % en 2010, essentiellement grâce au fort développement du secteur touristique ainsi qu’à l'explosion des exportations de produits textiles. Néanmoins, malgré ces bons résultats économiques, le pays demeure dépendant de l'aide internationale laquelle représentait 10 % du PIB en 2009 (contre 33 % en 2001). Le tourisme est l'activité économique en plus forte croissance du Cambodge. Le nombre de visiteurs a ainsi été multiplié par deux entre 2000 et 2010. En 2010, les touristes sud-coréens, japonais, chinois et vietnamiens étaient les visiteurs du royaume les plus nombreux. L'industrie touristique est la première source de devises du Cambodge et les fortes perspectives de croissance du secteur entraînent le développement de gigantesques projets à Siem Reap et Sihanoukville, les deux principales destinations touristiques du pays. Il y a malheureusement, en raison de cette activité, un problème d'exploitation sexuelle des enfants qui cause la propagation du sida. Le royaume de Thaïlande et le Viêt Nam sont les premiers pays fournisseurs du Cambodge en 2010 (25 % des importations en valeur pour le premier, 20 % pour le second). Au Cambodge, la durée hebdomadaire de travail légale est de et le travail des enfants de moins de est interdit. Cependant, du fait du manque de contrôle et de syndicats indépendants, les semaines de travail des ouvriers dépassent fréquemment les par semaine et des enfants de moins de sont amenés à travailler. == Démographie == Le Cambodge compte , d'après le recensement de 2019. 0- : 31,4 % ; 15- : 64,6 % ; + : 4 % (en 2015). Les Khmers représenteraient l'ethnie majoritaire (85,4 %), loin devant les Viêt (7,4 %), les Chams (3,5 %), les Chinois (3,2 %), les Kui (0,2 %), Mnong ou Pnong (0,2 %), Tampuan (0,2 %), Laos (0,2 %), Jaraï (0,1 %), Kru’ng (0,1 %), Malais (0,1 %), Taï (0,1 %), Chong (0,1 %)… On estime qu'entre 1975 et 1979, la politique du régime des Khmers rouges aurait entraîné la disparition de près de 20 % de la population, soit de personnes. Espérance de vie : , en 2015. 6 % du PIB est investi dans la santé. Mortalité des nourrissons (moins de un an) : 43 pour . Avec de locuteurs en 2008, le khmer est de loin la première langue maternelle du pays, parlée en tant que langue maternelle par 96 % de la population. == Éducation == Le système scolaire cambodgien (primaire et secondaire), géré par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, est largement calqué sur le modèle français. Le cycle complet de formation générale, sanctionné par le baccalauréat, s’étend sur douze ans : six en école primaire, trois en collège, trois en lycée. La constitution de 1993 dans son chapitre VI (articles 65 à 68) précise que « l’État doit […] favoriser le droit du citoyen à une éducation […] et assurer gratuitement un enseignement public primaire et secondaire […] d’au moins » ce qui équivaut au temps de la scolarité obligatoire. Après près de trois décennies de vives tensions, de violences, de tragédies et d’instabilité politique, dévastatrices à tout point de vue, l’ensemble du système éducatif gravement affaibli est à rebâtir. Sa reconstruction n’interviendra véritablement qu’au milieu des années 1990 après les accords de Paris (23 octobre 1991) grâce à l’aide internationale. S’inscrivant dans les grands programmes initiés par l'Organisation des Nations unies (« Éducation pour tous », « Objectifs du millénaire pour le développement », « Objectifs de développement durable »), précisée et déclinée en plans successifs. Au cours de l’année scolaire 2016-2017, plus de d’enfants et d’adolescents sont inscrits dans près de 13000 établissements, encadrés par environ 100000 enseignants. Quant à l’enseignement supérieur, sa naissance se confond, à quelques années près, avec la fin du Protectorat. Son histoire, très mouvementée, est étroitement liée aux événements et errements politiques tragiques qui affectent le Cambodge au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Depuis une vingtaine d’années maintenant, son développement quantitatif, largement porté par le secteur privé est manifeste : plus de 220000 étudiants sont inscrits dans cent vingt quatre établissements en 2019. Aujourd’hui, dans un contexte politique incertain, deux défis majeurs sont plus particulièrement à relever : créer les conditions, pour les étudiants, d’une meilleure adéquation formation-emploi d’une part, améliorer la qualité de l’enseignement dispensé d’autre part. == Transports == Les voies de communication terrestres sont souvent de mauvaise qualité. Le Code de la route n'est en général pas respecté. Il n'y a pas d'autoroute. La route qui relie la capitale à Sihanoukville est une concession privée à péage. Des compagnies de bus permettent de relier les principales villes, ainsi que le Viet Nam et la Thaïlande. Deux lignes ferroviaires sont exploitées depuis Phnom Penh : une vers Sihanoukville dans le Sud et une vers Battambang et Poipet dans le Nord-Ouest du pays. Il y a trois aéroports, dont deux permettent de relier les grandes villes du sud-est asiatique : Aéroport international de Phnom Penh ; Aéroport international de Siem Reap ; Aéroport international de Siem Reap - Angkor ; l'aéroport de Sihanoukville, situé à l'est de la ville, n'assure, au début de 2013, que trois vols réguliers hebdomadaires avec Siem Reap. La gestion de ces trois aéroports est assurée par la société française Vinci. Il existe deux petites compagnies aériennes cambodgiennes : Cambodia Angkor Air et (depuis 2011). La compagnie nationale Royal Air Cambodge a été fermée en 2001 par mesure d’économie. On compte également 8 terrains d'aviation. Sihanoukville est le seul port en eau profonde du pays. Y transitent chaque année de tonnes de marchandises. == Culture == Le khmer (appelé parfois « cambodgien ») est la langue officielle, nettement majoritaire ; elle aurait de locuteurs, soit 83,6 % de la population, selon des chiffres de , loin devant le vietnamien ( de locuteurs), le cham () et le chinois (). La littérature française traitant du Cambodge est foisonnante. Selon l'Organisation Internationale de la Francophonie, il y aurait francophones dans le pays en 2010. Cependant, ce chiffre serait peu probable, certainement sur-évalué pour recevoir des aides européennes, ou d'autres aides au développement. Dans les faits, un voyageur Francophone qui arrive au Cambodge se rend rapidement compte qu'il est difficile de trouver un Cambodgien qui parle une langue étrangère, et quand il en trouve un, c'est presque toujours un Cambodgien éduqué, qui parle souvent très couramment l'Anglais, et s'il sort de Phnom Penh, il lui sera encore plus difficile de trouver un interlocuteur francophone. En 1973, avant l'arrivée des Khmers Rouges, il y avait entre au Cambodge, un chiffre très important à l'époque, et en 1985, ils n'étaient plus qu'environ 15000 : pendant le régime Khmer Rouge (entre 1975 et 1979), savoir parler Français, ou une autre langue étrangère pouvait entraîner vers la mort, de nombreux Cambodgiens Francophones furent assassinés, et d'autres s'exilèrent. De à , au temps de la république populaire du Kampuchéa, le vietnamien aurait été la seconde langue administrative. À cette époque, les langues de certains pays du pacte de Varsovie étaient mises en valeur, notamment le russe, l'allemand (), et même le roumain, mais il n'y a aucune statistique sur le nombre de leurs locuteurs aujourd'hui. . Le taux d'alphabétisation des personnes de plus de poursuit lentement sa progression. Évalué à 67,5 % en 1988, il passe à 81 % en 2015 pour atteindre en 2022, 87,8 %. Son évolution positive est liée, notamment, à l'augmentation régulière de la scolarisation des jeunes cambodgiens depuis plusieurs décennies, quels que soient les cycles retenus|group=note}}. . === Sports === Les sports les plus populaires sont le football, le volley-ball, la boxe khmère et le dacau. === Cuisine === Le riz et la noix de coco sont des aliments fondamentaux considérés comme une cuisine équilibrée et saine préparée essentiellement avec des ingrédients frais. La sapèque d'or, l'amok, le prahok, le loc lac, le poulet au curry, les nouilles de riz ainsi que d'autres, sont des mets du Cambodge. === Costumes traditionnels === . === Cinéma === Le Harcèlement du gibbon, Les larmes au cœur de la montagne, ... Ces phrases poétiques sont les titres de succès du cinéma cambodgien. De son âge d'or même, des années 1960 au milieu des années 1970. Tous ces films ont été détruits par les Khmers rouges à leur arrivée au pouvoir en . Sur 400 longs métrages, une trentaine a pu être sauvée. Le réalisateur français Pierre Schoendoerffer a tourné au Cambodge, en , La 317 Section. La ville de Kratie est évoquée dans les séquences finales. Jean-Jacques Annaud a tourné au Cambodge certaines scènes du film Deux Frères. Le réalisateur Rithy Panh est le plus connu des metteurs en scène cambodgiens. Le réalisateur Wong Kar-wai y tourne la fin du célèbre long-métrage In the Mood for Love. Les vestiges du Bokor Palace ont servi de cadre à la scène finale du film City of Ghosts, réalisé par Matt Dillon en , ainsi qu'à la majeure partie de l'action du film sud-coréen de R-Point. ==== Liste des films tournés au Cambodge ==== L'Oiseau de paradis () La 317 Section (1965) : réalisé par Pierre Schoendoerffer Lord Jim () Les Gens de la rizière () : réalisé par Rithy Panh In the Mood for Love (2000) : réalisé par Wong Kar-wai City of Ghosts (2002) : réalisé par Matt Dillon R-Point (2004) Holy Lola (2004) : réalisé par Bertrand Tavernier Deux Frères (2004) : réalisé par Jean-Jacques Annaud Un barrage contre le Pacifique () : réalisé par Rithy Panh A River Changes Course (2012) Soldat blanc (2014) : réalisé par Érick Zonca Diamond Island (2016) : réalisé par Davy Chou Le Chemin (film) (2017) : réalisé par Jeanne Labrune D'abord, ils ont tué mon père (film) (2017) : réalisé par Angelina Jolie === Artiste === Bonny B. artiste de blues vivant en Suisse. == Religions == {| class="wikitable sortable droite" |+ Religions au Cambodge selon le recensement de 2008. Cette majorité bouddhiste coexiste avec une petite communauté musulmane (moins de 2 %), essentiellement implantée parmi l’ethnie Cham, quelques chrétiens et des minorités montagnardes (Khmers Loeu) qui ont conservé l’animisme, en vigueur dans toute la région avant l’apparition de l’hindouisme. Toutefois, malgré cette hégémonie du bouddhisme, la liberté de culte prônée par la constitution du Cambodge parait respectée et aucune confession ne semble faire l’objet de persécution religieuse.
[ "Long Boret", "Élections constituantes cambodgiennes de 1993", "Organisation mondiale de la propriété intellectuelle", "République khmère", "guerre du Viêt Nam", "Fonds monétaire international", "Produit intérieur brut", "Front national de libération du Sud Viêt Nam", "Études supérieures", "Province de Takeo", "thaï", "Son Sen", "Om Touk", "Viêt Nam", "Province de Kandal", "long métrage", "Chambre haute", "1993", "Liste des monarques du Cambodge", "génocide", "Pailin", "Lord Jim (film, 1965)", "Lon Non", "Sisowath Monireth", "Sihanoukville", "Moscou", "1970", "Chrat Preah Nongkal", "Holy Lola", "Bertrand Tavernier", "Pierre Schoendoerffer", "Jaraï", "Central Intelligence Agency", "Laos", "Organisation internationale sur le bambou et le rotin", "Province de Svay Rieng", "Mer de Chine méridionale", ".kh", "Chea Sim", "patrimoine mondial", "textile", "Theravāda", "communisme", "Son Sann", "1975", "Khieu Samphân", "jaraï", "langues austronésiennes", "allemand", "Tonlé Sap", "khmer", 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(peuple)", "Diamond Island", "Langues malayo-polynésiennes", "Union des républiques socialistes soviétiques", "Jeanne Labrune", "Langues chinoises", "Régime parlementaire", "Sosthène Fernandez", "langues austroasiatiques", "Le Monde", "capitale", "Aéroport international de Siem Reap-Angkor", "golfe de Thaïlande", "Un barrage contre le Pacifique (film, 2008)", "Thaïlande", "In the Mood for Love", "Premier ministre du Cambodge", "république khmère", "Province de Kampong Chhnang", "Pradal serey", "parité de pouvoir d'achat", "Norodom Ranariddh", "Guerre sino-vietnamienne", "Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge", "Chams (peuple)", "Érick Zonca", "Province de Tbong Khmum", "Sisowath Sirik Matak", "Élections législatives cambodgiennes de 1998", "Angelina Jolie", "Province de Kampong Spoe", "khmers rouges", "Parti du peuple cambodgien", "vietnamien", "Christianisme", "pacte de Varsovie", "Province de Banteay Mean Chey", "Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, 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Chili
Le Chili, en forme longue la république du Chili (en espagnol ' et '), est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Pérou et la Bolivie au nord et avec l’Argentine au nord-est, à l'est et au sud-est. Tout son territoire forme une étroite bande continentale allant du désert d'Atacama, au nord, jusqu'au cap Horn, au sud, étant exclusivement bordé par l'océan Pacifique sur sa façade ouest. L'île de Pâques, située à 3000 km à l'ouest de Valparaíso dans l'océan Pacifique, fait partie du Chili depuis 1888. De même, le Chili possède depuis 1935 l'archipel Juan Fernández situé à environ 700 kilomètres à l'ouest du pays abritant la célèbre île Robinson Crusoé. La superficie totale du pays est de . La capitale du Chili est Santiago. Les autres villes importantes sont le grand port maritime de Valparaíso, la célèbre station balnéaire de Viña del Mar et la ville industrielle d'Antofagasta. Punta Arenas est la plus grande ville des terres australes du continent américain. Le Chili fait partie des pays dits du Cône Sud et parmi les pays d'Amérique latine, il est celui où la culture européenne est la plus affirmée, avec l'Argentine et l'Uruguay. Le Chili est le pays le plus développé d'Amérique latine (en 2021, son indice de développement humain était de , et l'un des plus démocratiques. La langue officielle est de fait l’espagnol, mais sont aussi parlées des langues amérindiennes comme le runa simi, le mapudungun ou l’aymara, et une langue polynésienne, le rapanui sur l’île de Pâques. Le Chili possède l’une des cinq écorégions méditerranéennes du monde ; ses hivers tempérés et ses étés secs et chauds offrent des conditions idéales pour l’agriculture et autres activités de production. Le pays est cependant fortement menacé par le changement climatique et a perdu au moins 37 % de ses ressources hydriques depuis le début des années 1990. Le Chili est membre de l'OEI, du G15, du groupe de Cairns et de l'OCDE. == Étymologie == De nombreuses hypothèses ont été émises sur l’origine du nom du pays. Selon l’une d’entre elles, les conquistadors installés au Pérou appelaient la région australe . De nombreux noms propres hispanisés proviennent de noms locaux de fleuves et rivières (Pérou pour río Virú, Lima pour río Rimac). Il se peut que le nom du pays soit lié à celui de la rivière qui traverse la ville d'Aréquipa au sud du Pérou, le río Chili. Selon Juan Ignacio Molina, le nom viendrait de trih o chi, expression utilisée pour désigner un oiseau ayant des taches jaunes sur ses ailes. Selon l’historien Ricardo Latcham, le nom viendrait d’un groupe d’Amérindiens (les Mitimaes) capturé par les Incas, qui provenait d’une région du Pérou où il existait un fleuve portant ce nom. Une autre théorie anonyme soutient que l’origine est aymara car l’Inca Tupac Yupanqui avait donné ce nom aux terres conquises au sud de l’empire inca, jusqu’à la vallée de l'Aconcagua (signifiant « gelé » ou « confins » en aymara). Cependant, le nom du pays n’a aucun rapport avec le mot espagnol qui désigne le piment. Un décret, pris le 30 juillet 1824 sous le gouvernement du directeur suprême Ramón Freire, établit officiellement le nom « Chile » celui du pays. == Histoire == === Période précolombienne === Des recherches montrent que les premières populations ayant habité le pays seraient arrivées vers 35000 , période du Pléistocène pour le site préhistorique de « Monte Verde I » et vers pour le site de « Monte Verde II » (fin du Pléistocène et début de l'Holocène, vers la fin du Paléolithique supérieur). Le Chili préhispanique était peuplé par divers peuples amérindiens qui s’étaient installés à la fois dans la cordillère des Andes et sur la côte. Dans la zone nord du pays, les Aymaras et les Atacaméniens commencèrent vers le XIe siècle de notre ère à cultiver la terre à la façon des Incas (culture en terrasse à flanc de montagne avec diverses canalisations). Au sud de l’Aconcagua, des communautés sédentaires Mapuches étaient installées. Dans la zone australe du pays, divers peuples amérindiens ont vécu, comme les Chonos, les Tamanas, les Alacalufs et les Onas. Dans l’île de Pâques se développa une culture polynésienne éteinte de nos jours. Au XVe siècle, les Incas ont pris possession du territoire de l’actuel Chili jusqu’au fleuve Maule. Les Mapuches réussirent à stopper l'avancée des Incas à l'issue de la bataille de Maule. Côté Pacifique, différentes cultures et peuples coexistaient : Aymaras, Changos, Chinchorros, Atacamas et Diaguitas dans le Nord ; Picunche, Mapuche, Huilliche et Pehuenche dans les régions centrale et méridionale ; et Chonos, Onas, Yaganes et Alakalufs dans la Patagonie et la Terre de Feu. Les Mapuche représentent le plus grand groupe ethnique. === Colonisation hispanique === En 1520, Fernand de Magellan est le premier explorateur européen à mettre pied sur le territoire de l’actuel Chili après avoir découvert le détroit qui porte actuellement son nom. En 1535, les conquistadores espagnols tentent de conquérir le territoire de la valle de Chile en combattant les Incas. L’expédition de Diego de Almagro est un échec. Celle de Pedro de Valdivia et Inés Suárez effectuée en 1536 est plus convaincante. Valdivia fonde une série de villages comme Santiago de Nouvelle Estremadure le ou Valdivia en 1545. Valdivia commence une laborieuse campagne militaire contre les Mapuche. C’est la guerre d'Arauco qu’Alonso de Ercilla relate avec passion dans son œuvre La Araucana (1569-1589). Pedro de Valdivia meurt en 1553 à la suite d’une insurrection des Mapuches. En 1683, l’esclavage est aboli et cela permet d’établir des relations plus sereines entre les colons et les Mapuches. Par la suite, divers affrontements ont lieu jusque vers le milieu du XIXe siècle pour la possession de terres les plus australes. Durant une longue période, le fleuve Biobio marque la frontière entre le gouvernement colonial et les territoires mapuches. La capitainerie générale du Chili (également connue sous le nom de Reino de Chile) est à l’époque la colonie la plus australe de l’empire espagnol. Du fait de sa position géographique, c’est une colonie stratégique, protégeant le détroit de Magellan et une colonie économique dont les ressources naturelles étaient extraites pour le compte de la vice-royauté du Pérou. === Indépendance et gains territoriaux === Le , un groupe indépendantiste profite des invasions napoléoniennes en Espagne pour initier un processus d'autodétermination et constituer une junte. Commence ainsi une période connue sous le nom de Patrie ancienne, qui va durer jusqu'au désastre de Rancagua en 1814, quand les troupes royalistes reprennent le contrôle du territoire. Les troupes indépendantistes comptant se réfugient alors à Mendoza, unissant leurs forces aux troupes de la province d’Argentine qui comptaient , formant ainsi l'armée des Andes. Cette dernière libère le Chili après la bataille de Chacabuco, le . L'année suivante, l'indépendance du Chili est déclarée et le pays est placé sous l'autorité de Bernardo O'Higgins qui prend le titre de Commandeur Suprême. Celui-ci entame des réformes qui provoquent un mécontentement de l'aristocratie, ce qui l'oblige à abdiquer en 1823. Durant dix ans, le Chili est soumis à une série de réformes qui tentent de donner une organisation au pays. Son ex-ministre des relations extérieures Mariano Egaña, ambassadeur dans plusieurs pays d'Europe, négocie la reconnaissance officielle par Londres et un grand emprunt. Comme le Pérou, la Bolivie, Mexique, ou la Colombie, le pays fait appel à la Bourse de Londres pour financer des sociétés minières : des centaines de techniciens anglais traversent l'océan, avec leur machine à vapeur, pour les moderniser. Après une série de victoires des conservateurs, avec la révolution de 1829, une période de stabilité commence. Elle est appelée République conservatrice. Le ministre Diego Portales est alors le principal protagoniste de l'organisation du pays grâce à la Constitution de 1833. Peu à peu, le pays commence à étendre son influence sur le continent tant au nord qu’au sud. L'économie commence à décoller avec la découverte de minerais d'argent de Chañarcillo et la croissance des échanges commerciaux à partir du port de Valparaíso. Cette source de prospérité entraîne un conflit avec le Pérou, pour la suprématie maritime sur le Pacifique. La formation de la Confédération péruvienne et bolivienne est considérée comme une menace pour la stabilité du Chili. Ainsi, Portales déclare la guerre qui se termine avec la victoire de la bataille de Yungay en 1839 et la dissolution de la Confédération. Au même moment, le pays tente de prendre le contrôle des régions australes. Il étend son territoire en Araucanie et colonise Llanquihue, Osorno et Valdivia en faisant venir des colons allemands. La région de Magellan est incorporée en 1843 et la zone d’Antofagasta commence à être habitée. Après trente ans de gouvernement conservateur (1831-1861) commence une période où le parti libéral (parti de gauche) prend possession du pouvoir. À ce moment-là, la croissance économique est très forte, grâce notamment à l'exploitation par les Chiliens et les Britanniques du salpêtre dans la zone d'Antofagasta qui appartient à la Bolivie. Cette situation provoque la protestation de la Bolivie. Elle ne trouve pas de solution, même après la signature de plusieurs traités en 1866 et 1871. Le , le Chili prend possession du port d’Antofagasta, déclarant la guerre à la Bolivie. Le a lieu le combat naval d'Iquique. Le Pérou, quant à lui, a préalablement signé un pacte secret avec la Bolivie en cas de conflit avec le Chili. La guerre du Pacifique (1879-1884) commence. Elle se termine par la bataille de Huamachuco le et la victoire du Chili. Après ce conflit, le Chili prend possession des zones d’Antofagasta et des provinces de Tarapacá, Arica et Tacna (cette dernière est restituée au Pérou en 1929). Le pays résout par la même occasion le problème de frontière avec l'Argentine en cédant une grande partie de la Patagonie et la Puna de Atacama. Enfin, dans le sud du territoire se termine la guerre d'Arauco avec la « pacification » de l'Araucanie en 1881 et l’intégration de l'île de Pâques en 1888. En 1891, le conflit entre le président José Manuel Balmaceda et le Congrès aboutit à une guerre civile. Les congressistes remportent la bataille et mettent en place la République parlementaire. Les années qui suivent sont marquées par une période de prospérité économique, avec l'ouverture aux investisseurs français dans le domaine minier et portuaire, avec la SMCC. Elles sont aussi caractérisées par une instabilité politique et le début du mouvement prolétaire appelé Cuestión Social. Ce dernier se met en place à cause de la « mauvaise répartition de la richesse ». Après dix ans de pouvoir de l'oligarchie, Arturo Alessandri Palma est élu. Il représente le lien manquant mais provisoire entre une élite et les « chers pauvres » (queridas chusmas en espagnol). Malgré cela, la crise continue et Alessandri renonce au pouvoir après avoir promulgué la Constitution de 1925 qui donne naissance à une République de type présidentiel. À partir de 1903, face aux grèves et aux mouvements de protestation, le gouvernement, préoccupé par le maintien de l’ordre social, répond aux revendications ouvrières par des massacres successifs. Le mouvement ouvrier s'organise dans les années 1910 avec la création du Parti ouvrier socialiste en 1912, de la Fédération ouvrière régionale du Chili en 1913 ; et la branche chilienne de l'Industrial Workers of the World en 1919, suspend les élections et gouverne par décrets, tout en envoyant en exil son rival Marmaduque Grove, qui avait participé avec lui au coup d'État de 1925. Les conséquences de la Première Guerre mondiale (où le pays s’est déclaré neutre), la mauvaise politique économique et les moyens utilisés pour amoindrir les effets de la Grande Dépression ont eu des conséquences sur le salpêtre, produisant ainsi une crise économique au cours de laquelle le Chili subit une forte récession économique. Ibáñez démissionne en 1932 et l’instabilité politique s’accentue par un coup d’État qui donne naissance à la république socialiste du Chili qui dure seulement douze jours avant qu’Alessandri reprenne le pouvoir et redresse l’économie. L’arrivée d’Alessandri a pour effet d’amoindrir les tensions entre les partis politiques. Il y a aussi une crise sociale ; de nouveaux acteurs exigent des transformations dans la façon de gouverner le pays. Pedro Aguirre Cerda est élu président en 1938 grâce à une alliance (le Front populaire) qui s’oppose à l’élite au pouvoir. Des réformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace peu à peu le nitrate dans l’économie nationale (à cause de la demande mondiale et surtout en raison de la découverte de la mine de Chuquicamata). Le pays s’industrialise progressivement, et le nombre d’ouvriers augmente. Le gouvernement de Aguirre Cerda réussit divers changements, principalement économiques, en posant les bases de l’industrialisation chilienne à travers la création de la CORFO. Il entraîne toutefois une période de radicalisme. Au niveau géopolitique le pays réclame le Territoire chilien de l’Antarctique. Les réformes s’arrêtent brutalement avec la mort du président en novembre 1941, durant la Seconde Guerre mondiale. Juan Antonio Ríos, son successeur, doit affronter l’opposition et les pressions des États-Unis pour entrer en guerre contre les pays de l'Axe ; la déclaration de guerre est signée le 20 janvier 1943. En 1946, avec l’appui du Parti communiste, le radical Gabriel González Videla est élu Président. Cependant, le début de la guerre froide amène à interdire le Parti communiste au moyen de la loi de la Défense permanente de la Démocratie (). En 1952, Carlos Ibáñez del Campo reprend le pouvoir , mais il perd la faveur de la population en raison de la mise en place de réformes libérales. En 1958, l’indépendant de droite Jorge Alessandri est élu. Il doit affronter les conséquences du Tremblement de terre de Valdivia de 1960, le plus fort jamais enregistré, ainsi que l’organisation de la Coupe du monde de football 1962. S’établit alors le système de[s] ' (trois tiers) composés par la Droite, le Parti démocrate-chrétien et la Gauche du Frente de Acción Popular. Craignant une victoire de la gauche, la droite soutient le démocrate chrétien Eduardo Frei Montalva qui est élu en 1964. Le président tente de réaliser la ' (La Révolution en Liberté) au travers de nombreuses réformes comme la Réforme agraire et la chilénisation du cuivre (appropriation par des Chiliens de mines appartenant auparavant aux États-Unis). À la fin de son mandat, la tension politique produit une série d’affrontements. L’obstruction de la droite au Congrès augmente. ==== Gouvernement de Salvador Allende ==== Les États-Unis n'interviennent pas directement dans la campagne électorale, même si la candidature du conservateur Jorge Alessandri est soutenue par la compagnie International Telephone and Telegraph (ITT) (environ 350000 dollars américains). Il n’y a pas de comparaison possible avec ce que les entreprises ont donné durant la campagne de Frei, quand il existait une assistance électorale. Le , le candidat de l’Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l’élection présidentielle avec 36,6 % des suffrages et devance le conservateur Jorge Alessandri (34,9 %) et le démocrate chrétien Radomiro Tomic (27,8 %). Allende, ancien ministre de la santé et ancien président du sénat, avait déjà été candidat à trois reprises. Cette élection à un seul tour doit être confirmée par le Congrès dominé par les démocrates chrétiens et les conservateurs, puisque le candidat arrivé en tête n'a pas obtenu la majorité absolue. Le , les socialistes obtiennent des démocrates chrétiens l’investiture d’Allende en échange de la promesse de respecter les libertés et la légalité. Les alessandristes ont peur du gouvernement socialiste, alors que les allendistes et les démocrates-chrétiens expriment leur joie dans la rue. Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste et disposant d'une majorité parlementaire grâce au soutien des démocrates-chrétiens, Allende intensifie les réformes de son prédécesseur. Les mines de cuivre (qui représentent les trois quarts des exportations) avaient été nationalisées à 51 % par Eduardo Frei Montalva, Allende exproprie la partie restante sans indemniser les compagnies américaines. Il accentue sensiblement la politique de redistribution des terres en faveur des paysans pauvres. Beaucoup d'autres entreprises sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix) et le plan de grands travaux publics fait chuter le chômage. Le gouvernement Allende met en place des mesures sociales comme l'augmentation des salaires, la mise en place d'un programme de construction de logements ouvriers et la distribution gratuite de lait pour les enfants. Les résultats économiques de la première année au pouvoir d'Allende apparaissent assez satisfaisants : le PIB progresse d'abord fortement (+8 % en 1971), le chômage et l'inflation diminuent ; le succès est cependant trompeur. Les deux années suivantes vont être catastrophiques. L'inflation explose (508 % entre décembre 1972 et décembre 1973), le PIB se contracte (-4,3 % et -3,6 % en rythme annuel) et la valeur de la monnaie chilienne chute. La politique monétaire trop expansionniste et la chute du prix du cuivre d'environ un tiers de 1970 à 1972 sur les marchés mondiaux sont en grande partie responsables de ces résultats, accentués par la déstabilisation de l'économie par des opposants. Le gouvernement tente d'enrayer la crise en fixant les prix des denrées, ce qui provoque un développement du marché noir et des pénuries. En 1972 commencent les marches des casseroles vides par lesquelles les ménagères expriment qu'elles n'ont plus rien à cuire. En mars 1973, les démocrates chrétiens et les conservateurs présentant une liste unique obtiennent 55,6 % des voix aux élections législatives. Malgré une amélioration de son score électoral (44,1 %), l’Unité populaire d’Allende est minoritaire et le budget annuel 1973 n'est pas voté. Allende est cependant à l'abri d’une destitution, l’opposition ne réunissant pas les deux tiers des voix et des sièges ; il décide alors de reconduire le budget de 1972 pour l'année 1973 par décret ; cette disposition légale, mise en place sous le gouvernement socialiste de Marmaduque Grove de 1932, lui permet de se passer de l'accord du Parlement. Allende tente aussi d'obtenir le soutien actif de la population ; des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir la légitimité révolutionnaire du gouvernement. L'opposition conservatrice et les démocrates chrétiens, incapables de bloquer les décisions d'Allende du fait de la marginalisation du parlement, mobilisent à leur tour la rue. Ils organisent ou apportent leur contribution à une série de révoltes et de manifestations (la plus célèbre étant la grève des camionneurs), qui paralysent le pays alors que son économie est déjà très affaiblie par les réformes d'Allende. Dans le même temps, on assiste à la montée en puissance de groupes paramilitaires d'extrême-droite et le pays vit une guerre civile larvée où s'opposent les milices d'extrême gauche (MIR) à ces dernières. Lorsque durant l'été 1973 de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays, Allende, paraphrasant John F. Kennedy, déclare que « ceux qui s'opposent à une révolution pacifique rendent celle-ci inévitablement violente ». Le , le président Salvador Allende, nomme Pinochet général en chef des armées à la suite de la démission de Prats, qui lie sa décision aux nombreuses manifestations féminines contre le gouvernement. ===== Rôle des États-Unis ===== Henry Kissinger, le Secrétaire d'État de Richard Nixon, avait déclaré dans un discours prononcé à l'occasion de l'élection de Salvador Allende : Je ne vois pas pourquoi il faudrait s'arrêter et regarder un pays devenir communiste à cause de (due to the) l'irresponsabilité de son peuple. Les États-Unis cherchent à affaiblir Allende. Les crédits accordés par les Américains au Chili passent de de dollars et si, dans le même temps, l'aide des pays socialistes et européens sur-compense cette perte ( de dollars de nouveaux crédits), le Chili demeure très dépendant des États-Unis (notamment pour des pièces détachées) et les répercussions néfastes de cette politique sont nombreuses. La CIA est également active, elle disposera sur ces trois années d'un budget de sept millions de dollars pour soutenir l'opposition à Allende. Elle l'emploie principalement à aider les partis politiques (démocrates-chrétiens et conservateurs, qui recevront la moitié de l'aide), les journaux anti-Allende (El Mercurio, à l'époque le plus grand quotidien du pays, bénéficiera à lui seul d'un cinquième de l'aide) et dans une moindre mesure des organisations privées. Les groupes paramilitaires d'extrême-droite sont en revanche délaissés, Patria y Libertad ne reçoit que 1000 dollars entre 1970 et 1971 puis plus rien. Les autorités américaines rechignent à aider les grévistes anti-Allende. La proposition d'un soutien a été abordée plusieurs fois au sein du Comité 40 (chargé de définir et de contrôler les activités de la CIA) mais elle a toujours été repoussée. Une partie des fonds fournis par la CIA aux partis d'opposition et aux organisations privées aurait néanmoins été détournée par ces derniers pour soutenir les camionneurs. Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d'Allende, plusieurs firmes américaines dont l'ITT apportent leur concours à cette stratégie. L'administration Nixon fut enchantée du coup d'État de 1973. Mais, si de nombreuses accusations sont formulées, aucun élément ne permet cependant d’affirmer que les États-Unis ont directement participé au coup d’État proprement dit du . Le rapport de la Commission Church du Sénat des États-Unis, en 1976, a conclu que les États-Unis n'avaient pas eu de rôle direct dans l'événement. Kissinger affirme par ailleurs que les grandes manœuvres américaines étaient terminées à l'époque du coup, ce qui est confirmé par les archives. Peter Kornbluh, chercheur au National Security Archive, qui a participé à une campagne pour la déclassification des archives de la CIA, déclare à Libération : « si les États-Unis n'ont pas directement participé au complot du , ils ont tout fait pour préparer le coup d'État contre Allende ». ==== Dictature de Pinochet ==== Le , un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, renverse Salvador Allende, retrouvé sans vie dans le palais de la Moneda bombardé par les putschistes. Le rapport d'autopsie ordonné par la commission d'enquête de mai 2011 conclura en juillet 2011 au suicide. Ce coup d’État est accueilli avec soulagement par les conservateurs et certains démocrates-chrétiens, qui espèrent récupérer rapidement le pouvoir. Mais la junte militaire prend le pouvoir et le conservera jusqu’en 1990, imposant une dictature. Elle est dirigée par Augusto Pinochet et est composée des commandants en chef des trois armées et du chef de la police. Ce coup d’État se fait sous le regard des caméras et a un grand retentissement en Europe. La junte dissout le Congrès national, les conseils municipaux, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre-feu instauré. Tout ce qui est littérature de gauche est interdit, des centaines de milliers de livres sont brûlés. Les opposants sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés. En dix-sept ans, le régime du général Pinochet est responsable de la mort ou de la disparition d'au moins ; sur le million d'exilés durant cette période, plus de 40000 sont des exilés politiques. Le stade national est transformé en camp de prisonniers à ciel ouvert, des dizaines de milliers de personnes sont arbitrairement incarcérées, des camps de concentration sont mis en place. La DINA, police politique de la dictature, fait disparaître des centaines de personnes. Pinochet confie l’économie du pays aux théoriciens de l'école de Chicago, les Chicago boys, de jeunes économistes chiliens comme José Piñera et Hernán Büchi, souvent formés à l'Université de Chicago et adeptes des idées de Milton Friedman et d'Arnold Harberger. Après une baisse du PIB de 10 % entre 1973 et 1975, la croissance atteindra 8 % par an entre 1977 et 1980 au prix d'un endettement extérieur et d'une inflation très élevés, et le chômage augmente fortement. Une très grave crise économique touche le Chili entre 1982 et 1985 ; sous l’influence de la hausse mondiale de l'inflation, l’inflation nationale atteint 27,3 % en 1982, et le pays connaît sa pire récession depuis les années 1930. De 1982 à 1984, le PIB baisse de 16 %. L’économie du pays revient au vert à partir de 1985, permettant de résorber l'important déficit financier extérieur accumulé à la fin des années 1970 et d'équilibrer les finances publiques, cette politique économique, dans une ambiance de terrorisme politique, conduit à un recul très important de la part des salaires dans la valeur ajoutée qui baisse de 52 % en 1972 à 37 % en 1973. La crise de 1982-1983 signe l'arrêt momentané du « miracle chilien ». Les salaires réels, jusque-là indexés à l'inflation, diminuent de 10 % et se situent 30 % en dessous de leur niveau de 1970 ; le chômage atteint 30 %, la pauvreté augmente, et les inégalités s'accroissent. À la fin des « années Pinochet », 20 % de la population se partage 80 % de la richesse du pays. Pendant toute la durée de la dictature, la consommation moyenne par habitant n'a jamais retrouvé son niveau de 1972, et on observe une « diminution de la qualité de vie d'une partie importante de la population chilienne ». Cependant, en parité de pouvoir d'achat, le PIB par habitant s'est accru de 50 % entre 1974 et 1990, sous la présidence de Pinochet, puis a doublé entre 1990 et 2005. Le Chili participe activement à l'Opération Condor visant à éliminer physiquement les opposants aux dictatures militaires. Des partisans de la démocratie, en exil, sont assassinés partout dans le monde : le général Carlos Prats est tué en 1974 en Argentine, l'économiste Orlando Letelier est tué en 1976 aux États-Unis, le démocrate-chrétien Bernardo Leighton est grièvement blessé par un attentat en 1975 en Italie. Le Chili et l'Argentine s'affrontent en 1978 dans le Conflit du Beagle pour la possession de quelques petites îles australes. Ce conflit manque de peu de provoquer une guerre entre les deux pays, le Chili sera le seul pays d'Amérique du Sud à soutenir politiquement le Royaume-Uni durant la guerre des Malouines. À partir de 1978, la junte militaire entreprend d’établir une constitution remplaçant la Constitution de 1925 qui est considérée par la junte comme la source de la crise institutionnelle. Celle-ci est élaborée par la Commission Ortúzar dirigée par Enrique Ortúzar et Jaime Guzmán. Cette loi fondamentale contenait des dispositions transitoires et devait entrer en vigueur seize ans plus tard. Elle installait Pinochet comme président pour huit ans et prévoyait une période additionnelle de huit autres années de gouvernement militaire, avec un candidat unique désigné par les autorités militaires et qui devait être ratifiée lors d’un plébiscite. Elle remplace le système proportionnel par un système binominal lors des élections et l’établissement d’un second tour dans l’élection présidentielle et instaure un Tribunal constitutionnel chargé de valider les lois. La constitution est approuvée après un plébiscite qui a lieu le . Le scrutin, organisé dans des conditions controversées, donne 67 % pour le Oui. Pinochet est reconduit au pouvoir pour huit ans. En 1988, Pinochet demande la prolongation de son mandat par référendum mais n’obtient que 44,01 % d’approbation, contre de votants qui demandent son départ et la fin de la dictature. Il organise alors une transition progressive vers la démocratie (tout en se garantissant une immunité constitutionnelle). === Retour à la démocratie === Après la défaite d’Augusto Pinochet lors du plébiscite de 1988, la constitution est amendée par Pinochet pour provoquer des élections, et faire élire de nouveaux sénateurs, diminuer le rôle du Conseil de Sécurité Nationale et y mettre autant de membres civils que de militaires (quatre membres de chaque ensemble). Beaucoup de personnalités politiques chiliennes considèrent ce Conseil de Sécurité comme des restes du régime autoritaire. Tout est fait pour réformer la constitution. En a lieu le premier tour de l’élection présidentielle qui est le point de départ du régime démocratique. Le démocrate chrétien Patricio Aylwin, candidat de la Concertation des partis pour la démocratie (regroupant le Parti Démocrate chrétien, le Parti socialiste, le Parti pour la Démocratie et le Parti radical social démocrate), affronte Hernán Büchi, candidat de la coalition Alianza por Chile (regroupant l'Union démocrate indépendante et Rénovation nationale). En , la commission Vérité et Réconciliation, établie un an auparavant par Aylwin, informe sur les violations des Droits de l’Homme commises par le régime militaire. Le , à la suite d'élections démocratiques, Pinochet cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin, élu à la tête d’une coalition englobant les héritiers du socialisme d’Allende. Mais Pinochet demeure encore sept ans chef des armées. Patricio Alywin doit remettre en place la démocratie, établir une nouvelle politique nationale, maintenir la bonne santé économique du pays (qui s'améliore sensiblement avec le retour de la démocratie). Enfin, encore plus important pour les Chiliens, l’armée doit reconnaître les violations des Droits de l’Homme commises pendant la dictature. Le , Eduardo Frei Ruiz-Tagle devient président de la République. Il est élu grâce à la coalition de la Concertación. Son gouvernement qui dure six ans, se caractérise par la bonne santé économique du Chili grâce à l’ouverture du marché chilien à l’étranger (les années 1990-1997 se caractérisent par une croissance annuelle du PIB de l’ordre de ). Cependant, à la fin de son mandat, une nouvelle crise économique affecte le pays. En 1999, le PIB du Chili régresse même de , à cause des conséquences de la crise économique asiatique. En , retraité et sénateur à vie, Pinochet est arrêté à Londres, à la suite du dépôt d'un mandat d’arrêt du juge espagnol Baltasar Garzón et mis en résidence surveillée. Ce problème a pour conséquence de raviver les tensions entre les différents partis politiques du pays. Après une élection assez difficile, Ricardo Lagos devient président en (en étant le troisième président de la Concertación et le premier président socialiste depuis Salvador Allende), dans un climat économique relativement mauvais. Lagos devient populaire car il remet l’économie au vert, met en place de nombreuses réformes comme l’école gratuite et obligatoire jusqu’à , légalise le divorce en 2004. De plus, Lagos signe de nombreux traités de libre-échange, principalement avec l’Union européenne et les États-Unis. De retour au Chili, presque deux ans plus tard (en mars 2000), le général Pinochet reçoit un accueil chaleureux de l'armée et de ses partisans rassemblés par milliers le long de la route de l'aéroport à son domicile, alors que des procédures judiciaires sont engagées contre lui. En 2004, la cour d’appel de Santiago lève l’immunité constitutionnelle d’Augusto Pinochet pour ses responsabilités dans l’opération Condor, un plan des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer leurs opposants. En , il est finalement relaxé par la cour d’appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le par la Cour suprême. La socialiste Michelle Bachelet est élue au second tour avec 53,5 % des suffrages le ; elle entre en fonction le suivant. Elle devient ainsi la première femme dans l'histoire du Chili à devenir présidente. Son gouvernement se caractérise par une parité hommes/femmes. Le général Pinochet meurt à l’hôpital militaire de Santiago le . Le , le premier tour de l'élection présidentielle voit arriver en tête le candidat de la Coalition pour le changement (droite et centre droit), Sebastián Piñera, avec 44,06 % des suffrages. Le candidat de la Concertación, l'ancien président Eduardo Frei Ruiz-Tagle n'en n'obtient que 29,60 %, et le candidat dissident issu des socialistes, Marco Enríquez-Ominami, rassemble 20,14 % des voix. Le , Sebastián Piñera est élu président de la République avec 51,61 % des suffrages. Il a officiellement pris ses fonctions le au cours d'une cérémonie au Congrès national, à Valparaíso et alors même que se produisaient de fortes répliques au séisme du 27 février. Michelle Bachelet remporte de nouveau l'élection présidentielle le et est reconduite pour un mandat de quatre ans à partir du . En , Sebastian Pinera est réélu président du Chili, avec des voix au premier tour. En , d'importantes manifestations lycéennes et étudiantes ont lieu contre une augmentation du prix des tickets de transports à Santiago. Le projet est annulé par le gouvernement mais les manifestations se poursuivent à travers tout le pays et concernent d'autres sujets sociaux. Les manifestants protestent ainsi contre la précarité du système de retraite et de santé, l’augmentation du prix des médicaments, la hausse des coûts de l’électricité, les très fortes inégalités, ou encore les intoxications répétées dans les « zonas de sacrificio » très industrialisées et fortement polluées. Alors que des émeutes voient s'opposer manifestants et policiers dans plusieurs villes, le gouvernement ordonne le déploiement de plusieurs milliers de soldats et policiers dans les rues de la capitale. Des chars sont également déployés dans la ville et l'état d'urgence est proclamé. Le un référendum visant à proposer la mise en place d'une nouvelle constitution rédigée par une assemblée citoyenne a lieu. Malgré la pandémie de COVID-19, 50,9 % des électeurs se déplacent pour voter, le plus haut taux de participation depuis dix ans, et 78 % votent pour l'écriture d’une nouvelle Constitution. Dès le 26 octobre, les citoyens ont commencé à travailler sur la nouvelle constitution. Les représentants de l’Assemblée constituante seront élus en avril 2021. En mai 2020, la population vote largement en faveur d’une réécriture en profondeur de la Constitution héritée de Pinochet. À la mi-, Gabriel Boric, à la tête d'une coalition de partis de gauche, est élu président du Chili. Il prend ses fonctions le 11 mars 2022. == Politique == === Constitution de 1980 === Comme le précise la Constitution politique de 1980, le Chili est un État unitaire, avec un territoire divisé en 16 régions. La nation possède la souveraineté du pouvoir, qui s’exerce à travers l’élection des représentants par suffrage universel ou par referendum. Le Chili est une démocratie républicaine. Le président de la république possède d’importants pouvoirs, comme celui de désigner des sénateurs, de nommer les ministres ou de déclarer l’état de guerre. Des réformes démocratiques intervenues depuis ont largement modifié la constitution. En vertu de la Constitution, l’État chilien est divisé entre les trois pouvoirs classiques : le pouvoir exécutif est tenu par le président de la République, élu démocratiquement tous les quatre ans au suffrage universel direct, et qui ne peut pas être réélu pour un second mandat successif. Une fois élu, le président désigne un cabinet de ministres, dont le ministre de l'Intérieur ; le pouvoir législatif est représenté par le Congrès national, dont le siège se trouve à Valparaíso depuis le retour de la démocratie en 1990. Il s´agit d'un congrès bicaméral, composé d'un sénat et d'une Chambre des députés. Il comptait quarante-huit sénateurs élus pour huit ans (dont neuf sont désignés par diverses institutions et un est sénateur à vie après avoir été président du pays - cela n’est plus en vigueur depuis les modifications de la constitution en 2005) ; et cent-vingt députés élus pour quatre ans. Les parlementaires sont depuis 2006 tous élus démocratiquement au scrutin plurinominal majoritaire à un tour ; le pouvoir judiciaire juge des affaires civiles et criminelles. Il est composé d’une Cour suprême, des Cours d’appel et des tribunaux de première instance. À la suite des manifestations de 2019-2021, il est décidé de changer de constitution, ce qui sera approuvé par un vote en 2020. Le référendum sur l'adoption d'une nouvelle constitution a eu lieu en 2022 et a abouti au rejet du projet de constitution qui avait été soumis au vote. === Vie et partis politiques === Depuis 1990, le pays connaît une vie démocratique. Il existe une opposition de droite constituée par deux partis : Renovación Nacional (RN), plus libéral ; et l’Unión Demócrata Independiente (UDI), plus conservateur. Ces deux partis forment l’Alliance pour le Chili. Il y a également une opposition d'extrême-gauche, Juntos Podemos Más, qui associe le Parti communiste (PC) et des partis humanistes et écologistes, qui n’ont pas de représentation au Congrès. Les principaux blocs politiques se sont constitués au milieu des années 1980, pour défendre ou lutter contre le régime militaire d’Augusto Pinochet, et sont devenus officiels par le référendum de 1988. L’année suivante, chaque bloc a conservé son unité afin d’aborder l’élection présidentielle et chaque coalition a présenté un candidat. Depuis alors, malgré les problèmes qui surgissent de temps en temps à l’intérieur des blocs, le panorama politique n’a pas beaucoup changé. La présidente Bachelet dirige le quatrième gouvernement consécutif de la Concertación, après la victoire de la coalition lors des élections de 1989. Le , Michelle Bachelet, socialiste et candidate de la Concertación (coalition de partis de centre et de gauche, qui regroupe la Démocratie chrétienne (DC), le Parti socialiste (PS), le Parti radical social-démocrate (PRSD) et le Parti pour la démocratie (PPD)), est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle avec des voix devant le candidat du parti de la Rénovation nationale, Sebastián Piñera (), celui de l’Union démocrate indépendante et ancien maire de Santiago, Joaquín Lavín (), et celui de l’extrême-gauche, Tomás Hirsch (5,40 %). Au second tour le , Bachelet gagne contre Sebastian Piñera avec des suffrages. Les électeurs ont aussi élu cent vingt députés, et vingt sénateurs (pour un total de trente-huit sièges), supprimant au passage les postes de sénateurs à vie créés par le général Augusto Pinochet. La Concertation a remporté plus de des sièges de députés et 57 % des sièges de sénateurs, s’assurant la majorité dans les deux chambres. Les réformes les plus profondes à la Constitution de 1980 ont été promulguées en septembre 2005, ce qui est considéré par certains comme la fin de la transition vers la démocratie. Ces réformes perfectionnent la Constitution en supprimant les dits « verrouillages autoritaires », laissés par Pinochet. Parmi les réformes mises en place : la réduction du mandat présidentiel de six à quatre ans ; le président est habilité pour mettre à la retraite les commandants en chef des forces armées ; l’élimination des sénateurs désignés à vie (qui n'étaient pas élus), ce qui a pour effet une réduction du Sénat à trente-huit membres depuis . Le système d’élection binominal utilisé pour les législatives et qui, à présent, favorise les deux grands blocs politiques, n’a pas encore été modifié. Une autre modification concerne également la possibilité pour les enfants de Chiliens (de ceux qui sont nés au Chili et donc Chiliens par le passeport) d’obtenir la nationalité (avoir non plus un titre de voyage mais un véritable passeport chilien), mais pas la citoyenneté (donc la possibilité de voter en cas d’élections). Il faut également tenir compte du fait que, à ce jour, plusieurs dizaines de milliers d’enfants de Chiliens n’étaient jusqu'alors considérés que comme des « non nationaux » (reconnus dans certains pays comme apatrides). Le droit de vote pour les Chiliens résidant à l’étranger fait partie des projets encore en cours. Lors de la dernière élection présidentielle du 11 décembre 2009, Michelle Bachelet n'a pas pu se représenter conformément à la Constitution du pays. Le candidat de la Concertación por la Democratia est l'ex-président Eduardo Frei Ruiz-Tagle. Le prétendant de la droite Alliance pour le Chili, est l'homme d'affaires Sebastián Piñera défait par Michelle Bachelet en 2006. Sebastián Piñera a remporté les élections le . Il met fin à vingt ans de gouvernement de centre-gauche. Le 15 décembre 2013, Michelle Bachelet est élue à nouveau à la présidence de la République au deuxième tour avec 62,16 % des voix. Elle prend ses fonctions le 11 mars 2014. Sebastián Piñera est élu de nouveau président de la République le . Il prend ses fonctions le . Il est remplacé en par Gabriel Boric, à la tête d'une coalition de partis de gauche, qui a gagné l'élection présidentielle en . == Géographie == === Géographie physique === ==== Relief et géologie ==== Entièrement situé dans la partie méridionale de l’Amérique du Sud et bordé à l'ouest par l'océan Pacifique, le Chili s’étire sur ses de long, du Pérou, au nord, jusqu'au cap Horn, au sud, avec une largeur moyenne de (de au maximum à la latitude 52°21 S et au minimum à la latitude 31°37 S au nord de Santiago). Des frontières naturelles isolent le Chili de ses voisins : il est séparé de l’Argentine par la cordillère des Andes, de la Bolivie et du Pérou par le désert d'Atacama. La superficie totale du pays est de , en comprenant l’archipel Juan Fernández et l’île de Pâques. Le Chili revendique par ailleurs de l’Antarctique. Présent sur trois continents le Chili se considère et est parfois décrit comme un pays tricontinental. Le pays se situe dans une zone fortement sismique et volcanique où cette activité découle de la poussée de la plaque tectonique de Nazca sous la plaque sud-américaine supportant le continent. Il fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. À la fin du Paléozoïque (ère primaire), il y a d’années, le Chili n’était qu’une dépression marine dans laquelle les sédiments s’étaient accumulés. Au cours du Mésozoïque (ère secondaire), sous la poussée de la plaque de Nazca, la couche de sédiments s’est plissée, donnant naissance à la cordillère des Andes. Le relief actuel est le résultat de millions d’années de volcanisme actif. Le pays est composé principalement d’une zone de plaines encadrées par deux chaînes de montagnes : la cordillère des Andes à l’est, qui marque la frontière naturelle avec la Bolivie et l’Argentine et qui culmine à l’Ojos del Salado (), volcan actif le plus élevé au monde ; la Cordillère de la Côte à l’ouest est un massif beaucoup moins élevé qui culmine à environ . Entre la cordillère de la Côte et le Pacifique se trouve une série de plaines littorales, d’étendue variable, qui permet l’installation des populations et des grands ports. Certaines parties du pays possèdent des plateaux, comme l’Altiplano où la Puna de Atacama et les pampas de Patagonie. Le « Grand Nord » est la zone comprise entre la limite Nord du pays et la latitude 26° S qui comprend les deux premières régions administratives du pays. Il se caractérise par son aridité intense : le désert d'Atacama est le désert le plus aride du monde (à certains endroits, aucune précipitation n’est tombée depuis quatre-vingts ans). Ce désert comprend des zones moins arides comme la pampa del Tamarugal. Dans cette région, la cordillère de la Côte est massive et abrupte et arrive souvent jusqu’en bord de mer (les plaines littorales sont quasi absentes). La Cordillère des Andes se subdivise en deux chaînes : l’une va vers la Bolivie et est très élevée et volcanique, ce qui a permis la formation de l’Altiplano andin et possède de nombreux lacs salés appelés salar comme le Salar d'Atacama dus à l’accumulation des sédiments durant des millions d’années. Au sud se trouve le « Petit Nord », qui s’étend de la latitude 26° S jusqu’à l’Aconcagua (32° S). Les Andes commencent à être moins élevées vers le sud et à se rapprocher de la côte, arrivant à à la hauteur de Illapel, la zone la plus étroite du pays. Les deux chaînes se touchent pratiquement, éliminant la dépression intermédiaire. La présence de fleuves crée des vallées perpendiculaires aux chaînes dans lesquelles l’agriculture est bien développée ; les plaines littorales commencent à s’élargir. La Vallée Centrale est la zone la plus peuplée du Chili. Les plaines littorales sont étendues et permettent l’établissement de villes et de ports. L’altitude de la Cordillère de la Côte diminue progressivement. La Cordillère des Andes quant à elle dépasse les d’altitude puis commence lentement à descendre vers les dès la Région du Libertador General Bernardo O’Higgins. La dépression intermédiaire devient une vallée fertile qui permet le développement agricole. Vers le sud, la Cordillère de la Côte réapparaît sous le nom de la cordillère de Nahuelbuta, alors que les sédiments laissés par les glaciers sont à l’origine à la zone de la frontière caractérisée par une série de lacs. La Patagonie s’étend de la latitude 41° S jusqu’à l’extrémité sud du Chili. Durant la dernière glaciation, ce lieu était couvert par les glaciers qui ont fortement érodé les reliefs. La dépression intermédiaire disparaît sous la mer et la Cordillère de la Côte donne naissance à une série d’archipels comme l'archipel de Chiloé et les Chonos puis disparaît au niveau de la péninsule de Taitao, vers le . La Cordillère des Andes diminue de hauteur. À l’est de la Cordillère apparaissent des plaines, comme dans la zone du détroit de Magellan au large de la Terre de feu. Ensuite, la Cordillère des Andes plonge dans l’océan Pacifique, donne naissance à une série d’îles au niveau du cap Horn, disparaît au niveau du passage de Drake puis se prolonge par l’arc des Antilles australes, la péninsule Antarctique ainsi que les Antartandes, située dans le territoire chilien de l’Antarctique, qui s’étend entre les méridiens 53° W et 90° W qui constitue une superficie de . Dans l’océan Pacifique, le Chili possède une souveraineté sur l’archipel Juan Fernandez situé à environ de Valparaíso et l’île de Pâques située à plus de des côtes chiliennes. Ces îles ont une origine volcanique car elles se situent dans la zone de friction entre la plaque de Nazca et la plaque Pacifique, elle-même à l’origine de la dorsale du Pacifique oriental. ==== Climat ==== La géographie très particulière du pays, mince bande de terre courant sur plus de du nord au sud, entraîne naturellement une grande diversité de climats (insolation plus ou moins forte). Les températures vont en augmentant doucement du Sud au Nord, tandis que les précipitations, très abondantes dans le Sud, se raréfient quand on remonte vers le nord. Ainsi, le Sud du pays connait un climat polaire océanique frais et très humide, tandis que le Nord connaît un climat désertique tempéré. La zone centrale, autour de la capitale, bénéficiant, elle, d'un climat méditerranéen. Isolée à quelque de la côte chilienne, l’île de Pâques bénéficie d’un climat maritime à caractéristiques subtropicales. Enfin, rappelons que le Chili est dans l'hémisphère sud, et donc que les saisons sont inversées par rapport à l’Europe. Si dans les années 1980, il pleuvait en moyenne 350 mm par an dans le centre du Chili, en 2018, les précipitations ont été réduites de moitié et dans les années à venir, la quantité de pluie continuera à baisser en raison du réchauffement climatique. Près de 70 % de la population chilienne vit dans des zones soumises à la sécheresse où les précipitations ont diminué de manière significative ces dernières années. Les bassins hydrographiques du centre du pays verront leur niveau baisser d'environ 30 %. Outre la latitude, deux facteurs déterminants permettent d'expliquer le climat chilien décrit ci-dessus. D'une part, à l'est, la barrière naturelle que constitue la cordillère des Andes bloque les influences orientales, sauf dans le Nord où l'air estival humide en provenance de l'Amazonie apporte des pluies dans l'Altiplano et de la couverture nuageuse vers les côtes (ce phénomène humide est appelé « hiver bolivien »). D'autre part, à l'ouest, le courant de Humboldt, courant froid (autour de ) qui remonte la côte du sud vers le nord, tempère le pays (à Antofagasta, la température moyenne annuelle est de inférieure à celle de Rio de Janeiro, ville à la même latitude mais sur la côte est du continent). Ce courant a aussi un effet crucial sur l'hygrométrie du pays : dès que les températures sur terre sont plus hautes que celle de l'océan (en gros, dans la moitié nord du pays), l'humidité de l'air se condense (précipitations) sur l'océan plutôt que sur la terre, ce qui crée un climat sec voire désertique tout au nord (désert d'Atacama). , dans la moitié sud, l'air océanique est relativement chaud par rapport au continent : son humidité va se condenser au-dessus des terres et entraîner de fortes précipitations (il pleut plus à Puerto Montt qu'à Antofagasta). Ce régime « normal » peut être altéré par le phénomène El Niño, durant lequel la température de l'océan Pacifique (qui baigne la côte chilienne) augmente : la latitude où les températures sur mer et sur terre sont équivalentes remonte donc vers le nord. Les précipitations sur la partie centrale du pays, la plus peuplée, deviennent alors comparables à celles, plus importantes, qui tombent habituellement plus au sud, causant parfois de graves inondations et dommages. ==== Risques ==== Le Chili serait le pays le plus fortement atteint par le réchauffement climatique. La zone centre-sud du pays sera parmi les plus touchées : « La zone centre-sud est confrontée à la fonte des glaciers, à la désertification et la rareté des ressources en eau, à l’augmentation des températures avec les « vagues de chaleur », à la fréquence de plus en plus grande des incendies de forêts ». Aux changements hydrologiques s’ajoute l’exploitation minière qui a détruit les glaciers. Le lac d’Aculeo, près de Santiago, asséché par la sécheresse et la surconsommation d’eau et le fleuve Maipo devrait perdre 40 % de ses capacités en eau entre 2020 et 2070. Risques sismiques : le Chili fait partie de la ceinture de feu du Pacifique, une chaîne de volcans qui entoure cet océan. Rien qu’au Chili, il y a plus de deux mille volcans, dont quarante-sept sont toujours actifs. En effet le territoire est situé sur la jointure de deux plaques tectoniques, les plaques tectoniques Nazca et sud-américaine, provoquant un fort risque sismique. Depuis 1900, le Chili a connu cinq des vingt plus violents séismes enregistrés sur terre. Pour la décennie 2010 trois séismes d'une intensité supérieure à 8 se sont ainsi produits : en 2010 (8,8), 2014 (8,2) et 2015 (8,3). Ces séismes n'ont heureusement pas été les plus meurtriers. Depuis le séisme de Chillán en 1939, une politique stricte de construction parasismique est en vigueur dans le pays. Son efficacité a été démontrée notamment par le très faible impact sur les constructions contemporaines du séisme du 27 février 2010. Lors de cet événement, ce sont majoritairement des bâtiments traditionnels en adobe qui ont été détruits, affectant ainsi une partie du patrimoine architectural et historique du pays. Plus de la moitié des ont été causés par le raz-de-marée déclenché par le séisme. Sa survenue n'a pas été communiquée à temps par le service des urgences nationales aux populations côtières, quoique l'information fut disponible par exemple en Amérique du Nord. Risques liés aux ruptures de lacs de glaciers issus de la fonte accélérée des glaciers dans le contexte du changement climatique ==== Hydrographie ==== Le territoire chilien est traversé par divers cours d’eau qui généralement naissent sur la cordillère des Andes et ont leur embouchure vers l’océan Pacifique (soit d’est en ouest). Cependant, du fait de la géographie du pays, les cours d’eau sont de développement assez faible (généralement moins de ). La présence du désert d'Atacama, dans le grand Nord du pays, explique qu’il n’y existe pratiquement aucun cours d’eau à l’exception notable du fleuve Loa, qui avec une longueur de et ses nombreux méandres est le plus long fleuve du pays. Dans le secteur de l’Altiplano se trouvent des bofedales qui donnent naissance au lac Chungará, situé à une altitude de , et les fleuves Lauca et Lluta, partagés entre la Bolivie et le Chili qui ne dépassent pas les de longueur. Dans le centre-nord du pays, de nombreux cours d’eau forment des vallées où est pratiquée une importante agriculture intensive. Des fleuves comme le fleuve Elqui avec de longueur, le fleuve Aconcagua avec , le fleuve Maipo avec et son affluent, la rivière Río Mapocho avec , et le Maule, avec sont présents dans cette zone. Ils sont alimentés par la fonte des neiges de la Cordillère en été et les pluies en hiver. La zone ne présente pas de lacs d’importance, à l’exception du lac artificiel Rapel, et du lac artificiel de Colbún, de la lagune du Maule et de la lagune de La Laja. Vers le sud, le nombre de fleuves augmente. Le fleuve Biobío, long de , situé dans la région du Biobío part de la Cordillère dans la région de l'Araucanie, traverse des dizaines de villages et possède de nombreux affluents. Dans cette zone, le pays a installé des centrales hydroélectriques. D’autres fleuves d’importance comme le fleuve Imperial et le fleuve Toltén, dont la source est le lac Villarrica, traversent la région. Le lac Villarrica est le premier des divers lacs de la Cordillère des Andes qui existent entre la région de l'Araucanie et la région des Lacs. Certains lacs d’importance appartiennent au système des Siete Lagos comme le lac Ranco, le lac Puyehue, le lac Rupanco et le lac Llanquihue, qui est le deuxième lac du pays quant à l'étendue. Dans la zone de la Patagonie, les fleuves sont plus petits, comme le fleuve Futaleufú, le fleuve Palena et le fleuve Baker, alors que les lacs, à l’exception du lac du Président Ríos situé sur la péninsule de Taitao et la lagune de San Rafael, se trouvent à la frontière avec l’Argentine, étant partagé entre ces deux pays. Le lac General Carrera qui, avec ses dans le territoire chilien, est le plus grand du pays. D’autres lacs comme le lac Cochrane, le lac O’Higgins et le lago Fagnano sont situés en Terre de Feu. Les précipitations au Chili ont diminué de plus de la moitié au cours de la période 2009-2019. De nombreuses rivières sont à sec et les réservoirs sont vides. Selon les experts, les bassins hydrologiques du centre du Chili vont encore baisser de 30 % dans les prochaines années. Le régime de Pinochet a instauré la privatisation de l’eau dans les années 1980. De nos jours, l'eau est essentiellement entre les mains des plus grandes entreprises extractives et des plus grandes fortunes. Plus de 350000 Chiliens se trouvent en situation de pénurie d'eau. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a demandé en août 2020 au gouvernement chilien de « prioriser les droits à l’eau et à la santé avant les intérêts économiques ». Pour les experts de l’Onu, « le gouvernement ne respecte pas ses obligations internationales en matière de droits de l’Homme ». ==== Faune et flore ==== De nombreuses espèces de plantes, d'animaux et même de virus ne sont présentes qu'au Chili à l'état sauvage. Nombre d'entre elles ont reçu l'épithète spécifique . Le climat et le relief du pays influent fortement sur les caractéristiques de l’écosystème. La zone nord du pays est caractérisée par une végétation rare en raison de l’extrême aridité du désert d'Atacama. Des arbres comme le tamarugo, le faux-poivrier, l’algarrobo et le chañar et diverses espèces de cactus sont les seules espèces végétales qui peuvent s’adapter à ces conditions climatiques. Dans la zone de l’Altiplano, la végétation est plus présente, avec des espèces comme la yareta et la queñoa. La famille des lamas, c’est-à-dire, les guanacos, les vigognes, les lamas et les alpagas, sont les principaux animaux de ce lieu, à côté d’espèces plus petites comme la viscache et le chinchilla. Sur certaines lagunes de l’Altiplano vivent des flamants. Dans la zone du Petit Nord, quand surviennent des précipitations vers le mois de septembre, se produit le phénomène appelé le Désert fleuri, les terres arides sont alors recouvertes de diverses espèces de fleurs, comme l'añañuca. Tout au long de la Cordillère des Andes, l’espèce animale la plus connue est le condor des Andes, représenté sur les armoiries du pays. Entre le Sud de la région de Atacama et la région de Coquimbo, on assiste à un lent processus de diversification de la faune et flore, se caractérisant par la hausse des précipitations, sur les zones côtières de Talinay et du Parc National Bosque Fray Jorge existent des forêts de type patagonique. Dans le petit Nord, apparaissent des espèces de climat méditerranéen comme le boldo, l’, le quillay et le cocotier du Chili. Dans la zone centre-nord du pays apparaissent des formations boisées très dégradées par les incendies, l’abattage destiné à la fabrication de charbon et le défrichement pour l’agriculture. Parmi les espèces caractéristiques de la végétation de la vallée centrale, on peut citer entre autres l'acacia caven, le boldo, le litre, le quillay, l'arrayán, le maitén, le buddleia globuleux, le roble et le cocotier du Chili. Le puma, le ragondin, le dègue du Chili, le loup de Magellan, le treile, l'ibis mandore, la grive, le diuca leucoptère et le loro tricahue (espèce de perroquet), Crassanapis calderoni sont des animaux vivant dans la région centrale. Au sud du fleuve Biobío, la végétation se diversifie et devient une forêt de type valdivienne. Certaines espèces végétales comme le goyavier du Chili, le copihue, fleur nationale, des fougères et des arbres divers comme le laurel, le tepa (ou huahuan), l'arrayán, le chequén, le tinéo, l'avellano (ou noisetier du Chili), diverses espèces de Podocarpus et l'alerce (ou cyprès de Patagonie) caractérisent ce type de forêt. Le puma est le principal animal carnivore de la zone et vit dans presque tout le pays, sauf dans certains territoires où il a été éradiqué par l’homme. D’autres espèces animales caractéristiques sont le cygne à cou noir, le chat des pampas (ou colocolo), le pudu et le monito del monte (marsupial lui aussi également appelé colocolo). Un des principaux problèmes environnementaux de la zone est la substitution de bois natifs par des plantations de pins et d’eucalyptus. Dans les deux régions les plus australes du pays, il existe de nombreuses forêts toujours bien arrosées. Des arbres comme le cyprès de las Guaitecas caractérisent la flore de la région. Vers l’intérieur du pays, se développent des bois, où prédomine le lenga (ou hêtre de la Terre de Feu ou encore hêtre blanc) et, vers la frontière argentine, se trouvent des steppes, où vivent les guanacos, nandous, renards, pumas, etc. Dans cette zone, se développe l’élevage d’ovins et de bovins dans les diverses haciendas. Le huemul, présent sur les armoiries nationales, a jadis vécu dans le pays, de nos jours il vit dans certaines zones difficiles d’accès. Finalement, dans l’extrême Sud du pays, la végétation se réduit à quelques arbres petits et robustes, comme le drimys de Winter (ou cannelle de Magellan), le hêtre de Magellan et le ñirre (ou hêtre antarctique), ainsi que quelques arbustes, des espèces herbacées, des mousses et des lichens. Le territoire chilien de l’Antarctique se trouve en majeure partie gelé de façon permanente et seuls des mousses et lichens peuvent y pousser. Cependant, la faune provenant de la côte est d’une richesse exceptionnelle. La côte du pays compte de nombreuses espèces d’oiseaux comme la mouette, le pélican, le cormoran et l’albatros. On rencontre également plusieurs espèces de manchots comme le manchot de Humboldt et le manchot de Magellan. En mer, on rencontre une grande variété de cétacés : grands dauphins vers Coquimbo et baleines dans la région de Magallanes. Le bar est caractéristique de toute la côte chilienne et on trouve également des espèces typiques : le fitzroya, le merlu, l’anchois, le congridae, espèces particulièrement communes des côtes chiliennes. Les coquillages et mollusques, comme la palourde, la moule et les huîtres, sont abondants. Le saumon et la truite, introduits dans le pays, sont de nos jours les principales espèces de poissons présentes dans les fleuves chiliens. Dans les territoires insulaires, la faune et flore sont uniques au monde. Alors que dans l’Île de Pâques l’arbre caractéristique, le toromiro, a pratiquement disparu, l’archipel de Juan Fernández compte plus de végétales uniques comme le palmier chonta et certaines espèces animales comme le colibri robinson et l'otarie à fourrure australe. ==== Glaciers ==== Le Chili abrite quelque 24000 glaciers, soit plus de des glaciers d’Amérique du Sud. La quasi-totalité d'entre eux enregistre un recul. Depuis la fin des années 2000, le pays connaît une sécheresse prolongée. En 2019, le Chili subit une baisse de plus de 50 % des précipitations en moyenne et l’accès à l’eau potable pourrait devenir critique. Or, la principale ressource en eau du pays, les glaciers, sont victimes du changement climatique et de l’activité minière, l’un des secteurs économiques les plus importants du pays. Le glaciologue Francisco Ferrando souligne qu'« avec la hausse des températures liées au changement climatique, les glaciers ne reçoivent plus autant de neige qu’auparavant et a situation est alarmante. Les précipitations sous forme de pluie augmentent le débit des cours d’eau en hiver alors que ce phénomène se produisait au printemps, avec la fonte des neiges. Cela signifie que ces cours d’eau pourraient bientôt se retrouver à sec dès le printemps. » Il met également en cause l’industrie minière : « La cryosphère est directement menacée par l’activité minière. Cette dernière détruit le pergélisol. Elle réduit le niveau de l’épaisseur de la neige avec le va-et-vient des machines et des camions, l’ouverture de nouveaux chemins dans la roche. L’industrie minière détruit aussi les glaciers rocheux à cause des vibrations liées aux machines et au poids des matériaux extraits des entrailles des montagnes en accélérant la perte d’eau par compression. Il faut aussi y ajouter la contamination des particules liées aux explosions réalisées à la dynamite et la microsismicité de cette activité pouvant déstabiliser les masses de glace situées à proximité. Région d'Arica et Parinacota (Arica) Région de Tarapacá (Iquique). Région d’Antofagasta (Antofagasta). Région d’Atacama (Copiapó). Région de Coquimbo (La Serena). Région de Valparaíso (Valparaíso) comprenant l’Île de Pâques et l’archipel Juan Fernández. Région métropolitaine de Santiago (Santiago). Région du Libérateur Général Bernardo O’Higgins (Rancagua). Région du Maule (Talca.) Région du Ñuble (Chillán) Région du Biobío (Concepción). Région de l'Araucanie (Temuco). Région des Fleuves (Valdivia) Région des Lacs (Puerto Montt) Région d'Aysén (Coyhaique). Région de Magallanes et de l’Antarctique chilien (Punta Arenas). En , le gouvernement du Chili a étudié le projet de loi pour la création de deux nouvelles régions : la XV Région d'Arica et Parinacota, avec Arica comme capitale, comme division de la Région actuelle de Tarapacá. La XIV Région des Fleuves, avec Valdivia comme capitale, comme division de la région actuelle de Los Lagos. Le même projet de loi propose la création de deux nouvelles provinces : « El Tamarugal », dans la (nouvelle) Région d'Arica et Parinacota et « Ranco », dans la nouvelle « Région des Fleuves ». Un autre projet veut éliminer la numérotation des régions, ce qui entrera en vigueur le . Le , le Congrès chilien a accepté cette loi. Le , la Région de los Ríos a été créée. La Région d'Arica y Parinacota a été effective le . La Région du Ñuble, la plus nouvelle, a été fondée le . ==== Revendications territoriales ==== Le Chili revendique une partie de l'Antarctique sous le nom de Territoire chilien de l'Antarctique (zone en vert clair sur la carte de gauche). Ce territoire est dirigé par une unique commune, la commune de l'Antarctique chilien (Antártica), qui est l'une des deux communes, avec Cabo de Hornos, qui constitue la province de l'Antarctique chilien au sein de la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien. ==== Frontières terrestres ==== Le pays possède des frontières avec : l’Argentine (5150 kilomètres), la Bolivie () et le Pérou (). == Économie == Bien qu'étant la sixième économie latino-américaine quant au PIB nominal derrière le Brésil, le Mexique, le Venezuela, l'Argentine et la Colombie, le Chili est considéré aujourd’hui comme le pays le plus stable économiquement d'Amérique latine. Avec un passé économique désastreux ayant connu de nombreuses dictatures, le pays est devenu de nos jours le « modèle » de la région, (c’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle le « jaguar » de l’Amérique du Sud). Au cours des vingt-quatre dernières années, la croissance annuelle moyenne du PIB chilien a été de 5,2 %, et même de 8,3 % entre 1990 et 1997. Pour l'année 2009, le ministre des Finances du pays, Andres Velasco, prévoyait une croissance du PIB de l'ordre de 2 à 3 %. Avec en 2013 un chômage à 5,7 % et une croissance de 4 %, le Chili vit actuellement un « miracle économique » qui attire l'émigration de pays hispanophones. En 2012, il est le du monde quant aux investissements étrangers et le pays d'Amérique latine le plus compétitif. Toutefois, le fait que les matières premières comme le cuivre soient produites sur place sans être transformées, avant d'être exportées, nuit à la création d'emplois et conduit le Chili à investir dans la recherche et le développement. La croissance chilienne souffre à partir de 2015 du recul des cours du cuivre, principal facteur de croissance économique du pays. En 2016, la croissance du pays tombe à 1,6 %. De nos jours, le Chili possède un marché ouvert au monde entier. Son économie se caractérise par l’exportation et l’importation de matières premières. Durant l’année 2005, le nombre total des exportations a dépassé les de dollars américains. Les exportations ont augmenté de moitié cette année-là. Ses principaux clients sont par ordre d’importance l’Union européenne, les États-Unis, la Corée du Sud, l’accord P4 et la Chine. Le Chili est membre de l’APEC (traité des pays du Pacifique), membre associé du Mercosur (traité de libre échange entre les pays du continent sud-américain) et a intégré l'OCDE le . Les importations ont atteint le chiffre de de dollars américains en 2005. Son PIB a augmenté la même année de 6,3 % arrivant à de dollars américains soit 14900 dollars par habitant en 2010. Le Chili possède donc l'un des PIB par habitant les plus élevés des pays d’Amérique latine, juste derrière l'Argentine, cette dernière étant la nation la plus riche de la région. L’agriculture et l’élevage sont les principales activités des régions du centre et du Sud du pays. L’exportation de fruits et légumes atteint des niveaux historiques car le marché s’ouvre aux marchés européen et asiatique depuis les années 1990. Le Chili connaît aussi une forte croissance dans le domaine de la pêche. Ainsi, le pays est devenu le premier exportateur de saumon en dépassant les niveaux de la Norvège en 2006. Il y a de nombreux élevages de saumon établis dans le lit des fleuves dans le Sud du Chili. Le Chili est le cinquième exportateur de vin au monde, il possède des vignobles plus anciens que dans un grand nombre de pays européens, puisque les premiers cépages furent plantés dès 1541. L’industrie chilienne est surtout locale, avec une exception notable de la production de la farine de poisson. Cette dernière se concentre dans la région métropolitaine, Valparaíso et Concepción. Depuis vingt ans, le gouvernement tente de dynamiser l’industrie agroalimentaire. Ainsi vers l’année 2010, le Chili sera un sérieux prétendant en ce domaine. Par ailleurs, le pays est devenu une sorte de plate-forme pour les entreprises étrangères en Amérique latine. Ainsi de nombreuses sociétés ont leur siège social à Santiago ou dans sa région. Le pays possède une présence importante d’entreprises du secteur des services. La bonne santé économique du Chili est reconnue dans l’étude pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée le . Il apparaît ainsi que le dynamisme économique a permis une élévation rapide du niveau de vie avec un PIB par habitant passé de 2340 dollars en 1990 à plus de 5000 dollars en 2004, même si le revenu par habitant corrigé de la parité de pouvoir d'achat représente en 2005 moins de du niveau moyen des pays de l’OCDE et moins de de celui des États-Unis La politique budgétaire suit une règle vertueuse d’un solde structurel excédentaire de plus de du PIB. Ainsi, les finances publiques du Chili présentaient un solde positif de du PIB en 2004, et de l’ordre de 3 % en 2005. Le Chili suit une économie libérale. La dictature de Pinochet, suivant les doctrines de Friedman, a fortement augmenté la pauvreté au Chili, et multiplié les inégalités. Ainsi, entre 1974 et 1989, les revenus des de ménages chiliens les plus riches ont augmenté plus vite que les 10 % de ménages chiliens les plus pauvres. D'après l'organisme économique CENDA, « la dictature de Pinochet a transformé le Chili en une économie rentière. Un petit groupe de grandes entreprises s'est approprié les grandes ressources naturelles du pays et vit de sa rente ». En effet, les 10 % les plus riches ont un revenu plus élevé que les 10 % les plus pauvres. Quatre familles (Piñera, Angelini, Matte et Lucksic) contrôlent la moitié des actifs cotés à la Bourse des valeurs de Santiago : leur patrimoine représente 12,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011, contre 9 % en 2004. Le Chili a vu son taux de pauvreté passer de 50 % en 1987 à 18,8 % en 2003 ; le pays a été le premier pays latino-américain à accomplir et dépasser les objectifs de 2000 sur la réduction de la pauvreté. Malgré des avancées dans la matière, et l’élévation du niveau de vie de tous les habitants, le Chili a toujours une répartition des revenus très inégalitaire et par ailleurs il est placé au mauvais rang pour les inégalités de richesse au monde. Par conséquent, en considérant un seuil de pauvreté défini relativement au niveau de vie moyen, une partie importante de la population chilienne est sous ce seuil. Le sujet des inégalités faisait partie des discussions entre les candidats présidentiels pour les élections de . En outre, le pays compte encore le plus faible taux de femmes actives d’Amérique latine avec de femmes qui travaillent. De plus, on note de grandes différences de salaire entre les hommes et les femmes (de l’ordre d’un tiers pour le même emploi et la même qualification). Selon les chiffres officiels, le taux de pauvreté était de , mais est en nouvelle augmentation pour atteindre en 2010. Tous ces chiffres sont à relativiser, car fixé par l'État Chilien à 64000 pesos en 2010 (soit ). Pour ordre d'idée, le Chili est un pays où deux voyages dans les transports publics coûtent 1000 pesos, un kilo de pain encore 1000 pesos, un mois de taxes universitaires plus de 200000 pesos en moyenne, et la location mensuelle d’un studio ou d’une chambre avec une salle de bains partagée entre les locataires entre 60000 et 80000 pesos. La semaine légale de travail est de depuis 2024 (44 heures auparavant). Quelque des salariés gagnent moins de par mois. Le système fiscal du pays est particulièrement inégalitaire. Après avoir payé leurs impôts, l'écart s'agrandit encore entre les plus riches et les plus pauvres. === Matières premières === L'agriculture du Chili a une production particulièrement diversifiée en raison de sa géographie, de son climat, de facteurs humains et de sa géologie particuliers. Historiquement, l'agriculture est l'un des fondements de l'économie du Chili mais aujourd'hui l'agriculture et les secteurs connexes comme la sylviculture et la pêche ne représentent plus que 4,9 % du PIB en 2007 et employait 13,6 % de la population active du pays. Les principales productions agricoles du Chili sont le raisin, la pomme, la poire, l'oignon, le blé, le maïs, l'avoine, la pêche, l'ail, l'asperge, le haricot, le bœuf, la volaille, la laine, le poisson et le bois. En raison de son isolement géographique et d'un contrôle strict des échanges aux douanes, le Chili est épargné par des maladies comme la vache folle et le phylloxéra. De plus, le Chili a l'avantage d'être situé dans l'hémisphère sud, et de pouvoir produire en contre-saison sur une large gamme de produits grâce à des conditions climatiques très diverses. Toutefois, les reliefs limitent l'ampleur et l'intensité de l'agriculture et les surfaces de terres arables. La principale exportation du pays est le cuivre avec 36 % du marché mondial. Le Chili est le leader mondial en ce domaine et a extrait de cuivre en 2009, dont quasiment la moitié produit par les sites de Chuquicamata et Radomiro Tomic (à 10 km de Chuquicamata). Elle a atteint en 2018. Mais, il exporte aussi de l’argent et de l’or en moindre quantité. Ces matières premières sont extraites dans le Désert d'Atacama, dans le Nord du pays. L’extraction du cuivre représente des exportations du Chili, ce qui rend le pays très dépendant du cours de ce métal, deux millions de personnes se rendent au Chili par an. Ce chiffre est encore bon si l’on le compare à ceux du Brésil ou du Mexique. La majorité de ces visiteurs viennent du continent, principalement de l’Argentine. Cependant, ces dernières années, le nombre de visiteurs venant d’Espagne, de France, d’Allemagne est en constante augmentation (ces pays offrent même parfois des vols directs vers le Chili sans escale). Les Européens représentent en 2005. Les principaux lieux touristiques correspondent aux lieux de beauté naturelle des zones extrêmes. San Pedro de Atacama, dans le Nord du pays, est très visité par les étrangers pour contempler l’architecture d’origine inca, les lagunes de l’Altiplano, la Valle de la Luna plébiscitée pour son étrangeté et les geysers du Tatio. Près de Putre, dans l’extrême Nord, admirer le lac Chungará et le volcan Parinacota situé dans le parc national Lauca à plus de 4500 mètres d’altitude est apprécié. Dans la zone australe, les principaux lieux touristiques sont l’archipel de Chiloé, la Patagonie, la lagune de San Rafael et ses glaciers ainsi que le parc national de Torres del Paine. Pour finir, la mystérieuse île de Pâques située au milieu de l’océan Pacifique est probablement le lieu touristique le plus apprécié par les Occidentaux, dû à son côté exotique par rapport au continent. Au niveau national, le tourisme se concentre durant la période estivale, principalement dans les stations balnéaires comme Arica, Iquique, Antofagasta, La Serena et Coquimbo pour la zone nord. La région de Valparaiso reçoit le plus grand nombre de touristes comme Viña del Mar grâce à sa proximité avec Santiago. Viña del Mar est connue pour être la « capitale touristique du Chili » grâce à la beauté de ses plages. Chaque année, en février se déroule le festival de la chanson de Viña del Mar, événement musical important en Amérique latine. === Énergie === Le Chili est importateur net d’énergie. En effet, il ne possède pas de grandes réserves énergétiques. Par exemple, sur les 228000 barils de pétrole consommés par jour, seuls 4000 proviennent des gisements du pays. Le prix du pétrole dépend donc du commerce international et de la conjoncture. De la même façon, la quasi-totalité du gaz naturel est importée d’Argentine. La consommation d’électricité a dépassé les 51573 GWh durant l’année 2005 dont 54 % sont produits par des centrales hydroélectriques. Dans le pays, il existe quatre systèmes électriques : le système interconnecté du Norte Grande, le système interconnecté central et les systèmes de Aisén et Magallanes. Le potentiel hydroélectrique est encore peu utilisé. Le pays utilise 20 % des capacités potentielles et exprime la volonté de protection de la faune et la flore de la région d’Aisén. Il n’existe pas pour le moment de centrale nucléaire, cependant, en 2006 s’est ouvert le débat sur la faisabilité technique de l’utilisation de ce type d’énergie. La mise en place d’éoliennes et l’utilisation de l’énergie géothermique sont aussi envisagées par le pays. === Transports et télécommunications === La géographie caractéristique du pays fait que les réseaux de transports et les télécommunications sont d’une importance considérable. Le pays totalise 364 pistes d’atterrissage comme les aéroports de Chacalluta d’Arica, Diego Aracena d’Iquique, le Cerro Moreno d’Antofagasta, Carriel Sur de Concepción, El Tepual de Puerto Montt, Président Ibañez de Punta Arenas, Mataveri à l’île de Pâques, et l’aéroport international Comodoro Arturo Merino Benitez de Santiago (un des plus modernes du continent, où siège la compagnie nationale LATAM Chile). Le Chili dispose de 6585 kilomètres de voies ferrées. Ces dernières ont jadis été importantes pour le développement du pays, mais, de nos jours, les chemins de fer sont utilisés surtout pour le transport du fret vers les ports depuis la crise des années 1970. Actuellement, le gouvernement souhaite redévelopper le train en rétablissant le service aux passagers de EFE entre Santiago et Puerto Montt. Au contraire, le métro se développe considérablement à Valparaiso avec le Merval, à Concepción avec le Biotrén et à Santiago (plus de de lignes). Pour le trafic routier, le pays jouit d’un réseau de plus de 79000 kilomètres de routes dont 10000 sont goudronnées. Depuis les années 1990, plus de 2500 kilomètres d’autoroutes ont été construites (route panaméricaine entre Arica et l’île de Chiloé). La carretera Austral connecte la région d’Aisén au reste du pays et est quasiment achevée. Les postes douaniers les plus importants sont ceux de Chacalluta et Tambo Quemado, qui servent de frontières avec le Pérou et la Bolivie. Il existe quarante postes douaniers avec l’Argentine, les plus importants sont ceux du Cristo Redentor entre Los Andes et Mendoza. Le nombre de lignes téléphoniques fixes dépasse les , et plus de de personnes possèdent un téléphone mobile (soit 76 % de la population chilienne) en janvier 2006. Le Chili est ainsi le pays d'Amérique latine qui possède le plus de téléphones mobile en pourcentage de population (il a été introduit au pays en 1997). === Commerce extérieur === Depuis le retour au régime démocratique les relations commerciales avec les États-Unis semblent être excellentes. En effet, le Traité de libre échange États-Unis-Chili a été signé le , ratifié par la Chambre des représentants le à la suite d’un vote de 270 pour, et 156 contre et ratifié par le Sénat le à la suite d’un autre vote donnant 65 pour et 32 contre. Le président George W. Bush a signé le United States-Chile Free Trade Agreement Implementation Act le . Ce traité est mis en place par les deux pays depuis . Ce traité constituait aussi pour les États-Unis un moyen de pression diplomatique afin de contraindre le Chili à appuyer l'invasion de l'Irak. George W. Bush avait fait savoir au président chilien Ricardo Lagos qu'une « attitude négative pourrait mettre en danger sa ratification.» Le Chili a passé un accord d’association avec l’Union européenne en , ce qui a permis d’accroître le flux d’échanges. Ces relations commerciales demeurent toutefois encore modestes, en raison de deux chutes d'activité en 2002 (ralentissement économique mondial) et en 2003 (perte de compétitivité-prix des produits européens, en partie à cause d'un euro trop fort). Les fournisseurs européens sont en premier lieu l’Allemagne puis la France ( mondial du Chili, pour une part de marché assez faible de en 2005) ; ses clients européens sont d'abord les Pays-Bas, puis l'Italie et la France (). === Statistiques économiques notables === Taux de croissance annuel : + en 2013, + en 2014 Taux d’inflation annuel : + en 2013, + en 2014 Taux de chômage (source Banque Mondiale) : 6,4 % en 2014 Indicateur de développement humain : en 2021, mondial Population sous le seuil de pauvreté : en 2013 Environ 80 % des Chiliens sont endettés, et de personnes [sur d’habitants] ne parviennent pas à payer leurs dettes au quotidien. En 2024, le Chili est classé en pour l'indice mondial de l'innovation. == Population == === Démographie === Selon le dernier recensement de la population effectué en 2012, la population du Chili est de , dont 8101890 sont des hommes et 8532713 des femmes. La population du Chili a quintuplé durant le XXe siècle : vers la fin du XIXe siècle, on comptait , 5023539 en 1940 et 13348341 en 1992. Le taux de croissance démographique de la population chilienne a cependant nettement diminué pour atteindre 1 % par an durant la période 2002-2012, alors que le taux de mortalité infantile est descendu à . Le taux de natalité en 2003 est arrivé à son minimum historique en allant à et celui du taux de mortalité à , avec un taux de croissance naturelle de . Ces chiffres permettent de constater un vieillissement de la population. Dans , la population des et plus dépassera celle des moins de . Ainsi, la pyramide des âges sera vers l’an 2025, avec un profil campaniforme qui représente la transition démographique que vit le pays. L’avortement et la pilule du lendemain sont interdits ; malgré des tentatives de légalisation, la droite et une partie du centre-gauche y sont opposés. La plupart des citoyens sont d'origine européenne, principalement espagnole (Basques et Castillans notamment). Il y a aussi beaucoup de descendants d'immigrants britanniques et irlandais qui sont arrivés au Chili durant l'époque coloniale. L'immigration allemande, parrainée par le gouvernement chilien a commencé en 1848 et a peu à peu changé le paysage culturel d'une grande partie du Sud du Chili, qui affiche encore une forte influence allemande. Beaucoup d'autres groupes d'immigrants en provenance d'Italie, de Croatie, de Suisse, de Palestine, de Grèce et de France ont émigré au Chili. ==== Ethnographie ==== Le Chili est un mélange de différents groupes ethniques, principalement les descendants des colons européens. Ils représentent environ 52,7 % de la population, pendant que les métis et les métis-blancs représentent environ 44 %. Les vagues d'immigrants provenant de pays européens sont arrivés au Chili à la fin du et au début du XXe siècle : Allemands, Français, Britanniques, Irlandais, Polonais, Italiens, Espagnols, Russes, Croates, Serbes et autres, ainsi que d'un petit nombre d'immigrants du Moyen-Orient. Certains chiliens ayant des ascendants d'origine française ont joué un rôle important dans l'histoire de leur pays comme Augusto Pinochet, issu d'une famille de commerçants de Saint-Malo ayant émigré à Concepción en 1718 ou l'ancienne présidente Michelle Bachelet. Par ailleurs, la culture française a laissé certaines traces dans la culture chilienne, comme les bâtiments de style haussmannien dans le centre de Santiago et le pain nommé marraqueta qui a été inventé par les frères Marraquet au début du XXe siècle sur le modèle de la baguette. Selon le recensement de 2012, 11,1 % de la population chilienne était amérindienne ! scope=col | Population totale ! scope=col | Naissances d’enfants d’immigrés ! scope=col | Pourcentage d’immigrés par rapport à la population totale ! scope=col | Pourcentage d’Européens par rapport au total des immigrés ! scope=col | Pourcentage des immigrés latino-américains par rapport au total des immigrés ! scope=col | Pourcentage des immigrés venant du Moyen-Orient et les autres par rapport au total des immigrés. |- | 1865 | 1819223 | 51982 | 3,21 % | 53,7 % | 41,4 % | 4,9 % |- | 1875 | 2075971 | 125199 | 9,21 % | 62,3 % | 33 % | 4,7 % |- | 1885 | 2057005 | 87077 | 4,23 % | 30,1 % | 67,2 % | 2,7 % |- | 1907 | 3231496 | 132312 | 4,5 % | 53,3 % | 42,7 % | 4,0 % |- | 1920 | 3731593 | 114194 | 3,06 % | 80,6 % | 10,5 % | 8,9 % |- | 1930 | 4287445 | 505463 | 14,46 % | 68,1 % | 11,5 % | 15,4 % |- | 1940 | 5023539 | 407273 | 8,14 % | 78,2 % | 10,7 % | 11,1 % |- | 1952 | 5932995 | 703878 | 12,75 % | 65,9 % | 13,4 % | 20,7 % |- | 1960 | 7374115 | 504853 | 5,4 % | 60,9 % | 26,1 % | 13,0 % |- | 1970 | 8884768 | 390441 | 6,02 % | 53,3 % | 34,4 % | 12,3 % |- | 1982 | 11275440 | 284445 | 2,5 % | 41,8 % | 44,5 % | 13,7 % |- | 1992 | 13348401 | 114597 | 0,86 % | 20,1 % | 65,1 % | 14,8 % |- | 2002 | 15116435 | 184464 | 1,22 % | 17,2 % | 71,8 % | 11,0 % |- | 2008 | 16680000 | 488260 | 3,82 % | 38,6 % | 51,4 % | 10,0 % |- |Total des Naissances d’enfants d’immigrés | 16800000 (2009) | 2606846 | 8,2 % | 58,3 % | 33,2 % | 8,5 % |} Il y a six pays dont la majorité des nouveaux immigrants se sont installés au cours des 150 dernières années, ce qui leur a rendu plus difficile la formation d'une identité propre : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Le métissage avec les populations installées précédemment fut réalisé plus tardivement. Les immigrants ont grandement contribué à l'évolution de la société et de l'identité chiliennes. Les familles d'origine basque sont arrivées d'Espagne et du Sud de la France. Ceux qui ont émigré au Chili au XVIIIe siècle ont développé l'économie et rejoint la vieille aristocratie castillane pour devenir l'élite politique qui domine encore le pays. Les Chiliens d'ascendance basque constituent entre 10 % (1600000) et 27 % (4500000) de la population chilienne. Les immigrants d'Europe non hispanique sont arrivés au Chili, principalement aux extrémités nord et sud du pays au cours des , dont des Anglais, des Allemands, des Irlandais, des Italiens, des Croates et d'autres ex-yougoslaves. La prévalence des noms de famille européens non hispaniques dans le Chili contemporain constitue la marque de leur contribution et de leur influence majeure sur le pays. Il convient également de mentionner que les Croates, dont le nombre de descendants au Chili est estimé à entre 380000 et . Il constitue le second pays où l'immigration croate fut la plus importante; de plus des personnalités chiliennes ayant une ascendance croate comme Antonio Skármeta et Andrónico Luksic ne renient pas leurs origines. Une communauté palestinienne est également présente, cette dernière étant la plus grande communauté de cette origine hors du monde arabe. Le volume des immigrants venant des pays voisins du Chili au cours des mêmes périodes a été aussi important. Après l'Indépendance et au cours de l'époque Républicaine, des descendants d'Anglais et d'Irlandais (700000), des Italiens, des Français commerçants se sont installés dans des villes du Chili qui ont contribué au développement de celles-ci. C'est le cas des grandes maisons d'origine française telles que la Casa Pra, la Casa Francesa ou la Casa Muzard ; « les grands établissements », une douzaine à la Belle Époque s'inspirent des maisons mère ou de leurs homologues parisiens . Ils ont souvent rejoint l'élite économique et politique du pays. En 1848, une importante et considérable immigration d'Allemands a lieu. Ils sont depuis solidement implantés dans le sud du pays vers Valdivia. Ils ont été parrainés par le gouvernement chilien qui souhaitait coloniser la région sud. Les germanophones (en comprenant Allemands, Suisses, Alémaniques, Silésiens, Alsaciens et les Autrichiens), ont nettement influencé la composition culturelle de la partie sud du Chili. La deuxième moitié du XIXe siècle a été exceptionnelle. Un petit nombre de personnes déplacées d'Europe de l'Est, des Juifs et les chrétiens syriens et les Palestiniens qui ont fui l'Empire ottoman, sont arrivées au Chili. Aujourd'hui, ils sont le fer de lance des petites entreprises de fabrication. Les Grecs ont également émigré au Chili et ont constitué une remarquable identité ethnique. Grecs sont estimés être entre 90000 et 120000. La plupart d'entre eux vivent soit dans la région de Santiago ou dans la région d'Antofagasta. Le Chili est l'un des cinq pays au monde qui possède le plus de descendants grecs. En outre, selon les estimations il y aurait 600000 descendants d'Italiens et 800000 de Français. Les autres origines européennes sont également représentées, mais en faible proportion. De nombreux Européens se sont installés dans le Sud du pays vers Concepción. Jusqu'à l'ouverture du canal de Panama en 1920, les navires de commerce devaient passer par le cap Horn afin d'arriver sur la côte ouest de l'Amérique du Nord. L’émigration a diminué ces dernières années. On estime que 857781 Chiliens et leurs descendants vivent à l’étranger dont seraient en Argentine, aux États-Unis, au Brésil, en Suède, et un peu plus de en Australie. Dans le pays, la migration est massive de la part des paysans vers les grandes villes du pays. Les régions du centre-sud du pays voient plus de des habitants nés hors de la région : pour la Région du Biobío, pour la Métropole de Santiago et pour la Région de Magallanes et de l’Antarctique chilien. ==== Urbanisation ==== Selon le dernier recensement, vivent en zone urbaine, représentant de la population nationale. Seulement de la population vit en zone rurale dont les activités sont principalement orientées vers l’agriculture et l’élevage; celle-ci se répartit dans la partie centro-méridionale du pays, principalement dans les régions du Maule (), d’Araucanie () et la région des Lacs (). À l'inverse, les zones les plus urbanisées se concentrent autour de la capitale et le long de la zone littorale centrale du Chili. Si la Tarapacá concentre de sa population en milieu urbain, le taux d'urbanisation s'élève à dans la Région d’Antofagasta et est le plus élevé du Chili. Les autres régions fortement urbanisées sont la région de Magallanes et de l’Antarctique chilien avec un taux urbain de tandis que la région métropolitaine de Santiago et la région de Valparaíso ont respectivement et . Depuis les années 1920, l’exode rural est soutenu, du fait notamment de conditions de vie assez rudes dans les campagnes. Ceci explique en grande partie l'attrait des villes par un confort de vie et des offres d'emplois variées. La concentration de la population a favorisé l'émergence d'agglomérations modernes et de grandes conurbations caractérisées par un essor rapide. La capitale du pays, Santiago ou Grand Santiago regroupe en 2002, et représente 35,9 % de la population nationale. En 1907, il y avait seulement , en 1920, elle rassemblait 549292 représentant alors de la population du pays. Dans les décennies suivantes, l’explosion démographique a fait absorber les anciennes localités rurales, comme Puente Alto et Maipú, qui sont les deux communes chiliennes les plus peuplées du Chili après la capitale. Santiago est une ville moderne, étant la sixième ville plus peuplée d’Amérique latine et la quarante-cinquième du monde. Valparaíso et Viña del Mar forment une grande conurbation. Il faut aussi rajouter les villes de Concón, Quilpué et Villa Alemana qui constituent le Grand Valparaíso, et dépassent les . Concepción, Talcahuano, Hualqui, Chiguayante et San Pedro de la Paz forment la troisième agglomération du pays avec plus de selon le dernier recensement (2002). Dans quelques années, le Grand Concepción intégrera les communes de Coronel, Lota et Tomé. Les autres communes (comunas) par importance de population sont Antofagasta (), Rancagua (236363), Iquique (214559), Arica (203804), Talca (202961), Chillán (184832), Puerto Montt (175938), Los Ángeles (166556), Coquimbo (163036), La Serena (160148), Osorno (152559) et Valdivia (). La majorité des villes du pays se situent soit sur la côte, soit dans la Vallée Centrale du pays entre Santiago et Puerto Montt. Selon le dernier recensement de la population de 2002, le Chili compte actuellement plus de d’habitants. Cependant, la zone centrale, située entre les villes de La Serena et Concepción, concentre de la population totale du pays, et Santiago et sa périphérie regroupe 40 % des Chiliens, soit six millions d’habitants. La densité moyenne () n’est donc pas représentative de l’occupation réelle du territoire. D’après le même recensement, entre 1992 et 2002, le rythme de croissance annuel moyen de la population a été de , un des plus bas en Amérique latine. Sur la même période, le taux de fécondité s’établit à par femme. Malgré une baisse de la natalité, le Chili reste un pays relativement jeune : 34 % des Chiliens ont moins de , et 15 % ont plus de 55. Toutefois, tout comme les pays développés, la population du Chili a tendance à vieillir rapidement : la couche la plus jeune de la population a diminué, tandis que la plus âgée va en augmentant, en partie grâce à une espérance de vie à la naissance plus longue : (80 pour les femmes et 74 pour les hommes). En moyenne, la famille chilienne est composée de . ===== Principales aires métropolitaines ===== de la population chilienne vit dans la zone centrale du pays. Cet espace s’étend sur plus de mille kilomètres et va de La Serena à Concepción. Les climats de cette zone vont du climat semi-aride (à La Serena) au climat méditerranéen à influence océanique (Concepción). Grosso modo ce lieu correspond au climat méditerranéen de l’hémisphère sud. ==== Classes sociales ==== Depuis la fondation du pays, la population du Chili est divisée en classes sociales de divers degrés. Depuis le milieu du XXe siècle, le pays est constitué principalement par la classe moyenne. Cependant, le niveau de vie de cette classe moyenne ne correspond pas aux ouvriers moyens de l’Amérique latine, entre autres par le PIB national assez élevé et l’accès aisé au système de crédit. Malgré de bons indicateurs économiques et la baisse sensible de la pauvreté, passant de de la population en 1990 à en 2003, le pays présente un grave défaut: l’inégalité de répartition des richesses. Ceci a pour effet de créer une brèche sociale nette entre riches et pauvres. Depuis Augusto Pinochet, les Chiliens sont obligés de placer de leurs salaires en vue de leur retraite sur des comptes gérés par six entités privées, les Administrations des fonds de pension (AFP). Celles-ci placent le tiers des cotisations en Bourse ou dans de grandes entreprises, sous forme d’investissements à très bas taux d’intérêt. Seulement 40 % des cotisations sont redistribués sous forme de retraites dont les montants sont déterminés par la fluctuation des marchés. Unique au monde, ce système rapporte d’énormes bénéfices aux AFP. Pourtant, selon une consultation organisée par les syndicats, une large majorité rejette ce système. En 2017, plus de des retraites sont inférieures à mensuels. ==== Égalité des sexes ==== Le Chili est en 2004 l'un des derniers pays à légaliser le divorce. Le président Piñera met en place en 2019 « l'Agenda femme », un groupe de mesures législatives mêlant vision conservatrice (les femmes étant avant tout perçues comme des mères) et libéralisme économique. Il entend favoriser la parité dans les conseils d'administration des entreprises ou encore faciliter l'accès aux crèches pour les salariées ayant un contrat de travail stable (ce qui en restreint nettement la portée dans un pays où la précarité est répandue). '' |} Sur le plan religieux, le dernier recensement de 2002 montre que des Chiliens se déclarent catholiques soit de plus de quatorze ans (dont moins de la moitié est pratiquante). Par rapport au recensement précédent en 1992, cela constitue une diminution de en dix ans. Des restant, la moitié sont protestants évangéliques (), sont témoins de Jéhovah, sont mormons et (75000) de confession juive. Les athées, agnostiques ou sans religion représentent 10 % du total. Selon l’état civil, des Chiliens de plus de dix-huit ans sont mariés, soit de moins qu’en 1992. En revanche, les couples en concubinage sont passés de en 1992 à en 2002. Les Chiliens sont à être célibataires, divorcés. L’évolution de ces chiffres est à suivre, compte tenu de la nouvelle loi sur le divorce en vigueur depuis fin 2004. L’Église catholique est séparée de l’État depuis 1925, année où le Président Arturo Alessandri et l’archevêque Crescente Errázuriz sont arrivés à un accord sur cette question aboutissant dans la constitution de 1925 à la fin de la fin du statut de religion d’État du catholicisme, qui existait depuis l’Indépendance du pays en 1818. Depuis 1925, la liberté de culte est aussi reconnue. Cependant, même si le catholicisme perd de l’importance ces dernières années, les prises de position de la société actuelle sur des sujets comme le divorce et l’avortement en 2004-2005 sont toujours celles d'une société fondée par celui-ci. En 2010 et 2011, l’image de l’Église catholique est atteinte par une série de scandales d’agressions sexuelles et de viols qui ont impliqué environ quatre-vingts membres du clergé chilien. La confiance des Chiliens dans l’Église est passée de 61 % en 2010 à 38 % en 2011 après la médiatisation de ces affaires. ==== Système éducatif ==== Le système éducatif au Chili se compose de quatre niveaux. Tout d’abord, il y a ' qui n'est pas obligatoire et qui s'occupe des enfants entre trois mois et six ans. L'équivalent français est la crèche et la maternelle. Elle se structure sur trois niveaux. Il y a d’abord la ' (crèche) pour les enfants de trois mois à deux ans. Vient ensuite le Nivel medio (petite section) pour les enfants de deux à quatre ans, puis enfin le ' (grande section) pour les enfants de quatre à six ans. À ce dernier niveau, les enfants commencent à apprendre le calcul et la lecture. Il y a ensuite l’éducation obligatoire pour les enfants de six à dix-huit ans qui correspond à l'école primaire (') et le secondaire (). L existe pour les enfants ainsi que pour les adultes n'étant pas allés à l’école (de plus en plus rares). Tous les enfants qui fêtent leur sixième année avant le trente et un mars doivent intégrer le premier niveau (l'année scolaire commençant début mars et se terminant début décembre. Il y a deux semaines de vacances en juillet lors de l'hiver austral). Ce niveau se divise en deux cycles. Le premier cycle va de ' à ' (soit de six ans à dix ans). Le deuxième cycle va de ' à '' (soit de dix ans à quatorze ans). Pour ce qui concerne les adultes, trois ans d'études sont nécessaires. Chaque année correspond à un niveau. Le premier niveau concerne le premier cycle de l'. Le deuxième niveau correspond au ' (cinquième soit le CM2 français) et ' (sixième soit la sixième française) '. Enfin, le dernier niveau comprend les ' (septième soit la cinquième française) et ' (huitième soit la quatrième française) básico. Ensuite, il y a l' soit l'équivalent du lycée français. Elle comporte quatre niveaux et se divise en deux types de filières ; l’éducation générale et technique (EMHC) et l’éducation professionnelle (EMTP, équivalent du lycée professionnel français). Dans l’EMHC, l’éducation est générale. Elle comprend l'espagnol, l'histoire, la géographie, les mathématiques, les sciences, l'EPS, une langue étrangère… Elle se compose de deux niveaux. Le premier comprend les ' et '. Le second cycle comprend les ' et '. Dans la EMTP, les adolescents suivent des filières professionnelles dans les domaines industriel, agricole, maritime ou de services. À la fin de ces études, les jeunes peuvent aller directement travailler dans les domaines choisis. Jadis, l'obligation scolaire concernait seulement le cycle basique de huit ans. Mais, depuis le , une réforme constitutionnelle, effectuée sous le gouvernement du président Ricardo Lagos, a rendu l'éducation secondaire gratuite et obligatoire pour tous les Chiliens jusqu'à l'âge de dix-huit ans. L'État garantit donc l’obligation scolaire durant douze ans. Le Chili est le premier pays d'Amérique latine à avoir atteint cette obligation de durée pour la scolarité. L’enseignement supérieur se distingue par trois types d'établissements, créés par la réforme de 1981 : les (CFT), d'une durée de deux ans au bout duquel les élèves obtiennent le titre de technicien de niveau supérieur ; les (IP), où l'on obtient le titre de technicien supérieur et des titres professionnels dans les domaines qui ne requièrent pas le titre de licencié ; les Universités qui donnent accès à tous les domaines professionnels et grades académiques de licencié, master et de doctorant. Les étudiants qui sont en première année à l'université sont appelés des et subissent un bizutage en début d'année ; les cette dernière, nouvellement créée, donne accès à des titres et grades académiques. Le système actuel est hérité de la dictature et représente un investissement majeur pour les étudiants et leurs parents : 7000 dollars par année universitaire. === Santé === Deux systèmes de santé coexistent depuis 1981 : les Isapre, les instituts de santé prévisionnels (privés), auxquels des Chiliens peuvent accéder (outre leurs couts, les mutuelles privées peuvent discriminer et refuser des patients en raison de leur âge, de leur sexe, ou parce qu'ils ont des maladies chroniques), et l'institution publique Fonasa, dont 70 % des Chiliens dépendent. Plus de ne disposent d'aucune couverture médicale. Le Chili arrive régulièrement en tête des classements d'obésité et de surpoids en Amérique latine. En 2016, plus de 60 % de la population est en surpoids. === Culture === Le Chili est le « pays des poètes » selon la tradition populaire. Cela découle de la place tenue, dans son histoire, par des écrivains produisant des œuvres lyriques. Des artistes chiliens comme Nicanor Parra (connu pour son anti-poésie), Vicente Huidobro, Jorge Teillier, Enrique Lihn, Gonzalo Rojas, Cristián Berríos, Gabriela Mistral (la nostalgique), et Pablo Neruda (l’engagé) montrent la place tenue par la poésie. Deux Chiliens se sont vu décerner le prix Nobel de littérature : Gabriela Mistral en 1945 et Pablo Neruda en 1971. Dans le domaine de la prose, ce sont des auteurs comme Francisco Coloane, Manuel Rojas, Luis Sepúlveda, Alberto Blest Gana, Isabel Allende, Jorge Edwards, José Donoso, Roberto Bolaño qui se démarquent. Il ne faut pas oublier Marcela Paz, connue par son personnage caractéristique Papelucho. Mais c’est Pepo, dessinateur de bandes dessinées, qui à travers Condorito, a créé le personnage imaginaire le plus connu du pays. Dans le domaine du cinéma sont apparus des réalisateurs comme Raoul Ruiz, Alejandro Jodorowsky, Andrés Wood, Pablo Larraín ainsi que des acteurs comme Daniel Emilfork ou Pedro Pascal et l'actrice et chanteuse Cote de Pablo. La musique folklorique s’inspire à la fois des mélodies amérindiennes et de celles venues d’Espagne. La cueca, danse traditionnelle chilienne, en est un bon exemple; chaque région en a sa propre version. Durant les années 1970, la musique folklorique connaît un nouvel engouement grâce au mouvement de la dont les artistes composent sur des thèmes inspirés à la fois des airs traditionnels du pays et de leurs propres recherches. Víctor Jara, Violeta Parra, Los Jaivas, Inti-Illimani, Quilapayún, Illapu sont des artistes représentatifs de ce mouvement. La chanteuse, et inlassable chercheuse dans le domaine du folklore musical chilien, Margot Loyola est une autre artiste importante de la musique folklorique et populaire du Chili contemporain. Depuis les années 1970, sont apparus des artistes pop rock, inspirés par la culture nord-américaine, comme Los Prisioneros, Lucybell, Los Mox. Généralement le pop-rock chilien se différencie de celui des autres pays latino-américains par le ton mélancolique de ses chansons et des textes tristes et pessimistes. Dans le domaine de la peinture, le Chili est représenté par le peintre surréaliste Roberto Matta. ==== Identité et tradition ==== Malgré l'homogénéité ethnique du pays, les expressions culturelles varient notablement d'une région à l'autre. Le Nord se caractérise par l'influence des cultures des peuples amérindiens andins et des Conquistadors ainsi que de la religion catholique (des fêtes comme la Fiesta de La Tirana). La zone centrale est caractérisée par ses traditions rurales. On considère que ces régions du pays, qui rassemblent la majeure partie de la population, sont la source de l'identité culturelle des Chiliens. Des fêtes importantes comme celles de l'Indépendance qui ont lieu le 18 septembre montrent le fort patriotisme des Chiliens. La culture mapuche prédomine dans la région de l'Araucanie. Temuco concentre près du quart des Mapuches du pays soit environ . Dans des villes comme Valdivia, Osorno, Puerto Varas et Llanquihue, des influences allemandes se font sentir (des colons s'y sont installés vers la seconde moitié du XIXe siècle pour peupler la région à la suite de l'appel du gouvernement). L'île de Chiloé (située au sud de Puerto Montt) possède une culture riche qui a sa propre mythologie. Les régions de l'extrême sud sont influencées par des cultures slaves, en particulier croate (40 % des habitants de Punta Arenas descendent de colons yougoslaves). L'île de Pâques possède une culture spécifique qui est quant à elle d'origine polynésienne. Cependant, depuis les cinquante dernières années, ces cultures disparaissent progressivement et la culture occidentale ou américaine prédomine en ville. ==== Emblèmes nationaux du Chili ==== La fleur emblème nationale est le copihue (Lapageria rosea), que l’on trouve dans les forêts du Sud du pays. Les armes du pays représentent les deux animaux nationaux : le condor (un très grand oiseau vivant dans les montagnes de la famille des vautours) et le Huemul (un daim à la toison blanche, espèce en voie de disparition). Il porte en légende la devise du pays : Por la razón o la fuerza. Le drapeau chilien naît lors du processus d’indépendance du Chili, il a été montré pour la première fois au public le 12 février 1818, durant la proclamation d’indépendance. Le drapeau chilien a été élaboré par le ministre José Ignacio Zenteno durant le gouvernement de Bernardo O’Higgins et a été dessiné par le militaire espagnol Antonio Arcos. Ses couleurs représentent, respectivement : le sang versé par les patriotes durant la guerre d’indépendance (rouge), le ciel chilien généralement clair (bleu) et les sommets enneigés de la Cordillère des Andes visible sur tout le pays (blanc). L’étoile à cinq pointes représente les pouvoirs de l’État qui veille au maintien de la patrie et le fond bleu situé à l’arrière-plan de l’étoile mesure exactement un tiers de la taille de la partie rouge du drapeau. Le premier hymne national fut écrit en 1819 par Manuel Robles sur des paroles du poète Bernardo de Vera y Pintado, à la suite de la déclaration d'indépendance. En 1846, sous le gouvernement de Manuel Bulnes et étant terminée la guerre de l'indépendance, les Espagnols résidents au Chili considérèrent certaines strophes comme injurieuses et hostiles envers l'Espagne. Les modifications respectives ont été faites par et validées par Andrés Bello, et cette version, utilisée actuellement, fut finie en 1847. L'hymne national du Chili est composé du refrain et 6 strophes, mais officiellement sont interprétés seulement le refrain et la cinquième strophe. (bis deux derniers vers trois fois, bis dernier vers deux fois) ==== Jours fériés ==== ==== Gastronomie ==== La gastronomie chilienne est issue d’un mélange entre gastronomie espagnole et locale. Les principaux ingrédients de la cuisine traditionnelle chilienne sont des produits caractéristiques de la région : principalement la pomme de terre, la tomate, le maïs, la viande de bœuf ainsi que le haricot dans la zone australe du pays. Il faut aussi ajouter l’importance du poisson et des fruits de la mer pour tout le pays. Les plats traditionnels sont la cazuela, l’asado (grillades), les humitas, le pastel de choclo et les empanadas. Des desserts comme le manjar, connu également sous le nom de « dulce de leche » en Argentine, les alfajores, les sopaipillas et le mote con huesillo sont des grands classiques du pays. On retrouve également au Chili patagon le fameux maté exporté dans tout le Chili. Le miel de palmier est également réputé dans le pays qui exploite de nombreuses palmeraies de cocotiers du Chili. Le vin chilien, issu de cépages français, possède une longue histoire. Des cépages comme le Carménère, le Carbernet-sauvignon et le merlot mûrissent souvent dans de meilleures conditions qu’en France grâce à un climat bien adapté à la vigne caractérisé en journée par la chaleur et la nuit par la fraîcheur qui descend de la Cordillère. Les Chiliens ont pour coutume de prendre une collation en fin d'après-midi appelée once. Il s'agit généralement d'un sandwich, garni de charcuterie, d'avocat ou encore de pebre, sauce à base de tomates, oignons, piment et coriandre, le tout découpé finement. Le terme once vient à l'origine du mot « aguardiente » (onze lettres) que les soldats désignaient par once. ==== Sport ==== Le sport chilien possède une longue histoire. En effet, les Mapuches jouaient déjà au Xe siècle à un sport ancêtre du hockey sur glace, la chueca. Dans les zones paysannes, le rodéo est le principal sport pratiqué et, depuis 1962, il est considéré comme « sport national ». En 1896, Luis Subercaseaux participe aux premiers Jeux olympiques de l’ère moderne. Il est un des premiers Sud-Américains à y participer. Cependant il faudra attendre les Jeux olympiques d’Athènes en 2004 pour décrocher la première médaille d’or, obtenue par les joueurs de tennis Nicolas Massu et Fernando Gonzalez. Malgré la présence de grandes pistes de ski comme Portillo ou Valle Nevado, le pays n’a jamais obtenu de médaille aux Jeux olympiques d’hiver. Vers la fin du XIXe siècle, des immigrants britanniques importent le football, sport qui se pratiquera rapidement par la population et deviendra le sport le plus pratiqué du pays depuis 1933 (année de la fondation de la ' chilienne). Le Chili accueille la Coupe du monde de football 1962, où la ' termine à la troisième place. Malgré cela, le football chilien n’a jamais réussi à obtenir de bons palmarès à l’étranger (il y a tout de même quatre participations notables dans les coupe du monde de football de 1930, 1998, 2010, 2014 et une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'été de 2000). Le Chili est double vainqueur de la Copa América en 2015 et 2016. Le club de Colo-Colo, en 1991, a remporté la Copa Libertadores. Certains joueurs chiliens acquièrent tout de même une réputation internationale comme Marcelo Salas et Ivan Zamorano, enfants chéris de la patrie, sans oublier Alexis Sánchez et Matias Fernandez. La dernière participation du Chili à une Coupe du Monde de football remonte à 2014, où la avait été éliminée en huitièmes de finale par le Brésil aux tirs au but. Le Chili avait déjà été éliminé par le même adversaire et au même stade de la compétition en 1998, et en 2010. Le tennis s’est popularisé ces dernières années et est en train de devenir le sport le plus populaire du pays. En 1976, le Chili a été le premier pays latino-américain à jouer la finale de la Coupe Davis. En 1998, Marcelo Ríos est le premier hispano-américain à arriver premier du classement de l’ATP. À cette occasion, il a été invité par le président chilien. Plus tard, Fernando González et Nicolás Massú donnent non seulement les deux premières médailles d’or au pays, mais gagnent aussi le bichampionnat de la Coupe du Monde par équipes en 2003 et 2004. En sports mécaniques, le Chili a connu plusieurs grands pilotes, dont Juan Zanelli, champion en Championnat d'Europe de la montagne 1931 et double vainqueur du Grand Prix Bugatti, ainsi que Carlo de Gavardo, champion du monde des rallyes-raids. Le pays accueille aussi des compétitions internationales, avec le rallye Dakar disputé en Amérique du Sud depuis son départ d'Afrique, et avec le rallye du Chili, manche du championnat du monde des rallyes créée en 2019. Le basket-ball est très populaire dans les universités du Sud du pays. Le Chili a obtenu de bons résultats dans le championnat en 2002 et 2005. Le Chili a été le vainqueur du Championnat du monde de polo 2008 et 2015. Mais le sport le plus populaire reste le football, suivi par une majorité de Chiliens, avec un engouement exceptionnel lors de leurs deux titres en Copa América. Chaque victoire de La Roja est fêtée dignement par la population. Le volantin est pour beaucoup de Chiliens, un sport très populaire en particulier dans les quartiers défavorisés car il ne nécessite pas de gros moyens et il procure beaucoup d'amusement. Il existe des jeux plus sportifs, sous forme de compétitions, qui réalisent des combats aériens. Le volantin de compétition est dans ce cas muni d'un fil enduit de poudre de verre pour le rendre plus coupant, comme le Rokkaku japonais. Il est interdit, en raison des accidents causés par ses fils abrasifs. Tracté par une simple ficelle, ce cerf-volant reste un plaisir quand il évolue dans le ciel. === Criminalité === Le Chili est une plaque tournante importante pour le trafic de drogue. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) souligne dans son rapport que le trafic par la voie maritime depuis les ports du Chili est en constante augmentation, ce qui fait du pays, « avec le Brésil et la Colombie, l’un des principaux pays de sortie de la cocaïne saisie à Valencia et Algésiras, en Espagne, importantes voies d’entrée de ces stupéfiants en Europe ». Le nombre d'homicides a augmenté d’environ 65 % entre 2010 et 2022. Ils s’établissent à 4,7 pour 100000 habitants en 2022. L’Observatoire du narcotrafic souligne que « la criminalité organisée profite des fragilités institutionnelles et des fractures sociales » pour renforcer « ses activités dans des espaces non réglementés et développer des entreprises illégales ». En 2025, le taux d'homicides grimpe à 6,7 pour 100.000 habitants, ce qui constitue une hausse de 170 % en dix ans. Cette hausse s'explique en partie par l'expansion du crime organisé, face auquel les autorités ont mis du temps à réagir. == Forces armées == L’armée du pays est divisée en trois branches armées qui constituent les Forces armées chiliennes : l’Armée de terre chilienne (l’armée de terre, fondée en 1810 qui compte 250000 soldats en 2005), l’Armada (la marine, fondée en 1818, 19398 soldats en 2005), et la Force aérienne chilienne (l’armée de l’air, fondée en 1930, 18000 soldats en 2005). Cette dernière possède divers aéroports militaires à Iquique, Antofagasta, Santiago, Puerto Montt, et Punta Arenas. Elle a aussi une base aéroportuaire sur l’île du Roi-George, en Antarctique et sur l’île de Pâques. Elle possède 10 avions F-16 en 2006, auxquels s’ajoutent 28 F-16 de seconde main venant de la Force Aérienne Royale néerlandaise. La fonction des institutions citées ci-dessus consiste à protéger le pays et les intérêts du pays à l’étranger. À ces unités militaires régulières s’ajoutent les Fuerzas de Orden y Seguridad Pública composées par les corps des Carabineros (Police militarisée équivalent aux gendarmes français) (fondée en 1927) et la Policía de Investigaciones (police civile) (créée en 1933), qui constituent la force civile et sont chargées de faire respecter la loi, garantir l’ordre et la sécurité publique à l’intérieur du pays. De plus, il existe un corps de Gendarmería (créé en 1929), chargé de garder les prisons et autres centres pénitentiaires. Les Fuerzas Armadas y Carabineros dépendent administrativement du ministère de la Défense nationale du Chili et les Fuerzas de Orden y Seguridad du ministère chargé de la sécurité publique, actuellement le ministère de l’Intérieur du Chili, alors que le corps de Gendarmerie dépend administrativement du ministère de la Justice du Chili. Le président de la République exerce la fonction de chef suprême des Fuerzas Armada uniquement en cas de guerre. Même si le pays n’a pas connu d’affrontement militaire important depuis la guerre du Pacifique, le Chili consacre une partie importante de son PIB (3,8 %) pour équiper l’armée. On estime que plus 3240 millions de dollars américains sont utilisés par an. Ce coût important est financé à hauteur de 10 % par les bénéfices de l’entreprise Codelco (entreprise d’extraction et d’exportation du cuivre du pays). Le niveau élevé des dépenses militaires s’explique par le fait que le contingent militaire doit se déployer dans toute la longueur du pays (plus de 4200 kilomètres), et parce que des capitaux sont épargnés en prévision de la retraite des anciens soldats. Il faut aussi noter que les Carabineros sont un corps appartenant à l’armée du pays. Ces derniers utilisent 54 % des revenus de l’armée. Depuis plusieurs années, on parle de la suspension du service militaire aux hommes de et plus. Depuis 2006, cette question est principalement réglée car l’inscription au service militaire est automatique. Au cas où les effectifs ne sont pas atteints, des personnes seront désignées au tirage au sort. Durant le régime de Pinochet, les Forces armées chiliennes ont eu un rôle important dans la vie civile. Dans les dernières années, le commandant en Chef de l’Ejercito (l’Armée), Juan Emilio Cheyre, met en place la professionnalisation de l’armée, la présidence politique de l’armée, sa qualité de corps neutre (non belligérant), et l’acceptation du pouvoir civil démocratiquement construit. Une des étapes importantes a été la reconnaissance des responsabilités institutionnelles de l’armée dans la violation des Droits de l’Homme durant la dictature. Ce geste est bien accueilli dans le gouvernement et la population. Le , le Général Óscar Izurieta Ferrer devient le Commandant en Chef de l’armée. De nos jours, le Chili possède divers corps militaires (des casques bleus) aidant aux missions de paix des Nations unies, à Chypre, Bosnie-Herzégovine, Kosovo et Haïti (les missions MINUSTAH). === Ordres et décorations === Ordre du Mérite Ordre de Bernardo O'Higgins Ordre du Mérite Militaire
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Costa Rica
Le Costa Rica ( ; Côte riche), en forme longue la république du Costa Rica, en espagnol , est une république unitaire d'Amérique centrale ayant un régime présidentiel. Son territoire est entièrement situé sur l'isthme centraméricain, bordé par la mer des Caraïbes à l'est-nord-est et par l'océan Pacifique au sud-ouest. Le Costa Rica est limitrophe, au nord-ouest, du Nicaragua et, au sud-est, du Panama. Il comprend également l'île Cocos, située dans l'océan Pacifique, à plus de des côtes du pays. Il a pour capitale San José, qui comptait environ en 2015 et qui constitue l'agglomération principale du pays. La langue officielle est l'espagnol et la monnaie le colón. Sa devise est (Que vivent pour toujours le travail et la paix !) et son drapeau est constitué de cinq bandes horizontales respectivement bleue, blanche, rouge, blanche et bleue. Son hymne est Noble patria, tu hermosa bandera. Le territoire costaricien est occupé par les Amérindiens dès la Préhistoire avant d'être « découvert » par Christophe Colomb en 1502. Colonisé par les Espagnols du XVIe siècle au XIXe siècle, le Costa Rica acquiert son indépendance en 1821. Depuis le , le Costa Rica est un pays neutre et est devenu la première nation du monde à avoir constitutionnellement supprimé son armée. Dès lors, le pays se distingue en Amérique centrale par son modèle de développement donnant la priorité à l'éducation, à la santé et à la protection de l'environnement. Il est depuis 2009 classé à la première place mondiale du Happy Planet Index et était en 2012 à la cinquième place de l'indice de performance environnementale grâce à sa politique active de développement des énergies renouvelables (essentiellement hydraulique, mais aussi éolienne et géothermique, qui produisent depuis 2015 la quasi-totalité de son électricité avec par exemple en 2016 une électricité 100 % propre et renouvelables sur plus de 250 jours dans l'année) et de protection de ses ressources naturelles (reforestation, moratoire interdisant l'exploitation pétrolière pendant trois ans en 2011). C'est également le premier pays d'Amérique centrale à avoir légalisé le mariage homosexuel. == Histoire == === Période précolombienne === Les plus anciennes traces d'occupation humaine au Costa Rica sont associées à l'arrivée de groupes de chasseurs-cueilleurs il y a environ 12 200 ans, avec la découverte dans le canton de Siquirres de 66 établissements humains, où ont été retrouvés des éléments funéraires, des pétroglyphes, des fondations d'habitations, des routes, des outils en pierre et des poteries, datant de la période paléoindienne et correspondant à l'ethnie Cabécar, ce qui en fait le site archéologique le plus ancien d'Amérique centrale. De 10 000 à 7 000 ans avant J.-C., des preuves archéologiques (fabrication d'outils en pierre) ont été trouvées dans la vallée de Turrialba, avec la présence de pointes de lance de type Clovis (Amérique du Nord) et de queue de poisson (Amérique du Sud). L'agriculture naissante apparaît vers 5000 avant J.-C., principalement basée sur les tubercules et les racines. Au premier et au , il existait déjà des communautés agricoles sédentaires petites et dispersées. Vers 2000-3000 avant J.-C., la plus ancienne utilisation connue de la céramique apparaît, avec des fragments de pots, de récipients cylindriques, de platones, de tecomates et d'autres formes de récipients, décorés selon des techniques telles que l'incision ou le rainurage, l'estampage et le modelage. Entre 500 av. J.-C. et 300 apr. J.-C., on est passé d'une organisation tribale à une société caciquale, avec la construction de bases rocheuses, de monticules, de fours, de fosses de stockage et de statues. Le maïs s'est consolidé comme culture principale dans certaines régions, de métates cérémoniels, d'embouts en pierre pour les cannes et de céramiques spéciales, ainsi que l'utilisation d'objets métalliques (cuivre et or). Les métates tripodes à panneaux suspendus sont une manifestation exceptionnelle et unique de l'art précolombien costaricien, décorés d'éléments animaux et humains. Leur fabrication a commencé à la fin de cette période (0-500 av. J.-C.). Entre 300 et 800 apr. J.-C., les premières chefferies complexes sont apparues, avec la présence de grands villages et de travaux d'infrastructure (fondations, chaussées et tumulus funéraires), les échanges régionaux et les conflits entre chefferies pour les territoires et les ressources sont des éléments caractéristiques de cette période. La hiérarchie sociale comprend des individus principaux tels que le cacique et le chaman, et le peuple commun formé d'artisans et d'agriculteurs. L'or a remplacé le jade comme symbole de rang, en particulier dans les régions du Centre et du Diquis. Dans la région de la vallée du Diquis, les sphères de pierre caractéristiques de la région sont fabriquées dans le delta des rivières Térraba et Sierpe, et on suppose qu'elles ont été utilisées comme symbole de rang et comme marqueurs territoriaux. D'autres œuvres en pierre comprennent des figures en vrac de forme humaine ou animale, des métates en forme de jaguar et des statues anthropomorphes. Les régions méridionales et atlantiques du pays ont subi une , en raison de la présence de groupes parlant des langues chibcha. L'actuelle province de Guanacaste est devenue la frontière sud de la Mésoamérique avec l'arrivée des Chorotegas entre 900 et 1000 après J.-C. sont suivies par celle de Vasco Núñez de Balboa, qui découvre l'océan Pacifique en 1513 après avoir traversé l'isthme de Panama. Gil González Dávila longe la côte pacifique du Costa Rica, arrive à Nicoya et continue jusqu'au Nicaragua, où il est richement honoré par le cacique Nicarao. Les richesses trouvées par González Dávila incitèrent le gouverneur du Panama, Pedrarias Dávila, à envoyer une mission sous le commandement de Francisco Hernández de Córdoba qui, longeant la côte pacifique, débarqua à la rivière Grande de Tárcoles et fonda la Ville de Bruselas en 1524, premier établissement hispanique sur le territoire costaricien. En 1534, Felipe Gutiérrez obtient l'autorisation de conquérir le gouvernorat de Veragua et en 1538, Hernán Sánchez de Badajoz devient adelantado et maréchal du Costa Rica, fonde la ville éphémère de Badajoz à Talamanca et le port de San Marcos. En 1540, Diego de Gutiérrez longe la côte caraïbe jusqu'au fleuve San Juan. Il fonde les villes de Santiago et de San Francisco sur le territoire de Cartago. Il captura ensuite les caciques Camaquiri et Cocorí pour demander une récompense (bien qu'il ait été bien accueilli par les indigènes), et après avoir pénétré dans les plaines de Santa Clara pour se rendre dans la Cordillère centrale, il tomba dans une embuscade et mourut. Après cela, il n'y eut plus d'expéditions dans le pays pendant dix ans. En janvier 1561, Juan de Cavallón traversa Nicoya et pénétra dans la vallée centrale, où il fonda Castillo de Garcimuñoz, la première colonie de la vallée centrale. Juan de Cavallón est considéré comme le premier conquistador ibérique du Costa Rica, qui contrôlaient Nicoya. Garabito, symbole de la résistance Huetar, n'affrontait pas ouvertement les Espagnols, mais utilisait des tactiques de guérilla, avec des embuscades et des incursions rapides dans les camps et les villes espagnoles. Dulcehe était une princesse du royaume indigène de Quépo, situé dans l'actuel Costa Rica. Elle était la sœur du roi Corrohore. En 1563, elle fut enlevée par une nation ennemie, les Coctú. Lorsque Juan Vázquez de Coronado arriva à Quepo, il conclut une alliance avec Corrohore. Sur la base de cette alliance, les Espagnols attaquèrent la forteresse palenque où les Coctus retenaient Dulcehe captive et réussirent à les vaincre et à délivrer la princesse. En 1562, Juan Vázquez de Coronado parcourut les quatre côtés du territoire costaricien et participa à deux expéditions, la première pénétrant dans le Nicoya depuis le Nicaragua, jusqu'à Garcimuñoz, puis Quépos et Coctú, dans le Pacifique central. Il est nommé alcalde mayor du Costa Rica et de Nueva Cartago cette année-là. Lors de la seconde expédition, il part de l'embouchure de la rivière Grande de Térraba jusqu'à la cordillère de Talamanca, atteint les plaines des Caraïbes puis Garcimuñoz, qu'il déplace dans la vallée de El Guarco en 1564 et rebaptise Cartago. Vázquez de Coronado est connu comme le véritable conquistador du Costa Rica en raison du rôle pacificateur qu'il a joué aux côtés des indigènes, gagnant leur confiance et leur adhésion, utilisant le dialogue au lieu de la violence et établissant l'amitié entre Espagnols et aborigènes, en plus d'être celui qui avait la plus grande connaissance du territoire costaricien. Plus tard, il a été nommé gouverneur et adelantado de la province du Costa Rica, mais il n'a pas assumé le poste lorsqu'il est mort dans le naufrage de son navire en 1565. En son absence, les soldats espagnols commencèrent à réprimer les indigènes, qui se soulevèrent dans tout le pays et assiégèrent Cartago en 1566, si bien qu'un nouveau gouverneur fut nommé, Perafán de Rivera, qui libéra Cartago en 1568 et, un an plus tard, soumit les indigènes à l'encomienda et distribua les terres entre les conquérants, marquant ainsi le début de la période coloniale. === Période de la vice-royauté (1573-1821) === Depuis 1574, le Costa Rica était la dépendance la plus méridionale de la capitainerie générale du Guatemala, qui faisait partie de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, situation qu'il a conservée jusqu'à son indépendance. Son éloignement de la ville de Guatemala, le faible nombre de fonctionnaires et de représentants de l'Église, ainsi que l'absence de richesses agricoles et minières, lui ont valu d'être complètement abandonné par les autorités espagnoles, ce qui lui a permis de se développer avec beaucoup plus d'autonomie que les autres provinces d'Amérique centrale. L'intérêt relatif porté par les colonisateurs ibériques à cette région a modifié certaines situations caractéristiques d'autres nations, conférant au Costa Rica certaines particularités. Certains chercheurs affirment qu'une partie de l'idiosyncrasie nationale s'est formée à l'époque vice-royale, où les privations matérielles étaient communes à tous et où, en l'absence d'une forte main-d'œuvre indigène et africaine, tant le gouverneur provincial que les paysans les plus humbles, les esclaves et les Amérindiens, devaient veiller à leur propre subsistance et à celle de leur famille, créant ainsi une société plus égalitaire et moins marquée par le système des castes. D'autres études montrent qu'au Costa Rica colonial, et surtout à partir du siècle, une différenciation sociale marquée s'est installée, avec une élite commerciale et terrienne qui contrôlait à sa guise les rouages de l'économie et de la politique intérieure. Afin de concentrer une population de plus en plus dispersée, les autorités civiles et ecclésiastiques ont ordonné la fondation d'églises, d'oratoires et de paroisses dans la vallée centrale: Villa Vieja (1707, aujourd'hui Heredia) ; Villa Nueva de la Boca del Monte (1738, aujourd'hui San José); Villa Hermosa (1782, aujourd'hui Alajuela). Dans le Pacifique, Esparza était la ville la plus importante, qui s'est dépeuplée à la suite des attaques de pirates, si bien que de nombreuses personnes se sont déplacées vers la vallée de Bagaces, donnant naissance à la population de Cañas en 1751. Vers la seconde moitié du siècle, le port de Puntarenas a commencé à s'activer, principalement pour le commerce du tabac, mais il n'a été officiellement déclaré port qu'en 1814. À Nicoya, l'activité bovine avec le Nicaragua a permis une forte influence de cette province dans toute la région jusqu'à la vallée du Tempisque, qui avait cependant une population dispersée, de sorte qu'en 1769, un ermitage a été fondé à un carrefour important, qui a donné naissance à la ville de Liberia. En 1812, alors que Tomás de Acosta y Hurtado de Mendoza était gouverneur, le presbytre Florencio del Castillo fut nommé député aux Cortes de Cadix pour la province du Costa Rica et le Partido de Nicoya, en raison de la faible population des deux dépendances qui ne permettait pas de nommer un représentant pour chacune d'entre elles. Au cours de cette période, le café a été introduit dans la vallée centrale, ce qui allait être vital pour le développement futur de l'État après l'indépendance. === Indépendance et période fédérale === C'est en 1821 que le Costa Rica obtient son indépendance et devient membre de la République fédérale d'Amérique centrale, jusqu'à la dissolution de cette dernière en 1839. En 1843, le modèle économique devient le modèle agro-exportateur en misant sur deux produits, le café et la banane. Ce modèle implique que de nombreux produits, notamment ceux nécessitant une technologie élaborée, soient importés. === République === En 1869, l'enseignement devient obligatoire et gratuit. Le ministre de l'Éducation de l'époque lutte alors pour la démocratisation du système. Selon ses idéaux, chacun doit pouvoir lire, écrire et compter. En 1882, la peine de mort est abolie. Le processus de démocratisation commence à la fin du XIXe siècle. le président Bernardo Soto Alfaro organise en 1889 les premières élections. Il est battu et doit se retirer sous la pression de la rue. Toutefois, lorsque le président Alfredo González Flores propose en 1917 un système d'impôt progressif, il est renversé par les cafetaleros qui instituent la dictature de Federico Tinoco. Celui-ci établit un régime dictatorial, supprime toute liberté de critique à la presse et exerce une répression contre l'opposition. Il augmente les effectifs de l'armée et de la police, qui traque les opposants. Son régime est soutenu financièrement et politiquement (par des activités de lobbying aux États-Unis) par la United Fruit Company, qui, en retour, bénéficie de concessions avantageuses. La corruption s'étend, les milieux d'affaires étant directement liés au frère du président, José Joaquín, qui est une éminence grise du régime. Abandonné par les États-Unis et très impopulaire, il est renversé par des manifestations initiées par les mouvements de femmes et d'étudiants. Le Costa Rica est frappé par la Grande dépression des années 1930 qui entraine la chute des prix des produits d’exportation, la montée du chômage et une paupérisation agricoles. Des luttes sociales s’ensuivent, le Parti communiste est fondé en 1932. Sous sa pression, le gouvernement normalise la journée de travail, crée un organe de négociation, fixe un salaire minimum, reconnait des associations ouvrières, etc. Plus tard, les « ligas campesinas », composées de petits propriétaires réformistes, portent les revendications au niveau politique et obtiennent la baisse des impôts et la création de la Fédération des travailleurs ruraux, mais ces mouvements sont rapidement écrasés par la répression. En 1948, le pays est secoué par une guerre civile, déclenchée à cause de la non-reconnaissance par le chef d'État Teodoro Picado Michalski de la victoire électorale d'Otilio Ulate Blanco. La guerre civile fera près de . Le Parti communiste et tous les syndicats sont interdits, et les avancées sociales antérieures sont annulées. === Seconde République === En 1949, la Seconde République est proclamée à la suite du renversement du président Teodoro Picado par une junte militaire dirigée par les libéraux. L'armée est alors supprimée et des élections libres sont organisées par les libéraux. Le pays devient ainsi l'un des rares États à ne pas avoir d'armée. Dans les années 1980, le pays traverse une grave crise économique. Avec une dette extérieure de plus de de dollars, il est l’un des pays les plus endettés au monde par habitant. Le chômage touche environ 10 % de la population active, et le produit national brut enregistre en 1982 une nouvelle baisse de près de 5 %. C'est en 2020 le premier pays d'Amérique centrale à légaliser le mariage homosexuel. == Géographie == === Localisation et frontières === Situé sur l'isthme reliant l'Amérique du Sud à l'Amérique du Nord, le Costa Rica est constitué d'une mince bande de terre de 200 km de largeur moyenne, qui sépare la mer des Caraïbes à l'est-nord-est, de l'océan Pacifique au sud-ouest. La frontière nord du pays borde le Nicaragua sur 309 km, et celle du sud-est le Panama sur 330 km. La capitale, San José, se situe au centre du pays. Ce pays possède 1290 km de côtes, dont de vastes plaines qui bordent la mer des Caraïbes, sur presque un tiers du pays, et de plus étroites et plus découpées sur les côtes du Pacifique. Le principal fleuve du Costa Rica est le San Juan (230 km) qui délimite au nord une partie de la frontière avec le Nicaragua. Le Costa Rica se prolonge également dans l'océan Pacifique par un petit bout de terre inhabité, l'île Cocos, située à au sud-ouest de sa côte occidentale, dans la direction de l'île Isabela (appartenant à la république d'Équateur). === Géologie et topographie === Le Costa Rica est un pays très montagneux et la majeure partie du territoire est formée par des altitudes comprises entre 900 m et 1800 m au-dessus du niveau de la mer. Il existe quatre chaînes de montagnes principales: la chaîne volcanique de Guanacaste, la chaîne minière de Tilarán, la chaîne volcanique centrale et la chaîne de Talamanca. Il existe également quatre chaînes de montagnes secondaires : La cordillère de Nicoya située dans la province de Guanacaste; la cordillère Brunqueña ou cordillère côtière qui longe la province de Puntarenas parallèlement à la côte ; et la cordillère d'Osa, dans le Pacifique Sud, une série de montagnes qui s'étendent jusqu'au Panama, dont les altitudes varient entre 600 m et 1500 m. Le point culminant du pays est le Cerro Chirripó (3820 m), cinquième sommet d'Amérique centrale. Le volcan le plus élevé est le volcan Irazú (3432 m). Le pays compte plus de 200 volcans, dont la plupart ont moins de 3 millions d'années: Irazú, Poás, Arenal, Rincón de la Vieja et Turrialba. Les cycles éruptifs les plus importants de l'histoire ont été menés par l'Irazú (1963-1965), l'Arenal (1968-2010), le Turrialba (2014-2019) et le Poás (2016-2019). Le Costa Rica est un pays fortement sismique: la plupart des tremblements de terre sont produits par l'interaction des plaques Cocos et Caraïbe, en plus des failles locales. Parmi les tremblements de terre qui ont eu le plus d'impact, citons : Séisme de Santa Monica ou Cartago (1910), Alajuela (1990), Limón (1991), Parrita (2004), Cinchona (2009) et Nicoya (2012). L'axe montagneux central du pays produit des zones basses vers le nord des Caraïbes et le Pacifique, issues de l'accumulation de matériaux sédimentaires. Les plaines du nord et des Caraïbes sont les plus étendues. Elles sont traversées par de longs fleuves au cours rapide qui forment des méandres. Ils portent des noms différents selon la région: Guatusos, San Carlos, Sarapiquí, Tortuguero, Santa Clara, Pacuare, Matina et Estrella, ainsi que les vallées de Sixaola et Talamanca. La plaine côtière des Caraïbes a une faible altitude et est partiellement recouverte de forêts tropicales humides. Ses sols sont utilisés pour les plantations de bananes et de cacao, ainsi que pour l'élevage de bovins de boucherie et de vaches laitières. Le canal de Tortuguero, long de 112 km, relie Moín à la frontière nicaraguayenne. Dans le Pacifique nord, la plus grande plaine, connue sous le nom de pampa, se trouve à Guanacaste, où elle fait 75 km de large. Dans le Pacifique central, la plaine se rétrécit en raison de la présence du rift de Brunqueña, et s'élargit à nouveau à 50 km dans le Pacifique sud. La pampa du Guanacaste s'étend du plateau de Santa Rosa au golfe de Nicoya et se compose de plaines alluviales et de manteaux de cendres volcaniques. La bande centrale présente deux terrasses marines, interrompues par quelques collines ne dépassant pas 100 m d'altitude. La vallée de la Parrita s'étend jusqu'à Punta Uvita et est formée de matériaux sédimentaires et volcaniques provenant de la chaîne de montagnes de Talamanca. Le Pacifique sud possède une plaine péninsulaire à Osa, en plus des vallées de Diquís et de Coto Brus, formées par des matériaux marins, fluviaux et volcaniques. Les terres du Pacifique sont propices à l'agriculture, disposent d'une plus grande infrastructure touristique et la plupart des activités de pêche du pays sont développées sur ses côtes. Au centre du pays se trouve la vallée centrale, un plateau tectonique caractérisé par sa fertilité et l'abondance de ses sources d'eau. Entourée de montagnes et de volcans, elle jouit d'un climat très agréable et la majeure partie de la population du pays y vit, soit environ 60 % des habitants. La seule province qui n'est pas limitrophe de la province de San José est la province de Guanacaste. Le Costa Rica compte de nombreuses îles. Dans les Caraïbes, les îles fluviales se distinguent, comme l'île Calero, qui est aussi la plus grande île du pays avec 151,6 km². Une autre île importante des Caraïbes est l'île Uvita, située en face du port de Limón. Dans l'océan Pacifique, on trouve les îles de l'archipel du golfe de Nicoya, dont beaucoup sont habitées (Chira, Venado, Caballo), importantes pour le tourisme (San Lucas, Tortuga) et d'autres qui constituent des réserves biologiques (Guayabo, Pájaros, Negritos). Dans la baie Salinas, il y a l'île Bolaños, qui est également un refuge pour la faune et la flore. Dans le Pacifique Sud, l'île del Caño a une importance écologique et archéologique. L'île Cocos (24 km²) est l'île du Costa Rica la plus connue au niveau international. Située dans l'océan Pacifique, à 500 km du port de Puntarenas, elle se distingue par son éloignement du plateau continental. Elle est d'une grande importance pour sa biodiversité et a été déclarée site du patrimoine mondial. Environ 25 % du territoire national est protégé par le SINAC (Système national des aires de conservation), qui supervise toutes les zones protégées du pays. Le Costa Rica possède l'une des plus fortes densités d'espèces sauvages au monde. Sur 166 zones protégées, SINAC englobe 62 zones bordant une section marine, couvrant 50 % du littoral du pays. Dans la plaine élevée centrale (Meseta Central) du secteur de la cordillère, le Costa Rica est densément peuplé avec San José, Alajuela, Cartago et Heredia, quelques-unes des plus grandes villes du pays. Puerto Limón, sur la côte des Caraïbes, est le port le plus important du pays. San José, la capitale, compte d'habitants avec sa grande banlieue. === Hydrographie === Le Costa Rica possède un vaste réseau hydrographique réparti sur trois versants, naturellement délimités par le système montagneux du pays, et classés selon leur embouchure en versant nord, versant caraïbe et versant pacifique. Les rivières qui forment le versant nord se jettent dans le lac Nicaragua ou le fleuve San Juan, sont généralement courtes et ont un régime torrentiel. Certains d'entre eux prennent leur source dans les contreforts des volcans. Les rivières les plus importantes de ce versant sont : Sapoá (32 km), Frío (70 km), Haciendas et San Carlos (125 km). Les rivières Tenorio, Arenal, Coto et La Muerte se rejoignent pour former le système hydrographique qui baigne les plaines de San Carlos et Los Guatusos. L'autre réseau hydrographique de ce versant est formé par les rivières Sucio, Toro, Toro Amarillo, Blanco et Cuarto, qui se rejoignent pour former la rivière Sarapiquí (103 km), navigable sur plus de la moitié de son parcours. Les rivières du versant caraïbe ont un débit constant tout au long de l'année, lié à l'abondance des précipitations dans la région atlantique. La plus importante est la rivière Reventazón (110 km), la deuxième plus longue rivière du pays et celle qui a la plus grande capacité de production d'énergie hydroélectrique d'Amérique centrale. Avec la rivière Parismina (92 km), elle forme le troisième plus grand bassin fluvial du pays. La rivière Sixaola (76 km) forme une frontière naturelle avec le Panama, prend sa source dans les contreforts de la chaîne montagneuse de Talamanca et est navigable. Les autres rivières sont le Colorado (navigable), le Chirripó Norte (96 km), le Tortuguero (85 km), le Pacuare (133 km), le Jiménez, le Matina et le Chirripó Atlántico (92 km), le Moín, le Limón, le Banano, le Bananito et le La Estrella (52 km). Les rivières du versant pacifique sont généralement calmes, avec un débit moins torrentiel, né sur les pentes des volcans. Le fleuve le plus important est le Tempisque, d'une longueur de 144 km, qui est navigable et forme un grand système hydrographique composé de rivières telles que Liberia, Bolsón, Salto, Potrero, Piedras Blancas, Tenorio, Corobicí, Cañas et Lajas, qui irriguent l'importante région agricole de Guanacaste. Dans la péninsule de Nicoya, les rivières Morote, Nosara, Lajas et Bongo se distinguent. Dans la région du Pacifique central se trouvent les fleuves Jesús María et Grande de Tárcoles, dont les eaux proviennent de la vallée centrale occidentale ; ses affluents sont les fleuves Grande et Virilla, dont les bassins se trouvent dans les provinces de San José, Heredia et Alajuela. Le bassin de la rivière Grande de Tárcoles (111 km) est très important pour le pays, car il fournit toute la richesse de ses ressources naturelles. Il a une superficie de 2121 km², une pluviométrie de 2 456 mm et un débit de 48 litres par seconde et par km². Les rivières Guacimal, Abangares, Aranjuez et Barranca prennent leur source dans la cordillère de Tilarán et leur débit diminue pendant la saison sèche. Les fleuves Jesús María et Grande de Tárcoles sont situés dans la région du Pacifique central, dont les eaux proviennent de la vallée centrale occidentale ; leurs affluents sont les rivières Grande et Virilla, dont les bassins se trouvent dans les provinces de San José, Heredia et Alajuela. Le bassin de la rivière Grande de Tárcoles (111 km) est très important pour le pays, car il fournit toute la richesse de ses ressources naturelles. Il a une superficie de 2121 km², une pluviométrie de 2 456 mm et un débit de 48 litres par seconde et par km². Les rivières Guacimal, Abangares, Aranjuez et Barranca prennent leur source dans la cordillère de Tilarán et leur débit diminue pendant la saison sèche. Les rivières Parrita ou Pirrís (82 km), Naranjo et Savegre se jettent dans le Pacifique sud du pays. Le fleuve Grande de Térraba (ou Díquis, son nom aborigène), formé par les fleuves General et Coto Brus, est le plus long (186 km) et le plus grand fleuve du pays. Il n'est navigable que dans sa partie inférieure (22 km), lorsqu'il traverse une vaste zone plantée de palmiers africains. Il traverse un vaste delta couvert de mangroves et se jette dans la baie de Coronado. La côte Pacifique est la plus ouverte au tourisme balnéaire avec de nombreuses stations prisées par les riches Californiens (Tamarindo, Puntarenas, Quépos) et par les surfeurs en quête de vagues sensationnelles (Ollie's Point et Playa Grande au nord de Tamarindo, Jaco et Playa Hermosa dans la région de Puntarenas). === Climat === Le climat du Costa Rica est marqué par une saison sèche (décembre à avril) et une saison des pluies (avril à novembre). Le Costa Rica est situé dans la zone intertropicale (entre 8 et 11° de latitude nord). Toutefois, d'un endroit à un autre, les précipitations diffèrent considérablement : les précipitations à San José sont de 1867 mm par an, alors qu'à Puerto Limón (sur la côte caraïbe), il tombe 3518 mm de pluie par an. Le pays jouit ainsi d'un climat tropical où quatre zones climatiques sont à distinguer : basses terres humides (côte Caraïbes et sud de la côte Pacifique) caractérisées par une quasi-absence de saison sèche ; basses terres avec saison sèche (Guanacaste et une partie de la province de Puntarenas) ; vallée centrale où le climat est plus tempéré (de 20 à ) et où se concentre 53 % de la population très urbanisée ; climat montagneux qui se rencontre au-dessus de 1500 m. === Faune et flore === Le Costa Rica possède une flore et une faune exceptionnelles, puisque 6 % de la biodiversité mondiale s'y trouve (pour un pays qui ne représente que 0,03 % des surfaces émergées). 1,3 % de la faune est endémique du pays. En 2007, l'Institut national de la biodiversité considérait que 160 nouvelles espèces étaient découvertes chaque année au Costa Rica. Plus de 25 % du territoire est occupé par des parcs nationaux (26) et des réserves. Le contexte politique du pays, ainsi que son succès dans le domaine du tourisme, contribuent à préserver cette biodiversité. Les réserves marines du Costa Rica sont le théâtre de braconnages de requins. Le documentaire « Sharkwater » montre l'intensité du trafic d'ailerons de requins. Des négociants taïwanais les achètent illégalement, pillant ainsi un des derniers sanctuaires de requins. Les importants investissements taïwanais au Costa Rica laissent supposer que le gouvernement ne fait pas de la lutte contre cette activité illégale une priorité de l'agenda de préservation de la faune et de la flore. Cependant, en 2022,le gouvernement s'est engagé à protéger les requins de ses eaux, notamment en s'engageant à lutter contre le braconnage de ces requins, et en établissant de nouvelles zones protégées, ou en agrandissant les zones existantes. Cette diversité exceptionnelle est due à l'emplacement géographique du Costa Rica, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud, ce qui est propice aux mouvements d'animaux. Les influences océaniques de l'océan Pacifique et de la mer des Caraïbes, ayant chacun un climat particulier, jouent également un rôle. De manière générale, on peut distinguer trois aires climatiques : la côte caraïbe, humide et semi-marécageuse, la côte pacifique, plus sèche, et la zone centrale, au relief élevé, dont la végétation est sèche. Grâce à l'abondance des précipitations lors de la saison des pluies, le pays est arrosé de milliers de cascades. Celles-ci attirent une faune singulière : grenouilles, colibris ou encore papillons, dont le majestueux Morpho aux ailes bleu électrique. Le Costa Rica se classe parmi les 14 nations à avoir placé plus de 23 % de leur territoire sous protection (25,6 % de parc nationaux ou réserves écologiques). Ce pays a presque réussi à stopper la déforestation (75 % du territoire était recouvert de forêt en 1950, 26 % en 1985, remonté à 50 % de nos jours) bien qu'il existe encore parfois des actions de déforestation illégales sévissant de manière épisodique au cours de l'année, au sein même de réserves naturelles protégées. C'est le premier pays au monde à avoir lancé un plan de décarbonisation (zéro émissions de carbone à horizon 2050). les invertébrés, comme dans toutes les zones tropicales, sont abondants, en particulier les insectes (au moins 7000 espèces de papillons). Les araignées et crabes sont également bien représentés ; les poissons () eux aussi typiquement tropicaux. On trouve de plus grandes espèces et des récifs sur la côte pacifique ; les reptiles (environ ) sont représentés par les tortues de mer, qui sont l'un des symboles nationaux, et qui viennent pondre sur les plages. L'on trouve également des lézards de toutes sortes, des geckos, des iguanes et des caïmans (le Crocodile américain (Crocodylus acutus) est également observable, mais plus rare). Sur les de serpents, 17 sont dangereusement venimeux, dont le Fer de lance, le serpent corail et une espèce de serpent marin du genre Pelamis ; les amphibiens sont surtout représentés par de grenouilles et crapauds, dont des dendrobates venimeuses, et une espèce, le crapaud doré (Bufo periglenes), endémique et peut-être disparue ; les mammifères proviennent à la fois des espaces néarctique et néotropical (Amérique du Nord et Amérique du Sud) : par exemple, le coyote, les sconses ou les cerfs de Virginie, typiques du Sud des États-Unis tandis que les coatis, les singes (quatre espèces : le Sapajou capucin, le Singe hurleur à manteau, le Singe-araignée aux mains noires, le Saïmiri commun), les tapirs et les tatous se retrouvent plus au sud ; les oiseaux, enfin, sont exceptionnellement représentés : , dont 7 endémiques. Les espèces varient beaucoup en fonction du milieu (côtes, montagnes, villes…) et de la zone géographique. L'oiseau national du Costa Rica est le Merle fauve, localement Yigüirro, (Turdus grayi). === Répartition spatiale des hommes et des activités === Le Costa Rica a défini six régions socio-économiques, ou régions fonctionnelles, déterminées par le décret exécutif du 26 janvier 1978, en liaison avec la planification économique : le Brunca, le Centre, le Chorotega, le Huetar nord, le Pacifique central, le Huetar atlantique. La constitution en régions des provinces de Heredia et de Cartago a été en discussion. === Axes de communication et transports === Les routes du Costa Rica sont en général viables, mais souvent en mauvaise condition en raison de manque de moyens financiers notamment. Les intempéries et le manque de compétences au niveau des infrastructures rendent les routes costariciennes parfois hasardeuses. Somme toute, on s'habitue rapidement à manœuvrer en tenant compte des nids-de-poule, des routes non pavées et des routes se rétrécissant à une seule voie. Les routes principales sont généralement bien entretenues ; les routes secondaires et tertiaires, quant à elles, sont souvent négligées. La signalisation est déficiente en dehors de la capitale San José. À noter qu'un choix important s'offre à vous pour le transport : le taxi, l'autobus, la location de voiture, les transports en groupe (ou shuttles) et les vols intérieurs. Le Costa Rica dispose d'aéroports, dont quatre sont internationaux. Deux desservent San José : l'aéroport international Juan-Santamaría de San José (le principal, situé à Alajuela) et l'aéroport Tobías-Bolaños de San José (à Heredia). L'aéroport Daniel-Oduber-Quirós de Liberia, près de Liberia dans la province de Guanacaste, au nord-ouest du pays, est fréquenté notamment par des touristes séjournant sur la côte du Costa Rica longeant l'océan Pacifique. L'aéroport de Limón, près de Puerto Limón dans la province de Limón, dessert le littoral de la mer des Caraïbes, mais propose actuellement (fin 2016) relativement peu de vols. == Politique et administration == === Appartenance à des organisations internationales === Depuis 2013, le Costa Rica est membre observateur de l'Organisation internationale de la francophonie. Le Costa Rica est membre du Système d'intégration centre-américain, qu'il a présidé en 2013. En avril 2015, l'OCDE a débuté le processus d'intégration du Costa Rica en tant qu'État membre. === Le problème de la corruption === La vie politique costaricienne est fortement marquée par la corruption. En 2021, six maires, dont celui de la capitale San José, ont été arrêtés. Le gouvernement et des partis d'opposition ont été éclaboussés par des affaires. Certaines ont aussi mis en évidence la pénétration des milieux politiques par des groupes de narcotrafiquants. Selon l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International, le Costa Rica est classé sur en 2021. === Organisation des pouvoirs === La structure politique du Costa Rica est établie par la Constitution politique du 7 novembre 1949 (C°), qui organise un État unitaire décentralisé en sept provinces et un régime présidentiel. ==== Pouvoir exécutif ==== Le Président de la République et les ministres du gouvernement qu’il a nommés exercent le pouvoir exécutif (C°, art. 130, 133 et 135). Le Chef de l’État préside le conseil du gouvernement (C°, art. 147). Le Président de la République et ses deux vice-présidents sont élus au suffrage universel direct et secret pour une durée de (C°, art. 134). Le Président de la République nomme et révoque librement les ministres, représente la Nation, exerce le commandement suprême de la force publique, présente chaque année à l'Assemblée législative un discours sur l’état de la Nation, et communique à l'Assemblée législative les motifs de son voyage s’il compte quitter le pays (C°, art. 139). Le gouvernement est compétent (C°, art. 140), notamment, pour nommer et révoquer librement les membres de la force publique et les fonctionnaires qui exercent des fonctions de confiance ; pour sanctionner, promulguer et faire exécuter les lois ; pour prendre l'initiative de projets de loi et exercer le droit de veto ; pour maintenir l'ordre et la tranquillité de la Nation ; pour signer les traités internationaux et les promulguer une fois approuvés par l'Assemblée législative ; pour diriger les relations internationales du pays ; pour envoyer au parlement le projet de loi de Budget National. Depuis le 8 mai 2022, la présidence de la République est occupée par Rodrigo Chaves Robles et ses deux vice-présidents, Stephan Brunner et Mary Munive. ==== Pouvoir législatif ==== L'Assemblée législative est le parlement monocaméral du Costa Rica (C°, art. 105). Elle est composée de chargés d'approuver, de réformer ou d'abroger les lois (C°, art. 106 et 121). Les députés sont élus au suffrage universel, direct et secret dans les provinces, pour une durée de (C°, art. 107). ==== Pouvoir judiciaire ==== Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême de justice et par les autres tribunaux que la loi établit (C°, art. 152). Il lui revient de connaître des affaires civiles, pénales, commerciales, contentieuses-administratives, du travail, ainsi que des autres que la loi établit (C°, art. 153). La Cour suprême de justice est composée de 22 magistrats élus par l'Assemblée législative à la majorité de deux tiers de ses membres, pour une durée de (C°, art. 158). ==== Pouvoir électoral ==== Le Tribunal Suprême Électoral (TSE) est seul compétent pour organiser, diriger et surveiller les échéances électorales : il est indépendant et tous les autres organes électoraux dépendent de lui (C°, art. 99). Les élections générales (président et députés) et municipales se tiennent tous les quatre ans. Le TSE doit être consulté sur tout projet de loi électorale et son avis ne peut être contourné qu’avec un vote des deux tiers des membres de l'Assemblée législative (C°, art. 97). Les partis politiques participent à l’expression de la volonté populaire ; ils peuvent se créer librement dans le respect de la Constitution et des lois et leur organisation interne doit être démocratique (C°, art. 98). === Découpage territorial === Le Costa Rica est partagé en sept provinces, divisées elles-mêmes en 81 cantons, eux-mêmes divisés en 470 districts (C°, art. 168) : Alajuela ; Cartago ; Guanacaste ; Heredia ; Limón ; Puntarenas ; San José (capitale). == Économie == L'économie du Costa Rica est dépendante du tourisme (deux millions de visiteurs par an), de l'agriculture et de son industrie de techniques de pointe, en particulier pour ses exportations. La situation géographique du Costa Rica dans l'isthme centre-américain lui facilite l'accès au marché nord-américain, puisque se trouvant sur le même fuseau horaire que Dallas et Chicago aux États-Unis. Il possède un accès maritime direct à l'Europe et à l'Asie. Actuellement, les revenus du pays proviennent essentiellement des exportations de produits agricoles traditionnels, tels que la banane, le café, le sucre, le cacao et l'ananas. Le Costa Rica produit un café de haute qualité qui est essentiellement exporté vers les États-Unis. Il fait partie des quinze plus grands producteurs mondiaux de café, grâce à une récolte de café en hausse d'environ 10 % entre 2011 et 2016, ce qui en fait le troisième cultivateur de café d'Amérique centrale derrière le Honduras et le Nicaragua. Cependant, les revenus proviennent également de produits non traditionnels tels que les fleurs, ou encore les mini végétaux. Le secteur des services s'est fortement développé durant ces dernières années, ce qui a permis de créer 10000 emplois. Le tourisme est le secteur doté de la meilleure croissance, et depuis le début des années 2000 il rapporte plus de devises que n'importe lequel des principaux produits agricoles d'exportations. Grâce aux hauts niveaux d'éducation de ses habitants et à des politiques adéquates pour attirer les entreprises, le pays a commencé au milieu des années 1990 à produire des matériaux et des produits technologiques et de micro technologie. Ainsi, depuis 1997 et avec l'entrée de l'entreprise Intel, le pays a fortement accru ses revenus. Le Costa Rica est le pays préféré de beaucoup de multinationales pour installer leurs entreprises de services, parmi lesquels Procter & Gamble, Coca-Cola, Intel, Hewlett-Packard, Concentrix (Synnex), Sykes, Sony, DHL, Amazon, GlaxoSmithKline, Emerson Electric, Pfizer, AstraZeneca, Western Union, Baxter, IBM, Oracle, Walmart, Cargill, Bacardi et Dole Food Company. En 2006, l'usine de fabrication de microprocesseur Intel fut responsable de 20 % du total des exportations et représente 4,9 % du PIB du pays. L'économie a cru de 8,8 % en 2006, de 6,8 % en 2007, et de 3 % en 2008. Au premier semestre de 2009, le PIB par glissement annuel est de 3,5 %. Le taux d'inflation costaricien est le sixième plus élevé de la région. En 2010, selon l'indice d'inégalité des genres, le Costa Rica est le pays le plus égalitaire d'Amérique latine. Le PNUD a mis en évidence la même année que le Costa Rica est l'un des quelques pays à avoir atteint un développement humain beaucoup plus élevé que les autres pays de développement économique similaire. Pour l'année 2013, son indice de développement humain était au septième rang des pays latino-américains et au deuxième rang en Amérique centrale. Cependant les inégalités de revenu sont en augmentation sur la période 2017-2022 selon un rapport de la Banque mondiale. L'économie émerge de la récession en 1997 et montre depuis une croissance supérieure à 4,3 % dans les années 2000. Elle reste néanmoins fragile, avec une dette publique de 50 % du PIB en 2014, et ne profite pas à tous avec un chômage en progression (14,5 % en 2022) et surtout 23 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté (2022). La dette publique grimpe à 70 % du PIB en 2022, la plus importante d’Amérique latine. En 2024, le Costa Rica est classé en pour l'indice mondial de l'innovation. === Principaux secteurs d'activité === ==== Tourisme ==== Le tourisme est la principale source de revenu. Sous l'impulsion du président de la République (Óscar Arias Sánchez), qui a déclaré « la paix à la nature », le Costa Rica est devenu pionnier de l'écotourisme. Le Costa Rica a été déclaré « champion de la Terre » par l’ONU pour ses actions décisives en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. L'écotourisme est extrêmement populaire auprès des touristes étrangers visitant les grands parcs nationaux et zones protégées qui existent à travers le pays. Le Costa Rica a été un pionnier de l'écotourisme et est reconnu comme l'une des seules destinations internationales à proposer l'écotourisme. De nombreuses personnes vont au Costa Rica pour des projets écologiques par exemple des sauvetages de tortues. Dans le classement de l'indice de compétitivité dans le tourisme en 2011, le Costa Rica est à la , soit le deuxième pays parmi les pays d'Amérique latine après le Mexique. Les avantages concurrentiels pour développer des projets touristiques sont dans le domaine des ressources humaines, culturelles et naturelles, dans laquelle le Costa Rica est classé au monde et se classe à la sixième place en Amérique latine. Le rapport TTCI 2011 note également que les principales faiblesses du secteur du tourisme du Costa Rica sont : son petit nombre de sites culturels (classé 104), le temps requis pour ouvrir une entreprise ou un commerce (classé 125), l'état de l'infrastructure du transport terrestre (classé 111) et la mauvaise qualité des infrastructures portuaires (classé 132). La majorité des visiteurs étrangers proviennent des États-Unis (39 %), du Canada (7 %) et des pays de l'Union européenne (16 %), ce qui permet de percevoir environ 1000 $ en moyenne par touriste. En 2005, le tourisme a contribué à hauteur de 8,1 % du PIB et représente 13,3 % des emplois directs et indirects. Depuis le début des années 2000, le tourisme génère plus de revenus que l'ensemble des exportations de banane et de café. Le Costa Rica est inscrit en 2009 sur la liste des paradis fiscaux émise par l'OCDE. ==== Agriculture ==== Le Costa Rica est considéré par plusieurs sources comme étant le pays utilisant le plus de pesticides par hectare. L’utilisation actuelle est estimée à par hectare. Les États-Unis en utilisent approximativement par hectare. Le Costa Rica compte actuellement 8000 hectares consacrés à la culture et plus de 3000 produits certifiés, tant dans le commerce national que dans le commerce international. La production agricole comprend la floriculture, avec notamment la production de fougères (exportée mondialement), de roses, de fleurs tropicales, de feuillages. Elle comprend également des fruits tropicaux dont la banane et l'ananas, les agrumes, le tabac, le sucre de canne, l'huile de palme, le riz, le cacao, le café. Les principales zones de plantation de produits biologiques se situent en Talamanca, Zarcero, et Carthage entre autres. On produit des fruits, des racines tropicales, des légumes et des produits d'origine animale. Ces produits sont exportés en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Australie et au Japon ; et, dans quelques pays d'Amérique latine : la banane, l'ananas, le café, le jus d'orange et le cacao. Selon les données de PROCOMER en 2009, plus de 36000 tonnes de produits ont été exportées pour une valeur de de dollars. Le tabac des cigares El Septimo se trouve au Costa Rica, dans des plantations de plus de 3000 mètres d'altitude, près de San Jose. Un Costaricien sur sept travaille dans le secteur agricole. Les exportations de produits agricoles représentent 8 % du PIB du pays. L'agriculture familiale est cependant en recul, en raison de l'exode rural et de la tertiarisation de l'économie, qui pousse les jeunes à chercher du travail en ville, ce qui complique la reprise des exploitations agricoles familiales. Le documentaire « Hold Up » sur la banane diffusé en France en 2016 (France 5) est consacré à la production de bananes au Costa Rica par la société Del Monte Foods, et y démontre l'usage de produits chimiques interdits en Europe, une situation sociale et sanitaire des employés absolument désastreuse : travail sur 7, 12 h par jour, pour 250 $ par mois, aucune prise en charge de l'exposition permanente aux produits phytosanitaires. Dans ces conditions, chaque coupeur de bananes est amené à récolter de bananes par jour, soit environ 6000 tonnes par an. La corruption est également pointée du doigt : sanctions et violences contre le syndicalisme, députés actionnaires qui protègent la production de toute intervention législative. Cette réalité est symptomatique de la « banane dollar » : la banane produite en Amérique latine à très faible coût pour être vendue au plus bas prix en Europe et aux États-Unis, tout en générant d'énormes profits. ==== Industrie de pointe ==== En 2014, le Costa Rica est le premier exportateur d'Amérique latine dans le secteur des industries de techniques de pointe, avec plus de de dollars d'exportations en 2013, soit 40 % des exportations industrielles du pays. Depuis l'installation en 1997 d'usines Intel dans le canton de Belén, de nombreuses multinationales étrangères se sont implantées dans le pays. == Population et société == === Démographie === Au dernier recensement de la population de 2014, le Costa Rica comptait d'habitants. En juin 2017, le Costa Rica était peuplé de 4947490 habitants |} Le Costa Rica est un pays d'immigration très diverse : européenne, asiatique et d'autres pays d'Amérique latine, et ce depuis plusieurs décennies. De ce fait, cela entraîne une grande diversité culturelle et religieuse. La religion officielle du pays est le catholicisme, pratiqué par 76,3 % de la population. Le reste de la population est composée de chrétiens évangéliques (13,7 %), Témoins de Jéhovah (1,3 %), divers protestants (0,7 %) ainsi que d'autres cultes parmi lesquels des réminiscences indigènes (4,8 %). Bien que la religion catholique soit majoritaire, seulement 46 % des Costariciens sont catholiques pratiquants, un chiffre similaire à celui des pays développés, selon la dernière enquête de l'université du Costa Rica réalisée en 2012. C'est l'un des pourcentages les plus faibles d'Amérique latine. === Langues === == Criminalité == La criminalité augmente fortement au Costa Rica. Entre 2015 et 2025, le taux d'homicides a grimpé de 8,6 a 12,6 pour 100 000 habitants, ce qui constitue une hausse de 47 % en dix ans. En 2023 et en 2024, le taux d’homicides a même atteint 17 pour 100 000 habitants. Cette hausse des homicides est liée au développement de groupes narcotrafiquants qui se livrent une guerre pour le contrôle de territoires. Le Costa Rica est devenu un centre logistique de la cocaïne où les bandes criminelles locales se sont alliées avec des acteurs internationaux, qui vont des cartels mexicains et colombiens jusqu’aux mafias européennes. Outre la drogue, ces organisations s’adonnent aussi à l’exploitation sexuelle et au trafic d’espèces et de bois précieux. Leur développement a été favorisé par les faibles moyens dont disposent les forces de police, le manque de coopération internationale contre le trafic, ainsi que par la signatures d'accords commerciaux avec des paradis fiscaux, ce qui permet de créer facilement, depuis le Costa Rica, une société anonyme au Panama ou aux îles Caïmans, et facilite ainsi le blanchiment d'argent. == Culture ==
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Cathédrale
Une cathédrale est, à l'origine, une église dans laquelle se trouve le siège de l'évêque (la cathèdre) ayant la charge d'un diocèse. Le mot renvoie donc à une fonction et non à une forme spécifique d'église. La cathédrale est en usage dans l'Église catholique, l'Église orthodoxe, la Communion anglicane et l'Église luthérienne. == Étymologie et termes associés == Le terme cathédrale est d'abord un adjectif dans la locution église cathédrale (yglises cathedraux, « églises épiscopales » dès 1180) avant de devenir un substantif au XVIIe siècle. En français, le verbe cathédrer et le participe cathédrant ont signifié « présider » et « présidant ». Le mot latin d'origine grecque cathedra, « siège à dossier », par extension « charge épiscopale ou autre » a régulièrement abouti au français chaire, « siège à dossier », « chaire de professeur ». La forme chaise est issue de chaire par assibilation dialectale du r intervocalique. En Italie et dans une partie de l'Allemagne, notamment dans la province ecclésiastique de Cologne, une cathédrale est souvent appelée dôme (en italien : ' ; en allemand : '), du latin ', abréviation de ', c'est-à-dire « maison de Dieu ». Ainsi la cathédrale de Milan est-elle couramment appelée, en italien, le . Dans d'autres parties de l'Allemagne et en Alsace (qui est historiquement culturellement allemande), une cathédrale est souvent appelée Münster, du latin . Ce terme est aussi l'origine du terme anglais minster, utilisé pour désigner notamment les cathédrales d'York (York Minster) et de Southwell (Southwell Minster). Dans la péninsule Ibérique, une cathédrale est souvent appelée siège (en espagnol : ' ; en aragonais : ' ; en catalan : ' ; en portugais : ' ; en galicien : '), du latin '. Ainsi la cathédrale Saint-Sauveur de Saragosse est-elle couramment appelée, en aragonais, la . La cathédrale d'Urgell, couramment appelée, en catalan, seu d'Urgell, a donné son nom à la ville de La Seu d'Urgell, antérieurement appelée Urgell. Une procathédrale est une cathédrale provisoire : soit une église qui assume provisoirement la fonction de cathédrale sans en avoir le titre canonique, en raison de l'indisponibilité de la cathédrale « titulaire » (en travaux, en construction, démolie, etc.). Une cocathédrale est un édifice religieux élevé au rang de cathédrale alors qu'il en existe une autre dans le diocèse. La cocathédrale latine de Jérusalem en est un exemple. Le prêtre qui supervise les offices et la gestion d'une cathédrale est appelé archiprêtre (ou recteur-archiprêtre si celle-ci a le rang de basilique). == Histoire et organisation == === Origine et évolution des cathédrales === Avec l'évolution de la place que prend le christianisme dans l'Empire romain de Constantin (en gros, le bassin méditerranéen), les premières cathédrales sont construites au IVe siècle. En effet, alors que les premiers chrétiens pratiquent leur culte dans des maisons privées, la liberté religieuse, puis le monopole chrétien se traduisent après l'édit de Milan en 313 par la construction d'églises et par la réalisation de projets architecturaux plus ambitieux, les églises épiscopales. Dans ces églises primitives des premières communautés chrétiennes essentiellement urbaines, le trône de l'évêque, la cathèdre ( en latin) est placée au fond de l'abside, dans l'axe, comme le siège du juge de la basilique antique, tandis que l'autel s'élève en avant de la tribune. Les données archéologiques et les sources écrites sur ces cathédrales paléochrétiennes montrent des édifices de tailles très diverses mais qui ont généralement en commun une implantation intra-muros, dans des agglomérations occupées depuis l'Antiquité (le plus souvent des chefs-lieux de cités) et une intégration dans de vastes ensembles monumentaux, les groupes épiscopaux, dont l'édifice principal (appelé à cette époque Ecclesia mater, « église mère » ou Ecclesia senior, « église doyenne ou ancienne ») est celui qu'on remarque en premier (il est d'ailleurs le plus valorisé par les réfections patrimonialisantes). Dans les églises cathédrales, les évêques procèdent aux ordinations. Lorsqu'un évêque est invité par l'abbé d'un monastère, une cathèdre est disposée au fond du sanctuaire, l'église abbatiale devenant temporairement une cathédrale. L'évêque exerce aussi son autorité sur les autres églises de son diocèse (églises rurales, églises urbaines, et église suburbaines où peuvent être aménagées les tombes des martyrs ou des saints locaux, souvent d'anciens évêques). Le siège épiscopal est considéré comme le signe et le symbole de la juridiction des évêques. La cathédrale n'est pas seulement une église dédiée au service du culte, elle conserve, surtout durant les premiers siècles du christianisme, le caractère d'un tribunal sacré, analogue à celui de la basilique antique. Ainsi, les cathédrales demeurent jusqu'au XIVe siècle, des édifices à la fois religieux et civils. Si la cathédrale est, comme toute église, d'abord la maison de Dieu, on ne s'y réunit pas seulement pour assister aux offices religieux, on y tient aussi des assemblées de nature politique ou commerciale, les considérations religieuses n'étant cependant pas dépourvues d'influence sur ces réunions civiles ou militaires. Marchés, foires ou fêtes se tiennent aux portes de la cathédrale mais aussi dans sa nef ou ses bas-côtés qui accueillent la vie grouillante du peuple, des quêteurs, mendiants, auxquels se mêlent mauvais garçons et prostituées, où traînent chiens et cochons les jours de foire. Contrairement aux idées reçues, la cathédrale de Rome n'est pas la basilique Saint-Pierre du Vatican mais la basilique Saint-Jean de Latran, « tête et mère des églises de la Ville et du monde ». Autre idée reçue, la construction des cathédrales romanes fait bien partie du « blanc manteau d'églises » qui, selon la formule de Raoul Glaber, est l'œuvre des évêchés ou des monastères. Mais les cathédrales gothiques du Moyen Âge classique issues de l'essor urbain lié aux progrès de l'agriculture ne sont généralement pas construites par les princes, les rois ou les évêques (selon la légende romantique, ils y verraient un moyen d'affirmer la puissance de la foi au cœur de leurs diocèses), mais par les villes (avec leurs riches nobles et bourgeois) et par les chanoines (en général membres de familles aristocratiques et fortunées), le clergé bourgeois. Ainsi de nombreux historiens qualifient les grandes cathédrales de filles des moissons ou de filles des villes. Les maîtres d'œuvre qui supervisent le chantier de la cathédrale ne sont pas des architectes ou des techniciens. Ils sont responsables vis-à-vis de la fabrique et se bornent à surveiller les travaux exécutés par des ouvriers spécialisés (maçons, sculpteurs, tailleurs de pierre), appelés compagnons, réunis en confréries ou fraternités. Ces derniers, payés à la tâche, laissent parfois sur les pierres des signes gravés, les marques de tâcheron qui sont leurs signatures. La construction est également réalisée par des manœuvres moins bien payés. On ne peut que conjecturer la participation des masses populaires à cette construction, vu le silence des textes à ce sujet, cette participation se faisant soit bénévolement soit par réquisition et corvée. D'après la base de données Gcatholic, au , l'Église catholique compte 320 cocathédrales pour 3 043 cathédrales et 43 procathédrales. 473 anciennes cathédrales ne sont pas des cocathédrales. === Financement des chantiers === De rares documents car souvent mal conservés ou disparus (comptes des fabriques, registres des décisions capitulaires ou plumitifs, registre des donations, obituaires, pouillés…) fournissent de précieuses informations sur les sources de financement des grands chantiers cathédraux, avant celles des restaurations et des constructions de cathédrales de l'époque contemporaine qui voit la contribution financière croissante des États et des collectivités locales, leur financement public devenant largement prédominant. Au cours des siècles depuis le Moyen Âge jusqu'à cette époque contemporaine, la recherche de sources de financement les plus régulières possibles pour faire face aux dépenses quotidiennes aboutit à des montages financiers de plus en plus complexes et une grande diversité de fonds composée de la part des ecclésiastiques et de la part des laïcs qui manifestent par leurs contributions rivalité et émulation entre commanditaires, générosité plus ou moins désintéressée ou culpabilité intégrée dans l'économie du salut alors que l'historiographie a diffusé jusque dans la seconde moitié du XXe siècle le mythe de cathédrales gothiques produits de la piété. La part des clercs est assurée principalement par la fortune personnelle des évêques et de leurs chanoines pratiquement tous membres de l’aristocratie, ainsi que par la mense épiscopale et capitulaire qui alimentent généralement la principale charge du financement jusqu'à la fin du Moyen Âge, mais l'ensemble du clergé du diocèse peut être mis à contribution. La part substantielle procède de leur fortune personnelle mais surtout de leurs revenus casuels (bénéfices vacants, produits d'amendes) ou permanents (les dignitaires tirent de leurs terres agricoles, bois, propriétés urbaines, taxes et de certains de leurs bénéfices ecclésiastiques des revenus importants) affectés à la fabrique, et du mécénat personnel qui porte sur les réalisations artistiques, vitraux et sculptures ainsi que sur le gros œuvre. La part des laïcs devient prépondérante à partir du XIIIe siècle. Elle émane des fidèles de la paroisse ou, pour les grands centres de pèlerinage renommés pour leurs reliques ou leurs statues miraculeuses (notamment de la Vierge), des pèlerins. Leurs contributions prennent la forme de ventes d'indulgences et de dispenses, de dons en espèces et en nature, de donations, de legs et d'offrandes recueillies dans des troncs placés dans différents endroits des cathédrales, dans des boutiques, dans les lieux publics, de taxes seigneuriales, entreprises suscitées par le trésor royal ou princier, quêtes fixes ou itinérantes et processions de reliques au cours desquelles les quêteurs en tournée dans le diocèse et à l'extérieur recueillent des oboles dans des boîtes à quêter… Ces contributions sont généralement versées en nature ou sous forme monétaire à la fabrique qui est chargée d'assurer le financement régulier du chantier. De violents conflits apparaissent souvent au sujet du niveau de participation financière et des modalités de répartition des fonds entre la fabrique, les principaux financeurs (évêques, dignitaires du chapitre qui connaissent des affrontements entre la mense épiscopale et la mense capitulaire, autorité municipale, bourgeoisie marchande et aristocratie qui peuvent favoriser la construction de leurs propres fondations ou d'autres établissements importants) mais aussi entre les églises de différentes paroisses qui se trouvent en concurrence. Des préoccupations politiques, des problèmes de compétence et d'autorité ou de choix de tel ou tel parti architectural ou décoratif, peuvent s'ajouter à ces conflits financiers, ce qui explique que certaines affaires sont portées jusque devant le pape. La tour du Beurre.JPG|La tour du Beurre de la cathédrale de Rouen est financée au XVIe siècle par les indulgences de carême. Flèche de la tour des Cloches.jpg|La flèche de la cathédrale de Tréguier est financée à la demande de Louis XVI sur la loterie royale. Lisieux - Cathédrale Saint-Pierre - évêque saint Patrice.png|Un vitrail de la cathédrale de Lisieux figure l'évêque saint Patrice commandant un chantier d'église. == Architecture == === Styles d’Europe === paléochrétien, du au Ve siècle préroman, du au IXe siècle roman, du au XIIe siècle gothique, gothique angevin, gothique flamboyant, du au XVIe siècle, Renaissance XVe siècle - , classique XVIIe siècle, baroque (chargé, notamment l'intérieur), du au XVIIIe siècle, néoclassique , du au XIXe siècle, néogothique, à partir du XVIIIe siècle, néo-roman, fin du XIXe siècle, néo-byzantin XIXe siècle - début XXe siècle, moderne, contemporain, depuis le milieu du XXe siècle Voir » Architecture occidentale du Moyen Âge au XIXe siècle ». De nombreuses cathédrales ont plusieurs styles (roman et gothique, gothique et classicisme, classicisme et baroque…). Les architectes ont de nombreuses fois eu recours aux anciens styles (réparation d'anciennes cathédrales, fin de chantiers). Ces styles ne se résument évidemment pas seulement aux cathédrales et aux autres édifices religieux. Fichier:Speyer Dom pano.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Étienne de Spire en Allemagne. Fichier:Saint Basil's Cathedral in Moscow.jpg|Cathédrale Saint-Basile à Moscou, Russie. Fichier:Beauvais (60), église Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre, élévation sud 2.jpg|Style pré-roman carolingien (ancienne cathédrale la « Basse-Œuvre », Beauvais). Image:Angoulême 16 Façade cathédrale 2014.JPG|Style roman (cathédrale Saint-Pierre, Angoulême, France). Image:Kamien Pomorski - katedra zewnatrz 07.JPG|Style roman et gothique (cathédrale Saint-Jean-Baptiste, Kamień Pomorski, Pologne). Fichier:Cathédrale de Noyon.JPG|Style gothique primitif (cathédrale Notre-Dame de Noyon). Image:Cathedrale saint maurice angers proche.jpg|Style gothique angevin (cathédrale Saint-Maurice, Angers, France). Image:Cathedrale_Notre-Dame_de_Strasbourg.jpg|Style gothique (cathédrale Notre-Dame, Strasbourg, France). Image:Evreux 1 2006 044.jpg|Style gothique flamboyant (cathédrale Notre-Dame, Évreux, France). Image:London_St._Paul's_Cathedral.jpg|Style classique (cathédrale Saint-Paul, Londres, Royaume-Uni). Image:Aerial View of St Asaph Cathedral.jpg|Style classique (Cathédrale de St Asaph, Pays de Galles) Image:Смольный собор 2.jpg|Style baroque (cathédrale de la Résurrection, Saint-Pétersbourg, Russie). Image:Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille 12.jpg|Style néo-gothique (cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, Lille, France). Image:Cathedralmajormarseille.jpg|Style néo-byzantin (basilique métropolitaine Sainte-Marie-Majeure de Marseille, Marseille, France). Image:Liverpool_Metropolitan_Cathedral.jpg|Style contemporain (cathédrale métropolitaine du Christ-Roi, Liverpool, Royaume-Uni). ==== Cathédrales orthodoxes ==== Μητρόπολη Αθηνών 3321.jpg|Cathédrale de l’Annonciation (Athènes). Саборна црква у Београду DSC 0017 Saborna crkva.jpg|Cathédrale Saint-Michel de Belgrade. People's Salvation Cathedral - Days of Consecration 16.jpg|Cathédrale du salut de la nation roumaine de Bucarest. Etchmiadzin cathedral.jpg|Cathédrale Sainte-Etchmiadzin d'Etchmiadzin (Arménie). Church of St. George, Istanbul (August 2010).jpg|Cathédrale Saint-Georges (Istanbul). Cathedral Of St Sophia (234807753).jpeg|Cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. Christ the Savior Cathedral Moscow.jpg|Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. VNovgorog SaintSophiaCathedral VN280.jpg|Cathédrale Sainte-Sophie de Novgorod. Spb 06-2017 img13 Prince Vladimir Cathedral.jpg|Cathédrale Saint-Vladimir de Saint-Pétersbourg. Alexander Nevsky Cathedral, Sofia (by Pudelek).JPG|Cathédrale Saint-Alexandre-Nevski (Sofia). ==== Cathédrales romanes ==== Fichier:Amalfi - Duomo di Sant'Andrea.jpg|Cathédrale d'Amalfi. Fichier:Arles - Saint-Trophime.JPG|Cathédrale Saint-Trophime d'Arles. Fichier:Bamberger Dom BW 6.JPG|Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Georges de Bamberg. Fichier:Cathedrale de cahors.jpg|Cathédrale Saint-Étienne de Cahors. Fichier:Jaca - Catedral, exterior 01.jpg|Cathédrale San Pedro de Jaca (Espagne). Fichier:Limburg Cathedral, West facade 20140917 1.jpg|Cathédrale Saint-Georges de Limburg an der Lahn (Allemagne). Fichier:Facciata del Duomo di Modena.jpg|Cathédrale de Modène. Fichier:Pise-Cathedrale.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Pise. Fichier:Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay 1.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation du Puy-en-Velay. Fichier:WLM14ES - 04082013 203036 SALAMANCA 1312 - .jpg|Vieille cathédrale de Salamanque. Fichier:Catedral de la Seo de Urgel. Vista lateral.jpg|Cathédrale Sainte-Marie d'Urgell de La Seu d'Urgell (Espagne). Fichier:Trier Dom BW 24.JPG|Cathédrale Saint-Pierre de Trèves. ==== Cathédrales gothiques ==== Bien que différentes, les cathédrales gothiques construites en Europe aux ont très généralement un plan similaire en forme de croix latine, composé d'une nef, d'un transept d'un chœur et d'espaces collatéraux (bas-côtés, tribunes et déambulatoire…). Fichier:0 Amiens - Cathédrale Notre-Dame (1).JPG|Cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Fichier:Antwerpen, Liebfrauenkathedrale.jpg|Cathédrale Notre-Dame d'Anvers. Fichier:Cathedral of the Holy Cross and Saint Eulalia edited.jpg|Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone. Fichier:Beauvais Cathedral Exterior 1, Picardy, France - Diliff.jpg|Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais. Fichier:Cathédrale Saint-Étienne 7SC2336CFP.jpg|Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Fichier:20180907 Cathedral of St. Michael and St. Gudula Brussels 01.jpg|Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. Fichier:Escaleras a la Catedral -- 2023 -- Burgos, Castilla y León, España.jpg|Cathédrale Sainte-Marie de Burgos. Fichier:Canterbury Kathedrale Portal und Vorderschiff.jpeg|Cathédrale de Canterbury. Fichier:Kölner Dom - Westfassade 2022 ohne Gerüst-0968.jpg|Cathédrale de Cologne. Fichier:Krakow WawelCathedral B16.jpg|Cathédrale du Wawel de Cracovie. Fichier:Gent-Sint-Baafskathedraal vom Belfried aus gesehen.jpg|Cathédrale Saint-Bavon de Gand. Fichier:Kathedrale Lausanne.jpg|Cathédrale de Lausanne. Fichier:Fachada de la Catedral de León.jpg|Cathédrale de León (Espagne). Fichier:Milan - Cathédrale.jpg|Cathédrale de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Milan (Duomo). Fichier:Frauenkirche Munich - View from Peterskirche Tower2.jpg|Cathédrale Notre-Dame de Munich Frauenkirche. Fichier:Narbonne Cathedrale Saint Just.jpg|Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur de Narbonne. Fichier:Cathédrale Saint Pierre - Poitiers.jpg|Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (France). Fichier:PragueCathedral03.jpg|Cathédrale Saint-Guy de Prague. Fichier:Facade de la Cathédrale de Reims - Parvis.jpg|Cathédrale Notre-Dame de Reims. Fichier:Rouen Cathedral as seen from Gros Horloge 140215 4.jpg|Cathédrale Notre-Dame de Rouen. Fichier:Saint-Denis - Façade.jpg|Cathédrale de Saint-Denis. Fichier:Cathédrale Saint-Ètienne, Sens-6998.jpg|Cathédrale Saint-Étienne de Sens. Fichier:Toledo Cathedral, from Plaza del Ayuntamiento.jpg|Cathédrale Sainte-Marie de Tolède. Fichier:Façade de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.jpg|Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Fichier:Domtower Utrecht.jpg|Cathédrale Saint-Martin d'Utrecht (Pays-Bas). Fichier:Wien - Stephansdom.JPG|Cathédrale Saint-Étienne de Vienne (Autriche). Fichier:Holy Trinity Cathedral, Winchester - geograph.org.uk - 1504345.jpg|Cathédrale de Winchester. Fichier:Wrocław - Archikatedra św. Jana Chrzciciela1.jpg|Cathédrale de Wrocław (Pologne). Fichier:Western face of York Minster.JPG|Cathédrale d'York. ==== Cathédrales classiques ou néo-classiques ==== Fichier:Helsinki July 2013-27a.jpg|Cathédrale luthérienne d'Helsinki. Fichier:Arras cathedral.jpg|Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast d'Arras. Fichier:Berlin Bebelplatz asv2018-05 img1.jpg|Cathédrale Sainte-Edwige de Berlin. Fichier:Cambrai, Cathédrale Notre-Dame de Grâce PM 63406.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-Grâce de Cambrai. Fichier:Nancy Cathedral BW 2015-07-18 16-31-28.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation de Nancy. Fichier:Rennes - Cathédrale Saint-Pierre 120908-01.jpg|Cathédrale Saint-Pierre de Rennes. Fichier:Cathedrale saint louis versailles face.jpg|Cathédrale Saint-Louis de Versailles. ==== Cathédrales baroques ==== Fichier:Cathédrale Grecque-catholique Schimbarea la Faţă de Cluj (1).jpg|Cathédrale catholique de Cluj (Roumanie). Fichier:Dresden.Hofkirche.JPG|Cathédrale de la Sainte-Trinité de Dresde. Fichier:Cathédrale San Pietro de Frascati.JPG|Cathédrale San Pietro de Frascati. Fichier:Andalucía Guadix Catedral2 tango7174.jpg|Cathédrale de Guadix (Espagne). Fichier:Cathedral_of_St._James_Facade_1.jpg|Cathédrale Saint-Jacques d'Innsbruck. Fichier:Logroño St Maria Palacio.jpg|Façade de la cathédrale de Logroño (Espagne). Fichier:Lviv - Cathedral of Saint George 02.jpg|Cathédrale de Lviv (Ukraine). Fichier:Namur Ca1JPG.jpg|Façade de la cathédrale Saint-Aubain de Namur. Fichier:Passau Dom Sankt Stephan.png|Cathédrale de Passau (Allemagne). Fichier:Cathédrale-de-Saint-Jacques-de-Compostelles.JPG|Façade de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Fichier:Salzburg_cathedral_frontview01.jpg|Cathédrale Saint-Rupert de Salzbourg. Fichier:SiracusaCathedral-pjt1.jpg|Façade de la cathédrale de Syracuse. ==== Cathédrales néo-gothiques ==== Fichier:St petersbelfast-2.jpg|Cathédrale Saint-Pierre de Belfast. Fichier:Cathedral of St. Paul Birmingham Nov 2011 01.jpg|Cathédrale Saint-Paul de Birmingham. Fichier:St Mary's 3 spires.jpg|Cathédrale épiscopalienne Sainte-Marie d'Édimbourg. Fichier:Cathédrale Saint-Joseph2, Groningen, The Netherlands.JPG|Cathédrale Saint-Joseph de Groningue. Fichier:Vitoria - Catedra Nueva 0000.JPG|Cathédrale Sainte-Marie immaculée de Vitoria (Espagne). Fichier:Uppsala domkyrka.JPG|Cathédrale d'Uppsala (Suède). ==== Cathédrales contemporaines ==== Fichier:Clifton Cathedral from north (600px).jpg|Cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Clifton à Bristol. Fichier:Coventry Cathedral -exterior-5July2008.jpg|Cathédrale Saint-Michel de Coventry. Fichier:Cathedrale-Evry IMG 6569.jpg|Cathédrale de la Résurrection d'Évry. Fichier:Guildford Cathedral.jpg|Cathédrale de Guildford (Royaume-Uni). Fichier:Middlesbrough Cathedral.jpg|Cathédrale de Middlesbrough (Royaume-Uni). Fichier:Cathédrale de Nanterre01.jpg|Cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre. === Styles d'Amérique === ==== Cathédrales baroques ==== Fichier:Catedral de Chihuahua - 08.JPG|Cathédrale de Chihuahua (Mexique). Fichier:CatedraldeComayagua.jpg|Cathédrale Sainte-Marie de Comayagua (Honduras). Fichier:Lima-Peru4.jpg|Vue de la cathédrale Saint-Jean de Lima. Fichier:Metropolitan Cathedral of Mexico City 2015 02.jpg|Cathédrale métropolitaine de Mexico. Fichier:FacadeOaxCathedral.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Oaxaca (Mexique). Fichier:Fachada de Catedral.JPG|Façade de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Zacatecas (Mexique). ==== Cathédrales néoclassiques ==== Fichier:Cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe - Sept. 2013 (1).JPG|Cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe de Basse-Terre. Fichier:Facade BA Metropolitan Church.jpg|Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires. Fichier:Catedral de Córdoba, Argentina.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Córdoba (Argentine). Fichier:Cathédrale de Québec.jpg|Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Fichier:Metropolitan Cathedral in San Jose, Costa Rica.jpg|Cathédrale métropolitaine de San José (Costa Rica). Fichier:Catedral_de_Santiago_por_la_mañana.jpg|Cathédrale métropolitaine de Santiago du Chili. ==== Cathédrales néo-gothiques ==== Fichier:Cathedral of the Immaculate Conception Panorama 1.jpg|Cathédrale de l'Immaculée-Conception d'Albany (État de New York). Fichier:Saint Marys Cathedral Austin Texas.jpg|Cathédrale Sainte-Marie d'Austin (Texas). Fichier:Gerald Farinas Holy Name Cathedral from Street.jpg|La cathédrale du Saint-Nom de Chicago. Fichier:Iglesia Catedral de La Plata frente.JPG|Cathédrale de l'Immaculée-Conception de La Plata (Argentine). Fichier:StPatCathExt1.jpg|La cathédrale Saint-Patrick de New York. Fichier:Cathedral of Saint Paul in Pittsburgh - IMG 1392.JPG|Cathédrale Saint-Paul de Pittsburgh. Fichier:Grace Cathedral 2.jpg|Grace Cathedral de San Francisco. Fichier:Catedral Metropolitana de Sao Paulo 4 Brasil.jpg|Cathédrale métropolitaine de São Paulo. Fichier:St-michaels-toronto.jpg|Cathédrale Saint-Michel de Toronto. Fichier:Cathedrale_3_Rivieres.JPG|Cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières (Canada). ==== Cathédrales contemporaines ==== Fichier:Barranquilla Catedral.jpg|Cathédrale Marie-Reine de Barranquilla (Colombie). Fichier:Catedral_de_Brasilia_en_Brasil.JPG|Cathédrale de Brasilia. Fichier:IglesiaManagua.png|Cathédrale de l'Immaculée-Conception de Managua. Fichier:Cathedral of Maringá 02 2007 8712.JPG|Cathédrale Notre-Dame-de-la-Gloire de Maringá (Brésil). Fichier:Rio-Cathedral1.jpg|Cathédrale Saint-Sébastien de Rio de Janeiro. Fichier:Metropolitan Cathedral.jpg|Cathédrale métropolitaine Saint-Sauveur de San Salvador (Salvador). === Cathédrales d'Afrique === Fichier:Katedrála sv. Jiří.jpg|Cathédrale Saint-Georges d'Addis-Abeba. Fichier:Cathédrale du Sacré-Coeur, Alger.jpg|Cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger. Fichier:Cathédrale Andohalo.jpg| La cathédrale de l'Immaculée-Conception d'Antananarivo. Fichier:1- Cathédrale du Souvenir africain de Dakar.jpg|Cathédrale du Souvenir africain de Dakar. Fichier:St. Joseph in Dar es Salaam ShiftN.jpg|Cathédrale Saint-Joseph de Dar-es-Salaam. Fichier:Cathédrale Notre-Dame de N'Djaména.jpg|Cathédrale Notre-Dame de Ndjamena. Fichier:Cathedrale Ouagadougou.jpg|Cathédrale de l'Immaculée-Conception de Ouagadougou. Fichier:Cathédrale Saint-Pierre de Rabat.JPG|Cathédrale Saint-Pierre de Rabat. Fichier:Cathedral of St. Vincent de Paul.jpg|Cathédrale Saint-Vincent-de-Paul de Tunis. Fichier:Yaoundé Cathédrale.jpg|Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé. === Cathédrales d'Asie === Fichier:Cathedral in Xujiahui.jpg|Cathédrale Saint-Ignace de Shanghai. Fichier:Cathedral of the Sacred Heart Guangzhou 2.JPG|Vue de la cathédrale de Canton. Fichier:Seoul_Cathedral.jpg|Cathédrale de Myeongdong de Séoul. Fichier:121223 Urakami Cathedral Nagasaki Japan01s.jpg|Cathédrale d'Urakami à Nagasaki. Fichier:Basílica de Nuestra Señora, Ciudad Ho Chi Minh, Vietnam, 2013-08-14, DD 03.JPG|Cathédrale Notre-Dame de Saïgon. Fichier:Jakarta Cathedral Afternoon.JPG|La cathédrale de Jakarta. Fichier:Cathedral of the Good Shepherd 10, Jan 06.JPG|Cathédrale de Singapour. Fichier:Sacred Heart Cathedral (New Delhi).jpg|Cathédrale du Sacré-Cœur de Delhi. Fichier:Cathedral karaganda.jpg|Cathédrale Notre-Dame-de-Fátima de Karaganda (Kazakhstan). Fichier:Holly Serkis (tehran).jpg|Cathédrale Saint-Sarkis de Téhéran. Fichier:ChurchMosque.jpg|Cathédrale Saint-Georges des Maronites de Beyrouth. === Cathédrales d'Océanie === Fichier:StPeter 2179.jpg|Cathédrale Saint-Pierre d'Adélaïde. Fichier:St. Paul's Cathedral Tower.jpg|Cathédrale Saint-Paul de Melbourne. Fichier:NouméaDom.jpg|Cathédrale Saint-Joseph de Nouméa. Fichier:Catholic Church (Papeete - Tahiti).jpg|Cathédrale Notre-Dame de Papeete (Tahiti). Fichier:Cathédrale Saint-Michel de Rikitea.2014.jpg|Vue de la cathédrale Saint-Michel de Rikitea (Polynésie française). Fichier:StMarysCathedralKA.jpg|Cathédrale Sainte-Marie de Sydney.
[ "gothique flamboyant", "Georges Duby", "Annate", "évêque", "Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec", "clergé", "Pouillé (registre ecclésiastique)", "Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg", "cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Zacatecas", "Empire romain d'occident", "Évreux", "Vatican", "Texas", "Autel (architecture)", "Moscou", "Bristol (Angleterre)", "Art préroman", "Liste des cathédrales", "Cathédrale du Souvenir africain de Dakar", "Pologne", "Cologne", "Cathédrale Sainte-Marie de Comayagua", "Tahiti", "Southwell Minster", "Cathédrale Saint-Michel de Toronto", "Cathédrales françaises", "Usure (finance)", "Conseil de fabrique", "Association ouvrière des compagnons du devoir", "Dôme d'Amalfi", "catalan", "Catherine Arminjon", "cathédrale de Jakarta", "Cathédrale de Wrocław", "Cathédrale Saint-Sébastien de Rio de Janeiro", "bassin méditerranéen", "Cathédrale Saint-Pierre de Rennes", "co-cathédrale du Saint-Nom-de-Jésus de Jérusalem", "Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur de Narbonne", "Jérusalem", "Rome", "Syracuse", "Cathédrale Saint-Joseph de Groningue", "Cathédrale métropolitaine du Christ-Roi de Liverpool", "Cathédrale de Winchester", "chanoine", "Escroquerie", "cathédrale du Saint-Nom de Chicago", "Groupe épiscopal", "Dialecte", "Dôme (église)", "Cathédrale de Guadix", "Cathédrale de Canterbury", "Fondation (institution)", "Beauvais", "Liste des volumes de « Découvertes Gallimard » (1re partie)", "Jacques Le Goff", "Église domestique", "Cathédrale Notre-Dame d'Amiens", "Civitas", "Jean Guyon (historien)", "Cathédrale Notre-Dame de Saïgon", "diocèse", "Cathédrale de St Asaph", "Cracovie", "Strasbourg", "Communio", "cathédrale Sainte-Marie d'Urgell", "tribune (architecture)", "Architecture de la Renaissance", "Cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou", "Roland Bechmann", "Cathédrale Saint-Georges (Limbourg)", "Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé", "Cathédrale Saint-Joseph de Dar-es-Salaam", "Suger", "Subdivision territoriale", 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Nanterre", "Mexique", "Histoire de l'architecture", "christianisme", "allemand", "Dispense papale", "cathédrale du Sacré-Cœur de Canton", "Basilique Saint-Denis", "Compagnonnage", "Liverpool", "piété", "Lille", "Cathédrale de la Résurrection (Smolny)", "Cathédrale de Myeongdong de Séoul", "Histoire des cathédrales en France", "province", "Grace Cathedral", "Cathédrale Saint-Maurice d'Angers", "Cathédrale Notre-Dame de Rouen", "archiprêtre", "déambulatoire", "Cathédrale Notre-Dame de Reims", "Canada", "Cathédrale luthérienne d'Helsinki", "Angers", "Altruisme", "Abbaye", "Cathédrale du Sacré-Cœur de Delhi", "Plan type d'église", "latin", "Marque de tâcheron", "Cathédrale métropolitaine de São Paulo", "Pro-cathédrale", "Cathédrale Sainte-Marie immaculée de Vitoria", "Cocathédrale", "Administration générale des loteries", "citadelle", "Allemagne", "Cathédrale Saint-Paul de Melbourne", "Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation de Nancy", "obituaire", "Chapitre de chanoines", "Cathédrale 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Carl David Anderson
Carl David Anderson ( à New York - à San Marino, Californie) est un physicien américain. Il est corécipiendaire du prix Nobel de physique de 1936 pour la mise en évidence du positron, prédit par Paul Dirac. == Études == Fils d'immigrants suédois, Anderson nait à New York. Il fait des études d'ingénieur et de physique au Caltech, où il obtient son bachelor (1927) puis un doctorat (1930). == Carrière académique == Sous la direction de Robert A. Millikan, il commence des recherches sur les rayons cosmiques au cours desquels il constate des traces inattendues de particules sur ses photographies prises dans une chambre à brouillard qu'il interprète, à juste titre, comme provenant d'une particule ayant une masse identique à celle de l'électron mais dont la charge électrique est opposée. Cette découverte, annoncée en 1932 est publiée en 1933. C'est une découverte expérimentale qui valide la prédiction théorique de Paul Dirac sur l'existence du positron bien qu'Anderson ne fasse pas immédiatement le lien avec ces prédictions théoriques. Anderson obtient la première preuve directe de l'existence des positrons en bombardant des matériaux avec des rayons gamma produits par le nucléide radioactive naturel 208Tl (thallium 208, désignation historique ThC''), provoquant la création de paires positron-électron. Pour cette découverte, il a reçu une moitié du prix Nobel de physique de 1936 (l'autre moitié a été remise à Victor Franz Hess) pour la mise en évidence du positron, prédit par Paul Dirac. C'est également en 1936 qu'Anderson et son premier doctorant, Seth Neddermeyer, découvrent le muon (ou 'mu-meson', comme il fut désigné pendant de nombreuses années), une particule plus massive que l'électron. Anderson et Neddermeyer pensent tout d'abord avoir découvert le pion, une particule que Hideki Yukawa avait postulée dans sa théorie de l'interaction forte. Lorsqu'il devient évident que ce qu'a découvert Anderson n'est pas le pion, le théoricien de la physique I. I. Rabi, perplexe quant à l'agencement de cette découverte dans le schéma logique de la physique des particules, posa la question : « Who ordered that? » (Qui a commandé ça ?). Le muon fut le premier d'une longue liste de particules dont la découverte perturba les théoriciens qui ne parvenaient pas à faire entrer tant de nouvelles particules dans un schéma logique. Willis Lamb déclara qu'il avait entendu que tout découvreur d'une nouvelle particule élémentaire ne devrait plus être récompensé par un prix Nobel, mais plutôt condamné à une amende de 10000 $. Carl Anderson fit toute sa carrière au Caltech. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il conduisit des recherches dans le domaine des fusées. Il est mort le 11 janvier 1991, son corps repose au cimetière de Forest Lawn Memorial Park à Hollywood Hills, à Los Angeles. == Publications == C.D. Anderson, « The Positive Electron », Phys. Rev. 43, 491 (1933) == Honneurs et récompenses == L'astéroïde est nommé en son honneur.
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Coxsone
Clement Seymour Dodd, alias Sir Coxsone, né le et mort le à Kingston, est l'un des principaux producteurs de musique jamaïcains et le fondateur du célèbre label Studio One. == Biographie == === Operator du Sir Coxsone's Downbeat === Issu d'une famille de mélomanes, Clement Dodd baigne depuis son plus jeune âge dans les rythmes bebop & jazz et c'est dans la boutique de ses parents, située sur Law Street (plus tard déplacée à Beston Street) qu'il fait ses premières armes sur la sono familiale. Au début des années 1940, la Deuxième Guerre mondiale éclate et la Jamaïque, encore colonie anglaise, plonge dans un véritable marasme économique. À la fin de la décennie, il n'y a plus de travail dans l'île et, comme de nombreux Jamaïcains, Clement Seymour Dodd part faire les saisons en Amérique du Sud dans les plantations de canne à sucre. C'est à cette époque, au fil de ses différentes rencontres, qu'il se familiarise avec le rhythm and blues et décide de le faire découvrir en Jamaïque. À son retour en 1954, Coxsone s'achète une sono et lance son premier sound system : le « Sir Clement Downbeat », basé à l'intersection de Beeston Street et Love Lane. Mais il ne joue pas encore de musique jamaïcaine, les rythmes venant des États-Unis sont rois et Coxsone joue donc des plates de boogie woogie, jazz ou rythm'n'blues, principalement hérités de son père ou importés de La Nouvelle-Orléans et de Miami. Sir Clement est plein d'ambition mais n'est encore qu'un inconnu à l'époque : en 1954, le roi du dancehall n'est autre que Duke Reid, avec son Trojan sound. Mais Coxsone se rend rapidement compte qu'il peut rivaliser avec le maître de dix ans son aîné et, en bon challenger, met toutes les chances de son côté. D'une part en améliorant constamment la qualité et la puissance de sa sono, mais surtout en cherchant à innover. Il part alors le plus souvent possible aux États-Unis pour chercher des galettes jusqu’à lors inédites à Kingston, et en écume la moitié est de long en large, de Chicago à Cincinnati en passant par Philadelphie et New York, où il trouve ses plus belles perles chez Rainbow Records, à Harlem. En fouillant dans les bacs, il dégote les disques d'artistes quasiment inconnus et, pour s'assurer la primauté sur ces titres, arrache les labels et renomme les chansons pour ne laisser à ses concurrents que peu d'espoir de les retrouver. Le « Later For Gator » de Willis Jackson devient ainsi « Coxsone Hop »... Grâce à son potentiel musical, mais aussi à la détermination de son capitaine, le Sir Clement Downbeat devient alors rapidement très populaire. À cette époque, la compétition entre les Sounds est très rude, il faut être partout pour être le plus fort. Son sound system va alors jouer jusqu’à 5 endroits différents en même temps durant la même soirée. Les suppléants du Sir Coxsone sont alors Count Machuki, Prince Buster, King Stitt, U Roy et Lee Perry, jouant chacun sur une sono différente les titres inédits ramenés en 5 exemplaires par Coxsone. Pour être certain de son fait, il n'était pas rare qu'il achète même tout l'étalage afin que les Sounds concurrents ne trouvent jamais le Tune. === Coxsone Producteur === À la fin des années 1950, la musique américaine se fait de moins en moins intéressante pour les soundmen et Coxsone décide de se lancer dans la production d'artistes locaux. Les premiers enregistrements du Blues local n'étaient encore que destinés à être joués en Sound, mais dès qu'il se rend compte que sa recette prend et que le marché de la musique jamaïcaine a un réel potentiel, Coxsone décide de créer son premier label : World Disc. Shuffling Jug de Clue J & The Blues Blaster, enregistré en 1959 au Federal Studios, est, semble-t-il, la première véritable production de Clement Seymour Dodd avec My Baby de Jackie Estwick, qui sortira un peu plus tard mais enregistré lors de la même session. Fait marquant de l'année 1959, l'apparition des premiers disques 45 tours marque une réelle évolution dans la production, offrant de nouvelles possibilités techniques et dans la production destinée à un marché plus large que celle des anciens 78 tours. Non content d'être producteur et diffuseur, Coxsone complète la chaine de production à la fin de l'année 59 en ouvrant sa boutique Coxsone's Muzik City, à East Queen. Son but : distribuer lui-même ses productions sur ses multiples labels : All Stars, C&N, D.Darling, Downbeat, Muzik City, N.D Records, Supreme Worldisc, Coxsone, ou encore Studio One. La chaine de production imaginée à l'époque par Coxsone est unique en son genre et marque une réelle évolution dans l'industrie de la musique jamaïcaine. Dans un premier temps, après avoir enregistré un artiste, il fait graver le titre en un seul exemplaire sur une galette d'acétate qui lui permet de tester l'efficacité du morceau en sound. Ensuite, en fonction de l'appréciation du maître, un petit nombre d'exemplaires est pressé pour les DJ des sound systems satellites ; quelques-uns sont aussi placés en boutique et vendus en exclusivité de 5 à 10 livres. Après cette étape, Coxsone sort une série limitée sans label (blank), vendue une livre le disque. Enfin, après ce long processus qui prend dans le meilleur des cas un bon mois, les 45 tours jugés valables sortent alors en grande série. === L'âge d'or de Studio One === Pendant près de 4 ans, toutes les premières productions jamaïcaines sont enregistrées au Federal Studios. Toujours avec ce même souci de contrôle sur son travail, Coxsone crée en 1963 sa propre structure au 13, Brentford Road : le Jamaican Recording & Publishing Studio, plus connu sous le nom de Studio One. C'est Headley Jones qui le construit et Sid Bucknor, le cousin de Clement Dodd, qui se charge du câblage de la console 1 piste. En 1965, le studio évolue et s'équipe d'un 5 pistes, puis passera un peu plus tard au 8 pistes pour enregistrer quelques-uns des plus grands morceaux de reggae. En à peine 10 ans, Coxsone Dodd est devenu un géant de la musique locale. En 1962, il fait déjà partie des précurseurs qui inventeront successivement le Ska, puis en 1966 le Rocksteady et le Reggae au cours de l'année 68. C'est de son studio que sortiront la plupart des morceaux, des riddims ou des artistes les plus populaires de la musique jamaïcaine. En 1963, il organise tous les dimanches des auditions que dirige Lee Perry et que les Skatalites accompagnent. En effet, Coxsone a mis le pied à l'étrier les plus grands artistes ; il serait trop long d'en faire une liste complète même si on peut citer les Heptones, Bob Andy, Derrick Harriott, Toots & The Maytals, The Wailers, The Techniques, Clancy Eccles, Joe Higgs, Alton Ellis, Delroy Wilson… Il a trouvé le nom de la plupart, en a hébergé et guidé beaucoup, il sera même considéré comme un père par Bob Marley, qui habite pendant plus d'un an dans les locaux de Studio One. Pendant la période Rocksteady, il s’inspire surtout des studios soul américains comme Motown ou Stax. Lorsque le reggae arrive en 1968, il est à son apogée. La liste des artistes enregistrés au Studio One est impressionnante. On peut citer The Wailers, The Maytals, The Heptones, The Paragons, Slim Smith ou encore Dennis Alcapone, The Ethiopians, The Gladiators, Burning Spear, The Gaylads… Mais la violence de plus en plus présente lors des sound systems le pousse à fermer les siens ; en outre, de nombreux artistes lui ont déjà tourné le dos. En effet, Coxsone est un producteur dur et avare d'argent et de droits. Prince Buster l’a quitté depuis longtemps pour Orange Street. On a souvent entendu dire que Sir Coxsone ne payait pas très bien les artistes et les royalties qui leur revenaient, mais tous sont d'accord pour dire que c'est là-bas qu'ils ont tout appris, qu'ils y ont fait leurs premières armes et reçu leurs meilleurs conseils ; Studio One est sans nul doute l'université de la musique Jamaïcaine et Coxsone son professeur émérite. La concurrence aidant et de nombreux artistes jamaïcains faisant acte d'indépendance avec l'éclosion de labels, Coxsone va perdre sa position dominante dans les années 70. Cependant, il reste un découvreur de talents hors pair. C’est lui qui lance Dillinger, Lone Ranger, The Wailing Souls, Michigan & Smiley, Prince Jazzbo, Sugar Minott... De plus, il se lance frénétiquement dans la production de dubs. Son catalogue, le plus fourni de l’île, est ainsi recyclé avec talent. C’est le travail de Studio One qui fixe les repères, les rythmes et les clichés du genre. Son influence dans le monde du dub actuel est présente à tous les instants. Dans les années 1980, la Jamaïque connaît une véritable débâcle, nombre de ses artistes quittent le pays à cause du climat politique de plus en plus tendu et de la violence omniprésente. Coxsone fait partie du lot, il ferme Studio One et quitte son île mais réalise cependant un de ses rêves d'enfant en s'installant à New york, où il ouvre son studio au 3135 Fulton Street. À partir de cette époque, il produit néanmoins beaucoup moins de riddims et utilise surtout ceux des années 1970 qui sont alors devenus des classiques. Il n'est d'ailleurs pas le seul, de nombreux producteurs s'en servant allègrement (aujourd'hui encore), et il ne semble pas déplacé de dire que tous les chanteurs ou DJ reggae ont un jour chevauché un riddim Studio One. Le phénomène semble parti pour durer, tant les inépuisables productions sorties du Studio One sont la base « matérielle » la plus sûre de chaque période musicale dans l'île et bien au-delà, du raggamuffin jusqu'au dance hall actuel et autre dubstep. Pour ses dernières années, Coxsone est revenu à Kingston et a rouvert en grande pompe le studio de Brentford road. On retrouve alors autour de lui la même équipe, avec 30 ans de plus mais toujours la même détermination. Avec ses amis, il était resté très attaché à la musique qui le fit connaître : le Boogie Woogie, dont il possède une impressionnante collection de disques. Il n'était alors pas rare de voir dans la cour de Studio One une bande de papys en train de danser sur les rythmes des années 1940 et 50 en se remémorant mille et une anecdotes. Il avait même prévu de se rendre en France pour quelques dates avec le Downbeat Sound System, mais il a été rattrapé par toutes ses longues nuits de travail acharné et, bien qu'il n'ait jamais eu de problèmes cardiaques et qu'il ne semblait pas affecté les jours précédents, son cœur lâche le 5 mai 2004, 4 jours après que la « Brentford Road » fut renommée en son honneur « Studio One Road ». Il fêtait cette année-là ses 50 ans de carrière. En un demi-siècle depuis les premières heures passée sur la petite sono de départ, Coxsone a révolutionné la musique jamaïcaine et, ce faisant, bien plus encore. Il fait partie des personnes trop peu connues sans qui le paysage musical et peut être même spirituel aurait été bien différent. Jusqu’à présent, l'histoire du dancehall l'a démontré, son œuvre est inégalable et toujours abondamment exploitée. Il a été et reste le plus grand producteur jamaïcain, qui a fait naître les plus grands artistes et essaimé leur œuvre à l'échelle mondiale au cours d'une vie tout entière consacrée à la musique. == Anecdotes == C'est pendant ses années de lycée, à la « All Saints School », que le surnom de Coxsone, lui est attribué, parce qu'il était alors un excellent batteur au Cricket, comme le fut dans les années 1940 avec l'équipe de Yorkshire, le célèbre joueur Alex Coxon.
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Château
Un château est à l'origine une construction médiévale qui cumule plusieurs fonctions : militaire, en assurant le contrôle d'un territoire ou une frontière ; symbolique et politique, en matérialisant l'emprise d'un homme ou d'un lignage sur un domaine ; publique, comme lieu de réception et, lorsqu'il détient le droit de ban, de perception de l'impôt et pour rendre la justice ; et d'habitation. C'est ainsi que l'on retrouve dans le château médiéval les trois composantes que sont : la (la chambre et plus largement les appartements seigneuriaux) ; l' (la grande salle, le lieu public de réception) et la (la chapelle, qui sacralise le pouvoir féodal, dans une époque ou la religion est indissociable de la vie de tous les jours). Les premiers châteaux furent construits en bois, souvent sur une élévation de terre, une motte dite « castrale » ou « féodale », on parle alors de châteaux de terres, bâtis en terre et en bois, remplacés par les châteaux de pierres, que l'on a coutume d’appeler châteaux forts. À la Renaissance, les rois de France, bientôt imités par leurs vassaux, décidèrent de construire ou d'aménager leurs châteaux non plus pour la défense, mais pour leur agrément et leur confort. Contrairement au palais urbain, le château a la particularité, très tôt, de désigner une résidence seigneuriale ou princière. Il peut aussi s'agir de l'élément de la défense d'une ville, résidence seigneuriale ou non, tel que pour le château de Montsoreau qui donnera ensuite son nom à la ville de Montsoreau. C'est aussi le cas du premier château du Louvre, qui devint le palais du Louvre lorsqu'il devint siège du pouvoir royal et fut intégré à la ville. == Définition == Le mot château est issu du latin , diminutif de . Dans la langue classique, les deux termes désignent deux types d'édifices différents : le qui est généralement accolé à une localité fortifiée. Son pluriel fait référence aux grands camps accompagnant les conquêtes des légions romaines ; le qui est littéralement un petit . Aux , dans les textes latins médiévaux, cette distinction s'estompe, et les deux mots sont employés. C'est ce que nous appelons aujourd'hui les « châteaux forts ». Sachant que le château du Moyen Âge est, par essence et étymologie, forcément « fort ». == Europe == === Histoire des châteaux européens === ==== Genèse du château français ==== Le château (castel en occitan) du Moyen Âge n'est pas le castellum romain ; ce serait plutôt la villa antique munie de défenses extérieures. Jusque vers l'an mille le château (castellum) est un lieu fortifié. Il peut aussi bien définir : un fortin à vocation purement militaire ; une petite ville entourée d'une enceinte ; le centre enclos d'un grand domaine rural ou encore d'un éperon rocheux servant d'abri à la population d'un village. À partir du Xe siècle. Musée national de la renaissance ecouen.JPG|Château d'Écouen (XVIe siècle), en France. Egeskov Slot spejling Edit 2.jpg|Château d'Egeskov (XVIe siècle) au Danemark. Chateau de Montsoreau Museum of contemporary art Loire Valley France.jpg|Château de Montsoreau (XVe siècle), en France. Ooidonk int f ass.jpg|Chateau d'Ooidonk (XVIe siècle), en Belgique. Chateau de Chenonceau 2008E.jpg|Château de Chenonceau (XVe siècle), en France. Fichier:Chateau-Azay-le-Rudeau-1.jpg|Château d'Azay-le-Rideau (XVIe siècle), en France. ==== Du château de la Renaissance à la résidence des champs ==== Au début du siècle des Lumières, quelques châteaux de la Renaissance, tels les châteaux de Champs-sur-Marne, Condé, Réveillon et Voré, poursuivent leurs transformations et embellissements afin de devenir la résidence champêtre de grands seigneurs, lesquels retrouvent en complément de la ville tout le charme de la campagne. ==== Du château au palais urbain ==== === Demeures royales === Les châteaux royaux diffèrent généralement des châteaux seigneuriaux par leur magnificence et leur taille. Ils étaient le plus souvent situés au centre de forêts giboyeuses, tel le château de Chambord ou celui de Fontainebleau. Ces châteaux, bien qu'abritant le gouvernement royal et la cour, itinérante jusqu'à l'installation de Louis XIV à Versailles, n'étaient pas considérés comme siège du pouvoir. Situés à la campagne, ils ne portent pas le titre de palais. Il en est de même pour le château de Versailles. Ancien pavillon de chasse devenu centre de l'administration royale dès 1682, il ne fut jamais un palais, car situé en région rurale, et non à Paris, tandis que le palais du Louvre était considéré comme le siège du pouvoir à l'époque. ==== Quelques exemples de châteaux royaux européens ==== == Moyen-Orient == Turquie palais de Topkapı Syrie Krak des chevaliers == Afrique == Forts de la côte ghanéenne == Asie du Nord - Europe == Russie : palais Catherine palais de Peterhof Kremlin de Moscou == Asie == Chine : Cité interdite Inde : fort d'Amber fort Rouge (Delhi) Japon château japonais Thaïlande : palais royal (Bangkok) == Amériques == Canada : Château Frontenac, Québec château Haldimand, Québec château Ramezay, Québec Forts et châteaux Saint-Louis, Québec Hatley Castle, Colombie-Britannique Rideau Hall, Ontario
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Civilization (jeu vidéo)
est un jeu vidéo de stratégie au tour par tour de type 4X conçu par Sid Meier et édité par Microprose. Civilization est le premier jeu de la série homonyme, Civilization, où le joueur incarne le dirigeant d'une civilisation qu'il doit mener de l'âge de pierre à la conquête spatiale. La première version, baptisée Sid Meier's Civilization, a été publiée en 1991, pour DOS ; elle a ensuite été portée sur Amiga 500 et Atari ST en 1992, et Amiga 1200 et Super Nintendo en 1994 ; des versions pour les systèmes Mac OS et Microsoft Windows ont aussi vu le jour. En 1995, une version multijoueur a été éditée sous le nom CivNet (nom complet : Sid Meier's CivNet) ; cette refonte permet de jouer via un réseau local (LAN), par modem, par câble reliant les ordinateurs, ou en hotseat ; le jeu fonctionne sous Windows 3.1 et Windows 95, et le son et les graphismes ont été améliorés ; le système de jeu est en grande partie identique à celui de Civilization. == Principes généraux == Le joueur doit développer son empire en compétition avec plusieurs autres civilisations dirigées par l'ordinateur. Le jeu peut être gagné soit en détruisant toutes les autres civilisations, soit en étant la première civilisation à atteindre Alpha Centauri. Faute de victoire, la partie s'achève à une date déterminée en fonction du niveau de difficulté choisi. Le score final du joueur dépend de nombreux paramètres, dont notamment le nombre de citoyens heureux ou contents, du nombre de merveilles possédées, du nombre de tours sans guerre dans le monde, du nombre de découvertes futuristes en plus de celles disponibles dans l'arbre technologique, du nombre de cases de terrain pollué, du nombre de personnes qui pourraient être envoyées dans l'espace, et du « panache » de la victoire (un bonus de points est obtenu en cas de conquête du monde, et un multiplicateur variant en fonction de la date de victoire et de la difficulté choisie est appliqué au score brut). En début de partie, en , le joueur commence avec un, parfois deux, colons. Le jeu se complexifie rapidement : le joueur doit contrôler des variables globales pour son pays (régime politique, taux d'imposition, taux de produits de luxe) et gérer plus finement de plus en plus de villes et d'unités ; une partie peut durer plusieurs centaines de tours. Pour suivre l'évolution de sa civilisation, le joueur dispose de conseillers (qui l'informent de l'état de ses villes, de sa situation militaire, de sa situation diplomatique, de la satisfaction de son peuple, et de ses performances commerciales et scientifiques), de rapports (qui l'informent des merveilles déjà construites, des cinq plus grandes villes du monde, du score de sa civilisation et de ses performances relatives comparées à celles des autres civilisations, de la carte du monde connu, et — quand cela sera possible — de l'état d'avancement du vaisseau spatial) et d'une aide en ligne appelée Civilopedia. Le jeu propose quelques options de personnalisation de la planète : masse de terre (petite, normale, grande), température (fraiche, moyenne, chaude), humidité (aride, normal, humide), âge (3, 4, 5 milliards d'années), et nombre de civilisations (de 3 à 7). Le monde est généré aléatoirement en fonction des paramètres : aucune partie n'aura le même monde que les autres, même avec des paramètres identiques. Des joueurs ont aussi créé des éditeurs et des scénarios pour changer les paramètres de Civilization, contrôlés par des fichiers au format texte, et ont modifié les icônes du jeu. == Système de jeu == === Carte : terrains et ressources === La carte est divisée en cases (chaque case a six voisins) et chaque case représente un type de terrain : arctique, montagne, colline, désert, forêt, jungle, marécage, océan, plaine, prairie, rivière, toundra. Chaque terrain fournit un nombre variable de ressources naturelles : matériaux de construction (représentés par des boucliers), nourriture (représentée par des épis de blé) et revenus commerciaux (représentés par des doubles flèches dorées) ; une case peut en outre fournir des ressources spéciales qui procurent des bonus en ressources naturelles : charbon, poisson, gibier, gemmes, or, chevaux, oasis, pétrole, phoques ; des progrès techniques permettent d'aménager ou de changer la nature des différentes cases (ex. : pose de voies ferrées, transformation d'un désert en prairie, etc.). Des barbares, qui apparaissent aléatoirement dans les zones hors de contrôle des civilisations (y compris en mer), viennent détruire les aménagements de cases et piller les villes mal défendues. === Villes : citoyens, bâtiments, merveilles === Les villes sont l'élément déterminant du jeu : elles produisent les bâtiments, les unités, et les composants du vaisseau spatial quand la course à l'espace débutera ; elles fournissent également l'or qui servira soit à alimenter le trésor du joueur, soit à financer la recherche scientifique. Le délai de production d'un bâtiment ou d'une unité dépend de la quantité de matériaux de construction collectée dans la ville ; le joueur peut néanmoins puiser dans son trésor pour accélérer la production, qui devient disponible au début du tour suivant. Certains bâtiments ne peuvent être construits qu'une fois par partie : ce sont les Merveilles du monde, qui procurent généralement un avantage substantiel à la civilisation qui en bâtit une en premier (cela s'appelle "la course à la merveille"). Le nombre de citoyens dans une ville détermine le nombre de cases exploitées (20 cases au maximum, même si le nombre de citoyens dépasse 20). La productivité et le moral des citoyens sont améliorés par les bâtiments locaux à chaque ville (aqueduc, banque, bibliothèque, temple, etc.) et par les merveilles possédées par le joueur. Certains citoyens peuvent être affectés à une tâche spécifique plutôt qu'à l'exploitation d'une case : les savants accélèrent la recherche scientifique, les percepteurs accroissent la collecte des impôts, les artistes fabriquent des produits de luxe qui rendent les gens heureux. Au fil du temps et des avancées technologiques, chaque civilisation génère toujours plus de pollution, qui peut menacer toute la planète et aboutir à une catastrophe climatique : en effet, les villes sont de plus en plus peuplées et produisent toujours plus de biens, ou des belligérants décident de se servir d'armes nucléaires dévastatrices. === Unités === Les unités possèdent un facteur d'attaque, un facteur de défense, une capacité de déplacement (en case par tour), et peuvent avoir des capacités spéciales. Une unité produite dans une ville équipée d'une caserne ou qui a remporté une victoire au combat peut obtenir le statut de « vétéran » et ainsi disposer de 50 % de bonus à ses facteurs d'attaque et de défense. Les colons sont des unités essentielles pour développer le domaine du joueur : ils sont capables de transformer les terrains, d'aménager les cases (c'est-à-dire notamment de créer des routes, des voies ferrées, des mines, et des irrigations), et de fonder une ville nouvelle (une ville qui forme un colon « perd » un citoyen ; quand un colon fonde une ville, il disparait et la nouvelle ville commence avec un citoyen). Les caravanes sont un autre type d'unité non combattante ; elles servent à établir des routes commerciales ou à accélérer la production d'une merveille dans une ville (ce qui correspond à un transfert de matériaux de construction). Toute unité est liée à une ville d'attache qui en assure le coût de maintenance (qui dépend du régime choisi par le joueur). === Recherche === L'arbre technologique de Civilization est divisé en 3 périodes historiques : Antiquité, Moyen Âge, époque industrielle. La recherche progresse par étapes : chaque invention rend possible la recherche de connaissances plus élaborées, des premières poteries jusqu'au vol spatial, permet de produire de nouveaux bâtiments et de nouvelles unités, et permet de changer de régime politique. Les efforts de recherche peuvent être internes (le joueur développe les technologies) ou acquis auprès d'autres joueurs (diplomatiquement, militairement ou par l'espionnage). === Diplomatie === Le réalisme du jeu est renforcé par les interactions entre les joueurs, qui s'étoffent en cours de partie : demande de tribut, guerre, paix, etc. Une civilisation qui connait l'écriture dispose de diplomates qui peuvent, quand ils atteignent une ville adverse, établir une ambassade (pour obtenir des rapports plus précis sur l'adversaire), réaliser une mission d'espionnage, voler une technologie, saboter une production en cours, encourager une révolte, ou provoquer une rencontre avec un dirigeant pour entamer des discussions diplomatiques avancées. Les diplomates peuvent également tenter de corrompre les unités adverses. Certains régimes contraignent le joueur à respecter la paix (démocratie, par exemple), sauf à décider d'un coup d'état ou d'une révolution. == Postérité == Civilization II est sorti en 1997, Civilization III en 2001, Civilization IV en 2005, Civilization V en 2010, Civilization : Beyond Earth en 2014 et Civilization VI en 2016 . Ces différentes versions apportent de fortes modifications du gameplay originel ; depuis Civilization IV, le jeu est en 3D. Civilization: Call to Power est une franchise tout à fait distincte éditée par Activision en 1999 et portée sous Linux par Loki Software. Les détenteurs des droits d'auteur de Civilization ont pris des mesures légales contre l'utilisation du terme « Civilization » dans la série « Call to Power ». Freeciv est une version libre et gratuite développée par des fans à partir de 1996. Un se trouve dans la plupart des épisodes de la série et fait référence à un bug de Civilization qui pousse Gandhi, quand il est contrôlé par l'ordinateur, à être très agressif et à utiliser massivement les armes nucléaires. Ce comportement vient du fait que l’agressivité des personnages du jeu est notée de 0 à 255. Gandhi en tant que dirigeant pacifique démarre avec un score de 1. Mais quand l'ordinateur adopte la démocratie comme gouvernement, elle gagnait un bonus de -2 en agressivité. De ce fait, Gandhi devrait normalement avoir un score de -1. Sauf que le jeu n'a pas été programmé pour avoir une valeur négative et remplace le score de Gandhi par 255, le maximum. Les développeurs ont décidé de rendre hommage à cette erreur de programmation dans les jeux suivants. == Accueil ==
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Cuisine vietnamienne
La cuisine vietnamienne regroupe l'ensemble des traditions culinaires et des habitudes alimentaires des Viêt. == Histoire == L’histoire de la cuisine au Vietnam est liée aux grands événements marquant l'histoire de ce pays. En effet, l'occupation de la Chine du au IXe siècle, la colonisation française de 1860 à 1954, puis la présence américaine, lors de la guerre du Viêt Nam de 1960 à 1975, ont énormément influencé les traditions vietnamiennes. Chacun de ces pays apportant ses habitudes et ses technologies à la production alimentaire. L'agriculture est une activité majeure pour le Viêt Nam. En 2015, elle représente encore 20 % de son produit intérieur brut (PIB) et occupe 54 % de sa population active. La cuisine vietnamienne est moins populaire que d'autres cuisines asiatiques, comme les cuisines chinoise, japonaise ou thaïlandaise. === Le rôle des femmes dans la transmission culinaire === Traditionnellement chargées d’éduquer les enfants et de nourrir le pays, les femmes sont les actrices principales de la transmission culinaire. Elles transmettent à travers les siècles de nombreux dictons, qui donne à la nourriture une véritable figure allégorique. Par ailleurs, les rituels liés à la préparation et à la prise des repas reproduisent, au sein du cercle familial, la hiérarchie sociale d’ordre confucéen du Viêt Nam. Dans la tradition vietnamienne, la cuisine offerte par la maîtresse de maison vietnamienne se doit d’être à la fois l’expression de son respect vis-à-vis des convives et la démonstration de sa propension au labeur. === Histoire des baguettes === Plusieurs historiens mettent en évidence les liens entre l’utilisation des baguettes et la civilisation de riziculture de l'Asie du Sud-Est. Cependant, comme dans d'autres pays asiatiques, les baguettes font usage de couverts. Lors d'un repas, les plats ne sont pas servis dans des assiettes individuelles : chaque convive, muni de baguettes, se sert dans un plat commun. Les baguettes sont essentiellement produites en Chine du Sud et en Asie du Sud-Est, deux régions productrices de bambou. Elles sont un ustensile rudimentaire façonné à l'image du bec de l'oiseau pour pouvoir saisir efficacement les grains de riz et les poissons. Elles permettent également de ne pas se salir les mains avec les plats ayant tendance à contenir de l'eau (soupe, potage, saumure, etc.). == Particularités == Le territoire du Viêt Nam est divisé en trois régions : Nord, Sud et Centre. Ces territoires se distinguent par leurs caractéristiques géographiques, culturelles, ethniques et climatiques. Chacune de ces cuisines a des propriétés gustatives propres qui contribue à la diversité de la gastronomie vietnamienne. Un autre trait de la cuisine vietnamienne est qu'elle privilégie le goût à l’esthétique. On retrouve huit caractéristiques principales : diversité des produits ; saveurs accrues ; nourriture peu grasse ; grand nombre d'ingrédients par recette ; mets savoureux et sains ; utilisation de baguettes ; plats disposés tous ensemble dans des plateaux (comme dans un buffet chaud ou froid) au cours du repas ; convivialité et hospitalité (esprit de partage du repas avec l’autre). === Ingrédients === ==== Les légumes ==== Les légumes sont omniprésents dans les ingrédients de cette cuisine, en particulier sous forme de crudités. De fait, un grand nombre de plats ont une base constituée de légumes plutôt que de viande, avec des modes de cuisson variés, comme la friture ou la cuisson à l'eau. Celle-ci est utilisée pour diluer les potages tel que la soupe aigre. Par ailleurs, les Vietnamiens élaborent des plats végétariens bouddhistes. ==== Les viandes ==== Les viandes couramment cuisinées sont le porc, le bœuf, le poulet, le canard et l'oie. Tous les poissons, les crustacés (crabes ou crevette), les mollusques et les coquillages comme les moules, les palourdes, les huîtres, sont aussi utilisés. Lors d'évènements festifs, des viandes moins communes peuvent être utilisées, comme la viande de chèvre, de tortue ou plus rarement de chien et de serpent. ==== Les plats sucrés ==== Les plats sucrés sont consommés en dehors des repas, et non à la fin de ceux-là. Ils sont consommés le matin et l'après-midi. ==== Sauces et condiments ==== Les condiments d'origines variées sont très souvent utilisés, comme : des herbes aromatiques telles que l'Ocimum, le Perilla frutescens, l' Elsholtzia ciliata, l'aneth, l'Eryngium foetidum, le basilic, la marjolaine, l'oignon, le cumin, etc. ; des épices comme le poivre, la citronnelle, les échalotes, l'ail, le gingembre, le citron ou de jeunes feuilles de citronnier, la ciboule de Chine ; des sauces fermentées, comme la pâte de crevettes (salaison de crevettes), le vinaigre ou les bonbons amers, la noix de coco. La sauce de poisson (nuoc-mâm) est très fréquemment utilisée pour relever le goût des plats, tout comme la sauce de soja. Le bol de sauce nuoc-mâm qui trône au centre de la table est à l'image des liens forts qui unissent les communautés au Viêt Nam. === Principes de coordination === Dans la cuisine vietnamienne, le juste équilibre dans les mélanges des ingrédients est essentiel. Il ne doit pas y avoir trop d'épices, trop de gras, ni trop de sucre dans la préparation. Lorsque l’on déguste un plat, le principe de coordination devient plus clair : les plats se dégustent simultanément. Contrairement aux traditions occidentales, les plats sont servis et consommés tous en même temps, et non un par un. On peut identifier les principes du yin et du yang, ainsi que les cinq éléments (wuxing) dans le développement, la préparation et la consommation de la nourriture. ==== Développement et coordination du yin et yang ==== Les épices typiques des peuples de l'Asie du Sud-Est sont utilisées en harmonie les unes avec les autres. Les propriétés des ingrédients d’un plat sont associées pour créer un juste équilibre entre la matière du « chaud » qui sont des aliments d’une certaine catégorie, et la matière du « froid » qui sont des aliments d’une autre catégorie, suivant le principe de coordination. Par exemple, les propriétés « froid » de la viande de canard sont adaptées à l'été. Pour qu'elle devienne « chaud », on l'associe en hiver à une sauce au gingembre. De leur côté, les viandes de poulet et de porc ont des propriétés « chaud » de bonne alimentation d'hiver. ==== Les cinq éléments ==== === Diversité de la cuisine régionale === Malgré la définition générale ci-dessus, la cuisine vietnamienne a des caractéristiques différentes dans chaque région. Même à l'intérieur de chaque région, les cuisines locales présentent des caractéristiques variées. ==== Bases de la cuisine vietnamienne ==== C'est une cuisine dont le condiment principal est le nuoc-mâm, une sauce d'anchois ou de différents poissons fermentés dans du sel s'apparentant au garum des anciens Latins. La sauce de soja est un condiment principalement utilisé dans les plats d'origines chinoise, coréenne ou japonaise. Le riz est bien sûr une composante essentielle de la cuisine vietnamienne. Il est plutôt collant, contrairement aux riz utilisés en Occident. Écrasé, il est transformé en galettes, utilisées dans les chả giò. Réduit en poudre, il est utilisé comme farine pour faire des crêpes, des gâteaux ou des pâtes. On distingue deux sortes de pâtes : celles à base de riz (appelées selon la taille bún, hủ tiếu, phở…), et celles à base de blé (mì). L'utilisation de l'une ou de l'autre varie en fonction du plat. Une grande variété de feuilles aromatiques et de légumes est présente dans toutes les recettes. La cuisine vietnamienne reflète la diversité culturelle et ethnique du pays. À ce titre, on devrait davantage parler de « cuisines vietnamiennes ». On peut cependant distinguer plusieurs groupes. ===== Cuisine du Nord ===== La cuisine du Nord n'est pas souvent épicée, grasse ou sucrée comme celles d'autres régions, elle utilise principalement de la pâte de crevettes diluée en sauce. Dans le Nord, on utilise de nombreux légumes et fruits de mer facilement disponibles : crevettes d'eau douce, crabe, poisson, palourdes, moules, etc. En général, en raison de difficultés à pratiquer l'agriculture, la majorité des mets « du Nord » au Vietnam sont composés essentiellement de poissons. Beaucoup de personnes apprécient Hanoï pour son art culinaire, étant donné qu'il représente la quintessence de la cuisine la plus typique du nord du Viêt Nam avec le phở, le bún thang, le bún chả, et des gâteaux, tels que le cốm. Plus ancienne, elle fait très largement appel aux soupes, aux plats mijotés et aux grillades. Très raffinée, elle compte notamment les éléments suivants : bánh chưng : gâteau de riz gluant à la pâte de haricots mungo et au lard cuit à la vapeur ; bún chả : grillade de poitrine de porc et boulettes de porc avec des nouilles blanches (bun) de riz, des herbes aromatiques et des légumes marinés ; bún thang : vermicelles de riz avec de l'omelette et du poulet en julienne ; cá kho : poisson grillé et cuit au kho avec des morceaux de lards et du piment. Il y a des variantes de ce plat, avec du porc ou de la poitrine de porc, avec du poulet, du bœuf. Il y a également une version sans caramel, mais avec du nuoc-mâm et du gingembre, par exemple ; chả cá : poisson frit au curcuma sur lit d'aneth et de ciboulette que l'on déguste avec des galettes de riz grillées, des nouilles de riz (bún), de la pâte de crevettes fermentée et des cacahuètes ; giò lụa ou chả lụa : pâté de porc vietnamien cuit à la vapeur dans une feuille de bananier. Il y a également une version de pâté frit, du pâté à la cannelle ou encore du pâté de porc à la couenne de porc, du pâté de bœuf à l'aneth ; mì xào : nouilles de blé frites avec garniture variée ; nem rán (nem) : rouleau de galette de riz frit, farci à la viande de porc haché et crevettes et crabe ; phở : soupe nationale vietnamienne, prise au petit-déjeuner dans tout le pays, ainsi qu'aux différents repas. ===== Cuisine du Centre ===== La cuisine du Centre est inspirée à la fois par le peuple cham et la Cour impériale ; c'est une cuisine presque à part qui se distingue par une utilisation importante de piments, la rendant parfois difficile à manger, même pour les autres Vietnamiens. Le centre du Viêt Nam est la région qui offre le plus fort contraste en termes de richesse de la population. Ainsi, à côté de la Cour impériale et de ses raffinements, vivait une population essentiellement de pêcheurs sur un sol pauvre et peu cultivable, ce qui a contribué au développement d'une cuisine très contrastée. Bún bò Huế : soupe de nouilles au bœuf, spécialité de la ville de Huế. ===== Cuisine du Sud ===== La cuisine du Sud, fortement influencée par la cuisine chinoise, indienne se caractérise habituellement par l’utilisation du sucre, du lait de coco et de l'eau de noix de coco. Cette cuisine comporte également de nombreux plats réalisés à partir de différents poissons séchés (comme la sauce de poisson colorée, le poisson salé, le poisson trois façons, etc.). La cuisine du Sud utilise aussi plus de fruits de mer (issus des pleines eaux) par rapport au Nord qui utilise des produits récoltés en eau saumâtre (poissons, crevettes, crabes, escargots de mer). Inspirée du Nord, mais avec des ingrédients du Sud, elle est plus sucrée. Elle est la plus connue grâce à l'émigration vietnamienne majoritairement issue de cette région. Bánh cuốn : raviolis au porc haché et champignons noirs. Bánh xèo. Bun bo cari : vermicelles de riz au bœuf au curry. : dite soupe saïgonnaise, spécialité de la ville de Mỹ Tho. Nước chấm : la sauce vietnamienne à base de nuoc-mâm, dilué dans du vinaigre et du sucre. Sinh to : milk-shake. Ta pin lu : fondue vietnamienne. == Repas traditionnel de la famille vietnamienne == L'organisation à l'occidentale n'existe pas : pas d'entrée, de plat de résistance, ni de dessert. Il existe une multitude de plats offerts simultanément sur la même table pour les plus riches, ou un plat unique (salé, sucré, ou les deux) dans les milliers de petits restaurants de rues où les convives se déplacent d'un restaurant à l'autre selon leurs envies. Dans les repas de famille, la plupart des plats sont préparés à l'avance et posés au centre de la table. Un repas quotidien d’une famille vietnamienne moderne comprend, par exemple, du riz, du bœuf, des œufs frits, des légumes, … Les Vietnamiens mangent souvent le matin des collations alimentaires (telles que du pain, du riz gluant, de la soupe de riz (cháo), des nouilles, des vermicelles). Un repas d’une famille typique vietnamienne a lieu l'après-midi et/ou le soir, généralement lorsque la famille est au complet. Le repas principal des Vietnamiens comprend habituellement un plat principal (du riz), un plat épicé (sauce) et d’autres plats qui harmonisent la qualité des aliments de base. Un autocuiseur est suffisant pour toute la famille (mais chacun a un bol et des baguettes). Un petit bol de sauce (sauce de poisson ou sauce de soja) est partagé par la famille. Un aliment savoureux avec des protéines et des graisses animales est bouilli, mijoté ou frit (viande, poisson). Les légumes sont bouillis, sautés ou fermentés. Une soupe claire (canh en vietnamien) peut être servie, il s'agit en général d'un bol de bouillon de légumes. == Certains plats connus == Trứng vịt lộn : œuf de cane, de poule ou de caille cuit à la vapeur. L'œuf est incubé et l'embryon est déjà formé. Bánh xèo : crêpes vietnamiennes que l'on mange principalement avec de la salade. Bánh bột lọc : gâteau de farine de manioc garni de crevettes et (ou) de poitrine de porc, servi avec de la sauce nuoc-mâm. Bo bun : salade vietnamienne composée de salade, de vermicelles de riz, de morceaux de nems, de bœuf grillé, d'herbes aromatiques telles que la coriandre, la menthe, le tout parsemé de cacahuètes. Chả lụa, ou giò lụa : une saucisse de porc mariné dans le nuoc-mâm. Chè : dessert typique vietnamien. Il en existe plusieurs sortes. En général, il s'agit d'un élément consistant (agar-agar, haricots, grains de maïs) baignant dans du lait de coco sucré. Il y a notamment le bánh lọt et le dessert à trois couleurs (chè ba màu). Nems ou chả giò (nom donné au sud) : galettes de riz frites fourrées avec une duxelles (c'est-à-dire une farce à base d'ingrédients hachés ou coupés menu), appelées également nem ran au nord ou « rouleau impérial » en France, à ne pas confondre avec les nem chua, boulettes de viande crue fermentée. Thịt kho : porc au caramel. On peut remplacer le porc par du poisson, le plat devenant un cá kho, ou des crevettes, pour un tom kho. Bò lúc lắc. Bún chả: dont l’odeur attirante est reconnue dans toutes les rues de Hanoï au moment du déjeuner. Il est composé de vermicelle de riz frais accompagné de porc grillé. == Ingrédients == === Légumes === === Fruits === === Viande === Bœuf Canard Chien Mouton Porc Poulet Viande d'agneau Viande de brousse Viande de cheval Viande de chèvre === Fruits de mer === Plateau van zeevruchten.jpg|Certains types de fruits de mer. === Herbes aromatiques === Aneth Basilic (plante) Centella asiatica Ciboule Ciboule de Chine Coriandre Ficus racemosa Laitue cultivée Perilla frutescens Renouée des oiseaux === Condiments === Caramel Cinq épices Curcuma Cymbopogon Gingembre Glutamate monosodique Nuoc-mâm Petit galanga Piment Poivre noir Sauce de soja sel Sucre Vinaigre == Boissons == === Alcool, vin === Alcool de riz Alcool de serpent Vin de palme Vin de Đà Lạt Rượu : Rượu táo mèo Rượu đế Rơm rượu === Chè === Cendol Chè bưởi Chè đậu đen Chè khúc bạch Chè sâm bổ lượng Cơm rượu Jelly Tàu hủ hoa Zenzai === Bière === La bière est très populaire au Viêt Nam. On trouve des marques locales comme la 33 Export, Bia Saigon, Larue ou de l'Heineken ou San Miguel, brassée localement. Il y a aussi des microbrasseries brassant des Bia hơi. === Café === Le Viêt Nam est le plus important producteur de café Robusta de la planète. Le café est préparé à l'avance et sous forme concentrée. Il est mélangé avec des glaçons et souvent avec du lait concentré. On peut citer comme célèbres marques locales Trung Nguyên ou Vinacafe. On consomme aussi le café Kopi luwak. Le café filtre est populaire au Viêt Nam. === Thé === Thé noir Thé Oolong Thé vert Thé glacé Thé au lotus == Recettes ==
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Chimie organique
La chimie organique est le domaine de la chimie qui étudie les composés organiques, c'est-à-dire les composés du carbone (à l'exception de quelques composés simples qui par tradition relèvent de la chimie minérale). Ces composés peuvent être naturels ou synthétiques. Une caractéristique du carbone consiste en l’aptitude qu’ont ses atomes à s’enchaîner les uns aux autres, par des liaisons covalentes, d'une façon presque indéfinie, pour former des chaînes carbonées d’une grande diversité. Les composés organiques sont ainsi constitués de molécules caractérisées par des enchaînements carbonés propres aux molécules dites « organiques ». L'aptitude caractéristique du carbone implique qu'il suffit alors de quelques autres éléments […] pour former avec lui des millions de molécules différentes, dont la masse moléculaire peut atteindre 100000 ou même 1000000 ; on parle alors de macromolécules et les molécules synthétiques proviennent souvent du pétrole. La chimie organique étudie en particulier leur structure chimique, leurs propriétés, leurs caractéristiques, leur composition chimique, leurs réactions chimiques et leur préparation (par synthèse ou autres moyens). Ces composés peuvent comprendre d'autres éléments chimiques, comme les halogènes (fluor, chlore, brome, iode) ainsi que le bore, le silicium, le phosphore, le soufre ; plus rarement, le lithium, le sodium, le magnésium, le cuivre, le titane, le potassium, le fer, le cobalt, le zinc et le plomb. Cette dernière est appelée chimie organométallique. La première définition de la chimie « organique » par Nicolas Lémery dans son Cours de chimie publié en 1690 était due à la conception erronée selon laquelle les composés organiques seraient les seuls entrant en jeu dans les processus du vivant. Cependant, les molécules organiques peuvent être produites par des processus sans rapport avec le vivant et le vivant dépend aussi de la chimie inorganique. Par exemple, de nombreuses enzymes ont besoin de métaux de transition comme le fer ou le cuivre pour être actifs ; et des matériaux comme les coquillages, les dents ou les os sont constitués en partie de composés organiques et en partie de matière inorganique (minérale). Bien qu'il y ait un recouvrement avec la biochimie, cette dernière s'intéresse spécifiquement aux molécules fabriquées par les organismes vivants qui appartiennent aux grands groupes classiques (lipides, glucides, protides, acides nucléiques) ainsi qu'aux petites molécules produites par le métabolisme. Les composés organiques sont donc au cœur de ces disciplines. On les désignera sous le terme général de « substances » organiques qui inclut des macromolécules comme les protéines (polymères polypeptidiques). == Historique == La chimie organique s'oppose par ailleurs à la chimie inorganique (minérale ou « générale »), laquelle s'occupe de l'étude des substances issues du monde minéral (la Terre, l'eau et l'atmosphère). Cette séparation tient au fait que jusqu'au début du XIXe siècle, les chimistes pensaient généralement que les composés des organismes vivants étaient trop complexes de par leur structure et que l'homme ne pouvait les synthétiser car leur formation avait nécessité l'intervention d'une « force vitale » (voir vitalisme). Ces composés étaient également particuliers du fait qu'ils pouvaient se reproduire. Ils appelèrent ces composés « organiques » et continuèrent à les ignorer. L'essor de la chimie organique commença lorsque les chimistes découvrirent que ces composés pouvaient être abordés de façon similaire aux composés inorganiques et pouvaient être recrées en laboratoire sans avoir recours à la « force vitale ». Aux alentours de 1816, Eugène Chevreul commença une étude des savons à partir de différents corps gras et alcalis. Il sépara les différents acides qui, en combinaison avec les alcali, produisaient le savon. Ainsi, il démontra qu'il était possible de changer chimiquement les graisses afin de produire de nouveaux composés sans l'aide d'une « force vitale ». En 1828, Friedrich Wöhler fut le premier à produire l'urée, un constituant de l'urine qui est une molécule organique, à partir du cyanate d'ammonium NH4OCN qui est un réactif inorganique. Cette réaction fut ensuite appelée la synthèse de Wöhler. Il fut très prudent et ne déclara pas, ni à ce moment ni plus tard, la fin de la « théorie de la force vitale », mais ceci est maintenant considéré comme le tournant historique. De 1850 à 1865, le chimiste français Marcellin Berthelot (1827-1907), professeur au Collège de France, se consacre à la synthèse organique et reconstitue le méthane, le méthanol, l'éthyne et le benzène à partir de leurs éléments, et expose ses théories dans son livre La Chimie Organique Fondée sur la Synthèse. Un autre grand pas fut franchi en 1856 lorsque William Henry Perkin, alors qu'il cherchait à produire de la quinine, synthétisa de manière accidentelle la teinture organique maintenant appelée mauvéine. Cette découverte rapporta beaucoup d'argent et augmenta l'intérêt pour la chimie organique. Une autre étape fut la préparation en laboratoire du DDT par Othmer Zeidler en 1874, mais les propriétés insecticides de la molécule ne furent découvertes que beaucoup plus tard. Une avancée cruciale pour la chimie organique fut le développement du concept de structure chimique, de manière indépendante et simultanée par Friedrich August Kekule et Archibald Scott Couper en 1858. Les deux hommes suggérèrent que les atomes de carbone tétravalents pouvaient se lier les uns aux autres afin de former un squelette carboné et que les détails des liaisons entre les atomes pouvaient être découverts par une interprétation de certaines réactions chimiques. Le développement de la chimie organique continua avec la découverte des hydrocarbures et de leur séparation par distillation fractionnée en composés chimiques de points d'ébullition différents. La transformation des différents composants du pétrole grâce à des procédés chimiques de plus en plus nombreux engendra l'industrie pétrochimique dont dérive la synthèse du caoutchouc, de plusieurs adhésifs organiques et des plastiques. L'industrie pharmaceutique débuta pendant la dernière décennie du XIXe siècle lorsque la production d'acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d'aspirine, commença en Allemagne par Bayer. La première tentative d'amélioration systématique d'un médicament eut lieu avec le développement de l'arsphénamine (Salvarsan). De nombreux dérivés d'une molécule active mais très toxique (atoxyl) qu'on qualifierait maintenant de , furent synthétisés et testés par Paul Ehrlich et son équipe. À l'issue de cette optimisation (un drug design embryonnaire), le composé présentant le meilleur rapport efficacité/toxicité fut sélectionné pour la production. Les premières réactions organiques furent souvent le résultat de découvertes fortuites mais, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'étude systématique des composés organiques se développa. Au début du XXe siècle, les progrès en chimie organique permirent la synthèse de molécules complexes en suivant un protocole par étapes. Au même moment, on découvrit que les polymères et les enzymes étaient des molécules organiques de grande taille et que le pétrole était d'origine biologique. Le processus permettant de synthétiser une molécule précise à partir de précurseurs simples - et le plus souvent commerciaux - est appelé synthèse totale. La synthèse totale de composés naturels complexes, initiée avec la préparation de l'urée, gagna en complexité avec le glucose et le terpineol et, en 1907, la synthèse totale fut utilisée dans un but commercial pour la première fois par Gustaf Komppa avec le camphre. Les avancées dans le domaine pharmaceutique ont été importantes : il devint possible de synthétiser des hormones humaines complexes (stéroïdes, insuline) et d'en obtenir des dérivés. Depuis le début du XXe siècle, la puissance de la synthèse totale n'a cessé d'augmenter, rendant possible la préparation de molécules aussi complexes que la vitamine B12. De nos jours, les composés synthétisés peuvent comporter des dizaines de centres stéréogènes dont la stéréochimie peut être contrôlée grâce à la synthèse asymétrique. Actuellement, plus de quarante-cinq millions de composés sont disponibles, souvent obtenus par voie synthétique et parmi lesquels rares sont les produits que l'on trouve dans la nature. La chimie organique se définit maintenant simplement par l'étude des composés à base de carbone autres que les oxydes de carbone, les cyanures, les carbonates et les carbures autres que les hydrocarbures. On l'appelle également la chimie du carbone (voir aussi Composé organique). == Caractéristiques == La raison pour laquelle il existe autant de composés carbonés est la capacité du carbone de former des liaisons covalentes avec lui-même et donc de former de nombreuses chaînes de différentes longueurs, ainsi que des cycles de différentes tailles. La plupart des composés organiques sont fort sensibles à la température et se décomposent généralement au-dessus de . Ils ont tendance à être peu solubles dans l'eau, en tout cas moins solubles que les sels inorganiques. En revanche, et à l'inverse de tels sels, ils ont tendance à être solubles dans les solvants organiques tels que l'éther diéthylique ou l'éthanol. D'une manière générale, on peut retenir que les semblables (molécules plus ou moins polaires, protiques…) dissolvent les semblables. == Représentation == Les composés organiques sont constitués d'atomes de carbone et d'hydrogène ; leur structure peut posséder d'autres atomes. Dans un souci de simplification, les chimistes ont pris l'habitude de représenter les molécules qu'ils manipulent sans faire figurer les atomes de carbone et d'hydrogène. Cette représentation est appelée formule topologique. == Familles == === Composés aliphatiques === Les composés aliphatiques comportent des squelettes carbonés linéaires ou cyclisés (composés alicycliques) non aromatiques qui peuvent être modifiés par des groupes fonctionnels. Composés hydrocarbonés (hydrocarbures) : alcanes cycloalcanes alcènes alcynes allènes Composés oxygénés: alcools alcools allyliques alcools homoallyliques éthers époxydes oximes cétals (et hémi-cétals, acétals, hémi-acétals) cétones cétones α,β-insaturées énols aldéhydes acides carboxyliques et leurs dérivés : esters (et lactones) amides (et lactames) halogénures d'acyle anhydrides cétènes isocyanates ortho-esters glucides Composés azotés: amines imines énamines nitriles isonitriles amides (et lactames) isocyanates oximes azotures triazènes Composés halogénés : hydrocarbures halogénés halogénures d'acyle Composés phosphorés : phosphines phosphites phosphates phosphonates === Composés aromatiques === Un composé aromatique doit répondre à trois critères : être une molécule cyclique contenant des atomes de carbone et pouvant contenir des hétéroatomes ; avoir un système conjugué de types π-σ-π ou p-σ-π (avec σ = liaison simple, π = double liaison et p = doublet non liant) ; respecter la règle de Hückel. Si le cycle contient au moins un atome autre que du carbone (en général N et/ou O, parfois S, mais d'autres possibilités existent : le sélénium par exemple), on parle d'hétérocycle. Composés benzéniques : benzène et ses dérivés (phénols, amines aromatiques, etc.) benzoïdes (benzènes polycycliques) fullerènes Hétérocycles : pyridine furane thiophène pyrrole porphyrine chlorine === Autres === On peut également citer les composés issus d'autres branches reliées à la chimie organique : polymères composés organométalliques ylures de phosphore bases fortes et très fortes (15.5a<60) utilisées spécialement en synthèse organique : hydrures amidures alcoolates organolithiens == Réactions == == Règles élémentaires == Règle de Markovnikov Règle de Zaïtsev
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Constante physique
En science, une constante physique est une quantité physique dont la valeur numérique est fixe. Contrairement à une constante mathématique, elle implique directement une grandeur physiquement mesurable. Les valeurs listées ci-dessous sont des valeurs dont on a remarqué qu'elles semblaient constantes et indépendantes de tous paramètres utilisés, et que la théorie suppose donc réellement constantes. Les constantes sans dimension, comme la constante de structure fine, ne dépendent pas du système de poids et mesures utilisé. Les autres auraient évidemment des valeurs différentes dans des systèmes différents. Des systèmes (par exemple les unités de Planck) ont été proposés sur la base d'une fixation à 1 du plus grand nombre de constantes possible, mais n'ont pas connu grand succès pour le moment. == Liste de constantes physiques == Le nombre entre parenthèses représente l'incertitude sur le dernier chiffre significatif. Par exemple : signifie ± ; signifie que l'incertitude est de : === Constantes définissant les unités du Système international === ==== Avant la réforme de 2019 ==== ==== Depuis 2019 ==== === Gravitation === === Constantes physico-chimiques === === Constantes atomiques et nucléaires === Le nombre entre parenthèses représente l'incertitude absolue sur les derniers chiffres. Par exemple : signifie ± . === Unités de Planck === == Valeurs exactes == Dans le but de rendre l'étalonnage de l'ampère, unité de base du Système international (SI), plus précis, la générale des poids et mesures (CGPM) a adopté en 1988 des valeurs « exactes » des constantes de von Klitzing et de Josephson : K = / ≡ (CIPM (1988) , ; 20) ; J = 2/ ≡ (CIPM (1988) , ; 19). Cependant, le Comité consultatif d’électricité (CCE) a stipulé que Nonobstant ceci, il est possible de redéfinir le kilogramme, jusqu'ici la seule unité de base du SI qui soit encore définie par un étalon physique (et est donc le seul « degré de liberté » subsistant dans le système), à partir des valeurs exactes des constantes de von Klitzing et Josephson. Si on admet cela, toute une série de constantes physiques acquièrent des valeurs exactes en conséquence. La définition du kilogramme serait alors : On en déduit alors que l'ampère vaut exactement élémentaires par seconde. La valeur de la constante de Planck découle aussi de ces valeurs exactes, ainsi que celle de la constante de structure fine.
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Color TV-Game 6
La Color TV-Game 6 est la première console de salon de Nintendo. Elle sort le au prix de 9800 ¥. Nintendo souhaite concevoir et construire la console de « A à Z », mais étant donné le coût trop important de la fabrication des microprocesseurs, la société doit changer d'avis, et c'est finalement Mitsubishi qui fournira ces composants. Elle fonctionne à piles, et contient six versions d'un jeu proche de Pong, nommé Light Tennis. Les deux joueurs commandent à l'écran leur palette respective, avec deux molettes fragiles, fixées directement à la machine, ce qui est peu pratique pour jouer. Les consoles de l'époque étaient en noir et blanc, et souvent pour un prix dépassant les 20000 ¥. Ainsi, grâce au prix de vente initial peu élevé et à ses jeux en couleurs, 360000 exemplaires de la Color TV-Game 6 sont vendus. Le même mois, la Color TV-Game 15 sort parallèlement. C'est une version de meilleure qualité, et pour un prix plus élevé. Elle fonctionne avec un adaptateur secteur, dispose de deux manettes câblées et débranchables et propose quinze versions de Light Tennis. Ces consoles connaîtront un grand succès et inciteront Nintendo à poursuivre dans ce domaine.
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